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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
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Vendredi 23 février 2007
Parrainages : on achève bien les petits Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne. Pour un peu on aurait cru hier que José Bové allait démonter le Conseil Constitutionnel. Il avait la moustache Mac Do, le candidat à la candidature altermondialiste, en rage contre ce système « injuste et anti-démocratique » qui veut que, pour être en mesure de se présenter à l'élection présidentielle, le prétendant doive fournir 500 signatures d'élus venant de plus de 30 départements. Signatures que le Conseil Constitutionnel rendra publiques, perspective qui a réduit singulièrement le nombre des élites volontaires. C'était d'ailleurs le but de la manœuvre : faire en sorte que les 47 000 députés, sénateurs et maires n'accordent plus facilement leur paraphe, afin de réduire le nombre de candidats. Cette procédure restrictive n'avait pas empêché qu'il y ait 16 impétrants en lice lors du dernier scrutin présidentiel. Mais, cette fois, leur nombre risque d'être beaucoup plus restreint. D'abord, parce qu'il y a eu le 21 avril 2002, l'élimination de Jospin. Les partis refusent de s'exposer désormais à une si traumatisante mésaventure. « On ne veut pas être cocu et payer la chambre », lâche Hollande qui, cette fois, a passé un ordre qu'il réitère régulièrement : pas de signatures pour Besancenot ni pour Voynet. A l'UMP et à l'UDF, on a fait passer des consignes identiques. Plus question de se livrer à ces sombres manœuvres de scribouilles et de gribouilles qui avaient permis d'empêcher la candidature de Pasqua - le RPR lui avait promis des signatures qui lui auraient été retirés au dernier moment – et de favoriser la présence de concurrents susceptibles d'affaiblir la gauche. C'est ainsi en effet que la radicale Christiane Taubira et l'écologiste Corinne Lepage avaient bénéficié de paraphes fournis par des missi dominici de l'Elysée, ainsi que Bruno Mégret qui, lui, devait mettre en difficulté censément Jean-Marie Le Pen. Cette fois donc, promis juré, tout se passerait au grand jour. Ce qui effarouche, on s'en doute, les élus, en particulier les édiles de petites communes, qui se sont faits tancer par leurs administrés, parfois menacer, pour avoir signé en faveur de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche. « Afin de préserver, l'harmonie du conseil municipal », beaucoup de petits maires gardent les mains dans les poches avec d'autant plus de détermination qu'ils dépendent, pour le financement de leurs travaux municipaux, de communautés de communes ou du conseil général, toutes instances où les partis font la pluie et le beau temps. En conséquence de quoi, beaucoup de prétendants ne disposent pas, aujourd'hui, du nombre de paraphes requis. Certes, Arlette Laguiller prétend avoir franchi la barre de qualification des 500. Jean-Marie Le Pen aurait également passé ce seuil mais tout juste, et, pour se victimiser, il prétend que le compte n'y est pas encore. Mais tous les petits candidats « galèrent », comme ils disent, et sont victimes d'une double peine. D'abord le système électoral ne leur permet pas de bénéficier d'élus et donc d'argent. Ensuite, n'ayant ni notables, ni moyens financiers, ils ne peuvent participer à la mère de toutes les batailles politiques. Même les Verts de Dominique Voynet, qui ont pourtant des élus, brûlent de l'encens chaque matin devant les sacs postaux en priant que les Dieux de la nature soient généreux. Ceux-là, pourtant implantés, ne comptent pas plus de 449 signatures. Corinne Lepage en annonce 440, Nicolas Dupont-Aignan 430, Olivier Besancenot 455, Philippe de Villiers 430. Bref, tous sont dans la dernière ligne droite d'un marathon qui les a épuisés physiquement, psychologiquement et financièrement. Sans être sûrs, loin s'en faut, d'en sortir vainqueur. À l'arrivée, il se pourrait tout à fait que les courants gaullistes, écologistes, souverainistes, altermondialistes voire trotskistes ne soient pas représentés, et que la démocratie censément pluraliste soit réduite à sa trop simple expression. C'était pour conjurer ce risque que les uns et les autres ont mobilisé leurs militants qui vont quadriller ces semaines à venir la campagne pour recueillir ces fameux formulaires de quatre pages à réexpédier au Conseil Constitutionnel dûment remplis. Pas raturés, pas tâchés, pas froissés ! Faute de quoi, ils sont annulés. Certains maires renvoient directement leurs formulaires au Conseil, ce qui complique encore la tâche. Mais il faudra attendre sans doute jusqu'au 16 mars pour savoir qui sera, in fine, sélectionné et avec l'appui de qui. Car la perversion de ce système, c'est de mettre les petits dans la main des grands. C'est ainsi que certains maires de l'UMP ont fait savoir qu'ils aideraient volontiers Besancenot à se présenter rien que pour embêter Royal, et que d'autres songent à aider Lepage pour gêner Bayrou. Quant au PS, il a clairement signifié aux Verts qu'il leur accorderait ce qu'il faudrait… s'ils se montraient gentils, accommodants dans les futures négociations sur les législatives. Pas question, leur ont répondu Dominique Voynet et Cécile Duflot, la petite nouvelle. Mais dans quelques semaines, s'il leur manque 20-30 paraphes, pourront-ils encore refuser de signer avec le diable ? Jeudi 22 Février 2007 Nicolas Domenach Posté par Astre Noir le 22/02/2007 16:06 Le système actuel est vicié...Pourquoi tous les petits partis veulent-ils absolument être présents à l'élection présidentielle, même s'ils n'ont guère de chance de dépasser 1 ou 2 % des voix ? Parce que l'élection présidentielle est la seule où tous les candidats ont droit au même temps de parole dans les médias. Parce que l'élection présidentielle permet à certains petits partis de se compter, et ainsi peser dans les négociations avec leurs alliés éventuels pour les législatives. Tout ceci à cause d'un système injuste, l'absence de proportionnelle pour les législatives, et les temps de parole proportionnels au nombre d'élus pour les campagnes législatives. Instaurons une bonne dose de proportionnelle (par exemple en élisant le Sénat selon ce type de scrutin), accordons à cette occasion le même temps de parole à tous les partis (tout au moins ceux qui peuvent présenter un nombre minimum de candidats, pour décourager les fantaisistes), et le problème sera en partie réglé, et l'élection présidentielle perdra ce côté "élection où il faut absolument être présent" Posté par coeurdeloup le 22/02/2007 16:44 Y a pas à dire, ce système est archaïque et Hollande, ainsi que le gang de Sarkozy ( pour ne pas les oublier ), sont des sales cons. Posté par Citoyen libre le 22/02/2007 17:26 PARRAINAGES: Les deux dernières lignes de votre 4ème paragraphe résument bien ce qu'il faut bien appeler l'ignominie du système tel qu'il est devenu. Mais combien de Français savent où a commencé la perversion du dispositif bien intentionné mis en place en 1962 par Ch.de Gaulle? Très exactement avec la loi organique modificative voulue et promulguée en juin 1976 par...Giscard et Chirac, sous de mauvais prétextes. Posté par Martin P. le 22/02/2007 17:44 et si le pen n'avait pas ses signatures, c'est les chiraquiens qui feraient la gueule, car il est certain que sans le pen, villepin, mam ou meme chirac auraient été beaucoup plus enclins à se présenter. http://sauce.over-blog.org/ Posté par pierre le 22/02/2007 17:50 Attention : un petit correctif à l'article ; les signatures étaient publiques bien avant 2007 (cf premier paragraphe.) En 2002 le Conseil constitutionnel avait donné la liste intégrale, affichée à sa porte, mais sinon il donne les noms de 500 des signataires (qu'il y en ait 501 ou 12 000 au total) qu'il publie au JO, afin que chacun vérifie que tout le monde à bien 500 signatures, au moins. http://ragsavoie.hautetfort.com Posté par Karel Vereycken le 22/02/2007 20:19 Les medias sont également responsable, car personne encourage les maires à accomplir cette partie de leur mandat. Quand on pense que Jacques Cheminade, dont personne ose parler, a déjà plus de signatures que José Bové star des média et non des producteurs de richesses, on a l'impression de vivre dans un cirque romain d'une quelconque sous préfecture de l'empire romain. A quand un débat sur les programmes? http://www.cheminade2007.org Posté par Marlou le 22/02/2007 22:05 La petite ritournelle "du vote utile dès le premier tour" n'ayant plus lieu d'être si J.