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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Dimanche 2 décembre 2007
Intervention de Bernadette Caillard-Humeau sur la délibération concernant le lancement de la consultation pour le projet de liaison Sud Jeudi 29 novembre 2007 Monsieur le Maire, Mesdames Messieurs, chers collègues, Il y a trente ans, certains visionnaires disaient que la voie sur berge n’auraient pas d’ avenir à l’échelle de la vie de notre cité. Ils avaient raison car aujourd’hui chacun s’entend à réclamer l’effacement de cette grosse infrastructure qui a confisqué la rivière aux Angevins et entrainé certes de la fluidité dans le trafic mais a contribué à l’inflation de la circulation automobile. Aujourd’hui chacun travaille à trouver des solutions pour « effacer » cette deux fois deux voies. Aujourd’hui, nous nous retrouvons devant une problématique semblable : la construction d’une infrastructure lourde avec la construction d’une rocade Sud, qui d’un glissement sémantique est devenu une liaison, mais qui me semble-t-il consiste toujours en une deux fois deux voies avec des échangeurs et pas d’accès direct. . C’est une infrastructure lourde que vous proposez à consultation, tant pour le paysage que pour le contribuable. Or, que s’est-il passé depuis la construction de la voie sur berge il y a trente ans ? - Il est venu le temps de la méfiance à l’égard de toute nouvelle infrastructure qui casse le paysage, l’environnement, qui coupe en deux de façon difficilement rattrapable un territoire, un quartier - - Il a été démontré, on a constaté que toute nouvelle infrastructure est un aspirateur à voiture qui ne va résoudre que provisoirement les problème de congestion automobile lesquels se reportent plus loin - - que toute nouvelle infrastructure encourage ipso facto l’étalement urbain et génère de la pollution de l’air - - Grâce aux experts du GIEC , nous avons pris conscience du réchauffement climatique. Le transport routier participe largement au réchauffement climatqiue et à la pollution atmosphérique. Tout ceci doit nous faire réfléchir . Plus près de nous, le Grenelle de l’environnement a acté l’idée que les contournements d’agglomération ne peuvent plus être automatiques. Notre ville a t elle besoin d’un ring, d’un contournement complet pour être une grande ville et fonctionner le plus harmonieusement possible ? Je ne le crois pas. Nous devons avoir conscience que cette « rocade-liaison Sud va entrainer : 1°) la nécessité de doubler le pont de l’Atlantique qui supporte difficilement un trafic de 108 000 véhicules/jour et qui devrait supporter 50 000 véhicules/jour supplémentaires 2°) un investissement financier colossal. Cette liaison va coûter bien plus que les 160 millions d’euros annoncés, d’aucuns l’estiment à 300 millions d’euros, soit au moin s le prix d’une ligne de tramway 3°) elle va générer nuisance sonore et pollution atmosphérique supplémentaire Aussi, je veux proposer plusieurs pistes = A/ réfléchir, faire l’étude des conséquences indirectes : étalement urabin, fréquentation des transports en commun B/ travailler à de nouvelles alternatives tel le prolongement de la future ligne de tramway jusqu’aux Ponts-de Cé et la construction d’une ligne Beille-Belle – Beaucouzé C/ étudier les solutions routières plus légères qu’une rocade avec échangeur et accès non directs Sachez que, si, vraisemblablement, je suis la seule à voter contre ce soir, il faut le comprendre comme un signal, le signal que je suis une force de propostions parmi d’autres. Il est encore de remettre en question son travail et trouvez de nouvelles solutions. Vous avez su le faire,Monsieur le Maire et pdt de Angers Loire métropole, vous avez su sur d’autres sujets et en d’autres lieux, être attentif aux remarques, je veux croire que si cette délibération de consultation est votée, vous saurez avec tous les élus être attentifs aux résultats et analyses que cette consultation ne va pas manquer d’amener. Je vous remercie de votre attention.
publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Jeudi 29 novembre 2007
Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française. Des critiques peuvent toujours être faites. Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants. C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes. C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne. Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé. Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens. Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent. Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable. En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin. Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens. Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun. C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change. Corinne Lepage
par Corinne Lepage publié dans : Communiqués Cap 21 Pays de la Loire
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Dimanche 25 novembre 2007
Pierre Beuzit, directeur de la recherche chez Renault de 1998 à 2005 La révolution automobile en 2015 ? LE MONDE | 24.11.07 | 15h39 • Mis à jour le 24.11.07 | 15h39 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dans votre ouvrage, Hydrogène, l'avenir de la voiture ?, paru en octobre, vous prévoyez pour directeur de la recherche chez . Pourra-t-on dès cette date faire le plein d'hydrogène à la pompe ? Pas du tout. Les premières voitures fonctionneront avec des carburants classiques comme l'essence, le diesel ou les biocarburants. Mais, à bord, un nouvel appareil, appelé réformeur, pourrait les transformer en hydrogène, lequel alimenterait une pile à combustible. La propulsion deviendrait ainsi entièrement électrique, et la consommation de carburant passerait des 6 litres aux 100 km atteints par les voitures actuelles, à 3 litres. Cela marquerait le véritable démarrage de la voiture électrique, dont les batteries ne garantissent aujourd'hui qu'une autonomie limitée. LE PRINCIPE DU RÉFORMEUR En matière d'hydrogène, réformer signifie extraire. L'appareil sur lequel mise Renault a été développé par l'entreprise italo-américaine Nuvera. Il entretient une réaction chimique de "craquage" de la molécule de carburant, qui se décompose en hydrogène, en azote et en monoxyde de carbone (CO). Celui-ci est ensuite transformé en gaz carbonique (CO2). Le réformeur, dont le rendement atteint les 80 %, est bien adapté aux biocarburants, qui devraient être de plus en plus présents d'ici à 2015. À LIRE Hydogène, l'avenir de la voiture ? de Pierre Beuzit, L'Archipel, 2007, 206 p., 18,50 €. [-] fermer Cette perspective est-elle envisagée par tous les constructeurs automobiles ? Le pétrole étant à terme condamné, chaque grand constructeur a développé sa propre activité dans l'hydrogène. BMW et Ford ont pris le parti de le brûler dans un moteur à combustion. Mercedes, General Motors, Volkswagen, Fiat, Nissan et PSA sont partisans d'un stockage de l'hydrogène pur, afin d'alimenter une pile à combustible. Renault et Toyota, eux, ont misé sur le réformeur. Si ce procédé devient opérationnel, c'est donc la voiture qui "produira" son propre hydrogène ? En quelque sorte. Bien sûr, cette solution n'est que transitoire, puisqu'elle ne rompt pas la dépendance au pétrole ou aux biocarburants. Elle ne supprime pas non plus la pollution, puisque la voiture continue - bien qu'en quantité moindre - à produire du gaz carbonique lors de la transformation du carburant en hydrogène. Mais le recours au réformeur, dans un premier temps, présentera des avantages. Avec ce dispositif, on évite tout d'abord la question problématique du stockage de l'hydrogène à bord de la voiture. Avec 1 kg d'hydrogène, on peut parcourir environ 100 km, mais ce kilo, à la pression atmosphérique, occupe un volume de... 11 m3. D'où la nécessité de comprimer fortement le gaz ou de le réfrigérer, ce qui consomme de l'énergie. Le réformeur permet, par ailleurs, de différer la mise en oeuvre du nouveau réseau de distribution grâce auquel l'hydrogène sera disponible dans les pompes à essence. Une perspective qui ne devrait pas, compte tenu des obstacles à franchir, être réalisable avant 2020 ou 2025. La conception des automobiles sera-t-elle modifiée en profondeur par cette innovation ? Au cours des cent dernières années, les voitures n'ont guère évolué dans leurs grandes lignes. En grande partie du fait du moteur thermique à explosion, un composant lourd, encombrant, bruyant et sale. Avec la pile à hydrogène, cette contrainte disparaît. Le réformeur, pas plus gros qu'une valise, tient dans l'emplacement de la roue de secours, et les moteurs électriques peuvent être intégrés à chaque roue. Ce qui laissera une grande liberté aux concepteurs. L'hydrogène offrant une source abondante de courant à bord, il alimentera de nombreux appareils. La voiture de demain pourra être construite comme un petit salon, comprenant des fonctions de communication, d'audio et de vidéo, mais aussi un réfrigérateur et un four à micro-ondes. Il se créera ainsi une continuité entre la vie chez soi et la vie en voiture, d'autant plus évidente que celle-ci sera devenue silencieuse. L'électrification de l'automobile transformera également des fonctions comme l'accélération, le freinage et la direction assistée. Les pédales ne servant plus à rien, elles pourront disparaître. De même le volant pourra-t-il être remplacé par un manche à balai (comme ceux utilisés dans les jeux vidéo), situé n'importe où dans l'habitacle. Pourrons-nous échapper aux embouteillages ? La voiture, toujours grâce à l'électricité, tirera un meilleur profit des services de guidage, ce qui améliorera à la fois la mobilité en ville et la sécurité de conduite. Grâce aux téléphones mobiles, il sera possible de faire savoir où l'on est et où l'on va. Le croisement de toutes ces informations permettra de mieux exploiter le réseau routier. Aujourd'hui, aux heures de pointe à Paris, seulement 15 % des voies sont saturées : un meilleur