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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Dimanche 14 octobre 2007
Pays de la Loire Paru dans l' édition du samedi 13 octobre 2007 Déchets verts : les paysans allègent la facture Les déchets verts de la déchèterie de la communauté de communes de la région de Chemillé (Maine-et-Loire) sont compostés à la ferme. De gauche à droite : François Cornuault, Cuma 49, Yoann Corvaisier, chambre d'agriculture, Christophe Piton, maire de La Chapelle-Rousselin, Tony Pezot, agriculteur à Melay. Ça taille et ça tond. Les communes ont sur les bras une montagne végétale. Initié en Vendée, le compostage à la ferme coûte moins cher. Et fait des émules. Les lotissements se multiplient. Le jardinage devient sport national. Le week-end, les tondeuses ronflent, les sécateurs taillent et les bineuses font un sort aux mauvaises herbes. En moyenne, chaque Français produit une soixantaine de kilogrammes de déchets verts par an. Les tontes et les branchages forment une montagne de douze millions de tonnes que se répartissent les déchèteries des communes. Depuis douze ans, la communauté de communes du Pays yonnais fait appel aux agriculteurs pour recycler cette masse végétale. Organisés en coopérative d'utilisation du matériel agricole (Cuma), ils ont investi collectivement dans des machines leur permettant de transformer les déchets verts en humus fertilisant pour les cultures. « Nous broyons les déchets, nous les transportons dans les champs, nous les compostons, soit purs, soit en mélange à du fumier », explique Jean-Luc Boursier, trésorier de la Cuma. Le bilan ? Positif : « Il y a dix ans, on gérait des déchets. Aujourd'hui on gère une matière première recherchée, excellent support pour le compostage. » Une quinzaine de communautés de communes L'exemple yonnais a fait des petits. D'abord en Vendée. Une quinzaine de communautés de communes (dont celles de Luçon, Saint-Jean-de-Monts, Montaigu...) ont noué des partenariats avec une cinquantaine d'agriculteurs. « C'est une filière moins onéreuse pour la collectivité. Sur un gisement total de 40 000 tonnes de déchets verts collectés en Vendée, 16 500 tonnes ont été concernées par la valorisation agricole en 2006 », constate Véronique Héraud, du service territoire de la chambre d'agriculture de Vendée. Le Maine-et-Loire emboîte le pas. Trois communautés de communes (Pouancé-Combrée, Chemillé, Segré) confient à une dizaine d'agriculteurs le compostage de 5 000 à 6 000 tonnes de déchets verts sur les 57 000 collectées dans le département. « Avant, les bennes de déchets verts circulaient sur de longues distances pour être acheminées sur les plateformes de broyage d'un prestataire industriel. Ça coûtait trop cher, raconte Christophe Piton, maire de La Chapelle-Rousselin (communauté de communes de Chemillé). Aujourd'hui, on transforme sur place ce qui est produit sur place. Les quatre exploitations (dont deux bio) qui compostent sont à moins de dix kilomètres. » Selon Yoann Corvaisier, de la chambre d'agriculture du Maine-et-Loire, « cette gestion de proximité permet de limiter le coût de traitement à 30 € la tonne. Avec une entreprise de traitement des déchets, la facture s'élèverait à 45 €. » Prochaine étape dans le Maine-et-Loire ? Faire entrer dans la danse d'autres collectivités pour acheter en commun les équipements nécessaires. Et faire face, au moindre coût, à la montagne croissante des déchets verts. Xavier BONNARDEL.
