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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Mercredi 17 août 2005

Le gouvernement prépare les Français à vivre avec un pétrole cher
AFP [ mercredi 17  août  2005 - 8h13 ]
Le ministre de l'Economie Thierry Breton et le Premier ministre Dominique de Villepin, le 16 août 2005 à Matignon © AFP  Pierre Andrieu PARIS (AFP) -

Le Premier ministre Dominique de Villepin a préparé mardi les Français à un pétrole durablement cher, en défendant les énergies alternatives, dont le nucléaire, et en promettant des mesures pour les secteurs les plus touchés par l'envolée du prix du baril.
"Face à la crise pétrolière, je veux poser plusieurs exigences: une exigence de vérité, d'abord, car cette crise est appelée à durer. Tous les facteurs sont réunis pour que le pétrole reste cher dans les années et les décennies à venir", a averti le Premier ministre. Alors que le gouvernement était critiqué pour son silence sur l'emballement des prix depuis début août, M. de Villepin a convoqué à Matignon en pleine trêve estivale plusieurs ministres pour une réunion sur la politique énergétique de la France. Entouré de Thierry Breton (Finances), Dominique Perben (Transports), Nelly Olin (Ecologie) et François Loos (Industrie), il a ensuite expliqué que l'augmentation du prix du brut était due à la hausse rapide de la consommation mondiale mais aussi aux tensions politiques au Moyen-Orient, qui concentre les deux tiers des réserves, autant de facteurs qui risquent de durer. Le gouvernement entend donc renforcer l'indépendance énergétique de la France: si la production nationale couvre aujourd'hui la moitié des besoins énergétiques, "cet acquis doit être conforté car c'est cette orientation qui, seule, nous permettra de protéger dans la durée le pouvoir d'achat des Français", a estimé M. de Villepin.
Pour cela, il entend relancer les investissements dans le domaine pétrolier. Jugeant les capacités de raffinage actuellement saturées en France, M. de Villepin a enjoint Total et les autres compagnies pétrolières d'engager des efforts en ce sens.

Le gouvernement veut aussi préparer la nouvelle génération de centrales nucléaires. Un réacteur de troisième génération, l'EPR, destiné à prendre le relais des réacteurs existants, doit être mis en service à l'horizon 2012. Pas question cependant de tomber dans le "tout nucléaire", a promis le Premier ministre, qui préconise "un véritable bouquet énergétique" comportant le développement des énergies renouvelables, telles l'hydroélectricité, l'éolien, les biocarburants et le solaire.
"Ces nouvelles énergies deviennent des alternatives de plus en plus intéressantes à mesure que le prix du pétrole monte", a reconnu M. de Villepin. A partir d'un baril à 50 dollars, la production d'électricité d'origine éolienne devient compétitive par rapport à la production fournie par les turbines à gaz à cycle combiné, selon le syndicat des énergies renouvelables. Une directive européenne prévoit que les énergies renouvelables passent de 16% à 21% à l'horizon 2010.

Sans annoncer de nouvelles mesures, le Premier ministre a rappelé que le gouvernement avait pris des dispositions en faveur des biocarburants et de l'électricité produite par les énergies renouvelables. Sans lancer d'appel aux Français à réduire leur consommation d'énergie, il a assuré que l'Etat prendrait "toute sa part" dans les économies d'énergie. Il a cité le renforcement des crédits d'impôts en faveur des voitures propres et de l'acquisition de chauffages fonctionnant à partir d'énergie renouvelable, ainsi que la relance des investissements publics en faveur des transports collectifs et la recherche sur les véhicules propres. Alors en poste à Bercy, Nicolas Sarkozy avait prôné en octobre 2004 une politique de +chasse au gaspi+ pour contrer l'envolée des prix du brut. Le Premier ministre a par ailleurs jugé qu'il fallait définir un "plan d'adaptation de chacun des secteurs à la nouvelle donne pétrolière". Les ministres concernés devront rencontrer les différentes professions "dès les semaines qui viennent", a-t-il dit.

