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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Jeudi 15 mars 2007
L’éco-simulateur évalue les gains offerts par le solaire et la géothermie en M.I. L’éco-simulateur évalue les gains offerts par le solaire et la géothermie en M.I. Les propriétaires de maisons individuelles (M.I.) ainsi que les installateurs des systèmes de chauffage à énergies renouvelables peuvent désormais, en quelques clics, évaluer les gains de consommation énergétique et les économies financières obtenus suite à la pose d’un chauffe-eau solaire ou d’une pompe à chaleur géothermique. Une innovation du centre du cuivre. Explications. Les comparateurs de prix sont à la mode. Le centre d’information du cuivre, laitons et alliages a poussé la logique plus loin, et peut-être de façon plus pertinente, en lançant un "éco-simulateur" - un logiciel directement et gratuitement accessible sur le web - qui a pour vocation de promouvoir les énergies renouvelables, de faciliter le passage à l’acte, soit l’installation d’un nouveau système de chauffage, et d'offrir aux installateurs des argumentaires précis et détaillés. Le principe est simple. A partir de quelques questions basiques sur le mode de chauffage utilisé dans la maison, l’âge de la chaudière ou encore la date de construction du logement, l’éco-simulateur calcule pour l’internaute quelles économies il pourrait réaliser grâce à la pose d’un chauffe-eau solaire ou d’une pompe à chaleur géothermique à capteurs horizontaux. L’outil permet également de mesurer les émissions moyennes de CO² d’une habitation, avant et après l'installation d'un système de chauffage utilisant les énergies renouvelables. La simulation complète compte 6 étapes, et dure entre 1 et 2 minutes. "Nous avons souhaité que le système soit le plus simple possible pour éviter aux visiteurs du site de passer une demie heure à plancher sur les questions avec des factures et autres documents devant les yeux !", affirme Olivier Tissot, directeur du centre d’information sur le cuivre, laitons et alliages. Mais derrière cette apparente simplicité, le logiciel calculateur réalise des opérations savantes pour apporter des informations précises aux personnes intéressées. Les résultats sont présentés sous forme de tableaux et proposent une ou plusieurs solutions de chauffage utilisant les énergies renouvelables. Sur une seule et même page apparaissent les économies apportées par chaque solution, ainsi que les quantités de CO² rejetées. Et ça marche. "Un vrai succès", selon Olivier Tissot, qui évoque 4.500 visiteurs depuis la date officielle du lancement, le 6 mars dernier. "Ce logiciel était le chaînon manquant" Le centre dirigé par Olivier Tissot avait la volonté de s’impliquer dans le domaine des énergies renouvelables et murissait ce projet depuis plus d’un an. De nombreuses structures s’intéressent à ce secteur et le directeur souhaitait innover : "Beaucoup de sources d’information existent déjà et ce logiciel était le chaînon manquant. Il fait le lien entre les solutions proposées et les utilisateurs", dit-il. Olivier Tissot et ses collaborateurs avaient l’ambition de créer un outil à double impact, par l’information grand public et l’aide apportée aux installateurs des systèmes de chauffage à énergies renouvelables. "Il s’agit de montrer aux gens par quels moyens concrets ils peuvent se diriger vers ces énergies en leur indiquant les bénéfices qu'ils peuvent en tirer". Ainsi, côté grand public, les utilisateurs du site trouveront des adresses d’installateurs qualifiés dans leur département et une liste d’aides financières proposées pour l’installation des nouveaux systèmes. La simulation proposée par l’éco-simulateur ne prend cependant pas en compte le coût d’installation d’un nouveau système, qui change notamment en fonction des technologies utilisées. L’avantage pour les installateurs est qu’au lieu d’informer leurs clients seulement sur ce que va leur coûter l’installation, ils pourront désormais, grâce au logiciel, leur expliquer les bienfaits du solaire ou du géothermique et leur communiquer le panel d’aides financières qu’on trouve sur le site. Pour découvrir l'eco-simulateur : www.cuivre.org/ecosimul/index_eco.php [14/03/2007
