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Le 18 octobre, une journée record : 2489 pages vues. Prévision du mois : 22225 pages vues et 5089 visiteurs. Merci de votre intérêt.

L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

Jeudi 24 mars 2005
Hier, j'ai eu en ligne des personnes qui contestaient le "mot du jour" parceque j'avais écris que les Verts, contre l'incinération, avait voté pour... "C'était une délibération au sujet de la mise en place de la concertation" expliquait l'un d'eux. Certes, sauf que la concertation porte sur la création d'une usine d'incinération décidée (votée) le 10 mai 2004. Et la concertation, si elle se passe comme pour le PDU (Plan de déplacement urbain), renverra en annexe tous les avis exprimés sans les intégrer au document lui-même et donc n'infléchira pas la politique voulue par Jean-Claude Antonini, président d'Angers Loire Métropole et maire d'Angers. Vous avez dit concertation ?! C'est bien en amont qu'il faut la faire, avant de prendre la décision ! J'allais donc vous livrer cette réflexion sur la concertation lorsque je suis tombée sur un article de la rubrique Angers Quartiers du Courrier de l'Ouest d'aujourd'hui. Il conte et livre les commentaires de quelques habitants du Grand Pigeon venues au vernissage de l'exposition sur l'opération de rénovation urbaine de leur quartier. Le maire s'est fait excuser. Commentaire : "Il nous fait toujours le coup" et puis "Et quand il répond aux lettres, c'est que de la pommade". Certaines de ces petites dames, arrivées dans les années cinquante dans la cité, ont du déménager lorsque leur immeuble a été démoli, elles ont été relogées dans le quartier mais devront, à leur surprise, redéménager l'année prochaine. Je vous en livre un extrait, qui exprime ce qu'elles pensent de la concertation à Angers : "Il y a une dame d'Angers-Habitat qui est venue chez moi. Elle m'a seulement dit "Faudra vous débarrasser des affaires, vous en avez trop !". J'étais estomaquée ! Dans les appartements qu'ils nous promettent, il y a des petites cuisines de rien du tout et pas de cellier. C'est toujours pareil, les élus nous disent "convivialité" "concertation" et puis il font des réunions pour nous annoncer que les plans sont faits comme ça et qu'on ne peut pas les défaire. Ils nous ont fait le même coup pour le centre Marcelle Menet avec des réunions de concertations de rien du tout. "Rien ne sera fait sans votre avis". Tu parles...". Bonne journée à Angers et ailleurs. Bernadette Caillard-Humeau
Par Bernadette Caillard-Humeau - Publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Mercredi 23 mars 2005
    ARTICLE LE FIGARO En visite dans le département le plus touché par le manque d'eau, le ministre a appelé les particuliers au civisme et les agriculteurs à la raison Lepeltier constate les dégâts de la sécheresse Marielle Court [23 mars 2005] Question délicate pour Serge Lepeltier, le ministre de l'Écologie : s'il ne peut se permettre d'affoler la population à propos de la pénurie d'eau que connaissent désormais de nombreux départements, il se doit de mettre en garde sérieusement sur les risques à venir, faute de pluie. Parcourant hier le département de la Vienne (Poitou-Charentes), le plus touché par la sécheresse avec son voisin des Deux-Sèvres, le ministre de l'Écologie n'a eu de cesse de répéter : «La situation est très préoccupante, mais pas catastrophique.» De fait, les constats dressés localement par les spécialistes se recoupent et sont inquiétants. Au point d'envisager une rupture en eau potable dans certaines communes dont Niort (Deux-Sèvres) durant l'été. Si 57% des cours d'eau de la Vienne avaient