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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Mardi 29 janvier 2008
La distribution veut diminuer son "empreinte" écologique LE MONDE | 29.01.08 | 17h44 • Mis à jour le 29.01.08 | 17h44 Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La distribution s'engage sur l'environnement. Mardi 29 janvier, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a signé, avec le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad), une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, sur leurs engagements mutuels en matière de développement durable. En 2003 et en 2005, la FCD avait lancé deux programmes pour favoriser le commerce durable. Ils avaient notamment abouti à une baisse du tonnage des emballages ménagers de près de 10 % et à une réduction du nombre de sacs de caisse de 70 % depuis 2002. "Nous réfléchissions au lancement d'un troisième programme, et on s'est dit que ce serait bien de s'engager avec le ministère. Les engagements que nous prenons aujourd'hui sont ambitieux, mais très réalistes", indique Jérôme Bédier, président de la FCD. Parmi les points les plus visibles et les plus marquants, supermarchés et hypermarchés promettent de doubler d'ici à trois ans le nombre de produits bénéficiant d'un éco-label. Bernard Cressens, directeur des programmes WWF France, pour qui cet accord constitue un prolongement attendu du Grenelle, reste prudent : "Il faut que l'information demeure lisible pour les consommateurs, ce que la multiplication des labels ne favorise pas". Selon lui, "la labellisation ne doit surtout pas être une barrière infranchissable pour les petits producteurs. Sinon l'alimentation de qualité restera réservée à une minorité. Or, nous voulons au contraire qu'elle devienne accessible à l'ensemble des Français." PLUS D'AGRICULTURE BIO Autre engagement des distributeurs : augmenter d'au moins 15 % par an la part des produits issus de l'agriculture biologique dans le total de leurs ventes alimentaires. "Aujourd'hui, ils représentent entre 1 % et 1,5 % de nos ventes. Nous voulons imiter l'Allemagne, qui a un chiffre de 3,3 %", souligne M. Bédier. Mais pour que cet engagement ne reste pas à l'état de voeu pieu, il faudra que l'évolution de la production le permette. Aujourd'hui, la culture biologique ne représente que 1,8 % de la surface agricole en France. "L'implication plus forte de la grande distribution peut constituer un atout majeur pour sortir l'agriculture biologique de la position marginale qu'elle occupe aujourd'hui", estime toutefois M. Cressens. La distribution s'engage aussi à réduire "au maximum" la production des déchets d'emballage, avec un objectif plancher de - 10 %. Enfin, elle va expérimenter dès 2008 l'affichage du bilan carbone - c'est-à-dire leur masse en CO2 correspondant à leur transport, leur production... - sur 300 produits de consommation courante à marques de distributeurs et à marques nationales. Jean-Louis Borloo souhaite faire de la France le premier pays du monde à pratiquer ce double affichage, avec un prix en euro et un prix écologique. En juillet 2007, Casino a annoncé son intention d'afficher une "étiquette carbone" sur 3 000 de ses produits en 2008. Nathalie Brafman et Laurence Caramel Article paru dans l'édition du 30.01.08.

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Mardi 29 janvier 2008
Aux Pays-Bas, les vélos dépassent les habitants LE MONDE | 29.01.08 | 18h07 • Mis à jour le 29.01.08 | 18h07 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Les 800 fabricants et importateurs néerlandais de vélos se frottent les mains : leurs clients n'ont jamais acheté autant de bicyclettes qu'en 2007. Avec 1,35 million de vélos vendus l'an dernier, les Pays-Bas atteignent un record historique. Désormais, le royaume totalise 18 millions de bicyclettes pour une population de quelque 16,2 millions d'habitants. Qui dit mieux ? En outre, ce chiffre ne prend pas en compte les vélos de location mis à la disposition des usagers en divers endroits des villes. La passion de la petite reine qui anime les Néerlandais se double de considérations très réalistes : la hausse du prix des carburants pousse beaucoup d'entre eux à remiser leur voiture pour enfourcher leur vélo. Ils sont, ainsi, 46 % à l'utiliser désormais pour se rendre au travail ou à l'école. Réputés économes, les sujets de la reine Beatrix n'hésitent pas, en revanche, à investir dans leurs deux-roues : chaque client dépense en moyenne 700 euros quand il acquiert un nouveau vélo. Soucieux, par ailleurs, de lutter contre la pollution automobile, les Néerlandais ne comptent pas s'arrêter de pédaler : le secteur prévoit qu'en 2008, les ventes de vélos vont encore grimper. Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 29 janvier 2008
Actualité Maine et Loire mardi 29 janvier 2008 Élisabeth Chich-Bourgine. : Ouest-France À Angers, les achats deviennent responsables Quel que soit le marché - une commande de papier ou la construction d'une école - Élisabeth Chich-Bourgine n'a qu'une idée en tête : y glisser un peu, ou beaucoup, d'écologie, de social, d'équité. L'enjeu n'est pas mince : en 2007, les commandes publiques d'Angers représentaient plus de 60 millions d'euros. « Les premières expériences, en 2003-2004, portaient sur des tee-shirts et du café équitable. Rapidement est apparue la nécessité de créer un poste de juriste spécialisé. » C'est ainsi qu'elle est devenue, en 2005, la « Madame achats écoresponsables » de la ville. Une mission qu'il a fallu inventer pas à pas. Chargée, à la fois, de changer les habitudes des 3 000 agents et de convaincre les fournisseurs de s'adapter. Les débuts ont été difficiles. « On me prenait pour une enquiquineuse... » Les agents doutaient que les produits d'entretien écolos puissent faire l'affaire. Les fournisseurs souriaient en attendant que passe la mode... Opiniâtre, mais pas têtue, la juriste a appris à parfois renoncer : « Sur certains matériels spécifiques, comme des extincteurs, je ne vois pas ce qu'on peut faire. » Mais, sur l'essentiel, elle pense avoir progressé : « En 2007, la prise en compte de l'écoresponsabilité s'est généralisée, chaque fois que c'était possible. » Côté fournisseurs : « L'offre s'est modifiée. Ceux qui n'ont pas pris le train perdent des marchés. » Et, sous l'impulsion de l'adjoint Verts à l'environnement, Gilles Mahé, la méthode a fait tache d'huile. Un réseau (RGO) réunit désormais 41 Régions, départements et communes du Grand Ouest, décidés à rendre leurs achats aussi responsables que possible. S.P. Ouest-France
publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 22 janvier 2008
Le plan climat européen à l'épreuve des intérêts particuliers LE MONDE | 22.01.08 | 14h42 • Mis à jour le 22.01.08 | 14h42 BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête, les Vingt-Sept se targuent de jouer les premiers rôles dans le monde en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Mais la Commission européenne doit, tout en mettant en oeuvre les ambitions collectives de l'Union, ménager les intérêts divergents des capitales, des industries et des défenseurs de l'environnement, au risque de brouiller son message dans les négociations internationales engagées pour trouver d'ici à 2009 un successeur au protocole de Kyoto. ================================================================== Chiffres Les engagements européens. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont décidé, en mars 2007, de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport à leur niveau de 1990, soit une réduction de 14 % par rapport à 2005, année de référence. Les Vingt-Sept se sont engagés à ce que 20 % de leur consommation énergétique proviennent des énergies renouvelables d'ici à 2020, contre 8,5 % aujourd'hui. Le coût. Pour l'ensemble du "paquet", il est estimé par la Commission européenne à 0,6 % du PIB européen, soit environ 60 milliards d'euros par an. cela pourrait entraîner, selon les études d'impact, une hausse de 10 % à 15 % des prix de l'énergie d'ici à 2020. ================================================================== Les deux engagements pris en mars 2007 par les chefs d'Etat et de gouvernement figurent au coeur du "paquet climat" qui doit être présenté mercredi 23 janvier à Bruxelles : la réduction de 20 % des rejets de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990 et l'objectif de 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation européenne d'ici à 2020. "C'est le moment de faire preuve de sérieux, de sens des responsabilités et de cohérence", estime José Manuel Barroso, le président de la Commission, qui est en même temps contraint de multiplier les concessions au sujet du partage des efforts à fournir, dans l'espoir de faciliter l'adoption du projet par le Conseil et le Parlement européens. Jusqu'au dernier moment, les industries énergivores se sont mobilisées pour atténuer la portée d'un des principaux chantiers envisagés : la refonte du mécanisme d'échange des quotas d'émissions de gaz à effet de serre, qui doit porter à lui seul la moitié du fardeau. En principe, ces "droits à polluer" doivent être vendus aux enchères dès le début de 2013, sur la base d'allocations européennes sectorielles, et non plus nationales. Il s'agit de soutenir les cours de la tonne de CO2 en restreignant la quantité de quotas alloués, ceci afin de favoriser les investissements dans les technologies propres. Plusieurs secteurs grands consommateurs en électricité, comme la sidérurgie, la chimie ou les fabricants d'aluminium, sont néanmoins en passe d'obtenir le maintien d'allocations gratuites "jusqu'à 100 %" d'ici à 2020, selon un certain nombre de critères réévalués tous les trois ans. Leurs revendications ont été relayées par les capitales les plus soucieuses des risques de délocalisation d'usines exposées à la concurrence internationale, comme Paris et Berlin. Seuls les producteurs d'énergie devraient donc être soumis aux enchères dès 2013. Afin d'emporter l'adhésion des Etats membres, les 30 milliards à 50 milliards d'euros de revenus annuels générés par ces enchères seront mis à leur disposition. En cas d'échec des négociations lancées en décembre à Bali pour l'après-Kyoto, l'exécutif européen devra de surcroît proposer, à l'horizon 2011, des mesures destinées à éviter "toute distorsion de concurrence" avec les pays non engagés dans la lutte contre le réchauffement. C'est-à-dire le maintien de la gratuité des allocations, ou l'inclusion, comme le demandent instamment la France et les partenaires sociaux, des importateurs dans la bourse européenne aux quotas. Les luttes d'influence ne sont pas moins vives au sujet de la promotion des énergies renouvelables ou de la réduction des rejets de CO2 dans les secteurs non intégrés dans le mécanisme d'échange (transports, logement, services ou agriculture). Dans ces deux domaines, la Commission entend fixer des objectifs nationaux contraignants à chaque capitale. Mais là aussi, elle a dû composer avec les exigences d'Etats membres soucieux d'alléger les efforts à fournir. En prenant comme indicateur la prospérité de chaque pays, l'exécutif européen fait porter la charge la plus importante sur les pays les plus développés de l'Union. Ce choix doit permettre de ne pas entraver le rattrapage économique des nouveaux Etats membres, toujours très dépendants, à l'instar de la Pologne avec le charbon, d'énergies polluantes. La Bulgarie et la Roumanie seront ainsi autorisées à augmenter de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, tandis que les plus riches, comme la France, devront les réduire de 15 % à 20 %. Mais, sans attendre la signature d'un accord au niveau international, un tiers des efforts dans ce domaine pourront être réalisés dans des pays non européens. Les investissements consentis hors de l'Union donneront en effet la possibilité d'accorder des droits supplémentaires aux activités implantées en Europe. Philippe Ricard Article paru dans l'édition du 23.01.08. DU JOURNAL LE MONDE Abonnez-vous au Monde à -60%

