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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Mardi 17 mai 2005
    Malgré les protestations, Marseille installe son incinérateur à Fos-sur-Mer La communauté urbaine de Marseille a donné le coup d'envoi de la construction d'un incinérateur de déchets ménagers à Fos-sur-Mer qui remplacera partiellement la décharge d’Entressen, la plus grande d’Europe à ciel ouvert. Le projet a été confié au groupement hispano-germanique Urbaser-Valorga International. Les élus de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole ont donc confirmé, vendredi 13 mai, le choix de la commission de délégation de service public. Ce sera donc l’attelage européen Urbaser-Valorga qui réalisera l’unité HQE de traitement thermique avec valorisation énergétique sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. La délégation de service public a été attribuée au groupement hispano-germanique par 107 voix pour, 40 contre (gauche et Verts) et trois abstentions. Etaient en compétition deux projet Urbaser-Valorga a été jugé techniquement plus innovant avec la réalisation d’une unité de tri-méthanisation d’une capacité de 100.000 tonnes, une première en France. Après sa mise en service prévue au premier semestre 2008, l'incinérateur de Fos devrait traiter près de 410 000 tonnes par an sur les 600.000 tonnes de déchets produits chaque année par MPM. Ce projet est toutefois vivement contesté par des élus locaux et des écologistes qui le jugent polluant et inadapté. "La dioxine assassine", "Non à l'incinérateur trop dangereux pour notre santé", ont protesté quelque 250 manifestants (selon la police) qui s'étaient rassemblés dans la matinée devant le siège de la communauté urbaine, Marseille Provence Métropole (MPM, 18 communes), à l'appel du maire socialiste de Fos-sur-Mer, René Raimondi. Cet incinérateur doit pourtant remplacer partiellement la décharge d'Entressen, une des plus grandes décharges à ciel ouvert de France (voir encadré). La décharge, qui reçoit chaque année quelque 600.000 tonnes de déchets de Marseille, doit impérativement fermer fin 2006 selon le ministère de l'Ecologie. Outre le choix d’un incinérateur – fusse-t-il HQE ! - MPM a choisi de l'implanter sur un terrain de 18 hectares, situé sur le territoire de Fos-sur-Mer mais appartenant au domaine privé du Port autonome de Marseille. Située à plus d'une vingtaine de km à l'ouest de Marseille, Fos-sur-Mer ne fait pas partie de Marseille Provence Métropole. Jean-Philippe Defawe (16/05/2005) Entressen devrait fermer fin 2006 La plus grande décharge d'Europe, située à Entressen (Bouches-du-Rhône) et qui dessert Marseille et des communes environnantes, devra fermer fin 2006 et la totalité du site être "réaménagée" jusqu'à fin 2007, a indiqué mercredi le ministère de l'Ecologie. Le ministère, en charge du dossier déchets, était interrogé sur la réponse du gouvernement français à une demande d'"explications" de la Commission européenne sur les risques que fait courir à l'environnement la plus grande décharge d'Europe. La Commission, qui a écrit le 12 mars dernier, demandait une réponse pour le 11 mai. La réponse à Bruxelles est "sur le point d'être envoyée", selon le ministère. Elle rappelle qu'après avoir fonctionné illégalement du 1er juillet 2002 à mars 2004, la décharge à ciel ouvert a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de régularisation le 2 avril 2004. Cet arrêté autorise l'ouverture jusqu'au 31 décembre d'un nouveau "casier" dans la décharge (zone d'exploitation) où les dernières normes européennes (directive de 1999 transcrite en droit français le 31 décembre 2001) doivent être appliquées. La décharge incriminée, ouverte en 1912, est située à quelque 70 km au nord-ouest de Marseille. Elle s'étend sur 80 hectares dans la plaine de la Crau et reçoit quelque 460.000 tonnes d'ordures chaque année.
