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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Lundi 14 novembre 2005
Protocole de Kyoto: Villepin pour de nouveaux engagements après 2012 AFP [ lundi 14  novembre  2005 - 18h37 ] Dominique de Villepin, le 14 novembre 2005 à l'Elysée © AFP  Jean-Pierre Muller PARIS (AFP) - Le Premier ministre Parallèlement, il a rappelé que si "la mobilisation internationale" pour un problème "de dimension planétaire" était nécessaire, c'est "d'abord sur le plan national" qu'il fallait agir et que "chaque citoyen avait son rôle à jouer". M. de Villepin intervenait lors de la première réunion de suivi du Plan Climat, adopté en juillet 2004 pour permettre à la France de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre en 2010 à leur niveau de 1990 et de respecter le protocole de Kyoto. La France "a défendu sans relâche l'entrée en vigueur" de Kyoto, a-t-il dit. "Nous poursuivrons nos efforts pour convaincre tous les pays industrialisés et les grands pays émergents de nous rejoindre". "Au-delà de ce protocole, nous souhaitons dès maintenant négocier de nouveaux engagements sur les émissions de CO2", a ajouté M. de Villepin. Le Premier ministre se référait à la prochaine conférence de l'ONU à Montréal (28 novembre-8 décembre), où "l'après-2012" doit pour la première fois être officiellement abordé par la communauté internationale. "Nous ne pouvons pas compter uniquement sur le développement de nouvelles techniques pour atteindre nos objectifs environnementaux", a lancé M. de Villepin à l'adresse des Etats-Unis, qui ont rejeté Kyoto et misent sur les percées technologiques pour combattre l'effet de serre. Le chef de gouvernement a rappelé les mesures déjà prises pour mettre en oeuvre le Plan Climat, insistant sur celles qu'il avait annoncées en septembre pour le renforcer. Il a confirmé qu'un étiquetage des émissions de CO2, sur le modèle de celui en vigueur pour l'électroménager, serait "obligatoire avant le 1er juin" 2006 pour les véhicules neufs. Dans le cadre du développement des énergies renouvelables, il a annoncé un relèvement des tarifs auquel EDF doit acheter le courant produit avec l'énergie solaire photovoltaïque. Ce tarif, valable pour la métropole continentale, sera doublé à 30 centimes d'euro par kWh pour les collectivités, les gestionnaires de bureaux et pour les industriels qui produisent du photovoltaïque. Pour les particuliers, il sera augmenté de 50% à 22,5 centimes, a dit M. de Villepin. Le Premier ministre a donné ainsi en grande partie satisfaction aux industriels des énergies renouvelables, qui réclamaient un tarif unique en métropole de 30 centimes d'euros/kWh, déjà appliqué en Corse et Outre-mer. Il a affiché par ailleurs sa volonté d'"encourager les recherches en matière de logement "basse énergie", déjà bien engagées dans les pays scandinaves, en Allemagne et en Suisse. "L'objectif, a-t-il déclaré, est que nous soyons capables d'ici cinq ans de rénover des logements anciens pour qu'ils ne consomment que 50 kWh par mètre carré et de construire les premiers bâtiments produisant entièrement l'énergie nécessaire à leurs besoins". Les logements anciens actuels consomment 200 kWh par m2 et par an, a-t-il rappelé. Intervenant juste avant le Premier ministre, le président de la Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES), Jean-Claude Gazeau, avait averti que les mesures inscrites au Plan Climat permettraient à la France de respecter ses engagements en 2010, à condition qu'elles soient appliquées de manière soutenue, voire renforcée
par article Le Figaro publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Vendredi 30 septembre 2005
Chalon-sur-Saône labélisée pour ses bonnes performances écologiques LE MONDE | 30.09.05 | 13h52  •  Mis à jour le 30.09.05 | 13h52 CHALON-SUR SAÔNE (Saône-et-Loire) de notre envoyé spécial Rien ne prédisposait la deuxième ville de Bourgogne à devenir un emblème national dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Invitée en avril à représenter la France à l'Exposition universelle d'Aichi au Japon, la sous-préfecture de Saône-et-Loire a aussi été distinguée lors de journées d'études à San Francisco consacrées à l'application du protocole de Kyoto dans les centres urbains. Avec ses trois unités industrielles (Kodak, la verrerie de Saint-Gobain et Areva-Framatome), cette cité de 52 800 habitants, dans une agglomération qui en compte un peu plus du double, est loin d'être menacée par une pollution persistante. Aucun nuage gris suffoquant n'inquiète les habitants. Et par sa situation géographique dans une campagne verdoyante, elle ne peut guère être accusée d'amplifier le mal qui ronge la planète. L'organisation mondiale de protection de la nature World Wide Fund (WWF) l'a pourtant associée au programme européen "Privilèges" de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un plan étalé sur trois ans pour inciter les villes à multiplier les initiatives innovantes. "En dehors des grandes agglomérations et des métropoles qui font preuve d'une volonté politique et d'un réel savoir-faire, il fallait montrer comment des villes moyennes, dotées de budgets limités, peuvent oeuvrer autrement que par des opérations ponctuelles. Chalon a été une des premières à réagir et à relever cet engagement" , souligne Stéphane Devisse, chargé de mission de l'association écologiste. Adjoint (UMP) à l'environnement, Gilles Manière le confirme : "L'enjeu planétaire du changement climatique, tel qu'il ressort des grandes conférences internationales, est à mille lieues des préoccupations du citoyen moyen. Tout commence pourtant dans les communes, l'échelon de proximité des habitants." A première vue en effet, les actions développées par Chalon n'ont rien de spectaculaire. A ceci près que leur multiplication finit par donner des résultats probants. Engagé en 2003, le programme tablait sur une réduction, en trois ans, de 5,2 % des rejets de gaz carbonique (CO2), la référence établie dans le protocole de Kyoto. L'objectif a été largement dépassé atteignant 8 % à 10 % durant la période. Certes, la méthode est empirique. En l'absence de capteurs répartis dans l'agglomération, elle s'appuie sur la comparaison des factures de consommation d'énergie. Dans le quartier des Aubépins, un grand ensemble d'immeubles construit dans les années 1960, la principale source d'économie provient de la centrale de chauffage urbain qui alimente près du tiers des habitations de la ville. Depuis octobre 2004, la mise en place d'une chaufferie supplémentaire, alimentée par des déchets de bois provenant des forêts voisines du Morvan, a remplacé le fioul lourd et bientôt le charbon. Subventionnée par le programme européen, cette chaudière fournit 10 % de l'énergie produite. Outre le coût réduit dans une période de forte augmentation du prix du fuel, son avantage majeur est de rejeter de très faibles quantités de dioxyde de carbone dans l'air. "MONTRER L'EXEMPLE" A partir de ce résultat, la municipalité a décidé de raccorder au réseau de distribution de chaleur les 180 logements individuels et collectifs d'un nouveau quartier en construction, qui bénéficieront du label de haute qualité environnementale (HQE). De même, le nouvel hôpital dont la réalisation est programmée pourrait bénéficier de cette installation. Animé de la "volonté de montrer l'exemple aux citoyens" , M. Manière a appliqué les