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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Samedi 10 novembre 2007
MODEM : CAP21 pour un pôle écologiste autonome En préparation du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate prévu début décembre, CAP21, parti présidé par l’ancienne Ministre Corinne Lepage réaffirme sa volonté de participer à la constitution d’une force démocrate indépendante et humaniste et qui sache réaffirmer les valeurs qui fondent le socle républicain avec un haut niveau d’exigence morale et éthique. Dans le respect des différentes sensibilités qui composent la dynamique du MODEM, CAP21 souhaite la consolidation d'un pôle écologiste autonome qui nourrira utilement le projet démocrate. Conformément aux orientations du Congrès de CAP 21 réuni en juin dernier, le bureau politique a estimé à cet égard que c’était l'intérêt bien compris du MODEM que de garder CAP21 comme composante politique associée, susceptible de constituer un facteur de dynamisme en faveur des questions de développement durable et de gouvernance pour l'ensemble du mouvement. CAP21 souhaite donc que les statuts du MODEM lui reconnaissent cette possibilité, ce qu’ils n’offrent pas dans la version actuellement soumise à consultation. Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21
publié dans : Communiqués Cap 21 Pays de la Loire
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Samedi 10 novembre 2007
Il y a quelques jours, elle savourait sa « liberté » recouvrée après sa démission de l'équipe Antonini. Hier, elle annonçait son ralliement à Christophe Béchu. Elle s'était vite coulée dans le personnage de la femme libérée. Libérée de ses contraintes, de ses engagements. Libérée du poids qui reposait sur la première adjointe d'une ville de la taille d'Angers. Michelle Moreau répétait encore à qui voulait l'entendre en début de semaine : « Il y a une vie en dehors de la vie municipale. » (lire Ouest-France du mardi 6 novembre). Même si, les larmes aux yeux, elle montrait qu'elle était sensible aux multiples témoignages de sympathie qu'elle recevait des quartiers. Était-ce un artifice alors qu'elle s'apprêtait à s'engager auprès de Christophe Béchu ? La question semblait quasi-déplacée... Le Rubicon, le vrai, était pourtant déjà franchi. Mais elle attendait le feu vert, donné par Christophe Béchu lui-même hier matin. Un Christophe Béchu qui n'avait cessé de la relancer depuis l'été dernier : « Depuis qu'elle avait annoncé sa volonté de quitter l'équipe actuelle. » Oh, bien sûr, il avait déjà appris à « mesurer ses qualités » à travers plusieurs structures. Le Resto-troc ou la mission locale qu'elle préside, alors que le conseil général est chargé du RMI. « Il était évident qu'elle devait faire partie de mon équipe. Je suis tenace : je l'ai vue, revue. Je lui ai expliqué mon projet. Mes méthodes. Ma démarche de rassemblement. » Sa décision ? « Clairement, elle a été prise le 2 novembre. » Et chacun de témoigner des qualités de l'autre dans une déclaration d'amour réciproque. Lui : « Elle a une bienveillance rare à l'égard des gens et une connaissance quasi-charnelle des Angevins. Sa connaissance des dossiers et des Angevins sera précieuse. Notre complémentarité est remarquable : comme les pièces d'un puzzle qui s'emboîtent. » Elle : « J'ai envie de retrouver de la transparence dans les méthodes de travail. De retrouver de la vérité. » Haute trahison ? Histoire d'amour... Ou crime de haute trahison préparé de longue date ? Christophe Béchu bondit : « Là, j'attends avec impatience ceux qui vont critiquer Michelle Moreau après l'avoir portée aux nues. Ce serait me faire trop d'honneur. Et trop de déshonneur pour elle. » Michelle Moreau de renchérir : « Non, je n'ai pas trahi, j'ai respecté mon contrat de loyauté : j'étais en désaccord, mais je suis restée discrète ! Je ne pouvais plus supporter l'arrogance de certains collègues qui, parce qu'on n'a pas été mauvais, pensent qu'on est en place pour toujours et que d'autres ne pourront pas faire mieux ! » Et qu'on ne vienne pas les chercher sur le tramway, qui les opposerait dans le choix du tracé... Michelle Moreau : « J'ai soudain découvert qu'il n'était plus possible de faire croiser deux rames rue de la Roë. Donc il y avait mensonge ! Et l'on attend toujours le résultat des études complémentaires sur le sous-sol... » Christophe Béchu en profite pour répondre à l'un de nos internautes, qui l'interpellait sur son vote d'élu d'Avrillé approuvant le tracé initial : « J'ai voté à l'époque sur le tracé Avrillé-la Roseraie. Sans qu'il soit question d'un choix par le Ralliement ou les boulevards. » Dans la partie d'échecs qui l'oppose à Jean-Claude Antonini, Christophe Béchu vient de lui piquer son ancienne reine. Reste une question en suspens dans la stratégie de Christophe Béchu lui-même : comment va-t-il faire cohabiter deux centristes aux parcours aussi différents que Michelle Moreau et Laurent Gérault ? Impossible de le savoir : Laurent Gérault ne participait pas à la conférence de presse. Alain MACHEFER. Ouest-France