en janvier un niveau encore normal pour la saison, en mars, il n'y en a plus un seul. «Le débit n'est pas celui d'un mois de mars mais d'un mois d'août», commente Jean-Pierre Thibault directeur régional de l'environnement qui ajoute : «A moins de pluies très fortes et sur plusieurs jours, toutes les averses des semaines à venir vont surtout servir à la nature mais n'alimenteront ni les nappes phréatiques ni les rivières.» Et pour certains, cette situation s'inscrit désormais dans la durée : «En 2003, nous avons déjà eu 1 600 kilomètres de rivière à sec dans la région, en 2004 plus de 1 000 kilomètres», s'inquiète Pierre Guy, président de Poitou-Charentes Nature. Pour autant, il n'est pas question de rester les bras ballants. Si Serge Lepeltier a invité la semaine dernière tous les préfets concernés par la sécheresse à prendre des mesures de prévention, celui de la Vienne est le premier à avoir publié un arrêté qui interdit formellement l'irrigation (malgré quelques exceptions) jusqu'au 3 avril. Du côté des particuliers les recommandations ont un petit air anodin : «Il faut prendre des douches plutôt que des bains, ne pas laisser couler l'eau lorsqu'on se lave les dents, ne pas laver sa voiture ou arroser sa pelouse», énumère le ministre. Elles n'en sont pas moins efficaces : «Cela permet d'économiser 10 à 20% d'eau.» Certains agriculteurs, qui sont de loin les plus gros consommateurs d'eau, voient bien le danger se profiler. Conscients dès décembre du déficit de pluviométrie, quelques-uns ont décidé de remplacer leurs plantations de maïs très gourmandes en eau à la pire saison (juillet-août) par d'autres céréales. «Dans le département, les plantations de maïs ont diminué de 10%», s'est félicité le ministre de l'Écologie, qui apprécie les images chocs : «Il faut 500 litres d'eau pour faire un kilo de maïs.» D'autres agriculteurs s'organisent en construisant des retenues d'eau, qu'ils remplissent en hiver lorsque les cours d'eau ont un débit suffisant. Sur la commune de Mornay, treize agriculteurs se sont ainsi regroupés pour construire une réserve de 120 000 mètres cubes. «Cela doit permettre d'irriguer 80 hectares durant une saison», explique l'un d'eux, Jean-Luc Laignan. Deux autres retenues seraient en construction dans le département. Les associations écologistes dénoncent ce procédé qui n'incite pas les paysans à changer de pratiques. Mais Serge Lepeltier veut en voir les avantages : «Cela permet une prise de conscience des agriculteurs contraints de se réunir pour gérer la pénurie.» A ce jour, de nombreuses régions de France sont touchées par la sécheresse. Des records sont déjà battus : une telle pénurie d'eau n'a pas été enregistrée depuis plus de cinquante ans dans le Limousin et le nord de l'Aquitaine, depuis trente ans en Poitou-Charentes et Champagne, depuis vingt ans dans l'est de la Bretagne et l'ouest des Pays de la Loire, et enfin, depuis dix ans dans le Languedoc, la Provence et la région parisienne. Dans certaines régions, les restrictions d'ailleurs ne portent pas sur l'eau mais sur le feu pour prévenir les risques d'incendies. Poussés par les changements climatiques, les Français semblent commencer à comprendre la nécessité d'assurer une meilleure gestion de leur eau. La consommation des entreprises comme celle des agriculteurs n'augmente plus et celle des particuliers a même diminué. Il est vrai que son prix incite à faire plus attention. Serge Lepeltier ne baisse pas la garde : il doit de nouveau réunir le comité sécheresse en mai. Mais si la pluie continue de manquer, cette réunion sera avancée avec, sans aucun doute, d'autres mesures de restrictions à la clé.
