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Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. 

Bernadette Caillard-Humeau, Première adjointe au maire d'Angers et Vice présidente d'Angers Loire Métropole

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Entre 2007 et 2009, le Mouvement Démocrate est apparu comme une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, ont été très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Il reste après les dérives autocrates du Modem à conforter dans une nouvelle formation plus large une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. Le travail avec Europe Ecologie est une première tentative qui se concrétisera par des élus au conseil régional. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 22:40

Grenelle: la place de l'éolien en question

Le développement de l'éolien est remis en cause en France, pourtant largement en retard par rapport à de nombreux pays européens. Pour notre région, nous risquons de ne plus voir pousser une seule éolienne alors que notre région est bien venté. Il est déjà extrêmement difficile, compliqué et réussir une seule unité tant la dizaine d'administration, les collectivités locales et les élus sont nombreux à vouloir dire leur mot... L'objet ne devient plus rationnel mais l'objet de lutte de pouvoir, de lobbys. 

Quel gâchis ! L'urgence climatique réclame de sortir des ces schémas sclérosants.

Et que souffle le vent de la raison !

Bernadette Caillard-Humeau

Par AFP, publié le 29/04/2010 à 14:55

PARIS - Où implanter les éoliennes ' A quelle distance des habitations ' Dans quelle mesure doivent-elles être regroupées sur le territoire ' Avec quels types d'autorisation ' Le débat, passionnel, fait de nouveau des étincelles à l'approche de l'examen du projet de loi Grenelle 2.

Vue aérienne d'un champ d'éoliennes implantées sur la commune de Plouarzel (Finistère) prise le 07 novembre 2003

AFP/Archives/Marcel Mochet

Vue aérienne d'un champ d'éoliennes implantées sur la commune de Plouarzel (Finistère) prise le 07 novembre 2003

Pour les ONG environnementales et les défenseurs de la filière (environ 1,5% de la production totale d'électricité), l'équation est simple: s'il est adopté en l'état, le texte marquera un coup d'arrêt brutal au développement du secteur en France.

Conséquence directe: les objectifs du Grenelle de l'environnement - 23% d'énergie renouvelable en 2020 - ne seront pas atteints.

"Environ la moitié des projets boiraient la tasse", estime André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). "Toute la façade ouest du pays serait privée de projets, purement et simplement", ajoute-t-il, tempêtant contre le seuil minimum de 15 MW prévu pour les nouveaux parcs.

"Sur l'éolien, les mesures qui s'annoncent sont dramatiques", ajoute en écho Maryse Arditi, de France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations), qui dénonce la volonté "d'accumuler à tout prix de la réglementation".

Très loin de l'atmosphère qui dominait à l'automne 2008 lors de l'adoption, à la quasi-unanimité, du Grenelle 1, qui fixait les grands objectifs, le débat parlementaire s'annonce houleux. Il a aussi pris une dimension plus politique avec la démission du co-rapporteur socialiste Philippe Plisson (PS) de la mission parlementaire sur le sujet.

Depuis, plusieurs députés de l'opposition sont montés au créneau, accusant "un groupe de députés de la majorité" réunis autour de Patrick Ollier (UMP), président des Affaires économiques, de "rendre impossible un développement de l'éolien" en France.

Pour l'heure, le gouvernement se fait remarquer par son extrême discrétion sur ce sujet sensible sur une partie des bancs de la majorité.

"Sur l'éolien, je ne sais pas, à la vérité, quelle est la bonne solution", a lâché, en début de semaine, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, renvoyant la balle dans le camp du Parlement.

L'objectif fixé dans le cadre du Grenelle de l'environnement est d'atteindre 25.000 MW de puissance installée en 2020. Pour ce faire, environ 6.000 nouveaux mats devront venir s'ajouter aux quelque 3.000 déjà installées.

Parmi les articles qui font bondir les partisans de la filière, celui préconisant d'appliquer aux éoliennes le régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), ce qui rendrait plus complexes les procédures d'autorisation en les soumettant aux mêmes autorisations qu'un site industriel dangereux.

