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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Vendredi 2 mars 2007
Bayrou prône "l'union nationale" et la création d'un "grand parti démocrate" LE MONDE | 02.03.07 | 09h29 • Mis à jour le 02.03.07 | 10h51 Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Imaginons que vous êtes élu le 6 mai. Comment formez-vous votre premier gouvernement ? Depuis des années, j'ai observé la dégradation de la vie politique française et les signes multiples de l'affaiblissement de notre pays. J'en suis arrivé à la conclusion que son redressement passe par un électrochoc : il faut une union nationale pour donner à tous les Français la certitude qu'on va poser les vraies questions et y apporter des réponses non-partisanes. C'est pourquoi, élu président de la République, investi d'un mandat clair par les Français, je formerai un gouvernement composé de femmes et d'hommes compétents, d'accord sur les grands choix, et représentatifs des grandes sensibilités démocratiques du pays. Mais le PS et l'UMP ne sont pas prêts à s'engager dans cette démarche. Mesurez ce que sera la force et l'écho de la décision des Français, dans notre pays et à l'extérieur, s'ils élisent un président porteur de cette idée… Si les appareils refusaient d'entendre ce message, ils seraient rejetés aux élections législatives. En Allemagne, il y a quelques mois, la CDU et le SPD disaient qu'ils n'accepteraient jamais de gouverner ensemble. Il se trouve que le peuple allemand leur a donné mandat, avec le vote aux législatives, de travailler ensemble. Et ils l'ont fait. Vous pariez sur un éclatement du PS et de l'UMP ? Non. Ils prendront leurs responsabilités. La nouveauté de la proposition politique qui est la mienne est qu'elle invite à voir ce qui rassemble et non ce qui sépare artificiellement. Donc on va aux élections, au scrutin majoritaire, avec des candidats "majorité présidentielle"… Elu président de la République, investi de la confiance des Français et porteur de ce mandat du peuple, je nomme un gouvernement de rassemblement. Ce gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiendront. La nouvelle majorité présidentielle sera présente dans chaque circonscription du pays. Et les Français la choisiront. Cela vous amènera-t-il à créer un nouveau parti ? Oui, je crois que ce sera une nécessité. Pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France. En 1988, après l'élection de François Mitterrand, les candidats de la majorité présidentielle avaient perdu plus d'un million de voix par rapport à ce qu'il avait obtenu au premier tour. La vague n'est pas automatique. Vous verrez le contraire. La vague dépassera de beaucoup l'élection présidentielle. Les Français ont entre les mains une arme à plusieurs coups : un nouveau président, un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité. En 1988, Mitterrand a manqué à son engagement : il se fait élire sur "la France unie" et, aussitôt après, il referme cet engagement en se contentant de quelques débauchages. Les Français n'ont pas aimé cette attitude, et je les comprends. Je suis contre les manœuvres, je suis pour les rassemblements assumés devant le pays. Et vous changez le mode de scrutin ? Parmi les premiers grands chapitres du redressement, il y a les institutions. Le président de la République assume ses responsabilités, mais le gouvernement ne pratique plus le passage en force. Le 49-3, les ordonnances, n'entrent plus dans le cadre des rapports entre le gouvernement et le Parlement. On met en place une loi électorale juste : 50 % des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50 % à la proportionnelle, avec une barre à 5 % des suffrages. On garde ainsi une dynamique majoritaire tout en répondant à l'impératif d'une représentation équilibrée des territoires et des opinions. Donc le Front national rentre au Parlement ? Oui, il rentre au Parlement si les électeurs le veulent. Ainsi les confrontations auront lieu à visage découvert. Et l'extrême gauche rentre au Parlement, si les électeurs en décident ainsi. On a besoin d'un Parlement qui représente la France dans sa diversité. Parmi les chantiers prioritaires, vous mettez l'éducation nationale. Vous voulez discuter avec les syndicats. Mais aurez-vous le courage de réformer ? Réformer, le mot n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est refonder. Je ne partage pas la vision de ceux qui présentent le travail à conduire avec l'éducation nationale comme une mise au pas, avec des coupes claires ou sombres à tous les étages ! Je veux que l'on revienne à l'égalité scolaire, c'est-à-dire à de bonnes conditions d'étude et à l'excellence partout. Y compris dans le collège de banlieue ou dans le monde rural profond. Je connais les personnels de l'éducation nationale, et il se trouve que je les estime. Je passerai un contrat avec eux. Je garantis les moyens, j'arrête la chasse perpétuelle aux postes, d'ailleurs infructueuse. Avec ces moyens garantis, on va augmenter l'exigence de résultats. On va s'obséder de cette idée qu'il n'y aura plus de collèges de seconde zone, plus de collèges ghettos. Je me fixe l'objectif que l'école publique soit réhabilitée et que la discipline revienne dans les établissements. Cela veut dire : être capable d'identifier les quinze ou vingt enfants déstabilisés qui déstabilisent la vie scolaire et de leur donner une pédagogie adaptée, avec des éducateurs, avec des psychologues, pour leur permettre de retrouver des repères. En les sortant de l'établissement, mais sous sa responsabilité. Quand j'ai défini ce concept, en 1995, j'avais appelé cela le collège hors les murs. Malheureusement, l'idée a été abandonnée par mes successeurs. Où réalisez-vous des économies et comment engagez-vous la réforme de l'Etat ? Je me fixe l'objectif que, en trois ans, la dette soit stabilisée en valeur absolue. Avec une croissance annuelle de 2 %, les rentrées fiscales, à prélèvements égaux, augmentent d'environ 14 milliards d'euros par an. Je propose d'en affecter automatiquement la moitié, 7 milliards, à la baisse du déficit. Cela fait 21 milliards en trois ans. C'est le montant nécessaire pour stopper la croissance de la dette. Pour arriver à faire des économies, il faut engager une conférence avec les collectivités territoriales, parce qu'elles sont une partie du déficit du pays. Je proposerai le principe de la compétence négative, en arrêtant les compétences croisées. C'est-à-dire qu'une collectivité et une seule s'occupe d'un secteur. Je veux fondre en une seule collectivité les départements et les régions : même administration, administrée par les mêmes élus désignés selon le même principe d'équité : moitié au scrutin de circonscription, moitié à la proportionnelle, de manière que soient représentés les territoires et les opinions. Pour couronner le tout, j'inscrirai dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déficit de fonctionnement. On ne peut pas baisser les prélèvements obligatoires tant qu'on n'a pas retrouvé l'équilibre de nos finances publiques. En vous inscrivant dans le cadre de ces grandes contraintes, notamment en matière de fiscalité et de prélèvements obligatoires, comment pensez-vous parvenir à rééquilibrer le partage des richesses ? Cela ne peut pas se faire par la loi, cela ne peut se faire que de manière incitative. Je proposerai une mesure incitative forte pour que les entreprises soient amenées à partager leurs bénéfices à la fin de l'année avec leurs salariés. C'est plus que la participation, parce que la participation est bloquée pendant cinq ans. Il faut que cet intéressement puisse être liquide et que l'entreprise trouve un avantage à partager ses bénéfices avec ses salariés. Cela se discutera avec les organisations représentant les entreprises. J'appartiens à cette école de pensée qui pense que la bonne répartition, c'est : un tiers pour le capital, un tiers pour l'investissement et un tiers pour les salariés. En vingt ans, on a assisté à une dérive de huit points vers le capital. En quoi consiste votre idée d'une Europe à deux cercles ? Il y a deux projets européens en concurrence. Le projet qui veut