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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Vendredi 15 juillet 2005
Mettez du sucre dans votre café ou thé et maigrissez (étude) AFP 25.07.05 | 14h15 Le sucre dans le café ou le thé réduit le risque de grossir de manière significative selon une enquête danoise réalisée auprès de 5.200 hommes, et publiée lundi dans le quotidien Jyllands-Posten. "A notre grande surprise, nous avons constaté qu'il y avait nettement moins d'obèses ou plus de gens minces parmi ceux qui sucrent leur café ou thé que les autres", a expliqué à l'AFP le professeur Finn Gyntelberg de la clinique de médecine du travail à l'hôpital Bispebjerg à Copenhague. Le professeur a précisé qu'il "ne s'agit que d'observations constatées, et que cela nécessite une enquête supplémentaire pour savoir si c'est la combinaison de café et de sucre qui active les hormones réduisant l'appétit". Selon lui, "si on met 2 morceaux de sucre à chaque fois dans les 5 à 6 tasses de café ou thé que l'on boit en moyenne par jour, on court 40% moins de risques de prendre du poids que si on consomme ces breuvages sans sucre". Il a analysé avec d'autres chercheurs les données de 5.200 hommes de Copenhague dans le cadre d'une vaste enquête appelée Copenhagen Male Study lancée depuis les années 70 pour examiner les liens entre l'obésité, l'alcool, le tabac, l'activité physique et le café. "Les résultats concernant le lien entre surpoids et café sont les plus intéressants car nous n'avons pas trouvé des données pareilles ailleurs", a-t-il souligné. "Si nos hypothèses s'avèrent justes, on devrait manger des morceaux de sucre dans la journée pour maigrir", selon ce professeur. "L'explication vraisemblable est que le sucre dans le café ou le thé stimule le métabolisme dans les intestins et diminue l'appétit, et les calories que le sucre renferme sont moins importantes que celles que l'on ingurgite en mangeant", a-t-il ajouté. Les résultats de cette enquête de Bispebjerg Hospital ont paru dans le dernier numéro de European Journal of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation.
par in Le Monde du 25/07/2005 publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mercredi 29 juin 2005
mercredi 29 juin 2005 Elles font saliver les gourmands Produit phare de la marque LU, les Pailles d'or sont centenaires Gérard Philippe, directeur de l'usine LU de La Haye-Fouassière. « La recette des Pailles d'or ? » « Chut, c'est un secret ! » L'actrive Sarah Bernhardt en parlait avec gourmandise. « Qu'est-ce qu'il y a de meilleur qu'une Paille d'or ? » « Deux Pailles d'or ». Les célèbres gaufrettes à la framboise imaginées par Louis Lefèvre-Utile à Nantes, en 1905, sont centenaires. Elles ont toujours la cote auprès des consommateurs. Depuis le mois de janvier, il y a même une version citron. ·Une idée croustillante. Difficile d'échapper à cette pâte gaufrée nappée de framboises. Avouez, vous avez déjà craqué. Allez, juste une fois. Peut-être pas adulte. Mais enfant, souvenez-vous. Perché sur un banc ou un escabeau, trop petit pour atteindre la dernière étagère. La plus convoitée forcément. Les Pailles d'or fêtent leurs cent ans. Un bon souvenir pour tous les gourmands. Cette idée croustillante imaginée par Louis Lefèvre-Utile à Nantes en 1905 se porte bien. Très bien même. Il s'en vend chaque année 2 500 tonnes, soit 14,3 millions de paquets. Deux autres chiffres : la production annuelle de Pailles d'or réalisée à l'usine LU de la Haye-Fouassière représente 200 hectares de blé et 1 000 tonnes de framboises. ·Un secret jalousement gardé. Plutôt curieux, les Pailles d'or n'ont pas de concurrent sur le marché. Ou dit autrement, il n'y a pas d'équivalent. Vous voulez savoir comment c'est fabriqué ? Pas de problème : du blé, des framboises, pas d'arôme artificiel, une pâte très fine. Mais encore ? Là franchement, inutile de questionner la direction de l'entreprise. Le secret est jalousement gardé. Pas question non plus de photographier la nouvelle ligne de production. Les machines ont été spécialement conçues pour LU. Où ? En France, mais on n'en saura pas plus. « Il y a une recette et surtout un savoir-faire que nous préservons », explique Gérard Philippe, le directeur de l'usine LU de la Haye-Fouassière. Plus du tiers - 36 %- des Pailles d'or est fait de framboises. ·Framboises serbes. Pendant très longtemps, ce sont des framboises de Loire-Atlantique qui nappaient les Pailles d'or de LU. Ce sont désormais des framboises serbes. « Une variété qu'on ne trouve que dans ce pays et en Europe centrale, en Pologne par exemple », explique la direction de l'entreprise. Elles arrivent congelées. ·Et même au citron. Une petite révolution. Depuis le mois de janvier, les Pailles d'or ne sont plus seulement à la framboise. Elles sont désormais proposées au citron. Petite entorse, un arôme artificiel est ajouté. Les citrons sont importés d'Espagne. ·Au milieu des vignes. Le fief de LU, ce fut longtemps le quai Baco à Nantes, sur les bords de la Loire. L'ancienne usine a déménagé en 1987. LU produit désormais ses biscuits au milieu des vignes à La Haye-Fouassière. 