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Mardi 22 janvier 2008
Renault se lance dans la voiture électrique en Israël LE MONDE | 21.01.08 | 13h36 • Mis à jour le 21.01.08 | 14h46 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Israël sera-t-il le premier pays à faire de la voiture électrique une réalité à grande échelle ? Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a signé, lundi 21 janvier à Jérusalem, en présence du président Shimon Pérès, un accord de coopération avec la société américano-israélienne Project Better Place pour faire rouler des voitures électriques dans l'Etat hébreu. Le rôle de Project Better Place, créé en octobre 2007 par Shai Agassi, 39 ans, ancien numéro deux de l'allemand SAP, leader mondial des progiciels de gestion, est d'établir un réseau de bornes de recharge de batteries pour alimenter les voitures électriques fabriquées par Renault. Le gouvernement israélien a lui aussi soutenu le projet. Il a fait voter une loi abaissant à 30 % la fiscalité sur l'achat de voitures propres. En temps normal, l'automobile est taxée à 72 % dans ce pays. Les autorités cherchent à réduire la facture pétrolière tout en souhaitant améliorer les conditions environnementales et sanitaires. Selon un rapport rendu par le ministère de la santé en octobre 2007, 1 250 citoyens israéliens meurent chaque année de cancers provoqués par la pollution environnementale. "C'est la première fois qu'un système complet se met en place : un gouvernement qui offre un avantage fiscal, un opérateur qui met en place un système de recharge de batterie et un constructeur qui adapte un véhicule", se félicite Patrick Pelata, directeur général adjoint de Renault. Lors du Salon automobile de Tokyo, M. Ghosn avait estimé que la commercialisation de masse de voitures électriques serait possible vers 2012 grâce aux progrès des batteries lithium-ion, plus sûres, moins chères et offrant davantage d'autonomie. "Les premiers tests auront lieu cette année", explique M. Agassi, et le véhicule devrait être lancé mi-2011. "Il fera partie de la gamme Renault", indique M. Pelata. La voiture pourrait être assemblée à partir des modèles Mégane ou Kangoo. La batterie, elle, devrait être fabriquée par la coentreprise formée par Nissan et Nec. Elle offrira une autonomie d'environ 100 kilomètres en roulant dans des conditions "israéliennes", c'est-à-dire en milieu urbain et avec un usage intensif de la climatisation. Selon M. Pelata, Israël est le pays idéal pour commencer ce projet : "C'est un tout petit pays où circulent 1 million de véhicules et où 90 % de la population fait moins de 70 kilomètres par jour." M. Agassi a imaginé un système calqué sur la téléphonie mobile. La batterie sera à la voiture ce qu'est la carte SIM au téléphone : l'automobiliste sera propriétaire de la voiture, mais louera la batterie. Lorsque cette dernière sera faible, le conducteur la chargera auprès d'un des 500 000 points de recharge répartis sur le territoire israélien. Il pourra aussi l'échanger. Selon M. Agassi, le coût annuel de la voiture électrique en frais de batteries serait de 60 euros par mois, alors qu'un automobiliste israélien dépense mensuellement en essence quelque 200 euros. Dans un premier temps, Renault acheminera les voitures. en Israël. "La question de construire une usine se posera lorsque le seuil des 10 000 voitures par an sera dépassé", explique M. Pelata. C'est en 2005 que M. Agassi, alors successeur désigné du PDG de SAP, Henning Kagermann, se met à plancher sur les ruptures technologiques à venir. Ses travaux le portent à réfléchir sur la voiture électrique. "J'ai rencontré Shimon Pérès et lui ai parlé de mon projet, il m'a convaincu de continuer, mais je devais trouver un constructeur pour qu'il aboutisse." M. Agassi envoie une lettre aux dirigeants des cinq plus grands constructeurs mondiaux. Renault et Toyota sont les seuls à répondre. Rendez-vous est pris au Forum de Davos, en janvier 2007. "Carlos Ghosn n'a pas été long à convaincre. Il cherchait un marché pour démarrer un tel projet. Il m'a dit : "Travaillons ensemble"", se souvient M. Agassi. Deux mois après, ce dernier claquait la porte de SAP. M. Agassi, qui a levé 200 millions de dollars (136,7 millions d'euros), est persuadé que l'expérience israélienne pourra être dupliquée dans d'autres pays. En France, par exemple : "Nous avons eu quelques conversations et pensons pouvoir rencontrer prochainement le gouvernement." Nathalie Brafman Article du journal Le Monde paru dans l'édition du 22.01.08. Abonnez-vous au Monde à -60%

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Samedi 5 janvier 2008
