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Le 18 octobre, une journée record : 2489 pages vues. Prévision du mois : 22225 pages vues et 5089 visiteurs. Merci de votre intérêt.

L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Samedi 8 octobre 2005
Les récoltes de miel s'améliorent dans plusieurs régions LE MONDE | 08.10.05 | 13h04  •  Mis à jour le 08.10.05 | 13h04 NANTES de notre envoyée spéciale Pour la première fois depuis une dizaine d'années, les récoltes de miel s'améliorent dans certaines régions de France. Ce constat est effectué par l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), premier syndicat de la filière, qui réunit son université d'automne, vendredi 7 et samedi 8 octobre, à Nantes. Son président, Henri Clément, parle d'une "nette amélioration" du cheptel et de "colonies copieuses, qui donnent des signes de vitalité" . "Dans le Sud-Ouest, les récoltes ont été très bonnes" , affirme M. Clément. Le représentant des apiculteurs voit dans cette embellie "la récompense" du combat mené contre les insecticides Gaucho et Régent, dont les molécules actives (l'imidaclopride pour le Gaucho et le fipronil pour le Régent) sont accusées par les apiculteurs d'altérer le comportement des abeilles et de décimer les ruchers. Ces produits, employés pour protéger les cultures des ravageurs, ont une action systémique : l'insecticide enrobe la semence et libère ses principes actifs dans la sève. "On a retrouvé les ruches comme avant la période Gaucho-Régent", dit M. Clément. ANNÉE TEST 2005 est une année test pour les apiculteurs. Pour la première fois, les deux insecticides contestés n'ont pas été utilisés pour traiter les champs de maïs et de tournesol. Leur usage a été suspendu progressivement, au fil des victoires remportées par les apiculteurs au cours d'une longue guérilla judiciaire. Un moratoire interdit l'usage du Gaucho sur les semences de tournesol depuis 1999, et depuis 2004 sur le maïs. L'usage du Régent est suspendu sur toutes les cultures depuis 2004. Malgré les avancées qu'ils relèvent, les apiculteurs de l'UNAF sont très loin de crier victoire. "Les intoxications, les comportements anormaux et les dépopulations que nous observions pendant la récolte entre 1996 et 2004 ont disparu cet été dans certaines régions, explique M. Clément. Nous devons maintenant attendre l'hivernage et le début du printemps prochain pour effectuer le bilan des mortalités d'abeilles." Les années précédentes, cette mortalité pouvait tuer entre 30 % et 50 % du cheptel, selon les producteurs de miel. Surtout, l'amélioration n'est pas ressentie partout. En Poitou-Charentes, en Pays de la Loire, en Vendée, la situation est "plus diversifiée" , selon l'UNAF. De nombreux apiculteurs ne notent pas de différence avec les années précédentes. Ils pâtissent de la sécheresse qui touche ces régions. Et, selon les producteurs de miel, les insecticides incriminés sont encore présents dans les champs. La rémanence des produits, c'est-à-dire leur persistance dans les sols, est en cause, selon les apiculteurs, dans des régions où les pesticides ont été employés largement et longtemps. Par ailleurs, le Gaucho est toujours employé sur les céréales à paille (blé, orge). L'UNAF réclame la suspension de cet usage. L'année est également importante pour les firmes agrochimiques ­ Bayer commercialise le Gaucho, BASF est propriétaire du Régent. L'industrie dément tout lien entre ses produits et les dommages subis par les abeilles. "La thèse de l'explication unique ne tient pas" , affirme Jean-Marc Petat, directeur du département filières et environnement chez BASF. L'industrie avance d'autres facteurs : problèmes climatiques, alimentation des abeilles appauvrie par la monoculture, maladies, mauvaises pratiques des apiculteurs... Les produits incriminés en France sont utilisés dans de nombreux autres pays, font également valoir les fabricants. "Nous voulons une expertise indépendante, il faut que les scientifiques statuent" , affirme M. Petat. Depuis le début de cet affrontement, les deux camps citent des études contradictoires. Le sort définitif des molécules provisoirement interdites devra pourtant être fixé. L'Union européenne, qui réévalue toutes les substances chimiques autorisées en Europe, est appelée à se prononcer. En parallèle, un groupe de travail est chargé, au ministère de l'agriculture, d'élaborer des tests sur la toxicité des produits, afin de procéder à de nouvelles évaluations. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 09.10.05
par article Le Monde publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Vendredi 7 octobre 2005
MAINE ET LOIRE Maine-et-loire Actualité Incinérateur : les opposants ont trouvé une avocate ( 07/10/2005 )   Corinne Lepage était hier à Angers, à l'Assemblée des communautés de France (voir par ailleurs), pour parler d' « intercommunalité et environnement ».   Corinne Lepage est venue dénoncer les incohérences et les dangers de l'incinération des déchets. Ici, la présidente de Cap 21, avec un membre angevin de son mouvement écologique, Bernadette Cailleau-Humeau. La déléguée de Cap 21 soutient avec de nombreux scientifiques dont le professeur Belpomme, cancérologue, un combat contre les incinérateurs. Elle a pesé sur la décision d'abandon en Vendée d'incinérer et plaide pour un avenir sans incinérateur. La France s'en est faite la championne d'Europe avec ses 600 tonnes/heure de déchets traités par 160 incinérateurs, qui déversent sur la population dioxine, métaux lourds, monoxyde d'azote, et autres produits polluants très dangereux pour la santé. A Angers, on s'apprêtait à prendre la même voie avec un nouvel incinérateur à Saint-Barthélemy-d'Anjou. Corinne Lepage a donc tenu à manifester son soutien au collectif « Incinérat'or », qui s'oppose courageusement depuis quelques mois. « On nous brandit une norme européenne qui date de 1989 de 0,1 nanogramme par m3 chez les nouveaux incinérateurs. Mais plus on traite de mètres cubes, plus ces nanogrammes sont nombreux à être déversés dans l'atmosphère. Dans d'autres