466 salariés travaillent dans cette usine qui est la première usine de biscuits française. 45 000 tonnes de gâteaux, déclinés de 130 façons sortent chaque année des neuf lignes de production. L'usine de la Haye-Fouassière produit 18 biscuits différents : Pailles d'or, Hello cookies, le Véritable petit-beurre... ·Avec les plus grands artistes. À l'époque, on ne parlait pas de plan média. Louis-Lefèvre Utile a été un pionnier. Ses idées, il est d'abord allé les chercher en Grande-Bretagne. Lorsque le succès a démarré, il a su faire appel aux plus grands artistes de son temps pour asseoir la renommée de l'entreprise : Mucha, Luigi Loir, Benjamin Rabier, Capiello. Pour les cent ans des Pailles d'or, LU a fait appel à un jeune designer : ora-ïto. Brillant et gourmand. Suffisamment gonflé pour lancer la toute première marque virtuelle sur internet en 1998. Il avait vingt ans. Depuis, le jeune Marseillais aujourd'hui implanté à Paris a séduit les grandes marques. Les dix affiches signées et numérotées des cent ans des Pailles d'or seront vendues aux enchères sur ebay du 6 au 16 octobre. L'argent récolté sera reversé au Secours populaire. Pour en savoir plus sur ora-ïto : www.ora-ito.com Patrice MOYON.
par Ouest France publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Dimanche 19 juin 2005
Deux-sèvres Faits De Société Biocarburant : la région recalée prépare la deuxième manche ( 18/06/2005 )   Aucune des six nouvelles usines de biocarburant annoncées par le gouvernement ne se trouve en Poitou-Charentes. La Région, qui a lancé à Melle son unité expérimentale de production, aura une seconde chance en décembre.   Ségolène Royal avait lancé l'expérimentation en février dernier en compagnie de Lê Chien Hoang, ingénieur chez Valagro. (Photo archives NR) On s'y attendait un peu : le projet d'usine de fabrication d'esther éthylique – un biocarburant de nouvelle génération – soumis au gouvernement par le laboratoire poitevin Valagro et la société rochelaise SICA Atlantique n'a pas été retenu : les six sites sélectionnés (et non quatre comme annoncé initialement) se trouvent dans l'est de la France, en Normandie, dans les environs de Nantes et près de Lacq. Raison officielle de ce refus, commenté par Jacques Barbier, patron de Valagro : l'appel d'offres stipulait : esther « méthylique » et non « éthylique ». En fait, ce qui a surtout pesé dans la balance, c'est que le procédé poitevin n'est pas encore parfaitement au point. Sa validation industrielle au sein de l'usine Rhodia Food de Melle, sur des réacteurs chimiques spécialement adaptés, n'a démarré que ce mardi. Les résultats définitifs de cette expérimentation menée avec le concours de l'Anvar et largement soutenue financièrement par la Région (*), seront connus fin juin, au plus tard mi-juillet : largement suffisant pour soumettre à nouveau le projet en décembre, pour la deuxième phase du plan national Biocarburants. Le 19 mai dernier, le gouvernement a en effet lancé un nouvel appel de candidature pour la production de 700.000 tonnes annuelles de diester et 250.000 tonnes d'éthanol. Le but : tripler la production française de façon à incorporer à partir de 2010, 5,75 % de biocarburants dans l'essence. Un taux fixé par une directive européenne et que la France s'efforce, non sans quelque retard (on en est à 1,35 %), de respecter. Les partenaires politiques de cet ambitieux projet régional semblent avoir mis à profit ces derniers mois pour aplanir discrètement les obstacles qu'avait soulevés fin 2004 l'opposition ouverte entre le département et la chambre d'agriculture de la Vienne d'une part, la région Poitou-Charentes de l'autre. Sans doute à La Rochelle La Sica Atlantique, porteur industriel du projet, étant installée sur le port de La Pallice (où elle stocke et charge des grains), la présidente de la Région a opté pour une installation de l'usine à La Rochelle. La Vienne étant premier producteur régional d'oléagineux (et deuxième département français), le département et la chambre, espérant qui sait un coup de pouce de Jean-Pierre Raffarin, tentaient de pousser leur avantage. Il semble bien aujourd'hui que les deux démarches se soient pratiquement rejointes. Les quatre départements picto-charentais ne suffisant pas, et de loin, à faire tourner une telle usine, le choix de La Rochelle pour son implantation n'a rien de scandaleux. En revanche, l'éclatement du site en plusieurs pôles de première transformation, répartis sur le territoire régional, permettrait à chaque département de bénéficier des retombées économiques de ce projet. Vincent BUCHE - (*) Le coût de l'expérimentation a été chiffré à trois millions d'euros, avec une participation d'un million de la région.
