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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Jeudi 24 novembre 2005
La maison écologique, durable et économe, se démocratise LE MONDE | 24.11.05 | 13h53  •  Mis à jour le 24.11.05 | 13h53 Les Français en auraient-ils fini avec le syndrome des Trois Petits Cochons, qui les a longtemps poussés à bâtir des maisons en dur, comme un refuge coupé du monde extérieur ? Certains sont en tout cas prêts à faire construire leur "home sweet home" en bois, voire en chanvre et même en paille, à le concevoir plus en phase avec l'environnement extérieur. "Une centaine de maisons en bottes de paille agricole ont été construites cette année", se félicite Jean-Pierre Oliva, consultant en architecture écologique, un domaine naguère confidentiel, qu'il a vu éclore ces cinq dernières années, puis "exploser" avec la hausse du pétrole. Ces maisons en paille ne sont pas des lubies nouvelles. L'habitat écologique est à la mode, comme le prouve l'ouverture d'un Salon qui lui est consacré, pour la deuxième année consécutive, du 25 au 27 novembre, à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris. Les premières ont été construites aux Etats-Unis en 1875, lorsque les botteleuses mécaniques sont apparues. En France, la plus ancienne a été construite à Montargis en 1921. "Elle est toujours en parfait état", assure Jean-Pierre Oliva, qui décline les avantages de ce matériau naturel, piégé dans des structures de bois, sous un crépi de chaux et de sable : isolant deux fois mieux que les briques alvéolaires, pour un coût sept à huit fois plus faible, il stocke du CO2 tout en redynamisant une filière agricole bio. Seul inconvénient, en ville, à l'entendre, l'épaisseur des murs, contrainte par la dimension des bottes de paille. Il y a encore quelques années, évoquer ces solutions techniques aurait fait sourire. "Nous étions des Martiens", résume Jean-Pierre Oliva. Aujourd'hui, les (rares) artisans qui les mettent en oeuvre "ont des années de commandes". L'autre changement majeur, c'est que celles-ci n'émanent plus seulement d'amateurs de bio, "autoconstructeurs", ou de bobos à la recherche de maisons d'architecte. Mais elles viennent aussi d'acteurs publics soucieux d'économies d'énergie et de protection de l'environnement — comme la municipalité de Montholier (Jura), qui a fait construire deux résidences locatives en paille au tarif HLM. La France est en retard par rapport à ses voisins, Allemagne et Suisse notamment, où l'habitat est deux à quatre fois moins énergivore. "On assiste depuis la fin des années 1990 à la rencontre entre deux mondes, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens, qui ne se soucient pas forcément d'utiliser des matériaux écologiques", analyse Yvan Saint Jours, rédacteur en chef du la revue La Maison écologique. Lancé en 2001 à 3 500 exemplaires, ce magazine tire aujourd'hui à 50 000. Encore faut-il s'entendre sur la définition de cet habitat écologique. Est-ce un bâtiment qui consomme peu d'énergie, voire en produit et est capable de recycler l'eau de pluie ? Qui fait appel à des matériaux renouvelables, naturels, à faible impact sur l'environnement ? Ou bien d'une maison saine, sans volatils ou fibres nocifs ? A moins qu'on ne parle d'une maison traditionnelle à laquelle on ajoute une chaudière ou un poêle à bois. Chacun y va de son credo, dans un marché où les labels, peu contraignants, sont souvent conçus comme un argument marketing. "La maison en bois est perçue comme la référence, note Yvan Saint Jours. Mais elle peut être parfaitement anti-écologique si le bois est importé de Sibérie et a subi des traitements chimiques." Pour avoir une idée précise du caractère écologique d'un produit, il faut en fait connaître tout son cycle de vie, depuis sa production jusqu'à son éventuel recyclage. Des fiches techniques commencent à être proposées par les industriels, selon une démarche purement déclarative. "Des programmes de vérification de ces données sont prévus", indique cependant François Maupetit, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Responsable de la qualité sanitaire des produits, il souligne que l'évaluation dans ce domaine est encore plus embryonnaire. Sur des milliers de références, seuls quatre briques en terre cuite et un revêtement de sol synthétique ont fait l'objet d'un avis technique du comité environnement santé. Peu importe, les bâtiments étiquetés haute qualité environnementale (HQE) fleurissent, même s'ils ne remplissent pas tous les critères prévus par ce label. "Il s'agit surtout d'une démarche pédagogique pour encourager une approche qui ne doit pas être réservée à une élite", note Jean-Christophe Visier, chef du département développement durable au CSTB. De fait, on sort peu à peu de l'esprit "prototype". La Coop de construction, à Rennes, fait figure de pionnière. En 2000, son programme Salvatierra réduisait par quatre la consommation d'énergie. Mais il avait été fortement subventionné. La villa Belle-Ile, à Mordelles, concerne des accédants modestes (60 % bénéficient du prêt à taux zéro). Les quarante logements devraient bénéficier de charges de chauffage en diminution de 20 % (— 40 % pour l'eau chaude) et consommer 25 % d'eau en moins. Monomur en terre