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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Dimanche 21 juin 2009
Angers le 20 juin 2009. CAP 21 a enregistré 30% d'adhésions supplémentaires sur le premier semestre 2009 et devient de fait une force politique montante dans le paysage Français. CAP 21 réaffirme son attachement au MoDem dont il est parti fondateur et sa volonté de prendre toute sa part dans la rénovation souhaitée par une grande partie des militants du Modem. CAP 21 souhaite que soit engagé le plus rapidement possible un véritable effort programmatique fondé sur un développement solidaire et soutenable, démocratique et humaniste. En vue de la préparation des régionales, CAP 21 lance un appel à candidature de ses militants et souhaite que le MoDem respecte le calendrier prévu à son règlement intérieur pour la définition de la stratégie et le choix des candidats. Dans le cadre du débat sur des alliances éventuelles que nécessite la stratégie, CAP 21 souhaite qu'une alliance avec Europe Écologie puisse être explorée au même titre que d'autres alliances éventuelles. Corinne Lepage Présidente de CAP21 et Vice-présidente du Mouvement Démocrate
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Jeudi 18 juin 2009

Près de 200 cadres de Cap 21 sont attendus samedi à Angers pour une journée de travail avec à l'ordre du jour :
- le bilan des élections européennes
- rapport moral, rapport financier
- débats de politique générale
- débats sur Cap 21 dans le Modem
- préparation des élections régionales
Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale Pays de la Loire et Philippe Markowicz, délégué départental recevront les participants dès 9H30 à la salle Thiers-Boisnet. Cloture prévue autour de 18H.

 

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Dimanche 24 mai 2009
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Mardi 10 mars 2009

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention de Bernadette Caillard-Humeau au conseil municipal du 9 avril 2009, conseil particulier puisqu’il soumettait au vote des conseillers municipaux le budget 2009 de la ville d’Angers.

 

Monsieur le maire, mesdames, messieurs, chers collègues,

 

Cette séance est particulière à plus d'un titre.

 

Elle est tout d'abord le moment clé de la vie des conseils municipaux. 

En choisissant de voter le budget, nous nous engageons dans l'adhésion à la politique de la ville menée par son premier magistrat.

C’est un moment clé pour chacun dans sa responsabilité, c’est un point d’arrivée et de départ sur son travail ou son interrogation permanente, c’est la traduction de sa foi en la politique pour faire bouger, améliorer, transformer la ville, l’adapter aux changements sociétaux, et prévoir. Prévoir les évolutions de la ville, de ses habitants, prévoir les conséquences de la crise financière comme du dérèglement climatique, faire face aux défis de la crise sur les habitants les plus fragiles et faire face au défi climatique qui engage l’avenir de nos petits-enfants. Le second défi est masqué par la crise économique qui est en train de fondre sur nous mais il est toujours là, latent, et nous ne devons surtout pas l’oublier.

Nous sommes maintenant à un nœud de l’histoire. Nous vivons une crise historique qui voit s’achever la longue phase commencée après la seconde guerre mondiale, une crise non pas conjoncturelle mais structurelle, d’où va sortir une nouvelle ère qui sera sans doute profondément différente et qui va nous obliger à changer en profondeur nos pratiques et nos modes de vie.

 

Ce budget voirie espace public est d’abord largement porté par notre chantier du tramway.

 

Nous l’avons déjà dit dans cette assemblée, les travaux qui accompagnent l’arrivée du tramway sont un mal nécessaire inhérent à tout projet de cette importance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le tramway sera demain la colonne vertébrale de nos modes de déplacements en changeant par la même occasion le visage de la ville, accessible au grand nombre des Angevins et habitants de l’agglomération.

Les travaux sur les réseaux étant en voie d’être achevés, c’est l’ossature de ce nouvel outil qui va bientôt apparaître aux yeux de tous les Angevins, qui vont pouvoir enfin en constater la réalité dans leur quotidien et, progressivement, se l’approprier.

Le tramway est un élément fort de soutien et d’irrigation économique de notre territoire, en injectant plusieurs millions d’€ dans l’économie angevine cette année.

 

Le tramway seul ne répond évidemment pas à toutes les problématiques et besoins d’une ville, et c’est pourquoi nous l’accompagnons d’une politique de déplacement riche qui fait la part belle aux déplacements actifs (vélo, marche à pied,…).

Ce budget voirie-espace public n’est pas parfait, il a bien évidemment été impacté par nos choix en ce contexte exceptionnel.

 

A un an du début du mandat, le projet de la majorité a donc évolué, sans perdre  ses fondamentaux,  parce que nous avons pris la pleine mesure de la crise.

Face à cela, chacun des postes a été revu, avec une belle dose d'abnégation pour les adjoints responsables de budget, et nous avons mis "le paquet" sur la construction de nouveaux logements. C'est un challenge formidable pour nous, en particulier pour Jean-Luc ROTUREAU.