par ouest-France publié dans : déchets
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Mercredi 20 juin 2007
Enquête Environnement : incinérateurs en accusation LE MONDE | 20.06.07 | 14h24 • Mis à jour le 20.06.07 | 14h24 Retrouvez l'intégralité du "Monde" en HTML. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La question n'en finit pas d'échauffer les esprits. A Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 2 juin, la préfecture a annoncé qu'elle préférait remettre sa décision concernant le projet de nouvel incinérateur de déchets ménagers à l'automne, après l'organisation du "Grenelle de l'environnement". En avril, un collectif de 466 médecins du département a lancé un pétition contre ce projet, "dangereux pour la santé de population". A Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), les communes de l'étang de Berre soutiennent les associations écologistes dans leur lutte contre le projet d'incinérateur géant de la communauté urbaine de Marseille. En janvier, l'instruction de l'affaire de Gilly-sur-Isère (Savoie), où une pollution aux dioxines provoquée par l'incinérateur avait conduit, en 2001, à l'abattage de 7 000 têtes de bétail, a été close. Huit personnes restent mises en examen. Enfin, en mars, le préfet de l'Hérault a autorisé la poursuite de l'exploitation de l'incinérateur de Lunel-Viel, dont le permis d'exploitation venait d'être annulé par le tribunal administratif de Montpellier. Entre le discours rassurant des industriels (Veolia et Suez contrôlent chacun un tiers du marché français) et celui - volontiers catastrophiste - de certaines associations, les citoyens peuvent se sentir dépassés. "Le contrôle et l'analyse des rejets gazeux de nos sites nous permettent d'affirmer que les émissions de nos incinérateurs ne sont pas nocives, assure Thierry Gosset, directeur du traitement chez Veolia Propreté, qui exploite 45 usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) en France. Mais la profession est pénalisée pour n'avoir pas su répondre assez vite aux attentes des opposants à l'incinération. Elle paye les erreurs du passé." La première grande loi sur les déchets date de 1975. "On est alors passé des vieux incinérateurs, appelés "barbecues", à des usines équipées d'un four et surtout d'un filtre", explique Marc Cheverry, chef du département de la gestion optimisée des déchets à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). C'est dans les années 1990 que l'image de l'incinération se dégrade en France. Une première affaire de pollution aux dioxines, des molécules toxiques produites par la combustion, éclate à Halluin, dans le Nord, en 1998. Mais surtout, les exploitants ratent le virage de 1996, date à laquelle les usines devaient être mises en conformité avec deux directives européennes datant de 1989. "Cela ne s'est pas bien passé, reconnaît-on au ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. A la date butoir, moins de la moitié des incinérateurs d'une capacité supérieure à 6 tonnes/heure étaient aux normes. Ce qui a nourri le rejet, par la population, de l'incinération." La France a été condamnée pour cela, en 2002, par la Cour de justice européenne. "La prise de conscience des pouvoirs publics concernant l'impact des rejets environnementaux des usines d'incinération a été très tardive", a constaté, en 2004, le Comité de la prévention et de la précaution du ministère de l'écologie. Une nouvelle directive européenne, en 2000, a imposé des normes plus strictes, avec notamment une limite de 0,1 nanogramme par m3 pour les rejets de dioxines. L'erreur ne s'est pas reproduite : à la fin 2005, date d'entrée en vigueur de la réglementation, la quasi-totalité du parc français d'incinérateurs (128 en 2007) était aux normes. Les associations regroupées au sein de l'Alliance pour la planète ont pourtant appelé, le 15 mars, à un moratoire. "Les concentrations de polluants diminuent, mais on remplace un problème par un autre en construisant des méga-incinérateurs, ce qui augmente les distances de transport des déchets", note Sébastien Lapeyre, chargé de la question au Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID), association qui reconnaît être "opposée par principe à l'incinération". "Nous sommes favorables à l'arrêt progressif de l'incinération car cela créera les conditions propices au développement du tri sélectif, déclare Bruno Genty, de France nature environnement. Et s'il reste une petite fraction de déchets à fort pouvoir calorifique, il n'est pas absurde de les brûler." La question de la nocivité des émissions reste d'actualité, même si les émissions de dioxines ont été divisées par cent en une décennie et que le ministère de l'écologie ne relève que "un ou deux cas de dépassements sérieux en 2006". Une étude de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), publiée en novembre 2006, a relancé le débat en constatant un excès significatif de risques de cancer chez des personnes ayant vécu sous un "panache" d'incinérateurs entre 1972 et 1985. Mais qu'en conclure, puisque les usines de l'époque étaient incomparablement plus polluantes que celles d'aujourd'hui ? Les associations craignent les effets de l'accumulation de substances nocives et des "cocktails" de molécules sorties des cheminées, dont on ne pourra mesurer les effets sanitaires que dans vingt ou trente ans. "Il y aura toujours des risques, mais des risques minimes voire négligeables, estime Marc Cheverry, de l'Ademe. On peut dire qu'aujourd'hui, l'incinération n'est plus un problème de santé publique." Il est un point sur lequel tous les acteurs du débat se retrouvent à peu près : la nécessité de développer le tri sélectif et d'agir à la source sur le volume et la composition des produits que l'on retrouve dans les ordures ménagères. Car même si des méthodes alternatives à l'incinération comme le compostage, la méthanisation ou les traitements biomécaniques progressent, une fraction incompressible des déchets devra toujours être stockée en décharge ou brûlée. "L'incinération n'est pas la solution idéale, mais j'ai peur quelle soit incontournable aujourd'hui", affirme le toxicologue Gérard Keck. Gilles van Kote Article paru dans l'édition du 21.06.07.