 
par article Le Figaro publié dans : énergie
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Mercredi 17 août 2005

 Le plus grand parc éolien français sort de terre

Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Rhône-Alpes / Auvergne 
Photos : Association Action Ally 2000

A 1.000 mètres d'altitude, sur le plateau d'Ally (Haute-Loire) réputé pour ses moulins à vent rustiques et pittoresques poussent une à une les éoliennes ultra-modernes de 122 mètres de haut du plus grand parc éolien de France. Dans la région, le vent est une ressource depuis des siècles.
"Ici il y a une vraie culture du vent", explique Sébastien Bénistant, qui mène les visiteurs à la découverte des moulins à vent d'Ally. Cinq des dix petits moulins à farine, en pierre et bois, construits entre 1800 et 1850, ont été restaurés par la commune et transformés en musée ou en gîtes. "Des moulins à vent à l'éolien, il n'y avait qu'un pas", dit Marie-Paule Olaganol, maire d'Ally, village de 200 habitants et vingt-cinq exploitations agricoles, à une centaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. Le développement du projet, mené par le bureau d'études SOFIVA Energie en partenariat avec le groupe américain General Electric (GE) a commencé en 2000.
"Ally a été un projet exemplaire au niveau de l'acceptation par la population locale", souligne un responsable de GE. Aucun recours n'a été déposé et le permis de construire a été accordé par le préfet de Haute-Loire en 2002. Le montage de la première des vingt-six éoliennes de 1,5 MW, hautes comme des immeubles d'une quarantaine d'étages, a débuté le 10 juin. La livraison de l'électricité à EDF débutera à l'automne. Ce parc permettra d'alimenter en électricité 32.000 foyers. La société française Cegelec est chargé du génie civil et GE de l’assemblage des éoliennes.
"Les tubes du mât sont fabriqués en Allemagne, les pales en Espagne et au Danemark, les nacelles en Allemagne ou en Espagne et transportés jusqu'ici par des poids lourds allemands et néerlandais", explique David Meyssonnier, responsable du chantier pour GE. Les camions mettent quatre heures pour franchir les vingt derniers kilomètres qui montent au plateau d'Ally.
"Nous avons dû faire élargir la route à certains endroit, couper des arbres et renforcer les ponts", poursuit M. Meyssonnier. Les éoliennes, construites sur 200 mètres cubes de béton armé, sont raccordées au réseau EDF à Langeac, par quatre câbles souterrains en cuivre, de 28 à 33 kilomètres de long. Le coût du raccordement s'élève à 7,5 millions d'euros. Dix-sept kilomètres de chemins et routes ont été aménagés sur le plateau.

Le plateau d'Ally est balayé toute l'année par un vent moyen de 6,5 mètres/seconde, relativement modéré mais constant, entraînant des frais de maintenance limités, selon Daniel Peyregne, président du bureau d'études SOFIVA Energie, à Aubenas (Ardêche), qui a développé le projet. "Le nombre élevé d'éoliennes permet de réaliser des économies d'échelles et d'équilibrer le projet, développé parallèlement à celui de la Montagne ardéchoise", souligne-t-il.
Le parc de la Montagne ardéchoise, également exploité par Boralex, compte douze éoliennes de 1,5 MW. J-P Defawe (avec AFP)

 
par article Le Moniteur Expert publié dans : énergie
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Samedi 23 juillet 2005
L'éolien français dans les starting-blocks samedi 23 juillet 2005 (Liberation - 06:00) 325 permis de construire de fermes éoliennes ont été accordés entre le 1er février 2004 et le 1er février 2005, a annoncé vendredi le ministère de l'Industrie. Au total, ce sont 1 500 mégawatts (MW) de capacité de production qui viendront s'ajouter aux 386 MW installés au 1er janvier dernier. Le cap des 2 000 MW devrait être franchi début 2007. A ce rythme, celui des 12 000 MW pourrait être franchi aux alentours de 2010. L'Allemagne affiche déjà plus de 16 000 MW installés.