par nrco publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mardi 14 juin 2005
Ecologie. La qualité des eaux menacée par deux décrets favorables aux industriels. L'élevage intensif reprend du terrain Par Eliane PATRIARCA samedi 11 juin 2005 (Liberation - 06:00) E n préparation depuis plusieurs mois, ils n'ont été rendus publics qu'après le référendum et juste avant la démission du gouvernement Raffarin. Ce sont deux textes concernant les élevages industriels et propres à saper la protection de l'environnement, a dénoncé jeudi l'association Eau et rivières de Bretagne. Deux «assouplissements» signés du ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, et de l'ex-ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier : un décret du 30 mai et un arrêté du 7 février, publiés le 31 mai dans le Journal officiel. Fumier. Le décret autorise l'extension des élevages industriels dans les zones d'excédent structurel d'azote lié aux élevages (ZES). C'est-à-dire les 140 cantons français (dont 104 en Bretagne) dont les sols sont surchargés en azote et en phosphore apportés par le fumier et qui polluent les eaux superficielles et souterraines. «Ce sont des zones où la pression du cheptel est trop importante, explique Jean-François Piquot, porte-parole d'Eau et rivières. Des zones où, par ruissellement et infiltration, l'azote et le phosphore parviennent dans les eaux avec des risques pour l'environnement ­ prolifération d'algues vertes sur les plages ­ et pour la santé.» La Bretagne connaît bien le problème : avec 7 % de la surface agricole utilisée de la France, cette région abrite plus de 50 % des élevages de porcs, plus de 50 % des élevages de volailles et plus de 20 % des élevages de vaches laitières. «Or, en Bretagne, 80 % de l'eau potable provient des ressources superficielles», note Jean-François Piquot. Depuis 1998, les extensions d'élevages étaient interdites (sauf pour les élevages familiaux) par une circulaire signée Louis Le Pensec et Dominique Voynet. Selon René Louail, porte-parole de la Confédération paysanne et éleveur de poulets en Bretagne : «En annulant cette circulaire très positive, le gouvernement Raffarin a cédé à la pression des groupements porcins et donné un coup de main aux grands éleveurs.» «Discrédit». René Louail s'indigne aussi de l'autre texte, révélé par Eau et rivières, qui, selon lui, «discrédite le monde paysan, bafoue consommateurs et contribuables». Cet arrêté ministériel abaisse de 50 à 15 mètres la limite d'épandage des lisiers par rapport aux maisons et aux campings, lorsque l'exploitant procède à une injection directe du lisier dans le sol. Et réduit de 35 à 10 mètres cette distance d'interdiction par rapport aux rivières lorsqu'une bande enherbée a été créée le long du cours d'eau. Eau et rivières s'inquiète de ce renforcement annoncé de la pollution des sols et de l'eau. «L'injection directe avec enfouisseur peut diminuer les odeurs, mais pas la contamination bactérienne», regrette Jean-François Piquot. Et les bandes enherbées ne font que limiter le transfert de lisier vers les rivières. «D'un côté, on dépense des millions d'euros pour reconquérir la qualité de l'eau, et de l'autre on annule des règles destinées à protéger l'environnement !», poursuit-il. Difficile en effet de trouver une légitimité dans ces nouvelles réglementations. Lundi, un rapport du Muséum d'histoire naturelle montrait que 50 à 75 % des eaux françaises sont très fortement dégradées et les chercheurs stigmatisaient le «couple infernal nitrates-pesticides» (Libération du 8 juin). Comment fera la France pour satisfaire à la directive-cadre européenne sur l'eau qui demande aux Etats membres un «bon état» écologique de l'ensemble des eaux en 2 015 ? Eau et rivières de Bretagne a décidé de saisir la Cour de justice européenne.