par Le Monde publié dans : déchets
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Mardi 28 mars 2006
Lille va traiter ses ordures ménagères pour en extraire du gaz Votre poubelle vaut de l'or... La communauté urbaine de Lille (LMCU) veut récupérer le méthane dégagé par la décomposition des ordures ménagères pour faire rouler ses bus. Les 85 communes (1,1 million d'habitants) laissent chaque année un tas de déchets équivalant à une pelouse de football de la hauteur de la tour Eiffel. La Commission européenne a justement lancé un partenariat des villes aux biocarburants et LMCU a été chargée du management complet du projet Biogasmax regroupant 28 partenaires européens. Pierre Mauroy, président (PS) de LMCU, a présenté le dossier vendredi 24 mars à Lille, en présence des quatre collectivités les plus engagées, la région de Göteborg (Suède), les villes de Stockholm (Suède), Haarlem (Pays-Bas) et Rome (Italie). "En France, le biocarburant liquide est focalisé sur l'éthanol, regrette Paul Deffontaine, vice-président (PS) de LMCU chargé des déchets urbains. On pense toujours au gaz issu des productions agricoles, mais rarement à celui émanant des ordures. Ce qu'on veut faire de manière industrielle se produit naturellement !" L'idée est d'éviter la dissipation du méthane issu des résidus urbains, qui induit le réchauffement de l'atmosphère, mais aussi de produire un carburant à source renouvelable. L'originalité lilloise est de réaliser cela à grande échelle. UNE FLOTTE DE 150 BUS Le Centre de valorisation organique (CVO) en construction à Sequedin sera unique en Europe. D'abord par sa taille. A partir de 2007, il traitera 108 000 tonnes de déchets par an. Le plus gros centre, actuellement en Allemagne, recueille 50 000 tonnes. "Ensuite, explique Paul Deffontaine, nous aurons un garage de 150 bus directement branchés sur le biogaz. Cela n'existe pas ailleurs, excepté en Suède, mais en plus petites unités. En Allemagne, ils transforment en électricité l'énergie produite par la méthanisation." La rivalité avec les Scandinaves a poussé LMCU à prendre le management complet du projet européen et à édifier le CVO sur l'ancien site industriel de la Pierrette. "Nous voulions être aussi novateurs que les Suédois", ajoute Paul Deffontaine : Stockholm et Göteborg ont prévu d'équiper de sept stations-service au biogaz l'autoroute E20 (500 km) qui les relie. Le combat contre les lobbies énergétiques n'est pas gagné. "GDF a tendance à nous ignorer, explique Pierre Hirtzberger, un technicien de LMCU. Le gazier réfléchit à un compresseur à domicile qui permettrait de recharger en gaz sa voiture durant la nuit." LMCU ne cherche qu'à alimenter 150 bus et, éventuellement plus tard, les flottes automobiles des collectivités, entreprises ou sociétés de taxis. Une autarcie verte à une échelle modeste. Actuellement, 100 bus roulent au gaz naturel, dont quatre déjà au biogaz grâce à la "digestion" de boues d'épuration à la station de Marquette-lez-Lille. Paul Deffontaine voit néanmoins deux nuages s'accumuler devant lui : "Il existe, d'une part, une méfiance devant un gaz provenant d'ordures, alors qu'on ne fait qu'accélérer le processus de fossilisation, qui dure des siècles : le biogaz n'a pas plus de germes que le gaz de ville ! D'autre part, il ne faudrait pas être taxé, ce qui rendrait le procédé trop coûteux..." Geoffroy Deffrennes Article paru dans l'édition du 28.03.06
par article Le Monde publié dans : déchets
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Vendredi 24 mars 2006