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Mercredi 23 mars 2005
ARTICLE LIBERATION Agriculture. Bilan de quatre années d'enquête approfondie sur le colza. OGM et herbicide, cocktail néfaste pour la biodiversité Par Denis DELBECQ mercredi 23 mars 2005 (Liberation - 06:00) es millions de graines et d'insectes collectés dans soixante-cinq champs. Après quatre années d'enquête ­ sans doute la plus approfondie sur le sujet ­, des chercheurs britanniques travaillant pour le compte du gouvernement ont rendu leur verdict : la culture de colza transgénique semé en hiver altère la biodiversité. Des résultats qui confirment d'autres études publiées dans le même cadre en 2003 (Libération du 17 octobre 2003), mais dont l'interprétation reste délicate. Pollens. Selon l'étude, publiée lundi dans les Annales de la Royal Society (1), les champs de colza transgénique résistant à un herbicide, le glufosinate, affichent une moindre biodiversité que les champs de colza cultivés de manière traditionnelle. Les chercheurs constatent par exemple que les mauvaises herbes à large feuillage sont moins présentes. Or, ces plantes produisent les graines les plus attirantes pour plusieurs espèces d'oiseaux (alouettes, bouvreuils...), et des pollens appréciés des abeilles et papillons. Sur le terrain, les chercheurs ont constaté que les champs «transgéniques» abritent moins d'abeilles et de papillons, et ils s'inquiètent d'un effet possible sur les oiseaux. En revanche, le colza transgénique requiert moins d'herbicide. Des résultats similaires ­ en plus nuancés ­ à ceux constatés en 2003 pour le colza de printemps. Pas question, rappellent les auteurs, de dénoncer comme seul coupable l'OGM, comme c'est le cas lors des contaminations de cultures traditionnelles. Car la comparaison porte sur une pratique agricole, associant la plante et l'herbicide associé. Autorisation. Chez Bayer Cropscience, la firme dont le colza transgénique a été étudié, on ne s'étonne pas. «Ce que veut l'agriculteur, c'est un champ propre, avec moins de mauvaises herbes, et cette étude prouve bien que notre colza et son herbicide sont efficaces, résume un responsable de la filiale française. Mais on peut remarquer que les désherbants associés, lors des essais, aux cultures traditionnelles ne sont pas très performants.» Il laisse entendre que ce choix conduit à surévaluer l'écart entre colzas traditionnel et transgénique. Reste que la firme n'est pas très confiante sur l'avenir de sa semence en Europe : «Sa culture n'est pas notre priorité.» On reconnaît pourtant qu'une demande d'autorisation de culture et d'importation adressée à l'UE a finalement été «remplacée il y a environ un an par une autre qui ne mentionne plus que l'importation». Une réorientation «sans rapport avec les études britanniques». Hier, alors que Bruxelles discutait de sa stratégie OGM, la Pologne lui a demandé le droit d'interdire, pour deux ans, un maïs transgénique de Monsanto. Un nouveau coup dur pour les semenciers. (1) www.pubs.royalsoc.ac.uk/proc_bio_content/pdf/rspb20043049.pdf
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Mercredi 23 mars 2005
ART ACTU ENVIRONNEMENT nergies - Publiée le : 23/03/2005   Ça chauffe pour l'éolien à l'Assemblée nationale ------------------------------------------------------------------------ L'examen en deuxième lecture du projet de loi d'orientation sur l'énergie s'inscrit dans un contexte marqué par l'envolée des cours du pétrole et le lancement de l’EPR (réacteur nucléaire de 3ème génération), vise à une meilleure maîtrise de l'énergie et à la promotion des énergies renouvelables. Mais sur proposition de trois députés (Messieurs Poignant, Ollier et Nicolas), la Commission des Affaires Economiques de l'Assemblée Nationale a adopté le 16 mars dernier deux amendements particulièrement anti-éoliens dans le cadre du projet de Loi d'Orientation sur l'Energie. Ces amendements sont actuellement examinés par l'Assemblée Nationale. Actuellement, EDF notamment a l'obligation de racheter à un tarif relativement élevé l'électricité d'origine éolienne en provenant des parcs de plus 12 MW. Or l'un des deux amendements projette de limiter le plafond d'obligation établi à 12 MW en 2000, au profit de petites éoliennes de moins de 300 kW ou à l'inverse pour les très grands parcs de plus de 30 MW. L'adoption de ce texte aurait donc pour conséquence de favoriser l'implantation de très petites installations et d'orienter les projets de développement vers des parcs de très grandes capacités qui s'avèrent concrètement très délicats et long à installer. Pour le Syndicat des énergies renouvelables, l'adoption définitive de cet amendement signifierait la fin de l'éolien en France et constituerait à ce titre une véritable tentative d’assassinat de l’éolien français. Pour le Comité de Liaison