par Libération publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Lundi 13 juin 2005
Indre-et-Loire L'agglo a besoin d'agriculteurs : ces derniers s'adaptent ( 13/06/2005 )   L'agglomération tourangelle grignote de plus en plus de terre sur la campagne. Les agriculteurs doivent alors s'adapter à ces voisins pas toujours prêts à se réveiller au chant du coq. Ambiance…   Jean-Paul Gentils, en zone inondable, entretient quant à lui une zone qui, sans agriculture, tomberait en friches. Un âne dans un champ pour l'image, le coq qui chante pour le son : le tableau, rural, ne se déroule pourtant qu'à un kilomètre et demi de Chambray-lès-Tours. A la Brissonnière, Gabriel Monmarché est de ces agriculteurs qui ont dû s'adapter au développement de l'agglomération tourangelle. « Les bois ont progressivement disparu pour laisser place aux maisons d'habitation. » Depuis 1972, date de son installation sur l'exploitation familiale, Gabriel tient bon. « En 1985, j'avais alors 50 ha en céréales. Je n'avais pas envie d'aller faire de la route pour cultiver des terres. J'ai opté pour le maraîchage bio et commencé à vendre sur le marché de Chambray. » Au début des années 90, il a même installé un magasin à la ferme où il propose sa production mais aussi celles de ses confrères bio. « 'est sûr. Mais la cohabitation avec les citadins est parfois délicate. Certains critiquent l'odeur de l'ânesse, d'autres ne respectent pas les cultures… On manque de communication », déplore l'agriculteur. A 58 ans, Gabriel pourrait pourtant se réjouir de ces citadins qui lui demandent régulièrement s'il n'a pas un bout de terrain à vendre. « Je n'ai jamais cédé un mètre carré pour la construction ! assure-t-il. Il faut préserver ces espaces verts agricoles dans l'agglomération. Malheureusement, j'ai l'impression que personne ne s'en soucie. » Autre exemple, Jean-Louis Gentils à Berthenay. Oui, Berthenay ! « On appartient à la communauté de communes de Ballan-Miré qui dépend du syndicat du SCOT (Schéma de cohérence territoriale de l'agglomération tourangelle) » A plus de 15 km de La Riche, Jean-Louis Gentils, éleveur, assure en quelque sorte, l'entretien de la nature. « Je me trouve entre la Loire et le Cher. Les terres sont classées en zone inondable. » Le couple d'exploitants n'accuse, eux, aucune pression foncière. Mais Jean-Louis a son lot de contraintes inhérentes au voisinage. « Au début, j'étais en location dans le centre du village. Puis, au départ en retraite d'agriculteurs, j'ai pu récupérer des prairies et des terres. En 1998, j'ai voulu construire des hangars pour me mettre aux normes. Les voisins ont protesté contre les nuisances et le projet a été retardé de neuf mois. » Aujourd'hui, le couple gère une exploitation de 151 ha pour 55 vaches charolaises. « Il faut que les politiques comprennent l'importance des agriculteurs sur ces zones inondables. Par notre travail, nous entretenons aussi la nature. Sans nous, ces espaces tomberaient vite en friches. » Dans le développement de l'agglomération tourangelle, les exploitants entendent bien faire valoir leurs arguments. Magalie BERRY
par journal La Nouvelle République du centre-ouest publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Lundi 6 juin 2005
lundi 6 juin 2005 Le théâtre au secours de l'agriculture Au forum de la vente directe et l'accueil à la ferme Des comédiens chargés de faire passer des messages pour mieux acheter, mieux conserver, mieux manger... En se rendant à la ferme. OAS_AD('Position2'); Accueil à la ferme et vente directe étaient l'objet d'un forum, hier aux Greniers Saint-Jean, à Angers. Organisé par la chambre d'agriculture et des associations de consommateurs, il était illustré par un trio de comédiens chargés de faire passer des messages au public. Drôlement. « Il est où le caddie à l'entrée de la ferme ? » Marianne Henri, une comédienne de la