par article du journal Libération publié dans : énergie
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Mercredi 13 juillet 2005
    Deux nouveaux parcs éoliens vont être construits en Vendée Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Ouest et centre  La préfecture de la Vendée a annoncé lundi dans un communiqué la signature par le préfet Christian Decharrière de permis de construire pour deux parcs éoliens de 11,5 mégawatts en limite des communes de Longueville-sur-mer et du Bernard. Les deux parcs, dont les promoteurs sont la Régie d'électricité de Vendée et la société allemande Umweltkontor, seront constitués chacun de cinq éoliennes de 125 mètres d'une puissance unitaire de 2,3 mégawatts. "Aucune habitation ne se trouve dans un rayon de 450 mètres des éoliennes", selon la préfecture qui précise qu'"en liaison avec les collectivités et les services de l'Etat, les deux sociétés ont coordonné leurs projets d'implantation en vue d'assurer une cohérence paysagère et architecturale des deux parcs". Le nombre de permis éoliens dans le département de la Vendée, avec ces deux nouveaux parcs, est de six, les autres étant Bouin (déjà en activité), Brem-sur-mer, Froidfond et La Garnache. Après la mise en service des deux nouveaux parcs, la puissance produite en Vendée sera de 72,5 mégawatts pour 32 aéro-générateurs. La Vendée ne compte pour l'instant qu'un seul parc éolien en activité depuis 2003, celui de Bouin, le plus puissant parc éolien de France, constitué de huit engins d'une puissance totale de 19,5 mégawatts. (12/07/2005)
par Le Moniteur-Expert publié dans : énergie
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Mardi 12 juillet 2005
mardi 12 juillet 2005 Vent portant pour deux parcs éoliens Ils verront le jour à Longeville-sur-Mer et au Bernard Les futures éoliennes de Longeville et du Bernard s'inspireront de celles de Bouin, mises en service en 2003. Archive. OAS_AD('Position2'); Le préfet de la Vendée vient de signer le permis de construire des parcs éoliens prévus à Longeville-sur-Mer et au Bernard. Deux parcs de cinq éoliennes chacun pouvant produire au total 23 mégawatts. Christian Decharrière a fait savoir, hier, qu'il avait apposé sa signature au bas des demandes de permis de construire déposés pour la construction de nouveaux parcs éoliens en Vendée. Deux projets qui sont menés par la Régie d'électricité, émanation du Sydev, le syndicat de développement et d'énergie de la Vendée, et par la société allemande Unweltkontor. Les deux projets sont jumeaux. Chacun prévoit l'implantation de cinq éoliennes d'une hauteur totale de 125 mètres (des mâts de 80 mètres équipés de pales de 45 mètres). Des éoliennes d'une puissance unitaire de 2,3 mégawatts, ce qui fait que chaque parc pourra produire 11,5 mégawatts. Les lieux d'implantation sont connus: la « plaine des Clerbaudes », à Longeville-sur-Mer, et « les Métairies-le fief de Nesmy », au Bernard. La préfecture se réjouit « d'une démarche de concertation exemplaire à bien des égards, autour de projets de qualité », les deux sociétés ayant accepté, en liaison avec les collectivités concernées et l'État, de coordonner leurs projets d'implantation « en vue d'assurer une cohérence paysagère et architecturale ». Le préfet, en rappelant que ces deux projets ont reçu l'avis favorable de la commission départementale des sites et du commissaire enquêteur, à l'issue des deux enquêtes publiques, précise que les deux projets, au vu des études techniques fournies par les deux promoteurs, ne devraient pas engendrer de nuisances sonores, aucune habitation ne se trouvant d'ailleurs dans un rayon inférieur à 450 mètres. Garantie supplémentaire : les deux entreprises devront réaliser des mesures sonores après mise en service, pour, au besoin, « assurer les réglages des appareils de façon à respecter strictement la réglementation accoustique ». Un recours n'est pas exclu De quoi rassurer les opposants au projet ? Faut