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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Samedi 1 octobre 2005
Une pétition sur le tramway L'opposition municipale demande un référendum pour lancer les débats L'opposition n'est pas « forcément » contre le futur tramway. Mais elle aimerait que les habitants soient consultés. L'opposition municipale arpente les marchés, ce samedi, pour recueillir des signatures. Les élus du groupe « Servir Angers » lancent une pétition sur le tramway. Ils souhaitent que les habitants de l'agglomération, pour ou contre, puissent débattre à l'occasion d'une consultation locale. « Êtes-vous favorable à la réalisation d'une première ligne de tramway sur rail, reliant Avrillé au quartier de la Roseraie, via la place du Ralliement ? » La question pourrait être posée lors d'un référendum d'initiative locale, à l'échelle de l'agglomération. L'opposition municipale l'appelle de ses voeux. « Les études à Nantes et Rennes l'ont montré : la population doit s'approprier le tramway pour qu'il soit efficace », assure Laurent Gérault, le porte-parole du groupe « Servir Angers ». « Cela passe par une concertation, qui s'accompagne d'un débat. » Le président d'Angers Loire Métropole a repoussé l'idée d'une telle consultation. L'opposition ne désarme pas. Elle lance, à compter de ce samedi, une pétition. 5 000 tracts vont être distribués, un site internet est créé (consultram@angers.fr) et les élus partent sur les marchés et faire du porte à porte. Objectif : mobiliser les Angevins pour faire changer d'avis Jean-Claude Antonini. « Nous visons 5 000 signatures. Dix fois plus que les avis recueillis lors des expositions sur le tramway. » 17 000 personnes avaient pu découvrir le projet. 505 visiteurs avaient donné leur avis, dont 290 favorables. « Les hôtesses étaient chargées de noter s'ils étaient a priori pour ou contre le tramway ! Ce n'est pas de la concertation. » Et la 2e ligne ? Les élus de l'opposition ne se disent pas « forcément » contre le tramway. Ils avaient d'ailleurs adopté le principe, au conseil d'agglo de décembre 2002. « Mais il devait y avoir des études. On attend toujours les résultats ! Il faut aller à Nantes pour savoir que le tram a permis une plus grande mobilité, mais n'a pas fait baisser le trafic des voitures », souligne Bernadette Caillard-Humeau. Le débat pourrait permettre de répondre à d'autres questions. Par exemple sur le tracé de la 2e ligne. « Il est anormal d'avoir fait le choix de la 1re ligne sans l'associer à celui de la 2e. Résultat, on ne connaît pas le plan de financement global. Comment l'agglo compte-t-elle régler les 450 millions que coûteront les deux lignes ? » Qu'en pensent les Angevins ? Ils seront de toute façon consultés. Peut-être pas dans un référendum, mais lors des prochaines élections municipales. Guillaume BALLARD.
par article de Ouest France/Guillaume Ballard publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 20 septembre 2005
Saumur Pôle du végétal : on commence à lui voir la queue ( 20/09/2005 )   Le cocorico a été poussé, en juillet. Désormais, le Pôle du végétal spécialisé, qui concerne surtout l'Anjou, entre dans sa phase concrète. Hier, à la chambre de commerce et d'industrie, cent personnes ont été informées sur qui fait quoi. Déjà quelques projets locaux fleurissent…   Le « Pôle » intéresse. A preuve : plus de cent personnes étaient présentes, hier, à la CCI pour cette première grande explication de texte. (Photo NR, Maryline Chatre) Depuis le 12 juillet, le « Pôle du végétal spécialisé » – dont le territoire s'étend du pays nantais au sud de la Sarthe (l'essentiel étant concentré entre Angers et Saumur) – est officiellement élevé au rang de « Pôle de compétitivité d'intérêt international ». C'est le gouvernement qui a fait ce choix, et qui promet ainsi des aides financières à tous ceux dont les projets seront retenus et validés : l'enveloppe de l'État s'élève à 1,6 milliard d'euros pour les 67 pôles retenus, et les collectivités territoriales sont prêtes à mettre la main au portefeuille. Cocorico, donc, pour notre Anjou et sa « Végétale Valley », pour reprendre l'expression de Philippe Porché, le président de la chambre de commerce et d'industrie qui a organisé, hier soir, une réunion d'information sur ce pôle angevin labellisé. La question essentielle qui se pose aux intéressés (les futurs porteurs de projet) est celle que Michel Chevalet a immortalisée devant le grand écran : comment ça marche ? Comment faire pour tirer profit de la « mine d'or » (d'or végétal, s'entend), dont parle Bruno Dupont, arboriculteur à Saumur et président du Comité interprofessionnel du végétal spécialisé (CIVS), l'organisme en charge de la gouvernance et de l'animation du projet ? Olivier Auguin, le chargé de mission du CIVS, a précisé, hier, que la manne de l'État (sous forme d'exonérations de toutes sortes) et celle des collectivités territoriales étaient promises aux seuls projets s'inscrivant dans la recherche et le développement de la filière végétale, et ce, en relation étroite avec les organismes publics de recherche et d'innovation (INRA, Institut national d'horticulture, Groupement national interprofessionnel des semences et plants, etc.) et quelques centres de formation agréés (Université d'Angers, Pôle universitaire du Saumurois, lycée agricole