cuite, solaire thermique, récupération des eaux de pluie, peintures sans solvant, etc., permettent ces performances pour un surcoût modeste. "Nous avons fait un petit effort commercial, convient Didier Croc, de la Coop. C'est de la qualité environnementale raisonnée, qui ne vise pas à satisfaire les militants : le chanvre est trois fois plus cher que la laine de roche. Là, on cale..." Pour l'architecte du projet, Bernard Mainguy, un bâtiment "zéro énergie", comme ceux qu'on peut rencontrer à Fribourg, en Allemagne, n'était pas l'objectif. "Ce sont souvent des maisons Thermos, où on se sent confiné", assure-t-il. Mais l'habitat autonome, capable de tirer profit du soleil, du vent et de la pluie, de traiter ses propres déchets, lui semble une piste prometteuse. "On ne compte pas plus d'une vingtaine de maisons autonomes, mais on pourrait élargir cette approche à des groupements d'habitats", juge-t-il. La signature, le 17 novembre, par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris d'une charte du développement durable est un signe de l'intérêt naissant des grands donneurs d'ordre. L'OPAC se fixe d'ici cinq ans des objectifs concrets : développer les énergies alternatives (10 000 m2 de panneaux solaires thermiques, deux éoliennes, pile à combustible), réduire de 5 % les émissions de CO2 et la consommation d'eau, diminuer de 30 % la consommation énergétique des constructions neuves. Même le gouvernement s'y met : en plus des crédits d'impôts pour l'équipement en énergies renouvelables, il a décidé d'augmenter le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque produite par les particuliers — de 15 à 22,5 centimes d'euros du kWh. Et, à compter du 1er septembre 2006, toutes les habitations neuves devront être dotées d'un conduit à fumées "permettant le raccordement d'un foyer à bois ou à biomasse". La France s'est, il est vrai, engagée à diviser par quatre ses émissions de CO2 d'ici à 2050. Le bâtiment (habitat + tertiaire) produit 19 % des gaz à effet de serre émis par le pays. La maison écolo a donc de beaux jours devant elle. Hervé Morin Article paru dans l'édition du 25.11.05
par article Le Monde publié dans : urbanisme architecture logement
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Lundi 14 novembre 2005
La mode de la maison en bois LE MONDE | 14.11.05 | 16h07  •  Mis à jour le 14.11.05 | 16h07 OAS_AD('Frame1'); A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts OAS_AD('Top2'); Longtemps les Français ont délaissé la maison de bois. L'histoire populaire des Trois Petits Cochons avait sans doute trop bien ancré dans les mentalités le sentiment que cette construction végétale résisterait moins bien au vent et aux flammes que celles en pierre ou en brique. Depuis trois ans, la maison individuelle en bois est pourtant devenue le choix de coeur d'un nombre croissant de Français. Sur les 200 000 maisons mises en chantier en 2005, près de 6 000 seront construites en bois, soit 20 % de plus que l'année précédente. Ce chiffre reste modeste par rapport à l'Amérique du Nord, où 97 % des maisons adoptent ce mode de construction rapide — les différents éléments sont préparés à l'avance en usine — et à peine plus onéreux (1 100 euros du m2 environ) qu'une maison traditionnelle. OAS_AD('Middle'); Adresses Centre technique du bois et de l'ameublement (CTBA). 10, avenue de Saint-Mandé. 75012 Paris. Tél. : 01-40-19-49-19. Internet : www.ctba.fr. Association française des constructeurs bois (Afcobois). 10, rue du Débarcadère 75017 Paris. Tél. : 01. 40. 55.14.98. Internet : www.maisons-bois.org [-] fermer Ce nouveau goût pour la matière végétale répond à la recherche d'authenticité, de ressourcement et de rapprochement avec la nature en même temps qu'elle montre un nouveau souci de préservation de l'environnement. Cela tombe bien : avec ses 16 millions d'hectares de forêts (deux tiers de feuillus, un tiers de résineux), notre pays n'est pas dépourvu de cette ressource. Mais la maison en bois est-elle totalement écologique ? Mieux que le métal et le verre, le bois est perçu comme le premier des écomatériaux. Il est même redevenu un objet de curiosité pour les architectes, qui l'avaient délaissé pendant les années 1980. Les vertus écologiques du bois, qui peut être utilisé dans les ossatures des maisons (charpente, poteaux, poutres), mais aussi en bardages extérieurs et en revêtements intérieurs (cloisons, parquets...) ne sont plus à démontrer. Le bois est la plus importante matière première végétale renouvelable de la planète. "Une fois coupé, le bois lutte contre l'effet de serre en piégeant le gaz carbonique à raison de 1 tonne par mètre cube de bois coupé et stocké", affirme Georges-Henri Florentin, le directeur général adjoint du Centre technique du bois et de l'ameublement (CTBA), installé à Bordeaux. Par ailleurs, les opérations de transformation du bois en matériau de construction sont peu consommatrices d'énergie. Sur le sol, l'impact du bois est minime en raison de sa légèreté et il se marie facilement avec les paysages. Enfin, une maison de bois a moins besoin d'être chauffée qu'une maison en pierre. Restent deux problèmes environnementaux : le traitement du bois et l'approvisionnement. Si la solidité des structures réalisées dans ce matériau est