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Mercredi 30 mars 2005
Déchets Société \ Environnement \ Déchets Lingettes : quel impact environnemental ? Alors que les lingettes sont la cible de campagnes de nombreuses ONG environnementales, l’AFISE (Association française des industries de détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle) vient de rendre public les résultats d’une analyse cycle de vie (ACV) comparant les impacts écologiques des lingettes  avec ceux d’autres produits de nettoyage. Dans la lettre accompagnant le dossier de presse sur les résultats de l’analyse du cycle de vie des lingettes, le président de l’AFISE, Max Coppolani n’hésite pas à faire un peu de provocation : « S’il fallait résumer ce dossier, je dirais que les lingettes font plutôt bon ménage avec l’environnement». En effet, selon l’AFISE, les lingettes ne représenteraient que 0,05 % de nos ordures ménagères, alors qu’elles permettraient d’économiser plus de 5 millions de m3 d’eau par an (soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 100 000 habitants). Cette petite phrase risque toutefois de rester en travers de la gorge d’ONG comme le WWF France qui, dans sa newsletter « Du jetable au durable », affirme que les lingettes sont 16 fois plus chères et font 20 fois plus de déchets que le nettoyage traditionnel ! Pour donner ces chiffres, le WWF France s’appuie sur une étude menée par l’Observatoire bruxellois de la consommation durable, comparant l’entretien d’une maison de 100 m2 pendant un an soit avec un liquide nettoyant ménager soit avec des lingettes. Dans ce second cas de figure, on arrive à une consommation  record de 1530 lingettes représentant 23 kg de déchets pour un coût de 555,77 euros ! Cette hypothèse extrême ne correspond pas à la réalité du marché et aux habitudes de consommation. Selon l’AFISE, alors que les Français(es) sont de loin les plus gros utilisateurs Européens2(ils consomment 25 fois plus de lingettes que les Anglais et trois fois plus que les Espagnols ou les Italiens), seuls 4 foyers sur 10 utilisent des lingettes pour l’entretien de la maison, la consommation moyenne s’établissant à 7 lingettes par semaine. Limiter le volume des déchets Si la version lingette des écologistes ne semble pas vraiment réaliste, qu’en est-il de la version industrielle ? Si l’on en croit Nadia Boeglin de l’ADEME, qui a réalisé la revue critique de l’analyse du cycle de vie, conduite par Ecobilan - comparant trois solutions pour nettoyer les cuisines (lingettes petites surfaces, produit de nettoyage en spray et nettoyant ménager liquide en flacon) -  les conclusions sont mitigées : « Certains chiffres avancés par l’AFISE dans leur démonstration ne sont pas tirés directement de cette analyse. Ce sont des extrapolations. En fait cette étude démontre que chaque produit a des  points forts  et des points faibles. Aucun des produits ne peut être qualifié de meilleur pour l’environnement sur tous les indicateurs ». Les trois produits sont effectivement, sensiblement équivalents en ce qui concerne leur contribution au changement climatique, à l’acidification de l’air et à la toxicité humaine. En revanche, si les lingettes présentent bien un avantage en terme de consommation d’eau (3 fois moins que le liquide pur ou dilué) et d’eutrophisation, c'est-à-dire de dégradation de la qualité de l’eau , l’analyse confirme qu’elles génèrent 3 fois plus de déchets ménagers que le spray et 6 fois plus que le liquide. Il faut toutefois noter qu’après incinération, les quantités de résidus solides totaux générées par chacun des trois produits  sont très proches : le spray et le liquide en générant seulement 35 % de moins que les lingettes ! Devant de tels résultats, que peut-on conclure ? Selon Nadia Boeglin, c’est à chacun de choisir sa solution, tout en essayant d’optimiser l’utilisation des produits : « Par exemple, choisir plutôt un liquide concentré et le diluer dans l’eau froide, ou des sprays rechargeables… ou encore si l’on choisit les lingettes, en faire un usage modéré. En tout cas, pour l’ADEME, le message consistant à limiter l’usage de produits jetables reste valable : pour les lingettes, un facteur multiplicateur des déchets ménagers de 3 ou de 6 me semble suffisant pour justifier le dit message ». Même si elle  reconnaît que ce débat sur les produits jetables reste de l’ordre du symbole et de la pédagogie : « Nos déchets ménagers proviennent d’une telle multitude de produits que, ramené au niveau individuel, aucun produit n’en constitue une part significative. Même les 18 milliards de sacs de caisse ne représentent « que » 2 kg de déchets par personne, soit 0,5 % de notre production individuelle annuelle ». Alain Chauveau Mis en ligne le : 30/03/2005 INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES VOIR AUSSI Pour consulter l'étude de l’Observatoire bruxellois de la consommation durable
par Bernadette Caillard-Humeau publié dans : déchets
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Vendredi 25 mars 2005
ARTICLE LE MONITEUR EXPERT La plus grande décharge de France va produire de l’électricité Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Le "biogaz" généré par la fermentation des déchets du site de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, servira a produire de l’électricité. Onyx en assurera la production. La division propreté de Veolia Environnement a en effet remporté un contrat de production d'électricité à partir de la fermentation de déchets organiques, dit "Biogaz", pour un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros sur les 15 années du contrat. Onyx a prévu d'investir au total 21,3 M EUR dans ce projet explique le groupe dans un communiqué. Ce contrat a été remporté dans le cadre d'un appel d'offre lancé par le ministère français délégué à l'Industrie et la commission de régulation de l'électricité qui concerne 14 projets biomasse, le projet de Claye Souilly étant le seul en biogaz. Sur ce site de Claye-Souilly (Seine-et-Marne), le plus grand de France (1,1 million de tonnes et 214 hectares), le biogaz généré par la fermentation des déchets est actuellement capté pour être valorisé, selon un communiqué de Onyx. Le projet consiste à équiper le site pour une production d'électricité supplémentaire de 16 mégawatts. L'électricité sera revendue à EDF pour une puissance totale de 27 MW par an dès 2007. Cette production permettra de couvrir en Ile-de-France les besoins énergétiques ménagers d'une ville de 80.000 habitants, selon la société. La mise en service des installations est prévue le 31 décembre 2006. (24/03/2005)
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Dimanche 20 mars 2005