par article du journal ouest france publié dans : Angers et actualité régionale
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Dimanche 28 octobre 2007
Grenelle de l’Environnement : des avancées significatives 25/10/2007 CAP 21, parti écologiste présidé par l’ancienne Ministre Corinne LEPAGE se satisfait en premier lieu de la richesse des contributions et de la qualité des échanges qui ont eu lieu dans le cadre de la préparation du Grenelle de l’Environnement entre les associations, l’Etat, les collectivités, les entreprises et les syndicats. A l’issue des différents tours de tables et des arbitrages qui viennent d’être rendus, CAP 21 se félicite que le chef de l’Etat fasse sienne la proposition de New Deal Ecologique qu’avait avancée Corinne LEPAGE en 2006. Des avancées significatives sont apportées en matière de gouvernance et d’organisation de la décision publique : arbitrage des décisions publiques en fonction de leur impact sur le climat et la biodiversité, charge de la preuve inversée, transparence totale des informations environnementales, principes de précaution et de responsabilité affirmés, examen des grands projets par les collèges du Grenelle, place des associations dans le Conseil Economique et Social, liberté d’expérimentation pour les collectivités, contrôle de l’action de l’Etat par le Parlement, mise en place de commissions parlementaires sur l’environnement et le développement durable. CAP 21 approuve l’ambition affichée en faveur d’un plan national de développement des énergies renouvelables qui irait au-delà des objectifs européens, d’un plan Marshall du développement durable avec des investissements conséquents en matière d’innovation et de recherche (1 milliard d’euros sur 4 ans), le retour du soutien de l’Etat aux investissements sur les transports urbains, le financement de nouvelles lignes ferroviaires et liaisons fluviales accompagné de la taxation des camions, le lancement d’un plan national de rénovation des logements anciens en particulier les logements HLM. En ce qui concerne l’agriculture, CAP 21 est satisfait du moratoire annoncé sur les cultures commerciales d’OGM pesticides qui semble devoir se prolonger jusqu’aux résultats d’une expertise publique indépendante placée sous le contrôle d’une haute autorité mais regrette que les expérimentations en plein champ puissent se poursuivre. L’annonce d’un débat parlementaire pour une loi sur la dissémination des OGM fondée sur les principes de responsabilité et de transparence ainsi que sur l’obligation de prouver l’absence d’impact environnemental et sanitaire va dans le bon sens. CAP 21 regrette que le programme de réduction des pesticides soit en deçà de celui que le Parlement européen vient de voter en première lecture (réduction de 50 % d’ici 2013 et non en dix ans si alternatives) et qu’ un moratoire ne soit pas instauré sur les incinérateurs de déchets. Par ailleurs, CAP 21 aurait souhaité que soit annoncée la création de la contribution « climat-énergie » qui ne reste qu’au stade de la réflexion par rapport à une révision générale des prélèvements obligatoires. Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21, « le changement est notable dans le discours, la volonté est affichée, reste à en attendre désormais la traduction en actions et en moyens dans la loi et dans l’ensemble des décisions publiques pour savoir si la révolution écologique tant attendue est en marche.
publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Dimanche 28 octobre 2007
NDLR DU BLOG : IL NE FAUT PAS OUBLIER LES PRECURSEURS QU ON ETE CAP 21 QUI NE STIGMATISAIT PAS L ECONOMIE A L AUNE DE L ECOLOGIE : CORINNE LEPAGE LA PREMIERE A DEFENDU CETTE ECOLOGIE OFFENSIVE INTELLIGENTE QUI DOIT S INTEGRER A L ECONOMIE Questions sur l'après-Grenelle, par Eric Le Boucher LE MONDE | 27.10.07 | 13h40 • Mis à jour le 27.10.07 | 13h40 Conservez cet article dans votre classeur. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Pour avoir, ici, douté de ses compétences, commençons par rendre hommage à Jean-Louis Borloo. Lors du Grenelle de l'environnement, il a su passer, au début du grand basculement national, d'une écologie restrictive, malthusienne, pour qui l'homme est le destructeur de la belle nature, à une écologie offensive, qui veut réorienter le développement économique, pas le freiner. Rendons grâce aussi à Nicolas Hulot pour avoir eu l'intelligence de comprendre que la solution était chez Nick Stern, ancien économiste de la Banque mondiale et auteur d'un rapport qui fait date, remis à Tony Blair il y a un an. Le dossier de l'écologie a donc quitté les mains des écologistes pour devenir un sujet d'économie politique : voilà un grand pas de fait vers une solution durable. Avant d'y revenir à la fin de cette chronique, quelques questions se posent sur les résultats de ce Grenelle. 