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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Jeudi 1 septembre 2005
Revue de presse OURAGAN KATRINA - Chaos et détresse sur la côte sud des Etats-Unis Après le passage de l'ouragan Katrina, les côtes de Louisiane, de l'Alabama et du Mississippi sont dévastées. La Nouvelle-Orléans, qui est la plus grande ville de Louisiane, est complètement submergée. Toute la presse américaine est en émoi et les rares titres de la presse locale qui fonctionnent encore font état d'une situation chaotique. "Cela nous brise le cœur", s'attriste l'Atlanta Journal-Constitution. "Les inondations ravagent La Nouvelle-Orléans", titre The Washington Post. "La Nouvelle-Orléans est inondée après la rupture de deux digues", rapporte The New York Times. "C'est notre tsunami", s'écrie le New York Post. "L'eau et la détresse continuent de monter", s'inquiète le Los Angeles Times. "La Nouvelle-Orléans plonge de plus en plus dans le chaos et le désespoir", constate le Chicago Tribune. "Les eaux ont tout dévasté, il y a peut-être des centaines de morts", craint The Boston Globe. "C'est le pire scénario possible qui s'est déroulé dans le sud de la Louisiane et les Etats voisins, l'Alabama et le Mississippi, relate The Washington Post. La force dévastatrice de l'ouragan Katrina a porté un coup fatal à la région, lui faisant payer le prix fort en termes de vies humaines et de dégâts matériels. La tragédie est encore difficile à mesurer, mais les statistiques donnent des pistes : des dizaines de milliers de maisons détruites, 2,5 millions de personnes sans électricité, des dizaines de morts." OAS_AD('Middle'); A La Nouvelle-Orléans, "une brèche de 150 mètres s'est formée dans une digue. L'eau du lac de Pontchartrain se déverse dans le canal. Elle envahit le quartier de Lakeview et, à partir de là, elle se déverse dans le reste de la ville, située sous le niveau de la mer. Environ 80 % de la ville est sous les eaux", rapporte le Baton Rouge Advocate, le quotidien de la capitale de la Louisiane. La ville ne pourra pas récupérer avant que toute l'eau accumulée ne soit pompée. Selon Ray Nagin, le maire de La Nouvelle-Orléans, il faudra de quatre à huit semaines avant que la ville soit suffisamment sûre pour que les habitants puissent y revenir. "L'effet boule de neige que tout le monde prévoyait s'est produit. Nous n'avons pas de plan spécifique pour gérer autant d'eau", a affirmé le maire. Avec l'eau qui continue d'arriver et son impact sur les générateurs, le Superdôme, où 15 000 personnes sont réfugiées, devra être évacué. Sans donner de chiffres, le maire considère que Katrina entraînera un nombre "significatif" de morts. "Il y a des corps qui flottent sur l'eau, et des gens sont sûrement encore coincés dans leur grenier", a-t-il ajouté. L'Alabama et le Mississippi connaissent les mêmes misères que la Louisiane. "L'ouragan a déraciné les familles", relate le Montgomery Advertiser, le journal de la capitale de l'Alabama. "L'ouragan a été le plus terrible qu'ait connu la région. En réponse à la destruction causée par Katrina, le président Bush a déclaré six comtés d'Alabama en état de catastrophe fédérale. Plus de 300 000 foyers sont privés d'électricité dans l'Etat de l'Alabama." Les réfugiés de Louisiane, du Mississippi et de la côte de l'Etat affluent vers l'intérieur des terres. "Les réfugiés des autres Etats attendent de voir s'ils pourront rentrer chez eux", raconte le quotidien. Dans l'Etat du Mississippi, "il y a eu plus de 100 morts dans le comté de Harrison après le passage de Katrina", selon The Clarion-Ledger, journal de la ville de Jackson. Pour le gouverneur de l'Etat, le bilan pourrait être beaucoup plus lourd, dépassant sans doute les 143 morts causés par l'ouragan Camille en 1969. Toute la zone côtière a été dévastée. Plusieurs villes, Biloxi, Gulfport, Long Beach et Pass Christian ont entièrement été détruites et sont sous les eaux. La côte est sans eau potable ni électricité. "Les images et les reportages sont stupéfiants, mais on ne peut que deviner le sort de villes plus petites et plus isolées", s'inquiète The Washington Post. "Il faut espérer que la garde nationale, aidée par l'armée, ait suffisamment de moyens pour répondre aux immenses besoins de ces endroits. La réponse humaine à la tragédie doit être égale à la dévastation causée par la nature", appelle le Post. Hamdam Mostafavi