Environnement Décision capitale aujourd’hui pour le plan départemental des déchetsClaude CalvetVendredi 18 mars 2005 Représentant de WWF France à la commission consultative du plan « déchets ». La commission consultative du plan départemental d'élimination des déchets se prononce aujourd’hui sur les filières préférentielles de traitement des déchets ménagers. Retour sur les enjeux de ce vote. La semaine dernière, la commission a dressé un état des lieux de la situation en matière de traitement des déchets sur le département. Quel est-il ? Il apparaît que pour l’instant, la méthode du stockage des déchets l’emporte, et pas toujours dans les meilleures conditions... En 2003, 1 152 610 tonnes de déchets ménagers ont été traitées par 121 communes. 8 % seulement de ces déchets ont été recyclés, 6 % compostés, 3 % incinérés et le reste stockés. Il y a donc un gros travail à faire pour atteindre les objectifs de tri et de « recyclage matière » fixés par l’Europe, quelle que soit la méthode de traitement choisie. Le président du conseil général affiche sa préférence pour des méthodes de retraitement comme le compostage et la méthanisation, excluant l’incinération prônée par la communauté urbaine de Marseille (CUM)... Toutes les filières sont étudiées. L’un de nos thèmes de travail, c’est la réduction des déchets à la source. Une proposition du plan départemental serait d’inverser la courbe des déchets, qui, pour l’instant, augmente. L’un des arguments des « anti-incinérateur » est de souligner que ce mode de traitement est incompatible avec une politique de tri. Votre avis ? Pour moi, c’est antinomique. Dans le cadre de la commission, nous sommes allés visiter l’incinérateur de Perpignan. Les 179 000 tonnes du département des Pyrénées-Orientales y sont traitées. Le centre de tri du site ne traite que 30 000 tonnes de déchets industriels banals et d’apport volontaire. L’incinérateur n’a que deux ans, et déjà, la construction d’un troisième four est avancé, alors que rien n’est prévu pour améliorer la collecte et le centre de tri. Pour que l’incinérateur soit rentable, l’industriel va chercher à brûler un maximum et investir dans les fours plutôt que dans le centre de tri, qui ne devient au final qu’une station de raffinage et de régulation du combustible de l’incinérateur. Le projet d’incinérateur de la CUM est l’un des enjeux du vote... La commission va voter pour les filières préférentielles de traitement des déchets. Les débats risquent en effet d’être enflammés... Ceci dit, nous ne sommes pas là pour exécuter une filière. Mais si on peut démontrer que l’on peut faire autrement, faisons autrement. Le conseil général et la CUM se livrent à une véritable course de vitesse : si le plan départemental est voté avant l’incinérateur, la CUM devrait s’incliner. Le vote de la commission n’est qu’une étape. Il doit ensuite être validé par les élus du conseil général. Après quoi, le préfet doit entériner le scénario choisi. In fine, la décision du conseil général aura force de loi. Votre pronostic ? Je suis serein. Nous avons des arguments de précaution et de prévention pour l’environnement. Mais tout est encore possible. Recueilli par S. HarounyanARTICLE L'HUMANITEeurope Le ciment de la corruption Transparence. Une ONG consacre son rapport mondial sur la corruption au secteur de la construction. L’Europe n’est pas épargnée par ce fléau. Commissions, pots-de-vin, sous-traitance occulte, prestation supplémentaire payée ne correspondant à rien... La liste des techniques de corruption dans le secteur de la construction et de la reconstruction est longue. À l’occasion de la sortie annuelle de son rapport mondial sur la corruption, l’ONG Transparency International (TI), une référence dans ce domaine, a choisi de s’intéresser plus particulièrement aux grands chantiers.« L’importance des sommes en jeu, la complexité des règles, le nécessaire recours aux marchés publics et à la sous-traitance, l’utilisation de travailleurs non déclarés, le problème des malfaçons et des surfacturations démontrent que ce secteur concentre tous les risques », a expliqué le magistrat français Claude Mathon, chef du service central de prévention de la corruption, lors de la présentation à Paris du rapport de TI. Chaque année le montant des appels d’offres publics représente une somme de 3 200 milliards de dollars dont 1 300 pour l’Europe des Vingt-Cinq. « Cela veut dire que 1 300 milliards passent tous les ans du public au privé », insiste Thierry Beaugé de TI France. L’ONG estime que 10 % de ces sommes sont détournées, soit 300 milliards de dollars à l’échelle de la planète. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment le coût global de la corruption entre 500 et 1 500 milliards de dollars.L’Europe n’est pas épargnée par ce fléau. L’Allemagne est épinglée à plusieurs reprises dans ce nouveau rapport. Selon TI, 13 millions de dollars de pots-de-vin auraient été versés lors de la construction d’une usine d’incinération de déchets d’une valeur de 500 millions de dollars à Cologne. De l’argent aurait aussi été versé pour la construction du nouveau stade de foot de Munich qui accueillera le match d’ouverture de la Coupe du monde 2006. « La société autrichienne Alpine aurait payé 2,8 millions d’euros pourobtenir des informations confidentielles, qui luiauraient permis de remporter le contrat », écrit TI. Deux exemples parmi beaucoup d’autres.« Malgré tout, le constat est encourageant dans une quinzaine des trente pays de l’OCDE », remarque Daniel Lebègue, président deTI France. C’est surtout pour les nouveaux membres de l’UE et les pays candidats que le bât blesse. Sur le baromètre 2004 de la corruption, élaboré chaque année par TI, la Roumanie (87e), la Pologne et la Croatie (67e ex aequo) sont les plus mal classées. « Nulle part, la corruption n’a été un enjeu social et politique plus grand que dans les économies en transition de l’Europe centrale et orientale et dans l’ancienne Union soviétique », indique TI. C’est particulièrement vrai en Roumanie. Pour TI, « l’indépendance du pouvoir judiciaire pourrait constituer une pierre d’achoppement pour l’adhésion de la Roumanie à l’UE en 2007 ».Damien RoustelLe rapport est disponibleen français à cette adresse : www.globalcorruptionreport.org  Conférence ATEE Rhône-Alpes - déchets industriels Posté par Florent Breuil. Approuvé le Mardi 01 Mars à 13:29 [M] ARTICLE SUR LA THERMOLYSEIFP Lyon 01 MARS 2005 17 H 00 La loi indique que les détenteurs de déchets sont responsables de ceux-ci. L’ industriel ne dispose pas toujours de moyens pour valoriser ou traiter efficacement ses déchets. La société LABO-SERVICES prend en charge les déchets spécifiques et dangereux à risques chimiques, en développant la collecte, l’ identification, le tri et les regroupements pour les pré-traitements et les traitements appropriés par des opérations logistiques sécurisées. Cette société peut aussi intervenir directement sur les sites clients. Véritable alternative à l’incinération, la thermolyse émerge en France avec une première usine à ARRAS. Procédé innovant sans combustion, la thermolyse valorise au maximum les déchets. Son avantage environnemental sur les procédés thermiques classiques est indéniable. De plus, elle est modulable, et en terme de coût, le traitement est équivalent à celui d’ une usine d’ incinération.