incontestable — les bâtiments haussmanniens ont, comme d'autres avant eux, prouvé leur résistance —, le vieillissement des revêtements extérieurs est plus problématique. AVANCÉES TECHNIQUES Dès qu'il est en contact avec l'air et l'humidité, le bois naturel est en effet confronté aux attaques des termites et des champignons. Il est donc nécessaire de traiter chimiquement les façades des habitations pour qu'elles résistent aux intempéries et au vieillissement. Or, lorsqu'il pleut, ces substances, souvent très toxiques, se répandent dans les sols. "Le bois est certes le plus écologique des matériaux pour le bâtiment, mais son traitement est aussi le plus nocif pour l'environnement", affirme Nicolas Favet, l'un des deux architectes concepteurs de la maison manifeste Eco-Logis exposée au parc de La Villette en 1998. Des avancées techniques ont toutefois été obtenues. "Les produits qui portent le label CTB P + ont par exemple fait l'objet d'essais environnementaux", affirme M. Florentin. Des ingénieurs de l'école des Mines de Saint-Etienne ont mis au point un système de traitement par la chaleur (dit de rétification), mais qui a l'inconvénient de noircir. "L'utilisation du bois n'est intelligente que si celui-ci provient d'une filière locale", estime l'architecte Arnaud Lacoste, chez Lode Architecture. En effet, des arbres comme le Red Cedar du Canada ou des variétés exotiques du Brésil ou d'Asie, qui résistent naturellement à l'humidité, ne proviennent pas toujours de forêts dont le patrimoine est reconstitué au fur et à mesure de l'exploitation (labels PEFC ou FSC). Et, lorsque c'est le cas, ces arbres doivent parcourir plus de 4 000 kilomètres en bateau pour venir jusqu'ici, ce qui n'est pas très écologique... Florence Amalou Article paru dans l'édition du 15.11.05
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Samedi 1 octobre 2005
      Alain Maugard (CSTB) : "Notre grande ambition est de réussir un développement durable" Techniques & applications  - Interview France  Dans un entretien au Moniteur, Alain Maugard, Président du Centre scientifique et technique du bâtiment s'exprime sur le développement durable, l'innovation, la conception des bâtiments et l'Europe de la construction. Extraits. Développement durable : "C'est le grand enjeu qui s'offre aux acteurs de la construction" Nous vivons actuellement une formidable période d’innovations pour le secteur de la construction. Depuis la Reconstruction d'après-guerre, qui a été une grande bataille pour donner un logement hygiénique à tous les Français qui n'en avaient pas, le BTP n'a pas été le secteur moteur du progrès. Aujourd'hui, notre ambition est claire : le cadre bâti, les villes et leur organisation doivent être développés en respectant l'environnement. Le développement ne doit pas favoriser le gaspillage d'énergie. Il ne doit pas non plus être un facteur du changement climatique. Comment peut-on bâtir, exploiter, gérer des villes en préservant les générations futures ? Ce n'est pas un effet de mode. C'est l’enjeu majeur qui s'offre aux acteurs de la construction. Il y a devant nous un formidable potentiel d'innovations et de progrès. C'est mieux qu'un problème de conjoncture. Serons-nous capables d'apporter les bonnes solutions ? Oui, nous le ferons car c'est plus motivant que le ronronnement d'une activité économique. Cette ambition génère déjà beaucoup de créativité, de recherche et d'ingénierie. L’aventure est en route. Le développement durable est le nouveau challenge politique des jeunes générations qui s'engagent sur l'énergie, la mondialisation et le gouvernement de la planète. Qualité environnementale : "Le coût de la qualité est à récupérer sur le foncier" A force de se voir imposer la tyrannie du court terme, on ne regarde pas plus loin que le bout de son nez ! Lorsque nous avons élaboré la nouvelle réglementation thermique en 2000, il y a eu un grand débat pour savoir si elle entraînerait un surcoût de construction de 1 à 3% comme l'estimait le CSTB, ou 5% comme l'affirmait la profession… Certains même parlaient de 10% qui seraient insupportables. Pour un coût de construction du logement à 1 000 euros/m2, nous nous battions alors sur une augmentation de 10 à 100 euros/m2. Et à écouter les économistes, ce n'était pas supportable. Qu'avons-nous constaté ? Quand les taux d'intérêts ont baissé et que l'on a allongé la durée des prêts, les prix des logements achetés ont progressé de 500 euros en province, jusqu'à 1 500 euros en région parisienne. Cela signifie que l'on pouvait facilement absorber les 30 ou 50 euros/m2 de surcoût de cette réglementation thermique. La thèse qui consiste à dire "les clients n'étaient pas solvables, ils ne pouvaient pas acheter à 50 euros de plus" était scandaleusement fausse. Je n'accepte plus que l'on dise : "le coût de la qualité environnementale est trop élevé". Cette qualité, il ne faut pas le cacher, a un prix (qui, avec le temps, peut s'avérer plus modeste). Pour la financer, nous devons prendre le foncier comme variable d'ajustement. A quoi sert-il d'aller payer 1 000 euros de plus un foncier qui ne contribue en rien ni au confort des gens, ni à la diminution de la consommation énergétique, et surtout pas au développement durable ? Maison à 100 000 euros : "Oui, nous avons les moyens de faire mieux et plus performant" La maison à 100 000 euros oblige à se poser des questions. Cet objectif secoue tout le monde. C'est un challenge : que pouvons nous faire de mieux pour ce prix ? On réfléchit au financement différé du foncier, à des aides comme un prêt à taux 0% majoré pour des maisons très performantes, à des coefficients d'occupation des sols (COS) différenciés pour les bâtiments économes et ceux qui ne le sont pas… L'industrialisation est aussi une partie de la réponse. Mais la solution ne peut pas venir tout de suite. Il faut du temps pour mettre au point un process de progrès si l'on ne veut pas reprendre des recettes toute faites et reproduire certaines erreurs du passé. Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, a sifflé le début du match. Derrière lui, organisons la longue marche vers une nouvelle production optimisée avec des gains de productivité à la clé. Dans Le Moniteur du 30 septembre 2005, Alain Maugard s’exprime également sur le renchérissement du pétrole, le CSTB et l'innovation, les ingénieries, les rapports entre l’architecture et l’ingénierie, la recherche européenne et l’Europe de la construction. (30/09/2005) Alain Maugard en quelques dates Né en 1943 à Nérac (Lot-et-Garonne). Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et Ingénieur général des Ponts et Chaussées. - Chargé de la rationalisation des choix budgétaires au service des Affaires Économiques et Internationales, au ministère de l’Équipement (1967). - Chargé des opérations d’urbanisme des Hauts-de-Seine (1972 - 1975). - Directeur départemental adjoint de l’Équipement de Meurthe-et-Moselle (1975). - Chef du service de la politique technique à la Direction de la Construction et secrétaire permanent du Plan Construction (1978 - 1981). - Directeur adjoint de cabinet des ministres de l’Urbanisme et du Logement Roger Quilliot (1981 - 1983) et Paul Quilès (1983 - 1984). - Directeur de la Construction au ministère de l’Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer. - Directeur général de l’EPAD (Établissement Public d’Aménagement de la Défense) (1990 - 1993) - Président du CSTB (depuis 1993)
par Le Moniteur-Expert publié dans : urbanisme architecture logement
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Mardi 20 septembre 2005
Le congrès HLM ouvre ses portes sur fond de crise du logement Ville - Urbanisme - Aménagement  - Dépêche France  Les problèmes de la pénurie de terrains et du financement seront au centre des débats du congrès du mouvement HLM qui se réunit à Nantes à partir de mardi au moment où la crise du logement social apparaît de plus en plus aigüe. Les deux incendies meurtriers qui ont eu lieu cet été dans des immeubles parisiens vétustes ont reposé la question du manque de logements sociaux en France. La construction de HLM, jugée unanimement insuffisante lors de ces dix dernières années, a été relancée par le plan de cohésion sociale. L'Etat et les organismes se sont ainsi engagés sur un rythme de 100.000 logements annuels. Mais, ce plan, en place depuis quatre mois, connaît un démarrage mitigé, avec des régions accusant du retard, comme l'Ile-de-France, qui aura construit fin 2005 moins que l'année dernière. Bien des organismes qui veulent construire sont confrontés au prix élevé des terrains. Et dans certains zones, leur prix s'est renchéri notamment par l'effet du dispositif d'amortissement fiscal, dit "de Robien", qui favorise l'investissement locatif privé. Paul-Louis Marty, délégué général de l'Union sociale de l'habitat (USH), qui fédère l'ensemble des organismes HLM, conteste cette aide fiscale, "délivrée sans contrainte aucune, à guichet ouvert", et qui a contribué selon lui à la hausse généralisée du prix des terrains. Quant aux terrains appartenant aux entreprises publiques comme la SNCF, ou Réseau Ferré de France (RFF), ils ne semblent pas encore disponibles pour y construire des logements. "Aujourd'hui, ces terrains ne sont pas urbanisables", estime Stéphane Dambrine, de l'USH Ile-de-France, en évoquant ces emprises ferroviaires ou autoroutières, en friche depuis des années pour certaines. Et même si l'Etat somme publiquement et régulièrement les entreprises publiques de vendre vite leurs terrains, beaucoup d'observateurs mettent en doute la volonté de ces entreprises de le faire à un prix raisonnable, et donc acceptable par les HLM. Début septembre, le Premier ministre Dominique de Villepin a répété que ces terrains étaient bel et bien identifiés. Il a par ailleurs évoqué une modification du régime de la taxe foncière sur les terrains non bâtis et de la taxe locale d'équipement. Mais, ces annonces ont laissé les acteurs du logement social sur leur faim. Ces derniers attendent des précisions, voire des annonces plus concrètes de la part du ministre de la Cohésion sociale et du Logement Jean-Louis Borloo, qui doit intervenir jeudi en clôture du congrès. La question du financement du logement en général, pas seulement social, sera d'ailleurs le thème du congrès, un système "à bout de souffle", selon M. Marty. Depuis la dernière grande réforme en la matière, qui date de 1977, "on a rien inventé de nouveau", juge encore M. Marty, qui met en avant l'écart de plus en plus croissant entre l'offre privée et l'offre sociale de logements. Déborah CLAUDE (AFP) (19/09/2005)