pays, comme l'Autriche, les normes sont dix fois moins fortes. Or le traitement par incinérateur étant plus intéressant sur le plan capitalistique, on vend aux communes des usines surdimensionnées sous prétexte qu'il faut anticiper un avenir avec des déchets de plus en plus importants. Nous préconisons au contraire d'aller vers le zéro déchet afin de cesser cette pollution susceptible de déclencher asthmes et cancers. » Zéro déchet, on peut y arriver : des villes alsaciennes ont réussi à faire baisser les déchets ménagers de 400 kg à 60 par personne et par an. « Cela a nécessité la mise en place d'une filière logique avec compostage des éléments putrescibles, des déchets récupérés pour reconstruire autre chose. Les déchets, y compris les monstres, deviennent des matières premières “ secondaires ” ». Corinne Lepage rappelle qu'incinérateur et tri sont antinomiques : « Pour fonctionner un incinérateur a besoin des éléments organiques. Ce qui met à mal le tri. Dans certains cas, on demande même de rajouter plastiques et cartons pour faire marcher l'incinérateur. Il faut le dire haut et fort, le tri est incompatible avec l'incinérateur. Il y a même aujourd'hui des habitants à qui on demande de trier, mais à l'arrivée tout est mélangé dans l'incinérateur qu'il faut nourrir… » - Rappelons qu'à Angers, la décision finale sur le mode de traitement des déchets sera prise en novembre. Le 11 octobre, à 20 h 30, soirée « Alternatives » à la MPT Montplaisir, à Angers.
par article la Nouvelle République du Centre-Ouest publié dans : Angers et actualité régionale
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Jeudi 6 octobre 2005
Santé. Après l'amiante, la prise de conscience des risques liés aux produits toxiques s'amplifie. Quand l'environnement devient maladie Par Eliane PATRIARCA et Romain NIGITA vendredi 07 octobre 2005 (Liberation - 06:00) ans la douleur ou le pragmatisme, la prise de conscience du lien entre santé et environnement est en train de s'opérer. Dans le cadre de leur campagne «Detox», les écologistes du WWF ont dévoilé hier les analyses de sang de treize familles européennes sur trois générations : sur 107 produits chimiques recherchés, 73 ont été décelés. Comme prévu, les concentrations sont plus fortes chez les enfants, les mères transmettant durant la grossesse un stock de produits chimiques. Une réalité qui pèsera peut-être dans la balance le 14 novembre, lorsque le Parlement européen décidera du sort de la nouvelle législation européenne sur les substances chimiques baptisée Reach (1). Ce projet fait très peur au secteur de la chimie. Pour preuve, l'Union des industries chimiques (UIC) organisait hier à Paris une rencontre opportunément intitulé «Chimie et santé, le nouveau débat émotionnel». L'émotion justement était très présente le week-end dernier à Condé-sur-Noireau (Calvados) lors de l'inauguration d'un monument à la mémoire des victimes de l'amiante. Même si la preuve d'un lien de causalité entre un produit toxique et une maladie peut rarement être établie aussi clairement que dans le cas de l'amiante et du mésothéliome (cancer de la plèvre), la santé publique inclut bien désormais les facteurs environnementaux au sens large. Deux livres publiés ces jours-ci, qui alertent sur les pollutions discrètes mais fatales (lire ci-dessous), en attestent. A Rouen, ce sont des médecins libéraux, conscients de leur manque de formation et d'information dans ce domaine ­ une carence soulignée par le Plan national santé environnement de 2004 ­, qui organisent, aujourd'hui et demain, le premier congrès national sur les pathologies environnementales (2). « Dans les études de médecine, il n'y a que quelques heures consacrées à l'environnement alors que les perturbations des écosystèmes ont un effet boomerang sur la santé humaine !», déplore Joël Spiroux, généraliste à Rouen et, cas exceptionnel, formé à l'écologie fondamentale. Président de la commission santé-environnement de l'Union régionale des médecins libéraux de Haute-Normandie, il est l'un des initiateurs du colloque. « Cela fait vingt ans que je suis dans une région à la fois très industrialisée et agricole. Et je suis confronté à une multiplication des pathologies allergiques, des bronchites chroniques, de l'asthme, à une hausse colossale des cancers, des cas d'hypofécondité, de stérilité... Mais nous n'avons ni les outils ni la formation pour faire de l'épidémiologie. On nous a formés à guérir, pas à anticiper», note-t-il. Ce colloque a aussi pour objectif de jeter les bases d'une formation en santé environnementale pour les médecins généralistes. Passionné, Joël Spiroux s'énerve d'entendre répéter les discours sur la nécessité de réduire les dépenses de santé. «Elles augmenteront d'autant plus que l'homme ne cesse de provoquer de nouvelles pathologies avec les produits qu'il fabrique et répand.» (1) Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques. (2) www.urmlsante.com vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv Vincent Nouzille, journaliste indépendant, a enquêté sur les dégâts sanitaires de la pollution : «Le principe de précaution s'applique rarement» Par Eliane PATRIARCA vendredi 07 octobre 2005 (Liberation - 06:00) vec les Empoisonneurs (1), Vincent Nouzille, journaliste indépendant, recense les dégâts sanitaires dus aux polluants et produits toxiques qui nous entourent. A travers les études scientifiques et les témoignages que vous rapportez se dessine une prise de conscience du lien santé-environnement... Au fil des crises sanitaires successives, il y a eu une maturation collective sur les thèmes de santé environnementale. Il y a aussi un savoir scientifique important qui permet d'avoir plus que des hypothèses. Mais l'écart reste énorme entre ce que l'on sait et ce que l'on fait... C'est ce qui est révoltant. En France, le principe de précaution s'applique rarement ou de manière désordonnée. Sur des sujets graves comme la pollution de l'air ou les expositions professionnelles à des produits toxiques, on ne fait rien. Or il ne s'agit pas de