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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Dimanche 4 mars 2007
La Ville de Paris signe le contrat de vélos et d'affichage avec JCDecaux LE MONDE | 02.03.07 | 15h09  •  Mis à jour le 02.03.07 | 15h09 Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Mi-juillet 2007, 14 100 vélos seront mis à la disposition des Parisiens. Un chiffre qui devrait ensuite atteindre 20 600. C'est l'engagement pris par JCDecaux, qui vient de décrocher ce contrat de vélos en libre-service assorti de l'exploitation de 1 428 panneaux publicitaires pour une durée de dix ans. Dans un communiqué publié jeudi 1er mars, la société précise que le contrat liant la Mairie de Paris à sa filiale Somupi, dont elle détient 66 % du capital, les 34 % restant étant aux mains de Médias et Régie Europe (Publicis), a été signé mardi 27 février. Cette signature intervient plus d'un an après le lancement de l'appel d'offres, en janvier 2006. La bataille a été intense entre les deux géants de l'affichage et du mobilier urbain, l'américain Clear Channel et le français JCDecaux, désireux de s'imposer sur ce marché jugé stratégique. Et le feuilleton n'a pas manqué de rebondissements. Première surprise lors du lancement de l'appel d'offres. La Mairie de Paris n'a pas hésité à remettre en jeu un contrat détenu depuis 1976 par la Somupi et dont l'échéance était fixée à décembre 2010. L'enjeu : obtenir une flotte de vélos à l'instar de celle dont bénéficie Lyon. Pour garder son bastion historique dans la capitale des Gaules face à Clear Channel, JCDecaux avait fait pencher la balance en "offrant" des vélos. Deuxième coup de théâtre, en octobre 2006, à la veille de la réunion de la commission d'appel d'offres de la Ville de Paris. Alors que Clear Channel apparaît comme "mieux-disant", JCDecaux dépose un recours devant le tribunal administratif. La Mairie de Paris est contrainte de lancer un nouvel appel d'offres. JCDecaux joue la carte de la surenchère et reprend la "pole position". Lundi 12 février, le Conseil de Paris donne son feu vert à Bertrand Delanoë pour qu'il puisse signer le contrat avec JCDecaux. Encore fallait-il attendre pour apposer le paraphe que le tribunal administratif se prononce. Car Clear Channel a à son tour saisi la justice. Après le rejet de son recours, vendredi 23 février, la société a saisi le Conseil d'Etat. Mais la Mairie de Paris a décidé de signer sans attendre. JCDecaux va devoir maintenant concrétiser ses promesses. La société qui a installé 3 000 vélos à Lyon a conçu un nouveau modèle pour Paris. Elle s'engage aussi à recruter 400 personnes dans la capitale pour gérer son dispositif de vélos. Laurence Girard Article paru dans l'édition du 03.03.07. Offre Elections 2007 : Le Monde à -50%
par Caillard-Humeau publié dans : transport et infrastructures
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Vendredi 2 mars 2007
Bayrou prône "l'union nationale" et la création d'un "grand parti démocrate" LE MONDE | 02.03.07 | 09h29 • Mis à jour le 02.03.07 | 10h51 Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Imaginons que vous êtes élu le 6 mai. Comment formez-vous votre premier gouvernement ? Depuis des années, j'ai observé la dégradation de la vie politique française et les signes multiples de l'affaiblissement de notre pays. J'en suis arrivé à la conclusion que son redressement passe par un électrochoc : il faut une union nationale pour donner à tous les Français la certitude qu'on va poser les vraies questions et y apporter des réponses non-partisanes. C'est pourquoi, élu président de la République, investi d'un mandat clair par les Français, je formerai un gouvernement composé de femmes et d'hommes compétents, d'accord sur les grands choix, et représentatifs des grandes sensibilités démocratiques du pays. Mais le PS et l'UMP ne sont pas prêts à s'engager dans cette démarche. Mesurez ce que sera la force et l'écho de la décision des Français, dans notre pays et à l'extérieur, s'ils élisent un président porteur de cette idée… Si les appareils refusaient d'entendre ce message, ils seraient rejetés aux élections législatives. En Allemagne, il y a quelques mois, la CDU et le SPD disaient qu'ils n'accepteraient jamais de gouverner ensemble. Il se trouve que le peuple allemand leur a donné mandat, avec le vote aux législatives, de travailler ensemble. Et ils l'ont fait. Vous pariez sur un éclatement du PS et de l'UMP ? Non. Ils prendront leurs responsabilités. La nouveauté de la proposition politique qui est la mienne est qu'elle invite à voir ce qui rassemble et non ce qui sépare artificiellement. Donc on va aux élections, au scrutin majoritaire, avec des candidats "majorité présidentielle"… Elu président de la République, investi de la confiance des Français et porteur de ce mandat du peuple, je nomme un gouvernement de rassemblement. Ce gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiendront. La nouvelle majorité présidentielle sera présente dans chaque circonscription du pays. Et les Français la choisiront. Cela vous amènera-t-il à créer un nouveau parti ? Oui, je crois que ce sera une nécessité. Pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France. En 1988, après l'élection de François Mitterrand, les candidats de la majorité présidentielle avaient perdu plus d'un million de voix par rapport à ce qu'il avait obtenu au premier tour. La vague n'est pas automatique. Vous verrez le contraire. La vague dépassera de beaucoup l'élection présidentielle. Les Français ont entre les mains une arme à plusieurs coups : un nouveau président, un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité. En 1988, Mitterrand a manqué à son engagement : il se fait élire sur "la France unie" et, aussitôt après, il referme cet engagement en se contentant de quelques débauchages. Les Français n'ont pas aimé cette attitude, et je les comprends. Je suis