une Europe la plus large possible, dont l'objectif est de faire un marché commun avec des règles juridiques communes. Notre projet est plus exigeant : il est de regrouper nos forces pour agir ensemble sur le destin du monde, pour défendre des valeurs et un projet de société. Dans l'état actuel des choses, ces deux projets coexisteront, pendant longtemps. On a ainsi un des schémas politiques de l'avenir de l'Europe. L'Europe active doit être ouverte, elle doit pouvoir être rejointe. Son socle, ce sont les fondateurs et la zone euro. Les pays qui considèrent que commerce et règles juridiques suffisent formeront le deuxième cercle, qui peut également s'élargir, par exemple au bassin méditerranéen, à l'Ukraine… Etes-vous prêt à accepter l'entrée de la Turquie, à laquelle vous étiez opposé ? J'ai largement exprimé mon point de vue. Puis il y a eu l'ouverture des négociations. Et à cette ouverture des négociations, j'ai dit : la chaise de la France ne restera pas vide. Beaucoup de gens, en Turquie même, réfléchissent à l'inadéquation de l'adhésion pure et simple à l'Union européenne. Il faut poursuivre cette réflexion avec les gouvernements turcs. C'est une affaire qui bougera. L'ouverture des négociations est une décision qui a été prise et sur laquelle je ne reviendrai pas. Il y a une continuité de l'Etat. Envisagez-vous de rediscuter avec les partenaires européens sur le droit de veto et la présence permanente de la France au Conseil de sécurité des Nations unies ? Nous avons la chance d'être au Conseil de sécurité des Nations unies. Je considère que nous y sommes en notre nom et que nous représentons aussi une part de l'Union européenne. C'est une chance pour l'Union européenne d'avoir deux membres permanents aux Nations unies. Mais je ne pense pas qu'on puisse envisager l'édification de l'Europe par un amoindrissement de la France. Je crois que la voix de la France, pour être entendue, doit avoir cette chambre d'écho européenne. Par exemple, sur l'Irak ? La France a bien fait de dire ce qu'elle a dit. J'ai dit à cette époque à quel point je soutenais la position de Jacques Chirac. Et je peux vous dire que les pressions n'ont pas manqué pour que je fasse un autre choix. Je n'ai qu'une seule nuance avec lui : je suis persuadé que si on avait eu une expression forte du président de la République française dans le cadre d'un Conseil européen, celle-ci aurait eu un écho extraordinaire dans les autres pays européens. Etes-vous favorable à un nouveau référendum sur l'Europe ? Je ne laisserai pas se creuser le fossé entre les Français et l'Europe. Ils ont voté non, et je n'éluderai pas le débat avec eux. La position de Nicolas Sarkozy, qui veut court-circuiter le vote des Français et faire voter un minitraité par le Parlement, dès le mois de juillet, est d'une part totalement irréaliste et d'autre part dangereuse car elle risque de couper les Français un peu plus de l'idée européenne. Propos recueillis par Caroline Monnot, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger Propos recueillis par Caroline Monnot, Arnaud Leparmentier et Patrick Roger
par article journal Le Monde publié dans : politique
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Mardi 27 février 2007
mardi 27 février 2007, mis à jour à 22:33 François Bayrou veut une France exemplaire en matière d'écologie Reuters L'écologie devra être l'une des priorités du prochain président de la République et la France doit être exemplaire en la matière, estime François Bayrou. "Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité (écologique) en commun", a déclaré le candidat de l'UDF à la présidentielle lors d'une réunion publique à Metz. "C'est un langage qui engage les politiques de tous les pays", a-t-il ajouté devant 2.000 personnes réunies au parc des Expositions du chef-lieu de la Moselle. Le candidat béarnais, qui a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, propose de nommer, s'il est élu, un numéro deux du gouvernement spécialisé dans les questions de développement durable, "chargé de penser aux conséquences que les décisions que nous prenons auront sur nos enfants et les enfants de nos enfants". "Nous devons être exemplaires", a lancé François Bayrou, qui était entouré d'un groupe de jeunes militants et dont les propos étaient traduits en langage des signes. HOMMAGE A ROBERT SCHUMAN "Le prochain président et le prochain gouvernement devront faire respecter cette exigence que la France devienne enfin le pays qui prend la tête des pays qui économisent l'énergie", a-t-il dit. "Ça ne coûte pas très cher, ça crée des emplois sur place, et en tout cas ça dit une chose formidable : nous étions irresponsables, nous avons l'intention de devenir responsables", a-t-il ajouté sous les applaudissements. Le programme du candidat centriste comprend la mise en place progressive d'une taxe sur les énergies fossiles et la création d'une autorité indépendante chargée d'alerter les autorités en cas de problème de santé publique ou d'environnement (du type amiante ou sang contaminé). La réunion publique de Metz clôturait une nouvelle journée de campagne de terrain pour le candidat de l'UDF, qui s'est rendu dans l'après-midi à l'Institut européen de l'écologie pour un débat avec le pharmacologue et écologiste Jean-Marie Pelt. A son arrivée en Lorraine, François Bayrou s'est rendu dans la maison de Robert Schuman, à Scy-Chazelles. Après avoir déposé une gerbe sur la tombe de l'ancien ministre des Affaires étrangères, le président de l'UDF a lu, à l'intérieur de la demeure, la célèbre "Déclaration" que l'élu de Moselle avait prononcée le 9 mai 1950 au Quai d'Orsay, considérée comme l'acte de naissance de l'Europe communautaire. Malgré la pluie, François Bayrou a visité le jardin de Robert Schuman, un homme dont il admire "la simplicité" et "l'immense vision", au point d'avoir sa photo dans son bureau.
par articleReuters sur coté maison publié dans : politique
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Lundi 26 février 2007
Les associations écologistes font état de progrès des candidats LEMONDE.FR | 26.02.07 | 10h34 • Mis à jour le 26.02.07 | 10h54 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Après un premier bilan sévère, publié le 12 décembre 2006, les associations de L'Alliance pour la planète ont attribué de nouvelles notes aux candidats à la présidentielle en matière d'environnement, en hausse, lundi 26 février. Mais trois candidates seulement dépassent la moyenne. Au classement général, publié sur le site de l'Alliance, sans surprise, Dominique Voynet (Les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) arrivent en tête, à égalité avec 16,5/20, devant Ségolène Royal (PS), qui obtient 13/20, contre 6,5/20 seulement au mois de décembre. Derrière, François Bayrou (UDF) et Marie-George Buffet (PCF) n'obtiennent que 9/20, devant Nicolas Sarkozy 8,5/20. Mais ils sont tout de même en progrès : en décembre, ils récoltaient respectivement 5/20, 5,5/20 et 4,5/20. Les extrêmes ferment la marche : 8/20 pour le candidat de la LCR, Olivier Besancenot, 7 pour Philippe de Villiers (MPF), 5 pour Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller. Pour son évaluation, L'Alliance pour la planète, qui regroupe 71 associations comme WWF, Greenpeace, Les Amis de la terre et la Fondation Nicolas-Hulot, a étudié comment les candidats prenaient en compte les priorités déclinées dans 24 mesures qui, selon elle, doivent permettre de "renverser le cours de la réalité". "ROYAL DOIT SA BONNE NOTE À DES CHOIX PERSONNELS" Parmi ces mesures : lancer un plan national pour l'isolation de 400 000 logements anciens par an ; affecter 5 milliards d'euros aux transports en commun urbains ; établir des moratoires sur la construction d'autoroutes, d'incinérateurs d'ordures ménagères, et la culture des OGM en milieu ouvert ; suspendre le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR ; mettre fin aux subventions agricoles appauvrissant les pays du Sud. "Dominique Voynet et Corinne Lepage (...) confirment leur véritable connaissance et leur maîtrise de l'écologie, qui constitue la colonne vertébrale de leurs projets", juge L'Alliance