risques théoriques : il y a des malades, et il y en aura de plus en plus ! Vous évoquez notamment l'amiante ? C'est comme si on ne retenait pas les leçons du passé. On attend dans les vingt ans à venir 100 000 décès dus à l'amiante. Il est interdit depuis 1997 mais il en reste un peu partout. Un à deux millions de salariés y sont aujourd'hui encore exposés en France, dans le bâtiment, les garages, la maintenance... Pourquoi tant de passivité ? La santé publique est sinistrée. La veille sanitaire est déficiente, il n'y a pas de registre national des cancers en France, la recherche est mal en point. Et on manque de toxicologues et d'épidémiologistes. (1) Les Empoisonneurs. Enquête sur ces polluants et produits qui nous tuent à petit feu, Fayard, 2005. vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv Frédéric Denhez, journaliste scientifique, a travaillé sur les «polluants invisibles» : «Etudier la toxicité à long terme des substances chimiques» Par Eliane PATRIARCA vendredi 07 octobre 2005 (Liberation - 06:00) ans les Pollutions invisibles (1), Frédéric Denhez, journaliste scientifique, attire l'attention sur ces produits toxiques qui agissent «comme une tumeur, longtemps, discrètement puis soudain avec violence». Les polluants invisibles, c'est quoi ? Des produits dont les effets polluants ne sont pas visibles, au contraire du pétrole par exemple, mais qui vont agir à long terme, s'accumuler dans la chaîne alimentaire après leur introduction dans le milieu marin et se retrouver un jour dans nos assiettes. Il s'agit des métaux lourds (mercure, arsenic...), des solvants organiques (éthers de glycol) et des polluants organiques persistants (comme certains pesticides). La marée noire de l'Erika n'est pas selon vous une catastrophe écologique mais un révélateur de nos fantasmes sur la pollution... C'est plus facile de désigner à la vindicte une salissure bien voyante que des suspects gênants. Cette marée noire a été bien digérée par le milieu marin, et ses effets sont moins dramatiques que ceux de la pollution chronique des océans. Vous espérez beaucoup du projet Reach ? Reach est une révolution car il inverse la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux ouvriers contaminés de faire la preuve du lien entre leur travail et leur maladie mais aux entreprises d'apporter celle de l'innocuité de leurs produits. Reach va obliger à étudier la toxicité à long terme des substances chimiques et va accorder du poids au doute : même si on ne peut prouver la responsabilité d'un produit dans une maladie, Reach accordera une valeur à un faisceau de présomptions. (1) Les Pollutions invisibles, éditions Delachaux-Niestlé, 2005.
par article Libération publié dans : santé
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Jeudi 6 octobre 2005
L'horizon de l'intercommunalité 16e Convention nationale des communautés et des pays à Angers Marie-Jo Hamard, présidente de la communauté de communes de Pouancé-Combrée. Aujourd'hui s'ouvre à Angers la 16e Convention nationale de l'Assemblée des communautés de France. Marquée par la présence de Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités territoriales. L'intercommunalité en France, aujourd'hui, concerne plus de 32 000 communes. Le regard de Marie-Jo Hamard, présidente de la communauté de communes de Pouancé-Combrée. Le fonctionnement des communautés de communes est installé. Peut-on aller plus loin ? Tout dépendra des décisions qui seront prises au niveau national. Il y a les compétences que le Gouvernement nous impose et les optionnelles. Parmi les obligatoires, on peut toujours en ajouter. Sauf qu'au fur et à mesure, on nous demande d'en prendre toujours plus. Au risque d'empêcher la communauté de communes d'exercer correctement son rôle : coordonner des équipements et des services, et surtout entreprendre ce que des communes seules ne peuvent pas entreprendre. Autre problème, en matière de transfert de compétences, c'est : fonctionnement et investissement ou rien. Peut-être qu'on pourrait imaginer une mutualisation des responsabilités dans certains cas. Je pense à la création de services techniques intercommunaux capables d'intervenir sur la propriété des communes par exemple. Les maires n'ont-ils pas l'impression que l'intercommunalité monte trop sur leurs plates-bandes ? Il faut savoir les impliquer dans les responsabilités qui sont celles de la communauté de communes. C'est vrai que ces dernières années, les choses ont avancé vite et que ça a pu bousculer un peu le fonctionnement de la vie municipale. Mais si les maires sentent vraiment qu'ils font partie de l'assemblée communautaire, tout se passe bien. Chez nous, nous avons mis en place un certain nombre de commissions, pilotées par des maires et des conseillers municipaux parfois extérieurs au conseil communautaire. Chacun comprend mieux les enjeux de la collectivité et a envie d'oeuvrer pour elle quand il s'y sent impliqué. Une évolution vers un suffrage universel direct ? C'est ce qu'on entend dire mais pour l'instant je pense que c'est prématuré. Si on se dirige vers un suffrage universel direct, il faudra être prudent et y mettre des conditions. À mon avis, il faudra veiller à ce que la personne élue soit déjà bien impliquée dans la vie de son territoire. Il paraît difficile d'élire quelqu'un qui ne fait partie d'un conseil municipal. À condition, bien entendu, qu'on veuille conserver la cohérence entre communes et communautés, qui a permis de construire ce type de collectivité. Et la crainte de voir augmenter la pression fiscale ? Tout service supplémentaire a forcément un coût. Après, à la communauté de communes de maîtriser sa fiscalité. Même si on a tous envie d'avoir de supers équipements, il faut avoir conscience des moyens du contribuable. À partir du moment où l'on a des projets à la mesure de son budget... Chez nous la pression n'est pas mise sur l'habitant mais davantage sur les entreprises, avec la TPU. Ce n'est pas encore le cas, mais il est vrai que plein de choses sont à l'étude au niveau national. Lucie BEAUPÉRIN.