par courrier international publié dans : environnement, santé & environnement
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Mercredi 6 juillet 2005
Environnement. La directive qui imposerait l'évaluation des effets de 30 000 molécules chimiques est au coeur des débats entre l'UE et plusieurs associations écologistes. Le projet Reach en manque d'alchimie Par Julie MAJERCZAK mercredi 06 juillet 2005 (Liberation - 06:00) Bruxelles (UE) correspondance a directive Reach sera-t-elle menacée ? Une nouvelle étude, réalisée par les industriels, la Commission européenne et neuf Etats membres, laisse entendre que ce projet de législation européenne sur les substances chimiques doit être clarifié et simplifié. Lancée fin 2004, l'étude baptisée «Sport» visait à simuler la mise en place de la directive qui imposera l'évaluation des effets sur la santé et l'environnement de plus de 30 000 molécules chimiques. Immédiatement, l'Union des industries chimiques françaises (UIC) a demandé à Bruxelles de revoir sa copie. «Si Sport confirme que l'élaboration de guides et outils est nécessaire, il souligne également que cela est insuffisant pour rendre Reach applicable. Il montre que d'autres types d'actions telles que l'ajustement et la clarification du texte lui-même, et de ses annexes, sont indispensables», écrit l'UIC dans un communiqué. Dans l'entourage du commissaire européen à l'Environnement, on laissait entendre hier que le texte ne sera pas profondément amendé, et que Sport visait plutôt à aider les Vingt-Cinq à mettre en place le texte dans sa version actuelle, et à informer leurs industriels. Manoeuvre. La publication de cette étude intervient dans une période incertaine. Plusieurs organisations écologistes, dont Greenpeace et les Amis de la Terre, ont récemment accusé le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, de tenter de torpiller Reach. Une manoeuvre qui intervient alors que le Parlement européen doit se prononcer en octobre et le Conseil des ministres en novembre. Le projet actuel de règlement prévoit d'instaurer, sur onze ans, un nouveau système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation pour les substances chimiques. Environ 30 000 produits, fabriqués dans des quantités dépassant une tonne par an, seraient testés pour vérifier leur toxicité sur l'environnement et la santé. Car ces produits, qui pèsent près de 90 % des substances chimiques vendues dans l'UE, n'ont jamais fait l'objet d'évaluation publique. Une véritable révolution donc, aux yeux des écologistes. Un cauchemar sans nom pour l'industrie chimique européenne, qui dénonce depuis le début le coût «exorbitant» d'une telle réforme et ses conséquences pour la compétitivité. Faute d'être parvenue à tuer le projet dans l'oeuf malgré un lobbying intense, elle n'a pas renoncé à le faire amender. Selon Greenpeace et les Amis de la Terre, les services du commissaire européen chargé de l'Industrie proposeraient d'exempter les industriels pour les substances dont ils produiraient moins de cent tonnes par an. Concrètement, cela exclurait 25 000 des 30 000 produits visés, dénoncent les deux ONG. Le porte-parole du commissaire n'a «pas confirmé» ces chiffres, mais ne les a pas non plus démentis. «Nous avons tous intérêt à trouver une solution qui marche, qui soit simple et qui impose aussi peu de bureaucratie que possible aux entreprises, en particulier aux petites», a insisté le porte-parole. «La balle est dans le camp du Parlement», a-t-il rappelé, en ajoutant que «la Commission aussi doit travailler en interne pour pouvoir participer à un compromis acceptable par tous». Accord. Mercredi, le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, a convoqué dans son bureau Günter Verheugen et son collègue chargé de l'Environnement, Stavros Dimas, en les pressant de trouver un accord. Contrairement à Greenpeace et aux Amis de la Terre, le WWF ne voit dans cet affrontement aucune raison de s'affoler. «Le désaccord entre les deux commissaires n'a rien de nouveau, souligne Justin Wilkes, le spécialiste du sujet au WWF. Nous sommes toujours optimistes sur la possibilité d'arriver à un compromis équilibré comme l'a répété la présidence britannique la semaine dernière.»