de Montreuil-Bellay etc.). « Le cœur du dispositif, a dit Olivier Auguin, c'est Angers Technopole et l'Institut national de l'horticulture. » Un tamis pour filtrer sévèrement les projets En un mot comme en mille, il ne suffira pas d'acheter un bout de terrain, et d'y faire pousser des carottes pour prétendre toucher des subsides de l'État, de la Région ou du département. En revanche, si le projet (conduit avec un organisme public de recherche) est innovant et qu'il porte, par exemple, sur l'amélioration d'une variété, il peut prétendre à être financièrement soutenu. A condition, soit dit en passant, qu'il soit présenté par (au moins) deux entreprises, qu'elles soient concurrentes ou complémentaires. La réunion d'hier, en marge de sa valeur informative, a permis de comptabiliser, déjà, quatre projets (embryonnaires, sans doute), très succinctement présentés par des participants à la soirée : il fut notamment question d'un projet de recherche variétale pour la carotte (il s'agit de créer une carotte résistant au mildiou et poussant l'hiver) et d'un projet de valorisation de quelques légumes oubliés (comme le topinambour) qui pourraient être commercialisés dans la restauration collective. Il faut savoir que le CIVS et ses nombreux partenaires privés et public (de Vilmorin à l'Inra), travaillent actuellement sur quatre grands projets collectifs, quatre grands thèmes sur lesquels les entrepreneurs privés peuvent se greffer : l'innovation et la création variétale, la qualité sanitaire des semences et des plants, l'horticulture et le paysage urbain, et le végétal et la santé. Plus tard, en 2006, un « centre d'intelligence économique » viendra rejoindre les techniciens du végétal, qui observera les modes de marché, suivra l'évolution technique des projets et veillera à ce que ces projets soient en conformité avec la réglementation : bref, cette cellule dira si le projet qui lui est soumis est économiquement viable ou pas. Pour les entrepreneurs privés tentés par l'aventure, les critères de présélection feront office de tamis : le projet collectif doit compter, en son sein, une entreprise « majoritairement » localisée sur le territoire du Pôle végétal, et doit « être en accord » avec la stratégie du Pôle. Autrement dit, le dispositif va filtrer les dossiers : c'est le prix à payer pour que le Conseil d'État donne, in fine, son feu vert, et délie la bourse de l'État. Il ne s'agit pas, il est vrai, de saupoudrer de l'argent public, ça et là, sans discernement, mais bien de développer une filière et de créer des richesses, donc des emplois. A.M. - Localement, le maire de Saumur, J.-M. Marchand a fait trois propositions, hier : le recrutement d'un chargé de mission (il animera le Saumurois, et fera le lien entre les entreprises), le lancement d'une étude de prospection, et la recherche d'espaces susceptibles d'être mis à disposition des professionnels de la filière végétale (une sorte de zone d'activités agricoles). Par ailleurs, la CCI met tous ses outils à la disposition des porteurs de projet : elle va, à cet effet, créer un « club végétal » où les professionnels pourront échanger en toute liberté.
par La nouvelle république du centre ouest publié dans : Angers et actualité régionale
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Vendredi 16 septembre 2005
Biocarburants : l'Anjou passe la vitesse supérieure ( 15/09/2005 )   Alors que le Premier ministre promet un coup de turbo pour les biocarburants, le Maine-et-Loire passe la vitesse supérieure en lançant une unité mobile de pressage pour produire des additifs végétaux. « Le plus grand projet en France », selon la chambre d'agriculture.   Des additifs végétaux que les agriculteurs peuvent utiliser dans leurs tracteurs. (Photo archives NR) Alors que le Premier ministre a annoncé, mardi, à Rennes une batterie de mesures en faveur des biocarburants (notre édition d'hier), l'Anjou passe lui aussi la vitesse supérieure pour atténuer tant que faire se peut l'onde de choc des hausses successives du cours du pétrole. Dès le mois prochain, le département mettra à la disposition des agriculteurs une unité mobile de pressage qui leur permettra de transformer leur huile de colza ou de tournesol en additif végétal. Cet équipement, financé par le conseil général, des fonds européens, le Crédit Agricole et les agriculteurs eux-mêmes à travers les CUMA (coopératives d'utilisation de matériel agricole), permettra de presser 200 kg de graines à l'heure pour une production de 70 litres d'huile. Une huile que les agriculteurs pourront utiliser dans leur tracteur ou leur chaudière, « mais seulement pour leur consommation personnelle », précise Sébastien Bordereau, chargé de mission environnement à la chambre d'agriculture de Maine-et-Loire. D'ici juin, cette unité mobile de pressage devrait produire 260.000 litres d'huile végétale. Un chiffre à comparer aux quelque 20.000 litres, « grand maximum », obtenus actuellement en Maine-et-Loire. « C'est une production très, très marginale, reconnaît Sébastien Bordereau. Une petite dizaine d'agriculteurs travaillent sur cette filière dans le département, produisant chacun 2.000 à 2.500 litres d'huile. Ils ont été les pionniers. Il y a deux ans, il fallait être convaincu de l'intérêt environnemental de la chose pour se lancer dans cette filière, avec un prix de