par article Ouest-France publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 4 octobre 2005
La saint-jacques, reine des mers LE MONDE | 06.10.05 | 13h07  •  Mis à jour le 06.10.05 | 14h39 OAS_AD('Frame1'); Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts OAS_AD('Top2'); La pêche à la coquille saint-jacques, rouverte depuis le 3 octobre, est strictement encadrée selon les zones de pêche : seulement quatre jours par semaine et 250 kg par jour et par homme embarqué sur le littoral de la Manche. En fait, la coquille Saint-Jacques ne se pêche pas, elle se drague. C'est ce qui permet de relever les infractions à l'obligation de pesée et au passage en criée, car l'espèce, fragile et menacée, est étroitement surveillée. OAS_AD('Middle'); Saint-Jacques dorées à la fondue d'endives Recette de Jean-Pierre Crouzil Pour 4 personnes : 8 noix de coquilles saint-jacques ; 600 g d'endives ; 2 échalotes ; 1 jus de citron ; 15 g de sucre ; 150 g de beurre ; 1 cuillère à soupe de ciboulette ; sel et poivre blanc. Laver et tailler les endives en julienne. Dans une casserole antiadhésive, faire suer les échalotes dans 50 g de beurre. Ajouter les endives, le sucre et le jus de citron. Saler, poivrer, faire suer à couvert quinze minutes. Egoutter et conserver le jus dans une casserole. Remettre les endives à feu doux pour les colorer. Monter par ailleurs le jus avec 100 g de beurre. Mixer énergiquement. Poêler les noix de saint-jacques préalablement coupées en deux et les disposer autour du dôme d'endives. Arroser les noix avec la sauce et saupoudrer de ciboulette. [-] fermer La récolte est interdite, par exemple, jusqu'à nouvel ordre, à proximité de l'estuaire de la Seine en raison de la présence d'une algue toxique microscopique appelée dinophysis . Dans le même temps, à Brest, lors des 9es entretiens sur "le littoral et les avancées scientifiques" (Océanopolis, 7 et 8 octobre), les scientifiques doivent faire le point sur le rôle bénéfique des mini-escargots parasites de la saint-jacques, appelés crépidules, qui ont vaillamment débarrassé la rade de Brest des algues toxiques et, accessoirement, du plus dangereux des prédateurs de la coquille, l'étoile de mer. "Echangerais dinophysis contre crépidules " : c'est aujourd'hui le casse-tête de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), le gendarme des hauts fonds, dont la vigilance et la politique de quotas (bravée, hélas, par les braconniers) permettent aujourd'hui le retour dans nos assiettes de la saint-jacques, le plus prestigieux de nos mollusques marins. Sur la côte normande, fraîche et entière, elle bénéficie même d'un label rouge. ATTRIBUT DU PÈLERINAGE A la différence de ses congénères, huîtres creuses et plates de pleine mer, palourdes, ormeaux et coques, la saint-jacques vit en bandes organisées sur des fonds sablo-vaseux entre 20 et 50 mètres, enfouie sur sa partie convexe. Pecten maximus, c'est son nom scientifique, est abondante des côtes de Norvège jusqu'au nord de l'Espagne, en Galice, au large de Compostelle. Elle est, là-bas, un attribut du pèlerinage suscité par le plus étrange des saints du calendrier, Jacques l'apôtre, évangélisateur de l'Espagne, qui dispose avec Hermès Trismégiste de la capacité de déclencher le tonnerre. Une figure légendaire et sympathique au demeurant : "faire le jacques" , c'est s'amuser, ce dont les Frères Jacques, dont aucun ne porte le prénom, ne se sont pas privés. La jaquette ornée de la coquille et du bourdon est le pourpoint que portent les pèlerins. Le "jakin", pour les férus d'ésotérisme, est une colonne du temple de Salomon. Ailleurs en Méditerranée, la coquille est avant tout celle de la naissance de Vénus, peinte par Botticelli. Il n'est donc pas étonnant que la coquille Saint-Jacques, comme tous les pectinidés d'ailleurs, soit hermaphrodite. Sa glande génitale, à la fois mâle et femelle, qui assure sa reproduction, est appelée "corail" par euphémisme. Son intérêt gustatif est nul, alors que son muscle adducteur, appelé noix, est l'un des mets les plus délicats, en raison tant de son goût que de sa texture. C'est un produit recherché, donc assez cher, ce qui suscite des contrefaçons. Les Anglo-Saxons, qui ne connaissent pas véritablement la saint-jacques ­ peut-être parce qu'ils sont trop éloignés de Compostelle ? ­ désignent par un seul mot saint-jacques et pétoncles. L'Organisation mondiale du commerce, en 1996, a donc décidé de classer les deux produits sous un même libellé : scallops pour désigner Pecten maximus , qui est notre bonheur, mais aussi bien jacobaeus et fumatus , ou bien les pétoncles aux noms scientifiques de chlamis, placopecten ou patinopecten, de provenance canadienne ou australienne et d'un bien moindre intérêt gustatif. Françaises, écossaises ou irlandaises (vérifier les étiquettes sur les cageots), on les achètera de préférence vivantes et en coquille, pour éviter le trempage, qui augmente le poids jusqu'à 50 %, avec en prime quelques additifs pour la conservation, le blanchiment et la rétention. Dans la poêle, la saint-jacques rejettera cette eau, comme au temps du veau aux hormones. Notons toutefois que le trempage, en principe, est interdit en France. Il existe au moins cent manières de préparer les saint-jacques, nous dit le chef breton Jean-Pierre Crouzil : à la provençale, au safran, au vin jaune, en tempura, au sirop d'érable, au fruit de la passion... La saint-jacques excite l'imagination de cet excellent cuisinier. La plupart de ses recettes sont divines, mais l'une ­ saint-jacques farcies au caviar avruga (sic) ­ est proprement diabolique.