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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Dimanche 24 juin 2007
Maïs MON 810 : CAP 21 demande la création d’une commission d’expertise impartiale CAP 21, parti présidé par l'ancienne ministre Corinne Lepage manifeste son étonnement sur la décision commune d'Alain Juppé et de Christine Lagarde de maintenir l'autorisation du maïs Mon 810 en France à la différence de l'Allemagne. Cette décision est encore une fois l'illustration du poids des lobbies alors que le principe de précaution imposait de déclencher une expertise indépendante et de suspendre l'autorisation de commercialisation dans l'attente des résultats. L'avis de la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) ne saurait se suffire à lui-même pour éclairer de manière satisfaisante la décision du gouvernement. Cette commission ne peut en effet remettre en cause ses précédentes évaluations sans soulever la responsabilité individuelle et collective de ses membres. Corinne LEPAGE demande à ce que les processus d’évaluation qui excluent à ce jour les toxines soient complètement revus et souhaite la création d’une commission impartiale en remplacement de la CGB composée très majoritairement de partisans des OGM. La toxicité du maïs MON 810 s’arrêterait-elle à la frontière comme le nuage de Tchernobyl en son temps ? CAP 21 demande au Ministre d'Etat Alain Juppé d'ouvrir un programme de recherche pour étudier de manière précise les impacts sur l'environnement et la santé des plantes OGM présentant actuellement les plus sérieux doutes.
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Samedi 23 juin 2007
En Haïti, Internet vole au secours des exclus De notre envoyé spécial à Port-au-Prince ARNAUD RODIER. Publié le 23 juin 2007 Actualisé le 23 juin 2007 : 21h56 Cap Rouge, au sud de l'île. Dans un pays qui compte 8,5 millions d'habitants et qui est l'un des plus pauvres du monde, l'ouverture à Internet doit être un levier pour le développement économique. Karumba/AFP. En complément La technologie peut changer le modèle de croissance des régions pauvres Les autres titres En Haïti, Internet vole au secours des exclus Les autoroutes de l'information peuvent se révéler tout aussi importantes pour l'économie d'un pays que les autoroutes réelles. « À L'AVENIR, l'infrastructure virtuelle précédera les infrastructures réelles. » Serge Miranda, directeur d'un master multimédia à l'université de Nice Sophia Antipolis, avec son tee-shirt noir, son jean, ses cheveux mi-longs et son accent du Midi ne ressemble pas du tout aux hommes d'affaires qui dînent ce soir-là à l'hôtel Montana de Port-au-Prince. Pourtant Julien Coustaudy, directeur général de l'opérateur de télécommunications haïtien Comcel, l'écoute avec la plus grande attention. Ce géant au tutoiement facile ne sort jamais sans son garde du corps. Ce dernier l'attend, assis au bar, sans le perdre des yeux un seul instant. « Je suis le plus gros contribuable du pays et je ne tiens pas à me faire enlever », dit-il sans plaisanter. Le patron et le prof, que tout sépare en apparence, viennent de signer avec Alcatel-Lucent et le torréfacteur niçois Malongo une convention pour installer gratuitement Internet sans fil chez des producteurs de café perdus dans la montagne de Cap Rouge, au sud de l'île. Haïti et ses 8,5 millions d'habitants est l'un des pays les plus pauvres du monde. Près de 80 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Moins de 2 % des enfants scolarisés terminent leurs études secondaires. Un adulte sur deux est analphabète. Dans de nombreux quartiers de la capitale, les baraques défoncées croulent sous les amas d'immondices livrés en pâture aux porcs en liberté. Choisir de fournir, dans de telles conditions, des ordinateurs plutôt que des toits ou de l'eau potable, paraît incongru, voire cynique. Faux, rétorque Serge Miranda, « la pauvreté, c'est très souvent un déni d'accès à l'information. La non-information fait des exclus ». L'expérience de Cap Rouge entend démontrer que les autoroutes de la communication peuvent être tout aussi importantes pour le développement d'un pays que les routes elles-mêmes. Réduire la fracture numérique L'opération va coûter 900 000 euros aux trois partenaires industriels. Mais elle n'a rien de philanthropique. Malongo achète une partie de son café à Cap Rouge. Du café estampillé commerce équitable. Son directeur général, Jean-Pierre Blanc, veut que ses clients le sachent. Internet va lui permettre non seulement de former les agriculteurs et de mieux suivre la récolte, mais encore offrir la possibilité à n'importe quel Parisien dans un supermarché de voir, en passant son téléphone mobile devant un code-barres sur le paquet, d'où vient son produit et qui l'a fait pousser. Cela s'appelle l'identification par radio fréquence. Alcatel-Lucent n'est pas en reste. En fournissant son matériel, la firme plaide contre la fracture numérique et les inégalités d'accès aux nouvelles technologies. « Nous poussons aussi les opérateurs à aller dans des zones où ils ne veulent pas aller », souligne l'un de ses représentants. Mais en même temps elle se fait connaître et teste de nouveaux marchés. Donnant, donnant ! Il faudra toutefois que le système soit opérationnel avant la fin de l'année pour « pouvoir le montrer au reste de l'île ». Cap Rouge, en effet, est censé être « la base d'un modèle qui va se développer ensuite sur l'ensemble de Haïti, entrer dans les écoles et les centres de soins », insiste Malongo. Augustin Prissoire est ingénieur agronome diplômé de l'université de Port-au-Prince. Il est convaincu que l'expérience va porter ses fruits. « Elle peut changer radicalement les modes de culture du pays », affirme-t-il. Elle va « permettre de socialiser les paysans », confirme le président du Sénat haïtien. À condition cependant que le gouvernement en profite, de son côté, pour accompagner concrètement l'aventure et donner un vrai coup de fouet à l'économie du pays. Personne, pour le moment, ne s'est engagé à le faire.