revient de 0,40 € le litre alors que le cours du fioul était à 0,30 € le litre ». “ On est assailli de demandes d'agriculteurs ” Compte tenu du contexte actuel, cette unité mobile de pressage ne devrait pas connaître le chômage technique. « Avec un fioul agricole qui a pris 0,25 € par litre en un an, on est assailli de demandes d'agriculteurs, depuis le printemps mais surtout depuis août, qui veulent adhérer à la CUMA créée spécialement pour cette unité mobile de pressage. On est déjà à 66 adhérents. En ce moment, on reçoit un à deux coups de téléphone par jour pour s'inscrire », se réjouit Sébastien Bordereau, soulignant qu'il s'agit du « plus grand projet en France » en la matière. Ce programme novateur présente un autre avantage pour les agriculteurs : les graines pressées pourront en effet être récupérées pour la production de tourteau utilisable dans l'alimentation des bovins et des porcs. En vue de la maintenance de cette unité mobile de pressage, il est prévu de former dès le début octobre des « agriculteurs relais » au sein des différentes CUMA adhérentes. « Dans l'avenir, il y aura peut-être un salarié à plein temps », laisse entendre Sébastien Bordereau. Pour développer davantage cette filière, la profession compte sur l'exonération de la taxe intérieure à la consommation (TIC) pour l'utilisation à titre privé d'additifs végétaux. Le principe en a été acquis lors du conseil des ministres du 18 mai dernier, au titre de la loi d'orientation agricole. Reste maintenant à passer de l'intention à l'application. « Il faut qu'on essaye de rattraper notre retard sur nos voisins européens, l'Allemagne, l'Autriche, l'Angleterre, l'Italie, la Belgique », espère Sébastien Bordereau. Jean-Charles STASI
par la nouvelle république du cnetre ouest publié dans : Angers et actualité régionale
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Lundi 15 août 2005
En France, on n'a pas de pétrole bon marché, mais on a des idées Tous les partis tentent de trouver une solution à la hausse des carburants. Par Pascal VIROT lundi 15 août 2005 (Liberation - 06:00) L'affaire est entendue : «Ce sujet est, bien évidemment, essentiel pour les Français et le Premier ministre (...) suit l'évolution avec la plus grande attention (...) pour faire quelque chose le cas échéant», expliquait-on hier à Matignon. Le sujet ? L'augmentation des prix du pétrole (qui a dépassé les 67 dollars le baril, vendredi, avant de redescendre légèrement sous ce plafond) et ses répercussions à la pompe. Interpellé par l'ensemble des partis politiques, Dominique de Villepin n'entend pour l'heure prendre aucune décision, ni communiquer outre mesure. Ce silence commence à en agacer plus d'un. Et d'abord le président de l'Organisation des transporteurs routiers européens, Jean-Pierre Morlin qui, hier, a brandi la menace d'actions vigoureuses de la part des routiers. Après avoir regretté de n'avoir aucune réponse des pouvoirs publics, il a ainsi expliqué sur RTL que «si on ne peut pas discuter, la parole est dans la rue. Les blocages de tous ordres ne sont pas impossibles aujourd'hui». «Double peine». Tout le monde, à gauche comme à droite est pourtant venu à la rescousse du gouvernement, chacun y allant de sa petite idée ce week-end. Genre concours Lépine. Au PS, on plaide pour le retour de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante, inventée par le gouvernement Jospin (lire encadré). Un mécanisme qui éviterait, selon son numéro un, François Hollande d'infliger aux consommateurs la «double peine» que représentent «la hausse des prix du pétrole et le prélèvement de l'Etat». Aussitôt, il s'est fait renvoyer dans ses buts par ses anciens alliés écologistes. Denis Baupin, adjoint Vert, chargé des transports à la mairie de Paris, a qualifié la TIPP flottante de «fausse bonne idée». «Une telle mesure, a-t-il dit samedi, peut être électoraliste mais elle est contre-productive puisqu'elle inciterait les consommateurs à maintenir un niveau de consommation de pétrole.» Une fois n'est pas coutume, il a été rejoint sur ce point par un député UMP, Marc Laffineur qui s'est lui aussi montré hostile à la TIPP flottante, car «la diminution des taxes sur l'essence aggraverait la crise en favorisant la consommation. Une fois de plus les socialistes se trompent» a-t-il asséné. Avant d'appeler, comme les Verts, à «tout faire pour favoriser les énergies alternatives», puisque, selon son diagnostic, «l'augmentation du prix du pétrole n'est pas conjoncturelle mais due à une demande en forte augmentation de l'Inde et de la Chine». Fioul domestique. L'utilisation du surplus d'euros qui entrent dans les caisses de l'Etat a fait aussi l'objet de suggestions. Rapporteur (UMP) du budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez avait proposé en fin de semaine que la différence entre les recettes supplémentaires et les prévisions soit restituée aux Français, par le biais d'une baisse de la taxe sur le fioul domestique, en priorité pour les ménages modestes. Une idée déjà avancée par l'UDF François Bayrou. Les Verts, eux, ont d'autres ambitions. Pour enclencher des «comportements plus vertueux», Denis Baupin a préconisé un développement de la politique des transports en commun, grâce aux recettes supplémentaires. Il n'est pourtant pas sûr que le gouvernement fasse siens ces multiples conseils.