1 -. Il faut que les militants de l'environnement nous expliquent pourquoi ils ont accepté le compromis passé sur les pesticides et les OGM. La culture commerciale des "OGM pesticides" est "suspendue" (en clair, le fameux maïs MON810, qui est le seul cultivé en France). Parallèlement, le président de la République s'est engagé à "réduire de 50 % l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent". On lit bien : dans dix ans "si possible"... Il faut savoir qu'une tonne de maïs OGM importée (par exemple d'Argentine) coûte 50 euros de moins. La vérité est que l'interdiction de l'OGM accordée aux "Bové" se compense par le cadeau fait aux maïziculteurs de pouvoir protéger leur marché, maintenir un prix élevé et de pouvoir polluer tranquilles pendant une décennie. Ce compromis est, pour reprendre un terme désormais gouvernemental qui s'applique parfaitement au cas présent, "dégueulasse". 2 -. Le chef de l'Etat a déclaré au Grenelle qu'il défend le principe de précaution. Peut-il nous expliquer sur quelle lecture de ce principe il s'appuie pour accepter des pesticides "dont la dangerosité est connue" et interdire des OGM sur lesquels il y a "des doutes" ? La logique n'impose-t-elle pas de faire l'inverse ? La vérité est que ce principe est une ânerie chiraquienne - tout le monde le reconnaît, y compris au sein du comité d'Edouard Balladur sur les institutions - mais qu'on n'y touche pas pour acheter le calme des ayatollahs verts. Cette lâcheté provoque une incohérence, elle en provoquera d'autres. Scorie de l'écologie pré-Grenelle, elle va handicaper la France, qui a besoin d'audace et d'innovation y compris dans les industries de l'environnement (lire l'excellent article de Claude Bébéar sur cette question dans Le Monde du 26 octobre). 3 -. La France "se veut exemplaire" en matière environnementale, a dit Nicolas Sarkozy. Est-ce une telle évidence qu'il est impossible de demander pourquoi ? Au nom de quoi ? Dans quels domaines précis ? Et pour quels bénéfices ? Dans son "Rapport sur les perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050", Jean Syrota, haut fonctionnaire, écrit concernant les gaz à effet de serre dans l'Union européenne : "Une approche équitable serait de viser que les émissions par habitant soient les mêmes dans tous les pays membres (...) rien ne justifie qu'un citoyen français doive consacrer des moyens économiques démesurés par rapport à ceux consentis par ses voisins pour limiter ses émissions à moitié de celles d'un Allemand ou d'un Britannique". Peut-on lui donner tort pour la gloire de l'exemplarité ? Si oui, il faut en dire le coût aux Français. 4 -. Si la France se veut un modèle, peut-elle dans le même temps dire, comme M. Sarkozy, qu'elle veut "imposer aux producteurs hors de nos frontières le respect de nos exigences" ? Cette déclaration contre le "dumping environnemental" est une réponse (il est vrai vague) aux membres du Grenelle qui demandaient qu'on taxe à l'entrée les produits des pays qui ne respectent pas Kyoto. D'abord qui vise-t-on ? Les Etats-Unis ? La Chine ? L'Inde ? Ensuite on sent pointer là une inquiétante écologie qui serait le dernier avatar du protectionnisme. Où serait la belle morale de l'exemplarité s'il ne s'agit en réalité que de mercantilisme ? 5 -. Sur le fret : comment croire sérieusement à son développement en France, puisque les cheminots l'interdisent depuis dix ans ? Sur les énergies renouvelables : comment vouloir passer de 9 % à 20 % de la consommation en 2020 quand les Britanniques viennent d'y renoncer comme "infaisable" ? Ces questions laissent voir le poids des arrière-pensées et la fausseté de certains compromis du Grenelle. Mais revenons au fond et supposons que l'écologie soit devenue, heureusement, un sujet d'économie politique. Pour avancer vers la solution efficace, celle fondée sur les prix, il faut remettre en route le marché des permis de polluer et il faut complètement rebâtir la fiscalité sans alourdir les prélèvements globaux. Un travail très lourd (Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux, Lettre de l'OFCE n° 291). Ensuite, et surtout, il faut trouver une réponse au défi que n'ont jamais voulu regarder les militants de l'environnement : en règle générale, l'écologie est anti-sociale. Un pauvre avec une vieille 205 pollue plus qu'un riche au volant d'une Mercedes dernier modèle, une décharge brésilienne qu'une usine de retraitement en France. C'est ça le grand, le vrai problème. Si on aide le pauvre à moins polluer, quelle autre aide sociale faut-il sacrifier ? Qui l'acceptera vraiment ? Eric Le Boucher Article paru dans l'édition du 28.10.07.