Même s'ils réclament un moratoire sur l'éolien pour mettre fin à ce qu'ils qualifient de "bazar innommable", les anti-éoliens, qui dénoncent "le saccage systématique de paysages emblématiques", ne dissimulent pas leur satisfaction face à certaines évolutions du projet de loi après son passage en commission.

Pour Arnaud Gossement, du réseau Environnement et droit, il existait des solutions juridiques "très simples" pour répondre à des préoccupations légitimes, mais "le débat a échappé aux gens raisonnables et s'est transformé en une guerre de lobbies qui s'est achevée par une victoire totale des anti-éolien".

"Ce dossier, qui a été très mal géré, cristallise depuis des mois tous les mécontentements et obscurcit tout le reste" , déplore-t-il.

Les débats parlementaires, en séance plénière, débutent mardi.

Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 07:42

ARTICLE LE TEMPS

MOBILITÉ Jeudi21 janvier 2010

Fermer 200 rues aux automobiles: une utopie genevoise?

Sandra Moro

Le Conseil municipal de la Ville de Genève a décidé d’interdire 200 artères du centre-ville aux voitures. Par son ampleur, la mesure fait du canton un pionnier et intéresse les experts Si elle se concrétise, la fermeture de 200 rues du centre-ville à la circulation automobile fera de Genève un laboratoire en matière de mobilité. Le nombre important de rues concernées donne au canton un rôle de pionnier, relève le géographe Pierre Dessemontet, spécialiste des questions de mobilité. Mardi soir, la majorité de gauche du Conseil municipal (parlement) de la Ville, appuyée par les radicaux, a voté l’initiative «pour 200 rues piétonnes» proposée par les Verts. Le vote positif de l’assemblée, compétente pour adopter une initiative, fait que le texte ne sera pas soumis au scrutin populaire. Désormais, l’exécutif de la Ville dispose de trois mois pour élaborer un plan d’action. Il devra concrétiser l’initiative au cours des quatre prochaines années, en proposant une liste de rues interdites aux voitures sur les 800 artères de la commune.

Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 07:31
21 avril 2010

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200 artères sur les 800 rues que compte Genève seront désormais fermées aux voitures sur décision du Conseil municipal. Avec une majorité à gauche, appuyée par des radicaux, la Ville a pu voter une proposition des Verts locaux. Restent 4 ans de délai pour la mise en place.

Une expérience”post-automobile” qui s’est faite sans dictature verte, en écoutant tous les acteurs concernés, et qui fait du canton un pionnier au pays helvète. Et dans l’hexagone?

>>> La brève parue dans Le Temps

Cette utopie concrète apporterait la preuve qu’une grande ville peut réduire la part accordée aux voitures sans nuire aux affaires !

A suivre…

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Commentaires

 
  1. C’est bien joli une ville où le quart des rue sont piétonnes, ca permet de dorer le blason de ces très chers politiciens. Mais c’est aussi une ville ou les politiciens s’endorment et ne font strictement rien pour résoudre la pénurie de logement depuis des décennies, à tel point que certaines entreprise actuelement hésitent à se délocaliser à Genève faute de place.

  2. Que l’écologie française s’en inspire, au lieu de procéder par dictature à la façon d’une Cécile Duflot qui s’est humiliée en traitant Royal d’irresponsable dans le dossier Xynthia qu’elle ne maîtrise pas du tout….

    Dialoguons !

    http://wp.me/pERCo-1cj

  3. Les rues piétonnes, c’est l’enfer ! Il suffit d’y avoir habité une fois pour comprendre : nuisances sonores permanentes, bien plus intrusives que le ronron des voitures, transformation de l’espace public de circulation en espace de consommation, désertion des activités traditionnelles pour l’installation du shopping universel.
    Tous les centre-ville de province français ont été transformés en zones piétonnes, et se ressemblent désormais, comme un grand supermarché à ciel ouvert.
    Le cauchemar vert…

  4. @ AJ : Vous gagneriez à vivre quelques années dans une “dictature”, ça vous éviterait d’utiliser ce terme pour désigner quelqu’un qui exprime un avis et ça vous éviterait d’être, de ce fait, profondément ridicule.
    Cela dit, l’utilisation du terme incombe en premier lieu aux auteurs du blog, dont il serait intéressant de savoir ce qu’ils entendent par leur phrase : je suis curieux de connaître le pays où existe (ou a existé) une “dictature verte” :D