Routes écologiques et intelligentes LE MONDE | 05.01.08 | 15h00 • Mis à jour le 05.01.08 | 15h00 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Les auteurs de science-fiction qui avaient imaginé des villes où les voitures sillonneraient les airs se sont trompés : la conduite par aéroglisseur n'est pas pour demain, et nos routes ont encore de beaux jours devant elles. Ce qui n'empêchera pas de profondes transformations, dans une perspective d'abord écologique. ======================================================== L'EUROPE EN CHIFFRES Les pays membres de l'Union européenne - hormis Roumanie et Bulgarie - cumulent 58 520 km d'autoroutes et 4,7 millions de km de routes. Avec 10 840 km d'autoroutes, 9 200 km de routes nationales, 383 000 km de routes départementales et 550 000 km de routes communales, la France possède le plus long réseau routier d'Europe, devant l'Italie et l'Allemagne. En 2006, les véhicules qui ont circulé en France ont parcouru 555,5 milliards de km, dont 35,5 milliards pour les poids lourds. La France compte 503 véhicules pour 1 000 habitants, ce qui la situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne (476). (Sources : ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Eurostat.). =========================================================== Côté recyclage, la tendance s'amorce déjà. Les enrobés bitumineux des chaussées endommagées sont reconcassés de façon à retrouver leur rigidité et leur durabilité d'origine, avant d'être réutilisés sur la même chaussée, ce qui évite l'ouverture de nouvelles carrières et le transport de matériaux. La technique, qui devrait se généraliser dans les prochaines années, vise à recycler 100 % des matériaux de la route, contre environ 30 % actuellement. Les nouveaux composés, eux, seront d'origine végétale. Car les constructeurs pensent avant tout à l'après-pétrole, d'ici cinquante ou cent ans. Les recherches sur les substituts aux matériaux hydrocarbonés ont déjà démarré. "Divers liants à base d'huile de colza, blé ou tournesol devraient voir le jour dans une dizaine d'années", estime Chantal de La Roche, chef de la division matériaux et structure de chaussée au Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC). Selon elle, "le matériau idéal pour construire une route serait un matériau renouvelable, donc végétal, qui serait fabriqué à froid pour réduire la consommation d'énergie". En septembre 2007, le groupe Colas a ainsi été récompensé pour son produit Végécol, le premier liant de nature végétale mis sur le marché. En matière de bitume, les laboratoires travaillent aussi à la mise au point d'enrobés tièdes, qui permettent, additifs aidant, d'abaisser la température lors de la pose du revêtement. Manière d'économiser l'énergie. Et, pourquoi pas, d'en produire. "On peut très bien imaginer une route qui absorberait le rayonnement solaire", envisage Mme de La Roche. Certaines, déjà, absorbent des gaz toxiques. Inaugurée en octobre 2006 à Dinan (Côtes-d'Armor), la "chaussée dépolluante" de la société Eurovia, lestée en oxyde de titane, neutralise ainsi les oxydes d'azote par photocatalyse. Si les préoccupations environnementales gagnent du terrain, la sécurité, bien sûr, demeure au coeur des recherches. Pour faciliter la conduite et corriger les moments d'inattention, de nouveaux matériaux sont à l'étude, pour raccourcir la distance de freinage ou avertir l'automobiliste que le sol est verglacé. En novembre 2007, Eurovia a lancé dans cet esprit un revêtement thermosensible, dont le vernis passe de l'incolore au rouge lorsque la température de la chaussée descend au- dessous de 1 0C. RÉACTIVES À LA CIRCULATION "On peut même envisager un matériau qui reconnaîtrait la trajectoire d'un véhicule ayant perdu sa maîtrise, et qui se ramollirait pour l'aider à freiner", avance Christine Leroy, directrice des affaires techniques de l'Union des syndicats de l'industrie routière française (Usirf). Une sorte de résine, couplée à des capteurs capables de détecter des anomalies de conduite. De même, les glissières de sécurité pourraient être reliées à un système électronique, de façon que la chaussée alerte les secours en cas de choc violent. Au-delà des matériaux, l'avenir des routes est en effet aux systèmes de communication. En France comme dans toute l'Europe, des projets pilotes se mettent peu à peu en place. "Les technologies actuelles permettent de faire dialoguer infrastructures et véhicules", explique Philippe Lepert, chef de la division entretien, sécurité et acoustique des routes du LCPC. En informant, quelques secondes à l'avance, un usager qu'il arrive à la fin d'une section couverte d'un revêtement drainant, la route lui signalerait qu'il risque d'entrer dans un nuage de gouttelettes d'eau soulevées par les autres véhicules, l'invitant de ce fait à réduire sa vitesse. Elle pourrait aussi lui indiquer, en fonction des virages, des pentes et de la météo, l'itinéraire idéal pour consommer le moins d'essence ou la vitesse optimale à adopter pour que le trafic reste fluide. Le Japon, en avance dans ce domaine, a déjà adopté des panneaux de limitation de vitesse variables selon la circulation, la météo, ou encore le nombre de poids lourds sur la route. Pour Jacques Nouvier, chercheur au Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu), "le rêve serait une route qui puisse non seulement modifier sa vitesse, mais aussi se transformer elle-même en fonction des conditions de circulation". Les Pays-Bas expérimentent ainsi la "gestion dynamique des voies" : un système de marquage variable constitué de plots lumineux fait passer la chaussée de deux à trois voies selon la densité du trafic. De leur côté, l'Espagne, le Brésil et l'Australie utilisent des voies réversibles pour absorber dans les deux sens un flot de véhicules fluctuant selon les heures. "Pour l'instant, il y a une présence humaine derrière un écran qui décide de transformer l'infrastructure, mais on peut envisager que les modifications se fassent toutes seules en fonction du trafic", poursuit M. Nouvier. Astucieuses et fascinantes, ces routes intelligentes posent cependant d'importantes questions. Car en cas de panne ou d'erreur informatique, si un accident survient, qui sera responsable : le conducteur ou la route ? Sophie Blitman Article paru dans l'édition du 06.01.08. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : transport et infrastructures
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Samedi 5 janvier 2008