par article du journal Libération publié dans : Angers et actualité régionale
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Mercredi 3 août 2005
Maine-et-loire Actualité Juillet dans le rétroviseur ( 03/08/2005 )   La Loire et le vélo, un pôle végétal obtenu de haute lutte, des athlètes au Lac de Maine, un Carrousel plutôt mi-figue, mi-raisin, l'épilogue du plus long procès jamais vu, une sécheresse préoccupante… Le mois de juillet passé au crible.   C'est toujours la fête pour les amateurs de vélo et de la Loire. Les marques ont rendez-vous à La Séguinière Les travaux ont commencé – ce que les automobilistes peuvent constater en passant dans la commune – à La Séguinière, la grosse satellite de Cholet en passe d'accueillir un véritable circuit des marques et du prêt-à-porter soldé. 149 emplois devraient être créés pour Marques Avenue, qui ouvrira 38 nouveaux magasins d'usine le 12 octobre prochain, soit 5.230 m2 qui viendront s'ajouter aux 11.000 m2 de surface commerciale déjà établie sur le circuit des marques. C'est la conclusion – heureuse pour les consommateurs, moins pour les petits détaillants choletais et angevins des marques en question – de cinq ans de tractations acharnées qui sont passées par le conseil d'État, lequel donnait finalement son feu vert en juillet 2004. La Loire aime le vélo L'histoire d'amour entre le grand fleuve et la petite reine est riche d'épisodes. Il n'est que de constater le succès énorme de la journée spéciale réservée aux cyclistes entre Saumur et Angers en juin. Le tronçon Tours-Angers a été inauguré à Montsoreau, fruit d'une coopération inter-régionale, ce qui n'est pas si fréquent. Mais les régions étant désormais ancrées à gauche, les contacts s'en trouvent facilités. C'est ainsi que l'on a retrouvé Jacques Auxiette, patron vendéen des Pays de la Loire, et Michel Sapin, son homologue de la région Centre, roue à roue pour musarder le long de la Loire le 3 juillet. Le projet « Loire à vélo » va donc de l'avant. Il est toutefois de longue haleine, s'intégrant dans un ensemble de routes beaucoup plus vaste appelé « Eurovéloroute des fleuves » qui reliera Nantes à Budapest (2.400 km) en traversant la France, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie le long de la Loire, du Doubs, du Rhin et du Danube. Quant au tour de France, il n'aura fait qu'un… petit tour en Maine-et-Loire, dans le Vihiersois et le Montreuillais avant de rejoindre Tours. Un festival d'Anjou en pleine forme Le festival d'Anjou semble maintenant rouler sur de bons rails. Le rendez-vous théâtral dans les sites patrimoniaux du Maine-et-Loire a connu un beau succès. Le rideau s'est tiré sur une 56e édition qui a vu 26.000 spectateurs contre 20.000 l'été passé. Explication ? Une offre plus généreuse entre création, théâtre classique, théâtre contemporain et variétés. Du coup, le nouveau directeur artistique Nicolas Briançon a signé pour trois ans. Le jour où la pluie… Le centre météo de Beaucouzé scrute la pluie. En vain apparemment. L'Anjou souffre d'une sécheresse préoccupante. Les mesures prises pour économiser l'eau sont de plus en plus drastiques, avec des prélèvements désormais interdits dans la journée en certains secteurs. Mais la moisson a été meilleure que prévu… Un Carrousel au petit pas Affluence plutôt « molle », terme utilisé par le producteur, pour le Carrousel de Saumur avec 3.000 entrées pour la première (sur les 4.800 places des tribunes) et guère plus par la suite. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir inondé les communes environnantes, les hôtels et les campings, de tracts. Cela fait 156 ans que les chevaux caracolent au Chardonnet. Atteint-on les limites de la formule ? Un procès hors normes 27 juillet : des lourdes peines sont prononcées à l'encontre des accusés du plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France. On ne peut s'empêcher d'égrener les chiffres : 28 ans de réclusion pour le principal accusé, 3 acquittements parmi les 39 hommes et 26 femmes jugés, un coût de 7 millions d'euros. Débuté le 3 mars, le procès aura duré 5 mois, avec 93 jours d'audience, 250 témoins, un délibéré de 9 jours au cours duquel les jurés ont répondu à 1974 questions. Records battus, mais ceux-là, on s'en serait bien passés. Michel PATEAU
par article de la NRCO publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 2 août 2005
A Bécon-les-Granits, les plongeurs voient la vie en bleu ( 02/08/2005 )   Avec 1 hectare d'eau limpide et une profondeur allant jusqu'à 52 mètres, la Carrière de la Roche Bleue, à Bécon-les-Granits, est depuis 1996, le paradis des plongeurs. Un site en tout point exceptionnel, qui doit sa renommée à l'abnégation d'une authentique passionnée, Denise Jastreski.   