directives du programme aux services municipaux et aux bâtiments communaux. Tous les employés ont été sensibilisés à la lutte contre le gaspillage (extinction des lampes et des ordinateurs avant de quitter le service). Le parc automobile ­ 20 % de véhicules en GPL ­ a été concédé à un prestataire extérieur afin de bénéficier en permanence de véhicules récents non polluants. De même, l'éclairage public est, en partie, assuré par des ampoules de faible consommation. "Les dépenses ne sont pas monstrueuses et les gains peuvent se révéler substantiels" , assure l'adjoint à l'environnement. D'un montant total de 711 000 euros, le programme Privilèges ne coûte que 110 000 euros à la commune, le reste étant pris en charge par la Communauté européenne (50 %), l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et WWF. Parallèlement, la ville a relayé les campagnes d'informations et de conseils auprès des habitants. Mais les élus ne nient pas la difficulté de sensibiliser les entreprises, les PME comme les artisans. Si la ville et la Maison de l'environnement ­ une association locale créée en 1991 ­ leur permettent de réaliser un bilan éco-industriel des rejets de leurs installations, les aides financières restent modestes pour leur mise aux normes. Malgré l'arrêt du programme européen en janvier 2006, la municipalité entend bien persévérer dans cette action qui, affirment les élus, complète un plan de déplacements urbains privilégiant les transports collectifs et les pistes cyclables. Ils envisagent surtout de l'étendre à l'ensemble de l'agglomération chalonnaise, responsable par ailleurs du traitement des déchets. De cet affichage environnemental, le maire (UMP), Michel Allex, successeur de Dominique Perben en 2002, compte bien tirer profit pour attirer de nouvelles activités lorsqu'il s'agira de préparer la reconversion de l'usine Kodak. Annoncée cet été, la fermeture du site pour ses 1 800 salariés est programmée d'ici à 2008. Michel Delberghe Article paru dans l'édition du 01.10.05
par Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 27 septembre 2005
Global warming: Adapting to a new reality By Elisabeth Rosenthal International Herald Tribune TUESDAY, SEPTEMBER 13, 2005 ROME When Dr. Giancarlo Icardi, health director for the Italian city of Genoa, got a call this summer that his young nephew was ill with a fever, headache and watery eyes after a day at the beach, global warming was not the first diagnosis on his mind. He suspected an out-of-season flu.   But 128 other beachgoers turned up at Genoa hospitals with similar symptoms that July weekend, forcing the closure of area beaches in the midst of a heat wave. Even though the health problems cleared up within a day, scientists quickly announced disturbing news about the culprit: a toxic warm-water alga that now grows in an increasingly warm Mediterranean Sea and had not previously bloomed in an Italian resort so far north.   "This is the first time that we've had this problem in Liguria," Icardi said, referring to the northern Italian region that includes Genoa. But scientists "discovered what it was quickly," he said, because in recent years disease-causing algae had cropped up at beaches in the Italian regions of Tuscany and Puglia, and in Spain.   As countries across Europe reduce production of greenhouse gases in order to fight climate change, scientists and citizens are discovering that effects of warming are already upon us. Irreversible warming is already happening, they say, and will continue for a century even if polluting emissions are controlled by the Kyoto Protocol, the international treaty aimed at limiting greenhouse gases.   To this end, they say, government and citizens must prepare for a steamier future, adapting to a climate that is hotter and stormier.   "In addition to mitigating climate warming, we should also be focusing on how to adapt," said Richard Klein of the Potsdam Institute for Climate Impact Research, in Germany. "In the last few years people have realized that climate change will happen. Adapting is not a choice - it's something we need to do."   The early warning signs of global warming are apparent: an increase in summer deaths due to heat waves in Europe; the northern migration of toxic algae and tropical fish to the Mediterranean; the spread of disease-carrying ticks into previously inhospitable parts of Sweden and the Czech Republic.   Scientists say that global warming may be partially responsible for the rising number of powerful hurricanes, like Katrina, as well as an increase in floods, like the ones that inundated parts of central Europe this summer.   Global warming also has been linked to recurring summer fires in Portugal, since the Iberian Peninsula has become hotter and dryer than in the past.   The role of global warming in creating any particular flood or fire or outbreak of disease is difficult to prove, since year-to-year temperature variability and other factors are involved. But the average number of yearly weather- and climate-related disasters in the 1990s was twice that of the 1980s, according to the European Environment Agency, in Copenhagen.   In response to this trend, countries and politicians are starting to think about changes they will have to make. French farmers are shifting to crops that better tolerate warmer temperatures - from corn to rapeseed, for example.   Austrian ski resorts that can no longer count on snow are planning hiking trails and golf courses.   The Italian city of Brescia is supplying the elderly with air-conditioners, a rarity in that country. Planners of the new Copenhagen subway raised all structures to allow for a half-meter, or 1.5-foot, rise in sea level that they expect global warming to cause in the next 100 years.   Most scientific models predict that, even with reduced emission standards promulgated by the Kyoto Protocol, temperatures will rise from 2 degrees to 6 degrees Celsius (4 degrees to 11 degrees Fahrenheit) in Europe over the next century - slightly less elsewhere in the world. And people are largely unprepared.   "Our resilience is quite low in the face of climate change," said Jacqueline McGlade, executive director of the European Environment Agency, which has published a report, "Impacts of Europe's Changing Climate," that catalogues areas of vulnerability and suggests how Europe can adapt.   She predicted that if nothing were done, people in northern and southern Europe, where the effect is expected to be greatest, would become "climate refugees," moving to the center of the continent.   "In the Arctic countries and southern Europe," McGlade said, "it will become harder and harder to sustain current living and consumption patterns."   Evidence of warming is now irrefutable, and almost all scientists believe it has been produced - or at least vastly accelerated - by emissions associated with industrialization.   The 1990s was the warmest decade in history. The years 1998, 2002 and 2003 were the hottest ever. By 2080, according to the Hadley Center for Climate Prediction and Research, in Britain, every second summer will be as hot or hotter than the scorching summer of 2003, when Europe recorded 20,000 excess deaths.   Southern Europe is likely to heat up earlier, within the next two decades, the European Environment Agency predicts. Cold winters, which occurred once every 10 years over the last three decades, are expected almost to disappear, McGlade said.   