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Dimanche 28 octobre 2007
Édition du samedi 27 octobre 2007 Pour Hervé Carré, qui publie « Le pied dans la porte », Jean-Claude Antonini « ne travaille plus. On a nourri autour de lui un esprit courtisan. On a affaire à un seigneur ». Carré démissionne... et sort son brûlot L'adjoint socialiste ne fait plus partie du conseil municipal d'Angers. Il édite un livre, Le Pied dans la porte, dans lequel il dénonce « l'immobilisme » et « l'autoritarisme » d'un maire « usé ». « Les gens me disent : « M. Carré, ne nous quittez pas ! » » Trop tard : l'adjoint de Jean-Claude Antonini a tiré sa révérence, hier, au lendemain du conseil municipal. Il se sent libre, « bien dans ses baskets ». Sa démission a été envoyée au préfet, dans la journée, sans en avoir parlé à Jean-Claude Antonini. « Je me résous à partir, car le maire m'a fait comprendre que ma présence pouvait porter atteinte à son mandat. » Il en a gros sur le coeur et pour dévoiler le fond de sa pensée, Hervé Carré publie un livre, Le pied dans la porte. Un livre où il dénonce page après page « l'autoritarisme » et « l'immobilisme » d'un maire « usé » et « essoufflé ». Des mots qu'il a pesés... « Le maire, ce seigneur » Un livre « nécessaire » pour celui qui vient d'exercer douze années de mandat. Sanctionné par le maire en 2005 à la suite d'une prise de position au conseil général, Hervé Carré sent que tout peut basculer aux prochaines élections municipales. « Le maire se vante d'avoir un bon bilan, d'accord, mais ce bilan n'est bon que pour le microcosme qui l'entoure. Certes, c'est un mec honnête, il n'a pas eu d'accident de parcours, il n'a pas volé dans la caisse. Mais la vérité est là : les Angevins ne se reconnaissent plus en lui ! » Il cite l'exemple du stade qui fait débat en ce moment (lire page 12) : « Penser qu'il faut refaire le même stade au même endroit, c'est un sacré manque d'ambition ! » L'équipe municipale, selon lui, n'a plus « d'imagination ». Elle n'ose plus « déplacer des montagnes », elle est « sans audace ». Pire : toutes les prises de position contraires qu'il a pu avoir au sein de la majorité municipale ont été vécues « comme une menace ». Il dénonce du coup « les liens coupables » de l'appareil politique, même s'il se revendique « éminemment socialiste ». Hervé Carré n'y va pas par quatre chemins : « Le maire ne travaille plus. On a nourri autour de lui un esprit courtisan. On a affaire à un seigneur. » Alors demain ? Que fera-t-il ? Il veut « contribuer à la rénovation de la gauche » et « interpeller les Angevins sur l'avenir ». Pour lui, c'est une évidence : Angers a besoin d'un homme (ou d'une femme ?) charismatique « comme a pu l'être Antonini : d'ailleurs, j'ai adoré son début de mandat... » Oui, mais qui ? Béchu ? « Il a installé au sein de l'assemblée départementale des relations extrêmement proches avec sa minorité. Le climat est constructif, on a des échanges, je ne suis pas le seul à le dire à gauche ! » Hervé Carré n'annonce pas s'il sera à ses côtés. C'est trop tôt : « Il y a des discussions, on verra bien. Mais je veux d'abord parler aux Angevins, participer à des réunions dans les quartiers. Après, je ne m'interdis pas non plus de constituer ma propre liste. » C'est sûr : il faudra compter sur lui aux municipales. Arnaud WAJDZIK. Le Pied dans la porte, aux éditions La pierre de Gué, 15 €. En librairie.