sur son site Internet, poursuivant : "Pour les autres – Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, et dans une moindre mesure Marie-George Buffet –, (...) les interpellations sur le changement climatique (...) ou les déséquilibres mondiaux, irriguent maintenant leurs discours. Ils font des propositions qui témoignent de cette nouvelle conscience, mais ils ne vont pas jusqu'à remettre en cause le mode actuel de développement. Pour être entendues, leurs propositions devront être précisées, complétées." "Nous espérons que les candidats, notamment ceux des grands partis comme ceux de Bayrou ou Sarkozy, voudront augmenter leur score", déclare Yannick Jadot, porte-parole de L'Alliance pour la planète, dans une interview au journal Le Parisien du lundi 26 février. Pour lui, il n'y a pas, sur le sujet, de clivage gauche-droite : "C'est lié à la sensibilité des individus. Sa bonne note, Royal la doit plus à ses choix personnels qu'à la ligne de son parti, qui était il y a quelques mois plus tiède." L'Alliance pour la planète prévoit une troisième série de notes avant le premier tour de scrutin qui concernera également les nouveaux candidats comme José Bové ou Nicolas Dupont-Aignan, s'ils obtiennent leurs 500 signatures. Le Monde.fr
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Dimanche 25 février 2007
Chronique de Philippe Meyer D’une part, depuis aujourd’hui à 0 heure, le président du Conseil Constitutionnel est l’un des anciens ministres de l’Intérieur de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré. Il succède à Pierre Mazeaud qui siégea dans le 1er gouvernement Chirac nommé par Valéry Giscard d’Estaing et qui fut ensuite et pendant dix ans à l’Assemblée nationale l’une des figures éminentes et actives du chiraquisme. Lui-même remplaça un ancien ministre de François Mitterrand, Roland Dumas, à qui la présidence du Conseil Constitutionnel fut confiée en 1995. Deux ans plus tôt, la première présidence de la Cour des Comptes avait été attribuée à un autre ancien ministre de François Mitterrand, Pierre Joxe, qui avait été trésorier du Parti socialiste et qui céda son fauteuil en 2003 à un ancien président du RPR, Philippe Seguin, ancien ministre de Jacques Chirac. Il y a quelques semaines, le Conseil supérieur de l’audiovisuel était doté d’un nouveau président en la personne Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, dont l’ancien conseiller en communication coproduit aujourd’hui l’émission politique phare de TF1 « J’ai une question à vous poser ». Le nouveau président du CSA succède à un ancien parlementaire UDF, Dominique Baudis, qui avait pris la tête de la liste commune UDF RPR aux élections européennes de 1994. D’autre part, il y une dizaine de jours un journaliste de France Télévision et de RTL était suspendu après qu’avait circulé sur le Net des images prises sans son accord en novembre 2006 et qui le montraient déclarant pour quel candidat il pensait voter, au cours d’une rencontre avec des étudiants de Sciences Po Paris. Si l’utilisation d’images volées, prises dans un cercle privé à l’insu de l’intéressé et diffusées sans qu’il en soit informé devient une pratique légitimée –et c’est bien ce que viennent de faire France Télévision et RTL- n’importe quel journaliste amené, comme tout le monde, à exprimer ses choix par exemple au cours d’une réunion de famille ou sur son lieu de travail peut se trouver dans la même situation. Il suffira qu’un cousin facétieux ou malveillant, qu’un confrère malveillant ou facétieux ait pris avec son portable des images du moment où, au cours d’une réunion de famille ou devant la machine à café de la rédaction, nous aurons déclaré pencher en faveur de l’un ou l’autre des compétiteurs, ou émis sur l’une ou l’un d’eux des propos louangeurs ou assassins. Un petit tour sur le Net, et nous voilà au placard. Rien n’empêche, en outre, d’envisager des provocations bien menées qui permettraient d’enregistrer des propos de nature à enclencher la mise à l’écart de tel ou tel d’entre nous. En ce qui me concerne, je dois bien avoir dit du bien ou du mal (et quelquefois les deux, selon le moment) de tous les candidats connus à l’élection d’avril prochain. Le meilleur moyen –et sans doute le seul- d’empêcher cette situation est que chaque journaliste chargé de suivre les affaires publiques déclare sans haine et sans crainte pour quel candidat il penche. Il est fort possible que les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs y trouvent leur compte et en acquièrent une plus grande confiance (ou une moins grande méfiance) dans les medias, eux qui se sont plaints, lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel, de l’absence de mesure de beaucoup de journalistes favorables au « oui » et qui se montrent choqués, aujourd’hui, que telle rédaction paraisse rouler à visage masqué pour la candidate socialiste ou que telle autre fasse feu de n’importe quel bois pour appuyer le candidat de l’UMP sans avoir la franchise de se déclarer en sa faveur. C’est en vertu de cette analyse et dans l’espoir que chacun prendra ses responsabilités que je déclare que, si je devais me rendre aux urnes ce dimanche, je voterais pour François Bayrou. Je le ferais d’ailleurs en grande partie parce qu’il est à ma connaissance le seul à avoir placé parmi les thèmes importants de sa campagne la question du rapport des medias avec les pouvoirs politiques et financiers. Je prétends toutefois que ce choix ne m’empêchera pas plus de faire mon métier au plus près de l’exigence d’impartialité que leurs anciens engagements n’empêcheront ou n’empêchent M. Debré d’exercer avec le même souci les fonctions de président du Conseil constitutionnel, M. Seguin celles de premier président de la Cour des Comptes ou M. Boyon celles de président du Conseil Supérieur de l’audiovisuel. A bon entendeur, salut et bas les masques ! Philippe Meyer 25 février 2007Philippe Meyer presse les journalistes d'afficher leur choix LE MONDE | 26.02.07 | 15h17 Conservez cet article dans votre classeur. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dans son émission hebdomadaire sur France-Culture, dimanche 25 février, le journaliste Philippe Meyer est revenu sur l'"affaire" Alain Duhamel. Ce dernier a été suspendu par France Télévisions et RTL durant la campagne présidentielle après la diffusion sur le Net d'images prises à son insu au cours d'une rencontre avec des étudiants de Sciences Po Paris, en novembre 2006. Il y déclarait que François Bayrou était quelqu'un qu'il aimait bien et qu'il voterait pour lui. "Si l'utilisation d'images volées, prises dans un cercle privé à l'insu de l'intéressé et diffusées sans qu'il en soit informé devient une pratique légitimée - et c'est bien ce que viennent de faire France Télévisions et RTL -, n'importe quel journaliste amené, comme tout le monde, à exprimer ses choix (...) peut se trouver dans la même situation", s'est-il insurgé. M. Meyer estime que "le meilleur moyen - et sans doute le seul - d'empêcher cette situation est que chaque journaliste chargé de suivre les affaires publiques déclare sans haine et sans crainte pour quel candidat il penche". Ce qu'il juge préférable à une situation où "les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs (...) se montrent choqués que telle rédaction paraisse rouler à visage masqué pour la candidate socialiste ou que telle autre fasse feu de n'importe quel bois pour appuyer le candidat de l'UMP sans avoir la franchise de se déclarer en sa faveur". "C'est en vertu de cette analyse, poursuit-il, que je déclare que, si je devais me rendre aux urnes ce dimanche, je voterais pour François Bayrou. (...) Je prétends toutefois que ce choix ne m'empêchera pas plus de faire mon métier au plus près de l'exigence d'impartialité que leurs anciens engagements n'empêcheront ou n'empêchent M. Debré d'exercer avec le même souci les fonctions de président du Conseil constitutionnel, M. Séguin celles de premier président de la Cour des comptes ou M. Boyon celles de président du Conseil supérieur de l'audiovisuel." "A bon entendeur, salut et bas les masques", a-t-il conclu. Patrick Roger Article paru dans l'édition du 27.02.07. Elec