voir. L'association « Vent de travers », née en mars dernier, et qui dit regrouper une centaine d'adhérents, entend s'opposer au projet. Mettant en cause la pertinence même du choix de l'énergie éolienne et les conséquences aussi bien sur l'environnement que sur la santé, elle n'excluait pas, fin mai, un recours devant le tribunal administratif. Auquel cas, la réalisation du projet, prévue pour aboutir en 2006, pourrait s'en trouver retardée. L'association dispose de deux mois pour se décider. « Nous avons monté notre dossier dans une totale transparence, se défend Cyril Perrin, directeur de la Régie d'électricité. On dit plein de choses fausses sur l'énergie éolienne. Notre volonté est de mener des projets exemplaires. » Les projets de Longeville-sur-Mer et du Bernard s'inspirent de celui de Bouin, face à Noirmoutier, considéré à sa mise en service, en 2003, comme le parc le plus important de France (huit éoliennes de 100 mètres de haut en bout de pale, d'une puissance totale de 19,5 mégawatts, pouvant assurer de l'électricité à 20 000 foyers, une ville de la dimension de La Roche-sur-Yon). Depuis, l'idée a fait des petits. Brem-sur-Mer, Froidfond, La Garnache, qui ont déjà leur permis de construire, sont dans les starting-blocks. Les six projets aujourd'hui autorisés devraient produire, à terme, 72,5 mégawatts pour 32 éoliennes. Mais d'autres sont l'étude. L'éolien a le vent en poupe. Ses défenseurs et ses détracteurs. Et ce n'est que le début.
par Ouest-France publié dans : énergie
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Vendredi 8 juillet 2005
07/07/2005 Loire-Atlantique : une sem pour l'éolien La collectivité veut constituer une société d'économie mixte pour stimuler la construction de parcs éoliens. 64 projets ont été recensés : 5 d'entre eux ont déjà obtenu un agrément de la commission des sites, mais aucun n'a encore démarré. La décision du conseil général fait suite à un voyage d'études, mené en novembre dernier en Allemagne, au cours duquel les élus avaient été accompagnés par des industriels de la construction navale à Saint-Nazaire. Ces derniers souhaitent désormais se positionner sur ce secteur, par exemple dans la fabrication de mâts.
par article la gazette des communes publié dans : énergie
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Vendredi 1 juillet 2005
    L’Allemagne inaugure le plus grand parc d'énergie solaire au monde Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Allemagne  C’est à Mühlhausen, dans le sud de l'Allemagne, que vient d’être inaugurée la plus grande installation mondiale de production d'électricité à partir de l'énergie solaire. Doté d'une capacité maximale de 10 megawatts, le "Bavaria solarpark" regroupe trois sites en Bavière: Mühlhausen, le principal avec 6,3 MW, Günching et Minihof (1,9 MW chacun). Les panneaux solaires recouvrent au total une surface de 250.000 mètres carrés, soit l'équivalent de 56 terrains de football, selon le spécialiste américain de l'énergie solaire Powerlight, partenaire du projet avec le groupe Siemens. L'Allemagne voit se multiplier actuellement les centrales solaires géantes. Celles-ci profitent, comme les éoliennes, d'une politique volontariste du gouvernement allemand qui incite financièrement à leur développement. Berlin s'est en effet fixé l'objectif ambitieux de produire d'ici 2020 20% de son électricité à partir de sources renouvelables. Ainsi, Shell Solar va lancer, fin juillet, la construction d’une autre installation de 10 mégawatts près de Passau, toujours en Bavière, qui permettra d’alimenter quelque 3.300 foyers. (30/06/2005) Repères L’Allemagne, déjà leader mondial de l’éolien, est devenu l'an passé le premier marché mondial du photovoltaïque. Il a pour la première fois installé davantage de capteurs solaires électriques (363 MW) que le Japon (280 MW) et les Etats-Unis (90 MW), selon des données de l'Observatoire européen des énergies renouvelables EurObserv'ER.
