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-Pays de la Loire |
L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.
Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole
LE MONDE | 11.04.05 | 14h02
Un projet de centre d'enfouissement des déchets met Concoret en émoi. Ce village du Morbihan, en limite de la forêt de Brocéliande, est réputé pour son château de Comper où, selon le mythe arthurien, naquit la fée Viviane.
"Cela va nuire à notre image et il y a incompatibilité avec la nature du sous-sol", selon Philippe du Monteil, président de l'association Sauvegarde de Brocéliande.
Le projet émane du Smictom de Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine). Ce Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères travaille pour 65 communes d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-d'Armor et du Morbihan. Actuellement, il exporte ses déchets. Tous les jours, cinq ou six semi-remorques prennent la route du site de stockage de Changé, en Mayenne. Le président du syndicat, Philippe Chevrel (div. d.), s'interroge sur le coût des trajets, "2 millions d'euros par an", et sur la nature du procédé. "C'est facile, dit-il, d'envoyer ses déchets ailleurs."
Le Smictom a opté pour l'enfouissement en centre technique. Les matières recyclables seraient séparées des déchets fermentables destinés à faire du compost. Le reste, les "déchets ultimes", serait enterré. Le site retenu, propriété du Smictom, est sur la commune de Gaël, mais il est, en réalité, plus proche de Concoret.
Autrefois, il y avait là une décharge et, jusqu'à l'an dernier, une unité de broyage. Mais le futur centre s'étendrait sur 12 hectares. L'opposition au projet est d'autant plus vive qu'une entreprise exploite déjà, à proximité, une plate-forme de fermentation de déchets verts et de fientes de volailles. Les élus de Concoret comme ceux de Gaël y sont opposés.
L'enquête publique a eu lieu. Elle a débouché sur un avis favorable, à deux réserves près : la première liée à la forte fréquentation touristique des lieux, la seconde à la présence d'une faille dans le sous-sol de schiste rouge. Le syndicat a donc décalé l'implantation du futur site de 40 mètres pour l'éloigner un peu des limites de la forêt. Un expert géologue a été désigné pour l'analyse du sous-sol. Ces précautions n'ont pas, pour le moment, rassuré les habitants.
Gabriel Simon
Pour la première fois, une étude sur l'ampleur de la pollution vient d¹être publiée par Airparif.
Avec 270.000 véhicules par jour, cette autoroute urbaine pollue jusqu¹à 400 mètres à la ronde et sa couverture envisagée n'offre qu'une solution partielle. L'impact du "périph" se ressent à 150 m à la ronde et jusqu'à 400 mètres dans le cas d'un échangeur comme celui de la Porte de Bagnolet, explique cette étude détaillée publiée mardi par Airparif. L'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France a déployé 60 sites de mesure provisoires et a mesuré les niveaux de polluants pendant 8 semaines, en automne et hiver 2003, autour de la Porte de Bagnolet, au nord-est de la capitale.
L'échangeur de Bagnolet est un "cas d'école", relève Airparif. En plus du boulevard périphérique, il est au départ de l'autoroute A3 vers le Nord (172.000 véhicules/jour), proche des boulevards des Maréchaux (38.500 véhicules/jour) et de la rue Belgrand qui dessert le coeur de Paris. Plusieurs stades et jardins publics sont au voisinage immédiat, ainsi qu'un centre commercial très fréquenté. 70.000 franciliens habitent dans un rayon de 1 km autour de l'échangeur. Le niveau moyen de benzène (cancérigène) au coeur de l'échangeur est deux fois plus élevé que la pollution de fond et peut même atteindre ponctuellement 2,7 fois ce niveau. Le niveau moyen de dioxyde d'azote dans des lieux fréquentés par les piétons, au milieu de l'échangeur, est une fois et demi plus élevé que celui de la pollution générale du secteur. Pour le dioxyde d'azote (un des polluants responsables de pics d'ozone), les niveaux de fond de tout le secteur étudié dépassent l'objectif de qualité annuel (français et européen) de 40 microgrammes/m3 fixé pour 2010. L'échangeur a un impact jusqu'à 400 m à la ronde, dans une zone englobant plusieurs stades (stade Louis Lumière, stade de la Porte de Bagnolet). Les émissions les plus fortes ont été relevées au métro Galliéni, situé dans un espace mi-clos.
De façon générale, la pollution est plus élevée dans les espaces clos (centre commercial, métro) que dans les espaces ouverts, où elle peut se disperser plus facilement. La couverture du périphérique n'offre qu'une solution partielle: elle forme un tunnel qui canalise les émissions et provoque une accumulation à la sortie. En revanche, la pollution décroît plus rapidement lorsque le périphérique est entouré d'arbres et de bandes végétales larges.
(13/04/2005)