Already, scientists have been able to detect some hard evidence of climate change. "Until 10 years ago, we were mostly dealing with predictions and scenarios," said Roberto Bertollini, director of the Special Program on Health and Environment at the World Health Organization's European office. "Now, unfortunately, in the last few years, we are able to see and measure actual effects."   Some of the best-studied examples have been in Sweden, where scientists have documented the spread of disease-carrying ticks in tandem with warming weather. The insects - which carry Lyme disease and tick-borne encephalitis, a brain infection - need warm, short winters in order to survive.   "Variations in climate have had a very noticeable impact," said Elisabeth Lindgren of the University of Stockholm's department of systems ecology. "We're seeing disease in areas where we've never had it before, as well as more cases in areas where it previously existed."   In the 1990s, people in northern Sweden were told they were not vulnerable to these diseases, and took few precautions when venturing into the woods. Now, at the beginning of each spring, the Swedish authorities distribute maps showing ever widening areas of vulnerability.   Due to warmer winter temperatures, lakes in Sweden have more bacteria and detritus, affecting recreation and also the water supply, said Gesa Weyhenmeyer of the Swedish University of Agricultural Sciences in Uppsala.   Although Sweden made a big push to clean up Lake Malaren, just outside of Stockholm, in the 1960s and '70s, climate change has "counteracted our lake management effect," said Weyhenmeyer, adding: "Authorities monitor the water, but you can seldom swim there anymore because of harmful algae and bacteria." The Italian authorities are contemplating a similar program for Italy's Mediterranean beaches.   With winter temperatures in Sweden rising by up to 3 degrees Celsius in the 1990s, many parts of the country have lost their winter snow and ice cover in the last two decades, producing dramatic effects on ecology.   Because the land around Lake Malaren is no longer frozen during the winter, small brown particles of dirt leach into the lake, sometimes turning Stockholm's drinking water an unsightly shade of brown.   "Everyone wants to solve the problem, but it's hard to find a solution," Weyhenmeyer said.   Sometimes adapting to climate change is simple: The Swedish government is encouraging foresters to plant new species of trees that grow better in a slightly warmer climate, for example. In Hamburg and Rotterdam, new docks are being built to accommodate the likelihood of rising sea levels.   In other cases, adaptation would be so expensive that the authorities may opt to let nature take its course. Along the British coast in Norfolk and Essex, local governments are contemplating letting marginal coastal farmland, already beset by frequent flooding, simply sink into the sea as the water level rises.   "The most sensible thing may be for man to withdraw and change the coastline," Klein said.   "You won't have to pay subsidies. And these fields could probably become a healthy salt marsh, rather than poor farmland."     ROME When Dr. Giancarlo Icardi, health director for the Italian city of Genoa, got a call this summer that his young nephew was ill with a fever, headache and watery eyes after a day at the beach, global warming was not the first diagnosis on his mind. He suspected an out-of-season flu.   But 128 other beachgoers turned up at Genoa hospitals with similar symptoms that July weekend, forcing the closure of area beaches in the midst of a heat wave. Even though the health problems cleared up within a day, scientists quickly announced disturbing news about the culprit: a toxic warm-water alga that now grows in an increasingly warm Mediterranean Sea and had not previously bloomed in an Italian resort so far north.   "This is the first time that we've had this problem in Liguria," Icardi said, referring to the northern Italian region that includes Genoa. But scientists "discovered what it was quickly," he said, because in recent years disease-causing algae had cropped up at beaches in the Italian regions of Tuscany and Puglia, and in Spain.   As countries across Europe reduce production of greenhouse gases in order to fight climate change, scientists and citizens are discovering that effects of warming are already upon us. Irreversible warming is already happening, they say, and will continue for a century even if polluting emissions are controlled by the Kyoto Protocol, the international treaty aimed at limiting greenhouse gases.   To this end, they say, government and citizens must prepare for a steamier future, adapting to a climate that is hotter and stormier.   "In addition to mitigating climate warming, we should also be focusing on how to adapt," said Richard Klein of the Potsdam Institute for Climate Impact Research, in Germany. "In the last few years people have realized that climate change will happen. Adapting is not a choice - it's something we need to do."   The early warning signs of global warming are apparent: an increase in summer deaths due to heat waves in Europe; the northern migration of toxic algae and tropical fish to the Mediterranean; the spread of disease-carrying ticks into previously inhospitable parts of Sweden and the Czech Republic.   Scientists say that global warming may be partially responsible for the rising number of powerful hurricanes, like Katrina, as well as an increase in floods, like the ones that inundated parts of central Europe this summer.   Global warming also has been linked to recurring summer fires in Portugal, since the Iberian Peninsula has become hotter and dryer than in the past.   The role of global warming in creating any particular flood or fire or outbreak of disease is difficult to prove, since year-to-year temperature variability and other factors are involved. But the average number of yearly weather- and climate-related disasters in the 1990s was twice that of the 1980s, according to the European Environment Agency, in Copenhagen.   In response to this trend, countries and politicians are starting to think about changes they will have to make. French farmers are shifting to crops that better tolerate warmer temperatures - from corn to rapeseed, for example.   Austrian ski resorts that can no longer count on snow are planning hiking trails and golf courses.   The Italian city of Brescia is supplying the elderly with air-conditioners, a rarity in that country. Planners of the new Copenhagen subway raised all structures to allow for a half-meter, or 1.5-foot, rise in sea level that they expect global warming to cause in the next 100 years.   Most scientific models predict that, even with reduced emission standards promulgated by the Kyoto Protocol, temperatures will rise from 2 degrees to 6 degrees Celsius (4 degrees to 11 degrees Fahrenheit) in Europe over the next century - slightly less elsewhere in the world. And people are largely unprepared.   "Our resilience is quite low in the face of climate change," said Jacqueline McGlade, executive director of the European Environment Agency, which has published a report, "Impacts of Europe's Changing Climate," that catalogues areas of vulnerability and suggests how Europe can adapt.   