par article de LIBÉRATION publié dans : environnement, santé & environnement
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Samedi 4 juin 2005
SAUVEGARDE DE L'ANJOU : COMMUNIQUE DE PRESSE DU 3 JUIN 2005 SEMAINE DU DEVELOPPEMENT NON DURABLE EN ANJOU En cette semaine du développement durable, la Sauvegarde de l'Anjou, fédération départementale de protection de l'environnement du Maine et Loire, s'inquiète du mépris porté à cette approche dans le département. Aujourd'hui, elle ne peut que déplorer la multiplication de contre-exemples : - destruction d'espèces végétales protégées par l'extension de la zone industrielle de Méron (commune de Montreuil Bellay), pourtant dotée d'une Charte du développement durable ; - abattage massif des frênes têtards pour la production de placage dans des périmètres Natura 2000 , mettant en péril un patrimoine paysager traditionnel des vallées d'Anjou ; - développement intensif de l'irrigation dans le Val d'Authion, avec un prélèvement d'eau multiplié par plus de 2 dans la Loire, sans que soient mises en œuvre des règles d'une gestion plus économe de la ressource. Dans tous les cas, la nécessaire conciliation entre les dimensions économiques, sociales et environnementales que suppose un développement durable se fait au détriment de la biodiversité et des ressources naturelles. Les pouvoirs publics restent singulièrement passifs alors même que certains de ces faits constituent des infractions pénales avérées. Certains aménagements étant financés par des fonds FEDER, la Sauvegarde de l'Anjou entend interpeller la Commission européenne sur l'utilisation non durable des Fonds communautaires. Contact : Florence DENIER-PASQUIER, vice-présidente Tel : 02 41 68 30 78 Courriel : sauvegarde.anjou@wanadoo.fr
publié dans : environnement, santé & environnement
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Vendredi 3 juin 2005
En trente années, l'homme a transformé la planète LE MONDE | 03.06.05 | 14h22  •  Mis à jour le 03.06.05 | 17h06 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après- midi. Abonnez-vous au Monde.fr Avant, après. Avant, un espace sans doute occupé par l'homme, mais qui reste dominé par la nature. Après, un espace transformé, redessiné. Et qui, le plus souvent, a vu sa biodiversité reculer et sa charge en polluants augmenter. En plaçant ainsi en vis-à-vis une centaine de lieux de la planète ­ parmi des milliers d'autres ­ modifiés par l'action humaine, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) démontre sans grands discours l'ampleur du bouleversement qu'a subi la surface de la Terre durant trente années d'une poussée économique et démographique sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. Présenté à Londres, vendredi 3 juin, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement qui a lieu le 5 juin, l'Atlas of our changing environment présente une série d'images satellitaires magnifiques mais troublantes. OAS_AD('Middle1'); On voit ainsi comment les cultures de crevettes, qui se sont multipliées à une vitesse prodigieuse (+ 10 % ans depuis dix ans) ont transformé de nombreuses côtes d'Amérique latine et d'Asie, détruisant au passage les forêts aux racines immergées, les mangroves. Comment la culture sous serre a proliféré autour du bassin méditerranéen, teintant de gris les campagnes bleues, et consommant une eau qui manque dramatiquement dans ces régions. Comment, encore, en moins de trente ans, Pékin ou Nairobi, parmi tant d'autres mégalopoles, ont explosé, multipliant leur surface et leur population. Comment la forêt a été massivement convertie à l'agriculture au Brésil et au Paraguay. Comment la mer Morte ou le lac Hamoun (à l'est de l'Iran) se rétractent voire disparaissent du fait d'un pompage d'eau excessif. Et cent autres exemples. DISPARITION DES ESPÈCES "Toute l'idée était de montrer les preuves du changement global de la biosphère à partir du principe : si vous le voyez, vous le croirez" , explique Ashbindu Singh, coordinateur du projet à Washington. Depuis trois ans, les équipes du PNUE ont ainsi travaillé à partir de la masse d'images prises par les satellites Landsat et fournies gracieusement par la NASA. Landsat était approprié à cet exercice parce que ces satellites, dont le premier a été lancé en 1972, offrent une série continue d'images complètes de la Terre : il était ainsi possible de retrouver des images cohérentes des mêmes lieux dans les années 1970 et dans les années 2000. La première difficulté était d'extraire de cette masse de données (le Globe est couvert par 8 700 images, et il faut un CD pour porter une seule image) les paires de photos pertinentes. Puis il fallait écarter les images gâchées par les nuages, ou celles qui ne se présentaient pas aux mêmes saisons. Enfin il convenait de corriger les clichés retenus pour les ajuster à la définition la plus récente de Landsat (1 pixel pour 900 