Un site enchanteur. Cette carrière est un site unique en France ! La Lilloise Denise Jastreski, habitante aujourd'hui de Beaufort-en-Vallée n'a pas de doute. Le plan d'eau de la Roche Bleue, qu'elle gère depuis le départ, en 1996, n'a pas d'égal. « Nous avons une excellente réputation dans le monde de la plongée. A travers toute la France, les clubs veulent venir pratiquer ici, et particulièrement ceux de la région parisienne ». La raison de ce succès tient au granit bleu qui compose la carrière. Cette roche est en effet très rare et présente la particularité d'être entièrement imperméable. L'eau stockée au fil des années est donc restée incroyablement claire. « En 30 ans de pluie, les 52 mètres de profondeur se sont remplis. Il n'y a eu aucun apport extérieur, affirme Denise Jastreski. De plus, nous réalisons deux prélèvements par an et, il se trouve que l'eau est d'une qualité parfaite. » Passionnée de plongée depuis bien longtemps, Denise Jastreski tombe vite sous le charme, lorsqu'elle découvre à Bécon-les-Granits, un si beau plan d'eau. « Au départ, il y avait beaucoup de boulot, se souvient-elle. Le site n'était pas du tout aménagé. Nous avons mis en place progressivement toutes les installations nécessaires : pontons de mise à l'eau, parkings puis vestiaires et station de gonflage… Tout est entièrement sécurisé pour le débutant jusqu'au professionnel. C'est ce sérieux qui est la base de notre réputation. » Aujourd'hui, les plongeurs plébiscitent la carrière. Tout est fait pour leur plaire. Les 52 mètres de fond regorgent de découvertes. Un Fouga Magister, ancien avion de l'armée de l'air, gît à moins 15 mètres de fond, tout comme un chalutier breton à moins 25 mètres ou encore de nombreuses voitures anciennes. A cela s'ajoute une vie aquatique exceptionnelle. Des carpes, des truites de rivières, des saumons de fontaine, des esturgeons, des brochets ou encore des perches ont été introduits voilà 10 ans. « Les plongeurs sont toujours émerveillés de nager aux côtés de tous ces spécimens. Ils découvrent sans cesse quelque-chose de nouveau » raconte Denise Jastreski, qui, malgré la qualité reconnue unanimement de son site a encore des idées plein la tête. « Le seul but recherché est de faire que les plongeurs soient heureux » affirme-t-elle modestement. A voir l'engouement sans cesse croissant du monde de la plongée pour cette carrière, ils le sont. Assurément. - Corr NR : Xavier GRIMAULT
par article la nouvelle république du centre ouest publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 2 août 2005
L'ouest de la France est particulièrement touché par la sécheresse LE MONDE | 02.08.05 | 13h39  •  Mis à jour le 02.08.05 | 13h50 Les rivières asséchées, des débits très faibles, des niveaux de nappes phréatiques inférieurs aux moyennes... Après plusieurs mois consécutifs de sécheresse, plusieurs régions françaises, notamment dans l'ouest du pays, connaissent une situation qui s'apparente à la crise historique de 1976, année marquée par un très fort déficit pluviométrique. Dans 19 départements, la situation est jugée "préoccupante" par le ministère de l'écologie. Dans 34 autres, elle est qualifiée de "délicate" . yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy Belle-Ile ravitaillée en eau par bateau Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), qui risque de se trouver bientôt en rupture d'eau potable en raison de la sécheresse, a commencé, lundi 1er août, à être ravitaillée en eau douce par bateau. Le cargo-citerne Pointe-du-Croisic, qui peut transporter 7 150 m3 d'eau, a quitté le port de Lorient, lundi matin, pour rejoindre Belle-Ile avec sa première cargaison. Des rotations sont prévues pendant les mois d'août et septembre, à raison de trois jours et demi pour une rotation. Quelque 100 000 m3 d'eau devraient ainsi être acheminés pendant l'été. Belle-Ile souffre d'un déficit pluviométrique depuis plusieurs mois. L'île dispose de trois retenues d'eau, uniquement alimentées en eau de pluie, d'une capacité totale de 850 000 m3 mais qui ne contiennent aujourd'hui que 170 000 m3. Pendant l'été, la population de l'île passe de 5 000 à 50 000 habitants. Le coût global du ravitaillement en eau est estimé à 2,8 millions d'euros à cause, notamment, de la construction d'une plate-forme d'accostage pour le cargo-citerne. ­ (AFP.) yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy Les pluies du début de la semaine ne devraient pas suffire à inverser la tendance : Météo France relève que le bilan pluviométrique a été largement déficitaire pendant la période critique de l'automne et de l'hiver, où les précipitations censées reconstituer les réserves souterraines sont restées limitées, notamment en Poitou-Charente, dans les Pays de la Loire, en Aquitaine et dans une partie des régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. PLUIES FAIBLES OU INEXISTANTES L'absence de pluies pendant l'été, plus habituelle, n'a pas permis de combler les déficits. " Pendant le mois de juillet, la pluviométrie a été assez contrastée entre le Nord et le Sud", précise cependant Jérôme Lecou, ingénieur prévisionniste à Météo France. Elle a même été excédentaire dans le nord du pays et le Bassin parisien, avec en moyenne 90 mm de pluies, soit 50 % de plus que la normale. Il est ainsi tombé 105 mm d'eau à Saint-Quentin, 173 mm à Lille, 67 mm à Rouen, 65 mm au Bourget et 35 mm à Paris-Montsouris. " Globalement, la région nord a été assez bien arrosée, mais de manière inégale, car ces pluies étaient le faitde cellules orageu ses" , ajoute Jérôme Lecou. " Par contre, dans les régions du Sud, on a eu des pluies faibles, voire inexist antes" , précise le spécialiste. Il est y tombé seulement 5 à 6 mm en moyenne pendant le mois de juillet, contre 30 à 40 mm habituellement. Il n'a quasiment pas plu à Marignane (3 mm), Nice (5 mm), Perpignan (5 mm) et Toulouse (10 mm). Globalement, dans