In praise of a hidden household hero VIEWPOINT Jane Bickerstaffe Anger over plastic bags is misplaced, says Jane Bickerstaffe in The Green Room this week. Their environmental impact is negligible, she argues, and taxing them can cause more serious damage. Packaging has a tiny environmental impact compared with the impact of heating our homes and using private transport, let alone flying The humble and much maligned thin plastic carrier bag is at least as much a household hero as the pantomime villain it is often (mis)cast to be. A recent UK government-funded initiative to look at ways to reduce use of thin bags found that people don't want more re-usable "Bags for Life" - they already have plenty in their homes - they just forget to take them to the shops! Surely, though, it's not that difficult if we are planning a shopping trip to remember to take our own bags. We manage when we are on holiday in Italy or Spain, where the practice is more commonplace. It might be different on ad-hoc trips, but still it is not necessary to always accept a new bag. One national UK pharmacy chain has trained its staff to ask customers whether they really need a bag. Small impacts All packaging (including carrier bags) has a tiny environmental impact compared with the impact of heating our homes and using private transport, let alone flying. Putting a tax on carrier bags does nothing to help the environment. It simply adds costs and penalises those who can least afford to pay - the elderly and those without cars. Another argument commonly directed against plastic bags is that they do not quickly degrade in landfill. These bags represent just 0.3% of household waste sent to landfill and the fact that they are relatively inert and stable is an advantage. Biodegradable waste, on the other hand, such as potato peelings, some degradable plastics, junk mail and newspapers, does break down in landfill and releases greenhouse gases. This is why a European Landfill Directive has set targets to reduce the amount of biodegradable material landfilled. However, a number of governments around the world are considering introducing, or have introduced, taxes or bans on plastic carrier bags. The reasons vary according to the country. Has Ireland's plastic bag tax increased the use of lorries? The Irish Government, for example, claimed that the sole purpose of taxing plastic bags was to solve a litter problem. Yet two years after the introduction of the tax, plastic carrier bags still constituted 0.25% of litter according to the Irish Litter Monitoring Body. In the UK, with no such tax, they were only 0.06% of litter, according to a survey commissioned by Incpen and carried out by Encams, the charity which runs the Keep Britain Tidy campaign. In any case, there is no excuse for littering anything in countries where the authorities provide a waste management infrastructure. In countries such as Rwanda and Bangladesh where plastic bags have been banned because they clog drains and exacerbate flooding, the problem arises because there is no such infrastructure. In the short term, banning bags may be necessary to help reduce flooding, but the best solution is to manage waste properly and enable the public to dispose of all waste responsibly. Re-used not recycled According to the UK government's environment department, over 80% of plastic bags are re-used by British households. Bags represent just 0.3% of household waste sent to landfill and the fact that they are relatively inert and stable is an advantage Once a bag has completed its task of transporting purchases from shop to home, it becomes a bin liner, a disposable nappy bag, or something to carry muddy football boots in. In practice, the tax in Ireland has actually had a negative effect on the environment. Deprived of thin bags, people have had to buy tailor-made bags. Tesco reports selling 80% more pedal bin liners and SuperQuinn supermarket 84% more disposable nappy bags; these are thicker and use more resources. Marks & Spencer reports using three times as many lorries to transport alternative bags to their Irish stores with a resulting rise in exhaust emissions and traffic nuisance. So let's not be too hard on the thin plastic carrier bag. We can use it for its original purpose and then re-use it for lots of other things when we get it home. Jane Bickerstaffe is director of Incpen, the Industry Council for Packaging and the Environment, in the UK. Incpen aims to analyse and minimise the environmental and social impacts of packaging. The Green Room is a series of opinion pieces on environmental issues running weekly on the BBC News website.