m2). Ce travail permet de rendre visible un des aspects les plus oubliés de la crise écologique moderne : la transformation très rapide des habitats. "Nous avons connu dans les trente dernières années des changements plus rapides que jamais dans l'histoire humaine" , rappelle Neville Ash, du Centre mondial d'observation de la nature (UNEP-WCMC), à Cambridge, en Grande-Bretagne. Perte des zones humides, déforestation, effondrement de nombreux stocks de poissons, érosion des sols, disparition des espèces sont quelques-unes des conséquences de ce changement. "Notre demande toujours croissante pour les biens que fournit la nature crée une série d'énormes empreintes maintenant visibles depuis l'espace" , écrivent les auteurs de l'Atlas. CHANGEMENTS RADICAUX Certes, l'histoire humaine est faite de transformations de l'environnement, et les historiens ne postulent plus que la nature est restée vierge jusqu'à récemment. Dès leurs origines, les sociétés ont modifié leur milieu au moyen des techniques disponibles : le feu a été un puissant agent de changement depuis que l'homme l'a maîtrisé, il y a environ 1,6 million d'années. L'agriculture, apparue avec la révolution néolithique, voici environ 10 000 ans, s'est profondément imprimée sur les paysages. Mais ces processus ont eu lieu sur de longues périodes. Les transformations engagées lors de la révolution industrielle, au XIXe siècle, et qui se sont accélérées, sont à la fois plus fortes et plus rapides. A cause d'une croissance démographique qui a explosé (2 milliards d'habitants en 1922, 4 en 1974, 6 en 1999), mais aussi de la puissance accrue des technologies. Il n'existe ainsi presque plus de territoire à la surface de la Terre qui échappe à l'action humaine. Selon une étude parue dans Bioscience en 2002, Eric Sanderson et ses collègues ont calculé que 83 % de la surface du globe étaient directement influencés par l'activité humaine. Le problème posé par cette pression est qu'elle menace la capacité des écosystèmes à fournir les "services" qu'ils offrent à la société : nourriture, eau pure, nettoyage de l'atmosphère et des rebuts, etc. Certains économistes tentent d'évaluer ces services : 400 000 milliards de dollars par an, selon une étude d'Andrew Balmford publiée dans Science le 9 août 2002. Mais quels que soient les chiffres, l'idée d'encadrer ces changements radicaux de l'environnement s'impose de plus en plus. "Pour survivre, concluent les auteurs de l'Atlas, nous devons sortir de l'ère de la conquête de la nature et entrer dans une nouvelle ère ­ l'ère de la durabilité et de la gestion prudente." Hervé Kempf Article paru dans l'édition du 04.06.05
par journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Vendredi 3 juin 2005
Une maison de l'environnement à Poitiers ( 03/06/2005 )   Elle a ouvert le 1er juin. Sur la façade, une enseigne, “ Repère ”, veut inviter le public à entrer. Et à s'informer de tout ce qui se fait à Poitiers pour “ vivre l'environnement au quotidien ”.   Des panneaux, des expositions, des films vidéos et des animations sont proposés au 8, rue des Grandes-Ecoles à Poitiers. (Photo NR, Patrick Désert) Mieux qu'un programme électoral : un véritable récapitulatif de toutes les actions engagées par la ville de Poitiers et sa communauté d'agglomération pour préserver notre environnement. L'eau, les déchets, l'assainissement, les déplacements, les espaces naturels, la qualité de l'air… : les élus ont voulu que les Poitevins trouvent en un même lieu toutes les informations sur les actions qu'ils mènent. Repère est un lieu de documentation : des panneaux informent sur la politique conduite par la ville et la CAP pour inciter les Poitevins à troquer la voiture contre le bus, le vélo ou la marche à pied. Elle présente aussi le dossier des déchets ménagers dont la collecte est soumise à un appel d'offres qui va bouleverser nos habitudes. On y apprend que le réseau collectif d'assainissement s'étire sur 475 km, que 8.000 tonnes de déchets sont triés et recyclés chaque année ou que la ville dispose de 40 km de pistes ou bandes cyclables. Repère veut inviter à « la promotion de l'acte éco-citoyen ». La dernière loi sur l'eau, les horaires des déchetteries, le circuit des pistes cyclables, les balades du parc naturel urbain ? Toute une information sera accessible toute l'année en libre service. Une borne interactive permet de faire des recherches sur Internet. Enfin, un espace animation, aidera des groupes de dix à quinze personnes à échanger sur un thème particulier. Le projet est ambitieux : la maison de l'environnement de Poitiers veut faire évoluer nos comportements quotidiens. Un véritable pari. En attendant, peut-être, Repère souhaite devenir un lieu où s'ouvrira le débat. Les enfants des écoles seront tout particulièrement invités à venir visiter les lieux. Pour eux, comme pour tous les visiteurs, des expositions permanentes seront