le Sud, il est tombé seulement la moitié des précipitations habituelles de juillet. La situation est identique dans le Centre-Est (Massif central et région Rhône-Alpes). Il faudra attendre les pluies d'automne ­ à partir de septembre ­ pour espérer une amélioration. Conséquence de cette sécheresse, les préfets, qui sont responsables de la "police de l'eau", ont multiplié les mesures de restriction pour les particuliers, les agriculteurs et les industriels. Des arrêtés ont ainsi été publiés dans 62 départements, contre une cinquantaine à la même époque en 2003 et 2004. Ces textes déclinent les interdictions selon la gravité de la sécheresse (généralement trois niveaux : alerte, alerte renforcée, crise) et selon son étendue (d'un bassin versant à l'ensemble du département). Pour les particuliers, qui représentent 25 % de la consommation totale d'eau en France, les interdictions touchent généralement le lavage des véhicules (hors stations de lavage), le remplissage des piscines (sauf celles en cours de construction) et l'arrosage des pelouses. Dans certains départements, toutefois, les préfets sont allés plus loin encore, pour faire face à des situations plus critiques : dans l'Ardèche, par exemple, un arrêté interdit pour six bassins versants l'arrosage des jardins potagers, sauf deux jours par semaine. Dans la Charente-Maritime, les douches publiques sur les plages ont été fermées. Par souci de préservation des rivières, des interdictions de canyoning ont été prononcées dans le Gard. En cas de non-respect de ces dispositions, des amendes pouvant aller jusqu'à 1 500 euros sont prévues par le code de l'environnement. STOCKS DE FOURRAGE CORRECTS Les agriculteurs, qui consomment 49 % de l'eau pendant l'année mais près de 80 % pendant la saison estivale, subissent également des restrictions. Les préfets disposent de deux moyens principaux : soit le "lissage" des prélèvements d'eau sur la journée ou la semaine pour éviter que tous les agriculteurs irriguent en même temps, soit la limitation des débits pouvant être prélevés. Ces mesures ont été mises en oeuvre dans la plupart des départements touchés par la sécheresse. Le ministère de l'agriculture se veut néanmoins assez confiant sur le niveau des récoltes pour 2005. Contrairement à l'épisode de la canicule de 2003, les stocks de fourrage sont jugés corrects et pourraient, de toute façon, être compensés grâce à l'autorisation donnée par Bruxelles de pâturer les jachères. Les seules inquiétudes portent sur la production de maïs, celle-ci étant très consommatrice en eau, dont le niveau dépendra de la pluviométrie en août. "A l'avenir, il faudra faire en sorte qu'il y ait plus de disponibilité en eau" , a souligné le ministre de l'agriculture, Dominique Bussereau, sur RMC info, lundi 1er août, en suggérant la mise en place de "réserves de substitution partout où la nature le permet" . De leur côté, les industriels sont incités à limiter leur consommation d'eau aux besoins indispensables. Dans certains cas, lorsque cela a été prévu au moment de l'autorisation de prélèvement, des mesures plus restrictives sont possibles. EDF, qui prélève des volumes très importants pour refroidir ses centrales nucléaires, a ainsi dû procéder à des baisses "significatives" de sa production dans plusieurs sites, sur le Rhône et la Garonne. L'entreprise publique affirme, par ailleurs, affronter une situation délicate pour ses barrages, très peu remplis, notamment dans le Sud-Est : EDF a déjà perdu 5 % de sa capacité de production hydraulique. Luc Bronner et Christiane Galus Article paru dans l'édition du 03.08.05
par article journal Le Monde publié dans : Angers et actualité régionale
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Lundi 1 août 2005
Une vingtaine de centimètres et vingt à trente grammes Les crevettes XXL du marais charentais La penaeus japonicus, ou crevette impériale, se cale dans la vase des claires durant le jour et sort la nuit pour trouver sa nourriture.Ouest-France OAS_AD('Position2'); Les crevettes impériales sont originaires du Japon, sont nées près de la Méditerranée et grandissent dans le marais, près de Marennes, en Charente-Maritime. Jusqu'à mesurer une vingtaine de centimètres et peser de 20 à 30 grammes. Quinze, voire vingt à vingt-cinq centimètres de long ! ça fait rêver, hein ? Quand je serai une grande crevette, une belle tigrée, ce sera ma taille. Et je pèserai de 20 à 30 g. Mon nom savant, c'est penaeus japonicus. Certains me nomment gambas, moi je préfère crevette impériale. Ma famille est plutôt de l'hémisphère Sud. Elle s'épanouit en Australie, aux Seychelles. Mais aussi au Japon. En France, on est des immigrées, depuis une vingtaine d'années. Et pas très nombreuses. On aide les huîtres Je suis née à Leucate, au bord de la Méditerranée, dans une écloserie. Une maternité à crevettes, quoi. Le « patron », David Hervé, est venu me chercher au mois de mai. Je n'étais pas toute seule, il en a pris 200 000 ! Oh, nous n'étions pas épaisses, de la grosseur d'un poil de barbe, pas plus ! Et nous voilà dans le marais de Marennes, en Charente-Maritime. Dans des grands bassins peu profonds, des claires, creusées par les hommes dans l'argile, autrefois pour la récolte du sel. Aujourd'hui, les ostréiculteurs y affinent leurs huîtres. Les fines de claire, bien