par lemoniteur expert publié dans : énergie
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Jeudi 30 juin 2005
Quatorze ans après la Loi Bataille, toujours pas de solution Des déchets nucléaires encombrants Le laboratoire de Bure teste les meilleures façons de stocker les déchets nucléaires.AFP La loi Bataille de 1991 prévoyait quinze années de recherche sur la gestion des déchets hautement radioactifs des centrales nucléaires. L'échéance approche, mais on est loin d'avoir trouvé la solution. Le laboratoire souterrain de Bure (Meuse) n'a pas encore permis de conclure en faveur du stockage profond dans l'argile. BURE (de notre envoyé spécial) - Au milieu d'une campagne vallonnée où les céréales poussent sous le chaud soleil de juin, deux derricks blancs, dressés au milieu de rien. Ces chevalets de mines signalent la présence du laboratoire souterrain de Bure entre Meuse et Haute-Marne. C'est ici que l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) a creusé l'argile jusqu'à 490 m pour tester les capacités du sous-sol à stocker des déchets hautement radioactifs. Après deux graves accidents de chantier, dont un mortel, le projet a pris beaucoup de retard. Aujourd'hui, l'agence n'est pas en mesure d'affirmer que l'argilite constitue le meilleur choix. De nombreuses inconnues restent à étudier. Cette roche que l'on creuse à la dynamite va-t-elle conserver toutes ses qualités après les travaux ? Quel sera son comportement lorsque des déchets très chauds y seront stockés ? Failles, séismes, géothermie, faiblesse de la couche d'argilite, manque d'expérience, irréversibilité du stockage, risques importants de contamination : autant de questions sans réponse qui suscitent de nombreuses craintes chez les opposants. Poursuivre les études ? La Confédération paysanne, une association locale de défense et la CFDT ont démissionné récemment du Comité local d'information et de suivi (Clis). Elles entendaient manifester leur inquiétude de voir le laboratoire se transformer en lieu de stockage. Le Clis a mandaté un cabinet indépendant - l'Institute of energy and environnemental research (IEER) - pour mener une contre-expertise. Sa conclusion : il faut poursuivre les études sur place, pendant encore 5 à 20 ans, selon la nature des déchets à accueillir. Selon la loi Bataille, deux autres sites auraient dû être testés, l'un dans le sel et l'autre dans le granit. D'épaisseurs trop faibles, les couches de sel ont rapidement été abandonnées. En revanche, alors que le granit de qualité ne manque pas sur notre territoire, aucun laboratoire n'a pu être implanté. Sur chaque lieu pressenti, et notamment dans l'Ouest, la population s'est vivement opposée à tout projet. Pour mener ses recherches, l'Andra a dû se tourner vers l'étranger, Suisse, Suède et Canada notamment. Un bel héritage... Par ailleurs, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) planche sur les moyens de réduire la nocivité - par la séparation des actinides mineurs - et la durée de vie - par transmutation - de ces déchets décidément bien encombrants. « Avec l'arrêt de Super Phénix, nous avons pris du retard », explique Thierry Lieven, chef du projet « Colis haute activité ». Le réacteur Phénix de Marcoule qu'il a fallu réactiver à grands frais, permet de progresser mais, « les résultats ne montrent pas de maturité », souligne le représentant du CEA. Il faudra sans doute attendre la génération des réacteurs à neutrons rapides, celle d'après l'EPR, pour obtenir des résultats plus significatifs. C'est-à-dire, pas avant 2040-2050. « De toute façon, il n'y a pas urgence », dit-on à l'Andra. En attendant, les déchets s'accumulent à la Hague où l'usine Cogéma retraite le combustible usé des centrales nucléaires. Après traitement, on récupère 96 % d'uranium appauvri, 1 % de plutonium et 3 % de déchets hautement radioactifs. Ces 3 % concentrent 97 % de la radioactivité du produit