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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.
Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.
Fiscaliser les indemnités journalières des accidents du travail de courtes durées revient à baisser le pouvoir d’achat des victimes déjà touchées par la douleur.
CAP21 condamne l’action concertée des parlementaires UMP et du Gouvernement et s’oppose à l’imposition des indemnités journalières pour accident du travail de courte durée.
CAP21 considère que taxer ainsi les victimes d’accidents professionnels, c’est diminuer leur pouvoir d’achat déjà fragilisé par la conjoncture actuelle.
Selon Benoît PETIT, Délégué national CAP21 « Social et Société », « ….Nous assistons là en direct à un véritable hold-up social prémédité, sensé renflouer les caisses de l’Etat sans ponctionner les plus riches. Le manque flagrant de considération à l’égard des situations personnelles pénibles des victimes est choquant et insupportable. Cette droite dure aura beau dire que les autres revenus de remplacement (maternité, chômage…) sont eux aussi taxés, l’idée d’égaliser les régimes d’indemnités par le moins-disant social – en pleine crise sociale mondiale – est tout simplement une atteinte frontale à l’idéal républicain de Justice sociale ».
CAP21 demande aux parlementaires de la majorité et au Gouvernement de revenir à la raison sociale et d’enterrer définitivement ce projet indigne.
CAP21 propose à Monsieur le ministre du budget, Eric Woerth de chercher les niches fiscales là elles se trouvent, en revenant sur le principe du « paquet fiscal » par exemple et de préserver les
plus fragiles au bord du gouffre !
Près de 200 cadres de Cap 21 sont attendus samedi à Angers pour une journée de travail avec à l'ordre du jour :
- le bilan des élections européennes
- rapport moral, rapport financier
- débats de politique générale
- débats sur Cap 21 dans le Modem
- préparation des élections régionales
Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale Pays de la Loire et Philippe Markowicz, délégué départental recevront les participants dès 9H30 à la salle Thiers-Boisnet. Cloture prévue autour de
18H.
Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention de Bernadette Caillard-Humeau au conseil municipal du 9 avril 2009, conseil particulier puisqu’il soumettait au vote des conseillers municipaux le budget 2009 de la ville d’Angers.
Monsieur le maire, mesdames, messieurs, chers collègues,
Cette séance est particulière à plus d'un titre.
Elle est tout d'abord le moment clé de la vie des conseils municipaux.
En choisissant de voter le budget, nous nous engageons dans l'adhésion à la politique de la ville menée par son premier magistrat.
C’est un moment clé pour chacun dans sa responsabilité, c’est un point d’arrivée et de départ sur son travail ou son interrogation permanente, c’est la traduction de sa foi en la politique pour faire bouger, améliorer, transformer la ville, l’adapter aux changements sociétaux, et prévoir. Prévoir les évolutions de la ville, de ses habitants, prévoir les conséquences de la crise financière comme du dérèglement climatique, faire face aux défis de la crise sur les habitants les plus fragiles et faire face au défi climatique qui engage l’avenir de nos petits-enfants. Le second défi est masqué par la crise économique qui est en train de fondre sur nous mais il est toujours là, latent, et nous ne devons surtout pas l’oublier.
Nous sommes maintenant à un nœud de l’histoire. Nous vivons une crise historique qui voit s’achever la longue phase commencée après la seconde guerre mondiale, une crise non pas conjoncturelle mais structurelle, d’où va sortir une nouvelle ère qui sera sans doute profondément différente et qui va nous obliger à changer en profondeur nos pratiques et nos modes de vie.
Ce budget voirie espace public est d’abord largement porté par notre chantier du tramway.
Nous l’avons déjà dit dans cette assemblée, les travaux qui accompagnent l’arrivée du tramway sont un mal nécessaire inhérent à tout projet de cette importance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le tramway sera demain la colonne vertébrale de nos modes de déplacements en changeant par la même occasion le visage de la ville, accessible au grand nombre des Angevins et habitants de l’agglomération.
Les travaux sur les réseaux étant en voie d’être achevés, c’est l’ossature de ce nouvel outil qui va bientôt apparaître aux yeux de tous les Angevins, qui vont pouvoir enfin en constater la réalité dans leur quotidien et, progressivement, se l’approprier.
Le tramway est un élément fort de soutien et d’irrigation économique de notre territoire, en injectant plusieurs millions d’€ dans l’économie angevine cette année.
Le tramway seul ne répond évidemment pas à toutes les problématiques et besoins d’une ville, et c’est pourquoi nous l’accompagnons d’une politique de déplacement riche qui fait la part belle aux déplacements actifs (vélo, marche à pied,…).
Ce budget voirie-espace public n’est pas parfait, il a bien évidemment été impacté par nos choix en ce contexte exceptionnel.