(Le tribunal de grande instance de Paris vient d'ailleurs de statuer (le 24 juin 2005) sur cette appellation, considérée comme "trompeuse et de nature à créer une confusion dans l'esprit du consommateur". ) UN PEU D'AMERTUME Cuite, crue ou légèrement marinée, poêlée, grillée, cuite à la vapeur, en papillote, à la plancha, à la nage, au four avec une noix de beurre salé, ou encore lutée, la saint-jacques est mise en valeur par d'innombrables sauces et condiments, à la condition qu'ils respectent sa délicatesse et son discret parfum de noisette. Un peu d'amertume ne lui nuit pas. Celle de l'endive est bénéfique dans la recette de Fredy Girardet ­ saint-jacques aux endives et citron vert ­, ou bien la coriandre dans la papillote de saint-jacques et langoustines à la coriandre. Sont bannies aujourd'hui les préparations pimentées, le gruyère, le jambon, la béchamel couverte de chapelure et qu'il convenait de faire gratiner au repas dominical. On se contente désormais de saisir la noix une minute de chaque côté à la poêle antiadhésive avec quelques gouttes à peine d'huile d'olive, avant de la condimenter. Les gourmets abandonnent le corail à leur chat. Chez Benoît, le grand bistrot parisien cédé récemment par Michel Petit à Alain Ducasse "à la condition qu'il maintienne l'esprit de sa cuisine ", on a remis à l'honneur les saint-jacques à la grenobloise, avec câpres, demi-tranches de citron pelées à vif et mini-croûtons de pain de mie dorés qui relèvent un fumet, obtenu, une fois ôtée la poche noire, par réduction des bardes qui tapisse le pourtour de la noix. Alors la coquille Saint-Jacques règne sur la table des grands jours. Jean-Pierre Crouzil, 20, les Quais. 22 130 Plancouët. Tél. : 02-96-84-10-24. Mes 100 recettes de saint-jacques , Jean-Pierre Crouzil (Minerva, 2005, 192 p., 32 €). Chez Benoît, 20, rue Saint-Martin, 75004 Paris. Tél. : 01-42-72-25-76. Tous les jours. Menu au déjeuner : 38 €. A la carte, compter 65 €. Jean-Claude Ribaut Article paru dans l'édition du 07.10.05
par article Le Monde publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Dimanche 2 octobre 2005
Une usine de production de biocarburant industriel en projet à Montreuil-Bellay ( 01/10/2005 )   L'Anjou répond à un appel d'offre de l'Etat en proposant le site de Méron à Montreuil-Bellay pour produire du biocarburant. Fin 2005, six ou sept sites en France devront produire, à partir du colza, du diester à mélanger au gazole.   Les élus et acteurs économiques du département unissent leurs efforts pour attirer un site de production de Diester dans le Sud-Saumurois. Hier, le président du conseil général a présenté un projet de production industrielle de biocarburant à Montreuil-Bellay, sur le site de Méron. Il en a eu l'idée, il y a une semaine, répondant en cela à un appel d'offre du gouvernement. En effet, celui-ci fin 2005 devra désigner sept sites pour répondre aux nouveaux aux besoins en biocarburants. « Les biocarburants vont devenir un enjeu fondamental à l'heure où le prix du pétrole pose des interrogations sur notre modèle énergétique » a expliqué Chistophe Béchu, président du conseil général de Maine-et-Loire. L'Anjou s'apprête donc à poser sa candidature pour accueillir l'un des sites. Il transformerait du colza en « diester » : biocarburant obtenu chimiquement à partir de l'huile végétale. On le mélange ensuite au gazole. Aujourd'hui, légalement il peut être contenu à hauteur de 1 %, mais le gouvernement augmentera la proportion à 5, 75 % fin 2008 et 10 % pour 2010. « Un pourcentage qui risque largement d'évoluer. On ne peut que le souhaiter car, plus il y a du diester, moins le carburant perd en pouvoir de pollution » a souhaité le président du conseil général. Diester pour les voitures, tourteaux pour les vaches Le site de Méron dans le Sud-Saumurois a été très vite choisi : le projet nécessite 20 hectares. A Montreuil-Bellay, il y avait 75 hectares cessibles tout de suite. La nationale 147 tutoie la zone et pourra être reliée à l'autoroute par la construction d'une quatre voies. Et surtout la présence d'un bassin de production de colza très important rend le projet intéressant. 