organisées. D'autres, ponctuelles sur des thèmes précis, sont à l'étude. On pourra également trouver une table d'orientation pour visualiser les centres de tri et la station d'épuration de La Folie. Une girafe et un aquarium aideront à connaître la qualité de l'air. Des poubelles modèles voudront apprendre les bons gestes du tri. Bénéficier du passage dans la rue des Grandes-Ecoles Lundi dernier, en ouvrant les locaux à la presse, Jacques Santrot entouré des élus écologistes de la ville, a reconnu qu'il avait fallu du temps pour mener à bien le projet. L'investissement (260.000 €) a permis le recours à des matériaux naturels, à défaut d'être « bio ». Du sol, jusqu'au plafond. Un animateur a été recruté : il montera les expositions, assurera l'accueil des groupes comme des particuliers. Les heures d'ouverture se veulent en phase avec l'animation de la rue des Grandes-Ecoles, devenues avec l'ouverture des Cordeliers, juste en face, l'une des plus passantes de Poitiers. Clin d'œil de Marie Legrand, élue écologiste de Poitiers : « Quand j'ai lancé l'idée il y a huit ans, on m'a proposé d'aménager un bus itinérant. Cela ne répondait pas aux enjeux. J'ai donc demandé qu'on réétudie le projet. » Pour ce qui est des informations plus spécifiques que le particulier souhaiterait avoir sur le recours aux énergies alternatives pour son habitation (chauffe-eau solaire, etc.), Repère orientera vers les services de l'ADEME. Jean-Jacques BOISSONNEAU - Repère est ouvert tous les jours du mardi au samedi sans interruption de 10 h 30 à 19 h. Tél. 05.49.54.83.98. Courriel : repere@agglo-poitiers.fr
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Mercredi 25 mai 2005
La déforestation de la planète prend des proportions alarmantes LE MONDE | 25.05.05 | 12h55  •  Mis à jour le 25.05.05 | 12h55 OAS_AD('Frame1'); A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après- midi. Abonnez-vous au Monde.fr OAS_AD('Top2'); Une course de vitesse est engagée à l'échelle planétaire pour préserver un bien commun universel : les millions de kilomètres carrés de forêts qui contribuent à l'équilibre de la nature et du climat. Au rythme actuel, plus de 140 000 km2 de forêts sont détruits chaque année, soit à peu près la superficie de la Grèce. Mercredi 25 mai, à New York, lors de la 5e édition du Forum sur les forêts des Nations unies (UNFF), la Banque mondiale et le World Wildlife Fund (WWF) réunis au sein de l'Alliance pour la forêt (Forest Alliance) ont à nouveau tiré la sonnette d'alarme. 28 hectares détruits chaque minute Milieu de vie : 90 % de la population pauvre, soit 1,5 milliard de personnes, dépendent totalement ou partiellement des forêts pour vivre. Développement durable : la déforestation avance à raison de 28 hectares de coupes par minute. 30 % à 40 % de la surface des terres dans le monde. Les forêts agissent comme réserves pour 46 % du carbone terrestre et absorbent le dioxyde de carbone qui nourrit l'effet de serre. La destruction des forêts est responsable de la perte de 2 % à 5% de la biodiversité par décennie. On estime qu'environ 137 espèces disparaissent chaque jour dans le monde du fait de la déforestation tropicale. Economie : Le commerce global des produits du bois s'élève à 130 milliards de dollars. Les coupes illégales font perdre 15 milliards de dollars aux pays du Sud chaque année. 47 millions d'emplois sont fournis par l'industrie du bois de la forêt.L'investissement privé est sept fois supérieur à l'aide publique qui y est consacrée. [-] fermer OAS_AD('Middle1'); "Les forêts à haute valeur écologique et économique comme les forêts boréales de l'extrême orient russe, celles des basses terres de Sumatra, les forêts tropicales d'Amazonie et du Congo sont en train de disparaître sous l'effet d'abattages sauvages et des coupes illégales ou peu réglementés ainsi que du défrichage agricole" , affirme le directeur général du WWF, Claude Martin. Les chiffres sont là : 280 000 m2 de forêts disparaissent chaque minute. L'idée de l'Alliance est d'étendre les zones protégées et d'améliorer la gestion des sites pour réduire le rythme de déforestation de 10 % d'ici à 2010. Avec pour ultime objectif, la définition de règles du jeu communes suffisamment claires pour préserver le patrimoine forestier mondial. L'or vert, d'Amazonie, d'Indonésie ou d'Afrique est exploité, ou plutôt surexploité, de façon anarchique depuis des années. Et l'existence de zones protégées ­ 500 000 km2, soit la surface de la France, ont été créés en 8 ans grâce aux financements de l'Alliance ­ n'est pas un garde-fou suffisant. En Afrique par exemple, les dégradations, les coupes illégales, le commerce incontrôlé du gibier de la savane et les saignées creusées pour extraire du minerai persistent même dans les zones protégées. L'Indonésie, avec son million de kilomètres carrés de forêts, abrite selon le WWF, la biodiversité la plus riche du monde. Ces