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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Lundi 6 juin 2005
Combien çà coûte ? Après le Mont Blanc, le Fréjus : le nouveau drame du tunnel alpin n'aurait pas du se reproduire si l'on avait tiré les leçons du premier en ce qui concerne l'équilibre entre les différents modes de transport. Le déferlement des poids lourd en Europe, s'il correspond à la croissance des échanges commerciaux ne peut se poursuivre en l'état. Depuis 1999, nos élus aurait du lancer ce débat de fond mais il n'est jamias trop tard : faut-il toujours accepter l'augmentation du trafic poids lourds pour sa souplesse et sa rapidité en en payant la facture sans hésitation ?... ou faire le choix de la réalité pour faire évoluer vers le fret ferroviaire un certain nombre de transport de marchandises. D'un côté, le démarrage du tunnel ferroviaire Lyon-Turin tarde, ou Bruxelles impose à la filiale fret de la SNCF son indépendance économique alors que les coûts induits ne sont toujours pas mis à plat et repartagées, de l'autre côté, les tarifs autoroutiers ou le prix du diesel ne reflètent pas la réalité, le coût entier à la hauteur de ce qu'ils induisent : coût des infrastructures, coût de santé dues à la pollution du diesel et aux innombrables accidents, coût humain de ces accidents, coût environnemental... Les conseils généraux qui viennent d'accepter la compétence routes devraient aussi se pencher sur le dossier d'un nécessaire rééquilibrage entre les contributions de leurs administrés et l'usage de leur réseau routier. Le train est moins accidentogène que la route, la cabotage aurait lieu d'être redéveloppé, tout comme la marche et le vélo en complément des transports publics au sein de nos agglomérations. Un changement de politique digne d'une envergure européenne, à la mesure de notre Europe qui a tant besoin de concret, comme à ses débuts, en 1951, avec la Communauté économique du charbon et de l'acier (Ceca) qui fonda notre histoire européenne. Bernadette Caillard-Humeau, lundi 6 juin 2005.
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Lundi 30 mai 2005
Les Français n'ont pas ratifié le traité constitutionnel de l'Europe. En Pays de la Loire, nous nous sommes engagés avec ferveur dans l'explication pour contribuer, à notre modeste place, à faire reconnaitre et avancer l'Europe. Nous ne nous renierons pas, et il y a une certaine fierté à défendre un idéal même s'il n'est pas rejoint par la majorité, et, reconfort ponctuel, en constatant que notre région se distingue de la moyenne avec une majorité de Oui à L'europe. Maintenant, il s'agit de faire avec une France qui s'est affaiblie au sein de l'Europe, mais qui, puisant dans une remise en question de ses hommes politiques et de son système réprésentatif, devrait dégager de nouvelles forces. Si ce vote est une halte dans le processus de construction de notre Europe, la crise intérieure qu'il va entrainer peut être salutaire si nos gouvernants font preuve, enfin, de responsabilités, d'esprit de service, au delà de leur ambition personnelle. Le problème c'est que le pouvoir présidentiel, mal élu, est le seul à pouvoir découdrel la situation ... une décennie de pouvoir chiracquien nous a appris la vanité du pouvoir. Le président est désavoué par le référendum, mais il n'abdicque pas. Comment pourtant défendre le vote de la France au sein de l'Europe quand on n'y adhère pas ?! En dépit, le nouveau premier ministre - au petit jeu des pronostics, le fidèle Villepin - aura-t-il assez des qualités vus plus haut pour s'affranchir et diriger ? BCH, lundi 30 mai 2005.
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Dimanche 29 mai 2005
La victoire du non est une piètre victoire, c'est celle du "gap". Un fossé entre la classe politique, les élites, la France d'en bas et la France d'en haut, la peur a gagné sur la confiance, plus encore que l'égoïsme sur l'enthousiasme et la générosité. C'est un fossé entre le monde qui pallit d'un chomage devenu quasi structurel et le monde ayant intégré les mouvements internationaux et qui navigue avec aisance dans ses courants. Nos représentants au Parlement européen sont depuis des années très absent deleur base pour expliquer leur travail et l'Europe, notre classe politique, sans le courage d'affronter une situation économique difficile a toujours fait la politique du ni ni en cumulant les reculades sur fond électoraliste. Résultat : l'Europe est divisé alors qu'il eut fallu qu'elle soit plus encore unie, effet colatéral : la France va vivre une crise politique sans précédent car depuis le Traité de Maastricht, ses dirigeants n'ont pas fait oeuvre explicative sur l'Europe, ni perçu les appels au changement d'après présidentielle et d'après régionales. Ligoté par un président reconnu par 18 % des français (et combien aujourd'hui ?), nous en appellons à sa responsabilité...afin de remettre tous les compteurs électoraux nationaux à zéro. Faute de quoi nous vivoterons jusqu'aux prochaines présidentielles. Bernadette Caillard-Humeau, dimanche 29 mai 2005.