Quelle collectivité en France, dans les circonstances actuelles, sait ne pas augmenter les impôts  et emprunter 15 M€ pour un projet dynamique ? C’est parce que, chapeau bas à André DESPAGNET, les finances saines de la ville  le permettent.  

 

Face aux incertitudes qui montent, Angers construit des certitudes. La certitude, c'est de permettre la construction de nouveaux logements, ce qui répond à la demande sociale et à la demande économique, et c'est nous collectivité locale, qui sommes  le principal soutien au secteur du bâtiment.

Ainsi cette première année de mandat a vu se conjuguer les énergies du rassemblement des diverses sensibilités de la majorité, au service d’une vision commune de la Ville d’Angers, c'est-à-dire celle d’une ville plus humaine et plus sociale, et qui reste attractive : notons par exemple l’arrivée d’une plateforme de l’entreprise Europ Assistance, première plateforme de province, qui va créer une cinquantaine d’emplois à Angers.

 

En un an, partis du projet qui nous a amené à être ensemble, nous construisons. Nous construisons des logements, nous construisons la ville du futur et des générations futures. Avec ce premier budget, nous allons à l'essentiel : la solidarité, le soutien à l'économie, qui n’oublie pas les leviers de la croissance verte…

Qui peut trouver à redire à une ville bien gérée, sans dette, qui peut ainsi investir, dans la plus grande crise de la génération ? !


Vous l’aurez compris, c’est un budget dont nous pouvons être fiers. C’est un projet solide qui devient réalité pour les Angevins, ici et maintenant. 

 

Je vous remercie.

 

Bernadette CAILLARD-HUMEAU,

Première adjointe au Maire,

Déléguée à la mobilité, aux transports et à la voirie-espace public.

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Mardi 10 mars 2009

J’ai beaucoup parlé au cours des derniers mois, comme nous tous, de la crise. Je voudrais ce matin dire le sentiment d’inquiétude que je partage avec beaucoup de nos concitoyens quant à la régression de nos libertés publiques. Elle s’accélère avec la crise comme si celle-ci était l’occasion de faire passer des mesures qui n’auraient pas été imaginables dans un pays comme le nôtre, et cela dans une relative indifférence, la stratégie de l’ébouillantement progressif de la grenouille fonctionnant parfaitement. Est-ce la bonne méthode ?


Nous risquons de nous retrouver rapidement dans un système qui n’aura plus de républicain que le nom, la peur servant dans cette période de chômage croissant, de moyen suffisant pour calmer les velléités de réactions.


Après la nomination des présidents des chaînes publiques par le Président et l’étranglement financier de l’audiovisuel public, dont les conséquences vont se produire d’un bout à l’autre de la chaîne pour réduire le pluralisme déjà malade et la liberté de la cjritique, après les nouvelles règles mises en place par le CSA réduisent drastiquement les équilibres. Non seulement la majorité gouvernementale détient deux tiers du temps de parole, le temps du président de la République étant hors quota, ce qui signifie qu’en réalité le pluralisme ne dispose que d’un quart voire un cinquième du temps de parole, mais encore la comptabilité se fait en fonction de l’appartenance de la personne et non des sujets abordés y compris s’ils n’ont rien de politique.

Nous sommes donc mûrs pour la désinformation organisée et la régression qui n’existe dans aucune démocratie d’un contre-pouvoir médiatique.

La mort confirmée des juges d’instruction sans aucun accroissement de l’autonomie des parquets témoigne de la volonté de faire dépendre de la chancellerie, donc de l’Elysée, l’instruction des affaires sensibles et donc leur enterrement ou au contraire leur développement en fonction de critères politiques. Exit le contrepouvoir judiciaire et tout espoir d’une séparation des pouvoirs dont la France est pourtant la conceptrice.

La nomination de M.Pérol, en violation flagrante de la loi puisque la commission de déontologie ne devrait pas statuer sur son cas le 11 (sans doute le risque d’une incompétence inévitable est-il trop grand) démontre la disparition de l’état de droit, celui-ci devant s’effacer devant l’urgence de nommer la bonne personne au bon poste compte tenu de la crise. Ce choix, très lourd de conséquence, illustre le fait qu’il n’y a plus aucune autorité, en France, pour faire prévaloir le droit sur la force.

Le vote de la loi Hadopi, à laquelle l’immense majorité de nos concitoyens ne comprennent rien, ne vise à rien d’autre qu’à restreindre l’immense espace de liberté qu’est internet, en réalité dernier espace qui reste au citoyen, en dehors de la manifestation. En effet, la loi création et internet va conduire à faire évoluer un réseau neutre et universel vers une forme d ‘intranet avec une offre opérateur- producteur, en opposition avec la liberté. La risposte graduée, qui vise à sanctionner les internautes téléchargeant « illégalement », votée en urgence avant que le Parlement européen ne l’interdise, témoigne une fois encore d’une exception française en matière de liberté.