sûr, avec cette robe verte que donne une algue microscopique, la navicule... bleue. Nous nous sommes retrouvées dans un bassin de prégrossissement pour un mois. C'est chouette ici. La marée renouvelle notre eau régulièrement, salée par la mer, adoucie par la Seudre et la Charente. La température tourne autour de 20-25° C, c'est juste ce qu'il nous faut. Il y a des vaches qui se baladent dans le marais, tout un tas d'oiseaux, des ragondins, de superbes lumières et un de ces silences ! Attention, ce ne sont quand même pas les vacances. Il faut survivre. Les petits gobies, des poissons, sont prêts à nous avaler toutes crues. Et je ne vous dis pas si une anguille ou des alevins de bar et de daurade se faufilent jusqu'à la claire. Heureusement, le « patron » veille. Quant aux hérons et aux aigrettes, ils ont du mal à nous attraper dans 50 à 80 cm d'eau. N'empêche. En un mois, la moitié d'entre nous a disparu. Pire, cette année, on ne sait pas pourquoi, nous n'étions plus que 30 000 à 40 000. On a changé de claire. Là, ce n'était pas la surpopulation. Deux crevettes pour un mètre carré au lieu de trente à quarante avant, à 1 g chacune. Mais nous n'étions plus seules. Le « patron » avait semé des huîtres dans le fond de la claire. Deux au mètre carré également. On s'entend bien, on se rend même service. Le jour, nous, on reste planquées dans la vase. Mais la nuit, on sort. On fouille le fond pour y trouver de délicieux vers, d'appétissants mollusques, de petits crustacés. On remue cette vase, les huîtres n'ont plus qu'à bailler et à filtrer pour y trouver de la nourriture. Elles ne peuvent pas bouger, les pauvres. Ce n'est pas tout. En fouillant, on trouble l'eau et les mauvaises algues ne peuvent pas s'installer. C'est pas toujours rose Voilà. À partir de la fin août, finie la belle vie. Le « patron » va nous repêcher à la demande, les dernières s'en iront à la fin octobre. Vingt-quatre heures dans un bassin de décantation pour évacuer le stress de la capture. Et c'est la mise en boîte. Avec un petit coup de refroidissement pour que l'on ne saute pas dans tous les sens. Une poche de glace au fond, des petits copeaux de bois par-dessus pour retenir l'humidité, un papier, genre essuie-tout, humide, et nous, couchées tête bêche. Encore un essuie-tout humide et ils referment. On peut survivre 48 heures comme ça, jusqu'à 72 heures quand il ne fait pas trop chaud. Notre histoire s'arrête chez les poissonniers, dans les restaurants, avec des champignons noirs, des poivrons rouges ou, c'est horrible, flambées. Certaines vont jusqu'en Espagne. Ils nous adorent ! Le « patron » lui, il nous mange tout simplement, saisies dans un court-bouillon, comme des langoustines. Vous pouvez me croire, la vie de crevette, ce n'est pas toujours rose.
par article Ouest-France publié dans : Angers et actualité régionale
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Lundi 25 juillet 2005
Saumur Carrousel : “ WM ne peut plus continuer comme ça ” ( 25/07/2005 )   Fini de tourner autour du pot : Saumur a mal à son Carrousel et la société productrice WM ne veut plus perdre de l'argent. Alors que faire ?   Le Carrousel va-t-il tourner le dos à son passé ? (Photo NR Sébastien Gaudard) Gad Weil, directeur artistique, et Nathalie Morlot, productrice de la société WM Événements en charge du Carrousel depuis 2003, ne prennent pas de gants pour appeler les pouvoir publics à la rescousse. Interrogés, samedi, alors que les tribunes du Chardonnet étaient pour la première fois au complet avec 4.800 places occupées contre 2.000 places payantes jeudi, et 3.000 vendredi, face à François Saint-André, directeur du comité équestre de la ville de Saumur, ils livrent leurs interrogations. Après cette édition qui n'a pas séduit le public, qu'envisagez-vous pour 2006 ? « Cette fois, avec 9.800 entrées contre 10.800 l'an passé, il nous a manqué 2.000 places pour équilibrer, soit 60.000 € de pertes. En cumul, nous arrivons à 200.00 € de pertes sur trois ans. Une perte qui nous place comme le plus gros contributeur de la manifestation puisqu'il s'agit du même total que les subventions des trois collectivités réunies que sont la ville, le département et la région. « Comme n'importe quelle entreprise privée qui, heureusement par ailleurs, se porte bien, nous ne pouvons continuer comme cela même si pour l'instant nous préférons voir dans ces 200.000 € un investissement sur l'avenir qui attend encore de rapporter. Mais pour imaginer l'avenir, il faut d'abord que le Carrousel ne soit plus cette patate chaude que tout le monde cherche à se refiler… » Est-ce pour cela que vous souhaitez au plus vite une réunion au plus haut sommet des différents partenaires ? « Il faut mettre autour d'une table toutes les parties concernées que sont la mairie, les cabinets du président du département et de la région, les cabinets du ministère de la Défense pour l'armée, et celui de Jeunesse et Sports pour l'école nationale, l'office de tourisme, la chambre de commerce, le comité équestre de Saumur et nous. Le Carrousel doit-il continuer ? Et pourquoi faire ? Dans quelle philosophie ? Et comment ? Aujourd'hui, le Carrousel cherche son identité. Assis entre deux chaises, il n'arrive pas à prendre ses marques. Est-il civil ? Est-il militaire ? » En programmant cette réunion fin