Energies Renouvelables, 99% des projets éoliens développés depuis de nombreuses années seraient automatiquement abandonnés ; et le nombre de sites éligibles serait ridicule, si l'amendement passe. Cet amendement aurait pour objet, selon son auteur, d’éviter le « développement anarchique des projets éoliens au détriment de la protection des paysages ». Or, le CLER souligne qu’à l’heure actuelle, l’implantation d’un parc éolien nécessite des études paysagères très poussées et des enquêtes très contraignantes, concernant notamment l’impact paysager, toutes contraintes bien acceptées par les professionnels, mais qui contribuent à maintenir le sous-développement de la production éolienne en France. Le CLER appelle donc les députés à refuser d’adopter cet amendement lors de la 2ème lecture du projet de Loi d'Orientation sur l'Energie. Ils ne sont pas les seuls puisque 11 ONG demandent le retrait de ces amendements anti-éoliens. Devant une telle situation, l'association Negawatt en appelle à la responsabilité et à la sagesse du Parlement et du Gouvernement pour faire en sorte que ces amendements soient purement et simplement rejetés. M. Poignant - président UMP de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée réplique qu'il veut seulement organiser l'installation des éoliennes et non pas la bloquer. En octobre 2003, Serge Poignant avait rédigé un rapport parlementaire dans lequel il écrivait que notre attitude n'est pas contre les éoliennes qui ont leur place en offshore ou dans les friches industrielles. Mais les éoliennes sont nées d'une idéologie écologiste. Or au nom d'un principe, on sacrifie l'esthétique du paysage. Le WWF estime que les citoyens français pourtant ont clairement exprimé leur opinion : 67 % pensent que la protection de l'environnement doit être « très prioritaire » dans la politique énergétique*, alors que 78 % pensent que les pouvoirs publics devraient favoriser les énergies renouvelables contre seulement 6 % en faveur du nucléaire**. Le gouvernement avait confirmé l'engagement de la France à augmenter de 15 à 21 % d'ici 2010 la part des renouvelables dans le ''bouquet électrique'' français, conformément à la directive européenne sur les énergies renouvelables adoptée en 2001. De 18 % en 1990, ce chiffre est tombé à 13,5 % en 2003, indique WWF. L’adoption par l’Assemblée de l’amendement, Ollier-Poignat-Nicolas ne ferait qu’accentuer ce recul, ajoute t'il. * Sondage CSA pour le MINEFI - 2002 ** Sondage CREDOC pour le MINEFI – 2004 C.S.
- Publié dans : énergie
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Mercredi 23 mars 2005
C'est aujourd'hui et demain que sont discutés deux amendements qui risquent de stopper le développement, pour ne pas dire le démarrage, de l'éolien en France. Alors que jusque là, l'implantation de parc éolien était limité à 12 MW (loi du 10 février 2000) - trop bas sur certains sites qui le permettent pour optimiser la ressource et les investissements -, Patrick Ollier, député UMP prend le contre-pied et demande un plancher minimum de 30 MW... alors qu'on ne sait s'il existe un potentiel de cette étendue à l'heure actuelle. Le second amendement veut limiter l'éolien dans des zones ayant obtenu le feu vert de toutes les communes pouvant apercevoir les éoliennes, du conseil général, du conseil régional et de la commission des sites. Ne vaudrait-il pas mieux passer certains échelons ? Voilà plus de cinq ans que des entreprises investissent à perte en France, faute d'une volonté politique nationale ... à ce rythme nous ne laissons aucune chance à l'énergie la plus propre et économique qu'il soit. Demain, nous allons pouvoir compter les députés pour lesquels l'éolien, c'est du vent, rien que du vent. Bernadette Caillard-Humeau
Par Bernadette Caillard-Humeau - Publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Mardi 22 mars 2005
ARTICLE LE MONDE La pollution et l'inertie du climat rendent ses changements inéluctables Le ministre britannique de l'économie, Gordon Brown, a, mardi 15 mars à Londres, exhorté tous les pays riches à agir contre le réchauffement climatique, à l'occasion d'une réunion informelle organisée avant le G8 consacré à l'environnement. Le Royaume-Uni se place en promoteur du protocole de Kyoto, qui, dans les pays signataires, ambitionne de stabiliser, à l'horizon 2010, les émissions polluantes à leur niveau de 1990. Cet objectif, certes louable, risque d'être difficile à tenir, notamment en l'absence des Etats-Unis, qui ont refusé de ratifier le protocole. Mais, même s'il était atteint, le réchauffement annoncé ne serait pas pour autant enrayé, comme le rappellent deux articles publiés vendredi 18 mars dans la revue Science. Des chercheurs du Centre national de recherche sur l'atmosphère de Boulder (Colorado) ont fait tourner leurs modèles pour mesurer les