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Vendredi 16 septembre 2005
Vers un retour des villes nouvelles pour palier à la crise du logement Le ministre du Logement Jean-Louis Borloo a annoncé mardi qu'il allait charger le préfet d'Ile-de-France de préparer la création, dans cette région, de deux opérations de construction "d'intérêt national", à l'image de ce qui fut fait avec les Villes Nouvelles. C'est l'une des pistes de travail évoquées par le ministre de la Cohésion sociale, de l'Emploi et du Logement, lors d'une réunion avec les élus franciliens, dont le président de la région Ile-de-France (IDF) Jean-Paul Huchon et le maire de Paris Bertrand Delanoë, pour évoquer la crise de l'habitat. Outre ces deux grandes "opérations" qui vont faire l'objet d'une lettre de mission adressée au préfet Bertrand Landrieu - le ministère n'a pas voulu préciser à l'AFP leurs emplacements - M. Borloo a évoqué plusieurs autres points. Parmi ceux-ci : - accélérer les procédures, "notamment en matière de traitement de l'habitat indigne" - "donner à l'Etat de nouveaux moyens juridiques pour multiplier l'offre de logements sur les terrains lui appartenant" - réfléchir à "une modulation de la Dotation globale de fonctionnement en faveur des communes qui font un effort accru en matière de construction" - rendre "compatibles les projets d'établissements publics fonciers". La maire de Paris a vu dans cette réunion, qu'il avait demandée après l'incendie en avril d'un hôtel pour sans-logis dans le quartier de l'Opéra, une "prise de conscience tardive, mais positive de l'Etat". Dans un communiqué, il indique avoir insisté sur la nécessité d'une politique "solidaire", Paris concentrant "50% des structures d'hébergement d'urgence de toute l'Ile-de-France". "Les élus des communes les plus privilégiées, notamment les Hauts-de-Seine et les Yvelines ont manifesté au cours de cette réunion les plus grandes réticences sur la nécessité, pourtant impérative, de prendre leur part de solidarité", a-t-il déploré. (14/09/2005)
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Mardi 28 juin 2005
  Les professionnels du cadre de vie doivent anticiper les changements climatiques Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Un rapport de l'Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) prédit que le changement climatique aura "des conséquences colossales" en France. Anticiper ce réchauffement dans l’aménagement du territoire, l’urbanisme et la construction devient une nécessité. En attendant, fabricants et marchands de climatiseurs profitent de la chaleur. Vendredi 24 juin, l'Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) a rendu public son premier rapport depuis sa création en 2002. Ce document consultable en ligne donne des sueurs… froides. Ainsi, le changement climatique sera beaucoup plus prononcé en Europe et notamment en France que dans d'autres pays développés. Il se traduira par une hausse moyenne du thermomètre au 21ème siècle "de 2 à 4 degrés en hiver et de 4 à 7 degrés en été" en France contre 3 degrés à l'échelle mondiale, selon un scénario fondé sur un bon doublement des concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère (850 parties par million en 2100 contre 380 ppm actuellement). Aucun scénario "ne prévoit un adoucissement des conditions météorologiques ou climatiques" pour la France. "Les simulations prévoient en France une aggravation générale des événements extrêmes de grande échelle" (canicules, inondations et sécheresses, d'une durée relativement longue et affectant une superficie importante). Elles "demeurent plus incertaines" pour les "événements extrêmes de courte durée et de forte intensité" (tempêtes, orages sévères, cyclones tropicaux). Pour le sénateur Paul Vergès, qui préside l'ONERC, le gouvernement doit finaliser le plus vite possible la stratégie nationale d'adaptation aux conséquences du changement climatique qu'il a prévue dans son Plan climat 2004. "Force est de constater qu'en l'absence de mesures réelles d'adaptation, la France n'est pas à l'abri de nouvelles catastrophes", a-t-il averti. L'Observatoire préconise un "fonds spécifique pour financer les actions d'adaptation au changement climatique en France". Il propose 90 indicateurs pour suivre localement les impacts (eau, énergie, habitat, transports, santé, agriculture, biodiversité). Des "scénarios climatiques régionaux de référence" devront être établis pour permettre aux décideurs "à tous les niveaux" d'anticiper le réchauffement dans l'urbanisme et l'aménagement du territoire. "Le changement climatique doit être pris en compte dès aujourd'hui" dans les documents de planification et donc dans la conception des bâtiments et des infrastructures avertissent les experts. En attendant, ces changements profonds, les Français ont recours au système D et se ruent sur les climatiseurs et les ventilateurs qui commencent à remplir les têtes de gondole dans les magasins. Une aubaine pour les vendeurs et les fabricants qui espèrent bien profiter de la vague de chaleur en France pour écouler les stocks de l'été dernier. Après l'été caniculaire de 2003, les professionnels avaient veillé l'année suivante à