contre les manœuvres, je suis pour les rassemblements assumés devant le pays. Et vous changez le mode de scrutin ? Parmi les premiers grands chapitres du redressement, il y a les institutions. Le président de la République assume ses responsabilités, mais le gouvernement ne pratique plus le passage en force. Le 49-3, les ordonnances, n'entrent plus dans le cadre des rapports entre le gouvernement et le Parlement. On met en place une loi électorale juste : 50 % des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50 % à la proportionnelle, avec une barre à 5 % des suffrages. On garde ainsi une dynamique majoritaire tout en répondant à l'impératif d'une représentation équilibrée des territoires et des opinions. Donc le Front national rentre au Parlement ? Oui, il rentre au Parlement si les électeurs le veulent. Ainsi les confrontations auront lieu à visage découvert. Et l'extrême gauche rentre au Parlement, si les électeurs en décident ainsi. On a besoin d'un Parlement qui représente la France dans sa diversité. Parmi les chantiers prioritaires, vous mettez l'éducation nationale. Vous voulez discuter avec les syndicats. Mais aurez-vous le courage de réformer ? Réformer, le mot n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est refonder. Je ne partage pas la vision de ceux qui présentent le travail à conduire avec l'éducation nationale comme une mise au pas, avec des coupes claires ou sombres à tous les étages ! Je veux que l'on revienne à l'égalité scolaire, c'est-à-dire à de bonnes conditions d'étude et à l'excellence partout. Y compris dans le collège de banlieue ou dans le monde rural profond. Je connais les personnels de l'éducation nationale, et il se trouve que je les estime. Je passerai un contrat avec eux. Je garantis les moyens, j'arrête la chasse perpétuelle aux postes, d'ailleurs infructueuse. Avec ces moyens garantis, on va augmenter l'exigence de résultats. On va s'obséder de cette idée qu'il n'y aura plus de collèges de seconde zone, plus de collèges ghettos. Je me fixe l'objectif que l'école publique soit réhabilitée et que la discipline revienne dans les établissements. Cela veut dire : être capable d'identifier les quinze ou vingt enfants déstabilisés qui déstabilisent la vie scolaire et de leur donner une pédagogie adaptée, avec des éducateurs, avec des psychologues, pour leur permettre de retrouver des repères. En les sortant de l'établissement, mais sous sa responsabilité. Quand j'ai défini ce concept, en 1995, j'avais appelé cela le collège hors les murs. Malheureusement, l'idée a été abandonnée par mes successeurs. Où réalisez-vous des économies et comment engagez-vous la réforme de l'Etat ? Je me fixe l'objectif que, en trois ans, la dette soit stabilisée en valeur absolue. Avec une croissance annuelle de 2 %, les rentrées fiscales, à prélèvements égaux, augmentent d'environ 14 milliards d'euros par an. Je propose d'en affecter automatiquement la moitié, 7 milliards, à la baisse du déficit. Cela fait 21 milliards en trois ans. C'est le montant nécessaire pour stopper la croissance de la dette. Pour arriver à faire des économies, il faut engager une conférence avec les collectivités territoriales, parce qu'elles sont une partie du déficit du pays. Je proposerai le principe de la compétence négative, en arrêtant les compétences croisées. C'est-à-dire qu'une collectivité et une seule s'occupe d'un secteur. Je veux fondre en une seule collectivité les départements et les régions : même administration, administrée par les mêmes élus désignés selon le même principe d'équité : moitié au scrutin de circonscription, moitié à la proportionnelle, de manière que soient représentés les territoires et les opinions. Pour couronner le tout, j'inscrirai dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déficit de fonctionnement. On ne peut pas baisser les prélèvements obligatoires tant qu'on n'a pas retrouvé l'équilibre de nos finances publiques. En vous inscrivant dans le cadre de ces grandes contraintes, notamment en matière de fiscalité et de prélèvements obligatoires, comment pensez-vous parvenir à rééquilibrer le partage des richesses ? Cela ne peut pas se faire par la loi, cela ne peut se faire que de manière incitative. Je proposerai une mesure incitative forte pour que les entreprises soient amenées à partager leurs bénéfices à la fin de l'année avec leurs salariés. C'est plus que la participation, parce que la participation est bloquée pendant cinq ans. Il faut que cet intéressement puisse être liquide et que l'entreprise trouve un avantage à partager ses bénéfices avec ses salariés. Cela se discutera avec les organisations représentant les entreprises. J'appartiens à cette école de pensée qui pense que la bonne répartition, c'est : un tiers pour le capital, un tiers pour l'investissement et un tiers pour les salariés. En vingt ans, on a assisté à une dérive de huit points vers le capital. En quoi consiste votre idée d'une Europe à deux cercles ? Il y a deux projets européens en concurrence. Le projet qui veut une Europe la plus large possible, dont l'objectif est de faire un marché commun avec des règles juridiques communes. Notre projet est plus exigeant : il est de regrouper nos forces pour agir ensemble sur le destin du monde, pour défendre des valeurs et un projet de société. Dans l'état actuel des choses, ces deux projets coexisteront, pendant longtemps. On a ainsi un des schémas politiques de l'avenir de l'Europe. L'Europe active doit être ouverte, elle doit pouvoir être rejointe. Son socle, ce sont les fondateurs et la zone euro. Les pays qui considèrent que commerce et règles juridiques suffisent formeront le deuxième cercle, qui peut également s'élargir, par exemple au bassin méditerranéen, à l'Ukraine… Etes-vous prêt à accepter l'entrée de la Turquie, à laquelle vous étiez opposé ? J'ai largement exprimé mon point de vue. Puis il y a eu l'ouverture des