    @ Pied : Ah, et les zones commerciales ultra-motorisées, bétonnées et couvertes de hideux panneaux publicitaires envahissants, qu’on retrouve désormais aux alentours de toutes les villes françaises, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, qui sont glauques, sinistres et laides, et qui sont bien plus explicitement consacrées au “shopping universel”, c’est aussi la faute des Verts, bien sûr ? Que ne faut-il lire…
    Et puis avec votre Il suffit d’y avoir habité une fois pour comprendre, ne croyez-vous pas que vous pratiquez un peu (beaucoup) le pêché d’orgueil, à penser et prétendre qu’UNE expérience vous concernant suffit à tirer un cas général ? Croyez-vous sincèrement qu’une expérience ponctuelle suffise à juger d’une catégorie aussi complexe et variée que sont les centres urbains ? Croyez-vous vraiment que votre perception épuise la connaissance du monde ?
    Un cauchemar d’ethnologue, oui, ce raisonnement :-( .

  5. @Pied :

    Les rues piétonnes, ça peut être le pied! Il suffit d’y avoir habité une fois pour comprendre : Petits commerces sympas à proximité immédiates, musiciens de rue, transformation de l’espace public de circulation en espace de vie et de rencontre, désertion des activités polluantes et vrombissantes pour l’installation du bonheur universel.
    Quasi tous les centres des villes suisses ont été transformées en zones piétonnes, et on ainsi réussi à trouver une nouvelle identité, qui varie de ville en ville.
    La classe :)

    Eh oui ça fait 3 ans et demi que je vis en plein centre-ville piétonnier (en Suisse), quasi au-dessus d’un lieu de nuit assez bruyant, mais soit je sors moi-même le soir, soit j’aère bien ma chambre avant de dormir puis je ferme la fenêtre. Donc pas de soucis de ce côté là.

    Alors, différences entre France et Suisse, ou différence entre appréciation des choses ?

  6. C’est une idee geniale,1/4 des rues pietonnes a Geneve ,en 2012.Mais , pour bien comprendre ,mes reflections se portent sur les questions suivantes:
    1- Est ce que ces rues seronts habitees ou inhabitees?
    2-Si elles sont habitees ,que doivent faire les habitants avec leurs voitures?
    3-Faut’il les deposees a l’entre de la ville?
    4-Et,les deplacements de ces gens seront-ils garanties par les services de transpor public?

  7. Je dois avouer que je penche plus du cote d’Olivier, considerant les espaces pietons des grandes villes (surtout francaises en l’occurence) comme un lieu de vie et de creation. Bon bien sur les arteres pietonnes principales veront se profiler les memes enseignes commerciales quelle que soit la ville, mais il sufit de bifurquer dans une petite rue etroite pour decouvrir ce petit joailler avec son atelier donnant sur la rue ou le discaire fourre-tout appelant a la chasse au tresor. Mais je pense que la plupart des citadins me comprennent, rien de nouveau dans ce que je dis.

    Par contre je voudrais mettre les choses sous la perspective suivante : etant expatrie aux Etats-Unis dans une ville de taille moyenne, avec un mini noyau plus ou moins historique (vraiment mini), je ne peux que faire les louanges des zone citadines pietonnes. De ce cote-ci de l’Atlantique, l’omnipresence des voitures sur arteres larges et toutes droites, surtout en centre ville, la depouille de toute ame. Sortir le soir signifie prendre la voiture et conduire une vingtaine de minutes. De meme pour les courses, le velo etant considere comme une anomalie dans les rues.

    Nette difference entre US et France/Suisse, donc. Mais il y aura toujours aussi une difference entre appreciation des choses tant que certains ne s’exposeront pas a de nouvelles perspectives. Pardonnez le peche d’orgueil. (ainsi que l’absence d’accents, mon clavier etant ‘anglophone’).