compagnie angevine Scènergie fait sa parisienne. Nouvelle propriétaire d'une maison à la campagne, elle se renseigne, pose d'étonnantes questions : « Ah bon, vous ne vendez pas de tomates en janvier ? » « En jouant les citadins qui découvrent, s'éduquent peu à peu, se détendent jusqu'à devenir amoureux de la campagne, expliquent les deux autres comédiens Alain Guicheteau et Alexis Ringheard, il s'agit de faire passer des messages. Pour inciter les visiteurs à manger conscients. » Contactés par la chambre d'agriculture et les associations de consommateurs, associées lors du forum d'hier, à Angers. Toujours en quête de nouveaux moyens de communication. En l'occurrence sur la vente directe et l'accueil à la ferme. Sachant qu'aujourd'hui, assurent les organisateurs, les trois quarts des consommateurs s'estiment insuffisamment informés sur les procédés de transformation des aliments et sur les conditions de culture et d'élevage des animaux. Dimanche, les comédiens les auront sûrement convaincus qu'en se rendant à la ferme, on y trouve contact chaleureux, qualité des produits et toutes les informations souhaitées.
par article Ouest France publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Lundi 6 juin 2005
La fête bio prend de l'ampleur ( 04/06/2005 )   Le samedi 11 juin, la fête bio organisée par Caba-Biocoop et le GABBAnjou (Groupement des agriculteurs biologistes et bio-dynamistes de Maine-et-Loire), occupera enfin un site à sa...   Bétrice Poulon, du GABBAnjou ; Béatrix Guénal, de CABA ; et François Virfollet, chef de rayon à la Biocoop-Caba d'Angers. Le samedi 11 juin, la fête bio organisée par Caba-Biocoop et le GABBAnjou (Groupement des agriculteurs biologistes et bio-dynamistes de Maine-et-Loire), occupera enfin un site à sa mesure : le Ccentre Jean-Carmet de Mûrs-Erigné lui ouvre ses portes et la prairie alentour. « De trente exposants lors de la première édition, nous passons à soixante-dix-neuf, explique Béatrice Poulon, chargée de communication au GABBAnjou. Plus des deux tiers des stands viendront du département ou des Pays de la Loire ». Signalons que le Maine-et-Loire compte près de 300 agriculteurs bio. Cette manifestation aux vertus sensibilisatrices et festive, c'est bien le moins, s'inscrit dans le 5e Printemps bio, du 2 au 12 juin, et mise cette année, sur « l'ouverture tous azimuts » et la nouvelle effervescence bio. Un immense marché alimenté par les producteurs du réseau Biocoop (200 agriculteurs) épandra ses étals en extérieur. Un espace « éco-construction » vantera les mérites de la « bio-brique » préparée sans ajouts chimiques, et de supports isolants, propres à édifier une maison saine ! Du rock bio… alternatif ! Des vêtements « équitables », des chaussures sans polluants et des toilettes sèches (sans chasse d'eau) au fond desquelles les déjections sont recouvertes par de la sciure de bois, rappelleront que « les solutions alternatives restent nombreuses et pas forcément plus coûteuses ». Un espace jardin expliquera les avantages environnementaux du compost et du jardinage biologique. Des ateliers jonglage, magie, sculptures sont prévus, l'après-midi, pour les enfants. Plusieurs conférences – la cosmétique naturelle (11 h) ; l'environnement, l'alimentation et la santé (15 h 45), avec Yves Saint-Jours, rédacteur en chef de « La Maison écologique » – alterneront avec des ateliers autour des toilettes sèches (16 h) ou du jardinage bi (14 h). Clou de la journée, à 12 h 15, un concert exceptionnel des Blackfire, groupe de rock alternatif composé par une famille d'Indiens Navajos, « encore étanches, paraît-il, aux méthodes qui salissent et polluent ». Un repas bio sera servi le soir, avant un bal folk à 21 h 30. - Corr. NR Jérôme Albert - Fête bio, le samedi 11 juin, au centre Jean-Carmet à Mûrs-Erigné. Entrée gratuite. Forfait repas et bal : 15 €. Renseignements au 02.41.60.01.61.