négociations. Et à cette ouverture des négociations, j'ai dit : la chaise de la France ne restera pas vide. Beaucoup de gens, en Turquie même, réfléchissent à l'inadéquation de l'adhésion pure et simple à l'Union européenne. Il faut poursuivre cette réflexion avec les gouvernements turcs. C'est une affaire qui bougera. L'ouverture des négociations est une décision qui a été prise et sur laquelle je ne reviendrai pas. Il y a une continuité de l'Etat. Envisagez-vous de rediscuter avec les partenaires européens sur le droit de veto et la présence permanente de la France au Conseil de sécurité des Nations unies ? Nous avons la chance d'être au Conseil de sécurité des Nations unies. Je considère que nous y sommes en notre nom et que nous représentons aussi une part de l'Union européenne. C'est une chance pour l'Union européenne d'avoir deux membres permanents aux Nations unies. Mais je ne pense pas qu'on puisse envisager l'édification de l'Europe par un amoindrissement de la France. Je crois que la voix de la France, pour être entendue, doit avoir cette chambre d'écho européenne. Par exemple, sur l'Irak ? La France a bien fait de dire ce qu'elle a dit. J'ai dit à cette époque à quel point je soutenais la position de Jacques Chirac. Et je peux vous dire que les pressions n'ont pas manqué pour que je fasse un autre choix. Je n'ai qu'une seule nuance avec lui : je suis persuadé que si on avait eu une expression forte du président de la République française dans le cadre d'un Conseil européen, celle-ci aurait eu un écho extraordinaire dans les autres pays européens. Etes-vous favorable à un nouveau référendum sur l'Europe ? Je ne laisserai pas se creuser le fossé entre les Français et l'Europe. Ils ont voté non, et je n'éluderai pas le débat avec eux. La position de Nicolas Sarkozy, qui veut court-circuiter le vote des Français et faire voter un minitraité par le Parlement, dès le mois de juillet, est d'une part totalement irréaliste et d'autre part dangereuse car elle risque de couper les Français un peu plus de l'idée européenne. Propos recueillis par Caroline Monnot, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger Propos recueillis par Caroline Monnot, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger
par article journal Le Monde publié dans : politique
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Jeudi 1 mars 2007
Monsieur le maire, chers collègues, A l’heure où le Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat s’apprête à publier son quatrième rapport confirmant le réchauffement de la planète, nous ne pouvons pas, au niveau local, omettre de rentrer ce paramètre dans nos orientations budgétaires. Contrer le réchauffement climatique maintenant, c’est limiter nos rejets de gaz à effet de serre,limiter notre consommation énergétique. et enfin passer du discours sur Angers capitale du développement durable à des actions décisives et non plus expérimentales. Chaque poste budgétaire doit pouvoir s’allouer une part de cette problématique, chaque politique doit s’en emparer. Ainsi, voilà cinq ans que nous vous entendons parler des diagnostics énergétiques sur les bâtiments, il s’agit aujourd’hui de passer du stade diagnostic à celui de la décision. Il faut mettre en œuvre les solutions sur nos bâtiments : on attend de la ville et que ses organismes soient pilotes en la matière, Outre les économies d’énergie, l’isolation des batiemnets, et la production d’énergie à base d’énergie renouvelable. Il est nécessaire de lancer la construction et l’encouragement de bâtiemnets « passif », peu consommateur d’énergie et producteur d’énergie et ne pas se contenter d’une norme HQE « pragmatisé et angevine ». A-t-on un programme de solaire thermique : combien de panneaux solaires équipent les HLM de la ville ? Concernant les transports, les angevins doivent être encouragé plus qu’ils ne le sont à l’heure actuelle à laisser leplus possible leur voiture pour un déplacement plus écologique, et pour cela, il faut multiplier les offres alternatives sans attendre le tramway : plus de bus, créer des possibilités d’utiliser un vélo ponctuellement, et développer un transport collectif à la demande, La question environnementale doit irriguer nos orientations budgétaires : si nous estimons que l’agriculture de qualité doit être encouragé, que l’agriculture biologique va dans le bon sens, développons une filière d’approvisionnement et faisons la cantine des écoles et toute la restauration collective dans laquelle la ville est partie prenante la restauration bio, qui privilégie les produits de proximité, de saison, et une culture respectueuse de l’environnement. BCH, conseil municipal du 29 janvier 2007, débat d'orientations budgétaires
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Jeudi 1 mars 2007
UDF Marielle de Sarnez, l'éclaireuse de Bayrou 17/01/2007 - © Le Point Elle a depuis vingt ans l'oreille de François Bayrou, dont elle est aussi l'oeil avisé. Celle qui sera sa directrice de campagne a décidé de sortir de l'ombre. Portrait d'une éminence grise très lumineuse. S i l'UDF était une flèche, et Bayrou son archer, Marielle de Sarnez en serait la pointe. Silhouette d'escrimeuse, regard bleu ciel affûté et langage direct, tout, chez elle, autorise la comparaison. Surtout quand, grande blonde pressée à l'élégance négligée, elle déboule dans le Thalys en jean et pull à col en V, sac Vanessa Bruno à la main et sourire en bandoulière. Pas pour autant une tueuse, à l'entendre s'émouvoir sur le soleil qui chasse la brume dans la campagne. « Vous avez vu cette lumière, c'est superbe, non ? » Au moins autant que celle qui, samedi matin, faisait scintiller la ligne de crête des Pyrénées au moment de la déclaration de candidature du chef de l'UDF. L'idée de la faire du Béarn, berceau familial de la dynastie Bayrou, ils l'ont eue ensemble, dit Bayrou. Mais c'est « Marielle », il le confesse volontiers, qui