She predicted that if nothing were done, people in northern and southern Europe, where the effect is expected to be greatest, would become "climate refugees," moving to the center of the continent.   "In the Arctic countries and southern Europe," McGlade said, "it will become harder and harder to sustain current living and consumption patterns."   Evidence of warming is now irrefutable, and almost all scientists believe it has been produced - or at least vastly accelerated - by emissions associated with industrialization.   The 1990s was the warmest decade in history. The years 1998, 2002 and 2003 were the hottest ever. By 2080, according to the Hadley Center for Climate Prediction and Research, in Britain, every second summer will be as hot or hotter than the scorching summer of 2003, when Europe recorded 20,000 excess deaths.   Southern Europe is likely to heat up earlier, within the next two decades, the European Environment Agency predicts. Cold winters, which occurred once every 10 years over the last three decades, are expected almost to disappear, McGlade said.   Already, scientists have been able to detect some hard evidence of climate change. "Until 10 years ago, we were mostly dealing with predictions and scenarios," said Roberto Bertollini, director of the Special Program on Health and Environment at the World Health Organization's European office. "Now, unfortunately, in the last few years, we are able to see and measure actual effects."   Some of the best-studied examples have been in Sweden, where scientists have documented the spread of disease-carrying ticks in tandem with warming weather. The insects - which carry Lyme disease and tick-borne encephalitis, a brain infection - need warm, short winters in order to survive.   "Variations in climate have had a very noticeable impact," said Elisabeth Lindgren of the University of Stockholm's department of systems ecology. "We're seeing disease in areas where we've never had it before, as well as more cases in areas where it previously existed."   In the 1990s, people in northern Sweden were told they were not vulnerable to these diseases, and took few precautions when venturing into the woods. Now, at the beginning of each spring, the Swedish authorities distribute maps showing ever widening areas of vulnerability.   Due to warmer winter temperatures, lakes in Sweden have more bacteria and detritus, affecting recreation and also the water supply, said Gesa Weyhenmeyer of the Swedish University of Agricultural Sciences in Uppsala.   Although Sweden made a big push to clean up Lake Malaren, just outside of Stockholm, in the 1960s and '70s, climate change has "counteracted our lake management effect," said Weyhenmeyer, adding: "Authorities monitor the water, but you can seldom swim there anymore because of harmful algae and bacteria." The Italian authorities are contemplating a similar program for Italy's Mediterranean beaches.   With winter temperatures in Sweden rising by up to 3 degrees Celsius in the 1990s, many parts of the country have lost their winter snow and ice cover in the last two decades, producing dramatic effects on ecology.   Because the land around Lake Malaren is no longer frozen during the winter, small brown particles of dirt leach into the lake, sometimes turning Stockholm's drinking water an unsightly shade of brown.   "Everyone wants to solve the problem, but it's hard to find a solution," Weyhenmeyer said.   Sometimes adapting to climate change is simple: The Swedish government is encouraging foresters to plant new species of trees that grow better in a slightly warmer climate, for example. In Hamburg and Rotterdam, new docks are being built to accommodate the likelihood of rising sea levels.   In other cases, adaptation would be so expensive that the authorities may opt to let nature take its course. Along the British coast in Norfolk and Essex, local governments are contemplating letting marginal coastal farmland, already beset by frequent flooding, simply sink into the sea as the water level rises.   "The most sensible thing may be for man to withdraw and change the coastline," Klein said.   "You won't have to pay subsidies. And these fields could probably become a healthy salt marsh, rather than poor farmland."     ROME When Dr. Giancarlo Icardi, health director for the Italian city of Genoa, got a call this summer that his young nephew was ill with a fever, headache and watery eyes after a day at the beach, global warming was not the first diagnosis on his mind. He suspected an out-of-season flu.   But 128 other beachgoers turned up at Genoa hospitals with similar symptoms that July weekend, forcing the closure of area beaches in the midst of a heat wave. Even though the health problems cleared up within a day, scientists quickly announced disturbing news about the culprit: a toxic warm-water alga that now grows in an increasingly warm Mediterranean Sea and had not previously bloomed in an Italian resort so far north.   "This is the first time that we've had this problem in Liguria," Icardi said, referring to the northern Italian region that includes Genoa. But scientists "discovered what it was quickly," he said, because in recent years disease-causing algae had cropped up at beaches in the Italian regions of Tuscany and Puglia, and in Spain.   As countries across Europe reduce production of greenhouse gases in order to fight climate change, scientists and citizens are discovering that effects of warming are already upon us. Irreversible warming is already happening, they say, and will continue for a century even if polluting emissions are controlled by the Kyoto Protocol, the international treaty aimed at limiting greenhouse gases.   To this end, they say, government and citizens must prepare for a steamier future, adapting to a climate that is hotter and stormier.   "In addition to mitigating climate warming, we should also be focusing on how to adapt," said Richard Klein of the Potsdam Institute for Climate Impact Research, in Germany. "In the last few years people have realized that climate change will happen. Adapting is not a choice - it's something we need to do."   The early warning signs of global warming are apparent: an increase in summer deaths due to heat waves in Europe; the northern migration of toxic algae and tropical fish to the Mediterranean; the spread of disease-carrying ticks into previously inhospitable parts of Sweden and the Czech Republic.   Scientists say that global warming may be partially responsible for the rising number of powerful hurricanes, like Katrina, as well as an increase in floods, like the ones that inundated parts of central Europe this summer.   Global warming also has been linked to recurring summer fires in Portugal, since the Iberian Peninsula has become hotter and dryer than in the past.   The role of global warming in creating any particular flood or fire or outbreak of disease is difficult to prove, since year-to-year temperature variability and other factors are involved. But the average number of yearly weather- and climate-related disasters in the 1990s was twice that of the 1980s, according to the European Environment Agency, in Copenhagen.   In response to this trend, countries and politicians are starting to think about changes they will have to make. French farmers are shifting to crops that better tolerate warmer temperatures - from corn to rapeseed, for example.   