-M. Le Pen n'était pas présent, certains veilleront certainement à ce qu'il soit candidat. D'ailleurs F. Hollande ne cesse de répéter que le troisième homme c'est Le Pen (et surtout pas F. Bayrou...!) Pour les autres candidats, la situation semble plus délicate. Dans ce contexte, une pétition est ouverte sur le site pluralisme.org pour ceux qui pensent que le débat démocratique est en danger avec la disparition du pluralisme. Posté par Citoyen libre le 22/02/2007 22:41 @Pierre Mais c'est bien la loi org. du 18juin 1976 (Giscard-Chirac)qui a institué la publication des noms, écartée expréssement en 1962. Comme si passer de 100 à 500 parr. ne suffisait pas! Posté par Sophie le 23/02/2007 02:26 Que l'on fasse entrave aux candidatures farfelues, cela n'est pas un mauvais principe. Mais que des candidats ayant déjà été légitimés par les urnes (certains sont déjà députés - JM Le Pen est député européen, Ph. de Villiers a été Président du Conseil Général de Vendée, député à l'Assemblée Nationale et député européen) ou ayant été membres d'un gouvernement (comme Corinne Lepage, Dominique Voynet, M-G Buffet et Ph. de Villiers) soient contraints de déployer une énergie considérable pour être autorisés à se présenter à l'élection présidentielle est tout simplement lamentable. Ce système des 500 signatures est totalement contraire à toute idée de démocratie : dès lors qu'un candidat se voit ou s'est déjà vu par le passé confier un mandat ou a été nommé dans un gouvernement, sa candidature devrait être automatiquement validée. Cela relève du bon sens le plus élémentaire. Quant à ceux qui n'ont encore jamais fait leurs preuves politiquement, il n'est pas absurde, en effet, de leur imposer ce filtrage. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France... Posté par FONTAINE jean-louis le 23/02/2007 08:02 Tous les candidats ne bénéficiant pas des même accès aux médias, la démocratie est tristement bafouée. Il s'avère, en plus, que beaup de médias "verrouillent" leurs colonnes en optempérant plus aux diktats de F. Hollande et N. Sarkozy qui ne souhaitent pas voir trop de candidats s'exprimer et sollliciter les "parrainages" des élus. Mais il est scandaleux que l'un d'entre eux, Jean-Christophe Parisot ("force citoyenne et handicapé") voit sa nomination comme "Délégué ministériel à l'emploi et à l'intégration des personnes handicapées" passée sous silence . Celle-ci est importante, d'autant plus qu'elle est tout à fait indépendante de sa candidature. Il est primordial que J-C Parisot ait les 500 parrainages si l'on veut qu'il puisse peser dans le débat présidentiel avec les 250 propositions qu'il fait "pour une France plus humaine". J-Christophe Parisot peut permettre d'expliquer à tous les citoyens les drames auxquels sont confrontés les élus au quotidien dans la gestion du handicap et de faire des propositions que, quel que soit le nouveau Président, il pourrait être en situation de mettre en place de par ses responsabilités nouvelle. Pour cela il lui faut les 500 parrainages et qu'il puisse présenter son Projet.! jean-louis Fontaine, directeur de campagne www.force-citoyenne2007.com http://www.force-citoyenne2007.com Posté par gilles le 23/02/2007 08:58 On croirait que vous découvrez que nous vivons dans un système financier et économique ultra libéral, qui par définition n'aime pas les petits, mais vénèrent les grands: méga entreprises, mégas fortunes, mégas fusions, mégas dividendes. A la poubelle les petits, petis employés, petits ouvriers, petits cadres, petites entreprises sous traitantes ( ils commencent à le découvrir, mais ça ne fait que commencer dans ce domaines ) petits hôpitaux, .....et cerises sur le gâteau, petits candidats. Ce qui intéresse le trio Sarkozy Royal Bayrou, c'est de se partager le pouvoir, et de faire marcher à la baguette des citoyens vivant dans la peur de tout ( peur du chômage, peur des agressions, peur du climat, peur des attentats ......), dociles, et qui en plus doivent s'endetter comme des malades pour faire vivre la machine économique qui gave cette clique au pouvoir. Et doivent voter pour 3 personnes qui n'ont rien à dire, si ce n'est à servir de représentants de commerce pour la commssion européenne, elle même anti chambre de la Maison Blanche ou du 10 downing street. Alors si ceux que l'on nomme "petits" ( Parce que les trois autre sont grands peut être ? ), n'ont pas leurs signatures, boycottons le vote ! C' C'est la seule arme dont nous disposons, en attendant la rue, car c'est bien là que ça finira, quel que soit l'un des trois larons élu Posté par zeloise le 23/02/2007 10:44 S'il est vrai que 2 grands partis politique ne devraient pas avoir la main mise sur la vie démocratique française, je m'interroge, tout de même, sur ces candidats qui ne s'intéressent aux maires de petites communes que la veille d'une élection. Qu'ont ils faits ces "petits candidats" pour aider les petites communes? J'habite dans un village de 120 habitants, et ces pleureurs d'aujourd'hui, on ne les a pas vu ces 6 dernières années... zeloise http://www.youtube.com/profile?user=zeloise Posté par MBrf le 23/02/2007 11:07 Avant d'être candiat à la présidence, peut être faudrait-il faire la preuve que l'on sait être un bon maire ou député ou conseiller général, voire conseiller municipal. Pour certains : rien de tous ces "petits" mandats électoraux, on ne veut que la plus haute marche du podium et rien d'autre ! Dans toute les compétitions il y a des éliminatoires pourquoi pas dans celle-ci ? C'est vraiment le délire mégalomaniaque ! Vous voulez être à la plus haute place : OK passez passez d'abord par les intermédiaires... Si ça ne vous plait pas : c'est pas grave ! Allez planter vos choux ailleurs ! Vous prétendez que ce n'est pas démocratique ? Avec quel argent croyez vous que tous ces frais de campagne sont payés ? Sinon : tout le monde est candidat et pourquoi pas moi aussi ! Posté par MBrf le 23/02/2007 11:15 La PROPORTIONNELLE : Là certains ont tout dit ! Sous des arguments de démocratie c'est le plus mauvais scrutin qui puisse exister, c'est : - celui qui permet aux plus ignobles d'être élus, - celui qui permet de voter pour on ne sais pas qui, - celui de toutes les magouilles politiciennes, - celui de tous les "petits" partis même si certains sont tout à fait honorables, - celui qui rend l'élu encore plus dépendant de son parti au détriment des électeurs... NON : De Gaulle avait, à juste raison, horreur de ce type de scrutin car il fausse le débat et le lien direct qui doit exister entre l'élu et l'électeur. Posté par epsylon le 23/02/2007 11:39 et ca vous etonne? on est dans le bi partie a l'americaine et le reste on en veux pas ajouter a ca, le mattracage mediatique il est temps de passer a la 6eme republique Posté par murliche le 23/02/2007 11:54 Il semblerait que, moi qui suis une électrice de gauche, il y aura un (une) candidate de gauche au 2ème tour ; si, en l'occurence José Bové n'a pas ses parrainages, je m'en irai d'un pas léger puisque ce sera le printemps, voter blanc ; et le réservoir de voix pour le candidat de gauche ??? Posté par CC2 le 23/02/2007 12:03 à l'intention de sophie. avec cet argument, vous tombez dans le même travers que le système actuel.......... car si il est impossible de se faire entendre faute d'argent, d'avoir des élus, faute d'argent...comment voulez vous seulement tenter de faire ses ?. et puis j'en ai assez de voir des sommes d'argent colossales partir dans les caisses de soi-disant "grands partis"...simplement parce que les peuple français n'est pas à même d'être confronté à d'autres propositions et explications......... l'argent ne tombe pas du ciel...et moi qui est le plus grand mal à faire face à mon imposition...je suis en désaccord pour que des hommes et des femmes qui ne me représentent aucunement en soient"gavés"!!!