l'a décidé à se déclarer en plein air. Sans beaucoup le forcer. « En elle j'ai toute ma confiance , assène-t-il. Elle est le pivot, le point central, la seule qui ait de l'influence réelle sur moi... même si je ne l'écoute pas toujours ! » Tout est presque dit. Marielle de Sarnez a 55 ans. Elle est députée européenne, vice-présidente de l'UDF, et sera la directrice de campagne de François Bayrou en 2007. Dans le microcosme, tout le monde la connaît. Dans la vraie vie, personne. C'en est d'ailleurs bizarre, tant, à la voir, on se dit qu'elle est du pain bénit pour un candidat en campagne. Elle a du charme et du charisme, elle passe bien à la télé, et c'est une femme. En ce moment, ça compte. Elle le confesse, mais ajoute qu'il faut « arrêter de s'esbaudir avec ça, parce que ça va devenir ringard » . Elle l'a dit l'autre jour, chez Christine Ockrent. Un « France Europe Express » « spécial femmes » avec Marine Le Pen, Corinne Lepage et Françoise de Panafieu. Dont elle sera la rivale à la mairie de Paris en tant que tête de liste UDF. « Elle va faire un malheur » , prédit Bayrou, qui se réjouit que celle qu'on appelle sa « tour de contrôle » ait enfin décidé de sortir de l'ombre pour aller se bronzer à la lumière des combats médiatiques. Pour elle, c'est une première. En 1979, Simone Veil - « une femme magnifique » - lui propose d'être sur sa liste. Elle refuse, car elle est enceinte. Aux législatives de 1993, idem avec Bayrou. Niet, mais pour d'autres raisons. « Timidité, complexes » , avancent ses amis. Serait-elle désinhibée ? « J'ai maintenant la distance pour le faire, et je n'ai pas peur à la télévision » , explique-t-elle. Alors pourquoi ne l'y voyait-on pas ? « J'avais fait quelques émissions, mais ça passait inaperçu. » Elle s'arrête et rit : « Peut-être parce que c'était sur l'Europe ! » L'Europe, c'est son dada. Quand elle en parle, ça s'allume au fond de ses yeux. Elle dit que ne pas faire l'Europe, c'est être irresponsable. Que les Français font preuve d'un immense péché d'orgueil en pensant que la France peut peser seule dans le monde. Que c'est facile d'en faire un bouc émissaire « pour des situations qui relèvent de notre propre impuissance » . Elle veut la relancer, y mettre la France au premier rang pour faire rayonner des valeurs et un projet de société à opposer à celui des Américains ou des Chinois. Au Parlement de Bruxelles, elle explique ça aux lycéennes d'Ile-de-France qui pique-niquent sur la moquette. Elle en traverse les couloirs au pas de course, claque la bise à ses collègues et propose qu'on élise le président du groupe à main levée pour gagner du temps. « Marielle, elle se prend pas la tête » , résume Anne Lapérouse, eurodéputée du Tarn. Son extrême proximité avec Bayrou est un mystère. Le goût pour la lecture excepté, tout oppose ces deux sparring partners - c'est le mot qu'elle préfère pour décrire leur relation. Il est provincial, elle est parisienne. Il est né paysan, elle, noblesse d'Empire. Il est croyant et pratiquant, elle a été éclaireuse pour ne pas aller aux scouts. Mieux, alors qu'il est agrégé des lettres, elle n'a pas fait d'études, et a même réussi l'exploit de se faire virer de Sainte-Marie-de-Passy pour avoir retaillé aux ciseaux les cheveux d'une copine. Les vestes en velours en moins, on pense à Brett Sinclair et Danny Wilde, les héros complémentaires d'« Amicalement vôtre ». Peut-être pas un hasard si, comme la série culte, pur produit des années 70, le centrisme revient d'ailleurs à la mode. Elle est tombée dans le centre par hasard. Elle avait 22 ans et, à l'époque, c'était branché, c'était Giscard. Un ami de la famille, Ladislas Poniatowski, lui en entrouvre la porte en lui proposant un mi-temps de secrétaire aux Républicains indépendants. Presque pour la sauver. Elle a quitté le giron familial et, pour gagner sa vie, vend des fourrures au porte-à-porte. Pis, elle fait Mai 68 au moment où son père, Olivier de Sarnez, se fait élire député UDR pour défendre l'ordre gaulliste . Novatrice, elle crée les tee-shirts « Giscard à la barre », et pousse la politique-passion jusqu'à épouser Philippe Augier, chef des jeunes du parti et futur maire de Deauville, dont elle aura deux enfants. C'est dans les coulisses de la campagne de Barre, en 1978, qu'elle rencontre Bayrou. « Elle avait mis des parkas "Barre confiance" à tout le monde » , s'amuse le président de l'UDF. « Elle était responsable des meetings, moi j'étais le chef des plumes. On vantait ses capacités d'organisatrice, son énergie. » « Il était l'intellectuel-plume, le jeune politique qui monte , renchérit-elle. On avait le même âge, je le trouvais sympa. » Le générique au clavecin d'« Amicalement vôtre » peut commencer : ils ne vont plus se quitter. En 1993, elle le suit à l'Education nationale. En deux ans, elle en devient le « dircab ». « C'est bien la première fois qu'il y aura eu un directeur de cabinet autodidacte au ministère de l'Education » , s'amuse Bayrou, qui, aujourd'hui, profite de sa nostalgie du giscardisme triomphant : « Elle a connu le centrisme victorieux, c'est une combattante, et ça tombe bien ! » Oui, ça tombe bien. Car Bayrou aura besoin de cette éminence blonde pour ne pas finir, comme en 2002, sur la bande d'arrêt d'urgence des élections dans un bus au colza en panne de carburant politique. Et pas seulement, comme disent les méchantes langues, pour flatter son ego quand il doute, ou contrôler le périmètre de sécurité qu'elle aurait installé autour du chef. Il aura besoin d'elle, car cette centriste tendance dure n'a pas son pareil pour ringardiser en deux phrases « Ségolène » ou « Sarko », et vous vendre Bayrou comme un Kennedy d'aujourd'hui, qui n'a pas besoin de s'inventer une image, parce qu'il est « plus profond que les autres » et qu' « il a une histoire avec la France » . C'est gonflé, mais elle y croit, comme à l'idée du centre qui serait, à l'horizon 2007, le