Austrian ski resorts that can no longer count on snow are planning hiking trails and golf courses.   The Italian city of Brescia is supplying the elderly with air-conditioners, a rarity in that country. Planners of the new Copenhagen subway raised all structures to allow for a half-meter, or 1.5-foot, rise in sea level that they expect global warming to cause in the next 100 years.   Most scientific models predict that, even with reduced emission standards promulgated by the Kyoto Protocol, temperatures will rise from 2 degrees to 6 degrees Celsius (4 degrees to 11 degrees Fahrenheit) in Europe over the next century - slightly less elsewhere in the world. And people are largely unprepared.   "Our resilience is quite low in the face of climate change," said Jacqueline McGlade, executive director of the European Environment Agency, which has published a report, "Impacts of Europe's Changing Climate," that catalogues areas of vulnerability and suggests how Europe can adapt.   She predicted that if nothing were done, people in northern and southern Europe, where the effect is expected to be greatest, would become "climate refugees," moving to the center of the continent.   "In the Arctic countries and southern Europe," McGlade said, "it will become harder and harder to sustain current living and consumption patterns."   Evidence of warming is now irrefutable, and almost all scientists believe it has been produced - or at least vastly accelerated - by emissions associated with industrialization.   The 1990s was the warmest decade in history. The years 1998, 2002 and 2003 were the hottest ever. By 2080, according to the Hadley Center for Climate Prediction and Research, in Britain, every second summer will be as hot or hotter than the scorching summer of 2003, when Europe recorded 20,000 excess deaths.   Southern Europe is likely to heat up earlier, within the next two decades, the European Environment Agency predicts. Cold winters, which occurred once every 10 years over the last three decades, are expected almost to disappear, McGlade said.   Already, scientists have been able to detect some hard evidence of climate change. "Until 10 years ago, we were mostly dealing with predictions and scenarios," said Roberto Bertollini, director of the Special Program on Health and Environment at the World Health Organization's European office. "Now, unfortunately, in the last few years, we are able to see and measure actual effects."   Some of the best-studied examples have been in Sweden, where scientists have documented the spread of disease-carrying ticks in tandem with warming weather. The insects - which carry Lyme disease and tick-borne encephalitis, a brain infection - need warm, short winters in order to survive.   "Variations in climate have had a very noticeable impact," said Elisabeth Lindgren of the University of Stockholm's department of systems ecology. "We're seeing disease in areas where we've never had it before, as well as more cases in areas where it previously existed."   In the 1990s, people in northern Sweden were told they were not vulnerable to these diseases, and took few precautions when venturing into the woods. Now, at the beginning of each spring, the Swedish authorities distribute maps showing ever widening areas of vulnerability.   Due to warmer winter temperatures, lakes in Sweden have more bacteria and detritus, affecting recreation and also the water supply, said Gesa Weyhenmeyer of the Swedish University of Agricultural Sciences in Uppsala.   Although Sweden made a big push to clean up Lake Malaren, just outside of Stockholm, in the 1960s and '70s, climate change has "counteracted our lake management effect," said Weyhenmeyer, adding: "Authorities monitor the water, but you can seldom swim there anymore because of harmful algae and bacteria." The Italian authorities are contemplating a similar program for Italy's Mediterranean beaches.   With winter temperatures in Sweden rising by up to 3 degrees Celsius in the 1990s, many parts of the country have lost their winter snow and ice cover in the last two decades, producing dramatic effects on ecology.   Because the land around Lake Malaren is no longer frozen during the winter, small brown particles of dirt leach into the lake, sometimes turning Stockholm's drinking water an unsightly shade of brown.   "Everyone wants to solve the problem, but it's hard to find a solution," Weyhenmeyer said.   Sometimes adapting to climate change is simple: The Swedish government is encouraging foresters to plant new species of trees that grow better in a slightly warmer climate, for example. In Hamburg and Rotterdam, new docks are being built to accommodate the likelihood of rising sea levels.   In other cases, adaptation would be so expensive that the authorities may opt to let nature take its course. Along the British coast in Norfolk and Essex, local governments are contemplating letting marginal coastal farmland, already beset by frequent flooding, simply sink into the sea as the water level rises.   "The most sensible thing may be for man to withdraw and change the coastline," Klein said.   "You won't have to pay subsidies. And these fields could probably become a healthy salt marsh, rather than poor farmland."     ROME When Dr. Giancarlo Icardi, health director for the Italian city of Genoa, got a call this summer that his young nephew was ill with a fever, headache and watery eyes after a day at the beach, global warming was not the first diagnosis on his mind. He suspected an out-of-season flu.   But 128 other beachgoers turned up at Genoa hospitals with similar symptoms that July weekend, forcing the closure of area beaches in the midst of a heat wave. Even though the health problems cleared up within a day, scientists quickly announced disturbing news about the culprit: a toxic warm-water alga that now grows in an increasingly warm Mediterranean Sea and had not previously bloomed in an Italian resort so far north.   "This is the first time that we've had this problem in Liguria," Icardi said, referring to the northern Italian region that includes Genoa. But scientists "discovered what it was quickly," he said, because in recent years disease-causing algae had cropped up at beaches in the Italian regions of Tuscany and Puglia, and in Spain.   As countries across Europe reduce production of greenhouse gases in order to fight climate change, scientists and citizens are discovering that effects of warming are already upon us. Irreversible warming is already happening, they say, and will continue for a century even if polluting emissions are controlled by the Kyoto Protocol, the international treaty aimed at limiting greenhouse gases.   To this end, they say, government and citizens must prepare for a steamier future, adapting to a climate that is hotter and stormier.   "In addition to mitigating climate warming, we should also be focusing on how to adapt," said Richard Klein of the Potsdam Institute for Climate Impact Research, in Germany. "In the last few years people have realized that climate change will happen. Adapting is not a choice - it's something we need to do."   The early warning signs of global warming are apparent: an increase in summer deaths due to heat waves in Europe; the northern migration of toxic algae and tropical fish to the Mediterranean; the spread of disease-carrying ticks into previously inhospitable parts of Sweden and the Czech Republic.   Scientists say that global warming may be partially responsible for the rising