par Bernadette Caillard-Humeau publié dans : déchets
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Vendredi 4 mars 2005
ARTICLE LE MONITEUR EXPERT Le coût de la gestion des déchets municipaux a "globalement doublé" dans la dernière décennie, mais devrait augmenter moins fortement dans les années à venir, estime l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).Les déchets municipaux recouvrent les ordures ménagères (ménages, commerçants et artisans), les objets encombrants, les boues d'épuration et les déchets d'élagage.L'établissement public a donné cette indication à la presse à l'occasion de la signature d'un accord formalisant sa coopération avec Eco-Emballages et Adelphe.Ces deux sociétés perçoivent une contribution des industriels ou des distributeurs pour les emballages des produits qu'ils mettent sur le marché (papiers-cartons, canettes et autres emballages métalliques, plastique, verre).Avec cet argent, elles aident les collectivités locales à instaurer et à faire fonctionner la collecte sélective des ordures ménagères.Le "point vert" appliqué sur l'emballage indique le paiement de la contribution, que l'emballage soit recyclable ou non.Selon l'Ademe, le coût de gestion des déchets municipaux varie de 130 à 220 euros par tonne, soit 40 à 95 euros par habitant et par an, avant déduction de tout soutien financier.Si l'on tient compte des aides et de la vente aux ferrailleurs par les communes des matériaux recyclables, le coût tombe à 100-175 euros la tonne, soit 30 à 75 euros par habitant et par an.D'après l'Ademe, le nouveau barème du "point vert" permettra de financer 60% en 2008 du coût de gestion des emballages usagés en 2008 contre 45% en 2003.
par article Le Moniteur Expert publié dans : déchets
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Samedi 19 février 2005
ARTICLE CAFE GEO Lyon jeudi 8 mars 2001, au café Bellecour Les poubelles dans l'espace : déchets urbains et enjeux géographiques Avec Gérard Bertolini Des mêmes auteurs... Marc Lohez Quoi de neuf à Londres ? Visite de Rungis Le thermalisme La politique de la ville La mode a-t-elle des territoires ? Marie-Christine Doceul Le barrage des Trois Gorges et le problème de l'eau en Chine Ségrégation sociale, ségrégation spatiale Y a-t-il trop de forêt en France ? Migrations et conflits en Afrique Du World Trade Center aux usines de Toulouse : la vulnérabilité des grandes villes Dans la même rubrique... Dans la même rubrique Les géographies aujourd'hui Ségrégation sociale, ségrégation spatiale La centralité à travers l'exemple du Grand Lyon Les montagnes du Maghreb : un cas de déterminisme géographique ? Les dangers passés et présents des bords de l'eau Du World Trade Center aux usines de Toulouse : la vulnérabilité des grandes villes Les problèmes de l'eau en Inde Le renouveau du local en Géographie En matière de poubelle, êtes-vous plutôt pour une approche cow-boy ou pour une approche cosmonaute ? Pour répondre, ce jeudi 8 mars 2001, au café Bellecour, un des rares spécialistes français des déchets, le " rudologue " Gérard Bertolini. On connaît au Mans l'équipe " Déchets et espace géographique " et l'Institut de rudologie fondés par le géographe Jean GOUHIER, aujourd'hui retraité. Et c'est à Lyon que travaille l'équipe constituée par Alain NAVARRO, ingénieur à l'INSA, et Gérard BERTOLINI, économiste, auteur de plusieurs ouvrages dont Le minimalisme, et Décharges, quel avenir ? La 1ère lecture qu'il fait du sujet, est une lecture de cosmonaute ! Il s'agit alors de minimiser les déchets et de recycler en un circuit fermé. Cf. Le minimalisme de l'auteur. La 2ème lecture l'amène à poser des questions de géographe : Où vont les déchets ? Dans des lieux particuliers, à la propriété floue, des " terrains vagues ". Dans des marges géographiques et sociales. Les bidonvilles n'ont pas de déchets à l'intérieur, mais sont entourés d'une ceinture de déchets qui rendent inutiles les barbelés. Les déchets voyagent-ils ? Les échanges internationaux concernent les ferrailles, les vieux papiers, qui font l'objet d'un marché de récupération, à la différence du verre qui voyage peu. Les flux Nord-Sud, type " vaisseaux de poison ", sont réglementés par la convention de Bâle et la convention de Lomé qui recommandent le principe de proximité pour les déchets à éliminer. Qui traite les déchets en France ? La schéma de traitement des déchets de 1992 fixe un cadre régional pour les déchets industriels et un cadre départemental pour les ordures ménagères. La mise en décharge " de classe 1 " sera réservée aux " déchets ultimes ", i.e. non valorisables, à partir de 2002 (NB : impossible à réaliser à cette date). Cette loi marque une rupture, en disqualifiant la décharge et en favorisant l'incinération (alors que la part des décharges dans le traitement des déchets mondiaux est de 97%). Où installer les nouvelles installations d'incinération ? On connaît la réponse NIMBY (not in my backyard = pas de cela chez moi). Le problème est donc celui de l'acceptabiité sociale des nouvelles installations. Les chercheurs ont défini des conditions d'acceptabilité : un profil socio-démographique des populations d'accueil, un projet de la collectivité