éviter toute rupture de stocks. Mais l'été dernier n'a pas été particulièrement chaud. Les ventes avaient démarré fort en début d'année, les clients craignant d'être pris de court, puis s'étaient arrêtées ensuite. "L'année dernière, il y a eu du stockage, les particuliers ont cessé de s'équiper et les fabricants avaient beaucoup de matériel en stock", explique une responsable de Daikin, fabricant japonais et leader sur le marché français des climatiseurs. Moins gourmands en énergie, mais moins efficaces, les ventilateurs se vendent comme des petits pains. "Le ventilateur, c'est un produit de l'excès, on le veut tout de suite", explique Gérard Salommez, directeur général du groupe Seb France, qui distribue des ventilateurs sous la marque Calor. "Pendant la canicule de 2003, il se vendait même des radiateurs soufflant qui avait une position air frais!" Les installateurs de climatiseurs sont aussi sur le qui-vive. "L'installation de la clim est une décision très instinctive, même pour les bureaux, si on peut pas l'installer sous quinze jours, on ne fait pas l'affaire", explique Patrick Clavreul, président de Climsure, qui fédère des installateurs professionnels. En France, le réflexe de la climatisation n'est pas encore ancré dans les moeurs, par rapport à des pays comme le Japon ou les Etats-Unis, indique M. Clavreul. Mais, selon lui, la France y viendra. "Vous travaillez dans un bureau climatisé, vous prenez votre voiture climatisée, et vous arrivez chez vous c'est pas climatisé ?", assure-t-il. J-P. Defawe (avec AFP) (24/06/2005)
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Dimanche 19 juin 2005
    Appel à projets pour le site du Tripode sur l’Ile de Nantes Ville - Urbanisme - Aménagement  - Dépêche Ouest et centre  Nantes Métropole a chargé la Société d’aménagement de la Métropole Ouest Atlantique (Samoa) de lancer une consultation auprès des promoteurs et investisseurs pour la réalisation du premier îlot de ce programme qui comprendra des logements, des bureaux et un hôtel. Ce programme, l’îlot A, porte sur 44 000 m©˜ SHON, dont 20.000 m2 de bureaux et 9.000 m2 de logements. Un hôtel d’environ 5 000 m©˜ est proposé en bord de Loire, face au centre ville et à la Cité des congrès. Parallèlement le site devra accueillir 10 000 m©˜ d’activités et commerces, qui seront orientés autour de l’équipement de la maison, le bricolage et le jardinage afin de ne pas concurrencer l’activité du centre ville, et d’être compatible avec celle du centre commercial Beaulieu, tout proche.
par le moniteur expert publié dans : urbanisme architecture logement
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Jeudi 2 juin 2005
  La France, victime du syndrome giratoire Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Pièces d'eau, rocailles, charrettes et parterres fleuris, sculptures, décors régionalistes, amphore, coquille St-Jacques: la variété des décorations qui ornent les ronds-points couvrant la France, leader mondial du giratoire, semble sans limite et divise l'opinion. Personne ne connaît le nombre exact de ces giratoires (18.000 à 20.000, selon les estimations d'experts), qui se sont installés sur tout le territoire français, aux abords des villes et villages. Un site internet (www.sens-giratoire.com), créé par un ingénieur à la retraite, recense les giratoires mais seulement ceux à caractère "artistique" ou d'intérêt historique, 750 à ce jour. Personnages sculptés en Alsace, aile d'avion près de Toulouse, soucoupe volante près de Nantes avec cosmonautes apportant muscadet et petit Lu, autant d'expressions de l'art local appliqué à ces giratoires. "Véritable Disneyland de l'aménagement urbain" pour les uns, nouvel "art populaire" pour les autres, ces giratoires décorés sont diversement appréciés. Plébiscités par les habitants, ils sont critiqués par les paysagistes, les architectes, les urbanistes qui déplorent leur médiocrité et l'absence d'intégration environnementale. "Efficaces mais anti-urbains", résume l'urbaniste François Ascher. Le rond-point règle un problème de circulation des voitures en brisant la vitesse mais constitue un véritable danger pour les piétons. Il est "intraversable". Inventé en France au début du XXe siècle puis oublié, il y est revenu importé de Grande-Bretagne pour y connaître un succès foudroyant, indique à l'AFP Eric Alonzo, un architecte de 31 ans, qui vient de consacrer un livre savant à "cet objet très ordinaire" ("Du rond-point au giratoire", Edit. Parenthèses, 32 euros). "Le rond-point a été inventé dans les forêts et parcs classiques au XVIIe siècle", indique M. Alonzo, qui en analyse les implications historique, esthétique, architecturale, urbanistique. Le giratoire deviendra la figure imposée par les ingénieurs pour sécuriser les croisements à partir de 1983 et mettre fin à l'hécatombe constatée sur les routes françaises. De fait, des statistiques du ministère de l'Equipement révèlent que les giratoires sont deux fois moins dangereux que les carrefours à feux en milieu urbain. "Leur propagation rapide apparaît alors comme un véritable phénomène de mode chez les élus locaux qui peuvent à bon compte exprimer leur pouvoir et leur action en matière de sécurité routière", dit-il pour expliquer cet engouement. La France joue même un