  8. Je rejoins tout à fait Romain. Je vis également aux Etats Unis, dans une des plus grande ville de Floride. Bien que cette ville soit un centre économique majeur, la ville ne possède aucune âme, tout y est désert. Le recours systématique à la voiture a contribué à développer un mode de vie où les contacts humains sont réduits au strict minimum : tout le monde préfère vivre dans sa petite bulle dont la voiture est la parfaite incarnation. Le contraste est rude après avoir vécu plusieurs années au coeur de Marseille !.
    Les espaces piétons sont des lieux d’échanges sociaux qui redonnent une dimension humaine à la ville. Les nuisances sonores montrent que ces lieux sont très recherchés par la population et leur multiplication devrait aider à réduire la pression qui existe sur les rares rues piétonnes aujourd’hui.
    Enfin, une rue piétonne n’est pas toujours interdite à la voiture : les accès riverains peuvent être toujours autorisés pendant certaines tranches horaires (le soir après 19 h par exemple) ou alors ponctuellement (déménagement, livraisons …).
    Donc j’applaudis des deux mains cette initiative !

  9. à Jacques C.
    Vous dites
    1) “les zones commerciales ultra-motorisées, bétonnées et couvertes de hideux panneaux publicitaires envahissants, qu’on retrouve désormais aux alentours de toutes les villes françaises, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, qui sont glauques, sinistres et laides, et qui sont bien plus explicitement consacrées au “shopping universel”, c’est aussi la faute des Verts, bien sûr ? Que ne faut-il lire…”
    Ces zones extra-urbaines sont la simple conséquence, et l’envers direct de la transformation des hyper centres en musée-zone culturelle. Cette nouvelle division de l’espace produisant de fait la disparition de l’ancien noyau qu’était la ville, où l’on trouvait habitat, commerces, ateliers, et lieux de distraction à la fois.
    Et quand j’évoquais le “cauchemar vert”, je ne parlais pas que du petit parti qui porte ce nom, mais de l’enthousiasme aménageur des édiles de nos grandes villes, qui parent chacun de leurs projets sacrilèges de l’épithète “vert”.

    2) “Et puis avec votre Il suffit d’y avoir habité une fois pour comprendre, ne croyez-vous pas que vous pratiquez un peu (beaucoup) le pêché d’orgueil, à penser et prétendre qu’UNE expérience vous concernant suffit à tirer un cas général ? Croyez-vous sincèrement qu’une expérience ponctuelle suffise à juger d’une catégorie aussi complexe et variée que sont les centres urbains ? Croyez-vous vraiment que votre perception épuise la connaissance du monde ?
    Un cauchemar d’ethnologue, oui, ce raisonnement :-( .”
    Si je me permets de dire qu’une fois suffit, c’est parce que j’y ai habité plusieurs fois (Lille, Bordeaux, Toulouse, et dans ce massacre qu’est le quartier Montorgueil à Paris), et que j’ai chaque fois retrouvé le même cocktail mortifère : piétonisation = muséification + délocalisation des activités non touristiques ou culturelles + exode forcé des populations qui ne suivent pas l’inflation immobilière induite par le phénomène de mode + nuisances sonores spécifiques (type mecs bourrés ou “musiciens de rue”).
    Mais s’il y a des bobos pour aimer avoir des musiciens de rue ou des compagnie de spectacle vivant toute la journée sous leur fenêtre, grand bien leur fasse, du moment qu’on ne me l’impose pas !

    @ Olivier : vous pensez vraiment qu’il n’y a que dans les quartiers piétons qu’il y a des “commerces de proximité” ??

  10. @pied C’est amusant de vous lire. A vous écouter, les scooters font moins de bruit que les piétons. Et si “vos” rues piétonnes étaient si insupportables, n’était-ce pas par manque de rues piétonnes dans ces zones urbaines attirant ainsi tous les piétons aux mêmes endroits ?
    Je rêve d’un Paris 100% piéton. Dehors les scooters, dehors les voitures, qu’on favorise les vélos, qu’on réinstalle des trams,…
    Mais non je ne suis pas utopiste :P

  11. Genève n’est PAS une grande ville et c’est justement la raison pour laquelle cette expérience peut etre menée.

  12. @Ghile !