par article de Marianne 2007 publié dans : politique
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Mercredi 21 février 2007
Cumul des mandats, l'exception française LE MONDE | 21.02.07 | 15h00 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h05 Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts n mars 2006, une enquête réalisée par TNS-Sofres témoignait de la profondeur de la crise des institutions représentatives : 53 % des personnes interrogées estimaient que la démocratie française ne fonctionne pas bien. Au premier rang des propositions susceptibles d'en améliorer le fonctionnement et citée par 39 % des sondés, la limitation du cumul des mandats arrivait en tête, juste devant l'amélioration de l'accès des femmes aux responsabilités politiques. SANCTIONS FINANCIÈRES En France, les règlements prévoient des sanctions en cas d'absences répétées aux travaux parlementaires, mais elles ne sont jamais appliquées. ASSEMBLÉE NATIONALE. Avoir pris part, pendant une session, à moins des deux tiers des scrutins publics entraîne une retenue du tiers de l'indemnité de fonction (1 390,58 €) pour une durée égale à celle de la session ; si le même député a pris part à moins de la moitié des scrutins, cette retenue est doublée. SÉNAT. En cas de trois absences consécutives non justifiées d'un commissaire dans une commission permanente, celui-ci est considéré comme démissionnaire. Son indemnité de fonction est réduite de moitié jusqu'à la session ordinaire suivante ; il ne peut être remplacé en cours d'année. [-] fermer Quoi de plus affligeant, en effet, que ces séances de l'Assemblée nationale ou du Sénat où les textes législatifs sont débattus par une poignée d'élus ? L'absentéisme chronique des députés et des sénateurs pèse dans le discrédit de l'institution parlementaire. "On ne peut espérer renforcer les pouvoirs du Parlement si les députés ne consacrent à leur mission de faire la loi et de contrôler le gouvernement qu'à peine quelques heures par semaine", convenait Jean-Louis Debré, lors de la présentation des voeux au chef de l'Etat. "Je ne suis pas convaincu que l'interdiction du cumul des mandats soit la solution, bien au contraire", ajoutait cependant le président de l'Assemblée nationale. S'il est en effet un point qui fait consensus à l'UMP, sur lequel chiraquiens et sarkozystes se retrouvent sur la même longueur d'onde, c'est bien cette hostilité à l'interdiction du cumul des mandats. Au nom du nécessaire "enracinement local" des élus nationaux, plaident-ils à l'unisson. Pas question, donc, pour Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et toujours président du conseil général des Hauts-de-Seine, de mettre un terme à cette exception française qu'est la pratique intensive du cumul des mandats. Il est vrai que le candidat de l'UMP confiait récemment que, s'il était élu à la présidence de la République, il n'exclurait pas de conserver la présidence de son parti. Un cas de figure inédit. A l'inverse, Ségolène Royal et François Bayrou se déclarent partisans d'une stricte limitation du cumul des mandats. La candidate du PS, députée des Deux-Sèvres et présidente de la région Poitou-Charentes, a annoncé qu'elle ne se représenterait pas aux législatives de 2007, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Elle se prononce, par ailleurs, pour "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat". Quant au président de l'UDF, député et conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, il propose que soit adopté le principe du mandat unique pour les députés, assorti de "deux règles drastiques" : "Si l'on n'est pas là, on ne vote pas, pas de délégation de vote. Si l'on n'est pas là, on n'est pas payé." En revanche, ajoute M. Bayrou, "il y a une Assemblée qui doit comprendre des élus locaux, de grands responsables d'exécutif : c'est le Sénat". Si derrière la majorité des parlementaires, toutes tendances confondues, sommeille un élu local, ce n'est pas sans incidences sur l'élaboration de la loi. Chaque élu national, à Paris, aura tendance à évaluer la pertinence du texte qui lui est proposé à l'aune de ses intérêts locaux. La longue histoire des lois sur la décentralisation a ainsi été traversée par l'affrontement continu entre "départementalistes" et "régionalistes", qui ne recouvrait pas les lignes de clivage politique mais celles des autres mandats exercés. Quand Patrick Devedjian, alors ministre des libertés locales, défendait au Parlement la "mère des réformes" de Jean-Pierre Raffarin, il se félicitait d'"une réforme faite par les élus locaux pour les élus locaux"... Le scrutin majoritaire favorise la logique du cumul : la notoriété que procure l'exercice d'un mandat constitue une sorte de prime de départ au candidat. Et les partis eux-mêmes accordent prioritairement l'investiture à celui - et plus rarement celle - qui dispose déjà de la "légitimité" électorale. Ainsi, dans la tradition politique française, détenir un mandat électif favorise l'obtention d'un autre. Comment s'étonner alors des difficultés que rencontre le vivier politique pour se renouveler, auxquelles s'ajoute le retard accumulé sur la parité ? Les législations successives visant à limiter le cumul des mandats n'ont pas permis de faire disparaître le phénomène. En 1985, le gouvernement de Laurent Fabius adopte une première réglementation. Le mandat de parlementaire ne peut être exercé simultanément avec plus d'un des mandats ou fonctions suivants : représentant au Parlement européen, conseiller régional ou général, conseiller de Paris, maire d'une commune de plus de 20 000 habitants, adjoint au maire d'une commune de plus de 100 000 habitants ou plus, conseiller à l'Assemblée de Corse, membre d'une assemblée territoriale d'un territoire d'outre-mer. Au lendemain de la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997, Lionel Jospin impose aux membres de son gouvernement de renoncer à tout mandat exécutif local. Deux projets de loi introduisant de nouvelles restrictions sont déposés, en avril 1998, à l'Assemblée nationale. Les principes exposés sont clairs : il ne doit plus être possible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat européen ni un mandat de parlementaire avec une fonction de président de conseil général, de conseil régional ou de maire. L'interdiction vise également le cumul avec la présidence d'une structure intercommunale. A l'arrivée, la loi du 5 avril 2000 fixant les règles du cumul révise ces objectifs à la baisse. La résistance opposée par la majorité sénatoriale de droite a raison de plusieurs dispositions-clés. Les députés et les sénateurs peuvent continuer à exercer une fonction exécutive locale. La limitation des cumuls ne concerne pas le mandat exercé dans une commune de moins de 3 500 habitants. Quant aux intercommunalités, elles ont été retirées du projet... La pratique reste profondément ancrée dans nos moeurs politiques, alors que les transferts de compétences et de ressources qu'ont entraînés les lois de décentralisation n'ont fait que multiplier les risques de conflits d'intérêts. La rénovation de la fonction parlementaire, par ailleurs, suppose que les élus se consacrent à plein temps à leur tâche. Bernard Roman, rapporteur du projet de loi présenté par le gouvernement de M. Jospin, dressait