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Vendredi 23 février 2007
Parrainages : on achève bien les petits Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne. Pour un peu on aurait cru hier que José Bové allait démonter le Conseil Constitutionnel. Il avait la moustache Mac Do, le candidat à la candidature altermondialiste, en rage contre ce système « injuste et anti-démocratique » qui veut que, pour être en mesure de se présenter à l'élection présidentielle, le prétendant doive fournir 500 signatures d'élus venant de plus de 30 départements. Signatures que le Conseil Constitutionnel rendra publiques, perspective qui a réduit singulièrement le nombre des élites volontaires. C'était d'ailleurs le but de la manœuvre : faire en sorte que les 47 000 députés, sénateurs et maires n'accordent plus facilement leur paraphe, afin de réduire le nombre de candidats. Cette procédure restrictive n'avait pas empêché qu'il y ait 16 impétrants en lice lors du dernier scrutin présidentiel. Mais, cette fois, leur nombre risque d'être beaucoup plus restreint. D'abord, parce qu'il y a eu le 21 avril 2002, l'élimination de Jospin. Les partis refusent de s'exposer désormais à une si traumatisante mésaventure. « On ne veut pas être cocu et payer la chambre », lâche Hollande qui, cette fois, a passé un ordre qu'il réitère régulièrement : pas de signatures pour Besancenot ni pour Voynet. A l'UMP et à l'UDF, on a fait passer des consignes identiques. Plus question de se livrer à ces sombres manœuvres de scribouilles et de gribouilles qui avaient permis d'empêcher la candidature de Pasqua - le RPR lui avait promis des signatures qui lui auraient été retirés au dernier moment – et de favoriser la présence de concurrents susceptibles d'affaiblir la gauche. C'est ainsi en effet que la radicale Christiane Taubira et l'écologiste Corinne Lepage avaient bénéficié de paraphes fournis par des missi dominici de l'Elysée, ainsi que Bruno Mégret qui, lui, devait mettre en difficulté censément Jean-Marie Le Pen. Cette fois donc, promis juré, tout se passerait au grand jour. Ce qui effarouche, on s'en doute, les élus, en particulier les édiles de petites communes, qui se sont faits tancer par leurs administrés, parfois menacer, pour avoir signé en faveur de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche. « Afin de préserver, l'harmonie du conseil municipal », beaucoup de petits maires gardent les mains dans les poches avec d'autant plus de détermination qu'ils dépendent, pour le financement de leurs travaux municipaux, de communautés de communes ou du conseil général, toutes instances où les partis font la pluie et le beau temps. En conséquence de quoi, beaucoup de prétendants ne disposent pas, aujourd'hui, du nombre de paraphes requis. Certes, Arlette Laguiller prétend avoir franchi la barre de qualification des 500. Jean-Marie Le Pen aurait également passé ce seuil mais tout juste, et, pour se victimiser, il prétend que le compte n'y est pas encore. Mais tous les petits candidats « galèrent », comme ils disent, et sont victimes d'une double peine. D'abord le système électoral ne leur permet pas de bénéficier d'élus et donc d'argent. Ensuite, n'ayant ni notables, ni moyens financiers, ils ne peuvent participer à la mère de toutes les batailles politiques. Même les Verts de Dominique Voynet, qui ont pourtant des élus, brûlent de l'encens chaque matin devant les sacs postaux en priant que les Dieux de la nature soient généreux. Ceux-là, pourtant implantés, ne comptent pas plus de 449 signatures. Corinne Lepage en annonce 440, Nicolas Dupont-Aignan 430, Olivier Besancenot 455, Philippe de Villiers 430. Bref, tous sont dans la dernière ligne droite d'un marathon qui les a épuisés physiquement, psychologiquement et financièrement. Sans être sûrs, loin s'en faut, d'en sortir vainqueur. À l'arrivée, il se pourrait tout à fait que les courants gaullistes, écologistes, souverainistes, altermondialistes voire trotskistes ne soient pas représentés, et que la démocratie censément pluraliste soit réduite à sa trop simple expression. C'était pour conjurer ce risque que les uns et les autres ont mobilisé leurs militants qui vont quadriller ces semaines à venir la campagne pour recueillir ces fameux formulaires de quatre pages à réexpédier au Conseil Constitutionnel dûment remplis. Pas raturés, pas tâchés, pas froissés ! Faute de quoi, ils sont annulés. Certains maires renvoient directement leurs formulaires au Conseil, ce qui complique encore la tâche. Mais il faudra attendre sans doute jusqu'au 16 mars pour savoir qui sera, in fine, sélectionné et avec l'appui de qui. Car la perversion de ce système, c'est de mettre les petits dans la main des grands. C'est ainsi que certains maires de l'UMP ont fait savoir qu'ils aideraient volontiers Besancenot à se présenter rien que pour embêter Royal, et que d'autres songent à aider Lepage pour gêner Bayrou. Quant au PS, il a clairement signifié aux Verts qu'il leur accorderait ce qu'il faudrait… s'ils se montraient gentils, accommodants dans les futures négociations sur les législatives. Pas question, leur ont répondu Dominique Voynet et Cécile Duflot, la petite nouvelle. Mais dans quelques semaines, s'il leur manque 20-30 paraphes, pourront-ils encore refuser de signer avec le diable ? Jeudi 22 Février 2007 Nicolas Domenach Posté par Astre Noir le 22/02/2007 16:06 Le système actuel est vicié...Pourquoi tous les petits partis veulent-ils absolument être présents à l'élection présidentielle, même s'ils n'ont guère de chance de dépasser 1 ou 2 % des voix ? Parce que l'élection présidentielle est la seule où tous les candidats ont droit au même temps de parole dans les médias. Parce que l'élection présidentielle permet à certains petits partis de se compter, et ainsi peser dans les négociations avec leurs alliés éventuels pour les législatives. Tout ceci à cause d'un système injuste, l'absence de proportionnelle pour les législatives, et les temps de parole proportionnels au nombre d'élus pour les campagnes législatives. Instaurons une bonne dose de proportionnelle (par exemple en élisant le Sénat selon ce type de scrutin), accordons à cette occasion le même temps de parole à tous les partis (tout au moins ceux qui peuvent présenter un nombre minimum de candidats, pour décourager les fantaisistes), et le problème sera en partie réglé, et l'élection présidentielle perdra ce côté "élection où il faut absolument être présent" Posté par coeurdeloup le 22/02/2007 16:44 Y a pas à dire, ce système est archaïque et Hollande, ainsi que le gang de Sarkozy ( pour ne pas les oublier ), sont des sales cons. Posté par Citoyen libre le 22/02/2007 17:26 PARRAINAGES: Les deux dernières lignes de votre 4ème paragraphe résument bien ce qu'il faut bien appeler l'ignominie du système tel qu'il est devenu. Mais combien de Français savent où a commencé la perversion du dispositif bien intentionné mis en place en 1962 par Ch.de Gaulle? Très exactement avec la loi organique modificative voulue et promulguée en juin 1976 par...Giscard et Chirac, sous de mauvais prétextes. Posté par Martin P. le 22/02/2007 17:44 et si le pen n'avait pas ses signatures, c'est les chiraquiens qui feraient la gueule, car il est certain que sans le pen, villepin, mam ou meme chirac auraient été beaucoup plus enclins à se présenter. http://sauce.over-blog.org/ Posté par pierre le 22/02/2007 17:50 Attention : un petit correctif à l'article ; les signatures étaient publiques bien avant 2007 (cf premier paragraphe.) En 2002 le Conseil constitutionnel avait donné la liste intégrale, affichée à sa porte, mais sinon il donne les noms de 500 des signataires (qu'il y en ait 501 ou 12 000 au total) qu'il publie au JO, afin que chacun vérifie que tout le monde à bien 500 signatures, au moins. http://ragsavoie.hautetfort.com Posté par Karel Vereycken le 22/02/2007 20:19 Les medias sont également responsable, car personne encourage les maires à accomplir cette partie de leur mandat. Quand on pense que Jacques Cheminade, dont personne ose parler, a déjà plus de signatures que José Bové star des média et non des producteurs de richesses, on a l'impression de vivre dans un cirque romain d'une quelconque sous préfecture de l'empire romain. A quand un débat sur les programmes? http://www.cheminade2007.org Posté par Marlou le 22/02/2007 22:05 La petite ritournelle "du vote utile dès le premier tour" n'ayant plus lieu d'être si J.