par bbc news publié dans : déchets
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Jeudi 23 mars 2006
Le gouvernement propose un plan de gestion des déchets nucléaires LEMONDE.FR | 22.03.06 | Le conseil des ministres a adopté, mercredi 22 mars, un projet de loi instituant un plan national de gestion des déchets radioactifs. Sans trancher entre les différentes solutions proposées, le gouvernement a laissé entendre que le stockage géologique profond serait privilégié pour les déchets les plus dangereux. Le ministre de l'industrie, François Loos, s'est voulu rassurant. Il a souligné que les trois axes envisagés pour la gestion de ces déchets (séparation, entreposage en surface et stockage en couches géologiques profondes)"sont complémentaires" et qu'"il n'y a pas lieu de les opposer." Concernant les déchets radioactifs de haute activité à vie longue, ceux qui "ne peuvent pas être stockés définitivement en surface ou en faible profondeur seront placés dans un stockage en couche géologique profonde, qui devra être réversible pendant une première période", a précisé M. Loos. Le gouvernement a déjà reçu l'aval de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). "UN PASSEPORT POUR L'ENFOUISSEMENT" Cette solution est largement critiquée par les antinucléaires. Six organisations, dont Greenpeace, ont dénoncé mercredi un texte aux allures de "passeport industriel pour l'enfouissement, qui méprise l'avis de la majorité de l'opinion publique". Pour le réseau "Sortir du nucléaire", qui fédère plus de 700 associations, "l'enfouissement des déchets les plus dangereux est la pire des solutions." Cap 21, le parti écologiste de Corinne Lepage, dénonce une position "totalement prématurée qui consacre l'enfouissement des déchets radioactifs en couches profondes comme solution de référence". Le député PS Arnaud Montebourg s'était déjà insurgé mardi contre un projet de loi "qui privilégie l'enfouissement". Deux propositions de loi ont d'ores et déjà été déposées par le groupe socialiste et par le député UMP Claude Birraux, s'appuyant toutes deux sur un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Le texte du gouvernement, préparé sur la base des quinze années de recherches scientifiques menées dans le cadre de la loi dite Bataille du 30 décembre 1991, sera discuté à l'Assemblée nationale à partir du 6 avril pour une adoption "avant la fin de l'été", a précisé M. Loos. Avec AFP
par article Le Monde publié dans : déchets
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Mardi 3 janvier 2006
Collecte d'ordures sous vide LE MONDE | 02.01.06 | 15h14  •  Mis à jour le 02.01.06 | 15h14 LYON CORRESPONDANTE Plus de bennes bloquant les rues, plus de poubelles malodorantes dans les halls d'immeubles, mais un système souterrain d'aspiration des ordures automatisé, inodore et invisible. Une société suédoise, Envac, installée à Stockholm, développe un système de collecte des déchets ménagers particulièrement écologique. Son procédé sous vide est entièrement clos : les déchets sont triés par les habitants et déposés dans des bornes discrètes, installées près des immeubles ou sur la voie publique, différenciées selon les déchets (organiques, carton et résiduels). Les sacs, momentanément stockés dans des cuves, sont aspirés à la vitesse de 70 km/h dans des conduites souterraines jusqu'à une station de collecte qui, si elle est enterrée, rend celle-ci invisible. Les sacs y sont séparés de l'air porteur, et les poubelles tombent dans des compacteurs qui les compressent à l'intérieur de conteneurs hermétiquement clos et différenciés, que viennent récupérer les sociétés de traitement spécialisées. Puis l'air porteur est filtré avant d'être relâché dans l'atmosphère. Cette collecte entièrement automatisée est contrôlée par informatique. Implanté en Suède et dans les pays du Nord depuis environ trente ans, ce procédé destiné aux collectivités ou aux grandes unités comme les centres hospitaliers a conquis l'Espagne. Barcelone, la capitale catalane, s'est équipée pour les Jeux olympiques de 1992. Aux 47 000 appartements raccordés doivent s'en