par à voir sur http://www.cyberbtp.com publié dans : urbanisme architecture logement
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Mardi 13 mars 2007
09/03/2007 16:50 Accord à Bruxelles sur les énergies renouvelables Comme prévu, les 27 se sont engagés à "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990" "Ma satisfaction n'est pas mince d'être arrivé aujourd'hui à des objectifs si ambitieux et crédibles", qui permettront à l'UE "de jouer un rôle d'avant-garde" dans la lutte contre le réchauffement, s'est félicitée la chancelière allemande Angela Merkel, qui préside l'UE. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lui aussi salué un accord "historique", "le plus lourd en conséquences auquel un sommet européen soit jamais arrivé". Comme prévu, les 27 se sont engagés à "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990". Mais pour y parvenir, une politique énergétique ciblée et de préférence contraignante était incontournable, insistait la présidence allemande. Investir dans de nouvelles sources d'énergies Les Etats membres ont peiné à trouver un compromis sur un quota obligatoire de 20% pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la bio-masse) consommées d'ici 2020, qui va les obliger à investir dans de nouvelles sources d'énergies souvent coûteuses et en pleine évolution technologique. Ce point était le plus controversé du premier "plan énergétique" d'envergure dont s'est dotée vendredi l'UE, qui ambitionne à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'accroître l'indépendance énergétique des 27. Le texte de compromis adopté mentionne explicitement la contribution de l'énergie nucléaire à la réduction des gaz à effet de serre, une demande pressante de la France, soutenue par la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie ou la République tchèque. Les 27 prennent ainsi acte de l'évaluation de la Commission sur "la contribution de l'énergie nucléaire dans le cadre de préoccupations grandissantes sur la sécurité des approvisionnements d'énergie et de la réduction des émissions de CO2". Une première version mentionnait de manière plus laconique "la contribution de l'énergie nucléaire". Les conclusions rappellent toutefois "qu'il appartient à chacun des Etats membres de décider s'il aura ou non recours à l'énergie nucléaire". De quoi rassurer l'Autriche et l'Irlande, antinucléaires convaincus. Des Etats initialement réticents, comme la Pologne productrice de charbon, s'étaient dits prêts à se rallier à l'objectif européen moyen de 20% (contre environ 7% aujourd'hui) à condition que la répartition future de l'effort entre Etats tienne compte de leurs spécificités énergétiques. "Un esprit de solidarité" La Pologne a également insisté pour que la statégie énergétique européenne se développe "avec un esprit de solidarité". Au sein des énergies renouvelables, les 27 ont en outre décidé de s'imposer un sous-objectif obligatoire de part de 10% des biocarburants dans leur consommation totale de carburants d'ici 2020. Chaque pays membre va désormais devoir se fixer des objectifs nationaux. Une discussion qui promet d'être pour le moins houleuse. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso fera de premières propositions en ce sens dès le "troisième trimestre" 2007 et "avec la plus grande équité". Il souligne qu'il consultera dûment les pays membres. Ces objectifs nationaux tiendront compte de leur recours actuel aux renouvelables, de leur "palette énergétique" et de leur potentiel, stipule le texte adopté au sommet. Dans le cadre de leur plan d'action, les 27 souhaitent aussi économiser 20% de la consommation totale d'énergie dans les quinze prochaines années, notamment dans les bâtiments, l'industrie et les transports. Ils invitent très concrètement la Commission à faire des propositions spécifiques sur l'éclairage des bureaux et des rues, ainsi que sur les ampoules classiques ou autres éclairages privés. AFPLes dirigeants des 27, désireux de rester à l'"avant-garde" environnementale, sont tombés d'accord vendredi 9 mars sur une série d'objectifs pour lutter contre le réchauffement de la planète, passant par un coup d'accélérateur dans les énergies renouvelables.