d'accueil, et de façon plus générale une réappropriation psychologique de leurs déchets par les sociétés. Un " bon lieu " n'est pas non plus un lieu " trop visible ", du type banlieue défavorisée, ou rural profond… La question se pose d'emblée : qui gère les déchets ? quels sont les intérêts économiques en jeu ? Réponse : en France, un duopole : Vivendi et Suez Lyonnaise, qui sont d'accord pour ne pas se faire une concurrence agressive sur les prix, mais qui portent la compétition sur le terrain de la qualité, ce qui leur permet de ne pas baisser leurs coûts, au contraire. Jacques Defossé veut ancrer le débat dans le temps. Il rappelle que dans les années 60, on en était à une " économie de cow-boy ", et les déchets allaient dans des trous. Puis se produisit une prise de conscience (cf. club de Rome), dans une génération à laquelle appartiennent nos spécialistes rudologues, qui amène à penser la gestion des déchets à la manière d'une " économie de cosmonaute ". On se situe aujourd'hui dans une période charnière où les populations s'aperçoivent des implications pratiques d'un " développement soutenable " : trier les déchets, payer des taxes, avoir éventuellement un lieu de traitement près de chez soi. Et le sentiment dominant est l'incertitude. Gérard Bertolini insiste sur les pratiques différentes d'un pays à l'autre. Ainsi, l'usage de la consigne : 10 % des bouteilles en France contre 75 % en Allemagne. Pourquoi ? 1ère raison : l'organisation de la production : les bouteilles de bière allemandes sont dans un circuit court avec les brasseurs locaux ; 2ème raison : l'organisation de la commercialisation allemande bien plus favorable à la consigne que nos hypermarchés. La part de l'incinération varie beaucoup d'un pays à l'autre : très faible à l'échelle de la Terre (3%), faible en Amérique (< 5% au Canada, 15 à 20 % aux EU), elle atteint 35 à 45 % en France aujourd'hui, et 80 % en Suisse. Avec quoi corréler la pratique de l'incinération ? la richesse des Etats ? oui, mais exception américaine ; la densité de la population ? oui, mais exception britannique, pourtant pays d'origine et exportateur de la technique (10%) ; les techniques des groupes dominants ? oui, aux EU, le groupe n°1 est le spécialiste de la mise en décharge, là où les groupes français sont polyvalents ; les représentations mentales ? oui, l'incinération vue comme " le trou du diable ". Passons à l'étude du cas lyonnais. Où implanter la décharge de classe 1 ? 3 propositions sont à l'étude : un plan de la SCET-Environnement pas localisé, la 2ème d'un groupe de l'Ain mal localisée selon des critères socio-démographiques (population importante d'agriculteurs actifs), la 3ème de Vivendi-Lyonnaise à Sury-le-Comtal (Loire) qui semble meilleure : une ancienne exploitation d'argile dans une commune au fort taux de chômage, et à la zone industrielle mal remplie qui voit un intérêt à être mieux reliée à l'autoroute, un début de maîtrise foncière. Mais le projet avance lentement : le groupe Vivendi-Lyonnaise n'est pas pressé (peu de sites ouverts -> tarifs élevés). Sylvain Genevois oppose l'argument de l'image négative dont peut souffrir les sources d'eau minérale voisine de St-Romain. Alors, dit Gérard Bertolini, il faudra accepter de compenser les pertes subies et apporter une belle " corbeille de la mariée " ! Pourquoi une usine d'incinération est-elle installée à Gerland ? n'est-ce pas en contradiction avec la nouvelle image de ce quartier, où vient de s'installer l'ENSLSH ? Réponse de Gérard Bertolini : d'abord, car il y en avait déjà une à Gerland, ensuite, parce que l'environnement peu dense en population mais dense en usines est favorable, et enfin à cause de l'utilisation de l'eau du Rhône. Les sous-produits de l'incinération ne sont pas expédiés par le port voisin Edouard-Herriot, mais le mâchefer est valorisé (à bas prix) par une entreprise de travaux publics comme sous-couche routière. Compte-rendu : Marie-Christine Doceul Quelques remarques à propos du cafe geo de Lyon (08/03) consacré aux déchets et animé par l'économiste G. Bertolini. Sylvain Genevois en poussant ce dernier dans ses derniers retranchements lui a fait avouer ses réserves vis -à-vis de l'incinération : ainsi rappelle t-il que les français ont longtemps nié l'impact de la dioxine se moquant pendant 15 ans des études américaines qui prévoyaient le nombre de cancer autour d une usine d incinération, en s'appuyant il est vrai sur une modélisation peu fiable. Mais l'économiste a également montré les limites du recyclage ; passer du modèle du cow-boy jetant à tous vents au modèle du cosmonaute ne va pas sans mal : Le recyclage extrême effectué dans les engins spatiaux habités montre en même temps- les limites de ce modèle. tout est recyclé (eau, air etc.