seul vote contestataire constructif. « Marielle est certainement pour beaucoup dans l'évolution de Bayrou , analyse son collègue européen Daniel Cohn-Bendit. Avant, il était très droite catho-cinq enfants et bondissait dès qu'on évoquait la drogue ; aujourd'hui, il parle d'homoparentalité : c'est un rééquilibrage intelligent. » Cet ange gardien souriant a-t-il trop d'influence, au point d'avoir réussi à faire marcher Bayrou chaque matin à l'aube ? C'est ce que disent ceux qui s'agacent que le chef ne lève pas le petit doigt sans lui parler d'abord. S'étrangleront-ils en apprenant que le fils de Marielle, âgé de 28 ans, rentrera bientôt du Darfour pour rejoindre le staff de campagne ? Il y dirigeait un camp de réfugiés, et a tout connu de cette sale guerre. Face aux razzias que ne manqueront pas de lancer contre les « Bédouins » de l'UDF les « Jenjawid » des rues La Boétie ou de Solferino, c'est déjà tout un symbole. Marielle de Sarnez 1951 : naissance à Paris 1974 : dans le staff de campagne de VGE 1978-1979 : naissance de ses enfants 1997 : directrice de cabinet à l'Education nationale 1999 : élue députée européenne 2004 : conduit la liste UDF aux européennes en Ile-de-France : 12,63 % des voix 2006 : élue à la tête de la fédération de Paris
par article Le Point publié dans : portraits
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Jeudi 1 mars 2007
Special report: France Half the country hates one candidate. Half detests his rival. Enter François Bayrou, next president of France Resign yourself to a French leader with even less charisma than the next British prime minister Marcel Berlins Wednesday February 21, 2007 The Guardian Take my advice, immediately. Rush to your nearest betting shop and place a bet that the next president of France will be called François Bayrou, about whom you may not know much. Unfortunately, Messrs Ladbroke, William Hill and Paddy Power may be equally ignorant of M Bayrou and will refuse to take your bet, so you may have to treat it as a virtual wager. Never mind, it's the thought that counts; and that thought should be to forget all about Nicolas Sarkozy and Ségolène Royal and resign yourself to a French leader with even less charisma than the next British prime minister. Article continues Here's the reason. The polls show that, if Bayrou were to get into the second round of the presidential election, he would beat his opponent, whether Sarkozy or Royal, and on May 7 become Jacques Chirac's successor. So Bayrou's problem is to find a way of being runner-up in the first round. Until recently, that seemed impossible. The final looked like a certain contest between Sarko and Sego, destined to be close. That was until Royal decided to enter self-destruct mode, carelessly whittling away the public support she had gained in the early, heady days of her candidature. She will find it difficult to recover from the failure of her "100 promises" speech to inspire, followed by Monday evening's performance on French television. I have seen only excerpts, but from everything I have been told and read there seems to be a consensus that - discounting the biased views of both her implacable enemies and her sycophantic supporters - she was reasonably relaxed, competent in presentation, and made no specific mistakes. But - and it is an essential but - she was not exciting, charismatic or possessed of obvious leadership qualities. She needed to be sparkling to revive her campaign and reverse her decline in popularity. She wasn't. Enter Bayrou, who has been patiently waiting for just such an opportunity. His ratings in public opinion polls has been rising quietly but significantly. Before Royal's television appearance he had reached 16% for the first round on April 22, against her 23%. (Le Pen looks out of the running; his shock second place in the 2002 elections will not be repeated.) But Bayrou's graph is on the up whereas Royal's is sliding; the gap is far from unbridgeable. Moreover, if the polls keep showing that Royal will be easily beaten by Sarkozy in a run-off, I see a flight of socialists to Bayrou in the first round, to ensure that he makes the final, with an excellent chance of winning. The other day, a separate poll showed that 55% hoped that he would reach the second round. He may not be well known abroad, but he has long been a fixture in French politics - leader of the third largest party in the national assembly, the centrist UDF (Union for French Democracy), a former minister for education and a candidate in the 2002 presidential elections; he came fourth. He is 55, from an agricultural background near the Pyrenees, has six children, loves and breeds horses, and has written several books, mainly on French history. His manner is usually subdued (though his speeches have recently acquired a more emphatic delivery), and his policies are worthy without any hint of excitement or great originality. He calls for a government of national unity; he is at his most impressive when castigating the political elite and the media for being out of touch with the people. How could the French possibly elect someone they have found so uninspiring for so long? Easy. Because half the country hates Sarkozy, and the other half can't stand Royal, or at least finds her unsuitable for the highest office. The election will be fought largely on the "Anyone but ..." principle. My money says that the "anyone" will be Bayrou. Forcing schoolchildren to read the great English classic novelists and poets - as announced last week by education secretary Alan Johnson - seems, on the surface, a good thing. Yet, unexpectedly, I find myself mainly on the side of the sceptics of such ring-fencing. I first learned English when I was 10 or 11, but I do not think that my experience of being force-fed the classics at my English-speaking school differed much from that of my fellow pupils. The result, far