effets de l'inertie du climat. Ils ont constaté que, même si l'on gardait une composition identique de l'atmosphère, ou un niveau d'émission de gaz à effet de serre égal à ce qu'il était en l'an 2000, les effets sur la hausse des températures et du niveau des océans se feraient sentir pendant des décennies, voire des siècles. Tom Wigley a procédé aux deux exercices. Pour une composition constante de l'atmosphère, le réchauffement du globe pourrait dépasser 1 0C avant qu'on n'assiste au retour à l'"équilibre" du climat. La courbe suit une asymptote pour rejoindre ce "pic" d'ici un à quatre siècles environ, selon les différentes hypothèses de sensibilité du climat retenues. Il n'en va pas de même dans le scénario d'un niveau d'émission constant, restant au niveau de 2000 : la courbe est alors presque linéaire. Le réchauffement serait de 2 à 6 0C en l'an 2400, tandis que le niveau des océans s'élèverait de 7 à 50 centimètres par siècle. Une éventuelle stabilisation n'interviendrait pas avant des millénaires. "Clairement, le message à retenir est, écrit Tom Wigley, que, si nous voulons éviter un réchauffement de cette ampleur, les émissions des gaz ayant un effet sur le rayonnement solaire devront être réduites à un niveau substantiellement inférieur à celui d'aujourd'hui." L'équipe de son collègue Gerald Meehl, avec deux autres types de modèles numériques, parvient sensiblement aux mêmes conclusions, même si elle a borné son horizon prédictif à 2100-2200. Si l'on réussissait à stabiliser la concentration de gaz à effet de serre au niveau de 2000, le réchauffement augmenterait d'un demi-degré supplémentaire. D'autre part, l'élévation additionnelle du niveau des mers, engendrée par la dilatation des océans sous l'effet de ce réchauffement, serait trois fois plus importante d'ici à la fin du XXIe siècle qu'au cours du XXe (15 à 20 cm), estime l'équipe américaine. La faute, là encore, à l'inertie du système climatique et à ses réactions en chaîne, qui sont très longues à stabiliser. Ces résultats sont d'autant plus préoccupants qu'ils partent d'hypothèses très optimistes : les projections réelles ne montrent aucunement une tendance de l'économie mondiale à un prochain assagissement : le dynamisme de la Chine et des pays émergents indique plutôt le contraire, avec une débauche dans la consommation d'énergie et les émissions associées. De plus, chaque tonne de CO2 supplémentaire émise dans l'atmosphère y restera longtemps. Comme le rappelle David Archer, de l'université de Chicago, sur le site realclimate.com, les gaz à effet de serre, une fois parvenus dans l'atmosphère, sont loin d'être totalement et rapidement réabsorbés par les océans ou d'être fixés par photosynthèse dans les végétaux terrestres ou dans le sol. "Mon modèle indique que 7 % du CO2 envoyé dans l'atmosphère aujourd'hui y sera toujours dans 100 000 ans", assure-t-il. Ce résultat bouscule les présentations habituelles qui montrent un cycle du CO2 bien plus court. Les négociations internationales sur le changement climatique sont d'ailleurs fondées sur des projections à un siècle, un horizon "bien éloigné de l'an 100 000", souligne David Archer. Pourtant, rappelle le chercheur, cette échelle de temps semble pertinente lorsque l'on débat des dangers du nucléaire. "C'est pourquoi la véritable durée des changements climatiques induits par l'homme pourrait être considérée par certains comme tout aussi pertinente pour prendre des décisions immédiates", conclut-il. Hervé Morin Article paru dans l'édition du 20.03.05
- Publié dans : mer-littoral
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Mardi 22 mars 2005
Les hirondelles ont du mal à faire le printemps LE MONDE | 19.03.05 | 22h29  •  Mis à jour le 20.03.05 | 00h02 Les changements de saison font revenir la nostalgie à tire-d'aile. "Qu'ils sont exquis les souvenirs des anciens printemps !, écrivait déjà en 1884 Guy de Maupassant. Il faisait un temps admirable. Le ciel tout bleu s'étalait sur la ville, plein de soleil et d'hirondelles." En 2005, le soleil est toujours là et plus que jamais, si l'on en croit les théories sur le réchauffement climatique. Les hirondelles, en revanche... Les messagères des beaux jours se font chaque année plus discrètes. Des comptages évoquent une baisse de 50 % des effectifs depuis une quinzaine d'années. Guy Jarry, chercheur au Muséum d'histoire naturelle, estime qu'il reste aujourd'hui "20 % de ce qu'était la population il y a 40 ans". Bref, les hirondelles font de moins en moins le printemps. Les explications de cette érosion varient avec le mode de vie des cinq espèces recensées en France. "Ces oiseaux sont de grands consommateurs d'insectes. Ils souffrent du traitement des cultures", assure Jean Sériot, membre de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et coauteur d'un ouvrage