-M. Le Pen n'était pas présent, certains veilleront certainement à ce qu'il soit candidat. D'ailleurs F. Hollande ne cesse de répéter que le troisième homme c'est Le Pen (et surtout pas F. Bayrou...!) Pour les autres candidats, la situation semble plus délicate. Dans ce contexte, une pétition est ouverte sur le site pluralisme.org pour ceux qui pensent que le débat démocratique est en danger avec la disparition du pluralisme. Posté par Citoyen libre le 22/02/2007 22:41 @Pierre Mais c'est bien la loi org. du 18juin 1976 (Giscard-Chirac)qui a institué la publication des noms, écartée expréssement en 1962. Comme si passer de 100 à 500 parr. ne suffisait pas! Posté par Sophie le 23/02/2007 02:26 Que l'on fasse entrave aux candidatures farfelues, cela n'est pas un mauvais principe. Mais que des candidats ayant déjà été légitimés par les urnes (certains sont déjà députés - JM Le Pen est député européen, Ph. de Villiers a été Président du Conseil Général de Vendée, député à l'Assemblée Nationale et député européen) ou ayant été membres d'un gouvernement (comme Corinne Lepage, Dominique Voynet, M-G Buffet et Ph. de Villiers) soient contraints de déployer une énergie considérable pour être autorisés à se présenter à l'élection présidentielle est tout simplement lamentable. Ce système des 500 signatures est totalement contraire à toute idée de démocratie : dès lors qu'un candidat se voit ou s'est déjà vu par le passé confier un mandat ou a été nommé dans un gouvernement, sa candidature devrait être automatiquement validée. Cela relève du bon sens le plus élémentaire. Quant à ceux qui n'ont encore jamais fait leurs preuves politiquement, il n'est pas absurde, en effet, de leur imposer ce filtrage. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France... Posté par FONTAINE jean-louis le 23/02/2007 08:02 Tous les candidats ne bénéficiant pas des même accès aux médias, la démocratie est tristement bafouée. Il s'avère, en plus, que beaup de médias "verrouillent" leurs colonnes en optempérant plus aux diktats de F. Hollande et N. Sarkozy qui ne souhaitent pas voir trop de candidats s'exprimer et sollliciter les "parrainages" des élus. Mais il est scandaleux que l'un d'entre eux, Jean-Christophe Parisot ("force citoyenne et handicapé") voit sa nomination comme "Délégué ministériel à l'emploi et à l'intégration des personnes handicapées" passée sous silence . Celle-ci est importante, d'autant plus qu'elle est tout à fait indépendante de sa candidature. Il est primordial que J-C Parisot ait les 500 parrainages si l'on veut qu'il puisse peser dans le débat présidentiel avec les 250 propositions qu'il fait "pour une France plus humaine". J-Christophe Parisot peut permettre d'expliquer à tous les citoyens les drames auxquels sont confrontés les élus au quotidien dans la gestion du handicap et de faire des propositions que, quel que soit le nouveau Président, il pourrait être en situation de mettre en place de par ses responsabilités nouvelle. Pour cela il lui faut les 500 parrainages et qu'il puisse présenter son Projet.! jean-louis Fontaine, directeur de campagne www.force-citoyenne2007.com http://www.force-citoyenne2007.com Posté par gilles le 23/02/2007 08:58 On croirait que vous découvrez que nous vivons dans un système financier et économique ultra libéral, qui par définition n'aime pas les petits, mais vénèrent les grands: méga entreprises, mégas fortunes, mégas fusions, mégas dividendes. A la poubelle les petits, petis employés, petits ouvriers, petits cadres, petites entreprises sous traitantes ( ils commencent à le découvrir, mais ça ne fait que commencer dans ce domaines ) petits hôpitaux, .....et cerises sur le gâteau, petits candidats. Ce qui intéresse le trio Sarkozy Royal Bayrou, c'est de se partager le pouvoir, et de faire marcher à la baguette des citoyens vivant dans la peur de tout ( peur du chômage, peur des agressions, peur du climat, peur des attentats ......), dociles, et qui en plus doivent s'endetter comme des malades pour faire vivre la machine économique qui gave cette clique au pouvoir. Et doivent voter pour 3 personnes qui n'ont rien à dire, si ce n'est à servir de représentants de commerce pour la commssion européenne, elle même anti chambre de la Maison Blanche ou du 10 downing street. Alors si ceux que l'on nomme "petits" ( Parce que les trois autre sont grands peut être ? ), n'ont pas leurs signatures, boycottons le vote ! C' C'est la seule arme dont nous disposons, en attendant la rue, car c'est bien là que ça finira, quel que soit l'un des trois larons élu Posté par zeloise le 23/02/2007 10:44 S'il est vrai que 2 grands partis politique ne devraient pas avoir la main mise sur la vie démocratique française, je m'interroge, tout de même, sur ces candidats qui ne s'intéressent aux maires de petites communes que la veille d'une élection. Qu'ont ils faits ces "petits candidats" pour aider les petites communes? J'habite dans un village de 120 habitants, et ces pleureurs d'aujourd'hui, on ne les a pas vu ces 6 dernières années... zeloise http://www.youtube.com/profile?user=zeloise Posté par MBrf le 23/02/2007 11:07 Avant d'être candiat à la présidence, peut être faudrait-il faire la preuve que l'on sait être un bon maire ou député ou conseiller général, voire conseiller municipal. Pour certains : rien de tous ces "petits" mandats électoraux, on ne veut que la plus haute marche du podium et rien d'autre ! Dans toute les compétitions il y a des éliminatoires pourquoi pas dans celle-ci ? C'est vraiment le délire mégalomaniaque ! Vous voulez être à la plus haute place : OK passez passez d'abord par les intermédiaires... Si ça ne vous plait pas : c'est pas grave ! Allez planter vos choux ailleurs ! Vous prétendez que ce n'est pas démocratique ? Avec quel argent croyez vous que tous ces frais de campagne sont payés ? Sinon : tout le monde est candidat et pourquoi pas moi aussi ! Posté par MBrf le 23/02/2007 11:15 La PROPORTIONNELLE : Là certains ont tout dit ! Sous des arguments de démocratie c'est le plus mauvais scrutin qui puisse exister, c'est : - celui qui permet aux plus ignobles d'être élus, - celui qui permet de voter pour on ne sais pas qui, - celui de toutes les magouilles politiciennes, - celui de tous les "petits" partis même si certains sont tout à fait honorables, - celui qui rend l'élu encore plus dépendant de son parti au détriment des électeurs... NON : De Gaulle avait, à juste raison, horreur de ce type de scrutin car il fausse le débat et le lien direct qui doit exister entre l'élu et l'électeur. Posté par epsylon le 23/02/2007 11:39 et ca vous etonne? on est dans le bi partie a l'americaine et le reste on en veux pas ajouter a ca, le mattracage mediatique il est temps de passer a la 6eme republique Posté par murliche le 23/02/2007 11:54 Il semblerait que, moi qui suis une électrice de gauche, il y aura un (une) candidate de gauche au 2ème tour ; si, en l'occurence José Bové n'a pas ses parrainages, je m'en irai d'un pas léger puisque ce sera le printemps, voter blanc ; et le réservoir de voix pour le candidat de gauche ??? Posté par CC2 le 23/02/2007 12:03 à l'intention de sophie. avec cet argument, vous tombez dans le même travers que le système actuel.......... car si il est impossible de se faire entendre faute d'argent, d'avoir des élus, faute d'argent...comment voulez vous seulement tenter de faire ses ?. et puis j'en ai assez de voir des sommes d'argent colossales partir dans les caisses de soi-disant "grands partis"...simplement parce que les peuple français n'est pas à même d'être confronté à d'autres propositions et explications......... l'argent ne tombe pas du ciel...et moi qui est le plus grand mal à faire face à mon imposition...je suis en désaccord pour que des hommes et des femmes qui ne me représentent aucunement en soient"gavés"!!!