from conferring on me the valuable gift of being able to appreciate and take a lifetime's pleasure from the greats, was the opposite. I was put off Shakespeare (and have only partly recovered), hated Milton (and, as a consequence suspected all poetry), and disliked Dickens (I am over that one). I was made to read Pride and Prejudice and Middlemarch by a girlfriend. The compulsion was no less strong than if the school had applied it, and the result was the same. Austen and Eliot were spoiled for me for decades. They are not authors meant to be read by adolescent boys (just as I have not met a girl who liked Dickens or Conrad while still a teenager). But school syllabuses rarely take into account those sexual differences. The dilemma is that if you leave it to government departments to draw up a list of compulsories, it will be full of dense, boring, difficult-to-read, and (to a schoolchild) often incomprehensible pre-20th century novels. But if you don't insist on the classics, the children will be reading books chosen mainly for their allegiance to the fashionable criteria of diversity, inclusiveness, and "relevance" to the children's own lives.
par article du Guardian publié dans : portraits
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Mardi 27 février 2007
mardi 27 février 2007, mis à jour à 22:33 François Bayrou veut une France exemplaire en matière d'écologie Reuters L'écologie devra être l'une des priorités du prochain président de la République et la France doit être exemplaire en la matière, estime François Bayrou. "Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité (écologique) en commun", a déclaré le candidat de l'UDF à la présidentielle lors d'une réunion publique à Metz. "C'est un langage qui engage les politiques de tous les pays", a-t-il ajouté devant 2.000 personnes réunies au parc des Expositions du chef-lieu de la Moselle. Le candidat béarnais, qui a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, propose de nommer, s'il est élu, un numéro deux du gouvernement spécialisé dans les questions de développement durable, "chargé de penser aux conséquences que les décisions que nous prenons auront sur nos enfants et les enfants de nos enfants". "Nous devons être exemplaires", a lancé François Bayrou, qui était entouré d'un groupe de jeunes militants et dont les propos étaient traduits en langage des signes. HOMMAGE A ROBERT SCHUMAN "Le prochain président et le prochain gouvernement devront faire respecter cette exigence que la France devienne enfin le pays qui prend la tête des pays qui économisent l'énergie", a-t-il dit. "Ça ne coûte pas très cher, ça crée des emplois sur place, et en tout cas ça dit une chose formidable : nous étions irresponsables, nous avons l'intention de devenir responsables", a-t-il ajouté sous les applaudissements. Le programme du candidat centriste comprend la mise en place progressive d'une taxe sur les énergies fossiles et la création d'une autorité indépendante chargée d'alerter les autorités en cas de problème de santé publique ou d'environnement (du type amiante ou sang contaminé). La réunion publique de Metz clôturait une nouvelle journée de campagne de terrain pour le candidat de l'UDF, qui s'est rendu dans l'après-midi à l'Institut européen de l'écologie pour un débat avec le pharmacologue et écologiste Jean-Marie Pelt. A son arrivée en Lorraine, François Bayrou s'est rendu dans la maison de Robert Schuman, à Scy-Chazelles. Après avoir déposé une gerbe sur la tombe de l'ancien ministre des Affaires étrangères, le président de l'UDF a lu, à l'intérieur de la demeure, la célèbre "Déclaration" que l'élu de Moselle avait prononcée le 9 mai 1950 au Quai d'Orsay, considérée comme l'acte de naissance de l'Europe communautaire. Malgré la pluie, François Bayrou a visité le jardin de Robert Schuman, un homme dont il admire "la simplicité" et "l'immense vision", au point d'avoir sa photo dans son bureau.
par articleReuters sur coté maison publié dans : politique
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Lundi 26 février 2007
Politique, effet de serre, ça chauffe. Décidons ! 30/01/2007 Comment les ménages peuvent-ils limiter les émissions de GES ? Voir l'article du Monde ci-joint (et l'Ademe pour aller plus loin dans le diagnostic), mais en résumé, le changement des ampoules électriques, des lessives à basse température, une meilleure isolation,le choix de voitures économes, le choix du train plutôt que de lavoiture pour les longues distances,le choix de fruits de saison produit localement, ces petits choix entre autres permettent de baisser significativement notre participation domestique au GES. Maintenant, comment une ville peut-elle limiter les émissions de GES ? Angers ne fait pas rien à ce sujet, mais s'arroge un titre - "capitale du développement durable" - qui relève plus de la communication que de la réalité. La crise qui s'annonce est si grave que l'urgence serait d'y apporter une réponse rapide et désicive, déjà localement : au niveau de la ville et de l'agglomération. Plusieurs normes HQE (haute qualité environnementale) ont été validés en France cet été : optons pour pour la norme haute et balayons l'idée d'une norme HQE "pragmatisée" tel que le souhaite le maire d'Angers. Et engageons-nous dans le développement des énergies renouvelables : combien de panneaux solaires y a-t-il sur les toits des immeubles HLM de la ville, par exemple,ou sur ses bâtiments communaux ?! Zéro pointé. La région Alsace est pilote en la matière, plus près de nous la ville de Laval se lance (voir article de Ouest-France ci-dessous). Si le coût d'investissement pour la THQE et l'adjonction d'énergie renouvelable dans les bâtiments est forcément plus élevé, les habitants y retrouvent leur compte dans leur facture, et notre conscience aussi. Nos réponses à l'urgence climatique doivent être multiples. Bernadette Caillard-Humeau, le 30 janvier 2007.