…) mais il faut compter avec des blocages psychologiques (recyclage de l'urine), d'autre part, il faut prévoir une énorme préparation à terre qui produit elle-même bien des déchets. Trouver un système encore plus complet (avec plantes et animaux), pour des vaisseaux partant plus longtemps, avec plus de monde ne semble pas très simple comme l'ont montré les failles de l'expérience biosphère 2. Si le modèle lui même est un casse-tête, son application sur terre pose toute une série de problèmes : les emplois créés, pénibles et pas très valorisants (trier un-à-un les déchets) ; même si des postes plus qualifiés peuvent exister comme « ambassadeur de tri » (« non mémé, pas le pot de yahourt à moitié plein dans le bac à plastiques »…). L'espace domestique à restructurer : bien des appartements sont trop petits pour le stockage provisoire rendu nécessaire par le tri. Dans les immeubles, le local poubelle situé dans les espaces les plus sombres et les moins agréables de l'édifices n'incite pas à y passer du temps pour trier. On a fait pour l'instant le plus facile : le propre et sec. Pour le reste, les coût risquent de s'envoler, et pour les matières fermentescibles, si l'on ne valorise pas le méthane, on participe à l'effet de serre.. En France, si 10 à 15% des personnes sont des trieurs convaincus et pratiquants, on ne peut guère espérer évangéliser que 30% de plus. La dimension psychologique est donc la plus importante. Nous avons été habitués depuis ce cher préfet Poubelle à « jeter et ne plus y penser ». Plus que les législations nationales, l'état d'esprit des populations conditionne la part du recyclage. Et de ce coté là le cas de Vasaa en Finlande (non évoqué pendant le café) est exemplaire : Ville de 55000 habitants sur le Golfe de Bothnie, Vasaa est parvenue à ne rejeter en décharge que 9,5% de ses déchets. Deux usines permettent de valoriser tout le reste et le compost produit sert aux parcs et jardins de la ville. Une économie du déchêt s'est même implantée là puisque Vasa traite les poubelles de 130000 habitants et que la société qui a développé le système l'applique dans d'autres villes européennes, y-compris dans le très incinérateur Luxembourg. Mais si Vasa en est arrivé là, c'est que 80% des personnes se sont mis à trier dès que la collecte sélective a été proposée ; la production de déchets par tête a même diminué. Ce pays illustre bien les propos de G. Bertolini montrant que l'espace disponible ne conditionne pas forcément le taux de rejet en Décharge : la Finlande a 15 habitants au km2. Devra-t-on donc aménager les territoires en fonctions des déchets ? Pour connaître le comportement des métropoles européennes face aux déchets, des statistiques (un peu défraichies) sur l'audit des villes : http://inforegio.cec.eu.int/urban/audit/src/publics.htm Marc lohez Copyright Associations des cafés géographiques 1998-2005. Responsable du site: Yann Calbérac contact mail: lyon_cafe-geo.net (remplacez le "_" par
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Mercredi 16 février 2005
Le projet d’incinérateur du syndicat mixte Trivalis, prévu depuis 2001 pour éliminer la moitié des déchets de Vendée, avait soulevé une telle hostilité de la part des habitants que le conseil général s’était résolu fin 2003 à réviser le plan départemental d’élimination des déchets. La commission consultative mise en place dans ce but vient de préconiser l’abandon de l’incinérateur au profit d’une valorisation biologique maximale par compostage, reposant sur six à sept unités industrielles assurant un «tri mécano-biologique» et une multiplication des composteurs domestiques, l’ensemble étant complétés par un réseau de six centres de stockage. Le coût à la tonne de ce nouveau scénario reviendrait à 104 euros, tandis que l’incinération représentait 142 euros. Source : Les Echos du 9 février
par Journal Les Echos publié dans : déchets
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Jeudi 3 février 2005
Communiqué de France Nature Environnement : Remettre l’incinération à sa place ! Le Comité de Prévention et Précaution (CPP)* estime qu’il est urgent de prendre des mesures incitatives en matière de prévention de la production de déchets et qu’il faut « replacer l’incinération dans le cadre d'une politique globale de gestion des déchets ». La fédération France Nature Environnement (FNE) se félicite de ce constat, qui sous entend que le fort développement de l’incinération doit être stoppé, et ce pour plusieurs raisons. En effet, incinération et prévention (faire moins de déchets) sont en totale contradiction, les incinérateurs étant de véritables "aspirateurs" à déchets. Pour mémoire, rappelons que les nouvelles unités sont construites pour de gros tonnages afin de les rentabiliser. Hormis pour les plus grandes agglomérations, l’objectif de rentabilisation de telles unités implique la chasse aux déchets à travers le territoire, ce qui induit notamment la mise au placard du principe de proximité, avec pour conséquence des milliers de camions sur les routes, d’où des impacts sanitaires (bruit, pollution de l’air…) et effet de serre. Aucune étude épidémiologique fiable, mesures sur l’environnement insuffisantes, émission avérée en quantités infimes de substances toxiques s’accumulant dans notre environnement et notre organisme… Le CPP n’est pas affirmatif sur l’absence de risques sanitaires liés aux incinérateurs et invite implicitement au principe de précaution. Alors que l’incinération est présentée comme la solution miracle par les décideurs, FNE continuera à aller à contre courant en demandant que cette technique reste marginale.