guidage fluidifiera le trafic. De plus, ces informations pourront être utilisées pour éviter les accidents : elles permettront de connaître la trajectoire de chaque automobile et de prévoir ainsi les collisions. Et les panneaux signalétiques eux-mêmes finiront peut-être par entrer virtuellement dans la voiture... La conduite n'aura donc plus grand-chose à voir avec ce que nous connaissons. Les automobilistes s'adapteront-ils ? En 2015, les jeunes conducteurs seront les enfants du joystick... Pour eux, cela ne posera pas de problème. Le contrôle de la voiture ne sera plus confiné à un endroit précis de l'habitacle, comme aujourd'hui où tout est concentré autour de la place du conducteur. La conduite se fera en quelque sorte par télécommande. Le comportement de l'automobiliste changera en conséquence. Parce qu'il aura appris à exploiter les nouvelles possibilités d'anticipation offertes par la technologie, que ce soit en matière d'embouteillages ou de risques d'accidents, il se sentira plus libre d'esprit. Cela semble annoncer une conduite automatique... Il faudra sans doute attendre 2030 ou 2040 pour que soit maîtrisée la sécurisation indispensable à une conduite automatisée. Mais, d'ici là, des jalons allant dans ce sens apparaîtront. Par exemple, à partir de 2020, le système de GPS Galileo apportera une précision de positionnement des voitures à moins de 1 mètre. Grâce à l'hydrogène, la voiture électrique annonce ainsi une véritable rupture avec tout ce que l'on a connu jusqu'alors en matière d'automobile. Propos recueillis par Michel Alberganti Article paru dans l'édition du 25.11.07. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : énergie
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Jeudi 22 novembre 2007
Agriculture - Article publié le : 16/11/2007 ACTU ENVIRONNEMENT La FAO propose de rémunérer les agriculteurs pour protéger l'environnement La FAO vient de publier son rapport annuel sur ''la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture'' et propose de payer les services de protection de l'environnement qui seraient fournis par les agriculteurs. Dans son rapport intitulé ''La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2007'' publié le 15 novembre, l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) propose de ''rétribuer'' les agriculteurs pour contribuer à la protection de l'environnement et affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau. Le secteur agricole exploiterait près de 5 milliards d'hectares sur une superficie totale de quelque 13 milliards d'hectares et absorberait plus d'eau que tout autre activité humaine, souligne la FAO. L'agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, des ressources en eau, de l'air et des ressources biologiques et en améliorer la qualité, indique Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. Tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche ou de l'exploitation des forêts, ajoute-t-il. L'enjeu consisterait à convaincre les agriculteurs - principaux gestionnaires de ressources naturelles du monde - de limiter les effets négatifs de leur mode de production tout en répondant à la demande croissante de produits alimentaires et de fibre. L'Organisation propose donc la rétribution financière des services environnementaux fournis par les agriculteurs qui pourrait contribuer à de nouvelles sources de financement en faveur de la gestion durable de l’environnement dans les pays en développement, tout en visant la réduction de la pauvreté et le développement agricole. En effet, souligne la FAO, l'une des principales raisons de la dégradation de l'environnement s'expliquerait par ''la gratuité apparente des services offerts par la nature''. Ceux-ci n'appartiennent à personne, nul n'est rétribué pour les dispenser, ce qui n'incite guère les agriculteurs à les sauvegarder, fait remarquer l'Organisation qui précise que les agriculteurs ont pourtant un rôle ''important'' à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique en tant que ''puits à carbone''. Un recul de la déforestation, la plantation d’arbres, la réduction du travail des sols, l’accroissement du sol de couverture et un aménagement amélioré des pâturages pourraient, par exemple, conduire au stockage de plus de 2 milliards de tonnes de carbone dans environ 50 pays entre 2003 et 2012, précise le rapport. La FAO se prononce ainsi en faveur de ''mesures incitatives''. Car le paiement des services pour protéger l'environnement (tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversité) encouragerait les agriculteurs à adopter de meilleures pratiques agricoles, voire neutraliser la pollution engendrée dans d'autres secteurs et améliorerait leur revenu. Ces paiements pourraient se présenter sous diverses formes, souligne le rapport : transactions volontaires faisant intervenir agriculteurs, communautés, contribuables, consommateurs, sociétés commerciales et gouvernements. Il pourrait s’agir de paiements directs des gouvernements aux producteurs ou de transferts indirects, tel qu'un supplément de prix que les consommateurs paieraient en contrepartie d'un café plus savoureux provenant de plantations situées à l’ombre. Toutefois, avertit l'Organisation, les mécanismes de rémunération des agriculteurs devront être conçus de façon à associer les agriculteurs les plus pauvres. En effet, explique Jacques Diouf, le coût administratif de la mise en place de dispositifs de rémunération intégrant pleinement les agriculteurs les plus pauvres pourrait être particulièrement élevé, et d’autres obstacles comme l’absence de droits de propriété clairement définis pourraient de surcroît empêcher les agriculteurs les plus pauvres d’être associés au dispositif. Selon la FAO, la rétribution des agriculteurs pourrait dans ce cas, accroître la pauvreté et menacer la sécurité alimentaire, en particulier si elle devait entraîner une diminution du nombre d’emplois agricoles ou un accroissement des prix des denrées alimentaires. Des