Au niveau des libertés individuelles, l’affaire edvige a été un premier essai sans doute raté, mais qui occulte le fait qu’il existe aujourd’hui 45 fichiers, contre 34 en 2006, sachant qu'une douzaine de fichiers sont, de plus, "en cours de préparation" . Or, près de 7,5 millions de personnes étaient déjà fichées par les fichiers judex et stic aujourd’hui fusionnés auxquels s’ajoutent athena qui reprend des données de edvige, edvirsp.

Or, le rapport Bauer propose en sus un fichage ethnique et dans le même temps les moyens de la CNIL sont considérablement diminués.

Restaient les libertés locales particulièrement nécessaires en ces temps de crise où la proximité et la solidarité de terrain sont indispensables. Or, le rapport Balladur porte de nombreuses propositions, certaines intéressantes comme la nouvelle organisation entre départements et régions, imagine la suppression de la compétence générale pour les régions et les départements, ce qui constitue une atteinte incontestable à la libre administration des collectivités locales.


Ainsi, de quelque côté que l’on se tourne - et d’autres exemples auraient pu être donnés- non seulement aucun progrès n’est enregistré, mais les acquis sont remis en cause, anéantissant progressivement tous les contre-pouvoirs, les restrictions budgétaires achevant le travail en supprimant les moyens des associations.

Alors que la crise devrait être un accélérateur de libertés individuelles pour améliorer la coopération, la solidarité et promouvoir l’imagination notamment dans le domaine économique, alors que la démocratie est, parce que nous sommes en difficulté, le meilleur moteur de mobilisation et cohésion nationale, ce choix , lourd de conséquences en terme politique , risque de se révéler particulièrement contre-productif, excluant notamment toute idée d’union nationale.

Tribune France-Culture du lundi 9 mars 2009

 

- Publié dans : société
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Lundi 9 mars 2009
Lacroix, 08/03/2009 20:44

Critiqué parce qu’il est insuffisant pour estimer la richesse, le produit intérieur brut est concurrencé par des indicateurs mesurant la qualité de vie ou prenant en compte l’environnement


«La mesure du revenu national peut difficilement servir à évaluer le bien-être d’une nation », avertissait en 1934, devant le Congrès américain, Simon Kuznets, l’inventeur du produit intérieur brut (PIB), cet indicateur phare à l’aune duquel se jaugent les États et se prennent les décisions économiques et sociales.

« La commande d’un indicateur synthétique de l’activité économique nationale pour guider et mesurer les orientations politiques avait été faite à de jeunes chercheurs pendant la Grande Dépression, avant l’élection du président Roosevelt, note Jacques Le Cacheux, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et l’un des rapporteurs de la commission Stiglitz, chargée par l’Élysée de définir de nouveaux indicateurs de richesse. Conscient de ses lacunes, son créateur l’avait présenté comme un indicateur de l’activité productive et avait mis en garde contre les risques d’utilisation abusive. Ce qui n’a pas empêché, par la suite, de lui faire tout mesurer. »

Le PIB additionne tout ce qui peut être évalué en termes monétaires, à savoir la valeur brute des biens et services produits sur le sol national dans un trimestre, ainsi que le coût des services des administrations publiques. Son gros défaut est de ne pas faire la différence entre une nuisance et une richesse.

La baisse des accidents de voitures a fait fléchir l’indicateur de référence

Ainsi, le PIB va « monter », et donc créer de la « croissance », en cas d’attentat ou de pollution massive. « Après une catastrophe, il y a souvent un surcroît d’activité. Si les États-Unis ont un PIB supérieur à l’Europe, c’est aussi parce qu’ils ont toujours été en guerre », relève Jacques Le Cacheux.

À l’inverse, la baisse du nombre d’accidents de voitures en France il y a quelques années avait fait fléchir l’indicateur de référence, moins de soins médicaux lourds et d’achats de voitures ayant été comptabilités. Par ailleurs, le travail domestique, le bénévolat ou les activités informelles ne sont pas intégrés dans son calcul, en dépit de leur utilité sociale ou de leur contribution à l’économie dans les pays pauvres.

Les critiques du PIB, présentes dès l’origine de la comptabilité nationale mais limitées à un cercle de spécialistes, trouvent un écho dans les années 1970, avec la remise en question de la société de consommation. À l’époque du Club de Rome, William Nordhaus et James Tobin, de l’université Yale, élaborent le premier indicateur de bien-être monétaire inspiré du PIB.