par Caillard-Humeau publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Lundi 26 février 2007
Les associations écologistes font état de progrès des candidats LEMONDE.FR | 26.02.07 | 10h34 • Mis à jour le 26.02.07 | 10h54 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Après un premier bilan sévère, publié le 12 décembre 2006, les associations de L'Alliance pour la planète ont attribué de nouvelles notes aux candidats à la présidentielle en matière d'environnement, en hausse, lundi 26 février. Mais trois candidates seulement dépassent la moyenne. Au classement général, publié sur le site de l'Alliance, sans surprise, Dominique Voynet (Les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) arrivent en tête, à égalité avec 16,5/20, devant Ségolène Royal (PS), qui obtient 13/20, contre 6,5/20 seulement au mois de décembre. Derrière, François Bayrou (UDF) et Marie-George Buffet (PCF) n'obtiennent que 9/20, devant Nicolas Sarkozy 8,5/20. Mais ils sont tout de même en progrès : en décembre, ils récoltaient respectivement 5/20, 5,5/20 et 4,5/20. Les extrêmes ferment la marche : 8/20 pour le candidat de la LCR, Olivier Besancenot, 7 pour Philippe de Villiers (MPF), 5 pour Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller. Pour son évaluation, L'Alliance pour la planète, qui regroupe 71 associations comme WWF, Greenpeace, Les Amis de la terre et la Fondation Nicolas-Hulot, a étudié comment les candidats prenaient en compte les priorités déclinées dans 24 mesures qui, selon elle, doivent permettre de "renverser le cours de la réalité". "ROYAL DOIT SA BONNE NOTE À DES CHOIX PERSONNELS" Parmi ces mesures : lancer un plan national pour l'isolation de 400 000 logements anciens par an ; affecter 5 milliards d'euros aux transports en commun urbains ; établir des moratoires sur la construction d'autoroutes, d'incinérateurs d'ordures ménagères, et la culture des OGM en milieu ouvert ; suspendre le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR ; mettre fin aux subventions agricoles appauvrissant les pays du Sud. "Dominique Voynet et Corinne Lepage (...) confirment leur véritable connaissance et leur maîtrise de l'écologie, qui constitue la colonne vertébrale de leurs projets", juge L'Alliance sur son site Internet, poursuivant : "Pour les autres – Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, et dans une moindre mesure Marie-George Buffet –, (...) les interpellations sur le changement climatique (...) ou les déséquilibres mondiaux, irriguent maintenant leurs discours. Ils font des propositions qui témoignent de cette nouvelle conscience, mais ils ne vont pas jusqu'à remettre en cause le mode actuel de développement. Pour être entendues, leurs propositions devront être précisées, complétées." "Nous espérons que les candidats, notamment ceux des grands partis comme ceux de Bayrou ou Sarkozy, voudront augmenter leur score", déclare Yannick Jadot, porte-parole de L'Alliance pour la planète, dans une interview au journal Le Parisien du lundi 26 février. Pour lui, il n'y a pas, sur le sujet, de clivage gauche-droite : "C'est lié à la sensibilité des individus. Sa bonne note, Royal la doit plus à ses choix personnels qu'à la ligne de son parti, qui était il y a quelques mois plus tiède." L'Alliance pour la planète prévoit une troisième série de notes avant le premier tour de scrutin qui concernera également les nouveaux candidats comme José Bové ou Nicolas Dupont-Aignan, s'ils obtiennent leurs 500 signatures. Le Monde.fr
par article du journa le monde publié dans : politique
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Dimanche 25 février 2007
Chronique de Philippe Meyer D’une part, depuis aujourd’hui à 0 heure, le président du Conseil Constitutionnel est l’un des anciens ministres de l’Intérieur de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré. Il succède à Pierre Mazeaud qui siégea dans le 1er gouvernement Chirac nommé par Valéry Giscard d’Estaing et qui fut ensuite et pendant dix ans à l’Assemblée nationale l’une des figures éminentes et actives du chiraquisme. Lui-même remplaça un ancien ministre de François Mitterrand, Roland Dumas, à qui la présidence du Conseil Constitutionnel fut confiée en 1995. Deux ans plus tôt, la première présidence de la Cour des Comptes avait été attribuée à un autre ancien ministre de François Mitterrand, Pierre Joxe, qui avait été trésorier du Parti socialiste et qui céda son fauteuil en 2003 à un ancien président du RPR, Philippe Seguin, ancien ministre de Jacques Chirac. Il y a quelques semaines, le Conseil supérieur de l’audiovisuel était doté d’un nouveau président en la personne Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, dont l’ancien conseiller en communication coproduit aujourd’hui l’émission politique phare de TF1 « J’ai une question à vous poser ». Le nouveau président du CSA succède à un ancien parlementaire UDF, Dominique Baudis, qui avait pris la tête de la liste commune UDF RPR aux élections européennes de 1994. D’autre part, il y une dizaine de jours un journaliste de France Télévision et de RTL était suspendu après qu’avait circulé sur le Net des images prises sans son accord en novembre 2006 et qui le montraient déclarant pour quel candidat il pensait voter, au cours d’une rencontre avec des étudiants de Sciences Po Paris. Si l’utilisation d’images