par france nature environnement publié dans : déchets
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Mercredi 2 février 2005
Il n'y aura pas d'incinérateur en Vendée ! La commission consultative propose d'intensifier le tri et le compostage ! Pas d'incinérateur en Vendée, appel au civisme des Vendéens pour mieux trier leurs déchets, priorité absolue au compostage, enfouissement limité. Voilà les grandes lignes préconisées par la commission consultative pour réformer le plan départemental d'éliminations des déchets. Cet avis devra être confirmé par le conseil général mi-février. Dans un récent sondage, commandé par le conseil général, 95 % des Vendéens interrogés se disaient prêts à faire des efforts personnels pour éviter le recours à un incinérateur. Et bien la commission consultative, chargée de trancher sur la manière de réviser le plan d'élimination des déchets, les prend au mot. Elle retient le scénario 4 qui fait la part belle au tri, au recyclage et au compostage. Selon la commission, exit à jamais le projet d'un incinérateur qui a donné des sueurs froides aux Vendéens depuis trois ans. « On n'a pas retenu cette solution, non pas pour des raisons technologiques, mais parce qu'il n'y avait pas acceptation des Vendéens. Pouvait-on faire comme si Grosbreuil n'avait pas existé ? », explique Bruno Retailleau, vice-président du conseil général. La mobilisation citoyenne aurait-elle fait trembler le conseil général ? Le peuple a dit « non » à l'incinérateur, ses élus ont suivi... « Et tous les déchets vendéens seront traités en Vendée. » Pas d'export vers des incinérateurs voisins. Exit aussi les grands centres d'enfouissement de 100 hectares du type de Grand'Landes. Les élus ont retenu la leçon des dérives du passé. Le scénario préconisé par la commission préfère donc « six CET de seulement 20 hectares maximum pour 25 ans ». Chacun pouvant accueillir 20 000 tonnes de déchets inertes. La philosophie générale du plan retenu repose donc sur le tri et le compostage. Avec des composteurs individuels (6 000 sont déjà distribués, plus 3 000 d'ici fin 2005), vingt plate-formes de compostage collectif (capacité chacune entre 50 et 100 tonnes) et sept centres de tri mécano-biologiques pour faire du compost. « Chaque centre recevra 26 500 tonnes de déchets et il en ressortira 50 000 tonnes de compost », détaille Bruno Retailleau. Un compost qui sera disponible gratuitement pour l'épandage agricole. « Tous ces équipements seront sous maîtrise d'ouvrage publique. Trivalis en sera l'exécutif », assure Bruno Retailleau. Toute la réussite de ce scénario repose sur un point : l'intensification du tri. C'est un pari osé sur la bonne volonté des Vendéens. « C'est le scénario de l'effort, prévient Simon Gerzeau, président de la commission. Il s'appuie sur le civisme écologique des Vendéens. » Bruno Retailleau est catégorique : « On va leur demander beaucoup. Il faudra changer d'attitude, changer de culture, optimiser le recyclage. » L'objectif est clairement de limiter le volume des ordures ménagères, et donc à traiter. Aujourd'hui, 360 000 tonnes de déchets sont produites (estimation à 410 000 tonnes fin 2005). La commission souhaite donc fortement inciter à la réduction des déchets à la source, dans chaque foyer, mais aussi auprès des industriels, de la grande distribution. « Nous passerons des accords avec eux », indique Bruno Retailleau. Il faudra aussi imaginer un plan de bataille pour sensibiliser les touristes. Un gros travail d'information en perspective. Scénario « le plus écologique » Pour la commission, le scénario retenu présente des avantages décisifs, qui ont fait la différence sur les autres solutions possibles : « C'est le plus écologique, le plus protecteur en matière d'environnement, avec l'impact le plus faible sur l'effet de serre, les risques les plus faibles en matière de toxicité, le moins dangereux pour la santé humaine. » Autre atout de poids, « c'est le moins cher : 104 € par tonne ». Désormais, en rendant cet avis, la commission a terminé son travail. Elle passe le relais aux conseillers généraux, qui devront valider ou non cet avis, mi-février. Suivront, en mars, l'élaboration en détail du plan départemental, puis d'avril à mai, l'enquête administrative (avis des administrations d'État et collectivités voisines de la Vendée), d'août à septembre, l'enquête publique, et enfin en octobre l'approbation du plan définitif par le conseil général. Christophe JAUNET.