par article du journal ouest france publié dans : Angers et actualité régionale
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Dimanche 28 octobre 2007
Pays de la Loire Paru dans l' édition du mardi 23 octobre 2007 Des agriculteurs produisent leur propre courant Au Gaec Gautier-Beloin, à Varades, les derniers travaux de mise en place des panneaux photovoltaïques. Des panneaux photovoltaïques. Demain de l'éolien? L'agriculture prêche l'énergie renouvelable et l'exemple, en produisant de l'électricité. Exemple à Varades, près d'Ancenis. Le Gaec Gautier-Beloin, installé à la Grande-Menuère à Varades (Loire-Atlantique), se lance dans la production d'électricité. L'exploitation en commun de 250 hectares, qui produit du lait, des fruits, du blé, du maïs et élève des porcs, vient d'installer 108 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Intégrés dans la toiture sud d'un bâtiment où sont entreposés céréales et fourrage, les panneaux fourniront en moyenne 11 000 à 12 000 kwh/an, soit l'équivalent de la consommation de cinq foyers hors chauffage. Pourquoi une telle installation ? « Parce que je suis sensible à la nouveauté, à l'innovation, aux énergies renouvelables, sachant également que le prix de l'électricité va augmenter, explique Claude Gautier. Aussi, lorsque Terrena (1), le groupe agricole coopératif auquel le Gaec adhère, a proposé une offre clé en main [étude de l'installation, plan de financement], nous avons saisi l'occasion .» 80 000 € tout compris Combien ça coûte ? « Pour ce qui nous concerne, 80 000 € tout compris (panneaux et raccordement au réseau EDF). La Région nous accorde une subvention de 15 000 €. Selon nos estimations, il faut compter une douzaine d'années pour atteindre le seuil de rentabilité, sachant qu'EDF achète l'électricité produite au prix de 56 centimes d'euro le kilowatt par heure. » Autres projets dans les exploitations agricoles ? « Vingt-cinq dossiers sont en cours d'instruction, dit Jean-Luc Brun, directeur du Pôle service environnement et énergie à Terrena. Il s'agit de projets, en moyenne de 150 à 200 mètres carrés, qui verront le jour ces prochains mois. Il faut en moyenne compter six mois de procédure (lire par ailleurs), sachant aussi que chaque dossier s'inscrit dans un contexte particulier .» Et demain, l'éolien ? « C'est aussi une possibilité de production d'électricité à laquelle nous réfléchissons, répond Claude Gautier. Nous avons dans les environs un site approprié, officiellement labellisé Zone de développement de l'éolien [ZDE]. Or, il se trouve que le Gaec possède vingt-cinc hectares dans ce secteur. La production d'électricité avec des éoliennes peut assurer un bon complément aux panneaux photovoltaïques dont nous disposons .» Francis SALAÜN. (1) Terrena, sur son site d'Ancenis, va installer 2 300 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, pour une production annuelle estimée de 250 000 kwh/heure . Un investissement d'1,4 million d'euros.
par article du journal ouest france publié dans : énergie
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Vendredi 19 octobre 2007
Vendredi 19 octobre 2007 - Après les élections législatives puis, côté Angers-Trélazé, l'élection cantonale partielle, le Mouvement démocrate a démontré qu'il avait sa place en France, en Anjou, à Angers. Malgré la forte abstention, les chiffres sont là : progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. (Merci au passage à tous les électeurs qui m'ont adressé leur confiance !). La progression est là et l'intérêt aussi pour les prochaines échéances où le Mouvement Démocrate a le devoir de s'affirmer. Les prochaines élections municipales, les 9 et 16 mars, se préparent. Partout en France, des listes indépendantes se montent afin d'affirmer le Mouvement démocrate, tel que l'a demandé François Bayrou. La question est bien entamée en Anjou, elle demeure cependant au coeur de la réflexion des électeurs dont les idées sont au centre, avec la conviction qu'il faut travailler au delà des clivages droite-gauche. Constat : les dernières élections ont vu ces électeurs, votant MoDem au premier tour, sympathiser plutôt avec le candidat de gauche que de droite. Les personnalités peuvent expliquer cette tendance, ainsi que d'autres facteurs qu'ils conviendra d'analyser. Quoiqu'il en soit, les candidats aux élections municipales doivent être bien imprégnés de cette nouvelle donne. En attendant, c'est l'automne, les feuilles sur les municipales tourbillonnent ... et ce n'est qu'un début. Bernadette Caillard-Humeau
par Caillard-Humeau publié dans : Contre-pente, par Bernadette Caillard-Humeau
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Dimanche 14 octobre 2007
Angers : pour une ville durable, pour des territoires et communes durables A Cap 21, nous avons déjà une charte des valeurs que nous souhaitons voir partégé par le Mouvement Démocrate. Nous avons aussi travaillé à une charte "pour des territoires et des communes durables", pas finalisé et qui attend les contributions de tous. Voici le projet ci-dessous, n'hésitez pas à y participer. Elections municipales : projet de charte « Pour des Territoires et Communes Durables » Le développement durable est nécessairement au coeur du projet humaniste que doit porter le Mouvement Démocrate. Il implique une révolution culturelle importante dans la conduite des affaires publiques et donc des élus suffisamment formés pour impulser de nouvelles dynamiques territoriales. A l'approche des élections locales de mars 2008, CAP 21 propose que les élus qui porteront les couleurs du Mouvement démocrate