    Bien sûr que les piétons et tout ce qui va avec fait plus de bruit que la circulation automobile. En tous cas un bruit plus variable, donc plus gênant !
    Et vous n’êtes pas utopiste mais destructeur !

Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 06:10

Cet article d'Actu Environnement le pointe, l'éruption du volcan islandais a entrainé des pertes financières considérables et a montré les limites de notre modèle de développement.

L'économie de ce mode de déplacement a trébuché sur

le principe de précaution. Ce phénomène naturel remet

en cause ce mode de déplacement, polluant et peu vertueux,

et tout un mode de développement. Nous suggérons que les

élus régionaux des Pays de la Loire se le rappelent tant pour

leur mode de déplacement pour leur destination de ces

vacances que pour le projet de méga aéroport régional...

Bonne journée

Bernadette Caillard-Humeau.

Quand un volcan islandais remet en cause tout un mode de développement

TRANSPORT - Actu-Environnement.com - 20/04/2010 
 
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© fderib

Par vidéoconférence, le plus souvent, tu te réuniras. Il aura donc fallu une éruption volcanique en Islande et son nuage de cendres, susceptibles de mettre en panne les réacteurs d'avion en plein vol, pour que les ministres des Transports de l'Union européenne appliquent lundi 19 avril l'une des règles d'or du parfait éco-citoyen.

Des transports moins carbonés tu utiliseras

L'éruption du volcan Eyjafjöll a rendu possible l'impossible : un report massif vers des transports moins carbonés - au moins au sein de l'Union européenne - faute de transports aériens. Loueurs de voiture, trains, cars et liaisons maritimes vers l'Irlande ou la Corse sont pris d'assaut. La compagnie Brittany Ferries a vu son trafic vers l'Angleterre augmenter de 30 % au départ de Caen, Cherbourg, Saint-Malo et Roscoff. Les témoignages de passagers traversant l'Europe avec des moyens de transport alternatifs sont légion. La Royal Navy a envoyé deux bâtiments militaires à Santander (nord de l'Espagne) pour rapatrier des Britanniques par la mer. Le temps d'un nuage de cendres dans le ciel européen, un autre rapport au temps est envisagé. Tout le monde n'a pas franchi le cap. Faute d'avion, le ministre chargé de la relance Patrick Devedjian a annulé un déplacement à Brest. L'aller-retour en train lui aurait pris 9 heures…

L'impact économique de l'éruption est indéniable. Représentant 3% en volume du commerce international de marchandises, le transport aérien en représente de 40 à 50% en valeur. Voilà comment cinq jours d'immobilisation totale de l'aviation infligent à l'économie des dégâts pire que ceux du 11-Septembre. Les pertes se chiffrent à 140 millions par jour rien que pour les compagnies aériennes. Des millions d'emplois dépendent de l'aviation. ''En France, 15 emplois et plus gravitent autour de chaque emploi dépendant directement du secteur'', explique Jean Bresson, directeur des études et de la recherche à l'Ecole nationale de l'aviation civile (Enac). 

Sans avion, la machine est grippée. ''Notre dépendance à l'aviation ne paraît pas forcément évidente, relève Jean Bresson. Pourtant, sans avions, on ne peut pas imaginer de mondialisation, ou de multinationales dont les cadres ne se verraient jamais, ni même de chaînes industrielles à flux tendu''. En un nuage de cendres, les mythes de l'hypermobilité, de l'instantanéité et du citoyen du monde, s'effondrent. Après toute une série d'échecs environnementaux - Copenhague, Cites -, un ''petit'' volcan islandais donne une leçon d'humilité. A ce titre, l'impact sur l'imaginaire collectif du volcan Eyjafjöll est au moins égal aux conséquences économiques.

Local tu achèteras

Surtout, le phénomène Eyjafjöll révèle à quel point nos sociétés sont vulnérables, du fait de leur interdépendance. ''Les réseaux intriqués qui nous relient étroitement les uns aux autres (et sur lesquels circulent individus, produits, information, argent et énergie) amplifient et transmettent le moindre choc'', selon Thomas Homer-Dixon, professeur de sciences politiques à l'université de Toronto et cité par Courrier International en décembre 2008 dans un article consacré à la complexité croissante des civilisations. Le cas du Kenya est emblématique : moins de trois jours après l'éruption du nuage de cendres en Islande, les fermiers kenyans accusent des pertes de 1,3 millions de dollars par jour, licencient 5.000 employés, tandis que des tonnes de fleurs et légumes destinées à l'exportation européenne sont jetées, relève le Guardian. 