A un an du début du mandat, le projet de la majorité a donc évolué, sans perdre ses fondamentaux, parce que nous avons pris la pleine mesure de la crise.
Face à cela, chacun des postes a été revu, avec une belle dose d'abnégation pour les adjoints responsables de budget, et nous avons mis "le paquet" sur la construction de nouveaux logements. C'est un challenge formidable pour nous, en particulier pour Jean-Luc ROTUREAU.
Quelle collectivité en France, dans les circonstances actuelles, sait ne pas augmenter les impôts et emprunter 15 M€ pour un projet dynamique ? C’est parce que, chapeau bas à André DESPAGNET, les finances saines de la ville le permettent.
Face aux incertitudes qui montent, Angers construit des certitudes. La certitude, c'est de permettre la construction de nouveaux logements, ce qui répond à la demande sociale et à la demande économique, et c'est nous collectivité locale, qui sommes le principal soutien au secteur du bâtiment.
Ainsi cette première année de mandat a vu se conjuguer les énergies du rassemblement des diverses sensibilités de la majorité, au service d’une vision commune de la Ville d’Angers, c'est-à-dire celle d’une ville plus humaine et plus sociale, et qui reste attractive : notons par exemple l’arrivée d’une plateforme de l’entreprise Europ Assistance, première plateforme de province, qui va créer une cinquantaine d’emplois à Angers.
En un an, partis du projet qui nous a amené à être ensemble, nous construisons. Nous construisons des logements, nous construisons la ville du futur et des générations futures. Avec ce premier budget, nous allons à l'essentiel : la solidarité, le soutien à l'économie, qui n’oublie pas les leviers de la croissance verte…
Qui peut trouver à redire à une ville bien gérée, sans dette, qui peut ainsi investir, dans la plus grande crise de la génération ? !
Vous l’aurez compris, c’est un budget dont nous pouvons être fiers. C’est un projet solide qui devient réalité pour les Angevins, ici et maintenant.
Je vous remercie.
Bernadette CAILLARD-HUMEAU,
Première adjointe au Maire,
Déléguée à la mobilité, aux transports et à la voirie-espace public.
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J’ai beaucoup parlé au cours des derniers mois, comme nous tous, de la crise. Je voudrais ce matin dire le sentiment d’inquiétude que je partage avec beaucoup de nos concitoyens quant à la régression de nos libertés publiques. Elle s’accélère avec la crise comme si celle-ci était l’occasion de faire passer des mesures qui n’auraient pas été imaginables dans un pays comme le nôtre, et cela dans une relative indifférence, la stratégie de l’ébouillantement progressif de la grenouille fonctionnant parfaitement. Est-ce la bonne méthode ?
Nous sommes donc mûrs pour la désinformation organisée et la régression qui n’existe
dans aucune démocratie d’un contre-pouvoir médiatique.
Or, le rapport Bauer propose en sus un fichage ethnique et dans le même temps les
moyens de la CNIL sont considérablement diminués.
Alors que la crise devrait être un accélérateur de libertés individuelles pour améliorer la coopération, la solidarité et promouvoir l’imagination notamment dans le domaine économique, alors que la démocratie est, parce que nous sommes en difficulté, le meilleur moteur de mobilisation et cohésion nationale, ce choix , lourd de conséquences en terme politique , risque de se révéler particulièrement contre-productif, excluant notamment toute idée d’union nationale. |
La baisse des accidents de voitures a fait fléchir l’indicateur de référence
"Nos systèmes d’indicateurs actuels sont contre-productifs"
"La crise rend plus nécessaires de nouveaux indicateurs"
Des indicateurs reflétant la qualité de vie
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| Aude CARASCO |
La crise guadeloupéenne illustre une fois encore à quelles impasses et quels dangers l’injustice et l’immoralité peuvent conduire. Comment contester le bien-fondé des revendications des ultra marins confrontés à des prix supérieurs de 30 à 40 % de ceux de la métropole avec des revenus très largement inférieurs ? Comment contester la légitimité de leurs demandes de voir appliquer la loi républicaine en outre-mer, à commencer par le droit de la concurrence où une entreprise est manifestement en abus de position dominante sans que cela ne paraisse émouvoir personne et contrôle par exemple 43% des surfaces de vente en Martinique alors que la limite maximale est de 25% ? De même que la SOLA, filiale de Total a le monopole de la fourniture d’essence avec les prix que l’on connait ? Comment ne pas partager leur exaspération de ne pas voir appliquer les mêmes normes sanitaires qu’en métropole s’agissant de pollution ou de produits toxiques comme le paraquat , maintenu en Martinique jusqu’à ce que la cour de justice des communautés européennes finisse par l’interdire ? Comment ne pas comprendre le sentiment de mépris dont l’immense majorité de la population se sent l’objet quand lignes de partage sociales rejoignent les lignes de partage raciales et tout le pouvoir appartient aux mêmes ? Comment ne pas entendre la demande de République portée par l’immense majorité des ultra marins qui se considèrent comme oubliés par elle –et le long silence du Président a conforté ce sentiment- au sens où un traitement dans la dignité et l’égalité républicaine ne lui est pas accordé.