par nrco publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Jeudi 2 juin 2005
Indre-et-Loire Le bio : reconnu du consommateur mais pas de l'État ( 02/06/2005 )   Du 2 au 12 juin, l'agriculture biologique fête son printemps. L'occasion de parler de produits de plus en plus consommés mais aussi de producteurs peu reconnus par les pouvoirs publics. Le cas de la Lyonnière, à Monnaie.   Daniel et Françoise, éleveurs bio à Monnaie, se sont convertis en 1998. Seul regret : le manque de reconnaissance de la part des pouvoirs publics. Sept ans que Françoise et Daniel Delmotte ont franchi le pas du biologique. « Nous avons repris la ferme de la Lyonnière en 1980, explique Françoise. Nous étions déjà sensibilisés par le bio, nous avions des amis dans la filière… Et puis quand on est en vente directe, les conversations avec les clients vous entraînent vers une remise en question. Nous avons commencé notre conversion en 1998 pour commencer à vendre sous label AB en 2000. » Une cinquantaine de vaches paissent tranquillement dans les prés attenants et profitent des cultures des 75 hectares bio. Le lait est en partie transformé en crème, yaourts et fromages à la ferme, distribués dans les grandes surfaces et sur les marchés locaux. Le reste part à la laiterie… Mais pas en bio. « Au début, Eurial Poitouraine avait une filière bio mais depuis mars 2003, la laiterie ne reconduit plus les contrats avec les éleveurs bio. Collecter le lait leur revenait trop cher pas rapport à la distribution. Résultat, notre produit part en conventionnel et au même tarif », explique Daniel. L'éleveur met le doigt sur le cas particulier de la filière du lait bio en France. Les quelques élevages, généralement en système extensif sont assez éloignés. Une entreprise doit donc parcourir beaucoup de kilomètres pour peu de producteurs : le système n'est pas rentable alors que le consommateur est demandeur. « On lit partout que la consommation bio augmente mais nous, agriculteurs, ne le ressentons pas… » Car une grande partie des produits bio proposés dans les rayons des supermarchés proviennent de l'importation. Plusieurs pays européens ont misé sur l'agriculture biologique et pratique une politique de redistribution des aides publiques en faveur de ces producteurs. Au final, les produits bio italiens ou allemands, de qualité, arrivent en France à des coûts très compétitifs. Daniel déplore : « En France, quand vous êtes convertis en bio, vous n'avez aucune aide spécifique. C'est rageant de constater que les pouvoirs publics soutiennent par exemple les agriculteurs qui veulent réduire leur consommation de traitements chimiques, mais ceux qui produisent “ propre ” n'ont droit à rien. Autre exemple, quand vous êtes éleveur bio, vous avez plus de parcelles en pâture mais l'herbe n'est pas primable alors que du maïs traité, lui, l'est… Notre métier est passionnant et nous produisons de la qualité. Les gens nous encouragent pour notre travail et malheureusement, nous ne sommes absolument pas reconnus par le système agricole actuel ». Au consommateur de réagir en achetant des produits régionaux et en donnant ainsi un sens à son pouvoir d'achat… Malgré tout, le couple ne regrette pas son choix et se trouve plus en phase avec sa philosophie : « Nourrir les hommes mais pas n'importe comment ». Magalie BERRY
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Mardi 31 mai 2005
L'Express du 14/06/2004 Environnement Une autre agriculture pour la Bretagne? par Marion Festraëts Le tourisme lui rapporte plus qu'une production intensive et polluante. L'avenir passe par le développement durable C'est l'histoire d'une région qui revient de loin. Et qui se demande désormais où elle va, à la veille de la Semaine du développement durable - comment gérer un territoire en respectant à la fois ses composantes économiques, sociales et environnementales (1). Archaïque et sous-développée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne s'est hissée au rang des territoires les plus dynamiques d'Europe. Devenue la première région agricole et balnéaire de France, elle se trouve à nouveau face à son destin: sa politique agricole, axée sur la production de masse, ne correspond plus à la demande des consommateurs, rendus vigilants par les crises alimentaires des années 1990. L'internationalisation du marché a sinistré des filières entières, tandis que les pollutions engendrées par l'élevage intensif contaminent les cours d'eau et mettent à mal l'image d'un littoral de plus en plus souvent jonché d'algues vertes et puantes. Or la Bretagne tire désormais plus de revenus du tourisme que de l'agriculture. Et a donc tout intérêt à stopper un processus de dégradation qui attise les rivalités entre ruraux et citadins, mais aussi entre paysans des différentes filières agricoles, en concurrence sur les modes d'exploitation des ressources naturelles. Pour Renaud Layadi, économiste et historien, la Bretagne n'a pas d'autre choix que celui du développement durable. Dans La Région stratège (Presses universitaires de Rennes), il démontre l'exemplarité de ce coin de France, qui réunit tous les outils et les atouts d'un projet global de développement. Entre autres solutions: mettre aux normes industrielles une partie de l'élevage porcin et développer par ailleurs des filières agricoles de haute qualité. «En convertissant une partie de l'agriculture au bio et en développant des races rustiques délaissées, on s'adresse à un marché qui intéresse de 25 à 30% des consommateurs européens, explique-t-il. En remontant des filières en harmonie avec le paysage et respectueuses de l'environnement, on apporte une valeur ajoutée aux produits et on valorise une qualité de vie propice à l'implantation d'entreprises de nouvelles technologies issues de toute l'Europe du Nord.» CQFD. (1) Du 16 au 27 juin.