ajouter 120 000. Soit, au total, 400 000 habitants concernés. Commerces, bureaux et restaurants se sont aussi connectés dans douze quartiers, neufs ou anciens, dont les fameux Ramblas. LA FRANCE IMPERMÉABLE L'exemple barcelonais a fait tâche d'huile en Espagne. La plupart des grandes villes, Bilbao, la banlieue madrilène, Valence, Séville ou encore Carthagène ont adopté le système suédois. L'Asie, depuis l'apparition du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), est également intéressée pour limiter les risques sanitaires. Qingdao, le site des épreuves de voile des JO chinois de 2008, Yongin City, la banlieue de Séoul en Corée du Sud, des pôles d'activité à Singapour et Hongkong ou encore l'aéroport de Kuala Lumpur sont déjà équipés. A Taïwan, c'est l'immeuble le plus haut du monde, la tour Taïpeh 101, culminant à 508 mètres, qui a adopté la collecte sous vide pour traiter les 6 tonnes de déchets par jour générés par ses 10 000 employés. Au total, Envac est présente dans trente pays. Malgré ce succès, la France reste encore totalement imperméable à cette technologie. Envac, implantée depuis un an à Lyon, attend le résultat de plusieurs appels d'offres lancés, notamment par Narbonne ou Boulogne-Billancourt. Mais les élus français semblent réticents face au coût initial de l'installation (2 000 à 3 000 euros par appartement). Pour Yannick Geugnon, le représentant d'Envac en France, "l'argument financier n'est pas pertinent car il s'agit d'un transfert de charge. La collectivité gagne en exploitation ce qu'elle investit en équipement. De plus, le coût de l'installation doit être partagé entre le promoteur et la collectivité". Article paru dans l'édition du 03.01.06
par article Le Monde publié dans : déchets
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Mercredi 12 octobre 2005
Les députés français ont voté l'interdiction des sacs plastiques à partir de 2010 L'Assemblée nationale a voté à l'unanimité, mardi 11 octobre, un amendement interdisant la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l'horizon 2010, prenant en marche le train de la réduction de l'usage des sacs de caisse, lancé en France il y a un an seulement. Amendement en faveur des biocarburants Les députés ont aussi approuvé à une large majorité, avec l'appui du gouvernement, un amendement de la commission des affaires économiques portant la part des biocarburants et des autres carburants renouvelables "à 5,75 % au 31 décembre 2008, à 7 % au 31 décembre 2010 et à 10 % au 31 décembre 2015". Cet amendement reprend dans un texte législatif les dispositions annoncées par le premier ministre, Dominique de Villepin, lors de son discours sur l'agriculture, le 13 septembre à Rennes. Les députés ont également décidé d'appliquer "une fiscalité incitative" sur les biocarburants pour tenir compte de "leurs avantages économiques et environnementaux" et de "la différence entre leurs coûts de production et le coût de production des carburants fossiles". – (Avec AFP.) [-] fermer Avec cet amendement à la loi d'orientation agricole, les députés cherchent surtout à trouver de nouveaux débouchés aux agriculteurs. Les sacs biodégradables – fabriqués pour moitié avec de l'amidon de maïs et pour l'autre avec un polymère (plastique) biodégradable – pourraient à l'avenir provenir d'autres matières végétales, comme la pomme de terre, le chanvre ou la tomate. "C'est une très bonne nouvelle, surtout si l'on recourt à d'autres matériaux que le maïs, trop gourmand en eau", estime Florence Couraud, directrice du Centre national indépendant d'information sur les déchets, une association écologiste."Le sac en biomatériau [biodégradable] est la meilleure option après le cabas réutilisable", précise Nadia Boeglin, chef du département éco-consommation à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). La toute dernière étude de l'Ademe, publiée en septembre 2005, conclut à la supériorité écrasante du cabas en matière de consommation d'énergie et d'impact environnemental, devant tous les sacs jetables (plastique, papier, biodégradable, fragmentable). Toutefois, "lorsqu'il