centaines de programmes de rétribution des services environnementaux sont actuellement mis en oeuvre dans le monde, mais les programmes de rémunération des services environnementaux qui ciblent les agriculteurs et les terres agricoles dans les pays en développement sont relativement peu nombreux, déplore le rapport. Aussi, la Fédération France Nature Environnement qui ''se félicite'' dans un communiqué de la proposition de la FAO, a rappelé que la Politique Agricole Commune (PAC) encourage et autorise également la rémunération des services écologiques via le dispositif de l’article 69 du règlement. Mais d'après l'organisation environnementale, la France a refusé de mettre en œuvre cet Article. Renforcée par le rapport de la FAO, la FNE a demandé la rémunération pour services écologiques et sociaux de l’agriculture à haute valeur environnementale, (HVE) qui se caractérise par la place qu’elle laisse à la nature et aux milieux naturels et par sa faible dépendance aux intrants. R. BOUGHRIET (ACTU ENVIRONNEMENT, voir lien ci contre)
par article paru dans Actu-Environnement publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Lundi 19 novembre 2007
L’écologie politique doit être un vecteur de morale politique Le Figaro - 17/11/07 Tribune de Corinne Lepage et Yann Wehrling «Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée». La tribune de l’ancien ministre, présidente de Cap 21, Corinne Lepage et de l’ancien secrétaire national des Verts, Yann Wehrling. Après les annonces faites par le président de la République à l’issue du «Grenelle de l’environnement», une question redondante est apparue : à quoi servent désormais les écologistes ? En effet, dès lors que de nombreuses mesures proposées depuis des années par les mouvements politiques écologistes et par les associations sont retenues par le gouvernement, et qu’en définitive ces choix ont été faits apparemment sans que l’écologie politique n’y ait participé, on peut s’interroger sur l’utilité de mouvements écologistes sur le plan politique. Il est vrai que le «Grenelle de l’environnement» sonne le glas d’une certaine écologie politique, faite de contestation permanente et du déni de la réalité économique. Pour autant, l’écologie politique a un véritable avenir à condition de savoir transformer une posture flirtant avec une décroissance incompréhensible pour l’immense majorité de nos concitoyens en un mouvement profondément dynamique et tout orienté vers une meilleure qualité de vie. Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée. En revanche, ils ont à se renouveler profondément pour faire de la qualité de vie de leurs enfants l’objectif de leur propre vie. Cela commence d’abord par la mise en valeur du travail accompli. Tout d’abord, sans les efforts accumulés depuis des décennies par les écologistes, le «Grenelle» aurait été impossible. C’est précisément la connaissance des problèmes et la réflexion très en amont sur les solutions possibles qui a permis des avancées dont certaines ne sont du reste que le rattrapage du retard français sur les obligations de l’Union européenne et a fortiori sur les pays les plus avancés en Europe. Mais ce n’est pas parce que globalement une partie du monde économique a compris les opportunités liées à l’apparition du marché des nouvelles technologies environnementales et qu’une partie du monde politique a compris que la société française était mûre pour entrer et dans la réalité de l’urgence écologique que l’économie est pour autant devenue environnementale. Sur un plan économique, le projet de taxe carbone nous fait tout au plus entrer dans l’ère du marché efficient, c’est-à-dire celui qui permet d’internaliser les coûts externes, ou tout au moins certains d’entre eux, mais il ne constitue qu’une première étape vers l’éco-économie, celle qui permettra effectivement le développement d’une économie cohérente, en boucle, assise sur la vérité écologique des prix et sur un indice de bien-être économique et social. Dès lors, la tâche de l’écologie politique est précisément de penser ce projet cohérent, global, et de proposer et les solutions à la fois économiques et politiques permettant d’y parvenir. Il ne s’agit pas seulement de développer le business vert. Il s’agit de faire du projet écologique un projet de bien-être global intégrant à part entière la santé publique et la qualité de la vie au sens général du terme. Quant aux objectifs, dès lors que la prise de conscience de l’urgence écologique est acquise, ils ne peuvent être que ceux d’une société responsable et convaincue d’une contrainte éthique forte, ce qui implique à l’évidence que d’autres domaines sont immédiatement concernés comme la lutte contre toutes les formes de corruptions, corruption rimant souvent avec pollution, une véritable solida rité dans l’espace comme dans le temps entre les humains et la défense d’une planétarisation qui dépasse la mondialisation lui donnant un sens. Parce qu’ils réfléchissent depuis plusieurs décennies sur les solutions susceptibles d’être apportées à la crise sans précédent que nous vivons, les écologistes doivent mettre un point d’honneur à être des facteurs d’initiative et de dynamisme, pour vous éviter que la prise de conscience soit récupérée à des fins uniquement lucratives et de court terme alors qu’il s’agit de créer les conditions d’un développement plus juste et de long terme. En quelque sorte, l’écologie politique se doit d’être à la fois un laboratoire d’idées pour comprendre et penser le nouveau développement, une source permanente de propositions à mettre en œuvre pour rendre possible, dans la durée, la révolution que nous avons à accomplir et enfin un socle très ferme sur les principes, sans lequel toutes les tentations même les plus folles seront possibles. En un mot, l’écologie politique doit être un vecteur de morale politique, chacun d’entre nous devant, pour reprendre la formule de Steiner, laisser la maison plus belle en sortant qu’il ne l’a trouvée en entrant.