initial et sont mélangés à du verre. On estime le stock de déchets à haute activité à près de 100 000 m3. Volume auquel il faut ajouter le million de tonnes de déchets de moyenne activité enfoui sous les tumulus de l'Andra à la Hague et les deux millions de tonnes qu'elle s'apprête à accueillir à Soulaines, dans l'Aube. Les plus actifs resteront dangereux pendant des milliers d'années ; les autres, plusieurs centaines. Un bel héritage pour les générations futures qui va faire l'objet d'une consultation à l'automne sous l'égide de la Commission nationale du débat public. Les parlementaires, eux, auront à se prononcer début 2006. Jean-Pierre BUISSON
par Ouest-France publié dans : énergie
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Mardi 21 juin 2005
    Recherche autour de l’énergie marine Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Espagne  Le groupe français pétrolier Total a pris une participation de 10% dans un projet-pilote développé en Espagne sur l'énergie marine de la houle et des vagues. Ce projet, développé au large de Santona, sur la côte nord espagnole, se fait en partenariat avec Iberdrola (60%), la société pour le développement de la Cantabrie Sodercan (10%), l'Institut pour la diversification et les économies d'énergie IDAE (10%) et la société Ocean Power Technologies (OPT), précise Total dans un communiqué. Ce projet-pilote permettra "de dimensionner définitivement les installations, et notamment leur capacité de production qui devrait approcher 1,5 MW", ajoute Total. Total a également conclu un accord avec Iberdrola et OPT pour étudier la mise en oeuvre en France de cette technologie, ce qui pourrait déboucher "sur le développement d'une ou plusieurs unités de production d'électricité", poursuit Total. La technologie de l'énergie marine repose sur la récupération de l'énergie mécanique des vagues pour charger un accumulateur hydraulique, lui-même entraînant un générateur électrique, rappelle Total. (20/06/2005)
par Le Moniteur-Expert publié dans : énergie
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Dimanche 19 juin 2005
  La Suisse inaugure sa plus grande centrale solaire Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Suisse  Près de Genève, vient d’être inaugurée la plus grande centrale d'électricité solaire de Suisse, une installation vaste comme deux terrains de football qui doit permettre d'alimenter 300 familles pendant un an. Implantée au bord du Rhône à côté d'un barrage hydro-électrique, la centrale rassemble 6.000 panneaux solaires d'une puissance totale d'un million de watts, a indiqué Raymond Battistella, directeur général des Services industriels de Genève (SIG), le monopole public de distribution d'électricité dans le canton de Genève. La capacité de la Suisse est de près de 20 millions de watts pour l'électricité solaire, par rapport à une consommation électrique totale de 55 milliards de watts. Cette part très faible par rapport à celle de pays du Nord de l'Europe et particulièrement de l'Allemagne doit augmenter à l'avenir. La Suisse, dont l'électricité est à 55% d'origine hydraulique et à 35% nucléaire, ambitionne de porter la part des nouvelles énergies renouvelables à 10 ou 15% du total dans les 20 années qui viennent, a expliqué M. Battistella à la presse. Les SIG proposent à leurs clients de payer leur électricité plus cher en échange de la garantie que ce courant a été produit de façon écologique, notamment solaire. Déjà 6,5% des clients ont accepté de payer leur kilowattheure 0,27 FS (0,17 EUR) au lieu de 0,22. D'où la nécessité d'augmenter d'ici à 2009 la part des énergies renouvelables à 5% du total, selon les SIG. La nouvelle centrale a nécessité un investissement de 7,5 millions de FS (5 M EUR), somme qui doit être amortie dans 20 ans, selon la société. AFP
par Le Moniteur-Expert publié dans : énergie
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