se révèle nécessaire de maintenir l'usage de sacs jetables, l'emploi des sacs biodégradables doit être fortement encouragé", estime-t-elle. Symboles de la société du jetable, les sacs à usage unique sont utilisés en moyenne vingt minutes, puis incinérés ou dispersés dans la nature – où il leur faudra jusqu'à quatre cents ans pour disparaître. Les écologistes les accusent de dégrader l'environnement, de polluer les océans et d'étouffer les animaux marins. L'ENJEU DES EMBALLAGES PLASTIQUES La bataille pour réduire leur usage, lancée en 2003 par la ministre de l'écologie, Roselyne Bachelot, a marqué des points. Le nombre de sacs plastiques distribués en caisse a diminué de 20 %, passant de 15 milliards à 12 milliards d'unités en 2004, selon le ministère. Un succès fragile, souligne Nadia Boeglin, puisque"les premiers pourcents de réduction sont sans doute les plus faciles à gagner". Certaines enseignes, qui les avaient bannis, sont revenues sur leur position, de crainte de perdre des clients. La ministre de l'écologie, Nelly Olin, a fixé un nouvel objectif : réduire de moitié la quantité de sacs de caisse distribués en 2006 par rapport à leur niveau de 2003. Le sac biodégradable pourrait apporter une solution facile. Mais il risque de semer la confusion auprès des consommateurs et d'anéantir l'effort de pédagogie lancé depuis un an, relève Nadia Boeglin à l'Ademe. A cet égard, l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a dit "rester critique"  concernant cette décision. Elle juge que "la biodégradabilité n'est pas la solution à tous les maux", et estime qu'il faut veiller à ce que "les consommateurs ne soient pas trompés par l'arrivée du fameux "Néosac" tant vanté par les industriels et dont la dégradabilité reste à prouver". L'association demande par conséquent que la mise en place de ces dispositions ne soit pas"supportée par les consommateurs"  et que le sac de caisse jetable soit interdit "immédiatement", au bénéfice d'un sac réutilisable, consigné, écologiquement performant et fabriqué en France. Si la lutte contre le sac plastique est surtout symbolique – il représente seulement 2 kg des 360 kg de déchets annuels de chaque Français –, l'interdiction des emballages plastiques, également votée par les députés, est un enjeu considérable, puisque la moitié des 100 milliards d'emballages utilisés chaque année est en plastique. "Il est impossible de les remplacer par des emballages biodégradables d'ici à 2010, aussi bien techniquement qu'en termes de délai", a réagi Bernard Hérodin, directeur général d'Eco-Emballages, responsable de la collecte. Il observe toutefois qu'il ne s'agit que de la première lecture de la loi : les députés pourraient revenir sur cette disposition, qui "nécessiterait de restructurer entièrement la filière du plastique". "Nos compatriotes attendent des signes clairs concernant le respect de l'environnement par les exploitants", a souligné le ministre de l'agriculture, Dominique Bussereau, lors du débat à l'Assemblée. "Le développement des bioénergies répond à notre préoccupation pour l'environnement, tout en offrant des perspectives d'avenir pour la protection agricole", a-t-il fait valoir. Avec AFP
par article Le Monde publié dans : déchets
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Mardi 27 septembre 2005
Environnement - 23/09/2005 L'incinération et le stockage seront plafonnés Il n'y aura pas d'objectif de recyclage minimum des déchets, mais des seuils maximum dévolus à l'enfouissement et à l'incinération. C'est l'orientation majeure du "plan d'actions" présenté par Nelly Olin en conseil des ministres puis devant les professionnels réunis aux Assises des déchets de la Baule. La ministre de l'Ecologie entend limiter à 250 kilos par an et par habitant en 2010 la quantité de déchets incinérée ou stockée. Un ratio qui devra tomber à 200 kg/an/hab en 2015. Aujourd'hui, 80 % de la poubelle (soit 290 kg/an/hab) rejoint l'incinérateur ou le centre d'enfouissement technique (CET). Enfin, le gouvernement affirme que les quelque 700 décharges sauvages devront avoir fermé dans 18 mois.