Eyjafjöll est-il précurseur des limites d'un modèle économique ? ''Hormis des effets conjoncturels (accident, guerre…), je ne vois qu'une hausse importante des cours du pétrole ou une pénurie qui pourraient à ce point impacter le secteur aérien'', estime Jean Bresson. Tout comme la tempête Xynthia avait souligné en France les limites d'une urbanisation, l'éruption volcanique montre la limite d'un modèle de développement.

Victor Roux-Goeken

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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 10:33

Cet appel de Daniel Cohn Bendit "changer la politique pour changer de politique" rejoint les réflexions conduites par CAP 21 et l'appel de Corinne Lepage "une page se tourne, une autre s'ouvre" où l'objectif est la construction d'une alternative destinée à inventer une force politique inédite, décloisonnée et ouverte.

CAP21, qui plaide en faveur d’une autre manière de faire de la politique (mandat unique, travail coopératif) accueille donc avec intérêt l'initiative de Daniel Cohn Bendit de "créer une coopérative politique" qui regrouperait différents "courants" dès lors qu’il s’agit d’une force autonome par rapport aux partis politiques traditionnels et non du volet environnement du projet du PS pour 2012.
De plus, dans cet esprit , il est indispensable d’ouvrir aux associations le débat par exemple en prévoyant la définition d’une plateforme commune élaborée à la suite de débats sur internet précédant un forum de 3 jours.
Dès lors, il est nécessaire que soit précisé l’objet de cette coopérative.

CAP21 soumettra cette initiative au bureau politique dès le 27 mars puis à ses adhérents lors du congrès du mois de mai afin de définir démocratiquement une position.
Pour CAP21, il est maintenant urgent et indispensable de construire une nouvelle voie, écologiste, démocrate et humaniste dans le cadre d’une structure ouverte, accueillant toute les sensibilités et pérenne.

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 17:37

LE MONDE | 17.03.10 | 09h35  •  Mis à jour le 17.03.10 | 16h40

 

La députée européenne Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, présidente du parti écologiste Cap21, annonce sa démission du MoDem.


Vous aviez critiqué la stratégie de François Bayrou, restez-vous au MoDem ?

J'ai décidé de démissionner. Mais je suis présidente d'un des partis fondateurs du MoDem, et je soumettrai ma décision fin mai au congrès de CAP 21, afin que notre mouvement se détermine sur son avenir. Ce choix n'est pas dû à ce que j'ai subi depuis septembre 2009. La direction du MoDem est aujourd'hui incapable de changer de mode de fonctionnement, d'entendre les militants comme les électeurs, et surtout, elle ne parvient pas à construire une stratégie qui n'ait pas pour seul objectif l'élection présidentielle.

Quand j'ai participé à la fondation du MoDem, nous souhaitions instaurer un dialogue démocratique moderne et ouvert sur la société, élaborer un projet qui permette un développement soutenable.

Ces objectifs ne sont pas atteints, et ne me semblent pas pouvoir l'être. Je préfère donc prendre du recul et partir, plutôt que de rester dans une situation conflictuelle qui va perdurer bien au-delà de mon départ, car nombre de militants qui ne sont pas encore partis partagent mon inquiétude.


Allez-vous rejoindre Europe Ecologie avec laquelle vous vous êtes alliée, parfois contre les listes du MoDem ?

Remettons les choses à leur place. J'ai soutenu de nombreuses listes MoDem durant cette campagne, et la liste Europe Ecologie en Alsace car c'était la seule région où les écologistes avaient une chance de devancer le PS et de symboliser une autre voie. Le projet que je défends depuis de nombreuses années reste le même: un projet écologique et démocrate.