forêts procurent non seulement un habitat pour la faune et la flore mais jouent un rôle pivot dans le développement économique et la subsistance des ruraux pauvres. Malgré cela, l'Indonésie a perdu plus du quart de sa forêt en cinquante ans. Des programmes sont en cours pour créer des cadres juridiques réglementant les coupes. La mauvaise gouvernance, la concurrence sauvage, les luttes de pouvoirs et une vision économique à court terme ralentissent les progrès. Surtout, la carte économique mondiale est en train de changer avec l'émergence de grandes puissances du sud, comme l'Inde et la Chine, très consommatrices de bois et dont il faut tenir compte dans la stratégie globale. Le marché chinois pour le bois industriel, la pâte et le papier est le deuxième du monde après les Etats-Unis. Une étude du WWF publiée en 2004 a fait apparaître que les plantations et les forêts chinoises avaient produit environ 79 millions de m3 de bois à usage industriel en 2003, soit moins de la moitié des 173 millions consommés par les industries du pays. INDUSTRIE PARALLÈLE Selon le WWF, la Chine continuera à connaître un sérieux déficit dans ce domaine au cours des prochaines décennies, et devra mettre le turbo dans ses importations. Cette demande risque de stimuler le développement d'entreprises d'abattage forestier dans des régions frontalières sans contrôle, dit l'Alliance, entraînant une industrie parallèle illégale et dangereuse pour l'environnement. Dangereuse pour l'environnement, la biodiversité, le climat, la déforestation a non seulement un impact négatif sur les populations rurales mais touche les populations urbaines qui dépendent des forêts pour l'approvisionnement en eau potable. Selon le WWF, c'est le cas de plus d'un tiers des 105 plus grandes villes du monde ­ y compris New York, Djakarta, Tokyo, Mumbai, Rio de Janeiro, Los Angeles, Barcelone, Nairobi et Melbourne. La mise en garde lancée à New York par la Banque mondiale et le WWF rappelle à la communauté internationale qu'il faut agir vite. La préservation de l'environnement, et donc de la forêt, est un des huit objectifs du Millénaire, lancé en 2000 par les Nations unies. Les études de la Banque mondiale évaluent à 15 milliards de dollars le manque à gagner que les débitages illégaux font perdre aux budgets des pays en développement. "Cet argent pourrait servir aux gouvernements des pays pauvres pour améliorer les services sociaux et la santé. Ces pratiques doivent cesser" , dit Ian Johnson, le vice-président de la Banque mondiale. Babette Stern Article paru dans l'édition du 26.05.05
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Lundi 23 mai 2005
Examens 2005 Savoirs Jeux / mots croisés Aide Emploi Immobilier Auto-moto Nautisme Le Desk Les images Les dépêches Les vidéos Les titres du Monde La Une en 8 clics Le Monde en PDF Check-list Que dit Le Monde ? La 12:15 Les titres du jour Multimédia Dessins Images du jour Bande-son Dossiers Thématiques Repères Cyberadresses Annales du bac Base élections OAS_AD('Top1'); Edito du Monde Un autre modèle LE MONDE | 25.05.05 | 12h55  •  Mis à jour le 25.05.05 | 12h55 La troisième semaine du développement durable, organisée en France par le ministère de l'écologie pour mobiliser les esprits, aura lieu du 30 mai au 5 juin. Ce concept, auquel Le Monde consacre aujourd'hui un supplément de douze pages, est aussi simple à énoncer qu'il est complexe à mettre en oeuvre : il s'agit d'associer croissance économique, progrès social et préservation de l'environnement. A l'aune de la vie des idées, celle de développement durable est encore balbutiante : elle n'est sortie des cercles spécialisés qu'en 1992, avec le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, qui en a fait un impératif supposé s'appliquer à toute la communauté internationale. Pourtant, avant même d'être connu du grand public, le développement durable est déjà devenu une "tarte à la crème" , dont usent notamment et parfois abusent les entreprises pour améliorer une image très détériorée. D'autre part, les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à se reconnaître dans ces valeurs, au moins dans l'affichage de leurs actions. Un tel mouvement est toujours à double tranchant. Le risque est qu'un concept un peu "fourre-tout" se banalise et perde son sens. L'avantage est que, peu à peu, à force d'être repris, le vocabulaire et plus tard l'idée elle-même finiront sans doute par entrer dans les têtes. Le développement durable se décline de diverses façons. Le commerce équitable en est une illustration fidèle : le respect des hommes, des produits de qualité avec une rémunération correcte des producteurs et une chaîne de solidarité allant jusqu'au consommateur se conjugue au respect de la nature, avec des conditions d'exploitation qui n'épuisent pas les ressources naturelles. La lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences, en