rôle non négligeable dans la diffusion européenne du giratoire en organisant en 1992 le premier colloque international avec 242 participants venant de toute l'Europe (Suisse, Allemagne, Portugal, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni). Depuis, elle est restée leader. En 1997, plus de la moitié des ronds-points modernes existant dans le monde (35.000) sont situés en France, selon une étude américaine. Les giratoires, une véritable aubaine pour les ingénieurs de l'équipement qui touchent une prime proportionnelle au montant des travaux (coût d'un rond-point variant entre 150.000 et 800.000 euros) comme pour tous les travaux routiers, constitue un marché qui n'est pas prêt de se tarir. Malgré les critiques, "personne n'a encore rien inventé de mieux pour assurer la sécurité des croisements et la fluidité de la circulation", estime Eric Alonzo, suggérant que les architectes soient associés à leur conception pour en faire "un bel élément de voirie" comme c'est le cas en Espagne. Béatrice Bretonnière (AFP) (01/06/2005)   Liens utiles :  Sens-giratoire.com
par article Le Moniteur Expert publié dans : urbanisme architecture logement
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Mardi 31 mai 2005
  Les Français disent "oui" à l'innovation dans le logement Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Sans pour autant renoncer à leur confort, les Français recherchent à réduire leur facture énergétique, notamment par une meilleure isolation thermique. (Crédit photo : Interclima + elec home & building) Selon une enquête réalisée par Ipsos pour Le Moniteur, les Français sont curieux des nouveautés qui allient confort et économies d’énergie. 85% d’entre eux se disent même prêts à investir dans les énergies renouvelables lors de l'achat d'un logement neuf. Si la localisation, la surface et le plan de vie constituent les premiers critères de choix d'un logement pour les Français, les acquéreurs de maisons ou d'appartements sont également attentifs aux équipements du logement et ne sont pas indifférents à l'innovation technique. Dans le sondage réalisé par Ipsos pour "Le Moniteur" sur les attentes des Français en matière d'innovation lors de l'achat d'un logement neuf*, il apparaît que les éléments privilégiés sont liés à l’environnement et au confort. Mais sur les quatre critères proposés au choix des personnes interrogées - environnement, confort, sécurité, qualité sanitaire -, aucun n’est réellement sans importance : tous sont cités, et seulement 2 % des interviewés ne se reconnaissent dans aucun d’entre eux, ou ne se prononcent pas. Les différents types d’attentes dépendent beaucoup de la situation sociale des personnes interrogées. Dans le détail, il apparaît que les éléments privilégiés dans l'achat d'un logement neuf ont effectivement des qualités de respect de l'environnement et de confort. Quand on demande aux personnes interrogées quels éléments sont importants pour elles dans le choix d’un logement neuf, trois grandes catégories de critères se dégagent. Les critères de choix "fondamentaux" sont l’isolation thermique (72 % de « très important »), l’installation de chauffage (71 %), la qualité de l’eau (70 %), l’isolation phonique (68 %). Les éléments qui arrivent en tête touchent donc à la fois au respect de l’environnement, au confort, mais aussi à l’économie. Ces quatre critères sont ceux sur lesquels on peut supposer que les Français ne transigeraient pas, et dans lesquels ils sont prêts à mettre le prix. Ils arrivent également en tête chez les personnes qui ont l’intention d’acheter un logement neuf dans les cinq ans à venir. L’installation de chauffage est d’ailleurs le critère le plus important chez ces dernières personnes (79 %). Les critères qui viennent ensuite dans le classement des Français sont la qualité de l’air (65 % de réponses « très important »), la sécurité du logement (65 %), les équipements sanitaires (58 %), les menuiseries et fermetures (58 %). Sans doute ces éléments sont-ils considérés comme plus ou moins acquis dans un logement neuf. La mauvaise qualité de l'air et l'insalubrité en général sont plutôt associées à l'image de logements anciens vétustes. Du côté des sanitaires, les acquéreurs de logements neufs se satisfont en général des équipements proposés. Enfin, les critères "d’agrément" révélés par le sondage sont ceux dont on peut se passer, mais qui apportent un plus. Il s’agit des matériaux de façade (36 %), des revêtements de sols et murs (33 %) et du précâblage des réseaux (32 %), des secteurs où se manifestent peu d'exigences de la part des Français. Interrogés sur leur intérêt particulier pour différents équipements, les Français dégagent là encore une typologie révélatrice de leurs priorités en matière de logement neuf. C’est ainsi que les équipements par lesquels les répondants déclarent être le plus intéressés sont les appareils à basse consommation d’énergie (94 % de personnes intéressées, dont 54 % déclarant être « très intéressées »). En réalité, on peut là parler du critère fondamental, tant il arrive en tête par rapport aux autres. Mais, curieusement, même si le critère d’économie d’énergie est considéré comme fondamental dans le choix d’un logement neuf, la chaudière à haut rendement et le système