un constat plein de clairvoyance. "Comment prétendre, interrogeait le député (PS) du Nord, que le cumul favorise le sens des réalités et la proximité avec les citoyens quand, dans la même semaine, le même élu doit présider son conseil municipal, signer les actes de la structure intercommunale qu'il préside, participer aux travaux du conseil régional, tenir sa permanence parlementaire, et enfin monter à Paris pour assister aux séances, aux réunions de groupe et de commissions ?" "A cet égard, ajoutait-il, le cumul favorise les élus parisiens, qui rencontrent moins de difficultés pour concilier obligations locales et nationales que leurs collègues de province et d'outre-mer." Le constat n'a rien perdu de sa pertinence. Patrick Roger Article paru dans l'édition du 22.02.07. La hausse vertigineuse des indemnités des élus locaux LE MONDE | 21.02.07 | 15h00 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h00 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts u fil des ans et de son questionnement sur le budget de l'Elysée, René Dosière, député (PS) de l'Aisne, s'est taillé une réputation de pourfendeur des vices de la République. Pour autant, ses collègues ne lui en sont guère reconnaissants. Croisant récemment Daniel Percheron, sénateur (PS) et président de la région Nord-Pas-de-Calais, il s'est vu apostropher : "Tiens, voilà celui qui nous a fiscalisés !" René Dosière est l'auteur de l'amendement à la loi du 3 février 1992, soumettant à l'imposition les indemnités perçues par les élus locaux. Depuis cette date, les indemnités votées par les conseils municipaux, généraux ou régionaux ont été plafonnées. L'objectif était de corriger les disparités entre des émoluments qui, selon les départements, pouvaient varier de un à sept. Ainsi, en 1987, un conseiller général de la Lozère percevait, en brut annuel, 7 805 euros (valeur 2004) quand son homologue des Hauts-de-Seine se voyait verser 55 309 euros ! Dans les conseils régionaux, l'écart atteignait même une amplitude de un à neuf entre la Corse (6 546 euros) et le Nord-Pas-de-Calais (58 391 euros). La loi a donc décidé d'harmoniser les situations en établissant un barème. Les indemnités maximales, calculées en référence à l'indice terminal de la fonction publique, sont déterminées selon la taille des collectivités. Les plafonds s'établissent ainsi de 17 303 euros (brut annuel, valeur 2004) pour les départements de moins de 250 000 habitants à 30 282 euros pour ceux dont la population dépasse 1,25 million. Les minima et maxima sont identiques dans les régions, ventilés en quatre tranches de moins de 1 million d'habitants à 3 millions, et plus. RÉSEAU D'OBLIGÉS Les résultats, cependant, sont éloignés de ceux qui étaient escomptés. Quand le législateur voulait inciter les collectivités les plus "gourmandes" à la modération, toutes celles - ou presque - qui affichaient un retard se sont empressées d'augmenter les indemnités de leurs élus pour les porter au taux maximum. Ce qui devait être un plafond est devenu, de fait, un plancher. C'est le constat sans ambiguïté que dresse M. Dosière, au vu des indications fournies par le ministre délégué aux collectivités territoriales, Brice Hortefeux, en réponse à une question écrite qu'il lui avait adressée le 24 janvier 2006. La liste des indemnités perçues par les élus locaux a été publiée au Journal officiel de l'Assemblée nationale du 23 janvier 2007. Selon cette liste, seuls trois départements (Dordogne, Haut-Rhin et Vosges) - mais aucune région - versent à leurs élus une indemnité moyenne inférieure au plafond autorisé. Les indemnités complémentaires perçues par les présidents et vice-présidents des exécutifs territoriaux ne suffisent pas à expliquer des dépassements qui peuvent atteindre 80 % dans le Val-d'Oise, 72 % dans la Drôme, 62 % dans la Meuse, 51 % dans les Ardennes, 49 % dans le Vaucluse, 48 % en Seine-et-Marne ou 47 % en Seine-Saint-Denis. En région, l'Aquitaine dépasse de 97 % le plafond autorisé, l'Alsace de 92 % et la Réunion détient le record avec une majoration de 106 % ! Les écarts entre collectivités se sont donc resserrés... vers le haut. Celles qui accordaient à leurs élus les plus fortes indemnités (Hérault, Meurthe-et-Moselle, Nord, Pas-de-Calais, Yvelines, Vaucluse, Hauts-de-Seine) en ont bien diminué les montants pour approcher les maxima autorisés. La palme de la vertu revient au département des Vosges, le seul à les avoir baissés suffisamment (de 30,9 %) pour repasser sous le plafond. En revanche, l'augmentation du montant moyen des indemnités atteint ou dépasse 100 % dans 21 départements et 6 régions. Les départements de la Gironde (+ 224,3 %), du Var (+ 253,5 %) et de la Réunion (+ 222,8 %), ainsi que la région Corse (+ 288,9 %) figurent en tête de ce palmarès. A la question du montant des indemnités s'ajoute celle de leur cumul. Aux termes de la loi organique du 25 février 1992, les parlementaires titulaires d'autres mandats électifs locaux ne peuvent cumuler leurs rétributions que dans la limite d'une fois et demie l'indemnité parlementaire de base. Le surplus éventuel peut être reversé à un adjoint ou à un vice-président de la collectivité territoriale. Le bénéficiaire du reversement devient, dans le langage fleuri de l'administration, un "substitué". Depuis 2002, cependant, le code des collectivités territoriales précise que la "substitution" ne peut être approuvée qu'après délibération de la collectivité. Ce reversement représentait, auparavant, un moyen efficace, pour certains "barons" locaux, de se constituer un réseau d'obligés. Les indemnités perçues par les élus intercommunaux (communautés urbaines, d'agglomération ou de communes) échappent à cette règle. Mais, du fait de l'importance grandissante des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) dans la vie publique locale, le montant global des indemnités versées a progressé de façon vertigineuse : + 50,5 % entre 2000 et 2001, + 37,1 % en 2002 et + 13,4 % en 2003. Comment l'administration fiscale peut-elle être sûre que la limitation du cumul des indemnités est respectée ? Il revient à l'élu lui-même d'"assurer l'information initiale des diverses collectivités dont il dépend". C'est sur la base d'une déclaration par lettre recommandée que sont effectuées les retenues. "L'élu local s'engage sur l'honneur à déclarer à la collectivité choisie, pour calculer la retenue à la source, les autres mandats dont il dispose", assure le ministère du budget. Cette garantie est-elle suffisante ? Le ministère a dû en douter puisqu'il a jugé nécessaire, en réponse à une question de M. Dosière, de rappeler les élus à leurs obligations, "afin de prévenir tout dysfonctionnement". Patrick Roger Article paru dans l'édition du 22.02.07 Editorial A bas le cumul ! LE MONDE | 21.02.07 | 15h11 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h11 Consultez les archives du journal, tous les articles parus dans "Le Monde" depuis 1987. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts rapée dans sa gloire d'avoir été, en 1789, l'accoucheuse de l'Histoire et, à peu de chose près, l'inventrice de la République, la France oublie trop volontiers qu'elle se satisfait d'un système politique parfaitement archaïque. Ainsi, il aura fallu un siècle et demi pour que les femmes y obtiennent le droit de vote et plus de deux siècles pour qu'une loi - d'ailleurs largement contournée au Parlement - pose le principe de l'égal accès des hommes et des femmes aux fonctions électives. De même, la Ve République a assuré le triomphe d'une conception féodale du pouvoir politique en permettant aux mêmes notables de monopoliser les fonctions de représentation et de décision à tous les échelons ou presque de la vie du pays, depuis la commune jusqu'au gouvernement en passant par le département ou la région. Ce cumul des mandats est, au plus mauvais sens du terme, une exception française : il concerne plus de quatre parlementaires sur cinq quand, dans toutes les autres grandes démocraties occidentales, les Constitutions ou l'usage le cantonnent à 15 % au maximum des élus nationaux. Certes, depuis vingt ans, la gauche a tenté de limiter le phénomène. Une première loi avait timidement ouvert la voie en 1985, à l'initiative du gouvernement Fabius. En dépit de sa volonté de moderniser la vie politique, Lionel Jospin s'est, lui aussi, heurté sur ce terrain à la fronde de tous les élus, et en particulier de la droite sénatoriale, bien décidés - au nom de l'enracinement local des élus nationaux - à ne pas abandonner l'essentiel de leurs prérogatives et de leurs rentes de situation : la loi d'avril 2000 n'a limité qu'à la marge la pratique du cumul, sans parvenir à en remettre en cause le principe. Or le problème est tout sauf mineur. En bloquant le renouvellement fluide des élus et des élites, en renforçant, voire en justifiant, un absentéisme parlementaire déplorable, en ignorant une décentralisation qui, depuis vingt-cinq ans, a modifié en profondeur la nature et l'exercice des pouvoirs locaux ou régionaux, le cumul des mandats a lourdement contribué au jugement très sévère que les Français portent sur le fonctionnement de notre système politique. Et, inévitablement, au discrédit des hommes qui en exercent la responsabilité. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle, notamment Ségolène Royal et François Bayrou, se sont prononcés en faveur d'une stricte limitation du cumul et ont proposé que cette réforme, parmi d'autres modifications institutionnelles, soit soumise à référendum. Tant mieux. Car elle est une condition nécessaire, sinon suffisante, pour restaurer la confiance entre les Français et leurs représentants. Article paru dans l'édition du 22.02.07. Offre Elections 2007 : Le Monde à -50%
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Mercredi 7 février 2007
On l'a connu moins rebelle... La tentation Bayrou C'est la somme des humiliations que le parti chiraquien lui a fait subir qui l'a poussé à s'émanciper. Désormais il est prêt à tout : à tendre la main à la gauche s'il affronte Sarkozy au second tour, ou à s'entendre avec la droite si le rêve passe. Pourra-t-il longtemps gérer ce grand écart ? Sur RTL, au petit matin. Ce 30 janvier, François Bayrou est interrogé sur l'arrestation de jeunes soupçonnés d'avoir volé le scooter d'un fils de Nicolas Sarkozy. « Nous vivons dans la France des deux poids, deux mesures », commente-t-il. Avant de citer La Fontaine : « Ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tout cas l'attitude de la police [...] ne sera pas la même. » L'Assemblée nationale, nuitamment. Il n'est pas loin de minuit, ce même 30 janvier, mais Bayrou a tenu à être là. Malgré la fatigue d'une journée surchargée, il entend témoigner. Contre un autre «puissant», une autre puissance : TF1. Dès son entrée en campagne, il a ciblé cette chaîne, symbole à ses yeux de la collusion entre l'argent, le pouvoir et les médias. Il n'a pas supporté que Robert Namias, le directeur de l'information, lui réplique qu'il attaquait TF1 parce qu'il n'avait rien d'autre à dire. Bravache, il vient à la tribune de l'Assemblée en remettre une louche. Dans le cadre d'un projet sur la télévision du futur, le gouvernement a prévu l'attribution d'un nouveau canal à TF1. Cette «décision est partiale, ces avantages sont accordés injustement», clame le candidat UDF devant un hémicycle désert. «On vous a connu moins rebelle» : c'est un animateur de France-Bleue qui fait la remarque à François Bayrou, le lendemain. Et comment ! Le président de l'UDF n'a pas toujours joué les imprécateurs contre les puissants. Il n'a pas toujours défié la droite. Longtemps, ce centriste bon teint, aimable Rastignac béarnais, est surtout apparu animé par le désir de conquérir Paris. Certes, il a toujours contesté la suprématie de feu le RPR. Mais sans prôner un renversement des alliances. Alors, il préconisait la création d'un grand parti de centre droit, qui réunirait le RPR et l'UDF, en excluant les gaullistes paléontologiques, du type Charles Pasqua. «Il a cru longtemps qu'il pourrait faire évoluer le systèmede l'intérieur», admet Marielle de Sarnez, sa coéquipière depuis vingt ans, aujourd'hui sa directrice de campagne. Ministre de l'Education d'Edouard Balladur en 1993, il s'est surtout distingué par sa volonté de réformer la loi Falloux, dans un sens favorable à l'école libre. Ministre de l'Education d'Alain Juppé en 1995, il s'est surtout signalé par sa volonté de ne rien réformer du tout. Et voilà qu'aujourd'hui il ne perd pas une occasion de brocarder Nicolas Sarkozy, son collègue du gouvernement Balladur, auquel rien de fondamental ne l'a opposé à l'époque. Et voilà qu'il rêve tout haut d'un destin à la Romano Prodi, son alter ego italien, chef de gouvernement grâce à une alliance de la gauche et du centre. « Le Roi libre » : c'est le titre de la biographie qu'il a consacrée à un autre Béarnais monté à Paris, Henri IV. Un homme libre : c'est le titre qu'il revendique aujourd'hui. Sa libération s'est jouée en trois actes. Premier acte : les régionales de 1998, ou plutôt, un de leur prolongement. L'élection de Charles Millon, devenu président de la région Rhône-Alpes grâce aux voix du Front national, est cassée. A la place, le RPR veut imposer un « milloniste ». L'ordre vient de l'Elysée. Bayrou tente un coup de poker : une centriste, Anne-Marie Comparini, est élue présidente avec les voix de la gauche. Deuxième acte : les européennes de 1999. Un déjeuner réunit autour de Jacques Chirac, Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy pour le RPR, Alain Madelin pour les libéraux, et François Bayrou pour les centristes. Au menu, un plat unique : imposer à l'UDF, parti pro-européen, que Séguin, héraut de la lutte anti-Maastricht, emmène une liste commune RPR-UDF. Bayrou est déjà décidé à constituer une liste autonome. Il commence par dire son amitié pour Séguin. Dans sa récente biographie de Sarkozy (1), Catherine Nay livre la réponse de celui qui est aujourd'hui premier président de la Cour des Comptes : «Ton amitié : tu peux te la carrer où je pense.» Tout le déjeuner est à cette aune. D'une violence inouïe. Tous contre Bayrou, Bayrou contre tous. Chirac jure de briser sa carrière. Quelques semaines plus tard, nouvel affrontement : Séguin ayant jeté l'éponge, Sarkozy prend la relève. Il appelle Bayrou qui se trouve chez lui, dans la cuisine de sa maison de Bordères, près de Pau. Une nouvelle fois, le patron de l'UDF se voit sommé de rentrer dans le rang. Sinon, prévient Sarkozy, «il y aura du sang sur les murs». Ce deuxième épisode, moins