Les éco-quartiers peinent à sortir de terre Les élus comme leurs administrés réclament des « quartiers durables » économes en énergie dans lesquels ils peuvent se déplacer à vélo ou en transports en commun. Mais les uns comme les autres se heurtent à leurs propres contradictions. Il est souvent difficile de passer de la réflexion aux actes, même lorsqu’on est maire. Et surtout en matière de développement durable, un concept très populaire, mais encore flou. Selon une étude de l’institut TNS-Sofres réalisée pour le compte de Bouygues immobilier, 99% des maires de communes de plus de 8 000 habitants considèrent que le développement durable « aura demain une place importante » dans leur ville. Mais 74% des mêmes pensent « ne pas savoir ce qu’est un quartier durable ». Présenté le 3 décembre dernier, dans le cadre d’un débat organisé par l’Observatoire de la ville, qui réunit des universitaires et des acteurs de l’aménagement urbain, ce sondage traduit l’hésitation des élus, mais aussi celle de leurs administrés ou des aménageurs. « Certains architectes se mettent à refuser la contrainte du développement durable lorsqu’elle bride leur imagination », indique François de Mazières, président de la Cité de l’architecture et du patrimoine, inaugurée en septembre dernier à Paris. « Le sujet des quartiers durables commence à porter à controverse », observe pour sa part François Bertière, PDG de Bouygues immobilier, principal sponsor de l’Observatoire de la ville. Si le concept est associé, dans l’esprit des élus, aux notions d’écologie, d’innovation, de convivialité ou de performance, 37% des maires le considèrent aussi comme « coûteux ». « Cette question se pose », reconnaît Brice Teinturier, de TNS Sofres. « Mais ce n’est pas le principal frein, puisque 33% des élus, contre 17%, estiment que ces opérations entraînent plus de bénéfices que de coûts ». Pour le responsable de l’institut de sondage, « l’obstacle le plus important concerne le périmètre de réflexion ». Ainsi, 63% des élus interrogés estiment que l’agglomération constitue la bonne échelle de réflexion en matière de quartier durable, contre seulement 20% qui jugent que c’est la commune. L’Observatoire de la ville propose d’ailleurs, annonce Alain Sallez, universitaire retraité et président de l’institution, « la transformation des communautés urbaines et d’agglomération en collectivités locales de plein exercice, élues au suffrage universel direct, avant 2014 ». Casernes réhabilitées Plusieurs projets de quartiers durables sont en cours de réalisation. Ainsi, à Grenoble, la mairie réhabilite la caserne de Bonne, située en plein centre, pour en faire un ensemble comprenant 850 logements, des équipements et des activités économiques. Il s’agit d’un véritable « morceau de ville » à aménager, précise-t-on au conseil municipal. A Angers, c’est également une caserne, située à dix minutes à pied du centre-ville, que la municipalité socialiste veut transformer en quartier durable. « Nous avons racheté les terrains en 1999. Le concept est celui d’un parc habité conçu en collaboration avec les habitants, car un quartier durable, c’est d’abord vivant », explique Monique Pirotais, adjointe chargée de l’urbanisme. Le quartier prendra sa forme définitive en 2012. A Narbonne, le maire (UMP) Michel Moynier défend le quartier du théâtre, qui devra, à terme, « présenter un bilan d’émissions de CO2 neutre ». Le tri sélectif, l’isolement des bâtiments, une circulation non polluante et la mise en place de sources d’énergie renouvelable font partie du programme. Les éco-quartiers « s’intègrent généralement dans des projets plus vastes », observe la sociologue Jacotte Bobroff. Ainsi, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), l’agglomération transforme l’ancien site des usines Kodak, qui a fermé ses portes en 2005, en pépinière d’entreprises entourée de petits immeubles d’habitation. L’ensemble, situé à proximité du centre-ville, contribue à la revalorisation d’un quartier industriel. « Il est nécessaire de disposer d’un foncier bien localisé et non situé au milieu d’un champ de betteraves », commente Jacotte Bobroff. Petites maisons avec jardins Toutefois, les élus qui envisagent les quartiers durables comme un outil à part entière demeurent rares. « Je suis M. Jourdain », affirme ainsi Eric Raoult, député-maire (UMP) du Raincy (Seine-Saint-Denis). « On fait des quartiers durables sans s’en apercevoir, en prenant en compte la démocratie et la proximité », détaille-t-il. « On réalise déjà des quartiers durables sans trop le savoir », corrobore Philippe Laurent, maire (UDF) de Sceaux (Hauts-de-Seine). « Les projets qui aboutissent aujourd’hui ont été conçus il y a dix ans, lorsqu’on a commencé à imposer des techniques de construction et une meilleure utilisation des volumes afin de ne pas gaspiller l’espace », détaille l’élu, qui se heurte à un obstacle tenace, lié à l’activité du secteur de la construction. « Quel que soit le type de quartier, il faut passer des appels d’offre et les réponses sont très peu nombreuses, voire inexistantes. Les entreprises sont débordées et il leur manque 500 000 salariés », précise-t-il. Les habitants eux-mêmes, prompts à célébrer le développement durable dans les discours, adoptent parfois des attitudes contradictoires. Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet observe depuis le récent « Grenelle », « une demande très forte de respect de l’environnement » chez les Français. Mais ce souhait est parfois confus, note-t-elle. « Vouloir plus d’environnement, c’est parfois vouloir des quartiers plus compacts, mais c’est aussi vouloir un petit jardin ». Or, « tout le monde veut sa petite maison avec jardin, mais tout le monde se plaint d’un paysage où il n’y a plus que des petites maisons avec jardin », poursuit Nathalie Kosciusko-Morizet. La Secrétaire d’Etat, candidate à la mairie de Longjumeau (Essonne), rappelle qu’elle est « l’élue d’une circonscription où l’on voit pousser partout des lotissements qui, du point de vue architectural, apportent peu à ce grand mouvement esthétique qu’est l’architecture contemporaine ». D’ici une quinzaine d’années, ces quartiers pavillonnaires « ne correspondront plus à ce que sera devenue l’économie, moins consommatrice de carbone et peuvent devenir des espaces d’appauvrissement », ajoute-t-elle. Olivier RAZEMON