Il m'apparaît d'autant plus urgent que la France a besoin d'une voie qui ne soit ni le PS, ni l'UMP et que la désaffection des Français pour la politique impose de changer complètement de méthodes et de propositions. Je vais poursuivre dans cette voie et travailler à la constitution de ce grand rassemblement.

J'appelle tous ceux qui ont cru en 2007 à l'espoir porté par le MoDem, mais aussi tous ceux qui aspirent à répondre différemment sur le plan économique et social à la crise historique que nous vivons, à venir travailler avec nous. Dans cet esprit, je suis bien entendu tout à fait ouverte à travailler avec Europe Ecologie.


Vous souhaitez convaincre des militants du MoDem ?

Je veux travailler en toute liberté à ce rassemblement avec tous ceux qui le souhaitent, militants du MoDem, de CAP 21, écologistes, centristes ou radicaux, attachés au pacte républicain qui fonde la cohésion sociale de notre pays et aux valeurs de l'humanisme et de l'écologie. Une plateforme de réflexion sera ouverte pour les accueillir.


François Bayrou a-t-il encore un avenir ?

Je le lui souhaite sincèrement. Il a toutes les qualités de courage et de ténacité pour rebondir.Son avenir dépend avant tout de lui, de sa capacité à écouter les autres, et à leur laisser une place à ses côtés.


Propos recueillis par Sophie Landrin
Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 09:28

Fiscaliser les indemnités journalières des accidents du travail de courtes durées revient à baisser le pouvoir d’achat des victimes déjà touchées par la douleur.


CAP21 condamne l’action concertée des parlementaires UMP et du Gouvernement et s’oppose à l’imposition des indemnités journalières pour accident du travail de courte durée.


CAP21 considère que taxer ainsi les victimes d’accidents professionnels, c’est diminuer leur pouvoir d’achat déjà fragilisé par la conjoncture actuelle.

Selon Benoît PETIT, Délégué national CAP21 « Social et Société », « ….Nous assistons là en direct à un véritable hold-up social prémédité, sensé renflouer les caisses de l’Etat sans ponctionner les plus riches. Le manque flagrant de considération à l’égard des situations personnelles pénibles des victimes est choquant et insupportable. Cette droite dure aura beau dire que les autres revenus de remplacement (maternité, chômage…) sont eux aussi taxés, l’idée d’égaliser les régimes d’indemnités par le moins-disant social – en pleine crise sociale mondiale – est tout simplement une atteinte frontale à l’idéal républicain de Justice sociale ».


CAP21 demande aux parlementaires de la majorité et au Gouvernement de revenir à la raison sociale et d’enterrer définitivement ce projet indigne.


CAP21 propose à Monsieur le ministre du budget, Eric Woerth de chercher les niches fiscales là elles se trouvent, en revenant sur le principe du « paquet fiscal » par exemple et de préserver les plus fragiles au bord du gouffre !

Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 16:08

Près de 200 cadres de Cap 21 sont attendus samedi à Angers pour une journée de travail avec à l'ordre du jour :
- le bilan des élections européennes
- rapport moral, rapport financier
- débats de politique générale
- débats sur Cap 21 dans le Modem
- préparation des élections régionales
Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale Pays de la Loire et Philippe Markowicz, délégué départental recevront les participants dès 9H30 à la salle Thiers-Boisnet. Cloture prévue autour de 18H.

 

Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 07:45
Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 12:01

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention de Bernadette Caillard-Humeau au conseil municipal du 9 avril 2009, conseil particulier puisqu’il soumettait au vote des conseillers municipaux le budget 2009 de la ville d’Angers.

 

Monsieur le maire, mesdames, messieurs, chers collègues,

 

Cette séance est particulière à plus d'un titre.

 

Elle est tout d'abord le moment clé de la vie des conseils municipaux. 

En choisissant de voter le budget, nous nous engageons dans l'adhésion à la politique de la ville menée par son premier magistrat.