volées, prises dans un cercle privé à l’insu de l’intéressé et diffusées sans qu’il en soit informé devient une pratique légitimée –et c’est bien ce que viennent de faire France Télévision et RTL- n’importe quel journaliste amené, comme tout le monde, à exprimer ses choix par exemple au cours d’une réunion de famille ou sur son lieu de travail peut se trouver dans la même situation. Il suffira qu’un cousin facétieux ou malveillant, qu’un confrère malveillant ou facétieux ait pris avec son portable des images du moment où, au cours d’une réunion de famille ou devant la machine à café de la rédaction, nous aurons déclaré pencher en faveur de l’un ou l’autre des compétiteurs, ou émis sur l’une ou l’un d’eux des propos louangeurs ou assassins. Un petit tour sur le Net, et nous voilà au placard. Rien n’empêche, en outre, d’envisager des provocations bien menées qui permettraient d’enregistrer des propos de nature à enclencher la mise à l’écart de tel ou tel d’entre nous. En ce qui me concerne, je dois bien avoir dit du bien ou du mal (et quelquefois les deux, selon le moment) de tous les candidats connus à l’élection d’avril prochain. Le meilleur moyen –et sans doute le seul- d’empêcher cette situation est que chaque journaliste chargé de suivre les affaires publiques déclare sans haine et sans crainte pour quel candidat il penche. Il est fort possible que les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs y trouvent leur compte et en acquièrent une plus grande confiance (ou une moins grande méfiance) dans les medias, eux qui se sont plaints, lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel, de l’absence de mesure de beaucoup de journalistes favorables au « oui » et qui se montrent choqués, aujourd’hui, que telle rédaction paraisse rouler à visage masqué pour la candidate socialiste ou que telle autre fasse feu de n’importe quel bois pour appuyer le candidat de l’UMP sans avoir la franchise de se déclarer en sa faveur. C’est en vertu de cette analyse et dans l’espoir que chacun prendra ses responsabilités que je déclare que, si je devais me rendre aux urnes ce dimanche, je voterais pour François Bayrou. Je le ferais d’ailleurs en grande partie parce qu’il est à ma connaissance le seul à avoir placé parmi les thèmes importants de sa campagne la question du rapport des medias avec les pouvoirs politiques et financiers. Je prétends toutefois que ce choix ne m’empêchera pas plus de faire mon métier au plus près de l’exigence d’impartialité que leurs anciens engagements n’empêcheront ou n’empêchent M. Debré d’exercer avec le même souci les fonctions de président du Conseil constitutionnel, M. Seguin celles de premier président de la Cour des Comptes ou M. Boyon celles de président du Conseil Supérieur de l’audiovisuel. A bon entendeur, salut et bas les masques ! Philippe Meyer 25 février 2007Philippe Meyer presse les journalistes d'afficher leur choix LE MONDE | 26.02.07 | 15h17 Conservez cet article dans votre classeur. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dans son émission hebdomadaire sur France-Culture, dimanche 25 février, le journaliste Philippe Meyer est revenu sur l'"affaire" Alain Duhamel. Ce dernier a été suspendu par France Télévisions et RTL durant la campagne présidentielle après la diffusion sur le Net d'images prises à son insu au cours d'une rencontre avec des étudiants de Sciences Po Paris, en novembre 2006. Il y déclarait que François Bayrou était quelqu'un qu'il aimait bien et qu'il voterait pour lui. "Si l'utilisation d'images volées, prises dans un cercle privé à l'insu de l'intéressé et diffusées sans qu'il en soit informé devient une pratique légitimée - et c'est bien ce que viennent de faire France Télévisions et RTL -, n'importe quel journaliste amené, comme tout le monde, à exprimer ses choix (...) peut se trouver dans la même situation", s'est-il insurgé. M. Meyer estime que "le meilleur moyen - et sans doute le seul - d'empêcher cette situation est que chaque journaliste chargé de suivre les affaires publiques déclare sans haine et sans crainte pour quel candidat il penche". Ce qu'il juge préférable à une situation où "les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs (...) se montrent choqués que telle rédaction paraisse rouler à visage masqué pour la candidate socialiste ou que telle autre fasse feu de n'importe quel bois pour appuyer le candidat de l'UMP sans avoir la franchise de se déclarer en sa faveur". "C'est en vertu de cette analyse, poursuit-il, que je déclare que, si je devais me rendre aux urnes ce dimanche, je voterais pour François Bayrou. (...) Je prétends toutefois que ce choix ne m'empêchera pas plus de faire mon métier au plus près de l'exigence d'impartialité que leurs anciens engagements n'empêcheront ou n'empêchent M. Debré d'exercer avec le même souci les fonctions de président du Conseil constitutionnel, M. Séguin celles de premier président de la Cour des comptes ou M. Boyon celles de président du Conseil supérieur de l'audiovisuel." "A bon entendeur, salut et bas les masques", a-t-il conclu. Patrick Roger Article paru dans l'édition du 27.02.07. Elec
par article du journal Le Monde publié dans : politique
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Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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