particulier par le recours aux énergies renouvelables, est un autre volet significatif du développement durable. L'inverse du développement durable est facile à identifier : c'est un phénomène qui se produit tous les jours, sous nos yeux. Avec la déforestation à l'échelle mondiale, par exemple : 140 000 kilomètres carrés sont détruits chaque année. Gaspillage des ressources naturelles, conditions de travail déplorables s'y combinent pour aboutir à un désastre qu'il faudra bien stopper un jour ou l'autre. Quelles que soient les réserves que peut susciter le développement durable ­ utopie, entrave à l'activité économique... ­ il est clair que la planète s'enfonce dans une impasse, d'où elle devra un jour sortir. Comme l'explique dans notre supplément Hubert Védrine, l'ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, qui n'a rien d'un doux rêveur : "Notre développement n'est pas éternel, en ce sens qu'il est fondé (...) sur l'exploitation de ressources non renouvelables. Cela a permis au système occidental d'atteindre un degré de performance économique inégalé, mais il est impossible de faire vivre les six milliards et demi d'habitants de la planète selon ce modèle." Article paru dans l'édition du 26.05.05
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Mercredi 11 mai 2005
Effet de serre. Présentation d'un bilan des gaz rejetés par ses bâtiments municipaux. La mairie de Paris met le nez dans son CO2 Par Jérôme LEGUEDE mercredi 11 mai 2005 (Liberation - 06:00) En matière d'effet de serre, les collectivités locales ont du pain sur la planche. Hier, la mairie de Paris a présenté les résultats de son premier «bilan carbone». Un inventaire détaillé des rejets de gaz à effet de serre, qui vise à déterminer les principales cibles d'un futur plan de réduction. En vingt ans, la mairie de Paris a su réduire de 48 % sa consommation de chauffage. Un bon point, qui n'empêche pas Yves Contassot, adjoint au maire, chargé de l'environnement et des espaces verts, d'affirmer que la ville est «dépourvue de réflexion globale» sur les émissions de gaz à effet de serre. D'où l'inventaire entamé en novembre. Couches-culottes. Sept équipements municipaux jugés représentatifs ont été passés au crible : la mairie du XXe arrondissement, deux écoles, une crèche, une bibliothèque, un centre administratif et le site de production horticole de Rungis. Les données ont été collectées sur le chauffage, les moyens de transport, la nature et le mode de préparation des repas, jusqu'à l'énergie dépensée à la fabrication des couches-culottes. Ainsi, l'usager de la bibliothèque de la Goutte-d'Or «émet» chaque année 5 kg de gaz carbonique, l'équivalent d'environ 150 km de trajet en bus. Pour chaque élève, une des deux écoles auscultées émet 247 kg de carbone par an, tandis que l'autre en rejette seulement 103 kg. Les moyens de transport utilisés par les employés de la ville pèsent lourd dans le bilan. Ainsi, à la cité administrative de Morland, 9 % des personnels viennent en voiture et émettent collectivement 44,4 tonnes de CO2 par an, tandis que les 91 % restants ne représentent que 5,8 tonnes. Même les plantes cultivées à Rungis pour alimenter les espaces verts apportent leur pierre au réchauffement climatique : chaque plant sous serre émet 186 g de CO2 par an. Les autres, en pépinière, produisent l'effet inverse, en pompant chaque année 2,6 kg de CO2 dans l'atmosphère. Ce ne sont pas obligatoirement les vieux bâtiments qui rejettent le plus. Ainsi, «avec une bonne gestion du chauffage, on peut réduire les coûts», explique Yves Contassot, citant l'exemple de la mairie du XXe arrondissement qui, malgré ses plafonds hauts et ses grandes baies vitrées, présente un ratio de consommation d'énergie par surface quatre fois inférieur à la cité Morland, pourtant plus récente. Avec des gestes simples, «éteindre les lumières et son ordinateur», «réduire d'un degré le chauffage», «encourager les transports en commun et le covoiturage», «améliorer la conception des bâtiments», on peut réduire de manière importante les émissions, a rappelé Contassot. Raté. De ce constat, la mairie espère tirer un bilan pour ses 2 000 équipements. Une extrapolation délicate, dont la méthode n'a pas été détaillée. En attendant, la mairie a raté une occasion de montrer son engagement : alors qu'Yves Contassot évoquait l'importance, pour l'administration, d'imprimer ses documents en recto verso, il a oublié de vérifier le dossier de presse, dont les pages étaient imprimées sur une seule face...
publié dans : environnement, santé & environnement
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Jeudi 14 avril 2005

LE MONDE | 11.04.05 | 14h02

Un projet de centre d'enfouissement des déchets met Concoret en émoi. Ce village du Morbihan, en limite de la forêt de Brocéliande, est réputé pour son château de Comper où, selon le mythe arthurien, naquit la fée Viviane.