200.000 hectares de colza seront nécessaires pour alimenter la future usine. Le grand ouest en cultive 600.000 ha. « Notre département a légitimité pour poser sa candidature car il est le 5e département agricole, et, est situé à la croisée des zones de cultures de colza importantes dans la Vienne et les Deux-Sèvres. De plus on y pratique l'élevage. Or, les déchets du raffinement de l'huile de colza produisent des tourteaux que l'on donnera à moindre coût de transport aux troupeaux de la région. » Le maire de Montreuil-Bellay, Paul Loupias et Dominique Monnier, conseiller général de Montreuil-Bellay et maire du Puy-Notre-Dame évoquent la crise du champignon dans le Saumurois, Celestica qui licencie… « Ce projet n'amènera peut-être pas d'emplois directs mais redynamisera la vie économique locale qui en a bien besoin. Et puis remettre en culture des jachères, cela va aussi toucher le paysage, la vie agricole. » Paul Jeanneteau à la tête du Comité d'expansion du département « démarchera » des industriels avec l 'Agence de développement du Saumurois. Pour l'instant, Christophe Béchu ne dévoile aucun nom, ni pétrolier, ni industriel. « Pour l'instant, nous sommes en discussions. Nous allons, en tant qu'élus, porter politiquement la chose car au final c'est le gouvernement qui va choisir. ». Quant à Jean-Michel Marchand (Verts), maire de Saumur, il se félicite que les clivages politiques aient pu être surmontés à un moment où l'économie saumuroise traverse une passe difficile. - Corr. NR : Caroline Déjean
par article NRCO publié dans : Angers et actualité régionale
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Dimanche 2 octobre 2005
Communiqué de Presse de CAP21- 2/10/05 - CAP 21 dénonce le gel de crédits opéré sur le budget de l’Agence de l’Environnement (ADEME) Le Contrat de Plan Etat-ADEME pour la période 2000-2006 affirmait le rôle essentiel de l‚agence pour promouvoir le développement durable et mettre en oeuvre les actions du Plan Climat pour lutter contre le réchauffement climatique. Malheureusement, l’ADEME est une nouvelle fois victime des ajustements budgétaires de l’Etat confirmant une fois de plus l’absence totale de volonté politique pour faire face aux enjeux environnementaux. Le décalage entre les paroles et les actes ne cesse de s’agrandir. CAP 21 regrette que l’ADEME subisse depuis 3 ans la rigueur de Bercy et manifeste ses plus vives préoccupations alors que l’agence est confrontée en 2005 à des échéances de paiement importantes résultant des engagements souscrits sur des autorisations de programme antérieures : CAP 21 demande à l’Etat de prendre toute disposition permettant d‚assurer des ressources pérennes. A ce titre CAP 21 renouvelle la proposition formulée par Corinne Lepage cet été, à savoir la création d‚un fonds d‚investissement en faveur des énergies renouvelables et des écotechnologies financé par une taxation des bénéfices de l‚industrie pétrolière et une part de surcroît de TVA liés à l‚augmentation du prix du baril de pétrole. Ce fonds pourrait être affecté à la mise en oeuvre des politiques de l‚ADEME : développement du solaire thermique, promotion du bois combustible, méthanisation et valorisation du biogaz, biocarburants, géothermie, aides au transport combiné, développement du parc de véhicules propres (GNV, biogaz, électrique, hybride)
par Caillard-Humeau publié dans : Communiqués Cap 21 Pays de la Loire
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Samedi 1 octobre 2005
Une pétition sur le tramway L'opposition municipale demande un référendum pour lancer les débats L'opposition n'est pas « forcément » contre le futur tramway. Mais elle aimerait que les habitants soient consultés. L'opposition municipale arpente les marchés, ce samedi, pour recueillir des signatures. Les élus du groupe « Servir Angers » lancent une pétition sur le tramway. Ils souhaitent que les habitants de l'agglomération, pour ou contre, puissent débattre à l'occasion d'une consultation locale. « Êtes-vous favorable à la réalisation d'une première ligne de tramway sur rail, reliant Avrillé au quartier de la Roseraie, via la place du Ralliement ? » La question pourrait être posée lors d'un référendum d'initiative locale, à l'échelle de l'agglomération. L'opposition municipale l'appelle de ses voeux. « Les études à Nantes et Rennes l'ont montré : la population doit s'approprier le tramway pour qu'il soit efficace », assure Laurent Gérault, le porte-parole du groupe « Servir Angers ». « Cela passe par une concertation, qui s'accompagne d'un débat. » Le président d'Angers Loire Métropole a repoussé l'idée d'une telle consultation. L'opposition ne désarme pas. Elle lance, à compter de ce samedi, une pétition. 5 000 tracts vont être distribués, un site internet est créé (consultram@angers.fr) et les élus partent sur les marchés et faire du porte à porte. Objectif : mobiliser les Angevins pour faire changer d'avis Jean-Claude Antonini. « Nous visons 5 000 signatures. Dix fois plus que les avis recueillis lors des expositions sur le tramway. » 17 000 personnes avaient pu découvrir le projet. 