par article tiré du journél La Croix publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 13 mars 2007
La pression exercée par nos modes de vie et de consommation sur notre environnement augmentent sans cesse : les intérêts souvent convergent et il faut avoir la liberté, le courage et l'ouverture pour s'y opposer. Ainsi, dans notre région, la question des déchets est toujours en suspens - on attend toujours en Maine et Loire le plan départemental des déchets - et doit être approfondis partout. A Angers, le choix final d'un traitement mécano-biologique constitue une avnacée certaine par rapport au projet initial de renouveler l'équipement d'incinération de La Roseraie. Nous avons été le fer de lance de lance de ce tournant, l'avons accompagné et en sommes fiers. Il reste donc en suspens 40 à 50 000 tonnes par an qui n'ont pas encore obtenu de destination pour l'après 2010 (arrêt de l'usine d'incinération de la Roseraiz et démarrage de l'usine mde traitement mécano biologique de Saint Barthélémy. Que faire de cette "fin de filière" (pas vraiment une fin puisqu'il s'agit de la moitié du tonnage mais bon) ? L'étude de l'Ademe sur ce dossier tarde à venir. Faut-il concentrer le traitement des déchets sur un site, ou bien répartir les sites secondaires pour racourcir les distances, source de pollution en elle-même ? C'est une des pistes à explorer. La rocade Sud n'est pas non plus "le" projet à promouvoir du moins dans un tracé instisfaisnat : les périphérique sont-ils toujours nécessaires alors qu'ils sont un aspirateur et un encouragement au déplacmeent en voiture ?! Cette rocade Sud, je la verrais bien dans un premier s'arrêter en bout de ligne du tramway, un projet en deux temps permettrait d'ajuster notre politique des transports. De même le péage de Troussebouc n'et-il pas l'occasion pour Angers Loire Métropole de mettre en palce une poltique des transports, en ajustant le prix du billet ou sa gratuité à ceux qui en ont besoin et qui ne pourront se passer de cette rocade Nord. Car il y a en moyen terme un vrai porblème de saturation des infrastructures routières alors que la construction de maisons s'amplifie en deuxième, troisisème, quatrième couronne ? même si on ne veut s'ooposer au désitr des habitants d'aller où ils le souhaitent, cherchant la qualité de vie et un prix du terrain aceptables pour leurs finances, l'enjeu deuxième voiture,-saturation des voies-coût pour la collectivité devrait faire l'objet d'une information aurpès desnouveaux acquédants, de même que la politque de construction de logement en ville doit être suffisamement compétitive en terme de prix et de qualité de vie pour faire revenir les futurs accédants à un projet de résidence en ville. Les futurs lotissements en couronne doivent aussi impérativment viser l'autonomie (énergie, co-voiturage, traitmeent des déchets, etc..). C'est ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique s'inscrit dans toutes le sfacettes de notre vie. Comment les ménages peuvent-ils limiter les émissions de GES ? Le changement des ampoules électriques, des lessives à basse température, une meilleure isolation,le choix de voitures économes, le choix du train plutôt que de lavoiture pour les longues distances,le choix de fruits de saison produit localement, ces petits choix entre autres permettent de baisser significativement notre participation domestique au GES. Maintenant, comment une ville peut-elle limiter les émissions de GES ? Plusieurs normes HQE (haute qualité environnementale) ont été validés en France cet été : optons pour pour la norme haute, encourageons les ba^timents "passifs", élevons nos exigences et balayons l'idée d'une norme HQE "pragmatisée".. La vilel et ALM pourraient s'engager dans le développement des énergies renouvelables : combien de panneaux solaires y a-t-il sur les toits des immeubles HLM de la ville, par exemple,ou sur ses bâtiments communaux ?! Zéro pointé. La région Alsace est pilote en la matière, plus près de nous la ville de Laval se lance. Si le coût d'investissement pour la THQE et l'adjonction d'énergie renouvelable dans les bâtiments est forcément plus élevé, les habitants y retrouvent leur compte dans leur facture et leur conscience environnementale. Nos réponses à l'urgence climatique doivent être multiples. Bernadette Caillard-Humeau, le 9 mars 2007.