se dotent d'une charte « Territoires et Communes Durables » qui fixe des principes de mise en oeuvre du développement durable sur les territoires et offre des propositions d'actions très concrètes que ce soit en matière d'urbanisme, d'environnement, de transports, de logement, d'éducation, de culture, de gouvernance. Préambule La charte « Pour des territoires et communes durables » adopte des principes pour une politique de développement équilibré des territoires et communes tenant compte de toutes les dimensions du développement durable, à savoir la prospérité économique, l’équilibre social et le respect des impératifs écologiques. Cette recherche d’un développement soutenable s’ancre dans la culture, moteur d’une démarche de civilisation ouverte, épanouissante et plurielle. L’inscription territoriale permet de passer à un niveau pertinent de concrétisation des orientations du développement durable (Penser global, agir local). Finalités du développement durable Le développement durable poursuit cinq finalités (source MEDD) : 1) Epanouissement humain et accès pour tous à une bonne qualité de vie 2) Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère 3) Préservation de la biodiversité, protection des milieux et ressources 4) Emploi, cohésion sociale et solidarité entre territoires et générations 5) Dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables Pour y parvenir, nous proposons de défendre l’idée selon laquelle un changement de paradigme s’impose sans pour autant s’engager dans la voie de la décroissance. Il s’appuie sur une réorientation de l’économie vers la sobriété et l’efficacité énergétique, vers la valorisation de la traçabilité des produits et services, vers la précaution et la prévention dans l’accompagnement des évolutions technologiques pour en limiter les impacts sanitaires et environnementaux. Cette voie d’une croissance soutenable nous offre les meilleures garanties face à la réfaction annoncée des matières premières et aux tensions inévitables qui en résulteront. Elle est créatrice d’emplois et de compétitivité pour nos territoires. Proposition de plan Propositions pour des territoires et communes durables A - Réduire les flux au profit du développement local Des réflexions se font jour actuellement pour soutenir aux côtés de politique de compétitivité internationale des politiques de développement de proximité basé sur la création et la consommation sur place de richesses permettant de réduire les flux (boucles locales). L’évaluation de telles politiques s’appuie sur la notion de métabolisme territorial qui consiste à calculer et comparer les bilans énergétiques des stratégies de développement endogènes et exogènes des territoires. De cette approche découlent des solutions qui optimisent les systèmes pour « refermer » la boucle (flux de matière, énergie, eau). Réduire les flux, c'est aussi conduire des politiques de maîtrise de l'étalement urbain. La Charte proposera des pistes d'actions en matière d'aménagement du territoire, de planification territoriale, d'urbanisme et de production de logements, d'organisation des transports urbains, d'accompagnement des entreprises vers l'éco-efficacité B - Réduire la vulnérabilité des territoires La prévention des risques naturels ou induits par l’activité humaine doit être au coeur de l’action publique locale. L’ignorance ou l’inaction induisent souvent des conséquences lourdes pour le développement d’un territoire. Les coûts de réparation sont en effet bien plus élevés que les moyens à consacrer pour la prévention. B1 - Anticiper l’évolution énergétique et lutter contre le réchauffement climatique En premier lieu, toute politique d’aménagement doit veiller à réduire la vulnérabilité du territoire face aux évolutions énergétiques et climatiques à venir afin de reformuler la croissance du territoire. Les territoires fortement dépendants des énergies fossiles ou accueillant des industries fortement émettrices de C02 connaîtront une évolution beaucoup moins favorable que des territoires qui agiront par anticipation sur l’efficacité énergétique, la gestion de la demande d’énergie, le soutien aux énergies renouvelables, l’utilisation de matériaux locaux de construction… Les politiques de réduction de gaz à effet de serre ouvrent un champ de recherche et d’innovation technologique important, créateur de richesses et d’emplois dans des activités à forte valeur ajoutée. C’est ainsi que les seules énergies renouvelables créeront d’ici 2010 près de 900 000 emplois directs et indirects en Europe. La charte déclinera des propositions d'actions pour les communes et l'intercommunalité en matière de maîtrise de l'énergie, d'évolution du mix énergétique. B2 - Améliorer le bien-être par des véritables politiques liant santé et environnement Toute action durable ne peut s’opérer sans traiter de la question de la qualité de l’air, de l’eau et des sols dont la dégradation peut avoir de lourdes conséquences sur la santé des habitants d’un territoire et sur le développement de celui-ci. L’impact sur la santé publique est lourd de conséquences pour l’économie. Par exemple, l’étude du groupe de recherche britannique, AEA Technology Environment, montre qu’en moyenne, les Européens sont malades un demi-jour par an à cause de la pollution atmosphérique. La perte de productivité qui en résulte coûte des milliards d’euros à l’Union européenne. La menace qui pèse sur la santé publique est comparable à d’autres phénomènes tels que les accidents de la route ou le tabagisme. La charte proposera des actions locales en faveur d'une plus