par article de Marianne 2007 publié dans : politique
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Mercredi 21 février 2007
Cumul des mandats, l'exception française LE MONDE | 21.02.07 | 15h00 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h05 Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts n mars 2006, une enquête réalisée par TNS-Sofres témoignait de la profondeur de la crise des institutions représentatives : 53 % des personnes interrogées estimaient que la démocratie française ne fonctionne pas bien. Au premier rang des propositions susceptibles d'en améliorer le fonctionnement et citée par 39 % des sondés, la limitation du cumul des mandats arrivait en tête, juste devant l'amélioration de l'accès des femmes aux responsabilités politiques. SANCTIONS FINANCIÈRES En France, les règlements prévoient des sanctions en cas d'absences répétées aux travaux parlementaires, mais elles ne sont jamais appliquées. ASSEMBLÉE NATIONALE. Avoir pris part, pendant une session, à moins des deux tiers des scrutins publics entraîne une retenue du tiers de l'indemnité de fonction (1 390,58 €) pour une durée égale à celle de la session ; si le même député a pris part à moins de la moitié des scrutins, cette retenue est doublée. SÉNAT. En cas de trois absences consécutives non justifiées d'un commissaire dans une commission permanente, celui-ci est considéré comme démissionnaire. Son indemnité de fonction est réduite de moitié jusqu'à la session ordinaire suivante ; il ne peut être remplacé en cours d'année. [-] fermer Quoi de plus affligeant, en effet, que ces séances de l'Assemblée nationale ou du Sénat où les textes législatifs sont débattus par une poignée d'élus ? L'absentéisme chronique des députés et des sénateurs pèse dans le discrédit de l'institution parlementaire. "On ne peut espérer renforcer les pouvoirs du Parlement si les députés ne consacrent à leur mission de faire la loi et de contrôler le gouvernement qu'à peine quelques heures par semaine", convenait Jean-Louis Debré, lors de la présentation des voeux au chef de l'Etat. "Je ne suis pas convaincu que l'interdiction du cumul des mandats soit la solution, bien au contraire", ajoutait cependant le président de l'Assemblée nationale. S'il est en effet un point qui fait consensus à l'UMP, sur lequel chiraquiens et sarkozystes se retrouvent sur la même longueur d'onde, c'est bien cette hostilité à l'interdiction du cumul des mandats. Au nom du nécessaire "enracinement local" des élus nationaux, plaident-ils à l'unisson. Pas question, donc, pour Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et toujours président du conseil général des Hauts-de-Seine, de mettre un terme à cette exception française qu'est la pratique intensive du cumul des mandats. Il est vrai que le candidat de l'UMP confiait récemment que, s'il était élu à la présidence de la République, il n'exclurait pas de conserver la présidence de son parti. Un cas de figure inédit. A l'inverse, Ségolène Royal et François Bayrou se déclarent partisans d'une stricte limitation du cumul des mandats. La candidate du PS, députée des Deux-Sèvres et présidente de la région Poitou-Charentes, a annoncé qu'elle ne se représenterait pas aux législatives de 2007, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Elle se prononce, par ailleurs, pour "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat". Quant au président de l'UDF, député et conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, il propose que soit adopté le principe du mandat unique pour les députés, assorti de "deux règles drastiques" : "Si l'on n'est pas là, on ne vote pas, pas de délégation de vote. Si l'on n'est pas là, on n'est pas payé." En revanche, ajoute M. Bayrou, "il y a une Assemblée qui doit comprendre des élus locaux, de grands responsables d'exécutif : c'est le Sénat". Si derrière la majorité des parlementaires, toutes tendances confondues, sommeille un élu local, ce n'est pas sans incidences sur l'élaboration de la loi. Chaque élu national, à Paris, aura tendance à évaluer la pertinence du texte qui lui est proposé à l'aune de ses intérêts locaux. La longue histoire des lois sur la décentralisation a ainsi été traversée par l'affrontement continu entre "départementalistes" et "régionalistes", qui ne recouvrait pas les lignes de clivage politique mais celles des autres mandats exercés. Quand Patrick Devedjian, alors ministre des libertés locales, défendait au Parlement la "mère des réformes" de Jean-Pierre Raffarin, il se félicitait d'"une réforme faite par les élus locaux pour les élus locaux"... Le scrutin majoritaire favorise la logique du cumul : la notoriété que procure l'exercice d'un mandat constitue une sorte de prime de départ au candidat. Et les partis eux-mêmes accordent prioritairement l'investiture à celui - et plus rarement celle - qui dispose déjà de la "légitimité" électorale. Ainsi, dans la tradition politique française, détenir un mandat électif favorise l'obtention d'un autre. Comment s'étonner alors des difficultés que rencontre le vivier politique pour se renouveler, auxquelles s'ajoute le retard accumulé sur la parité ? Les législations successives visant à limiter le cumul des mandats n'ont pas permis de faire disparaître le phénomène. En 1985, le gouvernement de Laurent Fabius adopte une première réglementation. Le mandat de parlementaire ne peut être exercé simultanément avec plus d'un des mandats ou fonctions suivants : représentant au Parlement européen, conseiller régional ou général, conseiller de Paris, maire d'une commune de plus de 20 000 habitants, adjoint au maire d'une commune de plus de 100 000 habitants ou plus, conseiller à l'Assemblée de Corse, membre d'une assemblée territoriale d'un territoire d'outre-mer. Au lendemain de la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997, Lionel Jospin impose aux membres de son gouvernement de renoncer à tout mandat exécutif local. Deux projets de loi introduisant de nouvelles restrictions sont déposés, en avril 1998, à l'Assemblée nationale. Les principes exposés sont clairs : il ne doit plus être possible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat européen ni un mandat de parlementaire avec une fonction de président de conseil général, de conseil régional ou de maire. L'interdiction vise également le cumul avec la présidence d'une structure intercommunale. A l'arrivée, la loi du 5 avril 2000 fixant les règles du cumul révise ces objectifs à la baisse. La résistance opposée par la majorité sénatoriale de droite a raison de plusieurs dispositions-clés. Les députés et les sénateurs peuvent continuer à exercer une fonction exécutive locale. La limitation des cumuls ne concerne pas le mandat exercé dans une commune de moins de 3 500 habitants. Quant aux intercommunalités, elles ont été retirées du projet... La pratique reste profondément ancrée dans nos moeurs politiques, alors que les transferts de compétences et de ressources qu'ont entraînés les lois de décentralisation n'ont fait que multiplier les risques de conflits d'intérêts. La rénovation de la fonction parlementaire, par ailleurs, suppose que les élus se consacrent à plein temps à leur tâche. Bernard Roman, rapporteur du projet de loi présenté par le gouvernement de M. Jospin, dressait un constat plein de clairvoyance. "Comment prétendre, interrogeait le député (PS) du Nord, que le cumul favorise le sens des réalités et la proximité avec les citoyens quand, dans la même semaine, le même élu doit présider son conseil municipal, signer les actes de la structure intercommunale qu'il préside, participer aux travaux du conseil régional, tenir sa permanence parlementaire, et enfin monter à Paris pour assister aux séances, aux réunions de groupe et de commissions ?" "A cet égard, ajoutait-il, le cumul favorise les élus parisiens, qui rencontrent moins de difficultés pour concilier obligations locales et nationales que leurs collègues de province et d'outre-mer." Le constat n'a rien perdu de sa pertinence. Patrick Roger Article paru dans l'édition du 22.02.07. La hausse vertigineuse des indemnités des élus locaux LE MONDE | 21.02.07 | 15h00 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h00 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts u fil des ans et de son questionnement sur le budget de l'Elysée, René Dosière, député (PS) de l'Aisne, s'est taillé une réputation de pourfendeur des vices de la République. Pour autant, ses collègues ne lui en sont guère reconnaissants. Croisant récemment Daniel Percheron, sénateur (PS) et président de la région Nord-Pas-de-Calais, il s'est vu apostropher : "Tiens, voilà celui qui nous a fiscalisés !" René Dosière est l'auteur de l'amendement à la loi du 3 février 1992, soumettant à l'imposition les indemnités perçues par les élus locaux. Depuis cette date, les indemnités votées par les conseils municipaux, généraux ou régionaux ont été plafonnées. L'objectif était de corriger les disparités entre des émoluments qui, selon les départements, pouvaient varier de un à sept. Ainsi, en 1987, un conseiller général de la Lozère percevait, en brut annuel, 7 805 euros (valeur 2004) quand son homologue des Hauts-de-Seine se voyait verser 55 309 euros ! Dans les conseils régionaux, l'écart atteignait même une