par Caillard-Humeau publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Lundi 12 mars 2007
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/03/la_refondation_.html La refondation selon François Bayrou A l’occasion de son discours de Bruxelles, prononcé jeudi, François Bayrou a livré une intéressante analyse de la crise européenne provoquée par le « non » franco-néerlandais à la Constitution européenne. Il n’a pas caché qu’elle devait beaucoup à Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, qui avait pourtant pris ses distances avec lui au début de la campagne. Il est important de la connaître car elle forme la base de ses propositions de « refondation » de l’Union en deux cercles, une « Europe large » et une « Europe dense ». Je vous avez promis de revenir sur cet important discours, voilà, c'est fait. « Jusqu’en 1989, la Communauté européenne vivait à l’intérieur de frontières étroites fixées pour l’essentiel par la guerre froide. Elle bénéficiait de compétences limitées à l’édification d’un marché commun, les grandes affaires politiques étant traitées dans le cadre plus vaste de la communauté atlantique. Elle disposait d’institutions technocratiques relativement bien tolérées compte tenu du caractère limité de ses compétences. La Révolution de 1989 a bouleversé tout cela et elle aurait dû conduire les dirigeants européens à redéfinir leur projet en répondant aux trois questions qui se posaient désormais : « qui » ? « quoi » ? « comment » ? Qui a vocation à rejoindre l’Union européenne ? Les héritiers d’une même civilisation associés à une histoire millénaire ou bien les voisins toujours plus nombreux d’une UE sans cesse élargie dès lors qu’ils se reconnaissent dans nos valeurs démocratiques ? Chacune de ces deux réponses était légitime. Mais aucune réponse n’a été donnée et, à vrai dire, la question n’a pas été posée. C’est dans ce silence sur l’identité de l’Union que les inquiétudes, les frustrations et les malentendus ont monté pour nous conduire à la crise d’aujourd’hui. Qu’avons-nous vocation à faire ensemble ? Faut-il faire de l’Union une simple organisation internationale gérant des procédures de régulation économique ou un véritable acteur politique capable de faire des choix et de peser sur l’avenir du monde ? Là aussi, la question n’a pas été posée. Comment ? L’Union européenne ne plus être la fédération de technocraties qu’elle était hier. Doit-elle devenir une confédération intergouvernementale ou une communauté active de peuples et d’Etats, comme, bien entendu, je le souhaiterais. Là encore la question n’a pas été posée. Le peuple français, en raison de son goût pour la clarté des choses et de son souci d’engagement citoyen, a pris peu à peu conscience de l’écart entre les mots et les réalités, les intentions et les actes et se sont écartés d’une entreprise où l’on ne faisait pas ce que l’on disait et ne disait pas ce que l’on faisait. Ma conviction est que les peuples d’Europe sont prêts à aller loin ensemble pourvu qu’on leur dise où, avec qui et comment ». Si les peuple se sont éloignés du projet européen, c’est aussi, selon Bayrou, parce que les gouvernements, « notamment français », « ont trouvé commode de faire de Bruxelles le bouc émissaire des difficultés françaises ». Bayrou propose donc, dans un premier temps, de « récréer le lien brisé par les référendums français et néerlandais entre les 27 membres de l’Union » en négociant un « texte court, lisible et compréhensible par tout le monde » qui formerait la nouvelle « loi fondamentale » de l’Union. Il reprendrait la seule première partie du projet de traité constitutionnel. Selon l’entourage du candidat, la France proposerait un seul aménagement : que ce soit le Parlement européen qui propose au Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement le nom du Président de la Commission et non l’inverse, comme actuellement. Toute la troisième partie passerait à la trappe y compris les améliorations apportées par le traité constitutionnel (extension du vote à la majorité qualifiée, protection des services publics, clause sociale horizontale, etc) : Bayrou craint qu’une réouverture de ces chapitres se traduise par une foire d’empoigne généralisée entre les Etats membres. Les Français n’ont pas voulu de la troisième partie, tant pis ! L’Union, ainsi dotée d’institutions réformées, pourrait à nouveau fonctionner de façon satisfaisante. Mais, « même avec un nouveau traité fondamental, l’Union n’aurait pas pour autant les compétences politiques et les procédures de nature à en faire un grand acteur politique sur la scène mondiale. Elle resterait pour l’essentiel une communauté d’échange régulée par le droit. Cela ne suffit pas. Le XXIème siècle sera trop dur, trop menaçant pour ne pas exiger plus des Européens ». C’est pourquoi, dans un second temps, il propose de poser la question de confiance aux Etats membres de l’Union en ouvrant « six chantiers prioritaires » : sur la création d’un gouvernement économique et harmonisation budgétaire et fiscale ; sur la politique contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité ; sur la politique énergétique ; sur la politique de recherche ; sur la politique de l’immigration et du co-développement ; et enfin sur la capacité diplomatique et défense européenne. Evidemment, « il est probable que seule une partie (des 27) voudra aller plus loin ». C’est là qu’interviendrait la création d’un « premier cercle européen » des pays souhaitant la création d’une Europe politique. Selon Bayrou, les treize pays de l’eurozone en formeraient le socle. Il est clair, pour lui, que ce « noyau dur » ne pourrait fonctionner que de façon « démocratique et non pas intergouvernementale ». Ce qui induit qu’il serait doté, lui aussi, d’une « loi fondamentale » et d’institutions propres. Car ici, il n’est pas question d’une Europe à la carte : le « premier cercle » avancerait d’un même pas vers davantage d’intégration. J’ai interrogé Bayrou sur ce point. Il a estimé que c’était « probable » mais qu’il était trop tôt pour s’avancer aussi loin. Mais, implicitement, il l’admet : « pour faire de l’Europe un acteur politique à part entière dans le monde de demain, il n’est selon moi pas d’autre voie que celle d’une articulation réussie entre une Europe large, une Europe de l’échange, de la régulation juridique et de la démocratie et une Europe plus dense constituée au sein de la première par ceux qui ont plus d’exigence et plus d’ambition ». Cette vision à long terme est particulièrement séduisante. La question est de savoir si tous les pays de la zone euro partagent une telle ambition. Dans le cas des Pays-Bas, j’ai comme un doute. Ce qui risque de poser un léger problème... En outre, il n'a pas précisé où se situerait la Turquie dans cet ensemble. La logique est qu'elle soit intégrée au seconde cercle, celui de "l'échange, de la régulation juridique et de la démocratie", puisqu'il n'y a aucune raison de lui refuser de tels bénéfices. Cela étant, puisqu'il reviendra aux Français de décider par référendum dans une dizaine d'années, la réponse à cette question ne dépendra pas de lui.