connu, sera plus lourd de conséquences. Au fond, Bayrou s'est toujours senti différent des bonapartistes, du type Chirac ou Pasqua. Mais il se croyait des affinités avec les orléanistes, du style de Balladur et de ses affidés. La violence de Sarkozy lui montre qu'il n'y a qu'une seule droite, qui entend régner sans partage. Troisième acte : l'élection présidentielle de 2002. Alors, sa libération est toute relative. Dès son entrée en campagne, Bayrou annonce qu'il votera Chirac au second tour. Dans l'incrédulité générale, il se bat. Ou plutôt se débat. Une grande partie de ses députés, Douste-Blazy en tête, soutient Chirac dès le premier tour. Le soir du second tour, un autre contingent centriste, mené par Borloo et Méhaignerie, part créer l'UMP. Aux législatives, Bayrou arrive à préserver un groupe centriste. Chirac n'en a cure. Pendant des années, il va ignorer l'UDF, pourtant la deuxième formation de la majorité. La droite a autant abandonné Bayrou à son sort que celui-ci ne s'est émancipé d'elle... C'est la somme des humiliations que lui a fait subir l'UMP qui a conduit le président de l'UDF à regarder du côté de la gauche. S'étant heurté au mur de la droite, qu'il assimile volontiers au mur de l'argent, il a décidé de le contourner. La gauche aurait tort cependant de voir en lui un vrai compagnon de route. S'il se qualifie pour le second tour face à Sarkozy, il se prêtera à une expérience à l'italienne : «Dominique Strauss-Kahn, Premier ministre, ça m'irait très bien», confie-t-il. Mais Bayrou n'est pas Prodi : il n'envisage de gouverner qu'avec une partie de la gauche, la gauche moderniste. Et, fidèle à son discours sur le rassemblement des bonnes volontés, il associera au gouvernement des hommes issus de la droite modérée, tel Michel Barnier. Avant que l'éclatement de l'UMP qui ne manquerait de se produire dans ce cas, pronostiquet-il, ne lui offre de nouveaux alliés... Plus que mendésiste, le Bayrou 2007 se veut gaullien : il ne rêve pas d'une alliance entre le centre et la gauche, mais d'une coalition type 1958, regroupant tout l'échiquier politique à l'exception des extrêmes. Dans son acceptation d'un scénario à la Prodi, il entre autant de pragmatisme que de conviction. Il y adhère car il juge la gauche en déshérence. «Y a-t-il encore une gauche en France?» lui arrive-t-il de demander. Mais si, dans la campagne, Nicolas Sarkozy devait s'avérer plus friable que Ségolène Royal, nul doute qu'il réorienterait son discours... Malgré sa progression dans les sondages (voir encadré), le plus probable reste qu'il ne se qualifiera pas pour le second tour. Que fera-t-il en cas de duel Sarkozy-Royal ? Bayrou refuse de répondre à la question, officiellement pour ne pas entamer sa crédibilité. Pas seulement. S'il s'est affranchi de l'UMP, sa formation, l'UDF, est à la traîne. Trois parlementaires UDF, dont Christian Blanc, l'ancien directeur de cabinet de Michel Rocard, ont déjà pris fait et cause pour Sarkozy. Pronostic d'un pointeur de l'UMP : en cas de second tour classique, droite contre gauche, «les deux tiers du groupe UDF soutiendront Sarkozy, quoi que dise ou fasse Bayrou». Dans ces conditions, la marge de manoeuvre du président de l'UDF sera réduite. S'il prônait le vote Royal, le risque serait grand pour lui de perdre une grande partie de ses troupes. Il négociera donc selon toute vraisemblance avec Sarkozy. D'autant plus âprement que son score sera élevé. Son objectif prioritaire est connu : imposer une dose significative de proportionnelle dans l'élection des députés, afin que l'UDF soit enfin... un parti libre ! Voilà donc Bayrou à la croisée des chemins. Prêt à tendre la main à la gauche s'il se retrouve au second tour contre Sarkozy, disposé à dealer avec la droite si le rêve passe... C'est le propre des hommes libres que de savoir épouser les vents dominants. Mais pourra-t-il longtemps gérer ce grand écart ? Tant qu'il n'était qu'un « petit » candidat, Bayrou évoluait à l'abri des questionnements. Maintenant qu'il est entré dans la cour des grands, rester dans l'ambiguïté pourrait se révéler passablement plus compliqué... (1) « Un pouvoir nommé désir », Grasset. Hervé Algalarrondo Le Nouvel Observateur
par lenouvelobs publié dans : portraits
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Dimanche 4 février 2007
Energie. Première productrice nationale, elle tire profit de cette électricité non polluante. La région Centre, centrale éolienne Par Mourad GUICHARD QUOTIDIEN : samedi 3 février 2007 Orléans correspondance Avec une capacité de 244 mégawatts (MW), la région Centre est devenu en 2006 la première de France en matière de production d'électricité éolienne, devant le Languedoc-Roussillon (215 MW) et la Bretagne (168 MW) selon une étude révélée récemment par l'Ademe (Agence d l'environnement et de maîtrise de l'énergie). Un résultat qui ne tient pas a hasard si l'on en croit le président socialiste de l'exécutif régional, Miche Sapin, qui avait fait de cette production record, l'une de ses promesses d campagne : «Pour que l'éolien fonctionne et soit rentable, il faut une zone venteuse, naturellement, mais aussi la proximité d'une importante aire de distribution d'électricité [afin de réduire les coûts de transport, ndlr]. » L'Eure-et-Loir, qui se trouve aux portes de l'Ile-de-France, est le département qui, avec 77 éoliennes, décroche le trophée avec une capacité de 163 MW, soit 67 % de la production régionale. Sur le même sujet La France en léger progrès «Si nous soutenons l'énergie éolienne, ce n'est pas par altruisme, explique Michel Sapin. Il s'agit clairement de l'énergie la plus propre et la plus rentable du marché.» Cette alternative coûte, dans la région, un million d'euros par MW installé, l'électricité produite étant rachetée par EDF, 82 euros le mégawattheure pendant les dix premières années d'exploitation. «Nous ne soutenons pas directement l'installation des éoliennes, il y a suffisamment d'aides pour cela, précise-t-il. Le soutien de la région passe surtout par la réalisation d'un "atlas éolien" qui permet à ceux qui le souhaitent d'identifier les zones les plus propices à l'installation d'éoliennes.» La région assure aussi un suivi des projets sur six ans, avec cinq axes d'évaluation dont l'impact sur l'avifaune et les chiroptères (chauves-souris). «Si l'éolien est relativement silencieux et non polluant, on ne peut balayer la question de ses nuisances potentielles, concède la direction de l'environnement régionale . Nous travaillons avec des associations naturalistes indépendantes qui veillent à ces questions.» Si son avenir semble radieux entre 2000 et 2005, la capacité mondiale est passée de 30 à 60 gigawatts (GW) et continue de croître de 20 % par an (lire ci-dessous) , l'éolien ne peut progresser indéfiniment sur une région grande comme la Belgique. «Face à l'énergie fossile, il n'y a pas une seule solution», poursuit Sapin. D'où les efforts de la collectivité pour développer de nouveaux partenariats dans des domaines de recherche moins rentables à court terme, comme la biomasse ou la géothermie. La présence du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) à Orléans n'y est sans doute pas étrangère. A l'horizon 2010, la France doit produire 21 % de son électricité à partir d'énergies renouvelables.