grande protection de l'environnement et des consommateurs (eau, assainissement, déchets, alimentations, reconquête des friches, ...) B3- Pour une vraie prévention des risques Le risque est associé à toutes les activités humaines et industrielles comme à l’environnement naturel. Si certains risques ont diminué du fait des progrès scientifiques notamment, d’autres sont apparus, liés à des activités plus récentes (biotechnologies, industrie nucléaire...). Certains risques (risques domestiques, risques d’accidents de la route), semblent mieux tolérés que d’autres, beaucoup plus spectaculaires et ponctuels, comme la rupture d’un barrage ou l’explosion d’une usine chimique. Ces derniers, qualifiés de" majeurs " se caractérisent par une faible fréquence et une extrême gravité. Le risque naguère fléau et calamité, est aujourd’hui intégré à nos sociétés contemporaines et va de pair avec une exigence de plus de sécurité pour la population en général et pour les salariés en particulier, d’une plus grande transparence dans l’information sur les risques, la recherche des responsabilités et la demande de réparations. La charte abordera cette question en suggérant des actions possibles pour les communes et leurs groupements. C- Valoriser les aménités du territoire Chaque territoire possède des attributs naturels ou façonnés par l’Homme qui le différencient des autres, sans valeur marchande directe mais qui participent de manière importante à l’attractivité du territoire par leur valeur écologique, patrimoniale, paysagère ou sociale. Par exemple des paysages recherchés pouvant donner une valeur supplémentaire au foncier, la qualité de l'eau pour la baignade et la pêche, la qualité de l'environnement, des espaces naturels pour la pratique de loisirs, un savoir-faire pour la fabrication de produits de terroir Des exemples d’aménités. Les aménités sont souvent des facteurs du développement des territoires ruraux, elles représentent un potentiel d’accroissement et de développement. Encore faut-il pouvoir comprendre et maîtriser les flux de population et leurs effets sur ce même territoire. Favoriser une aménité n’implique pas nécessairement d’empêcher les autres de s’épanouir. L'exemple typique est celui de l’agriculteur qui choisit un mode de production respectueux de l’environnement. Tout en assurant son revenu, il produit indirectement des paysages prisés par les promeneurs. Les aménités offrent de nouvelles perspectives de développement là où les activités traditionnelles de production agricoles et forestières régressent :tourisme rural, emplois verts non délocalisables, valorisation au travers de produits de qualité, agricoles et artisanaux. L’attachement aux espaces ruraux et leur attrait reposent en grande partie sur le patrimoine naturel - paysage, cadre de vie -, la qualité des relations sociales et le patrimoine culturel - monuments, gastronomie, traditions -. L’attractivité se traduit par le développement résidentiel et récréatif. Dans ce cadre, la qualité de l’eau et sa disponibilité sont un point crucial car elles contribuent fortement à différencier les espaces ruraux entre eux et influent sur la nature des activités économiques, notamment touristiques et agricoles. Les aménités peuvent être menacées par des pollutions ou par leur propre succès (urbanisation et fréquentation excessives, banalisation des paysages). La charte s'emploiera à préciser les outils et moyens possibles pour leur mise en valeur. D – Education et culture, leviers du développement durable Le développement durable d’un territoire se fonde sur ses potentialités et capacités propres et s’accompagne de modifications des comportements collectifs ou individuels. La culture et l'éducation sont de puissants leviers pour accompagner le développement durable, notamment par leurs impacts en matière d'intégration sociale des personnes ou des communautés en difficulté. La charte donnera des pistes dans ces champs. POUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE La mise en oeuvre du développement durable ne peut faire l'impasse sur la méthode. Elle appelle à une nouvelle gouvernance et à une cohérence des échelles d'espace et de temps. La gouvernance vise à répondre aux exigences de transparence, de démocratie et de participation du développement durable. Il s’agit notamment d’associer la population de façon plus importante, plus vivante, et surtout plus réactive, au processus traditionnel de prise de décision (sans en aucun cas remettre en cause le rôle fondamental des élus). Elle implique nécessairement certains principes que déclinera la charte : mise en cohérence des échelles de territoire, articulation des politiques sectorielles, articulation du court et du long terme, implication des citoyens, suivi et évaluation.... Apporter vos contribution à la charte : Sur le forum de: Strasbourg, je t'M Et si j'étais maire avec copie à bch2007@wanadoo.fr ou encore www.cap21.net ou dans les commentaires du blog
par cap 21 publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Dimanche 14 octobre 2007