par blog de Jacques quatremer publié dans : Europe
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Samedi 10 mars 2007
Corinne Lepage rejoint François Bayrou LEMONDE.FR avec AFP | 10.03.07 | 19h15 • Mis à jour le 10.03.07 | 19h15 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La présidente de Cap 21, Corinne Lepage, a décidé d'abandonner la course à la présidentielle et rejoint le candidat UDF François Bayrou. Elle l'explique dans un entretien au Journal du Dimanche, à paraître le 11 mars : "J'ai décidé de rejoindre François Bayrou, dit-elle, malgré ma capacité à obtenir mes 500 signatures. En effet, il incarne aujourd'hui un véritable changement dans le pays, qui peut permettre à l'écologie politique d'occuper la place qui lui revient". "François Bayrou et moi partageons de nombreuses idées, tant sur la moralisation de la vie publique que sur la nécessité de fonder une VIe République", ajoute-t-elle. "J'aurai bien plus de poids pour défendre l'écologie politique en faisant équipe avec François Bayrou". Corinne Lepage souligne toutefois que "Cap 21 ne fusionne pas avec l'UDF, mais travaille à constituer un pôle d'écologie politique au sein de la dynamique qui se crée".
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Samedi 10 mars 2007
Angers Édition du jeudi 08 mars 2007 La fiscalité se maintient, mais la Ville investit Les taux d'imposition sont inchangés depuis 23 ans et le budget voté hier par le conseil battra encore des records en terme d'investissements : 66,61 M€. « Les finances de la Ville comptent parmi les plus saines et les plus dynamiques de France », affirme haut et fort Jean-Claude Antonini, qui présentait hier soir le budget primitif 2007 d'Angers. Un triomphalisme qui se répète d'une année sur l'autre à Angers. Il faut dire que pour la 23e année consécutive, les taux d'imposition ne bougeront pas d'un iota à Angers. Pour la taxe d'habitation, le taux sera de 16,90 %, 31,49 % pour le foncier bâti et 36,83 % pour le foncier non bâti. Ce qui ne veut pas dire que les impôts n'augmenteront pas puisque les bases nationales seront, elles, réévaluées. Mais tout de même... Malgré cette stabilité fiscale, Angers réussit une fois de plus à faire décoller ses investissements qui atteindront 66,67 millions d'euros. Un nouveau record. Qui représente la coquette somme de 407 € dépensée pour un habitant, contre 290 € pour la moyenne nationale. « On est en capacité d'investir 30 % de plus que dans la plupart des grandes villes », affirme le maire. Les dotations de l'État en baisse Investir, oui, mais dans quoi · Dans la rénovation urbaine, principalement (13 millions). Que ce soit pour la réhabilitation de logements, la réalisation d'équipements ou la création de services publics, la manne financière apportée par l'agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) dans les quartiers prioritaires de la ville incite la municipalité à « mettre au bout ». Ce qui n'effraie pas le maire, persuadé que « ces travaux contribueront à la réduction des inégalités et à la mixité sociale ». Priorité également, en 2007, à l'action culturelle (10 millions), avec les derniers sous dépensés pour le théâtre Le Quai dont l'inauguration devrait avoir lieu au printemps. Il faudra aussi compter sur la rénovation de la salle de spectacle Amphitéa qui en avait bien besoin. Mais le budget 2007 sera aussi consacré, indirectement, à la création d'emplois (5 000 emplois attendus avec la Zac de la gare et le quartier Mayenne-Capucins), au cadre de vie et, bien sûr, aux logements. La Ville ne se contente pas de faire le Quai, dit-elle, elle ira aussi dans les quartiers, avec la création en 2007 d'une salle de spectacle interquartiers entre Belle-Beille et Lac-de-Maine. La seule déception vient peut-être de l'adjoint aux finances, André Despagnet : « C'est un budget intéressant, mais je suis frustré : j'aurais aimé améliorer notre épargne, mais les dotations de l'État représentent cette année près de 10 millions d'euros en moins ! » « Agir sur le foncier bâti » Frustrée, l'opposition l'est aussi. Même si elle est globalement « en phase » avec ce budget, elle aurait aimé que la majorité agisse