de régulation et de contrôle à distance du chauffage font un faible score (respectivement 20 % et 19 %). Les systèmes de programmation du chauffage sont souvent jugés trop compliqués. On constate que les acquéreurs de logements se contentent d'un programmateur très simple limité à trois consignes. D’ailleurs l’enquête montre aussi que les automatismes dans l'habitat peinent à s'imposer, quelles que soient les fonctions à remplir. A la question "Si demain vous achetiez un logement neuf, seriez-vous prêt à investir dans l'installation de systèmes permettant de renforcer la sécurité de votre logement", 33 % des personnes interrogées répondent « oui, certainement » et 32 % "oui, probablement". Un score modeste comparé aux autres critères. En terme d'équipements, ce relativement faible intérêt se traduit par 33 % de personnes très intéressées par une alarme de détection d’incendie, de fuite d’eau ou de gaz et 22 % par une alarme de détection d’intrusions. Les systèmes automatiques permettant d’améliorer le confort du logement obtiennent également un total de 65 % de oui, dont 29 % de « oui, certainement ». Les systèmes de fermeture centralisée des portes et des volets ne trouvent un écho très favorable qu'auprès de 17 % des Français et la commande centralisée de l’éclairage en séduit 8 %. Autre équipement jugé peu important, le réseau de communication avec prises multi-usage (TV, téléphone, Internet) dans toutes les pièces obtient 24 % de réponses « très intéressé ». Cependant, les personnes qui ont l’intention d’acheter d'ici à cinq ans se montrent beaucoup plus intéressées par ce réseau de communication intérieur (34 %). Isabelle Duffaure-Gallais Cette dépêche est extraite d’un article publié dans Le Moniteur du 27 mai. Un dossier complet analysant les résultats de cette enquête sera également publié dans notre hors-série « Innovations techniques 2005 » diffusé avec Le Moniteur du 3 juin ou disponible à partir de cette date dans la rubrique Kiosque du site www.lemoniteur-expert.com. Enfin, les tableaux complets sont disponibles sur le site (rubrique Compléments d’articles). *Sondage réalisé par téléphone les 25 et 26 février 2005 sur un échantillon de 943 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus. (30/05/2005)
par le moniteur expert publié dans : urbanisme architecture logement
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Mardi 24 mai 2005
Maine-et-loire Actualité Une Maison pour l'architecture et les paysages ( 24/05/2005 )   Le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE) attend beaucoup de la Maison de l'architecture, des territoires et du paysage, qui ouvrira ses portes cet été, avec une première exposition sur les constructions en bois dans la région.   Le thème de la première exposition présentée à la Maison de l'architecture sera la maison en bois. (Photo archives NR) « L'idée est de créer un équipement d'importance départementale. Notre efficacité en sera accrue, concernant la diffusion culturelle », explique Jean-Pierre Duco, adjoint au président du Comité départemental d'architecture, d'urbanisme et d'environnement, qui tenait son assemblée générale vendredi dernier. Cet équipement, particulièrement attendu par le Comité, est une Maison de l'architecture, des territoires et du paysage. Elle ouvrira ses portes dans quelques mois sur le site de l'ancienne école d'aviation d'Angers-Avrillé. Elle s'inscrit dans les quatre missions définies pour tous les CAUE de France – un pour chaque département – avec le conseil aux collectivités locales, celui apporté aux particuliers et aussi la formation professionnelle. Dans cette Maison, seront organisées de nombreuses expositions, dont la première prendra place, en juillet et août, sur le thème de « l'architecture en bois dans la région ». Trois grandes expositions devraient s'installer dans les nouveaux bâtiments, chaque année. L'inauguration officielle aura lieu plus tard, le 14 octobre. Une formation destinée aux élus locaux La deuxième avancée est l'obtention récente d'un certificat international sur le management, et d'une norme sur l'assurance-qualité. En France, seuls deux autres comités ont obtenu cette certification. « C'est une démarche volontaire pour améliorer notre mode de fonctionnement et notre mode de travail avec les collectivités, poursuit Jean-Pierre Ducos. Cela impose beaucoup plus de transparence. C'est un engagement à viser une amélioration continue. » Le CAUE du Maine-et-Loire, dirigé par le sénateur Christian Gaudin, prend ainsi les devants dans la qualité de son travail. Il souhaite également s'investir plus en profondeur dans une autre de ses missions, à savoir la formation professionnelle. D'abord par un soutien particulier au Pôle atlantique de formation, en partenariat avec l'École d'architecture de Nantes. Ensuite, le CAUE, fort de sa nouvelle maison, développera une offre de formation au profit des élus locaux, en collaboration avec l'Association des mairies et le conseil général. Elle portera à la fois sur la vie municipale et sur les thèmes de l'architecture et de l'environnement. - Corr. NR Mélanie HOUTIN
par article la nouvelle république du centre ouest publié dans : urbanisme architecture logement
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