Pays de la Loire Paru dans l' édition du samedi 13 octobre 2007 Déchets verts : les paysans allègent la facture Les déchets verts de la déchèterie de la communauté de communes de la région de Chemillé (Maine-et-Loire) sont compostés à la ferme. De gauche à droite : François Cornuault, Cuma 49, Yoann Corvaisier, chambre d'agriculture, Christophe Piton, maire de La Chapelle-Rousselin, Tony Pezot, agriculteur à Melay. Ça taille et ça tond. Les communes ont sur les bras une montagne végétale. Initié en Vendée, le compostage à la ferme coûte moins cher. Et fait des émules. Les lotissements se multiplient. Le jardinage devient sport national. Le week-end, les tondeuses ronflent, les sécateurs taillent et les bineuses font un sort aux mauvaises herbes. En moyenne, chaque Français produit une soixantaine de kilogrammes de déchets verts par an. Les tontes et les branchages forment une montagne de douze millions de tonnes que se répartissent les déchèteries des communes. Depuis douze ans, la communauté de communes du Pays yonnais fait appel aux agriculteurs pour recycler cette masse végétale. Organisés en coopérative d'utilisation du matériel agricole (Cuma), ils ont investi collectivement dans des machines leur permettant de transformer les déchets verts en humus fertilisant pour les cultures. « Nous broyons les déchets, nous les transportons dans les champs, nous les compostons, soit purs, soit en mélange à du fumier », explique Jean-Luc Boursier, trésorier de la Cuma. Le bilan ? Positif : « Il y a dix ans, on gérait des déchets. Aujourd'hui on gère une matière première recherchée, excellent support pour le compostage. » Une quinzaine de communautés de communes L'exemple yonnais a fait des petits. D'abord en Vendée. Une quinzaine de communautés de communes (dont celles de Luçon, Saint-Jean-de-Monts, Montaigu...) ont noué des partenariats avec une cinquantaine d'agriculteurs. « C'est une filière moins onéreuse pour la collectivité. Sur un gisement total de 40 000 tonnes de déchets verts collectés en Vendée, 16 500 tonnes ont été concernées par la valorisation agricole en 2006 », constate Véronique Héraud, du service territoire de la chambre d'agriculture de Vendée. Le Maine-et-Loire emboîte le pas. Trois communautés de communes (Pouancé-Combrée, Chemillé, Segré) confient à une dizaine d'agriculteurs le compostage de 5 000 à 6 000 tonnes de déchets verts sur les 57 000 collectées dans le département. « Avant, les bennes de déchets verts circulaient sur de longues distances pour être acheminées sur les plateformes de broyage d'un prestataire industriel. Ça coûtait trop cher, raconte Christophe Piton, maire de La Chapelle-Rousselin (communauté de communes de Chemillé). Aujourd'hui, on transforme sur place ce qui est produit sur place. Les quatre exploitations (dont deux bio) qui compostent sont à moins de dix kilomètres. » Selon Yoann Corvaisier, de la chambre d'agriculture du Maine-et-Loire, « cette gestion de proximité permet de limiter le coût de traitement à 30 € la tonne. Avec une entreprise de traitement des déchets, la facture s'élèverait à 45 €. » Prochaine étape dans le Maine-et-Loire ? Faire entrer dans la danse d'autres collectivités pour acheter en commun les équipements nécessaires. Et faire face, au moindre coût, à la montagne croissante des déchets verts. Xavier BONNARDEL.
par ouest-France publié dans : déchets
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Samedi 22 septembre 2007
La métropole lilloise transforme les déchets en gaz pour faire rouler ses bus LE MONDE | 21.09.07 | 15h46 • Mis à jour le 21.09.07 | 15h46 Lille, correspondant A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La communauté urbaine de Lille a inauguré, jeudi 20 septembre, un équipement majeur de son schéma de gestion des résidus urbains. Construit à Sequedin, en bordure de la Deûle, le Centre de valorisation organique (CVO) exploité par la société Carbiolane, filiale de Dalkia France, se présente comme le plus grand d'Europe et transforme les déchets en biogaz. Il a nécessité un investissement de 55 millions d'euros auxquels s'ajoutent 20 autres millions pour un centre de transfert relié à la voie fluviale. Cet équipement, qui répond aux normes de haute qualité environnementale (HQE), a été conçu pour valoriser et transformer en énergie 108 600 tonnes de biodéchets par an. Il s'agit des ordures ménagères triées par les habitants (déchets de cuisine et de jardin essentiellement) et de celles produites par la restauration collective. Le CVO traite également les déchets verts collectés dans les six déchetteries communautaires. Les biodéchets sont broyés et précompostés avant de passer en phase de méthanisation. Celle-ci est réalisée à une température de 57 0C, sans oxygène. La matière est ainsi traitée durant vingt-cinq jours dans trois "digesteurs". A l'issue de cette période, deux produits sont obtenus : le digestat et le biogaz. Le premier est mélangé à des déchets verts puis, après un processus de six semaines, est transformé en compost pour l'agriculture. Le biogaz est épuré pour produire un méthane consommable par les bus. Un dépôt de bus au gaz de 150 véhicules a été ouvert, fin 2005, à proximité immédiate du CVO auquel il est relié par une canalisation souterraine. Ces bus étaient jusqu'à présent alimentés au gaz naturel fourni par Gaz de France. Dans un premier temps, une centaine d'entre eux utiliseront le biogaz produit par le CVO. "Les territoires qui réussiront sont ceux qui vont s'affranchir du pétrole", s'enthousiasme Eric Quiquet, vice-président (Verts) chargé des transports à la communauté urbaine de Lille. Ce système procure aussi l'avantage d'éviter le recours aux agrocarburants (éthanol ou biodiesel). Lorsque le CVO de Sequedin atteindra sa vitesse de croisière, il produira 4 millions de m3 de biogaz. D'ici à 2011, l'ensemble de la flotte, soit 450 bus, roulera soit au gaz naturel, soit au biogaz. Philippe Allienne Article paru dans l'édition du 22.09.07
par article du journal le monde publié dans : transport et infrastructures
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