par corinne lepage publié dans : divers
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Dimanche 18 novembre 2007
Le Sahara générateur d'électricité ? LE MONDE | 17.11.07 | 14h54 • Mis à jour le 17.11.07 | 14h54 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque. LES PROMESSES DU SOLEIL - Deux techniques permettent de produire de l'électricité à partir du soleil. La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante. La seconde, thermique, utilise l'énergie solaire pour chauffer de l'eau. Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu'à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW). - L'énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d'électricité. Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l'électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale. [-] fermer L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste. Sur le papier, le raisonnement est imparable : "Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens. L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes. Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe. Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb. "L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie. Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire. Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe. Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans. Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire. Hervé Kempf Article paru dans l'édition du 18.11.07. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : énergie
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Vendredi 16 novembre 2007
Article de 20 minutes Le MoDem rêve de phare et de téléphérique Un mois et demi après avoir annoncé qu'il présenterait une liste autonome aux municipales à Nantes, le MoDem a dévoilé hier les grandes idées de son projet pour la mairie. Outre des choix prioritaires portés sur « le logement », « les équipements de proximité » ou la volonté « d'utiliser tous les modes de démocratie locale », la liste conduite par Benoît Blineau veut placer l'écologie au coeur de sa politique. « Sur ce plan-là, Nantes n'est pas le petit paradis que l'on voudrait nous faire croire. Il y a beaucoup de travail pour en faire une ville exemplaire. » L'une des « idées écolo » du MoDem est donc de demander le classement Unesco de l'estuaire. Le parti propose aussi de créer un plan d'eau à l'emplacement de l'immeuble Neptune ou encore d'aménager un jardin au pied de la butte Sainte-Anne. Il est aussi question d'un phare dominant Chantenay, d'où l'on pourrait rallier l'Ile de Nantes via un téléphérique surplombant la Loire. « Nantes est un bon terrain pour le centrisme, estime Benoît Blineau. J'ose espérer qu'on dépassera nettement les 10 % de voix. Et en cas de second tour, on sera ouverts, prêts à discuter avec les autres listes ou à se maintenir. » Frédéric Brenon - ©2007 20 minutes 20 Minutes, éditions du 16/11/2007 - 07h10 dernière mise à jour : 16/11/2007 - 07h10 Article de Presse Océan : Municipales à Nantes : quand le MoDem se lâche La liste conduite par le centriste Benoît Blineau pour les municipales à Nantes veut mettre du vert dans son programme. Les militants ne manquent pas d'idées. Retrouvez notre dossier spécial sur les municipales 2008 à Nantes Une usine de dessalement d'eau de mer fonctionnant au biogaz pour alimenter l'agglomération nantaise en eau potable. Un téléphérique reliant la pointe de l'île de Nantes à la butte Sainte-Anne. Une pièce d'eau à la place de l'immeuble Neptune. Un jardin botanique sur le site des anciennes brasseries de la Meuse. Voilà quelques-uns des projets qui pourraient figurer dans le programme de la liste du MoDem pour les municipales à Nantes. « Ce ne sont pour l'instant que des idées, rien n'est encore arrêté », s'empresse de préciser Benoît Blineau, en refrénant l'enthousiasme de l'une de ses colistières, Isabelle Loirat, ex-militante de Cap 21, le parti de l'ancienne ministre Corinne Lepage, passée au MoDem au printemps dernier. Usines vertes « Écolo pratiquante », et un brin exaltée, la jeune femme, guide interprète, fourmille de projets pour Nantes qui, selon elle, « est loin d'être le petit paradis écologique » que l'actuelle municipalité vante à longueur d'année. « Aujourd'hui, l'écologie à Nantes, c'est beaucoup de com'et peu d'action », estime Isabelle Loirat, qui rêve « d'usine vertes » et d'immeubles « vraiment écolos ». L'une de ses priorités, si la liste MoDem remporte les élections, sera de demander « le prolongement du classement du val de Loire au patrimoine mondial de l'Unesco jusqu'à l'estuaire ». La meilleure façon, selon elle, de « protéger la ressource en eau potable » de l'agglomération nantaise. « Plus craints que courtisés » Voilà pour le volet « environnement » du programme des bayrouistes pour Nantes. Pour le reste, les six commissions mises en place début juin continuent de travailler. La désignation de Sophie Jozan pour emmener la liste UMP ? « Cela ne change rien. L'équipe est toujours aussi motivée pour aller jusqu'au bout », martèle Benoît Blineau. Pas de ralliement en vue, donc, pour l'instant. « Sauf si Sophie veut devenir n° 2 de ma liste », sourit le candidat centriste. Et si la liste MoDem passe le cap du premier tour, le 9 mars ? « On verra à ce moment-là, explique André-Hubert Mesnard. Ou on discutera sérieusement avec nous, ou on se maintiendra. Nous se sommes pas un centre négligeable ». Ancien communiste converti au bayrouisme, Lionel Jouan est en convaincu : « C'est le MoDem qui fera le prochain maire de Nantes ». Mais pour l'instant, les centristes nantais « sont plus craints que courtisés », tant par la gauche que par la droite. Xavier Boussion Presse-Océan