août, serez-vous prêt pour dès l'automne pouvoir présenter les grandes lignes du Carrousel qui doivent être livrée rapidement notamment aux tours opérateurs, premiers clients de la manifestation qui préparent leur saison dès septembre ? « On fera tout pour mais si ce n'est pas possible, on s'adaptera ! L'important, c'est de savoir ce que les uns et les autres veulent faire du Carrousel. WM a besoin de collectivités publiques qui s'investissent vraiment dans un projet clairement défini et qui y croient. Et pas seulement en versant une subvention ! Nous ne voulons pas d'aides votées par habitude parce qu'il serait mal venu de ne pas aider l'institution du Carrousel. La ville, le département, la région, l'École nationale d'équitation, l'armée, disposent de moyens de communication qu'ils pourraient mettre à notre disposition pour promouvoir le Carrousel s'ils se l'approprieraient vraiment. » Cette réunion serait-elle la réunion de la dernière chance ? « Il faut trancher. Ou on arrive à définir un projet et les options ne manquent pas. Ou aucune solution n'est trouvée pour l'avenir et WM arrête là, considérant que les 200.000 euros sont désormais à mettre au passif. Et c'est fini. Mais personne n'a intérêt à laisser mourir le Carrousel. Ni WM qui veut réussir à récupérer ses 200.000 euros, ni les partenaires publics qui, avec les 156 ans du Carrousel, disposent d'un patrimoine unique que bien des villes envieraient. » Propos recueillis par Édith VAN CUTSEM - Vous souhaitez réagir ? Écrivez-nous à : « La Nouvelle République », courrier des lecteurs, 24, place Saint-Pierre, 49400 Saumur. Ou par courrier électronique à : nr.saumur@nrco.fr
par article Nouvelle République du Centre Ouest publié dans : Angers et actualité régionale
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Samedi 23 juillet 2005
Maine-et-loire Actualité La ferme de l'île Saint-Aubin se refait une beauté ( 23/07/2005 )   Délibérés au conseil municipal en 2003, les travaux de restauration de la ferme de l'île Saint-Aubin, à Angers, viennent de débuter ces derniers jours, avec comme leitmotiv la préservation, la valorisation et le développement durable de ce site environnemental hors du commun.   Les bâtiments seront aménagés pour qu'ils utilisent l'énergie solaire thermique et photovoltaïque. L'île Saint-Aubin est un lieu économiquement extrêmement intéressant et prodigieux d'un point de vue environnemental. L'homme y a toute sa place. » Jean-Claude Antonini, le maire d'Angers, ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, « hors de question de bloquer le site » ! L'île Saint-Aubin et ses 600 hectares de nature, à seulement trois kilomètres du centre-ville angevin, est un lieu unique, qu'il convient de mettre en valeur coûte que coûte. Encerclé par la Mayenne d'un côté, la Sarthe de l'autre et enfin la Vieille Maine, l'île Saint-Aubin est presque entièrement inondable, ce qui permet d'entretenir, grâce aux limons des crues quasi annuelles, une flore très diversifiée. « S'il n'y avait pas eu d'intervention humaine dans l'aménagement de cet espace, l'île serait devenue un simple bosquet », tient à souligner Jean-Claude Antonini. « La présence de nombreuses espèces animales et végétales protégées nous donne le devoir d'assurer leur préservation, affirme Gilles Mahé, adjoint au maire chargé de l'environnement et de la qualité de vie. Plus qu'un devoir, cela est même une obligation, en vertu de la législation européenne Natura 2000 », ajoute-t-il. Une espèce animale emblématique des basses vallées angevines est particulièrement concernée, le râle des genêts, un oiseau extrêmement rare, protégé au niveau international, et qui vient se reproduire en mai dans les prairies de l'île. « Sa préservation passe principalement par le respect de sa tranquillité, explique Gilles Mahé. C'est pourquoi les travaux sont soumis à de nombreuses précautions. Ils ne peuvent débuter que vers juillet. » Avec les possibles inondations en hiver, le calendrier est donc limité. Les travaux justement, venons-y. « Le projet est non seulement de préserver les qualités existantes du site mais aussi de les valoriser encore plus. Nous avons déjà un point de fixation pour le public, avec la guinguette du port de l'île. L'objectif est d'en aménager un second, au niveau de la ferme Saint-Aubin – le seul point jamais inondé de l'île, même lors des grandes crues de 1995 –, qui deviendrait un lieu d'accueil, avec un musée, des animations, un espace restauration…, énumère Gilles Mahé. Contenir le public est nécessaire pour ne pas mettre en péril l'équilibre écologique. » « Le fil conducteur est d'essayer de garder le site dans son jus, ajoute Luc Douesneau, l'architecte du projet. Cela signifie garder au maximum les bâtiments d'origine, ne pas refaire du neuf, limiter les apports extérieurs. » Le tout en ne quittant pas des yeux le développement durable. « Nous allons par exemple aménager ces bâtiments pour qu'ils utilisent l'énergie solaire thermique et photovoltaïque. » Prévue en juin 2008, la fin totale du chantier devrait ravir les adeptes, sans cesse plus nombreux, de l'île Saint-Aubin. Jusqu'à 1.200 personnes s'y rendent le dimanche. - Corr. NR Xavier GRIMAULT
par article NRCO publié dans : Angers et actualité régionale
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