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Mardi 31 mai 2005
Enquête Le muscadet en quête d’excellence . Les professionnels ont choisi de tenter de sortir de la crise par le haut en réduisant de 3 000 hectares un vignoble qui en compte 13 000 aujourd’hui Le muscadet a la double particularité d’être connu de pratiquement tous les buveurs de vin et catalogué par beaucoup comme un petit vin de comptoir acidulé qu’il est préférable d’adoucir d’un fond de crème de cassis pour éviter les aigreurs d’estomac. La qualité des vins des quatre appellations muscadet ne cesse pourtant de s’élever depuis quelques années. « Nous avons de bons produits mais nous n’arrivons pas à les commercialiser à leur vraie valeur comparativement à d’autres appellations », déplore Agnès Aubin, chargée par l’interprofession de travailler avec les vignerons sur la restructuration du vignoble. Il y a dix ans 40 % des vins d’appellation muscadet étaient vendus à l’exportation. Ce chiffre est tombé à 15 %. Dès lors, le choix des professionnels est de tenter de sortir de la crise par le haut en réduisant de 3 000 hectares un vignoble qui en compte 13 000 aujourd’hui. Un choix « douloureux », admet Agnès Aubin qui ajoute que 5 000 hectares de vignes vont changer de propriétaires dans les cinq ans à venir en raison des départs en retraite. D’où une restructuration visant à arracher les vignes situées sur des sols produisant des vins de moindre qualité. Concrètement, un vigneron qui partira en retraite en quittant un vignoble de dix hectares pourra, par exemple, se voir proposer l’arrachage de trois hectares de vignes situées sur des terres médiocres tandis que sept hectares de ceps plantés sur de bonnes terres pourront être vendus ou loués à un ou deux autres vignerons. Mais, si les acquéreurs ont également deux ou trois hectares de vignes sur des terres médiocres, la transaction ne se fera qu’en échange de l’arrachage de ces parcelles. Cette stratégie, qui fonctionne comme un vaste jeu de chaises musicales, vise à faire du cousu main. Elle débute par des demandes d’audit, les diagnostics étant financièrement accompagnés par l’interprofession, le conseil général et la chambre d’agriculture. Les muscadets figurent parmi les plus anciennes AOC de France. Dans ces vignobles, la crise des débouchés est apparue dix ans avant qu’elle ne touche plusieurs autres AOC. Ici, l’immense majorité des vignerons vend encore aux négociants les jus de raisin à peine sortis du pressoir et cette façon de procéder ne les a pas toujours poussés à s’intéresser à la commercialisation du vin et aux attentes des consommateurs. Parallèlement, des vignerons indépendants ont produit une gamme de vins de plus en plus intéressants, capables d’accompagner un repas entier, des fruits de mer aux desserts, en passant par les poissons grillés ou en sauce, les volailles et autres viandes blanches, sans oublier les fromages de chèvre. Car le muscadet est aussi un vin de gastronomie. Chez le chef cuisinier Pierre Gagnaire, à Paris, un récent repas organisé autour de plusieurs muscadets a montré à quel point ces vins fringants et minéraux, légers et souvent complexes, pouvaient mettre en valeur une cuisine raffinée en jouant, notamment, sur les contrastes entre le sucré et le salé. G. L. P
publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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