par articles 20 minutes et Presse Océan publié dans : Angers et actualité régionale
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Vendredi 16 novembre 2007
Pays de la Loire mercredi 14 novembre 2007 Les petits actionnaires ont choisi le solaire Lors de la mise en place des capteurs photovoltaïques de la société coopérative d'intérêt collectif « Énergies partagées », sur le toit du centre social de Chemillé. Depuis la mi-septembre, l'installation produit de l'électricité, rachetée par EDF. À Chemillé, une centaine d'actionnaires ont investi 100 € chacun dans le toit du centre social. Équipé de panneaux photovoltaïques, celui-ci produit désormais de l'électricité revendue à EDF. Malgré tous les beaux discours, le développement des énergies renouvelables reste un sport de riches. « Il faut compter 20 000 € pour une installation photovoltaïque individuelle. Et encore faut-il être propriétaire de sa maison et que celle-ci se prête à l'installation de panneaux solaires », explique Élisabeth Batardière. Choquant pour ces habitants de Chemillé (Maine-et-Loire) qui, autour du centre social, ont cherché le moyen de mettre l'engagement citoyen en faveur de l'environnement et à la portée de toutes les bourses. Ils ont trouvé : la Scic « Énergies partagées » est née ainsi. La Scic comme Société coopérative d'intérêt collectif, label décerné au compte-gouttes (une soixantaine en France) à des sociétés anonymes ayant une activité socialement utile. Ce statut original permet de mêler 20 % de capitaux publics à des fonds privés, et à des fonds privés d'investir sur un bâtiment public. Depuis septembre, « Énergies partagées » produit ainsi de l'électricité solaire avec des panneaux photovoltaïques installés sur le toit du centre social, propriété de la communauté de communes de la région de Chemillé. De 20 à 90 ans « Énergies partagées » mélange donc les actionnaires : « Sur 94 associés, on compte dix communes, une communauté de communes, trois associations locales, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables. Tous les autres, ce sont des particuliers, de 20 à 90 ans, de toutes les catégories socioprofessionnelles. La part dans la société est de 100 €. Certains en ont une seule, d'autres 20. Mais ce ne sont pas ceux qui ont le plus de capital qui ont le pouvoir : on fonctionne sur le principe un homme-une voix », explique Élisabeth Batardière, seule salariée (une heure par mois !) de la SCIC. Avec 63 mètres carrés de panneaux solaires (investissement : 63 000 €), « Énergies partagées » compte produire 9 000 kWh, revendus 0,55 € à EDF. Soit un chiffre d'affaires de 4 950 € par an. 52,5 % des bénéfices serviront à améliorer le fonctionnement de la structure ou seront réinvestis dans des projets du même type. Avec le reste, les actionnaires ont décidé de s'accorder une rémunération plafonnée à 0,5 % au-dessus du taux du livret A. Pas vraiment rentable. Tel n'est pas le but : « En assemblée générale, les associés ont bien dit qu'ils n'étaient pas là pour gagner de l'argent, mais pour faire avancer les idées de développement durable, concrètement et près de chez eux. » La proximité, c'est une idée centrale d'« Énergies partagées ». Tous les associés habitent la communauté de communes de Chemillé ou l'une des communes limitrophes. C'est aussi sur ce territoire limité que la Scic met en place sa deuxième activité : le groupement d'acheteurs « Soleil à domicile », l'une des treize structures subventionnées par la Région pour favoriser les installations solaires individuelles, en lien avec des installateurs locaux. Du local avant tout, mais avec un véritable souci d'ouverture : « On travaille à un dossier qu'on mettra sur notre site internet pour que notre expérience puisse facilement être reproduite ailleurs. On a déjà pas mal de contacts, dans la région et au-delà, jusqu'en Alsace. » Thierry MALLEVAËS. Plus d'infos sur le site internet www.energiespartagees.org ou au 02 41 30 50 55. Présentation de la société coopérative d'intérêt collectif samedi 17 novembre, à 15 h 30, au forum des Énergies renouvelables organisé à La Tourlandry (Maine-et-Loir
publié dans : énergie
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Mercredi 14 novembre 2007