"Nos systèmes d’indicateurs actuels sont contre-productifs"

Vingt ans plus tard, le Programme des Nation unies pour le développement (Pnud) construit et popularise des indicateurs, comme l’Indicateur de développement humain (IDH) ou l’indice de pauvreté humaine. Dans les années 2000, les initiatives se multiplient.

Universitaires, banques, voire collectivités locales, concoctent – en association ou pas avec la société civile – leurs propres indicateurs, prenant en compte les dimensions sociale et environnementale en intégrant le coût de la pollution, les inégalités de revenus, le chômage ou le travail domestique. Malgré cela, le PIB demeure « la » référence.

« Plus les questions écologiques et sociétales – c’est-à-dire celles qui peuvent assurer un développement durable – deviennent prégnantes et plus on se rend compte que nos systèmes d’indicateurs actuels sont contre-productifs, estime Patrick Viveret, philosophe et conseiller référendaire à la Cour des comptes. Rien ne sert d’organiser des sommets de la terre, des conférences sur le climat et la biodiversité, si les acteurs économiques, au quotidien, sont incités à aller dans le sens d’une forme de croissance insoutenable. Si l’on veut être cohérent, il faut changer les indicateurs. Nous sommes aujourd’hui dans la situation d’un marin, qui aurait décidé de changer de cap, mais dont les instruments de bord continueraient à être réglés sur l’ancien cap. »

"La crise rend plus nécessaires de nouveaux indicateurs"

Selon ce membre fondateur du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair), le bien-fondé de la critique du PIB et l’intérêt de travailler avec de nouveaux indicateurs sont reconnus par un nombre croissant d’institutions internationales, dont le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, l’OCDE et la Banque mondiale, qui multiplient, depuis peu, colloques et expérimentations sur le sujet.

« Selon Fair, la crise rend encore plus nécessaire le recours à de nouveaux indicateurs, estime Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université Lille 1, car cette crise est la conséquence de la défaillance de la régulation financière, mais aussi du creusement des inégalités sociales et de la crise écologique. Garder les yeux rivés sur la croissance est le plus sûr moyen d’enchaîner les crises. On a besoin d’indicateurs et de repères nouveaux pour guider les politiques et fixer un autre cap : celui de la cohésion sociale et du bien-être, plutôt que celui du toujours plus. »

Cheville ouvrière de l’expérimentation d’un « indicateur de santé sociale » dans la région Nord-Pas-de-Calais, Jean Gadrey est aussi membre de la « commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social », dite Stiglitz.

Des indicateurs reflétant la qualité de vie

L’idée de cette instance de réflexion, composée de prestigieux universitaires européens, américains ou indiens et présidée par les prix Nobel Joseph Stiglitz et Amartya Sen, aurait été suggérée par Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE, à Henri Guaino, conseiller spécial et plume de Nicolas Sarkozy.

Sa mise en place a été annoncée début 2008, alors que la croissance française et le pouvoir d’achat piquaient du nez. Et que la Chine détrônait la France de son rang de quatrième puissance mondiale. Cette question avait aussi été largement abordée lors du Grenelle de l’environnement et était au cœur des nouvelles préoccupations internationales.

La commission, qui s’est réunie trois fois à ce jour et devrait rendre ses conclusions en avril ou mai, s’est orientée vers trois directions : un PIB corrigé (prenant en compte le coût pour l’environnement, le revenu médian, les activités non marchandes, etc.), un ensemble d’indicateurs reflétant la qualité de vie (espérance de vie, libertés publiques, instruction, répartition des richesses, etc.) et un autre tenant compte du développement durable (la concentration de CO2 par exemple).

« Cette trame doit permettre de se demander si ce que l’on fait aujourd’hui se fait au détriment des générations futures, résume Jacques Le Cacheux. L’idée est d’arriver à un petit nombre d’indicateurs considérés comme essentiels, qui permettent aux politiques d’évaluer leurs actions et aux citoyens d’orienter leurs choix. »
Aude CARASCO
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Lundi 23 février 2009

La crise guadeloupéenne illustre une fois encore à quelles impasses et quels dangers l’injustice et l’immoralité peuvent conduire. Comment contester le bien-fondé des revendications des ultra marins confrontés à des prix supérieurs de 30 à 40 % de ceux de la métropole avec des revenus très largement inférieurs ? Comment contester la légitimité de leurs demandes de voir appliquer la loi républicaine en outre-mer, à commencer par le droit de la concurrence où une entreprise est manifestement en abus de position dominante sans que cela ne paraisse émouvoir personne et contrôle par exemple 43% des surfaces de vente en Martinique alors que la limite maximale est de 25% ? De même que la SOLA, filiale de Total a le monopole de la fourniture d’essence avec les prix que l’on connait ? Comment ne pas partager leur exaspération de ne pas voir appliquer les mêmes normes sanitaires qu’en métropole s’agissant de pollution ou de produits toxiques comme le paraquat , maintenu en Martinique jusqu’à ce que la cour de justice des communautés européennes finisse par l’interdire ?  Comment ne pas comprendre le sentiment de mépris dont l’immense majorité de la population se sent l’objet quand lignes de partage sociales rejoignent les lignes de partage raciales et tout le pouvoir appartient aux mêmes ? Comment ne pas entendre la demande de République portée par l’immense majorité des ultra marins qui se considèrent comme oubliés par elle –et le long silence du Président a conforté ce sentiment- au sens où un traitement dans la dignité et l’égalité républicaine ne lui est pas accordé.