par echos girondins publié dans : urbanisme architecture logement
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Jeudi 3 janvier 2008
A Milan, un péage urbain pour combattre la pollution LE MONDE | 02.01.08 | 13h48 • Mis à jour le 03.01.08 | 11h24 ROME CORRESPONDANCE Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Depuis mercredi 2 janvier, seuls les véhicules les moins polluants ont encore accès gratuitement au centre de Milan. Les autres doivent s'acquitter d'une redevance. Cette mesure s'appuie sur les dernières normes européennes en matière de pollution : ceux qui les respectent continueront d'entrer librement, les autres devront s'acquitter - du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30 - d'un ticket basé sur la pollution dégagée par leur véhicule. ============================================================== Mesures d'interdiction à Berlin, Cologne et Hanovre Les véhicules les plus polluants n'ont, depuis le 1er janvier, plus accès aux centres de Berlin, Cologne et Hanovre. Cette mesure doit être étendue, au cours de 2008, à une vingtaine de villes allemandes, dont Stuttgart et Munich. L'objectif est de bannir des grandes villes les voitures émettant trop de particules fines. Au total, 1,7 million de véhicules - principalement des diesels anciens - seraient concernés. Les autorités espèrent ainsi convaincre les propriétaires de véhicules anciens de les équiper de filtres à particules. Concrètement, toutes les voitures ou camions voulant accéder aux zones concernées doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette, de couleur verte, jaune ou rouge suivant leur degré de "propreté". Les voitures considérées comme trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de ces vignettes et sont donc, de facto, interdites d'accès. =========================================================== Les véhicules ont été divisés en cinq catégories. Les deux premières, basées sur les normes Euro 3 et Euro 4 pour l'essence (correspondant aux véhicules mis en service après 2000 et après 2005), sont exonérées de péage. C'est le cas également des deux-roues, des transports en commun, des services publics, des transports de personnes handicapées ainsi que des véhicules électriques ou fonctionnant au GPL. Les trois autres classes, c'est-à-dire les automobiles immatriculées avant l'instauration de la norme Euro 3, ainsi que les poids lourds, devront payer. CAMÉRAS DE SURVEILLANCE Le tarif journalier varie de 2 à 10 euros, l'abonnement annuel de 50 à 250 euros. Les tickets sont disponibles dans les kiosques, les bureaux de tabac, les points d'information des transports publics ainsi que sur Internet. Des caméras de surveillance ont été placées aux 43 points d'accès au centre-ville. Les amendes pourront aller de 74 à 285 euros. C'est la première tentative de ce genre en Italie. Officiellement, elle démarre pour une phase expérimentale d'un an. Le but déclaré du projet, cher à l'actuel maire de centre droit, Letizia Moratti, est de "décourager l'usage des voitures et d'encourager les transports en commun", afin de "réduire le niveau de pollution d'au moins 10 % et certaines maladies pulmonaires de 30 %". Le maire avait fait du ticket d'entrée au centre-ville son cheval de bataille lors de la dernière campagne électorale. Les fonds recueillis avec l'Eco pass, comme a été baptisé le ticket, et les amendes serviront à l'amélioration des transports publics. L'objectif est qu'à terme, les Milanais laissent leurs voitures à l'extérieur de l'enceinte historique pour gagner le centre-ville à pied, en métro ou en bus. Mais beaucoup de questions pratiques restent encore sans réponse. Les transports en commun pourront-ils répondre à la demande, alors qu'aux yeux de la majorité des usagers, ils ne brillent guère par leur efficacité et la régularité du service ? Et où tous ceux qui préféreront les bus ou le métro au péage gareront-ils leur véhicule ? Le nombre de places de parking à l'extérieur du centre historique est largement insuffisant. Et les communes de la ceinture milanaise craignent d'être envahies par les voitures garées par les dizaines de milliers de banlieusards qui font quotidiennement le trajet vers le centre-ville. Elles pourront toujours suivre l'exemple de la municipalité de Sesto San Giovanni : celle-ci a annoncé son intention de doubler le prix du ticket de stationnement à proximité des stations de métro. Salvatore Aloïse Article paru dans l'édition du 03.01.08
par article du journal Le Monde publié dans : transport et infrastructures
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Dimanche 9 décembre 2007