par article Ouest-France publié dans : déchets
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Dimanche 30 janvier 2005
Le comité de prévention et de précaution, composé de scientifiques, a rendu publics ses travaux sur les risque sanitaires et environnementaux liés aux incinérateurs de déchets. S'il conclut à l'absence de risque de maladies aussi graves que le cancer, le Comité reste prudent sur les effets sanitaires et environnementaux de la dioxine. Les quelques  études menées jusqu'ici ne permettent pas, en effet, d'aboutir à des conclusions définitives sur les risques liés à l'incinération. La France, qui dispose du plus grand parc d'incinérateurs de l'Union européenne, a longtemps occulté les impacts sanitaires et environnemenraux de l'incinération, mode de traitement des déchets qu'elle privilégie avec la mise en décharge - 47% des déchets sont mis en décharge et 35% sont incinérés, le recyclage n'est que de 16%, avec une récupération énergétique de 5%-. Pourtant, la combustion des déchets présente une certain nombre de risques au plan sanitaire, pour les riverains et les animaux, ainsi qu'au plan environnemental. Les émissions de dioxine, en particulier, sont particulièrement nocives. Elles sont rejetées dans l'air, mais également dans les sols, où la dioxine s'accumule et touche ensuite la végétation, puis les animaux dont la nourriture provient des sols. La question de la dioxine, traitée au début des années 90 par le Danemark et les Pays Bas, n'a été mentionnée en France qu'à partir de 1997 par les pouvoirs publics dans un texte réglementaire. C'est ensuite une directive européenne de 2000 qui a fixé les normes concernant les rejets de dioxine, applicables en décembre 2005 à toutes les installations.Dans les années 90, de nombreuses plaintes seront déposées sur l'ensemble du territoire, engendrant des fermetures d'usines d'incinération pour non conformité. En 2003, Roselyne Bachelot, alors ministre de l'écologie, avait demandé au Comité de Prévention et de Précaution (CPP) de rendre son avis sur une étude menée sur les riverains d'une usine située à Besançon, émettant un lien entre les émissions de dioxine et des cas de cancers chez les riverains. Pour le CPP, qui a rendu ses conclusions à la presse le le 27 janvier dernier,  " il n'existe pas d'argument solide permettant de conclure à un risque accru de cancer pour les personnes qui résident à proximité d'une usine d'incinération ". Mais, prudent, le comité souligne que les données sur les rejets polluants sont peu nombreuses et qu'il faut poursuivre les recherches avant de tirer des conclusions définitives. " L'impact actuel et futur de l'incinération semble maîtrisé, mais il reste des incertitudes à lever, explique son président, Alain Grimfeld.  Il nous semble indispensable de mettre en place des dispositifs de surveillance sanitaire ". Polémiques entre expertsDe fait, si le CPP fait preuve de scepticisme sur les  risques de cancer, il reconnaît que tous les risques n'ont pas été identifiés à l'heure actuelle. Pour Phillippe Hubert, membre du CPP et de la direction des risques chroniques à l'INERIS, la question du risque sur la santé et l'environnement est loin d'être réglée. "  Il est certain que les études menées manquent de crédibilité, a-t-il reconnu lors de la conférence. Toutes les analyses concluent à un risque, mais à des degrés très différents. Pour certains experts, le risque sanitaire est très important, au point d'exiger la fermeture des incinérateurs, et pour d'autres, il est moindre. Le niveau de risque continue à nourrir les polémiques entre experts, il faut que nous parvenions à faire des protocoles plus fiables. Mais si la surveillance de l'air et des sols est plutôt  simple, celle du suivi des individus sur une population donnée est plus complexe ". La polémique entre scientifiques a du reste pris une tournure plus " politique " depuis que des médecins ont été sanctionnés par le Conseil de l'ordre pour avoir signalé des cas de cancers, liés selon eux aux incinérateurs. Le CPP affirme " ne pas vouloir s'en mêler ", et " condamne l'attitude qui, au nom d'affaires comme l'amiante, consisterait à systématiser le doute " et à " décrédibiliser le principe de précaution ". Il n'en reste pas moins que si les collectivités locales veulent continuer à privilégier l'incinération, il leur faudra désormais associer les populations riveraines, de plus en plus méfiantes à l'égard de tels projets qualifiés de " NIMBY "( Not in my back yard , " pas dans mon jardin "). Le CPP estime à cet égard que " dans de nombreux cas, le plan de gestion des déchets des collectivités locales n'est pas clairement présenté au public, ce qui empêche les associations d'avoir une vison globale de la question. De leur propre aveu, ces associations se retrouvent presque " condamnées " à lutter contre un projet ", faute d'information suffisante. V. S. UNE REACTION AUX CONCLUSIONS DU CPP : Au moins on sait que ces messieurs du CPP relèvent de l’une au l’autre des branches de cette alternative : -Ou ils sont bêtes à en pleurer, ce qui est peu compatible avec leur fonction scientifique ? -Ou ils sont les ”bénis OUI-OUI” du Lobby de l’incinération qui les a convaincu de laisser leur science au vestiaire ? Dans ce dernier cas on peut en imaginer les raisons. Ou il s’agit de “carriérisme” ou de moyens de conviction encore plus inavouables... En effet, prétendre que les nouvelles normes mettent les citoyens complètement à l’abri des risques est intellectuellement malhonnête, attendu qu’ils ne peuvent ignorer dans quelles conditions ces incinérateurs sont contrôlés ou, pour être plus réaliste, non contrôlés ! Les mises aux nouvelles normes s’effectueront dans des délais qui peuvent aller jusqu’en 2010 pour les usines existantes et en 2005 pour les nouvelles. Que l’on fasse une ou deux mesures de dioxines par an, dans les conditions connues, à savoir par des labos choisis et payés par l’exploitant qui connaît forcément la date du contrôle “inopiné” donne des résultats non crédibles que tout scientifique honnête ne peut extrapoler à une année entière de fonctionnement ! Aucun de ces éminents scientifiques ne s’interroge sur le nombre restreint de molécules contrôlées (une centaine) ? Pourtant plusieurs milliers sont recensés et les études sur leurs effets à long terme n’ont jamais été faites ! Quelle belle certitude d’innocuité peut-on en tirer ?
par novethic publié dans : déchets
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