En réalité, la crise impose de revenir aux fondamentaux sans lesquels il ne peut y avoir que révolte et tensions sociales et politiques de plus  en plus graves. Quels sont ces fondamentaux ?

Assurer à chacun de quoi vivre décemment, faire respecter une loi égale pour tous en recherchant une amélioration constante de la justice, préparer l’avenir. Assurer de quoi vivre décemment, signifie obligatoirement dans le contexte actuel, en outre-mer comme ailleurs, mettre sur la table la question de la répartition des revenus et cesser le déséquilibre insupportable et dangereux en faveur des revenus du capital. A-t-on mesuré ce tête-à-queue historique que représente la situation des titulaires américains de fonds de pension ? Après avoir durant des années imposé des taux de rendement délirants qui ont conduit des millions de personnes au chômage, ces personnes se retrouvent pour beaucoup, en ayant tout perdu , sans retraite et sans couverture sociale, à l’instar de cet homme de 90 ans , contraint de distribuer des tracts publicitaires pour gagner de quoi se nourrir, après avoir perdu plusieurs centaines de milliers de dollars ? N’y a – t’il pas là une leçon à tirer sur le fait que l’égoïsme et le court-termisme peuvent se  retourner contre soi même et qu’une conduite éthique peut, en dehors de son aspect moral , être beaucoup plus intelligente . Si les titulaires de fonds de pension avaient pris en compte les conséquences des choix qui étaient faits en leur nom, ils n’auraient pas exigé des rendements aussi élevés, les acrobaties financières n’auraient pas vu le jour ou en tous cas, à moindre échelle et le retournement de tendance n’aurait pas été aussi violent.

Faire respecter une loi égale pour tous en recherchant constamment la justice tourne le dos à ce qui a été fait et l’est encore. Le refus d’assurer un minimum de solidarité en supprimant le bouclier fiscal, en plafonnant les rémunérations des établissements aidés à commencer par les banques comme l’ont fait les Etats-Unis et la Grande Bretagne, ou  la violence de la réaction de Madame Parisot rappelant qu’elle était là pour défendre la propriété privée, celle des actionnaires en l’espèce, participent d’une même philosophie très risquée car inadaptée au tsunami actuel. Il ne s’agit évidemment pas de supprimer la propriété privée, mais de débattre des droits respectifs des uns et des autres dans une communauté confrontée à des menaces économiques et écologiques sans précédent en particulier du fait de leur cumul. Le fait de s’arc bouter sur des attitudes obsolètes est un véritable péril alors que nous devons trouver de nouvelles modalités de coopération entre nous.

Enfin, préparer l’avenir ; Il n’y a de sortie de crise que dans la préparation de l’avenir. De nombreux jeunes n’ont pas peur de l’avenir ; ils ont peur de ne pas en avoir, ce qui est bien différent.

Ces trois principes pourraient aisément être appliqués à l’outre –mer. Tout d’abord en modifiant les propositions d’allégement fiscal pour qu’elles ne favorisent pas les entreprises déjà hyper privilégiées, mais qu’elles aillent vers les allégements de charge pour augmenter le pouvoir d’achat ou baisser les prix et vers des entreprises assurant la production des biens et services  en substitution aux importations, ou bien  la réduction de la dépendance énergétique (transports, production énergie renouvelable, maîtrise de la demande en électricité).Un véritable plan de développement durable pour l’outre mer devrait être lancé dans lequel certaines mesures annoncées comme  le maintien  des mesures de défiscalisation pour les investissements productifs  ou la défiscalisation du logement social  auront toute leur place. Devraient s’y ajouter des mesures plus structurantes comme le développement  des transports en commun ou l’instauration d’une prime de proximité pour tous ceux qui  travaillent à moins de 10 kms de son domicile. Enfin et surtout, nous devrions tous comprendre la richesse patrimoniale et humaine que représente l’outre-mer et en tirer toutes les conséquences. Nous pouvons et devons le faire.