505 visiteurs avaient donné leur avis, dont 290 favorables. « Les hôtesses étaient chargées de noter s'ils étaient a priori pour ou contre le tramway ! Ce n'est pas de la concertation. » Et la 2e ligne ? Les élus de l'opposition ne se disent pas « forcément » contre le tramway. Ils avaient d'ailleurs adopté le principe, au conseil d'agglo de décembre 2002. « Mais il devait y avoir des études. On attend toujours les résultats ! Il faut aller à Nantes pour savoir que le tram a permis une plus grande mobilité, mais n'a pas fait baisser le trafic des voitures », souligne Bernadette Caillard-Humeau. Le débat pourrait permettre de répondre à d'autres questions. Par exemple sur le tracé de la 2e ligne. « Il est anormal d'avoir fait le choix de la 1re ligne sans l'associer à celui de la 2e. Résultat, on ne connaît pas le plan de financement global. Comment l'agglo compte-t-elle régler les 450 millions que coûteront les deux lignes ? » Qu'en pensent les Angevins ? Ils seront de toute façon consultés. Peut-être pas dans un référendum, mais lors des prochaines élections municipales. Guillaume BALLARD.
par article de Ouest France/Guillaume Ballard publié dans : Angers et actualité régionale
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Samedi 1 octobre 2005
Rouler autrement avec l'hybride, le GPL et l'huile de colza ( 01/10/2005 )   Trois façons de rouler à autre chose qu'à l'essence. Chez Toyota, la Prius ne se branche pas et passe indifféremment de l'électricité à l'essence. Mais surtout, elle incite à conduire autrement.   Une ligne pas forcément révolutionnaire mais une berline confortable avec un ordinateur de bord dont l'une des fonctions est d'afficher quelle énergie propulse la voiture. (Photos NR, Patrick Lavaud). Contact ! Tiens, c'est bizarre, on n'entend rien. Juste une minute pour se familiariser à la conduite d'une automatique et c'est parti. Premier feu rouge, silence total pendant que les moteurs d'à côté tournent. On redémarre en douceur : 30 km/h, 50 km/h et, sur la rocade, pas un soubresaut, lorsqu'on change d'énergie. C'est magique. On est dans la Prius, la voiture hybride, autrement dit, celle qui marche à l'essence et à l'électricité. Drôle de concept que cette auto qu'on ne branche jamais et dont les batteries se rechargent en roulant. « Ça bouge tellement en ce moment qu'on veut en avoir une en démonstration sur chaque site ! » Laurent Costa, chef des ventes de Toyota, parle de LA voiture, cette Prius dont on parle lorsque le prix du carburant monte furieusement à la pompe. La concession Toyota de la Vienne — les établissements Touzalin, implantés à Poitiers et Châtellerault — ne fournit guère à toutes les demandes d'essai formulées par des clients potentiels. Arguments avancés : « En dessous de 50 km/h, on roule à l'électrique et si au-dessus on passe à l'essence, on roule à deux fois moins cher avec une consommation à 4,3 litres en cycle mixte. » On redescend En dessous de la barre des 50 km/h et on repasse à l'électrique. De fait, la voiture, une grosse berline confortable, est séduisante. Chez Toyota, on dit beaucoup miser sur ce concept de l'hybride en soulignant que toute la gamme Lexus, le haut du panier de la marque, débarque en hybride sur le marché. « Tout ce qui est partie thermique est garanti 3 ans et toute la partie électrique, 8 ans, remarque Laurent Costa. Dans la Vienne, on a débuté avec une vente par mois et là, en septembre, nous en avons vendu trois, deux en août et trois en juillet à une période où c'est plutôt calme côté ventes. » Décrite comme « idéale pour l'urbain et le périurbain » mais qui ne dédaigne pas la route (elle réagit plutôt bien sur l'autoroute), la Prius est au moins étrange pour une chose : elle a deux moteurs côte à côte sous le capot et, encore une fois, on ne recharge rien. Pour encourager cette voiture propre, l'Etat apporte sa pierre avec un crédit d'impôt de 2.000 € tandis que le département de la Vienne rajoute la sienne avec une aide de 735 €. Les clients ? « Nous en avons une bonne quarantaine à ce jour. Des écolos bien sûr, mais aussi des gens amoureux du concept, sans parler de ceux qui y viennent avant tout pour faire des économies. Avec son coffre de 400 litres, elle est même particulièrement adaptée pour les taxis. » Mais de notre petit essai de deux heures, il ressort surtout une chose : la Prius incite résolument à conduire d'une manière bien plus zen. Par les temps qui courent, ce n'est peut-être pas si mal ! Laurent BERTAGNOLIO
par article de La nouvelle république du centre ouest publié dans : transport et infrastructures
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Samedi 1 octobre 2005