sur l'élégant volatile (Les Hirondelles, avec Diana Alvès, Ed. Delachaux et Niestlé, 25 ). Le recul des troupeaux enveloppés de mouches et la progression des grandes cultures arrosées de pesticides ont raréfié la provende à becqueter. Les architectures modernes, lisses et hermétiques, interdisent les refuges. "L'hirondelle est un animal sauvage qui vient se mettre sous la tutelle de l'homme", explique M. Jarry. Mais aujourd'hui l'homme n'hésite pas à détruire les nids qui déshonorent sa demeure. Il ravale les façades, ferme son garage à double tour et aménage ses greniers. Affaiblie par son long périple, la voyageuse trouve souvent porte close. Pour cause de fientes intempestives, les hommes se montrent de plus en plus ingrats avec cet oiseau naguère classé "utile". Sans être menacée, l'hirondelle est aujourd'hui considérée comme espèce à protéger. Les ornithologues conseillent de leur ménager des recoins. Car l'hirondelle, animal social, fidèle en amour et en amitié, aime retrouver son nid d'une année sur l'autre. La preuve : "Des témoignages fiables, relève M. Jarry, racontent qu'elle vient parfois se signaler au propriétaire afin qu'il lui ouvre le bâtiment où elle avait niché l'été précédent." Benoît Hopquin Article paru dans l'édition du 20.03.05
- Publié dans : environnement, santé & environnement
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Mardi 22 mars 2005
ARTICLE BIKEBIZ.COMMonday 21st March 2005Half of all car trips could be history, no need for infrastructure tweaksA major survey of travel behaviour in three English cities has revealed the bigger-than-expected potential for reducing traffic and tackling congestion through relatively small and simple changes to people's daily travel patterns. The research, conducted by Socialdata in collaboration with Sustrans, showed that walking, cycling or public transport provide a practical alternative for most people.Twelve thousand people in Darlington, Peterborough and Worcester were surveyed and the results provide a snapshot of how people travel and he changes that are possible to improve the quality of life for everyone. In a typical week, residents of the three towns spend an average of one hour every day travelling and travel a distance of around 13 miles each. The greatest proportion of trips are made for leisure reasons, with shopping and work each accounting for around one in five trips and one in ten trips are for school or educational reasons. Around 25 percent of all trips are made on foot, 8 percent by public transport and 3 percent by bike. Nearly two-thirds of trips are in a car with 43 percent as a driver and 22 percent as a passenger. Around 30 percent of car trips in each town were no longer than 2 miles, and the majority were within the towns surveyed. But, while the evidence suggests an ongoing reliance on the car, Sustrans' researchers discovered that nearly all residents are unhappy with the increased traffic and support sustainable alternatives to car travel including public transport, cycling and walking. Nine out of ten people considered sustainable transport to be a priority for transport planners and their policies. The research looked at the reasons for peoples' travel choices, from on-the-ground constraints such as inadequate bus service to the personal opinions that influence people's decisions. It concluded that significant change is possible even without improvements to transport infrastructure. Existing facilities for walking, cycling and public transport provide a viable alternative for nearly half of all car trips within each town. "The three towns asked us to carry out the research to inform their Sustainable Travel Towns Programmes," said Sustrans' senior projects officer James Ryle. "The information reveals the enormous potential for people to occasionally leave their car at home and use alternative transport. This has very clear benefits - if everyone replaced just one return car journey per week with another way of travelling traffic would be reduced by more than 10 percent. "All this is very positive news for the councils concerned. Their task will be to supply the information and motivation needed to enable people to make the change. This research challenges the notion that people are unable to make changes. We look forward to working with the councils to see these results turned into the positive action that will make a real difference to the lives of everyone living in these cities." The full results of the travel surveys were presented at the Making Smarter Choices Work Conference in Darlington on 17th March. The Sustainable Travel Towns programme is a Department for Transport scheme which is focussing on three towns sharing £10m of government funding over five years to encourage more walking, cycling and public transport use.
- Publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 22 mars 2005
L'engagement politique : pour quoi faire ? Samedi, à la déchetterie de la Baumette, à Angers, les Verts distribuaient un dépliant sur les déchets lequel, répondant à la question "Que faire de nos déchets ?", explique comme nous le faisons à Cap 21 qu'il faut mettre en place une politique de prévention des déchets, optimiser les collectes et ... refuser l'incinération. Fort bien, c'est ce que nous défendons depuis le début, sur le terrain comme dans l'arène politique. Sauf que les élus Verts, eux, acquiessent à la construction de l'usine d'incinération de Saint Barthélémy lorsqu'il s'agit de voter au sein de l'assemblée d'Angers Loire Métropole, tel jeudi dernier. Les électeurs verts doivent savoir qu'ils ne peuvent pas compter sur leurs élus. L'engagement politique, oui, à condition d'être vrai. Bernadette Caillard-Humeau
Par Bernadette Caillard-Humeau - Publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Lundi 21 mars 2005
Plus de phosphates dans les lessives en France en 2007   PARIS (AFP – 21/03/2005)  - Les phosphates vont disparaître des lessives grand public à compter du 1er juillet 2007, selon le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier, mais ils restent encore massivement utilisés par l'agriculture, causant les fameuses "algues vertes" en Bretagne. Le ministre a annoncé leur retrait total des lessives pour le grand public à l'issue d'une "large concertation avec les industriels des lessives", lundi, lors d'une conférence de presse, à la veille de la journée mondiale de l'eau. "Il est nécessaire que des décisions fortes soient prises sur certains polluants au niveau national", a expliqué M. Lepeltier, qui présentait la démarche française pour parvenir en 2015 à un "bon état écologique des eaux", en application d'une directive européenne d'octobre 2000. Selon le ministre, le délai de 2 ans "est nécessaire pour que les industriels puisent adapter leur moyen de production". En interdisant les phosphates dans les lessives, la France va "au delà de la réglementation européenne", a-t-il souligné.   Le retrait sur deux ans est jugé "parfaitement réaliste" par l'Association française des industriels de la détergence (Afise). Sa déléguée générale Claude Perrin estime que seulement 4% des lessives destinées au grand public utilisent encore des phosphates, soit 10.000 tonnes par an. L'association UFC Que-Choisir a d'ailleurs salué dans son dernier numéro l'absence totale de phosphates dans les 17 barils de lessive grand public testés pour son magazine. Selon Mme Perrin, les grands chantiers d'environnement pour les lessives concernent aujourd'hui le dosage des produits (110 grammes de poudre suffisent mais certaines lessives "forcent la dose" dans leurs recommandations) et la consommation d'énergie (mieux vaut laver à basse température). Les phosphates sont utilisés dans les lessives comme agents "anti-calcaire", empêchant la formation de dépôts grisâtres sur le linge et les incrustations de calcaire sur les machines à laver. Ils sont remplacés dans les lessives grand public par des substituts (zéolites, NTA, citrate de sodium ...). Mais les industriels, dans la blanchisseries ou les collectivités par exemple, les utilisent toujours, pour des tonnages "du même ordre", soit 10.000 tonnes par an, selon Mme Perrin.   Une concertation est en cours pour leur élimination, mais "les problèmes sont plus difficiles à résoudre, notamment pour le linge des collectivités comme les hôpitaux", pointe Mme Perrin. Si les lessiviers ont peu à peu réduit leur recours aux phosphates, sous la pression des écologistes, l'agriculture les utilise toujours massivement. Les fertilisants phosphatés ont représenté en France 721.000 tonnes en 2004, selon l'Union des industriels de la fertilisation. La quantité a été divisée par deux depuis 15 ans, selon l'UNIFA. Les phosphates combinés aux nitrates (émis par les engrais et les élevages) sont responsables des phénomènes d'algues vertes (eutrophisation) qui asphyxient les milieux aquatiques. L'oxygène de l'eau se raréfie, les poissons disparaissent des plans d'eau. La Loi sur l'eau qui sera présenté au Parlement en avril prévoit une meilleure protection des cours d'eau, avec la mise en oeuvre de bandes d'herbes les séparant des cultures. Mais le texte n'impose aucune nouvelle taxe sur les pollutions agricoles, au grand dam des écologistes. Au niveau européen, plusieurs pays ont déjà sévèrement réglementé les phosphates dans les lessives, entraînant leur quasi disparition, comme la Belgique, la Suisse et l'Italie.  
- Publié dans : pollution
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