Tribune France Culture du 23 février : link

 

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Mercredi 18 février 2009
Les défenseurs de l’environnement se félicitent du volet « vert » du plan Obama, qui profite de la crise économique pour lutter contre la crise climatique Les spécialistes du climat ont une nouvelle fois bu du petit-lait en écoutant mardi soir le président américain Barack Obama défendre, à Denver (Colorado), son vaste plan de relance de 789 milliards de dollars, adopté vendredi 13 février par le Congrès américain, en insistant sur le volet environnemental.

Le plan prévoit de doubler d’ici à trois ans la production d’énergies renouvelables, d’améliorer l’efficacité énergétique d’un million de logements par an et de 75 % des immeubles du gouvernement, de développer les transports urbains et le train, notamment à grande vitesse.

Vingt milliards de dollars sont consacrés aux seules énergies renouvelables, auxquels s’ajoutent 11 milliards de dollars destinés à moderniser le réseau électrique. L’objectif est que ces énergies dites alternatives (solaire, éoliennes, hydroélectricité, biomasse…) représentent 14 % de la consommation énergétique du pays, contre 7 % aujourd’hui (40 % pour le pétrole, 20 % pour le gaz, 20 % pour le charbon).

Pour lire la suite : link
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Lundi 16 février 2009

Le super bénéfice de Total est le plus important  jamais réalisé par une entreprise française avec près de 14 milliards d'euros, en hausse de 14 % par rapport à 2007, pour un chiffre d'affaires de 179,98 milliards d'euros. Cela pourrait être une excellente  nouvelle si l’origine de ce profit et son utilisation s’inscrivaient dans un développement durable. La question de sa taxation éventuelle ne se poserait alors pas.

Certes, de nombreux parlementaires UMP se sont immédiatement opposés à une telle initiative  en raison de l’importance de l’impôt acquitté en France par Total. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP a affirmé : «  13 milliards de bénéfices, ça veut dire environ 13 milliards d'impôts sur les sociétés pour l'État. » .

Malheureusement, c’est faux. Le chiffre de 14,1mds d’impôts que le groupe s’attend à payer en 2009 concerne le monde et pas seulement la France.  Certes, l’impôt payé par Total en France est secret. Mais, une société paye ses impôts dans les pays où les filiales réalisent les bénéfices. Or  les "impôts du résultat opérationnel net" sont de 14,5 milliards d'euros pour l'amont, (localisé hors de France) et de 143 millions pour l'aval.

UFC que choisir évalue à 5% les profits de Total réalisés en France et en 2007 et certains évaluent à 500 millions d’euros l’impôt sur les sociétés payé par Total.  Quoiqu’il en soit, même avec les 140 millions de prime à la cuve, tant que l’opacité régnera sur la réalité de la contribution de Total au budget, ce type d’argumentaire n’est pas sérieux et la question de la contribution de Total à l’effort collectif est évidemment posée, mais dans des termes différents.

 La situation florissante de Total n’est pas unique puisque, son grand rival américain, Exxon Mobil a annoncé 45 milliards de dollars de profits qui ont été  aussi accueillis par une avalanche de critiques outre-Atlantique et pour les mêmes raisons.

"Total ne tire pas les fruits de son innovation, mais d'un simple effet de rente. Ce sont la hausse du prix du baril et les marges de raffinage qui ont permis ces superprofits alors que les consommateurs ont payé en 2008 des prix historiquement hauts", explique François Carlier, directeur adjoint des études à UFC-Que choisir.

Autrement dit, ces superprofits ont été directement ponctionnés, et sans aucune justification économique dans les poches des contribuables-usagers .Un exemple particulièrement choquant est celui de la Guadeloupe où la filiale de Total, SARA est un des accusés majeurs dans la critique de la vie chère en raison de son monopole de fait.  On peut ajouter à l’effet de la rente, les économies réalisées sur la sécurité qui sont apparues dans l’affaire de l’Erika et sans doute d’AZF ou encore le comportement social de Total en Birmanie par exemple. Or  Total a reversé 4,9 milliards de dividendes à ses actionnaires en 2008 (4,5 milliards avaient été reversés en 2007) soit une  hausse de 10 % sur un an.

Ces dividendes correspondent à un taux de distribution de son bénéfice net de 37 %.C’est donc une illustration du maintien d’un système qui nous conduit à la faillite, en affaiblissant constamment la part des revenus salariaux par rapport à celle des actionnaires. C’est de la redistribution à l’envers !

Mais il y a plus. Les engagements d’investissements ne sont pas acceptables. Tout d’abord, l’investissement dans les capacités de raffinage est maintenu à un niveau très insuffisant dans le but de permettre  une marge de raffinage très élevée. Ensuite, Total refuse d’investir massivement dans les énergies renouvelables alors que son produit, dont nous sommes dépendants conduit le monde à sa perte. Bien au contraire, la politique des pétroliers a été de nier le changement climatique et pour certains, dont EXXON de financer de fausses controverses scientifiques pour transformer en hypothèse ce qui est malheureusement une réalité.