ENVIRONMENT Gore has a new ally against global warming The former vice president joins a Silicon Valley venture capital firm, where he will focus on building 'green' businesses and technologies. By Michelle Quinn and Abigail Goldman, Los Angeles Times Staff Writers November 13, 2007 SAN FRANCISCO -- Al Gore is trying to bring more green to green technologies. Venture capital dollars are pouring into the business of fighting climate change, and Gore will get to invest millions as a partner with Kleiner Perkins Caufield & Byers, a prominent Silicon Valley venture firm. The Menlo Park firm, which was an early investor in Google Inc., Sun Microsystems Inc. and hundreds of other high-tech companies, is betting heavily on start-ups working on solar energy, biofuels, water treatments and other solutions to environmental problems. Gore, who recently won a Nobel Peace Prize for sounding the alarm about climate change, is expected to help Kleiner Perkins win more deals. He gives its portfolio companies a powerful political ally who can mine his connections to Fortune 500 chief executives, lawmakers and government officials. There's already plenty of money to go around. Venture capitalists pumped $892 million into U.S. green tech companies in the first half of 2007, up nearly 70% from $525 million in the same period a year earlier, according to Ernst & Young and Dow Jones Venture One. The attention is bound to increase with Gore taking a hand in investing the money that universities, pension funds and other big clients contribute with the expectation of hefty returns. What's less clear is whether those new businesses can generate substantial profit. Green tech has yet to produce a dazzling initial public offering to announce its arrival, like the Internet had in 1995 with Netscape Communications Corp. -- another Kleiner Perkins company. In an interview, Gore acknowledged that environmental investing had become fashionable but said he planned to work with experts to sift through many ideas to find the good ones. "There is a flood of money coming into this area," he said. "A lot of it is undisciplined. When you open the hood and look inside, you see people shrugging their shoulders and saying, 'We don't know what we're going to do.' There is a much smaller flow that is channeled through disciplined, experienced, highly organized, professional teams." Concerns about climate change have driven the fundingboom, said Joe Muscat, Americas director of Ernst & Young's venture capital advisory group. The company forecasts that $2 billion will be invested this year in companies working on green technologies in North America, Israel, Europe and China. "The debate about climate change isn't whether it is or isn't," Muscat said. "It's about what we can do about it. Plus, the markets are huge." Gore has deep ties to Silicon Valley. John Doerr, a partner at Kleiner Perkins, backed Gore in his 2000 presidential campaign, and some tech industry insiders jokingly campaigned for a Gore/Doerr ticket in 2004. Gore also sits on the board of iPod maker Apple Inc. and is an advisor to Internet search leader Google. Doerr and his fellow partners are beefing up their investments in environmentally focused companies. The firm plans to channel one-third of its current $600-million fund into technologies that reduce carbon dioxide emissions. Among Kleiner's investments are Altra Biofuels Inc., a Los Angeles firm that works with ethanol and biodiesel, and Lilliputian Systems Inc., based in Wilmington, Mass., which makes miniature fuel cells for portable electronic devices. Including Gore, 13 of the venture firm's 23 partners spend some or all of their time investing in green technologies. Kleiner Perkins has a history of bringing in celebrity partners. Colin Powell, the former secretary of State and chairman of the Joint Chiefs of Staff, joined as a "strategic limited partner" in 2005. But Gore said he was no figurehead. He plans to attend weekly Kleiner Perkins partner meetings either in person or via videoconference from his home in Nashville. His chief aim will be to develop an alliance between Kleiner Perkins and London-based Generation Investment Management Inc., a social activist investment firm co-founded by Gore that takes stakes mostly in public companies. Doerr joined the firm's board, and Kleiner Perkins is folding its London office into Generation's. He and Gore said the firms' combined efforts would bring products to the marketplace faster. Gore's joining Kleiner Perkins was "an exciting event" because he understands how politics really works, said Zach Gentry, chief executive of Adura Technologies, a San Francisco start-up working on wireless energy management. "He is so well-connected to Washington and the whole policy infrastructure." Charles Corbett, a professor at UCLA's Anderson School of Management who studies the link between good business practices and environmental protection, said Gore as venture capitalist made sense. "The clean tech market is very active