      Alain Maugard (CSTB) : "Notre grande ambition est de réussir un développement durable" Techniques & applications  - Interview France  Dans un entretien au Moniteur, Alain Maugard, Président du Centre scientifique et technique du bâtiment s'exprime sur le développement durable, l'innovation, la conception des bâtiments et l'Europe de la construction. Extraits. Développement durable : "C'est le grand enjeu qui s'offre aux acteurs de la construction" Nous vivons actuellement une formidable période d’innovations pour le secteur de la construction. Depuis la Reconstruction d'après-guerre, qui a été une grande bataille pour donner un logement hygiénique à tous les Français qui n'en avaient pas, le BTP n'a pas été le secteur moteur du progrès. Aujourd'hui, notre ambition est claire : le cadre bâti, les villes et leur organisation doivent être développés en respectant l'environnement. Le développement ne doit pas favoriser le gaspillage d'énergie. Il ne doit pas non plus être un facteur du changement climatique. Comment peut-on bâtir, exploiter, gérer des villes en préservant les générations futures ? Ce n'est pas un effet de mode. C'est l’enjeu majeur qui s'offre aux acteurs de la construction. Il y a devant nous un formidable potentiel d'innovations et de progrès. C'est mieux qu'un problème de conjoncture. Serons-nous capables d'apporter les bonnes solutions ? Oui, nous le ferons car c'est plus motivant que le ronronnement d'une activité économique. Cette ambition génère déjà beaucoup de créativité, de recherche et d'ingénierie. L’aventure est en route. Le développement durable est le nouveau challenge politique des jeunes générations qui s'engagent sur l'énergie, la mondialisation et le gouvernement de la planète. Qualité environnementale : "Le coût de la qualité est à récupérer sur le foncier" A force de se voir imposer la tyrannie du court terme, on ne regarde pas plus loin que le bout de son nez ! Lorsque nous avons élaboré la nouvelle réglementation thermique en 2000, il y a eu un grand débat pour savoir si elle entraînerait un surcoût de construction de 1 à 3% comme l'estimait le CSTB, ou 5% comme l'affirmait la profession… Certains même parlaient de 10% qui seraient insupportables. Pour un coût de construction du logement à 1 000 euros/m2, nous nous battions alors sur une augmentation de 10 à 100 euros/m2. Et à écouter les économistes, ce n'était pas supportable. Qu'avons-nous constaté ? Quand les taux d'intérêts ont baissé et que l'on a allongé la durée des prêts, les prix des logements achetés ont progressé de 500 euros en province, jusqu'à 1 500 euros en région parisienne. Cela signifie que l'on pouvait facilement absorber les 30 ou 50 euros/m2 de surcoût de cette réglementation thermique. La thèse qui consiste à dire "les clients n'étaient pas solvables, ils ne pouvaient pas acheter à 50 euros de plus" était scandaleusement fausse. Je n'accepte plus que l'on dise : "le coût de la qualité environnementale est trop élevé". Cette qualité, il ne faut pas le cacher, a un prix (qui, avec le temps, peut s'avérer plus modeste). Pour la financer, nous devons prendre le foncier comme variable d'ajustement. A quoi sert-il d'aller payer 1 000 euros de plus un foncier qui ne contribue en rien ni au confort des gens, ni à la diminution de la consommation énergétique, et surtout pas au développement durable ? Maison à 100 000 euros : "Oui, nous avons les moyens de faire mieux et plus performant" La maison à 100 000 euros oblige à se poser des questions. Cet objectif secoue tout le monde. C'est un challenge : que pouvons nous faire de mieux pour ce prix ? On réfléchit au financement différé du foncier, à des aides comme un prêt à taux 0% majoré pour des maisons très performantes, à des coefficients d'occupation des sols (COS) différenciés pour les bâtiments économes et ceux qui ne le sont pas… L'industrialisation est aussi une partie de la réponse. Mais la solution ne peut pas venir tout de suite. Il faut du temps pour mettre au point un process de progrès si l'on ne veut pas reprendre des recettes toute faites et reproduire certaines erreurs du passé. Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, a sifflé le début du match. Derrière lui, organisons la longue marche vers une nouvelle production optimisée avec des gains de productivité à la clé. Dans Le Moniteur du 30 septembre 2005, Alain Maugard s’exprime également sur le renchérissement du pétrole, le CSTB et l'innovation, les ingénieries, les rapports entre l’architecture et l’ingénierie, la recherche européenne et l’Europe de la construction. (30/09/2005) Alain Maugard en quelques dates Né en 1943 à Nérac (Lot-et-Garonne). Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et Ingénieur général des Ponts et Chaussées. - Chargé de la rationalisation des choix budgétaires au service des Affaires Économiques et Internationales, au ministère de l’Équipement (1967). - Chargé des opérations d’urbanisme des Hauts-de-Seine (1972 - 1975). - Directeur départemental adjoint de l’Équipement de Meurthe-et-Moselle (1975). - Chef du service de la politique technique à la Direction de la Construction et secrétaire permanent du Plan Construction (1978 - 1981). - Directeur adjoint de cabinet des ministres de l’Urbanisme et du Logement Roger Quilliot (1981 - 1983) et Paul Quilès (1983 - 1984). - Directeur de la Construction au ministère de l’Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer. - Directeur général de l’EPAD (Établissement Public d’Aménagement de la Défense) (1990 - 1993) - Président du CSTB (depuis 1993)
par Le Moniteur-Expert publié dans : urbanisme architecture logement
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