Cette même politique a conduit à encourager l’industrie automobile à maintenir le moteur à explosion et à faire du lobbying pour éviter toute réglementation sérieuse. L’industrie pétrolière porte une large part de responsabilité dans le naufrage actuel de l’industrie automobile.

Dès lors, le seul comportement  civique et soutenable de Total serait de nous aider à sortir de l’économie carbonée dans laquelle il nous a enfermés, en faisant  des profits immenses. Cela ne signifie ni racheter ses propres actions comme il l’a fait des années durant, ni distribuer des dividendes sur des profits en définitive injustifiés. Au 1er janvier 2007, ils avaient 2,5 milliards de cash, au 1er janvier 2008,  7 milliards. Et, au 1er janvier 2009,  12,3.

De quoi investir massivement dans la recherche développement pour les énergies renouvelables, aider par des pépinières, de jeunes entreprises de ce secteur à se développer, investir dans une nouvelle industrie automobile décarbonée, investir dans la sécurité et le raffinage des installations existantes. Et accepter de réduire les profits en faisant exactement coïncider la baisse du prix à la pompe avec la baisse du prix du baril , mesure qui aurait bien davantage aider les familles que la seule prime à la cuve.

Malheureusement, tout ceci parait bien utopique.

Entre le nucléaire qui parait plus prometteur en terme de profits que le renouvelable et la bataille pour garder une cassette d’autant plus indécente que les revenus des entreprises et des ménages baisse, il semble que la messe ne soit à nouveau dite, ne laissant plus que le choix que d’un impôt sur le super bénéfices pour alimenter la décarbonisation de l’économie.

. Tribune France Culture du lundi 16 février

 