par article paru dans Libération publié dans : énergie
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Jeudi 1 février 2007
Le Pacte écologique de Nicolas Hulot réunit dix candidats à la présidentielle LE MONDE | 01.02.07 | 14h16 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dix candidats à la présidence de la République ont défilé, mercredi 31 janvier, devant Nicolas Hulot, entouré d'une cinquantaine de signataires anonymes de son Pacte écologique, et des représentants du milieu associatif écologiste. Chacun a développé son style. "Pour impulser une politique ambitieuse, j'aurai besoin de votre aide, et de vos pressions", a lancé Ségolène Royal aux militants. Pour François Bayrou, le président "devra avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale la prise en compte des questions climatique et de biodiversité" et de "bâtir une conscience européenne" écologique. Corinne Lepage a détaillé une liste de mesures concrètes. "Sans chiffrage et sans échéances, nous resterons dans le flou actuel", a-t-elle prévenu. Marie-George Buffet a promis de combattre "le libéralisme et le productivisme", responsables "des régressions sociales et environnementales". Dominique Voynet a raillé "les candidats qui ont signé d'un clic". La candidate des Verts a critiqué le bilan du gouvernement et a été la seule à souligner "les conflits d'usage et d'intérêt" à prévoir. "Le changement de cap du paquebot sera difficile", a-t-elle prévenu. Nicolas Sarkozy est intervenu en dernier. "Les engagements que je prends aujourd'hui vont irriguer l'ensemble de mon projet", a-t-il déclaré. M. Sarkozy a affirmé sa volonté de "faire évoluer une famille politique qui a fait des erreurs en matière d'environnement". Il souhaite "faire jouer l'économie de marché, en essayant de lui donner une éthique". Le candidat de l'UMP n'a pas caché son désaccord avec la première proposition du pacte : la création d'un vice-premier ministre du développement durable. Il lui préfère la constitution d'un "grand ministère du développement durable", regroupant l'écologie, l'eau, les transports et l'énergie. Les autres candidats - excepté Mme Buffet - approuvent la proposition de Nicolas Hulot. Tous se retrouvent sur le diagnostic : l'architecture actuelle du gouvernement est un handicap. Placé au quatorzième rang protocolaire, le ministère de l'écologie obtient rarement gain de cause lors des arbitrages. Cependant, la proposition de M. Sarkozy est accueillie avec une certaine inquiétude. Le petit ministère de l'écologie, qui ne dispose pas d'un corps propre de fonctionnaires, craint d'être écrasé par les administrations puissantes des transports et de l'industrie. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 02.02.07
par article du journal Le Monde publié dans : politique
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Jeudi 1 février 2007
Le Pacte écologique de Nicolas Hulot réunit dix candidats à la présidentielle LE MONDE | 01.02.07 | 14h16 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dix candidats à la présidence de la République ont défilé, mercredi 31 janvier, devant Nicolas Hulot, entouré d'une cinquantaine de signataires anonymes de son Pacte écologique, et des représentants du milieu associatif écologiste. Chacun a développé son style. "Pour impulser une politique ambitieuse, j'aurai besoin de votre aide, et de vos pressions", a lancé Ségolène Royal aux militants. Pour François Bayrou, le président "devra avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale la prise en compte des questions climatique et de biodiversité" et de "bâtir une conscience européenne" écologique. Corinne Lepage a détaillé une liste de mesures concrètes. "Sans chiffrage et sans échéances, nous resterons dans le flou actuel", a-t-elle prévenu. Marie-George Buffet a promis de combattre "le libéralisme et le productivisme", responsables "des régressions sociales et environnementales". Dominique Voynet a raillé "les candidats qui ont signé d'un clic". La candidate des Verts a critiqué le bilan du gouvernement et a été la seule à souligner "les conflits d'usage et d'intérêt" à prévoir. "Le changement de cap du paquebot sera difficile", a-t-elle prévenu. Nicolas Sarkozy est intervenu en dernier. "Les engagements que je prends aujourd'hui vont irriguer l'ensemble de mon projet", a-t-il déclaré. M. Sarkozy a affirmé sa volonté de "faire évoluer une famille politique qui a fait des erreurs en matière d'environnement". Il souhaite "faire jouer l'économie de marché, en essayant de lui donner une éthique". Le candidat de l'UMP n'a pas caché son désaccord avec la première proposition du pacte : la création d'un vice-premier ministre du développement durable. Il lui préfère la constitution d'un "grand ministère du développement durable", regroupant l'écologie, l'eau, les transports et l'énergie. Les autres candidats - excepté Mme Buffet - approuvent la proposition de Nicolas Hulot. Tous se retrouvent sur le diagnostic : l'architecture actuelle du gouvernement est un handicap. Placé au quatorzième rang protocolaire, le ministère de l'écologie obtient rarement gain de cause lors des arbitrages. Cependant, la proposition de M. Sarkozy est accueillie avec une certaine inquiétude. Le petit ministère de l'écologie, qui ne dispose pas d'un corps propre de fonctionnaires, craint d'être écrasé par les administrations puissantes des transports et de l'industrie. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 02.02.07
par article du journal Le Monde publié dans : politique
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Mardi 30 janvier 2007
A Moisdon-la-Rivière, la vie économe de la maison autonome LE MONDE ECONOMIE | 29.01.07 | 18h13 • Mis à jour le 29.01.07 | 18h21 NANTES CORRESPONDANCE Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts C'est une bâtisse discrète, en pleine campagne, à 10 km de Châteaubriant (Loire-Atlantique). Dans ce lieu-dit "Grosbouc", à Moisdon-la-Rivière, l'oeil du visiteur est seulement accroché par l'éolienne plantée dans le jardin - 18 m de hauteur et 5 m d'envergure. Sans ce totem, on filerait son chemin sans prendre garde. "C'est une maison comme les autres, acquiesce Emile Marion, 77 ans, maire de Moisdon depuis 1995 et élu depuis 1965. Finalement, la maison autonome fait plutôt parler d'elle à l'extérieur." Les propriétaires des lieux, Patrick et Brigitte Baronnet, 60 et 58 ans, ont définitivement dit adieu aux factures d'eau et d'électricité depuis treize ans. Compteurs remisés aux oubliettes, "pour acquérir une vraie autonomie financière", mais aussi par "conviction écologique, ou plus exactement citoyenne". Pour autant, la vie n'est pas devenue ascétique. "On n'est pas revenu à la bougie. Ici, on a la télé, un ordinateur, l'ADSL !" Photopiles, éoliennes, chauffe-eau solaire assurent l'autonomie de la famille. La révolution ne s'est pas faite en un jour. Achat de la maison en 1976 pour "40 000 francs" (6 100 euros). A l'époque, l'habitation, vétuste, mesure 50 mètres carrés. "On l'a rénovée avec nos neurones et nos petites mains" : terre, chanvre et paille en guise de matières premières. Mais la conception de la maison autonome n'a rien à voir "avec un délire de baba cool", martèle M. Baronnet. La seule référence politique admise, c'est René Dumont, premier candidat écologiste à la présidentielle