davantage sur le niveau de vie des Angevins. « L'emploi, le logement et le niveau de vie, c'est un triptyque sur lequel nous devons agir, en même temps », estime le centriste Laurent Gérault. Il affirme également que le taux « élevé » du foncier bâti « pénalise » les Angevins les plus modestes. « Ils n'ont pas bougé depuis 24 ans, c'est dire si les habitants sont pénalisés depuis longtemps. La preuve : seuls 30 % d'entre eux sont propriétaires, c'est peu... » Pour Bernard Dupré, « la subvention pour le Quai, alors qu'il ne fonctionnera que six mois en 2007, est trop importante ». À son tour, l'élu de l'opposition aurait aimé, pour développer l'accession à la propriété, « que la Ville agisse sur le foncier bâti ; je propose 28 % cette année, et 25 % en 2008 ». Une utopie, répond Jean-Luc Rotureau, adjoint aux sports : « Faire croire que tout le monde peut accéder à la propriété, cela me semble dangereux. » Un autre regret, formulé par Bernadette Caillard-Humeau, c'est l'absence dans ce budget de mesures pour éviter le réchauffement climatique. « Certaines villes, comme Chalon-sur-Saône, ont réussi à réduire les rejets de gaz carbonique de 8 % à 10 % en trois ans. Pourquoi pas nous ? » Arnaud WAJDZIK. Ouest-France
par article du quotidien OUest-France publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Samedi 10 mars 2007
Corinne Lepage rallie François Bayrou et c'est la meilleure chose qu'elle pouvait faire. François Bayrou lève une immense espérance dans le pays, et les forces vives de Cap 21 concoureront à la victoire, en apportant leur compétence et leur sensibilité. Je suis vraiment heureuse que nos voix ne se dispersent pas. Vive notre futur président ! Bernadette Caillard-Humeau, samedi 10 mars 2007
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mercredi 7 mars 2007
Monsieur le maire, chers collègues, Le 29 janvier dernier je vous interpellais, à l’occasion du débat d’orientations budgétaires sur votre réponse au rapport du Giec (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui confirme le réchauffement de la planète. Vous avez certainement pris connaissance la semaine dernière de leur résumé à l’intention des décideurs… Hors nous ne voyons pas, dans le budget que vous nous présentez, de nouvelles mesures, de lignes spécifiques consacrées à cette question pourtant incontournable. Même si des efforts sont consentis, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour qu’Angers soit réellement ce qu’elle annonce en terme de développement durable, de capitale écologiste ! Les mesures décisives sont à prendre à tous les niveaux : international avec pourquoi une ONU de l’environnement, au niveau national, au niveau local, c’est à dire notre ville et notre agglomération. Localement donc, nous devons passer du stade expérimental à une pratique systématique, Un certain nombre de villes en France nous montre l’exemple. Chalon sur saone a réussi à réduire les rejets de gaz carbonique (CO2) de 8 à 10 % en trois ans alors que la référence Kyoto est de 5,2 %. (programme européen Privilèges de réduction des gaz à effet de serre + WWF) L’Ademe propose de nombreux programmes pour nous, collectivités, pour lutter contre le changement climatique, hors l’agenda 21 qui est plutôt une démarche transversale (fournit un cadre de management « environnemental »), Angers ou Angers Loire Métropole n’adhère pas au contrat OPABT (opération programmée d’amélioration thermique et énergétique des bâtiments) malgré les annonces sur ce sujet, ni ne fait pas partie des collectivités pilotes mettant en place un plan climat local (villes de Rennes, , Grenoble, Nantes, Chalon sur saone, et conseil général du Bas-Rhin). Pourquoi n’adoptons nous pas des objectifs chiffrés de réduction des GES ?! Quid de l’adoption de normes de très haute performance énergétique, la promotion des bâtimenets passifs, une obligation de chauffe-solaires pour toutes les constructions de la ville ou des organismes de la ville ?! Laval a lancé un programme d’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de bâtments de la ville : l’imposante exposition plein Sud du théâtre le Quai pourrait en être aussi le support. Je regrette que la confirmation par les scientifiques du réchauffement climatique et qui fait date n’ai pas été l’occasion d’une reprise du budget sous cet angle. Bernadette Caillard-Humeau