C’est un moment clé pour chacun dans sa responsabilité, c’est un point d’arrivée et de départ sur son travail ou son interrogation permanente, c’est la traduction de sa foi en la politique pour faire bouger, améliorer, transformer la ville, l’adapter aux changements sociétaux, et prévoir. Prévoir les évolutions de la ville, de ses habitants, prévoir les conséquences de la crise financière comme du dérèglement climatique, faire face aux défis de la crise sur les habitants les plus fragiles et faire face au défi climatique qui engage l’avenir de nos petits-enfants. Le second défi est masqué par la crise économique qui est en train de fondre sur nous mais il est toujours là, latent, et nous ne devons surtout pas l’oublier.

Nous sommes maintenant à un nœud de l’histoire. Nous vivons une crise historique qui voit s’achever la longue phase commencée après la seconde guerre mondiale, une crise non pas conjoncturelle mais structurelle, d’où va sortir une nouvelle ère qui sera sans doute profondément différente et qui va nous obliger à changer en profondeur nos pratiques et nos modes de vie.

 

Ce budget voirie espace public est d’abord largement porté par notre chantier du tramway.

 

Nous l’avons déjà dit dans cette assemblée, les travaux qui accompagnent l’arrivée du tramway sont un mal nécessaire inhérent à tout projet de cette importance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le tramway sera demain la colonne vertébrale de nos modes de déplacements en changeant par la même occasion le visage de la ville, accessible au grand nombre des Angevins et habitants de l’agglomération.

Les travaux sur les réseaux étant en voie d’être achevés, c’est l’ossature de ce nouvel outil qui va bientôt apparaître aux yeux de tous les Angevins, qui vont pouvoir enfin en constater la réalité dans leur quotidien et, progressivement, se l’approprier.

Le tramway est un élément fort de soutien et d’irrigation économique de notre territoire, en injectant plusieurs millions d’€ dans l’économie angevine cette année.

 

Le tramway seul ne répond évidemment pas à toutes les problématiques et besoins d’une ville, et c’est pourquoi nous l’accompagnons d’une politique de déplacement riche qui fait la part belle aux déplacements actifs (vélo, marche à pied,…).

Ce budget voirie-espace public n’est pas parfait, il a bien évidemment été impacté par nos choix en ce contexte exceptionnel.

 

A un an du début du mandat, le projet de la majorité a donc évolué, sans perdre  ses fondamentaux,  parce que nous avons pris la pleine mesure de la crise.

Face à cela, chacun des postes a été revu, avec une belle dose d'abnégation pour les adjoints responsables de budget, et nous avons mis "le paquet" sur la construction de nouveaux logements. C'est un challenge formidable pour nous, en particulier pour Jean-Luc ROTUREAU.

Quelle collectivité en France, dans les circonstances actuelles, sait ne pas augmenter les impôts  et emprunter 15 M€ pour un projet dynamique ? C’est parce que, chapeau bas à André DESPAGNET, les finances saines de la ville  le permettent.  

 

Face aux incertitudes qui montent, Angers construit des certitudes. La certitude, c'est de permettre la construction de nouveaux logements, ce qui répond à la demande sociale et à la demande économique, et c'est nous collectivité locale, qui sommes  le principal soutien au secteur du bâtiment.

Ainsi cette première année de mandat a vu se conjuguer les énergies du rassemblement des diverses sensibilités de la majorité, au service d’une vision commune de la Ville d’Angers, c'est-à-dire celle d’une ville plus humaine et plus sociale, et qui reste attractive : notons par exemple l’arrivée d’une plateforme de l’entreprise Europ Assistance, première plateforme de province, qui va créer une cinquantaine d’emplois à Angers.

 

En un an, partis du projet qui nous a amené à être ensemble, nous construisons. Nous construisons des logements, nous construisons la ville du futur et des générations futures. Avec ce premier budget, nous allons à l'essentiel : la solidarité, le soutien à l'économie, qui n’oublie pas les leviers de la croissance verte…

Qui peut trouver à redire à une ville bien gérée, sans dette, qui peut ainsi investir, dans la plus grande crise de la génération ? !


Vous l’aurez compris, c’est un budget dont nous pouvons être fiers. C’est un projet solide qui devient réalité pour les Angevins, ici et maintenant. 

 

Je vous remercie.

 

Bernadette CAILLARD-HUMEAU,

Première adjointe au Maire,

Déléguée à la mobilité, aux transports et à la voirie-espace public.

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