En réalité, la crise impose de revenir aux fondamentaux sans lesquels il ne peut y avoir que révolte et tensions sociales et politiques de plus en plus graves. Quels sont ces fondamentaux ?
Assurer à chacun de quoi vivre décemment, faire respecter une loi égale pour tous en recherchant une amélioration constante de la justice, préparer l’avenir. Assurer de quoi vivre décemment, signifie obligatoirement dans le contexte actuel, en outre-mer comme ailleurs, mettre sur la table la question de la répartition des revenus et cesser le déséquilibre insupportable et dangereux en faveur des revenus du capital. A-t-on mesuré ce tête-à-queue historique que représente la situation des titulaires américains de fonds de pension ? Après avoir durant des années imposé des taux de rendement délirants qui ont conduit des millions de personnes au chômage, ces personnes se retrouvent pour beaucoup, en ayant tout perdu , sans retraite et sans couverture sociale, à l’instar de cet homme de 90 ans , contraint de distribuer des tracts publicitaires pour gagner de quoi se nourrir, après avoir perdu plusieurs centaines de milliers de dollars ? N’y a – t’il pas là une leçon à tirer sur le fait que l’égoïsme et le court-termisme peuvent se retourner contre soi même et qu’une conduite éthique peut, en dehors de son aspect moral , être beaucoup plus intelligente . Si les titulaires de fonds de pension avaient pris en compte les conséquences des choix qui étaient faits en leur nom, ils n’auraient pas exigé des rendements aussi élevés, les acrobaties financières n’auraient pas vu le jour ou en tous cas, à moindre échelle et le retournement de tendance n’aurait pas été aussi violent.
Faire respecter une loi égale pour tous en recherchant constamment la justice tourne le dos à ce qui a été fait et l’est encore. Le refus d’assurer un minimum de solidarité en supprimant le bouclier fiscal, en plafonnant les rémunérations des établissements aidés à commencer par les banques comme l’ont fait les Etats-Unis et la Grande Bretagne, ou la violence de la réaction de Madame Parisot rappelant qu’elle était là pour défendre la propriété privée, celle des actionnaires en l’espèce, participent d’une même philosophie très risquée car inadaptée au tsunami actuel. Il ne s’agit évidemment pas de supprimer la propriété privée, mais de débattre des droits respectifs des uns et des autres dans une communauté confrontée à des menaces économiques et écologiques sans précédent en particulier du fait de leur cumul. Le fait de s’arc bouter sur des attitudes obsolètes est un véritable péril alors que nous devons trouver de nouvelles modalités de coopération entre nous.
Enfin, préparer l’avenir ; Il n’y a de sortie de crise que dans la préparation de l’avenir. De nombreux jeunes n’ont pas peur de l’avenir ; ils ont peur de ne pas en avoir, ce qui est bien différent.
Ces trois principes pourraient
aisément être appliqués à l’outre –mer. Tout d’abord en modifiant les propositions d’allégement fiscal pour qu’elles ne favorisent pas les entreprises déjà hyper privilégiées, mais qu’elles
aillent vers les allégements de charge pour augmenter le pouvoir d’achat ou baisser les prix et vers des entreprises assurant la production des biens et services en substitution aux
importations, ou bien la réduction de la dépendance énergétique (transports, production énergie renouvelable, maîtrise de la demande en électricité).Un véritable plan de développement
durable pour l’outre mer devrait être lancé dans lequel certaines mesures annoncées comme le maintien des mesures de défiscalisation pour les investissements productifs ou la
défiscalisation du logement social auront toute leur place. Devraient s’y ajouter des mesures plus structurantes comme le développement des transports en commun ou l’instauration
d’une prime de proximité pour tous ceux qui travaillent à moins de 10 kms de son domicile. Enfin et surtout, nous devrions tous comprendre la richesse patrimoniale et humaine que représente
l’outre-mer et en tirer toutes les conséquences. Nous pouvons et devons le faire.
Tribune France Culture du 23 février : link
Le super bénéfice de Total est le plus important jamais réalisé par une entreprise française avec près de 14 milliards d'euros, en hausse de 14 % par rapport à 2007, pour un chiffre d'affaires de 179,98 milliards d'euros. Cela pourrait être une excellente nouvelle si l’origine de ce profit et son utilisation s’inscrivaient dans un développement durable. La question de sa taxation éventuelle ne se poserait alors pas.
Certes, de nombreux parlementaires UMP se sont immédiatement opposés à une telle initiative en raison de l’importance de l’impôt acquitté en France par Total. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP a affirmé : « 13 milliards de bénéfices, ça veut dire environ 13 milliards d'impôts sur les sociétés pour l'État. » .