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Dimanche 15 février 2009
vendredi 29 août 2008 Bientôt quatre éoliennes dans les Mauges Nicolas Sicot, chargé de projet, Christophe David et Ben Breuner, de l'entreprise David Énergie. Les éoliennes de Saint-Georges-des-Gardes, La Chapelle-Rousselin, La Tourlandry et Coronseront livrées début septembre. Saint-Georges-des-Gardes, La Chapelle-Rousselin, La Tourlandry et Coron. Chacune de ces quatre communes aura bientôt son éolienne. Les projets lancés en 2001 sont en train d'aboutir. Les machines devraient être livrées la première quinzaine de septembre. Ces quatre strucuture de 2,5 mégawatts chacune sont réparties en deux parcs. Celui du Fouy, qui regroupe les appareils de Saint-Georges-des-Gardes et La Chapelle-Rousselin, et le parc des Crêtes, à la Tourlandry et Coron. Le public pourra assister au montage Ci dessous l'article de Ouest France sur le projet Davis Energie Les éoliennes commencent à tourner dan sle ciel des Mauges, elles ont été installés en tout début d'année. ========================================================================C'est l'entreprise franco-allemande David Énergie qui a été chargée de développer le projet en partenariat avec la société Nordex, maître d'ouvrage, chargée de la construction des éoliennes. Le terrassement et les raccordements, réalisés par l'entreprise Lahaye, de La Tourlandry, sont terminés. Les appareils peuvent désormais être installés. Le socle a été réalisé en béton armé. Il mesure 16 mètres de diamètre. « Il a fallu plusieurs centaines de camions de béton », commente Christophe David, de la société David Énergie. Les éoliennes seront livrées démontées sur les quatre sites grâce à 80 convois. Les éoliennes, une fois installées, mesureront 125 mètres de haut. Le mât à lui seul s'élève à 80 mètres et les pales font 45 mètres. La plate-forme de montage, quant à elle, représente 1 000 m². Une quinzaine de personnes devraient travailler au montage de chacune d'elles. Le public sera invité à assister au montage des éoliennes, fin septembre pour les machines de La Tourlandry et Coron, mi-octobre pour celles de la Chappelle-Rousselin et Saint-Georges-des-Gardes (1). « Pour des raisons de sécurité, nous préférons organiser cela un peu plus tard et pas au moment de la livraison des machines », explique Christophe David. Plus de 16 000 foyers De nombreuses mesures du vent ont été réalisées en amont, grâce à des mats de 50 mètres de haut. « Les résultats révèlent une vitesse moyenne du vent de 23 km/h sur l'année. Ce sont de très bons sites », se réjouit Ben Breuer, de l'entreprise David Énergie. Les éoliennes seront mises en service à la fin de l'année 2008 ou début 2009. Le parc du Fouy et le parc des Crêtes pourront approvisionner 8 200 et 8 600 foyers en électricité, hors chauffage électrique. Mais pour que les machines fonctionnent, le vent doit souffler à une vitesse comprise entre 12,6 km/h et 90 km/h. Si le vent est plus fort, comme en cas de tempête, les éoliennes ne s'arrêtent pas mais tournent très lentement de façon à ne pas se casser. Pour que ce soit rentable, il faudrait que chacune d'entre elle tourne 2 000 heures par an. « Nous sommes très confiants là dessus », confie Christophe David. Amélie GIRARD. (1) Les dates exactes vous seront communiquées dans nos pages ultérieurement. Ouest-France ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;; Les premières éoliennes tourneront en 2009 Des permis de construire sont délivrés pour trois parcs des Mauges. D'autres devraient l'être bientôt. Environ trente machines seront installées dans les années à venir. Sept projets sont en cours dans les Mauges. Si les entreprises qui contruisent les machines répondent à la demande, les premières éoliennes devraient tourner dans les Mauges dès l'année prochaine. État des lieux ; 1. Le parc des Crêtessur les communes de La Tourlandry et Coron et 2. le parc de Fouy,sur les communes de La Chapelle-Rousselin et Saint-Georges-des-Gardes. Ces parcs ont été développés par une entreprise franco-allemande, David Énergies, associant Christophe David, un Chemillois, et Ben Breuer, domicilié à Hambourg. Ces sites rassembleront chacun quatre éoliennes de 2,5 mégawatts de puissance et de 120 mètres de haut en bout de pale. Les permis de construire ont été accordés en janvier 2007. Les travaux de fondation sont terminés. Les machines fabriquées à Rostock, en Allemagne, seront fournies par la société Nordex. « L'arrivée des machines est prévue pour juillet 2009. Nous espérons les avoir pour l'automne 2008 », note Christophe David. 3. Le parc de Saint-Christophe-du-Boissur les communes de Saint-Christophe-du-Bois et du Longeron. Le préfet vient d'accorder le permis de construire le 3 juin. Une première demande, formulée en juillet 2006, n'avait pas été acceptée : les éoliennes n'étaient pas disposées en ligne droite. L'ensemble comportera quatre éoliennes dont trois à Saint-Christophe-du-Bois et une au Longeron. Leur hauteur sera de 125 mètres en bout de pale. Le projet est développé par la société Alizé Énergie, basée à Carcassonne. René Laffont, directeur général, espère que les premiers travaux auront lieu pendant le deuxième semestre 2009 et que la mise en service sera possible fin 2009. Les quatre machines seront exploitées par la société RWE, l'homologue allemand d'EDF. 4. Le parc de Valanjou. L'étude réalisée par Al Tech entre dans sa phase finale. Elle prévoit six éoliennes implantées sur la partie est de la commune. 5. Le parc de Saint-Léger,sur les communes de Saint-Léger-sous-Cholet, Bégrolles-en-Mauges, Saint-Macaire-en-Mauges et peut-être La Séguinière. L'étude réalisée par la société nantaise Al Tech n'en est qu'au tout début. « La fourchette est large, explique François Orhan, ingénieur projet, notre projet oscille entre six et douze machines, sur un site éclaté. Cela fait plus d'un an que nous sommes en contact avec les élus. Nous avons mis en place un mât de mesure du potentiel éolien ». 6. Le parc de Champtoceaux sur les communes de Champtoceaux-sur-Loire, Saint-Sauveur-de-Landemont et Drain. Le premier projet développé par Al Tech comprenait quatre machines d'une hauteur de 140 en bout de pale, installées à environ quatre kilomètres de la Loire. La Direction régionale de l'environnement (Diren) qui espère le classement de la Basse-Loire dans le patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco (1), n'est pas favorable à un tel parc. « Le projet n'est pas abandonné. Nous avons le soutien des élus, explique François Orhan. Nous sommes dans une des régions les plus ventées du département. En outre, il existe un phénomène local de levée des vents par la butte. On peut concevoir un parc rentable avec des machines plus basses ». 7. Le parc des Aulnaies sur les communes de Saint-Quentin-en-Mauges et Le Pin-en-Mauges. L'étude réalisée par Al Tech prévoit huit éoliennes de 120 mètres de haut et de 2 mégawatts de puissance entre les deux communes. Le projet a reçu l'avis favorable de la commission des sites en juin 2007. La demande de permis de construire a été déposée le 13 juillet 2007. L'enquête publique vient de se terminer. Le permis de construire pourrait être délivré par la préfecture à la rentrée. Début du chantier en été prévisible en 2010. Le constructeur des machines sera la compagnie allemande Enercon, l'investisseur, la compagnie belge Electrabel, contrôlée par le groupe Suez. M.C. (1) La partie de la Loire comprise entre Sully-sur-Loire (Loiret) et Chalonnes-sur-Loire a reçu le label de l'Unesco le 30 novembre 2000.
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