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mercredi 7 mars 2007
Compte rendu L'agriculture va devoir accélérer son adaptation au réchauffement LE MONDE | 07.03.07 | 15h54 • Mis à jour le 07.03.07 | 15h55 Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Alors que la recherche agronomique sur le réchauffement de la planète était auparavant axée sur la fin du XXIe siècle, les récents épisodes climatiques (canicules et sécheresses, automne et hiver doux) imposent une adaptation de l'agriculture dans les plus brefs délais. Tel est l'avis de l'Institut national pour la recherche agronomique (INRA), qui a organisé, mardi 6 mars, au Salon international de l'agriculture, un colloque intitulé "Changements climatiques et agriculture, questions à la recherche". L'occasion de faire connaître les travaux de ses chercheurs sur l'impact, pour les cultures, de l'élévation des températures, de l'augmentation de leur variabilité et du doublement des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. Les changements climatiques D'ici à la fin du siècle, les cultures seront soumises à plusieurs effets du réchauffement climatique : La teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone (CO2) pourrait doubler, agissant sur l'activité de photosynthèse (production accrue). La température moyenne pourrait augmenter entre 1,8o C et 4o C. La répartition saisonnière des pluies devrait être modifiée en France métropolitaine, accroissant notamment les sécheresses estivales sur la moitié méridionale du pays. La fréquence et l'intensité des événements climatiques extrêmes, comme la canicule, la sécheresse ou les tempêtes, devraient augmenter. [-] fermer Pour l'INRA, il faut dès à présent déterminer quelles cultures seront commercialisées à l'avenir et, pour les végétaux à durée de vie longue, comme la vigne ou les arbres, lesquelles seront toujours pérennes dans quarante ans. Des impacts négatifs mais aussi positifs sur les cultures sont déjà constatés ou envisagés. La forêt, par exemple, verrait sa "production" croître dans les prochaines décennies en raison de la plus grande quantité de CO2 disponible, avant de régresser à cause des sécheresses. Le changement climatique aura des effets sur la valeur alimentaire de l'herbe - la teneur en protéines sera réduite -, ainsi que sur la production fourragère et sa répartition saisonnière. Le décalage des cycles biologiques (de dix à quinze jours sur vingt ans) est déjà visible. Il se traduit par des semis de cultures et des floraisons d'arbres fruitiers plus précoces, ainsi que des moissons ou des vendanges avancées. Sur le vin, on constate une augmentation de la teneur en sucre, et donc du degré d'alcool. Les adaptations à prévoir seront, selon l'INRA, de deux ordres. Certaines viendront de la nature. Des cultures voient déjà leur aire géographique s'élever en altitude, comme les légumineuses fourragères, ou s'étendre vers le nord, comme la vigne ou le maïs, grain qu'on cultive désormais en Lorraine. Les autres adaptations viendront de l'homme. Selon l'INRA, les agriculteurs reverront leur calendrier de culture, et, grand changement, l'adapteront chaque année aux besoins des plantes. IIs pourront, par exemple, favoriser les prairies à biodiversité plus élevée, ce qui constituera une assurance contre la variabilité du climat. Ils pourront aussi utiliser des cultures résistant à la sécheresse et économes en eau, en substituant par exemple au ray-grass anglais des graminées comme la fétuque élevée ou le dactyle, et au maïs fourrager le sorgho. "L'adaptation au manque d'eau sera difficile. Il faudra se résoudre à l'abandon de certaines cultures", prévoit Nadine Bresson, de l'INRA Avignon, pour laquelle il faut aussi s'intéresser au développement des organismes pathogènes et aux modifications sur le goût qu'engendrera le réchauffement. L'élévation des températures induit un temps plus court entre semis et récoltes, ainsi que des rendements réduits. L'un des défis majeurs