en 1974. "Nous avons vécu longtemps à Paris avant d'être mutés ici, comme enseignants. Vers l'âge de 20 ans, nous avons pris conscience de la surconsommation d'énergie. La course à la croissance, c'est une véritable folie, qui nous emmène à la mort. Mais, quand on énonçait un tel propos à l'époque, on passait pour un illuminé !" En se mettant au vert, M. et Mme Baronnet ont expérimenté leurs idées à domicile. Avec leurs quatre enfants. Première résolution : la chasse au gaspi. "La première source d'énergie, c'est celle que l'on ne dépense pas, affirme M. Baronnet. On a passé en revue tous les postes énergétiques d'une vie quotidienne et on n'a gardé que l'essentiel, tout en réfléchissant à des techniques alternatives..." Traduction : une douche, "c'est 5 litres maximum". Les robinets s'actionnent à coups de pédales, pour couper court à toute dilapidation. L'eau est guidée du toit vers deux citernes enterrées, 800 litres au total. CERCLE VERTUEUX Pas question de gâcher "10 à 15 litres de flotte pour la chasse d'eau". Les Baronnet ont opté pour les toilettes sèches, un système de litière de copeaux de bois. "Inodore et économique, le tout finit en compost." Une opération qui nécessite 10 minutes par semaine, mais "grâce à laquelle on obtient le meilleur engrais du monde". Pas de tout-à-l'égout ni de station d'épuration, donc, mais "quatre bassins d'épuration des eaux usées par l'action biologique de plantes. On envoie nos analyses à la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, et il n'y a jamais de souci". Cercle vertueux : le jardin - 250 m2 - couvre plus de la moitié des besoins alimentaires de la maison. Plus besoin, évidemment, de réfrigérateur ni de congélateur. Pour conquérir son autonomie énergétique, la famille Baronnet a d'abord installé des photopiles tournantes (2 220 euros les 6 m2), complétées par un chauffe-eau solaire. Faute de solution dans le commerce - on était alors en 1997 -, M. Baronnet s'est ingénié à élaborer, avec un ami, un prototype d'éolienne. L'engin affiche une "petite puissance de 400 W. Ce n'est pas la puissance qui compte mais la quantité d'énergie fournie en un an. On a choisi une éolienne "vent faible" qui profite de la plupart des vents de la région. Elle tourne dix à douze heures par jour". Des batteries permettent de stocker le surplus d'énergie produit, "ce qui nous laisse une autonomie de quatre à cinq jours s'il n'y a ni soleil ni vent. C'est arrivé deux fois en dix ans". L'énergie est garantie sept mois de l'année par le solaire, deux mois par l'éolien. Le reste du temps, un poêle associé à un bouilleur fait l'affaire, nécessitant "l'achat de 400 euros de bois par an". A l'arrivée, "on consomme dix fois moins d'eau et d'électricité que la moyenne des Français" et... la gratuité est totale. Prix de revient final de la maison : "Moins de 35 000 euros, sachant que je n'ai quasiment pas eu recours à des artisans", précise M. Baronnet. Désormais, les Baronnet vivent de leur "art". La visite de leur maison est payante - "70 000 personnes en dix ans !" -, de même que les conférences et les stages de construction qu'ils proposent. Un prototype de "maison autonome" à moins de 25 000 euros a poussé dans le jardin. "On nous regardait comme des doux rêveurs, des crétins utopistes, aujourd'hui, on nous déroule le tapis rouge !" Yan Gauchard Article paru dans l'édition du 30.01.07.
par article tiré du journal Le Monde publié dans : urbanisme architecture logement
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Mardi 30 janvier 2007
Les pratiques quotidiennes émettrices de gaz à effet de serre LE MONDE ECONOMIE | 29.01.07 | 18h12 • Mis à jour le 29.01.07 | 18h18 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts . Quelle est la part de l'habitat dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) ? Les deux principaux facteurs d'émissions de GES dues aux ménages sont l'habitat et le transport, expliquent Florence Naizot et Patrice Grégoire, chercheurs à l'Institut français de l'environnement (Ifen). En 2004, les émissions des 30,7 millions de logements représentaient 13 % du total national, en hausse de 1 % par an en moyenne depuis 1990. Car le nombre de logements a augmenté de 14 % entre 1999 et 2004, en raison de l'accroissement de la population, du nombre de ménages monoparentaux et de l'individualisation de l'habitat (61 % des logements construits entre 1999 et 2004). Représentant 50 % des logements, les maisons individuelles émettent 65 % des GES du secteur. De même, la température moyenne hivernale des logements a augmenté de 2 oC en vingt-cinq ans. La consommation d'électricité des ménages a doublé entre 1982 et 2004. Cette consommation est plus ou moins intense en GES en fonction de l'heure : c'est le matin et le soir, l'hiver, lorsque les ménages montent le chauffage, que les producteurs doivent compléter l'offre d'électricité nucléaire par celle des centrales thermiques (charbon, gaz et fioul). 2. Et celle des voitures particulières ? Les émissions de GES dues aux voitures particulières ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2004, alors que le total des émissions diminuait de 0,8 %. L'amélioration constante de la performance écologique des moteurs est annulée par l'accroissement de la distance parcourue chaque année (+ 30 % entre 1999 et 2004), l'augmentation du parc de véhicules (27 millions à 30 millions ), leur vieillissement (5,8 à 7,6 ans d'âge moyen), leur alourdissement (900 kg par véhicule en 1984, 1 250 aujourd'hui) et la hausse de la puissance des moteurs (+ 38 % en 20 ans). Autres causes majeures : l'éloignement croissant entre le domicile et les lieux de travail et de services, et la multiplication des ménages bi-actifs, équipés d'au moins deux véhicules. 3. Et celle de notre mode alimentaire ? Le fret routier, dont 30 % est consacré au transport de denrées périssables, a vu ses émissions croître de 28 % depuis 1990, et le secteur agroalimentaire de 20 %. Une hausse due à la consommation en toute saison de produits frais, venant de lieux de production et de conditionnement de plus en plus éloignés, utilisant des chaînes du froid et de logistique toujours plus longues. 4. Comment les ménages peuvent-ils limiter les émissions de GES ? Diminuer la température moyenne de 2 °C réduirait de 1,34 % les émissions annuelles nationales, la généralisation des ampoules basse consommation de 0,11 %, le réglage systématique des machines à laver sur les programmes à froid hors des heures de pointe de 0,016 %. Rénover l'isolation des 20,2 millions de logements anciens chauffés au gaz et au fioul réduirait de 6,2 % les émissions à l'horizon 2020. Sur la même période, 3,7 % des émissions seraient évitées si les acheteurs de voitures d'occasion choisissaient des véhicules plus récents. Les émissions annuelles diminueraient de 1,6 % si les conducteurs réduisaient de 10 % la distance annuelle parcourue en voiture, et de 0,9 % s'ils respectaient les limitations de vitesse. Enfin, le choix de produits de saison, issus de l'agriculture biologique et proches de leur lieu de production pourrait faire baisser jusqu'à un tiers les émissions du secteur agroalimentaire. Article paru dans l'édition du 30.01.07.
par article journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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