samedi 08 décembre 2007 Pour moins polluer, l'agglomération a son plan Que peut faire Angers Loire métropole pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre ? Au prochain conseil, les élus devraient adopter « un bilan carbone », première étape vers une série d'actions concrètes. A quoi aura servi le Grenelle de l'environnement ? A une prise de conscience que chacun pouvait agir contre la pollution atmosphérique. La délibération qui passera au prochain conseil d'agglomération (jeudi 13 décembre) est très attendue. Il s'agira de lancer un « bilan carbone » dans les communes d'Angers Loire métropole. Développé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), il permettra d'identifier les principales sources de pollution sur le territoire métropolitain. Il est prouvé que les collectivités territoriales sont directement responsables de 12 % des émissions de gaz à effet de serre et peuvent agir sur plus de 50 %, en tant que donneurs d'ordres publics. Développer le co-voiturage Contacté à ce sujet, l'élu (Verts) Gilles Mahé se dit satisfait de cette initiative : « Ce diagnostic est une première étape qui permettra d'élaborer un « plan climat » visant à intervenir sur les principaux postes d'émissions de gaz à effet de serre (1). » Un plan qui, sauf décision contraire due à un changement d'équipe communautaire, pourrait être engagé « dès le mois de novembre 200 8 ». A quoi sert un « plan climat » ? Il faut prendre exemple sur la métropole de Nantes. Elle s'est engagée à respecter le protocole de Kyoto (2). Son objectif est de diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025. A Nantes, 80 % des émissions de l'agglomération sont liées au transport et à l'habitat. Quid dans la métropole angevine ? Le « bilan carbone » donnera des indications... Finie la clim' Grâce à cet outil, l'agglo pourra prendre des mesures concrètes. Il faudra qu'elle parvienne à un équilibre entre la part de la voiture et celle des autres modes de déplacement (comme le tramway), mais aussi qu'elle réduise la part de l'auto dans les déplacements urbains, « en développant par exemple le co-voiturage », précise Gilles Mahé. Autre contrainte : faire baisser la circulation des camions en ville. Or, et c'est un vrai souci, les poids lourds transportant des matières dangereuses continueront de passer par les voies sur berge, puisqu'ils n'auront pas le droit d'utiliser la tranchée couverte d'Avrillé (1 700 m) du contournement autoroutier. Que fera-t-on alors ? Ce n'est pas tout. Il faudra encore agir sur le logement, en développant par exemple les panneaux solaires pour produire de l'eau chaude. Il y a déjà des actions engagées en ce sens à la Roseraie. Le président de l'agglo, Jean-Claude Antonini, répète qu'il est soucieux d'intégrer, dans la construction des logements neufs, la norme Haute qualité environnementale (HQE), plus économe en énergie. Un autre levier qu'il est possible d'actionner : trouver une alternative à la clim' dans les bureaux neufs ! Reconstruire la ville sur elle-même Déjà, l'agglo s'est engagée à lutter contre l'étalement urbain (3) en reconstruisant la ville sur elle-même (opérations de renouvellement urbain) et en adoptant un plan local de l'habitat avec pour principe de ne pas gaspiller le terrain. Mais pour que chacun prenne cette question primordiale à bras-le-corps, la collectivité devra aussi agir sur le porte-monnaie. A l'image de Nantes métropole, qui va donner un coup de pouce financier à des actions non polluantes. Arnaud WAJDZIK. (1) Processus naturel de réchauffement de l'atmosphère. (2) Le protocole de Kyoto propose un calendrier de réduction des émissions des gaz à effet de serre, considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années. (3) En « artificialisant » les sols (routes, habitations individuelles...), les espaces agricoles, forestiers ou naturels disparaissent, avec leur faune et leur flore. Ouest-France
par Arnaud WAJDZIK, Ouest France publié dans : Angers et actualité régionale
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Jeudi 6 décembre 2007
Extraits de la lettre d’Ingrid Betancourt adressée à sa famille. IngridBetancourt-idf.com - Paris - 01/12/07 Le Comité de soutien publie, au lendemain de son arrivée, des extraits de la lettre qu’Ingrid a écrite à sa famille. Composée de 12 pages, nous invitons à lire à chaque mot, à mesurer l’urgence qui est cachée derrière chaque parole. Cette lettre ne vous laissera pas indiférrent-e : agissez en signant la pétition et en la faisant signer autour de vous et affichez votre soutien à travers le badge et le t-shirt de solidarité. Extraits de la lettre : "Ici, nous vivons comme des morts" "C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris, mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grande quantité. "Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car, ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer, au moins, libre de désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer, qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser. Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car ma radio est très vieille et abîmée. Mélanie et Lorenzo Betancourt "Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (...). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (...). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(...). "Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison. J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courant. Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (...). "Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me les prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont prise. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir. "Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (...) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal. "Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (...) Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (...). Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris. Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur. "Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], tante Nancy et Juanqui [Juan Carlos, le mari d’’Ingrid]. Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (...). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures... c’est vivre et mourir à nouveau. "Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants, la douleur de la mort de papa accaparait toute ma capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : « Fab est là, il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser ». Je suis presque devenue folle avec la mort de papa. Je n’ai jamais su comment cela s’est passé, qui était là, s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de penser qu’il est parti confiant en Dieu et que là-bas, je le retrouverai pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (...). "J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le « Happy Birthday ». Je demande à ce qu’ils me laissent faire un gâteau. Mais, depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ca m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur leur anniversaire. Mélanie Betancourt "A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (...). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (...). Je ne vais pas me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette. "(...) Mélanie, je t’ai toujours dit que tu étais la meilleure, bien meilleure que moi, une sorte de meilleure version de ce que j’aurais voulu être. C’est pourquoi, avec l’expérience que j’ai accumulée dans la vie et dans la perspective que donne le monde vu à distance, je te demande, mon amour, que tu te prépares à arriver au sommet. Lorenzo Betancourt "A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (...). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de papa (...). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé. "La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère au service d’autrui, où l’ego se réduit à sa plus minime expression et où l’on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (...). Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid et père de ses enfants "A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (...). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (...). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste n’est que formalité. "(...) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (...) Dis à Fab que sur lui je m’appuie, sur ses épaules je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (...) Astrid, soeur d’Ingrid et Yolanda, mère d’Ingrid "A mon Astrica, tant de choses que je ne sais par où commencer. Tout d’abord, lui dire que « sa feuille de vie » m’a sauvé pendant la première année de prise d’otage, pendant l’année de deuil de papa (...). J’ai besoin de parler avec elle de tous ces moments, de la prendre dans mes bras et de pleurer jusqu’à ce que se tarisse le puits de larmes que j’ai dans mon cœur. Dans tout ce que je fais dans la journée, elle est en référence. Je pense toujours, « ça, je le faisais avec Astrid quand nous étions enfants » ou « ça, Astrid le faisait mieux que moi ». (...) Je l’ai entendu plusieurs fois à la radio. Je ressens beaucoup d’admiration pour son expression impeccable, pour la qualité de sa réflexion, pour la maîtrise de ses émotions, pour l’élégance de ses sentiments. Je l’entends et je pense « Je veux être comme ça » (...). Je m’imagine comment vont Anastasia et Stanis. Combien cela m’a fait mal qu’ils me prennent leurs dessins. Le poème d’Anastasia disait « par un tour du sort, par un tour de magie ou par un tour de Dieu, en trois années ou trois jours, tu seras de retour parmi nous ». Le dessin de Stanis était un sauvetage en hélicoptère, moi endormie et lui en sauveur. "Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonnés. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas un thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence. Seul le temps peut ouvrir les consciences et élever les esprits. Je pense à la grandeur des Etats-Unis, par exemple. Cette grandeur n’est pas le fruit de la richesse en terres, matières premières, etc, mais plutôt le fruit de la grandeur d’âme des leaders qui ont modelé la Nation. Quand Lincoln a défendu le droit à la vie et à la liberté des esclaves noirs en Amérique, il a aussi affronté beaucoup de Floridas et Praderas [municipalités demandées par les FARC pour la zone démilitarisée]. Beaucoup d’intérêts économiques et politiques considérés supérieurs à la vie et à la liberté d’une poignée de noirs. Mais Lincoln a gagné et il reste imprimé sur le collectif de cette nation la priorité de la vie de l’être humain sur quelque autre type d’intérêt. "En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là, endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tellement qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés. Alfonso Lopez, ex-président colombien "Mais il y a beaucoup de personnes que je voudrais remercier car ils ont contribué à réveiller les esprits et à faire grandir la Colombie. Je ne peux pas tous les mentionner [elle cite alors l’ex président Lopez et « en général, tous les ex présidents libéraux », Hernan Echevarria, les familles des députés du Valle, Monseigneur Castro et le Père Echeverri]. "Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là, dans leurs cœurs, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes]. Mon cœur appartient aussi à la France (...). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenues et consolées. "Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. "J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre c’est s’engager. (...) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici vivons comme des morts. "(...) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle. "Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuais à respirer, je devrais continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont fait pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (...). "Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (...). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais."
publié dans : famille
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