par La Gazette des communes publié dans : déchets
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Mercredi 21 septembre 2005
  Les Bouches-du-Rhône veulent éliminer les déchets sans incinérateur Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Méditerranée  Le conseil général des Bouches-du-Rhône a présenté mardi un projet de plan d'élimination des déchets ménagers favorisant le tri et le "traitement biologique sans incinération" pour les années à venir. Ce projet, élaboré par le Conseil général à majorité socialiste, sera soumis à une enquête publique entre le 27 septembre et le 27 octobre prochain. Il pourrait être adopté, par arrêté fin 2005 ou début 2006, a précisé le conseiller général délégué au plan départemental d'élimination des déchets ménagers, Antoine Rouzaud lors d'une conférence de presse. "Le développement durable est au coeur de ce plan", a-t-il précisé. Le département des Bouches-du-Rhône souhaite notamment développer davantage le tri sélectif puis les procédés de compostage et de méthanisation des déchets restants afin de réduire la quantité des déchets à stocker. L'objectif est de passer de 9% de déchets recyclés en 2003 à une part de 23% en 2015. 900.000 tonnes de déchets ménagers ont été générées en 2003 dans les Bouches-du-Rhône, selon un document fourni par le Conseil général. 850.000 tonnes ont été collectées de manière traditionnelle et 50.000 tonnes de manière sélective. Le département souhaite qu'en 2010 100.000 tonnes de déchets soient collectées de manière sélective, soit le double du niveau actuel. (20/09/2005) Repères Le plan du département a été dévoilé alors que l'enquête publique sur un projet d'incinérateur prévu à Fos-sur-mer pour traiter les déchets de l'agglomération de Marseille a été ouverte lundi. Soutenu par la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM) présidée par Jean-Claude Gaudin, le projet d'incinérateur fait face à la grogne de plusieurs municipalités et n'est pas soutenu par le conseil général.  
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Mercredi 21 septembre 2005
    40% des déchets pourraient être valorisés d’ici 10 ans Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Le taux de valorisation des déchets ménagers pourrait atteindre 40% d'ici dix ans contre 20% actuellement grâce notamment aux progrès réalisés dans la valorisation des déchets alimentaires, a estimé mardi le secrétaire général des 8ème assises nationales des déchets, Stéphane Cassereau. Si en matière de production de déchets industriels, la France est en phase de "stabilisation", voire de "diminution" depuis plusieurs années, la production de déchets ménagers continue d'augmenter de 1% par an pour atteindre 350 kg par habitant contre 150 kg il y a 25 ans, a souligné M. Cassereau, directeur de la Drire (Direction régionale de l'Industrie, la Recherche et de l'Environnement) des Pays-de-la-Loire. "Seuls 20% sont recyclés et le reste est dirigé vers les décharges ou les incinérateurs", a-t-il ajouté. Si ce taux est passé de 0 à 20% en dix ans, il est "largement insuffisant" car "l'estimation du potentiel est d'environ 40%, ce qui est l'objectif pour les dix prochaines années", a estimé M. Cassereau. Un pourcentage qui pourrait être atteint grâce à "la fraction fermenticide (les déchets alimentaires) de notre poubelle qui en représente un tiers" et qui aujourd'hui n'est pas recyclée. Les déchets alimentaires, entreposés en décharge, produisent du biogaz (méthane) qui contribue à 3% à l'effet de serre, note M. Cassereau. "L'une des solutions c'est le compostage", une solution qui permettrait de transformer "la part fermenticide" en engrais capable de remplacer les engrais chimiques utilisés dans l'agriculture. Enfin le développement de nouvelles filières de recyclage, comme celle des déchets électriques et électroniques, devrait permettre d'améliorer la situation, selon M. Cassereau. Ces déchets augmentent en effet de 3 à 5% par an et pèsent, ménages et industriels confondus, quelque 1,5 million de tonnes par an. Reste que la multiplication des filières de recyclage "commence à poser problème", aussi bien pour les usagers que pour les collectivités locales, note l'expert. Il plaide donc pour "trouver un autre équilibre", notamment par le développement de points de "collecte multimatériaux" et "un système qui ne transfère pas la charge sur les collectivités". Pour cela, Jacques Pélissard, le président de l'Association des maires de France, a réclamé mardi la généralisation de "l'internalisation" du coût du recyclage dans le prix des produits afin de soulager financièrement les collectivités locales chargées de la collecte et du tri. (20/09/2005)
par Le Moniteur-Expert publié dans : déchets
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