amplitude de un à neuf entre la Corse (6 546 euros) et le Nord-Pas-de-Calais (58 391 euros). La loi a donc décidé d'harmoniser les situations en établissant un barème. Les indemnités maximales, calculées en référence à l'indice terminal de la fonction publique, sont déterminées selon la taille des collectivités. Les plafonds s'établissent ainsi de 17 303 euros (brut annuel, valeur 2004) pour les départements de moins de 250 000 habitants à 30 282 euros pour ceux dont la population dépasse 1,25 million. Les minima et maxima sont identiques dans les régions, ventilés en quatre tranches de moins de 1 million d'habitants à 3 millions, et plus. RÉSEAU D'OBLIGÉS Les résultats, cependant, sont éloignés de ceux qui étaient escomptés. Quand le législateur voulait inciter les collectivités les plus "gourmandes" à la modération, toutes celles - ou presque - qui affichaient un retard se sont empressées d'augmenter les indemnités de leurs élus pour les porter au taux maximum. Ce qui devait être un plafond est devenu, de fait, un plancher. C'est le constat sans ambiguïté que dresse M. Dosière, au vu des indications fournies par le ministre délégué aux collectivités territoriales, Brice Hortefeux, en réponse à une question écrite qu'il lui avait adressée le 24 janvier 2006. La liste des indemnités perçues par les élus locaux a été publiée au Journal officiel de l'Assemblée nationale du 23 janvier 2007. Selon cette liste, seuls trois départements (Dordogne, Haut-Rhin et Vosges) - mais aucune région - versent à leurs élus une indemnité moyenne inférieure au plafond autorisé. Les indemnités complémentaires perçues par les présidents et vice-présidents des exécutifs territoriaux ne suffisent pas à expliquer des dépassements qui peuvent atteindre 80 % dans le Val-d'Oise, 72 % dans la Drôme, 62 % dans la Meuse, 51 % dans les Ardennes, 49 % dans le Vaucluse, 48 % en Seine-et-Marne ou 47 % en Seine-Saint-Denis. En région, l'Aquitaine dépasse de 97 % le plafond autorisé, l'Alsace de 92 % et la Réunion détient le record avec une majoration de 106 % ! Les écarts entre collectivités se sont donc resserrés... vers le haut. Celles qui accordaient à leurs élus les plus fortes indemnités (Hérault, Meurthe-et-Moselle, Nord, Pas-de-Calais, Yvelines, Vaucluse, Hauts-de-Seine) en ont bien diminué les montants pour approcher les maxima autorisés. La palme de la vertu revient au département des Vosges, le seul à les avoir baissés suffisamment (de 30,9 %) pour repasser sous le plafond. En revanche, l'augmentation du montant moyen des indemnités atteint ou dépasse 100 % dans 21 départements et 6 régions. Les départements de la Gironde (+ 224,3 %), du Var (+ 253,5 %) et de la Réunion (+ 222,8 %), ainsi que la région Corse (+ 288,9 %) figurent en tête de ce palmarès. A la question du montant des indemnités s'ajoute celle de leur cumul. Aux termes de la loi organique du 25 février 1992, les parlementaires titulaires d'autres mandats électifs locaux ne peuvent cumuler leurs rétributions que dans la limite d'une fois et demie l'indemnité parlementaire de base. Le surplus éventuel peut être reversé à un adjoint ou à un vice-président de la collectivité territoriale. Le bénéficiaire du reversement devient, dans le langage fleuri de l'administration, un "substitué". Depuis 2002, cependant, le code des collectivités territoriales précise que la "substitution" ne peut être approuvée qu'après délibération de la collectivité. Ce reversement représentait, auparavant, un moyen efficace, pour certains "barons" locaux, de se constituer un réseau d'obligés. Les indemnités perçues par les élus intercommunaux (communautés urbaines, d'agglomération ou de communes) échappent à cette règle. Mais, du fait de l'importance grandissante des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) dans la vie publique locale, le montant global des indemnités versées a progressé de façon vertigineuse : + 50,5 % entre 2000 et 2001, + 37,1 % en 2002 et + 13,4 % en 2003. Comment l'administration fiscale peut-elle être sûre que la limitation du cumul des indemnités est respectée ? Il revient à l'élu lui-même d'"assurer l'information initiale des diverses collectivités dont il dépend". C'est sur la base d'une déclaration par lettre recommandée que sont effectuées les retenues. "L'élu local s'engage sur l'honneur à déclarer à la collectivité choisie, pour calculer la retenue à la source, les autres mandats dont il dispose", assure le ministère du budget. Cette garantie est-elle suffisante ? Le ministère a dû en douter puisqu'il a jugé nécessaire, en réponse à une question de M. Dosière, de rappeler les élus à leurs obligations, "afin de prévenir tout dysfonctionnement". Patrick Roger Article paru dans l'édition du 22.02.07 Editorial A bas le cumul ! LE MONDE | 21.02.07 | 15h11 • Mis à jour le 21.02.07 | 15h11 Consultez les archives du journal, tous les articles parus dans "Le Monde" depuis 1987. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts rapée dans sa gloire d'avoir été, en 1789, l'accoucheuse de l'Histoire et, à peu de chose près, l'inventrice de la République, la France oublie trop volontiers qu'elle se satisfait d'un système politique parfaitement archaïque. Ainsi, il aura fallu un siècle et demi pour que les femmes y obtiennent le droit de vote et plus de deux siècles pour qu'une loi - d'ailleurs largement contournée au Parlement - pose le principe de l'égal accès des hommes et des femmes aux fonctions électives. De même, la Ve République a assuré le triomphe d'une conception féodale du pouvoir politique en permettant aux mêmes notables de monopoliser les fonctions de représentation et de décision à tous les échelons ou presque de la vie du pays, depuis la commune jusqu'au gouvernement en passant par le département ou la région. Ce cumul des mandats est, au plus mauvais sens du terme, une exception française : il concerne plus de quatre parlementaires sur cinq quand, dans toutes les autres grandes démocraties occidentales, les Constitutions ou l'usage le cantonnent à 15 % au maximum des élus nationaux. Certes, depuis vingt ans, la gauche a tenté de limiter le phénomène. Une première loi avait timidement ouvert la voie en 1985, à l'initiative du gouvernement Fabius. En dépit de sa volonté de moderniser la vie politique, Lionel Jospin s'est, lui aussi, heurté sur ce terrain à la fronde de tous les élus, et en particulier de la droite sénatoriale, bien décidés - au nom de l'enracinement local des élus nationaux - à ne pas abandonner l'essentiel de leurs prérogatives et de leurs rentes de situation : la loi d'avril 2000 n'a limité qu'à la marge la pratique du cumul, sans parvenir à en remettre en cause le principe. Or le problème est tout sauf mineur. En bloquant le renouvellement fluide des élus et des élites, en renforçant, voire en justifiant, un absentéisme parlementaire déplorable, en ignorant une décentralisation qui, depuis vingt-cinq ans, a modifié en profondeur la nature et l'exercice des pouvoirs locaux ou régionaux, le cumul des mandats a lourdement contribué au jugement très sévère que les Français portent sur le fonctionnement de notre système politique. Et, inévitablement, au discrédit des hommes qui en exercent la responsabilité. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle, notamment Ségolène Royal et François Bayrou, se sont prononcés en faveur d'une stricte limitation du cumul et ont proposé que cette réforme, parmi d'autres modifications institutionnelles, soit soumise à référendum. Tant mieux. Car elle est une condition nécessaire, sinon suffisante, pour restaurer la confiance entre les Français et leurs représentants. Article paru dans l'édition du 22.02.07. Offre Elections 2007 : Le Monde à -50%
par article dujournal LeMonde publié dans : politique
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Jeudi 1 février 2007
Le Pacte écologique de Nicolas Hulot réunit dix candidats à la présidentielle LE MONDE | 01.02.07 | 14h16 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dix candidats à la présidence de la République ont défilé, mercredi 31 janvier, devant Nicolas Hulot, entouré d'une cinquantaine de signataires anonymes de son Pacte écologique, et des représentants du milieu associatif écologiste. Chacun a développé son style. "Pour impulser une politique ambitieuse, j'aurai besoin de votre aide, et de vos pressions", a lancé Ségolène Royal aux militants. Pour François Bayrou, le président "devra avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale la prise en compte des questions climatique et de biodiversité" et de "bâtir une conscience européenne" écologique. Corinne Lepage a détaillé une liste de mesures concrètes. "Sans chiffrage et sans échéances, nous resterons dans le flou actuel", a-t-elle prévenu. Marie-George Buffet a promis de combattre "le libéralisme et le productivisme", responsables "des régressions sociales et environnementales". Dominique Voynet a raillé "les candidats qui ont signé d'un clic". La candidate des Verts a critiqué le bilan du gouvernement et a été la seule à souligner "les conflits d'usage et d'intérêt" à prévoir. "Le changement de cap du paquebot sera difficile", a-t-elle prévenu. Nicolas Sarkozy est intervenu en dernier. "Les engagements que je prends aujourd'hui vont irriguer l'ensemble de mon projet", a-t-il déclaré. M. Sarkozy a affirmé sa volonté de "faire évoluer une famille politique qui a fait des erreurs en matière d'environnement". Il souhaite "faire jouer l'économie de marché, en essayant de lui donner une éthique". Le candidat de l'UMP n'a pas caché son désaccord avec la première proposition du pacte : la création d'un vice-premier ministre du développement durable. Il lui préfère la constitution d'un "grand ministère du développement durable", regroupant l'écologie, l'eau, les transports et l'énergie. Les autres candidats - excepté Mme Buffet - approuvent la proposition de Nicolas Hulot. Tous se retrouvent sur le diagnostic : l'architecture actuelle du gouvernement est un handicap. Placé au quatorzième rang protocolaire, le ministère de l'écologie obtient rarement gain de cause lors des arbitrages. Cependant, la proposition de M. Sarkozy est accueillie avec une certaine inquiétude. Le petit ministère de l'écologie, qui ne dispose pas d'un corps propre de fonctionnaires, craint d'être écrasé par les administrations puissantes des transports et de l'industrie. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 02.02.07