Malheureusement, c’est faux. Le chiffre de 14,1mds d’impôts que le groupe s’attend à payer en 2009 concerne le monde et pas seulement la France. Certes, l’impôt payé par Total en France est secret. Mais, une société paye ses impôts dans les pays où les filiales réalisent les bénéfices. Or les "impôts du résultat opérationnel net" sont de 14,5 milliards d'euros pour l'amont, (localisé hors de France) et de 143 millions pour l'aval.
UFC que choisir évalue à 5% les profits de Total réalisés en France et en 2007 et certains évaluent à 500 millions d’euros l’impôt sur les sociétés payé par Total. Quoiqu’il en soit, même avec les 140 millions de prime à la cuve, tant que l’opacité régnera sur la réalité de la contribution de Total au budget, ce type d’argumentaire n’est pas sérieux et la question de la contribution de Total à l’effort collectif est évidemment posée, mais dans des termes différents.
La situation florissante de Total n’est pas unique puisque, son grand rival américain, Exxon Mobil a annoncé 45 milliards de dollars de profits qui ont été aussi accueillis par une avalanche de critiques outre-Atlantique et pour les mêmes raisons.
"Total ne tire pas les fruits de son innovation, mais d'un simple effet de rente. Ce sont la hausse du prix du baril et les marges de raffinage qui ont permis ces superprofits alors que les consommateurs ont payé en 2008 des prix historiquement hauts", explique François Carlier, directeur adjoint des études à UFC-Que choisir.
Autrement dit, ces superprofits ont été directement ponctionnés, et sans aucune justification économique dans les poches des contribuables-usagers .Un exemple particulièrement choquant est celui de la Guadeloupe où la filiale de Total, SARA est un des accusés majeurs dans la critique de la vie chère en raison de son monopole de fait. On peut ajouter à l’effet de la rente, les économies réalisées sur la sécurité qui sont apparues dans l’affaire de l’Erika et sans doute d’AZF ou encore le comportement social de Total en Birmanie par exemple. Or Total a reversé 4,9 milliards de dividendes à ses actionnaires en 2008 (4,5 milliards avaient été reversés en 2007) soit une hausse de 10 % sur un an.
Ces dividendes correspondent à un taux de distribution de son bénéfice net de 37 %.C’est donc une illustration du maintien d’un système qui nous conduit à la faillite, en affaiblissant constamment la part des revenus salariaux par rapport à celle des actionnaires. C’est de la redistribution à l’envers !
Mais il y a plus. Les engagements d’investissements ne sont pas acceptables. Tout d’abord, l’investissement dans les capacités de raffinage est maintenu à un niveau très insuffisant dans le but de permettre une marge de raffinage très élevée. Ensuite, Total refuse d’investir massivement dans les énergies renouvelables alors que son produit, dont nous sommes dépendants conduit le monde à sa perte. Bien au contraire, la politique des pétroliers a été de nier le changement climatique et pour certains, dont EXXON de financer de fausses controverses scientifiques pour transformer en hypothèse ce qui est malheureusement une réalité.
Cette même politique a conduit à encourager l’industrie automobile à maintenir le moteur à explosion et à faire du lobbying pour éviter toute réglementation sérieuse. L’industrie pétrolière porte une large part de responsabilité dans le naufrage actuel de l’industrie automobile.
Dès lors, le seul comportement civique et soutenable de Total serait de nous aider à sortir de l’économie carbonée dans laquelle il nous a enfermés, en faisant des profits immenses. Cela ne signifie ni racheter ses propres actions comme il l’a fait des années durant, ni distribuer des dividendes sur des profits en définitive injustifiés. Au 1er janvier 2007, ils avaient 2,5 milliards de cash, au 1er janvier 2008, 7 milliards. Et, au 1er janvier 2009, 12,3.
De quoi investir massivement dans la recherche développement pour les énergies renouvelables, aider par des pépinières, de jeunes entreprises de ce secteur à se développer, investir dans une nouvelle industrie automobile décarbonée, investir dans la sécurité et le raffinage des installations existantes. Et accepter de réduire les profits en faisant exactement coïncider la baisse du prix à la pompe avec la baisse du prix du baril , mesure qui aurait bien davantage aider les familles que la seule prime à la cuve.
Malheureusement, tout ceci parait bien utopique.
Entre le nucléaire qui parait plus prometteur en terme de profits que le renouvelable et la bataille pour garder une cassette d’autant plus indécente que les revenus des entreprises et des ménages baisse, il semble que la messe ne soit à nouveau dite, ne laissant plus que le choix que d’un impôt sur le super bénéfices pour alimenter la décarbonisation de l’économie.
. Tribune France Culture du lundi 16 février