par International Herald Tribune publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Samedi 24 septembre 2005
Canicules et sécheresses menacent de "booster" l'effet de serre LE MONDE | 24.09.05 | 13h55  •  Mis à jour le 24.09.05 | 13h55 Dossiers, fiches pays, annales du bac. Toutes les chances de réussir la rentrée ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts e la vague de chaleur qui a accablé l'Europe durant l'été 2003, on a retenu un chiffre : 35 000 morts, dont 15 000 en France. La flambée des températures, surtout à l'ouest du continent, où l'on a enregistré des écarts de plus de 6 º C avec les normales saisonnières, ainsi que le déficit d'eau, particulièrement éprouvant à l'est, où les pluies ont été deux fois plus faibles qu'à l'accoutumée, ont eu aussi un impact sévère sur la végétation européenne. Avec une conséquence imprévue : un relâchement massif de dioxyde de carbone (C02) dans l'atmosphère. Et le risque, si de tels épisodes caniculaires se reproduisent, d'une amplification de l'effet de serre. OAS_AD('Middle'); C'est ce que révèle, dans la revue Nature du 22 septembre, une étude associant une trentaine de chercheurs français, italiens, allemands, belges, espagnols, finnois, américains et danois, sous la direction de Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA-CNRS) de Gif-sur-Yvette (Essonne). "Ces résultats, décrit André Granier, de l'unité d'écologie et écophysiologie forestières de l'INRA à Nancy , ont été obtenus en combinant les approches et les données de deux communautés scientifiques." D'une part, des observateurs de terrain disposant, grâce au programme communautaire CarboEurope, d'un réseau d'une soixantaine de stations au sol. Représentatives des différents types de couverture végétale ­ forêts principalement, mais aussi cultures agricoles et prairies ­, elles mesurent en temps réel, à l'aide de capteurs, les flux de gaz carbonique absorbé ou libéré. D'autre part, des modélisateurs simulant, sur leurs supercalculateurs, les interactions entre climat, végétation et CO2. Il apparaît qu'à l'échelle de l'Europe la production végétale a chuté de 30 % en 2003 par rapport à 2002, dans les peuplements forestiers comme sur les surfaces cultivées. Une baisse sans précédent au cours du siècle écoulé. Conséquence de cette anémie, une réduction considérable de la quantité de carbone stockée dans la biomasse. STRESS HYDRIQUE Face aux fortes chaleurs et, surtout, au stress hydrique, les plantes adoptent en effet un mécanisme de défense qui leur permet de limiter leur évapotranspiration et d'éviter de dépérir. Elles ferment les stomates de leurs feuilles, ces minuscules pores par lesquels s'effectuent les échanges gazeux avec leur environnement. Résultat : une photosynthèse ralentie, donc une quantité de CO2 absorbée moindre. Et même, dans le cas présent, largement inférieure à celle émise par la respiration des végétaux. Les auteurs de l'étude estiment qu'en 2003 les écosystèmes européens ont relâché dans l'air quelque 500 millions de tonnes de CO2. Soit l'équivalent de quatre années de séquestration du même gaz par la végétation. Ces conclusions inattendues vont sans doute obliger les climatologues à revoir leurs modèles. Ceux-ci prédisaient plutôt que le réchauffement climatique aurait pour effet, en Europe et aux latitudes tempérées, d'allonger la saison de végétation active et de stimuler la flore. Les forestiers en avaient observé des signes avant-coureurs : au cours du dernier demi-siècle, le volume de bois sur pied des forêts européennes a augmenté de plus de 40 %. L'article de Nature met en fait en évidence l'impact sur les écosystèmes, non pas d'un réchauffement global, mais d'une canicule et d'une sécheresse exceptionnelles. Il n'en sonne pas moins comme un avertissement, dans la mesure où l'une des répercussions attendues du changement climatique global est, précisément, la multiplication d'épisodes extrêmes. "Si, comme les climatologues le prévoient, le réchauffement planétaire se traduit notamment par une augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses, on peut alors penser que la végétation sera moins efficace qu'elle ne l'est aujourd'hui pour limiter l'effet de serre", commente André Granier. A l'échelle de la planète, les experts estiment que le manteau végétal permet aujourd'hui de capturer entre 10 % et 20 % des émissions humaines de CO2, principal gaz impliqué dans l'augmentation de l'effet de serre. Ce bouclier vert risque donc se transformer en menace. De puits de carbone, "les écosystèmes des régions tempérées pourraient se muer en sources de carbone", écrivent les signataires de l'article. Dans un commentaire accompagnant cette publication, Dennis Baldocchi, de l'université de Californie à Berkeley, se veut rassurant. L'exemple des écosystèmes européens ne serait pas transposable aux autres continents. Ainsi, à température et pluviosité comparables, le ralentissement de la photosynthèse ayant bridé en 2003 la pousse des végétaux en Europe n'affecterait pas les forêts nord-américaines, habituées à des chaleurs estivales plus élevées. Il pense en outre "raisonnable de s'attendre à ce que les forêts s'acclimatent si les températures moyennes continuent à croître graduellement". Cette nouvelle étude s'ajoute aux récents travaux de chercheurs britanniques qui, dans Nature également, décrivaient comment, sous l'effet du réchauffement, les sols libèrent du carbone par millions de tonnes (Le Monde du 9 septembre). De quoi rendre encore plus problématique le respect des engagements de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre. Pierre Le Hir Article paru dans l'édition du 25.09.05
par article Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Jeudi 22 septembre 2005
RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - La controverse scientifique ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire Dans le quotidien espagnol El País, l'économiste espagnol Miguel Boyer Arnedo regrette que la controverse scientifique sur le réchauffement climatique puisse servir d'excuse pour ne rien faire. "Peut-être que les climatologues ont tort, qui sait. Mais qu'est-ce qu'on en a à faire ? […] Il ne manque probablement que vingt ou trente ans pour que la situation devienne terrifiante. Si vous êtes âgé de moins de 80 ans, vous devriez sans doute vous sentir concerné. Pensez à la sécheresse que connaît actuellement l'Espagne et sachez qu'il ne s'agit que du début. Et si vous pensez que les problèmes climatiques et d'environnement ne concernent que les pays pauvres, si vous pensez que nous sommes à l'abri, réfléchissez à La Nouvelle-Orléans…"
par courrier international publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Jeudi 22 septembre 2005