par article du journal Le Monde publié dans : politique
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Jeudi 1 février 2007
Le Pacte écologique de Nicolas Hulot réunit dix candidats à la présidentielle LE MONDE | 01.02.07 | 14h16 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dix candidats à la présidence de la République ont défilé, mercredi 31 janvier, devant Nicolas Hulot, entouré d'une cinquantaine de signataires anonymes de son Pacte écologique, et des représentants du milieu associatif écologiste. Chacun a développé son style. "Pour impulser une politique ambitieuse, j'aurai besoin de votre aide, et de vos pressions", a lancé Ségolène Royal aux militants. Pour François Bayrou, le président "devra avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale la prise en compte des questions climatique et de biodiversité" et de "bâtir une conscience européenne" écologique. Corinne Lepage a détaillé une liste de mesures concrètes. "Sans chiffrage et sans échéances, nous resterons dans le flou actuel", a-t-elle prévenu. Marie-George Buffet a promis de combattre "le libéralisme et le productivisme", responsables "des régressions sociales et environnementales". Dominique Voynet a raillé "les candidats qui ont signé d'un clic". La candidate des Verts a critiqué le bilan du gouvernement et a été la seule à souligner "les conflits d'usage et d'intérêt" à prévoir. "Le changement de cap du paquebot sera difficile", a-t-elle prévenu. Nicolas Sarkozy est intervenu en dernier. "Les engagements que je prends aujourd'hui vont irriguer l'ensemble de mon projet", a-t-il déclaré. M. Sarkozy a affirmé sa volonté de "faire évoluer une famille politique qui a fait des erreurs en matière d'environnement". Il souhaite "faire jouer l'économie de marché, en essayant de lui donner une éthique". Le candidat de l'UMP n'a pas caché son désaccord avec la première proposition du pacte : la création d'un vice-premier ministre du développement durable. Il lui préfère la constitution d'un "grand ministère du développement durable", regroupant l'écologie, l'eau, les transports et l'énergie. Les autres candidats - excepté Mme Buffet - approuvent la proposition de Nicolas Hulot. Tous se retrouvent sur le diagnostic : l'architecture actuelle du gouvernement est un handicap. Placé au quatorzième rang protocolaire, le ministère de l'écologie obtient rarement gain de cause lors des arbitrages. Cependant, la proposition de M. Sarkozy est accueillie avec une certaine inquiétude. Le petit ministère de l'écologie, qui ne dispose pas d'un corps propre de fonctionnaires, craint d'être écrasé par les administrations puissantes des transports et de l'industrie. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 02.02.07
par article du journal Le Monde publié dans : politique
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Lundi 22 janvier 2007
http://www.dailymotion.com/video/xpdof_corinne-lepage-parrainages et, dès septembre, une première vidéo sur le même sujet : http://www.dailymotion.com/video/xeuzj_corinne-lepage200906parrainages
publié dans : politique
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Samedi 20 janvier 2007
Les candidats font assaut de bonne volonté autour du Pacte de M. Hulot LE MONDE | 20.01.07 | 13h44  •  Mis à jour le 20.01.07 | 13h48 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts C'est, à première vue, un succès pour Nicolas Hulot, qui doit annoncer, lundi 22 janvier, s'il se présente ou non à l'élection présidentielle. La plupart des candidats ont signé son Pacte écologique, sauf l'extrême gauche et l'extrême droite. Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers n'expliquent pas leur refus. Mais Olivier Besancenot et Arlette Laguiller jugent que Nicolas Hulot ne s'attaque pas à la racine du mal, "la course au profit qui est responsable des désastres écologiques",selon M. Besancenot. En dehors de ces quatre candidats, Nicolas Hulot a gagné en influence. L'écologie est désormais un sujet incontournable de la campagne, à la satisfaction du milieu associatif. Mieux, le débat s'organise autour des thèmes du pacte (institutions, taxation des énergies fossiles, réorientation des aides à l'agriculture, etc). Enfin, en réclamant un commentaire approfondi de ses objectifs aux signataires, Nicolas Hulot les a contraints à détailler leur vision. A la lecture des réponses circonstanciées, les limites de l'exercice apparaissent pourtant. Car les candidats ont curieusement tendance à renier les politiques menées pourtant par leurs familles politiques respectives. Ainsi, Nicolas Sarkozy propose d'augmenter la part des aides agricoles conditionnée au respect de critères environnementaux, alors que l'UMP s'y est, jusqu'à présent, opposée avec constance. Ségolène Royal propose une nouvelle loi sur l'eau, alors que la gauche plurielle s'est, lorsqu'elle était au pouvoir entre 1997 et 2002, cassé les dents sur ce sujet, etc. Surtout, ces réponses sont assorties de multiples bémols. Les candidates écologistes, Dominique Voynet (Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) renvoient à leur propre programme, plus ambitieux que le pacte. Pour elles, Nicolas Hulot est trop prudent. Pour les autres candidats, il semble au contraire aller trop loin. Aucun ne reprend réellement à son compte l'idée centrale de l'écologiste, qui veut placer l'environnement à la source de toutes les politiques, et souhaite "une évolution en profondeur vers d'autres façons de produire, de travailler, de consommer, de se nourrir, de se loger, de se déplacer, de se chauffer..." afin de juguler le réchauffement climatique et la perte de biodiversité. La reprise des constats de Nicolas Hulot et les généralités sur les bienfaits du recyclage ou des transports en commun abondent. Elles peuvent être émaillées de propositions audacieuses, mais pas toujours réalistes. La candidate communiste Marie-George Buffet propose ainsi l'interdiction totale des pesticides. La réponse de François Bayrou est appliquée. Quelques propositions pratiques émergent, comme l'abaissement de la vitesse autorisée sur les routes de 10 km/h afin de limiter la consommation de carburant. Nicolas Sarkozy ne rentre pas, pour l'instant, dans le détail des mesures. Son propos reste général. Le candidat UMP propose ainsi une "agriculture raisonnée renforcée", ou une protection de la biodiversité "rationnelle, plus rapide et plus souple". Deux mesures concrètes : "le développement massif de l'agriculture biologique et raisonnée en approvisionnant la restauration collective", et le doublement de la fiscalité écologique (en réduisant d'autant la fiscalité pesant sur le travail). Aucun détail n'est fourni, pour le moment, sur les moyens d'y arriver (augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, des redevances sur l'eau et les déchets, ou par la création de nouvelles taxes). Le candidat veut "étudier toutes les hypothèses". Arrivée la dernière, la réponse de Ségolène Royal est la plus complète. La candidate socialiste a fait de l'environnement un de ses principaux thèmes de campagne et s'est appuyée sur Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Pour chaque thème, des propositions sont formulées : passer à 20 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020, et ramener la part du nucléaire à 50 % d'ici à 2017 ; instaurer une taxe à la tonne transportée par route ; transférer aux régions les aides aux agriculteurs ; interdire les OGM en plein champ ; introduire une clause de performance environnementale dans les marchés publics... La candidate n'est qu'en partie favorable à la taxe carbone proposée par le pacte, "qui risque de favoriser la consommation d'électricité (au détriment par exemple du gaz) et donne un avantage indu à la production électronucléaire". "Son caractère indifférencié la rend socialement injuste", ajoute Ségolène Royal, qui insiste sur la nécessité de compenser toute nouvelle taxe pour "ne pas entamer le pouvoir d'achat". Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 21.01.07.
publié dans : politique
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