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Vendredi 27 mai 2005
Enfin, on a parlé et débattu de l'Europe, en France, mais aussi à l'étranger où le vote français est attendu avec attention (voir article BBC). La construction européenne est une entreprise difficile mais si enthousiasmante, alors que les bulletins de vote manifestent cet enthousiasme, générosité et grandeur, cet idéal d'un avenir meilleur pour tous. Oui !
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Jeudi 26 mai 2005
En ces derniers jours d'avant scrutin, ce sont les indécis, les "flottants" qu'il faut convaincre de voter oui. Jacques Chirac va à nouveau s'y employer mais les flottants bobo craignent de faire une crise d'urticaire télévisuel et vont opter pour le non sans ouvrir la télé, pour ainsi se préserver ; les flottants ado vont aussi prolonger leur crise d'opposition au président et au gouvernement en général si ceux-là montent encore au créneau ; les flottants plutôt de gauche vont peut-être décrypter la malhonnêteté de Laurent Fabius dont l'option pour le non n'est que manoeuvre de positionnement pour les élections présidentielles et on espère qu'ils entendront plutôt François Hollande et Jacques Delors, les indécis plutôt de droite vont trouver le slogan de Philippe de Villiers (ndlr : "nous avons tous une bonne raison de voter non") digne du populisme le plus primaire et ne voudront pas s'unir ainsi aux votes Besancenot, les indécis du week-end doivent savoir que les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 20 H... Les partisans du oui ont travaillé à faire passer leur message explicatif (voir Cap 21 Pays de la Loire), puis, levant les yeux au ciel la nuit venant, si les étoiles scintillent, si le baromètre remonte, ils s'organiseront pour chanter faux toute la nuit... pour trinquer à l'Europe le lendemain soir ! Bernadette Caillard-Humeau
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Mardi 17 mai 2005
Au conseil d'agglomération de jeudi 12 mai sur l'usine d'incinération, le président Jean-Claude Antonini a changé de cap et reporte la décision sur les équipements de traitement des déchets à l'automne. Notre lobbying à Cap 21 a contribué à l'évolution pour le moment favorable de ce dossier. Que tous en soient remercié ! Au départ, ce n'est pas la bonne question qui a été posée : le président a dit "il faut une nouvelle usine d'incinération, ce qui est la meilleure méthode pour traiter les déchets". Cette question mal posée et sans "partage" initial auprès de tous les élus et de la population, a fait perdre plus de deux ans : si nous avions commencé par ouvrir le débat sur la nécessité de revoir l'ensemble de la question déchets et son corollaire qui est "Comment faire moins de déchets" !... Les réponses et la légitimité de l'action seraient là. Jeudi soir, le président a reconnu aussi que certains estimaient que "l'information c'est de la propagande et les décisions sont prises avant" et a opéré un changement de méthode. J'ai salué son évolution positive sur ce dossier, même si certaines mises en oeuvre restent contestables (bouclage du comité de pilotage, information orientée par des intervenants choisis et non débat entre experts de différents avis lors de la séance avec les conseillers municipaux...). Je suis convaincue que notre opposition initiale (et unique au départ) au sein de l'agglo, avec l'intervention au printemps 2004 de Corinne Lepage à Angers puis de communiqués de presse, suivie par une forte mobilisation de la société civile (l'association Incineratort et les participants aux commissions d'audition majoritairement sceptiques sur le dossier incinération) et enfin une évolution des conseillers d'Angers Loire Métropole qui se sont penchés sur le dossier ont entrainé ce nouveau changement de cap. Tant mieux si au final nous arrivons à une réponse "juste" sur les techniques de traitement des déchets et efficace sur la question essentielle de la baisse du tonnage de nos déchets. Bernadette Caillard-Humeau, vendredi 13 mai 2005.
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Dimanche 1 mai 2005
La question de l'usine d'incinération est remise sur le tapis le 3 mai avec l'ensemble des conseillers municipaux de l'agglomération. Le président de l'agglomération a été chercher le Pr Narbonne, un scientifique au demeurant parfaitement estimable, pour rassurer les élus sur les effets des polluants d'une usine d'incinération. Et pourquoi ne pas avoir fait appel au Pr Belpomme, parfaitement estimable lui aussi, qui estime quant à lui que les effets polluants sont extrêmement... polluants et qu'il faut mieux les éviter ?! Voici donc, peut-être, un débat biaisé dès le début. Et puis, au delà de la prise de risque dont les élus sont les responsables, le débat doit-il avoit lieu sur ce plan-là ? Il se place pour ma part sur un autre registre : quels moyens mettons-nous en place pour faire baisser le contenu de nos poubelles, ce qui est un autre enjeu à côté de la technique, un enjeu pas moins important et la première question que l'agglo doit se poser. Bernadette Caillard-Humeau, le 1er mai 2005.