at the moment," he said. "VCs are interested in bringing expertise and name recognition on board, while Al Gore is undoubtedly interested in being part of the process of identifying and enabling promising technologies." The announcement marked the latest second act for a man who has specialized in them. Gore, 59, joins Kleiner Perkins during a time in which he won the Nobel and starred in "An Inconvenient Truth," a documentary about his efforts to stop global warming that won an Academy Award. Despite increased speculation that he would join the 2008 presidential race, Gore repeated that he didn't intend to run. "I have no plans to be a candidate again," Gore said. "I'm not ruling out participation in the process sometime in the future." Gore said he would donate his Kleiner Perkins salary to the Alliance for Climate Protection, a foundation he co-founded in Palo Alto that specializes in public policy and the environment. michelle.quinn@latimes.com abigail.goldman@latimes.com
par article du Los Angeles Times publié dans : Economie
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Mercredi 14 novembre 2007
HLM : la rénovation urbaine pourrait accroître la pénurie LE MONDE | 12.11.07 | 14h06 • Mis à jour le 12.11.07 | 14h06 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts C'est un paradoxe : le programme national de rénovation urbaine, qui prévoit, d'ici à 2013, la reconstruction de 250 000 logements sociaux et la réhabilitation de 400 000 autres, pourrait se solder par une aggravation de la pénurie de HLM en France. Le rapport 2007 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), dont Le Monde a obtenu des éléments et qui doit être rendu public mercredi 14 novembre, montre qu'il sera difficile de reconstituer une offre locative équivalente à celle démolie dans les quartiers définis comme prioritaires depuis la loi du 1er août 2003. Premier enseignement : les financements engagés au 31 décembre 2006 prévoient dix démolitions pour sept reconstructions. Même si ce ratio s'est amélioré par rapport aux années précédentes, il apparaît en contradiction avec la règle du "un pour un" : pour un logement social démoli, un autre doit être construit. Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, a redit, le 11 octobre, lors des assises du renouvellement urbain, que cette règle "ne saurait souffrir la moindre exception". "Il ne s'agit pas de stopper les démolitions : c'est souvent la seule solution pour régénérer un quartier dégradé. Il s'agit de garantir la croissance du parc de logement social", ajoutait-elle. DÉCALAGE CHRONOLOGIQUE Concrètement, sur les 157 projets pluriannuels signés fin 2006 par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), créée pour mettre en oeuvre cet ambitieux programme de remodelage des quartiers sensibles, le budget engagé prévoyait la démolition de 28 500 logements et la reconstruction de 19 800 autres. Cet écart peut s'expliquer par un décalage chronologique : il est nécessaire de démolir d'abord, pour libérer des terrains pour les nouveaux logements. La moitié de l'offre nouvelle environ est ainsi produite sur le même site. L'ANRU promet en outre qu'en 2013, au terme du programme, la reconstitution de l'offre démolie sera quasiment complète, hormis dans les zones en déclin démographique. Néanmoins, même si la règle du "un pour un" était scrupuleusement respectée, des statistiques inédites sur la taille des logements concernés permettent d'affirmer qu'un déficit devrait persister. Ainsi, les démolitions engagées touchent essentiellement des logements de plus de 5 pièces (48 % des démolitions, 10 % des reconstructions). D'un autre côté, les nouveaux logements comportent majoritairement moins de trois pièces (24 % des démolitions, 64 % des reconstructions). Des habitations de taille modeste vont donc se substituer à de grands logements. Même si les besoins des familles évoluent, en raison d'une réduction de leur taille, ce constat pourrait, in fine, se traduire par une aggravation des tensions entre l'offre et la demande de HLM. Le rapport souligne par ailleurs les retards pris par certains projets. Enfin, selon l'Observatoire, qui dépend de la délégation interministérielle à la ville, les 724 communes qui n'atteignent pas le palier de 20 % de logements sociaux fixé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) ont fait quelques efforts en 2006. Leur taux moyen de logements sociaux est passé de 13,17 % en 2003 à 13,72 % en 2006. Cependant, 243 de ces communes n'ont financé aucune construction de HLM l'an passé. Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) reste la commune dont la part de logements sociaux est la plus faible (3,2 %) dans le classement des villes qui comptent plus de 15 000 logements et moins de 10 % d'habitations sociales. Emmanuelle Chevallereau Article paru dans l'édition du 13.11.07. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : urbanisme architecture logement
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