TOTAL RÉUNION CRÉE LA PREMIÈRE STATION SERVICE “ÉCOLOGIQUE” Le pétrole et le développement durable côte à côte Publié dans l'édition du jeudi 15 septembre 2005 (page 4) Hier Soir au Port, l’inauguration du projet pilote de développement durable de la Station service Total en a surpris plus d’un. Un événement dans la profession. ENERGIES "À La Réunion, Total compte 32 stations services. Celle de la ZAC 2000 au Port située sur la RN1 vient de choisir le développement durable. Elle est équipée des dernières technologies en matière de production d’électricité solaire, d’économie d’énergie et de protection de l’environnement", présentent Érick Chabanne et Philippe Cabus, respectivement directeur général et responsable du développement durable. Tout est conçu pour une production solaire et une efficacité énergétique. Le toit de la station est recouvert de 176 panneaux photovoltaïques. Ils sont connectés au réseau EDF et ils produisent 42.000 KWH d’électricité solaire par an, ce qui correspond à 20% de la consommation électrique de la station ou à celle d’une dizaine de foyers réunionnais. La station est équipée d’un chauffe-eau solaire, d’ampoule basse consommation, d’un système de régulation des lampadaires la nuit et prochainement d’un équipement collectant les eaux de pluie. Protection de l’environnement "Les vapeurs d’hydrocarbures sont récupérées et acheminées jusqu’au dépôt pour être recyclées. Les tuyauteries de transport des essences vers les pompes sont en polyéthylène haute densité", expliquent les responsables. "Les égouttures d’essence sur la piste sont conduites vers un séparateur d’hydrocarbures qui les traite et les stocke. L’eau traitée est rejetée dans le réseau d’eau pluviale alors que les hydrocarbures récupérés sont collectés par une société agréée chargée de leur traitement et de leur recyclage. Les cuves ont une double enveloppe et des détecteurs de fuites électroniques". La Ville du Port n’a pas été choisie par hasard pour accueillir la première station-service de développement durable. Son climat chaud était le plus favorable pour la meilleure expérimentation. Jean-Fabrice Nativel Le pétrole et le développement durable côte à côte Article paru dans Témoignages le jeudi 15 septembre 2005 (page 4) URL : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=10877
par Temoignage publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 13 septembre 2005
Un groupe d'experts examine les moyens de lutter contre l'effet de serre Etudier les pistes crédibles capables de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici 2050, telle est la mission dévolue le 8 septembre dernier, au Groupe de travail installé par Nelly Olin, et François Loos. Etudier les pistes crédibles capables de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici 2050, telle est la mission dévolue le 8 septembre dernier, au Groupe de travail installé par Nelly Olin, Ministre de l'Ecologie et du développement durable, et François Loos, Ministre délégué à l'Industrie. Objectif : renforcer le Plan Climat à mi-2006 en intégrant des mesures nationales de long terme. L'actualité du prix de l'énergie, la sécheresse en France, les inondations dans l'Est de l'Europe, la catastrophe survenue en Louisiane, témoignent de l'urgence des enjeux climatiques et nous poussent à agir, a souligné la Ministre de l'Ecologie et du développement durable à cette occasion. D'autant que cet objectif de diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, a été fixé par le Président de la République. Inscrit dans le Plan Climat de son prédécesseur Serge Lepeltier pour respecter l'enjeu du protocole de Kyoto en 2010 (stabilisation des émissions par rapport à leur niveau de 1990), il a ensuite été repris dans la loi du 13 juillet 2005 sur les orientations de la politique énergétique (article 2) ! Présidé par l'économiste Christian de Boissieu, Président délégué du Conseil d'Analyse Économique, le Groupe de travail ''Facteur 4'' réunit quelque 32 experts aux compétences pluridisciplinaires. Dont la députée Nathalie Kosciusko-Morizet et le sénateur Henri Revol, des associations écologistes (Réseau Action Climat, WWF, Greenpeace), syndicats (MEDEF, CFDT), industriels (Areva, Total, Comité des Constructeurs Français d'Automobiles), experts (Météo-France, CNRS), représentants de l'administration et des chambres d'agriculture, …. Pour eux, il s'agit d'imaginer des scénarii, d'en analyser les potentialités et les risques, et de formuler des propositions pour que la France puisse respecter ses engagements écologiques. Le tout conciliant les dimensions économiques et sociales, notamment en termes de croissance et d'emploi,ont rappelé les deux ministres ! Dans ce contexte, si les mesures prises par le Premier Ministre la semaine dernière* vont servir à mettre à jour le Plan Climat dans deux ans, les conclusions du Groupe de travail permettront de le renforcer sur une action de long terme. Attendus pour le printemps 2006, ces résultats feront l'objet d'un rapport présenté à l'occasion d'un colloque. Persuadé qu'il serait vain d'avancer seul, François Loos a tenu à préciser que si le Gouvernement a choisi d'anticiper les changements de comportement de la société française, notamment dans la production et la consommation d'énergie, il importe que tous les pays du globe s'engagent dans cette lutte. Et d'ajouter que la recherche et l'innovation dans ce domaine constituent une opportunité pour les entreprises. Il ne s'agit de rien d'autre que de développement durable, a résumé la Ministre Nelly Olin en annonçant la tenue d'un Rendez-vous du Climat en présence du Premier Ministre et de ses collègues ministres, les 14 et 15 novembre prochains. F.A. *Pour les dispositions touchant l'écologie : augmentation du crédit d'impôt pour la voiture propre et les économies d'énergie ; accélération du plan biocarburants pour atteindre l'objectif de 5,75 % dès 2008 ; 100 M€ d'aides ciblés à la R&D sur un projet de développement d'un véhicule français sobre en carbone ; majoration du tarif de la carte grise pour les véhicules émettant plus de 200 grs de CO2/km. Et plus globalement, un soutien aux énergies renouvelables (biocarburants, biomasse, filière bois-énergie, énergies solaire et éolienne).
par actu-environnement publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mercredi 24 août 2005

Climat : l'instable Europe
Nicolas Granet [24 août 2005]

Les intempéries actuelles le confirment : le climat européen est par nature instable. Cette instabilité est due à un courant atmosphérique baptisé NAO (Oscillation nord-atlantique), basé sur les différences de pression entre l'anticyclone des Açores, au sud, et la dépression de l'Islande, au nord. C'est ce courant qui conditionne les variations climatiques sur le continent européen. Sa caractéristique, c'est de ne pas être assez puissant pour stabiliser le climat ouest-européen, comme c'est le cas en Inde, par exemple, où la mousson s'étend sur une longue période et revient chaque année.

L'autre élément qui accentue la variabilité du climat est saisonnier : la NAO perd en intensité en été par rapport à l'hiver. En effet, quand cette saison arrive, la différence de température entre l'océan et l'atmosphère se réduit. Du coup, la circulation d'air, entre le nord et le sud, oscille de manière chaotique comme une boussole qui aurait perdu le nord. Le NAO ne pilote alors plus le climat. Son comportement peut être imprévisible, voire marqué par des changements brutaux. A partir de ce moment, le climat devient imprévisible. C'est ce qui se produit actuellement.
Le phénomène est assez fréquent : qu'on se souvienne des inondations catastrophiques de l'Elbe en 2002. Beaucoup de climatologues s'accordent aujourd'hui à dire que ces phénomènes climatiques sont amplifiés par le réchauffement climatique. La question reste toutefois posée.