pour la recherche agronomique est de proposer des génotypes qui s'adapteront à ces nouvelles données, en allant par exemple chercher du côté des plantes anciennes ou tropicales. Dans la plupart des espèces, explique François Tardieu, de l'INRA Montpellier, il existe des ressources génétiques permettant de rallonger le cycle cultural. Pour le chercheur, le travail sur la résistance à la sécheresse est plus complexe. "On n'obtiendra jamais de plantes capables de produire des rendements élevés en conditions semi-désertiques", prévient-il. Même avec des OGM. Pour la présidente de l'INRA, Marion Guillou, le défi pour la recherche publique est de taille : "Nous devons proposer de nouveaux modèles de production, pour une agriculture écologique et intensive", conclut-elle, rappelant que les besoins alimentaires et énergétiques sont tous deux croissants. Laetitia Clavreul Article paru dans l'édition du 08.03.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
par article du journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 6 mars 2007
par Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, députée des Yvelines SARKOZY ET LES PARRAINAGES POUR LE PEN "Parrainer, ce n'est pas soutenir" NOUVELOBS.COM | 06.03.2007 | 18:32 Pourquoi considérez-vous qu'il est important que Jean-Marie Le Pen puisse se présenter au premier tour de la présidentielle ? - Nous l'avons dit et répété: nous souhaitons que tous les candidats qui représentent des vrais courants de pensée dans l'opinion puissent se présenter. Nous ne sommes pas d'accord avec les idées de Jean-Marie Le Pen. Mais nous pensons qu'il vaut mieux les réfuter en face et les combattre dans les urnes que le victimiser et se retrouver avec l'impossibilité de réfuter ses thèses en face, ce qui lui permettrait de les faire prospérer. Nous pensons que parrainer, ce n'est pas soutenir, c'est permettre que la diversité de la vie démocratique s'exprime. J'ai, dans ma circonscription, un certain nombre d'élus UMP qui m'ont dit qu'ils soutiendraient Corine Lepage, par exemple. Non pas parce qu'ils vont voter Corine Lepage, mais parce qu'ils pensent que ses idées sont intéressantes à amener au débat et qu'il faut qu'elle puisse les exprimer. Dans le cas de Jean-Marie Le Pen, c'est différent. Nous voulons réfuter ses idées, mais nous pensons que pour que l'on puisse le faire, il vaut mieux le faire dans le cadre de l'élection. N'en faisons pas un martyr qui pourrait dire, à juste titre, qu'il est victime d'un déni de démocratie. Nicolas Sarkozy a-t-il un intérêt politique à ce que Jean-Marie Le Pen puisse se présenter ? - Nous pensons que la démocratie a intérêt à ce que tous les candidats qui pèsent puissent se présenter - et Jean-Marie Le Pen pèse dans les sondages plus de 10% des voix. Nous pensons aussi à Olivier Besancenot, à José Bové ou à Dominique Voynet, car contrairement au Parti socialiste, nous n'avons pas donné de consignes interdisant à nos élus de parrainer un autre que le candidat UMP. Nous considérons que nous n'avons pas à verrouiller la libre expression et la liberté d'action de nos élus. Il y a une vraie différence entre le PS et l'UMP. Le PS verrouille, de peur que sa candidate ne se fasse grignoter ses voix du premier tour par d'autres candidats. Le PS n'admet pas la diversité de la vie démocratique dans notre pays. On peut donc s'attendre à ce que des élus UMP eux-mêmes parrainent Jean-Marie Le Pen ? - En tout cas, l'UMP ne le leur demande pas. Evidemment, ils ont vocation à soutenir le candidat de l'UMP. Nous souhaitons qu'ils votent et qu'ils appellent à voter pour lui. L'UMP n'a pas pour projet de réformer le système de parrainages. Il semble que des petits candidats comme Corinne Lepage ou Nicolas Dupont-Aignan puissent se présenter. L'élection est tout de même largement ouverte. Il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse. Compte tenu de la stricte égalité des temps de parole à la télévision et dans les médias, cela rendrait le débat complètement inaudible. Propos recueillis par Baptiste Legrand (le mardi 6 mars 2007)
par nouvelobs.com publié dans : politique
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