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Lundi 4 avril 2005
"Le terme même de mondialisation ne me satisfait pas tout à fait. Il y a le monde, la famillehumaine, la familledes peuples : c'est la réalité première. Elle est antérieure aux techniques de communication qui permettent de donner une dimension mondiale à une part - mais à une part seulement - de la vie économique et de la culture. Ce qui est mondial, avant tout, c'est le patrimoine commun, c'est, dirais-je, l'homme, avec sa nature spécifique d'image de Dieu, et l'humanité toute entière, avec sa soif de liberté et de dignité. Il me semble que c'est à ce niveau que l'on doit d'abord parler d'un mouvement de mondialisation, même s'il est moins visible et encore souvent entravé. Ce qui importe avant tout (...) c'est que l'homme prime sur l'économie et le marché, que de légitimes concurrences ne doivent pas étouffer la solidarité à plus vaste échelle ; il faut que l'accroissement des richesses permette de réduire les inégalités au lieu de les aggraver, que la valeur incommensurable de la vie soit reconnue, que l'être humain ne soit jamais avili, que l'homme prenne conscience de sa dignité de créature voulue et aimée par Dieu. Toutes ces exigences sont, au fond, d'ordre évangélique" Jean-Paul II, extrait d'un entretien accordé au journal La Croix (20-08-1997).
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Vendredi 1 avril 2005
Il est des jours où l'air est plus léger : est ce le rapport publié hier à Tokyo, Pékin, New Delhi, Le Caire, Nairobi, Paris, Washington et Brasilia sur "L'évaluation des écosystèmes pour le Millénaire", qui dressant un bilan très pessimiste de l'impact des activités humaines sur l'environnement naturel a joué tel une douche froide un réveil de nos dirigeants ? Toujours est-il que tant au niveau international qu'au niveau local les mesures vont dans le bon sens. Ainsi Georges Bush vient d'accepter de signer le protocole de Kyoto, Jacques Chirac dont la maison et celle de ses voisins brûle demande à ses ministres une politique vigoureuse en faveur de la recherche et du développement de l'économie des énergies renouvelables ainsi qu'un tournant ferroviaire dans la politique des transports, le retour aux aides pour les projets de réseaux de tramways, le président du conseil général Christophe Béchu avec l'accord du président d'Angers Loire Métropole a décidé de reprendre en main le plan départemental des déchets et d'engager l'arrêt du projet d'incinérateur à Saint Barthélémy d'Anjou, le maire d'Angers Jean-Claude Antonini vient d'annoncer l'élargissement du plateau piétonnier, chose qui n'avait pas eu lieu depuis plus de 25 ans !, de la rue des Lices à la rue Lenepveu... Ces décisions, à la mesure de chacun et de chaque collectivité vont de toute évidence dans le bon sens. Bonne journée à Angers et sur notre belle terre ! Angers, vendredi 1er avril 2005.
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Jeudi 31 mars 2005
Ils n'étaient pas nombreux les députés cette nuit à être présent pour débattre du projet de loi sur l'énergie. Seulement 37 députés... dont 26 députés UMP qui ont décapité la filière éolienne en France. L'éolien avait déjà du plomb dans les ailes du fait des rivalités multiples (communales, industrielles...) qui n'avaient pas été balayées par une organisation efficace de la procédure d'implantation. Désormais, l'organisation que les députés ont avalisé est telle qu'elle limitera drastiquement le développement de l'éolien en France. Alors qu'auparavant seuls les petits parcs éoliens (moins de 12 MW) avaient droit au tarif préférentiel d'achat de l'électricité par EDF, désormais, seuls les parcs éoliens d'au moins 20 MW y auront droit. C'est légiférer sans tenir compte de la géographie de nos régions : les pays à l'habitat dispersé comme celui de nos régions de l'Ouest, pays de bocage, n'auront rarement la réserve foncière suffisante pour ces grands parcs éoliens, puisque chaque éolienne ne peut être planté à moins de 500 mètres d'une habitation. Il est difficile de comprendre le vote de cette nuit si ce n'est de se rappeller la logique industrielle de l'énergie en France, qui préfère le contrôle de la ressource énergétique par l'Etat, la création de l'industrie nucléaire étant le parfait exemple... Ainsi, également, c'est le préfet et non le conseil général qui donnera son accord aux projets - s'il y en reste - : l'énergie est toujours affaire d'Etat, indifférente aux réalités territoriales, centralisatrice et surtout indifférente aux problèmes environnementaux de notre terre, auquel l'éolien apporte une réponse modeste mais non négligeable. Bernadette Caillard-Humeau
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