 
par le figaro publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Lundi 15 août 2005
Les grandes villes d'Europe touchées par le réchauffement climatique selon WWF LEMONDE.FR | 11.08.05 | 18h46  •  Mis à jour le 11.08.05 | 20h02 Les températures estivales ont augmenté fortement dans la plupart des villes d'Europe occidentale depuis 30 ans, a indiqué, jeudi 11 août à Genève, le Fonds mondial de la nature (WWF), y voyant une illustration de l'accélération du changement climatique. Entre 2000 et 2004, la température moyenne de 13 des 16 villes mises sous observation était supérieure d'au moins 1 degré Celsius à celles observées entre 1970 et 1975, rapporte le WWF, dont l'étude porte sur 15 villes de l'UE avant l'élargissement, ainsi que sur Varsovie. La plus forte hausse a été enregistrée à Madrid (+ 2,2 degrés Celsius), où la température moyenne en été atteint désormais 23,7 degrés. A Londres, la température moyenne est désormais de 22,5 degrés, contre 20,5 degrés il y a 30 ans. Dublin et Copenhague ont enregistré les hausses les plus faibles, avec seulement + 0,7 et + 0,2 degré. La température moyenne en Europe a augmenté de 0,8 degré au cours du siècle écoulé, selon le groupe intergouvernemental de l'ONU sur les changements climatiques. Ce groupe de scientifiques prévoit que les températures moyennes du Vieux Continent devraient augmenter de 0,1 à 0,4 degré tous les dix ans, avec des vagues de chaleur en été de plus en plus intenses et fréquentes. LE SECTEUR ÉNERGÉTIQUE EN CAUSE Selon le WWF, la "pollution" liée au secteur de l'énergie est la principale cause du réchauffement climatique. "Les villes reflètent cette tendance, a expliqué Imogen Zethoven du WWF. Les températures montent de plus en plus l'été, et c'est dû surtout au secteur de l'énergie." Cette étude du WWF fait partie de la campagne lancée par l'organisation pour amener les gouvernements à remplacer des centrales "vieilles et sales" et à produire de l'énergie à partir de sources moins émettrices de gaz à effet de serre, comme l'hydro-électricité, le vent, ou le gaz naturel. Le WWF souligne ainsi que les centrales électriques sont responsables de 39 % des émissions de gaz carbonique, lesquelles sont la principale cause du réchauffement climatique. Selon Martin Beniston, un expert en climatologie de l'université de Fribourg, en Suisse, l'étude "montre que quelque chose est en train de se passer, et que l'environnement urbain est plus réactif". "Nous savons à présent que les villes sont des 'îles de chaleur', par rapport à d'autres environnements non citadins", estime-t-il. Et d'expliquer qu'à la campagne, l'évaporation des zones plantées aide à rafraîchir l'atmosphère.
par article du journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mercredi 27 juillet 2005
Protocole de kyoto Devant l'augmentation des gaz à effet de serre, les entreprises se ruent sur les Bourses d'échange de permis d'émission de dioxyde de carbone La difficile équation entre environnement et croissance économique Feryel Gadhoum [27 juillet 2005] La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 0,6 degré depuis 1800, et devrait selon les experts augmenter de 1,4 à 5,8 degrés d'ici à 2100, soit la hausse la plus rapide et la plus forte en un siècle depuis les dix mille dernières années. Dans le même temps, le niveau moyen des mers a monté de 10 à 20 centimètres au cours du XXe siècle et les prévisions pour 2100 varient de 9 à 88 centimètres. Il est aujourd'hui admis par toute la communauté scientifique que le phénomène est provoqué par l'action de l'homme sur la planète. Même le président des États-Unis George W. Bush, longtemps hostile à l'idée, a dû récemment se résoudre à l'admettre. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont essentiellement responsables du changement climatique. Or, selon les dernières estimations du CSIRO, l'agence de recherche scientifique du gouvernement australien, les émissions de dioxyde de carbone – qui représente 80% des GES – sont passées de 13,3 milliards de tonnes en moyenne dans les années 1990 à plus de 18,7 milliards de tonnes. Il faut dire que parmi les nombreuses initiatives prises, la plus ambitieuse, le protocole de Kyoto, n'est entrée en vigueur que cette année. Le coût n'en est pourtant pas exorbitant puisque selon des chiffres cités par l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales), l'impact sur le PIB des pays soumis ne devrait baisser que de 0,1% en moyenne par an. Les freins restent néanmoins très forts, et toutes les associations écologiques condamnent la frilosité des pays membres du G 8 qui n'ont donné aucune indication chiffrée des moyens supplémentaires qu'ils devaient mettre en oeuvre dans la lutte contre le changement climatique. Ils se sont simplement engagés à «prendre des mesures novatrices» pour promouvoir l'usage d'énergies fossiles moins polluantes, dans un plan d'action sur le changement climatique adopté à la fin du sommet de Gleneagles (Ecos se). Ils ont également émis des voeux pieux tels que «changer notre manière de consommer l'énergie», «agir pour un avenir plus propre», «promouvoir la recherche et le développement», «financer la transition vers une énergie plus propre» et «lutter contre l'exploitation forestière illégale». L'Agence internationale de l'énergie a été chargée d'évaluer l'efficacité énergétique des différents moyens de production d'électricité à l'échelle mondiale. Cette même agence évalue à moins de 13% la production d'énergie à partir de combustibles renouvelables, soit à peu de choses près leur niveau de 1973. Les mécanismes de projets du protocole de Kyoto, qui devrait permettre notamment l'installation d'unité de production d'énergie propre dans les pays en développement, peinent à voir le jour, en raison des lenteurs administratives et des critères de sélection. Or en l'absence de ce que les pays bénéficiaires considèrent comme un transfert de technologies, aucun élargissement du protocole de Kyoto n'est possible. L'Inde et la Chine, les deux très gros consommateurs d'énergie et donc émetteurs de GES, refusent d'entendre parler de réduire leurs émissions, alors que leur développement économique est loin d'être achevé. La consommation de la Chine est passée de 5,8% de la consommation mondiale d'énergie en 1973 à plus de 12% actuellement. Et plus de la moitié de ses besoins énergétiques sont assurés par le charbon qui émet 40% de CO2 de plus que le pétrole et 70% de plus que le gaz. Reste que le charbon est le combustible fossile le moins cher et le plus disponible à long terme. Gageons que le coût d'une tonne de CO2 qui a presque triplé depuis le début de l'année, à 24 euros, risque encore de se renchérir pour les pays et les entreprises qui se sont astreints à réduire de 5% en moyenne d'ici à 2012 leurs émissions de CO2, par rapport à leur niveau de 1990.
par article Le Figaro publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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