"Cela va nuire à notre image et il y a incompatibilité avec la nature du sous-sol", selon Philippe du Monteil, président de l'association Sauvegarde de Brocéliande.
Le projet émane du Smictom de Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine). Ce Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères travaille pour 65 communes d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-d'Armor et du Morbihan. Actuellement, il exporte ses déchets. Tous les jours, cinq ou six semi-remorques prennent la route du site de stockage de Changé, en Mayenne. Le président du syndicat, Philippe Chevrel (div. d.), s'interroge sur le coût des trajets, "2 millions d'euros par an", et sur la nature du procédé. "C'est facile, dit-il, d'envoyer ses déchets ailleurs."

Le Smictom a opté pour l'enfouissement en centre technique. Les matières recyclables seraient séparées des déchets fermentables destinés à faire du compost. Le reste, les "déchets ultimes", serait enterré. Le site retenu, propriété du Smictom, est sur la commune de Gaël, mais il est, en réalité, plus proche de Concoret.
Autrefois, il y avait là une décharge et, jusqu'à l'an dernier, une unité de broyage. Mais le futur centre s'étendrait sur 12 hectares. L'opposition au projet est d'autant plus vive qu'une entreprise exploite déjà, à proximité, une plate-forme de fermentation de déchets verts et de fientes de volailles. Les élus de Concoret comme ceux de Gaël y sont opposés.

L'enquête publique a eu lieu. Elle a débouché sur un avis favorable, à deux réserves près : la première liée à la forte fréquentation touristique des lieux, la seconde à la présence d'une faille dans le sous-sol de schiste rouge. Le syndicat a donc décalé l'implantation du futur site de 40 mètres pour l'éloigner un peu des limites de la forêt. Un expert géologue a été désigné pour l'analyse du sous-sol. Ces précautions n'ont pas, pour le moment, rassuré les habitants.

Gabriel Simon

par Vannes de notre correspondant publié dans : environnement, santé & environnement
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Jeudi 14 avril 2005

Pour la première fois, une étude sur l'ampleur de la pollution vient d¹être publiée par Airparif.

Avec 270.000 véhicules par jour, cette autoroute urbaine pollue jusqu¹à 400 mètres à la ronde et sa couverture envisagée n'offre qu'une solution partielle. L'impact du "périph" se ressent à 150 m à la ronde et jusqu'à 400 mètres dans le cas d'un échangeur comme celui de la Porte de Bagnolet, explique cette étude détaillée publiée mardi par Airparif. L'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France a déployé 60 sites de mesure provisoires et a mesuré les niveaux de polluants pendant 8 semaines, en automne et hiver 2003, autour de la Porte de Bagnolet, au nord-est de la capitale.
L'échangeur de Bagnolet est un "cas d'école", relève Airparif. En plus du boulevard périphérique, il est au départ de l'autoroute A3 vers le Nord (172.000 véhicules/jour), proche des boulevards des Maréchaux (38.500 véhicules/jour) et de la rue Belgrand qui dessert le coeur de Paris. Plusieurs stades et jardins publics sont au voisinage immédiat, ainsi qu'un centre commercial très fréquenté. 70.000 franciliens habitent dans un rayon de 1 km autour de l'échangeur. Le niveau moyen de benzène (cancérigène) au coeur de l'échangeur est deux fois plus élevé que la pollution de fond et peut même atteindre ponctuellement 2,7 fois ce niveau. Le niveau moyen de dioxyde d'azote dans des lieux fréquentés par les piétons, au milieu de l'échangeur, est une fois et demi plus élevé que celui de la pollution générale du secteur. Pour le dioxyde d'azote (un des polluants responsables de pics d'ozone), les niveaux de fond de tout le secteur étudié dépassent l'objectif de qualité annuel (français et européen) de 40 microgrammes/m3 fixé pour 2010. L'échangeur a un impact jusqu'à 400 m à la ronde, dans une zone englobant plusieurs stades (stade Louis Lumière, stade de la Porte de Bagnolet). Les émissions les plus fortes ont été relevées au métro Galliéni, situé dans un espace mi-clos.
De façon générale, la pollution est plus élevée dans les espaces clos (centre commercial, métro) que dans les espaces ouverts, où elle peut se disperser plus facilement. La couverture du périphérique n'offre qu'une solution partielle: elle forme un tunnel qui canalise les émissions et provoque une accumulation à la sortie. En revanche, la pollution décroît plus rapidement lorsque le périphérique est entouré d'arbres et de bandes végétales larges.

(13/04/2005)

par Dépêche Ile-de-France publié dans : environnement, santé & environnement
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