par article du Figaro publié dans : Economie
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Samedi 23 juin 2007
Pays de la Loire Paru dans l' édition du vendredi 22 juin 2007 La belle revanche des villes traumatisées À Saint-Nazaire, la base sous-marine de la Seconde Guerre mondiale et le port mis en valeur par les sculptures lumineuses de Yann Kersalé. Le symbole de ces villes qui transcendent leur passé douloureux. : Dominique Macel Saint-Nazaire, Nantes ou Bilbao ont réagi après les crises qu'elles ont subies. Ariella Masboungi, architecte-urbaniste, croit à la renaissance des villes blessées. Les villes les plus dynamiques, dites-vous, sont celles qui ont le dos au mur. Pouvez-vous expliquer ? Bilbao ou Birmingham, par exemple, ont subi la désindustrialisation. Gênes a souffert des difficultés de son port. Saint-Nazaire, il y a quinze ans, a eu de gros soucis avec les chantiers navals, qui ont failli la sinistrer irrémédiablement. Et même chose pour Nantes, dans les années 80. Il y a des villes qui, comme des individus, renaissent des traumatismes ? Certaines, regardez Saint-Etienne, dépriment, restent dans le creux. Mais la plupart s'en sortent. Voyez Saint-Nazaire qui, au lieu d'accepter son destin, recompose son centre-ville, crée un centre commercial en coeur de cité (le « paquebot »), aménage sa base sous-marine... Les cités meurtries ne sont pas condamnées au tragique : la résilience est possible. Quel en est le secret ? Pour renaître, il ne faut surtout pas nier son identité. Toutes les villes ne peuvent pas avoir un musée Guggenheim comme Bilbao. Copier ses voisins est improductif. Regardez Gênes que le grand architecte Renzo Piano aménage. Elle reconquiert son vieux port, crée des espaces publics alors inconnus et un immense aquarium qui fait venir un million de touristes par an. La ville doit s'appuyer sur son identité pour conquérir l'estime de ses habitants. C'est ça ? Bien sûr. Si on ne s'aime pas, on ne peut être aimé. Il en est des individus comme des villes. Pour aménager l'urbain, il ne faut pas plaquer, mais rester soi. Il faut embellir les villes ? Oui. Si elles s'embellissent, elles ne s'effondrent pas. Regardez Nice, ma ville, elle ne bouge pas et finira par régresser. Les Anglais disent : « Good design, good economy ». Une ville attractive attire les capitaux, comme le font Nantes, Lyon ou Bordeaux. Lyon a réussi des quantités de paris extraordinaires, dont celui de réintégrer la banlieue. Ne faites-vous pas un parallèle entre le grand projet de réaménagement de friches portuaires, appelé Confluence, à Lyon, et le projet Île de Nantes ? Les friches, le rapport au fleuve, l'aménagement concerté... Les parentés existent entre les deux démarches. Mais il y a plus dans le projet Île de Nantes, qui est innovant dans sa manière de faire. On part de la réalité du lieu qu'on accepte et transforme. Nantes attire les classes créatives, dites-vous ? Lyon développe des espaces publics impeccables, remarquables. Nantes est plus permissive que Lyon, avec ses projets culturels décalés, l'éléphant géant, la Folle journée, ses spectacles de rues de Royal de Luxe. Nantes attire les classes créatives, celles qui innovent, car il s'y passe toujours quelque chose. Vous dites que Barcelone, la mecque de l'urbanisme, est une ville pionnière. Comme Nantes. Expliquez-vous. Outre d'être une ville permissive, Nantes réfléchit maintenant le développement à l'échelle d'un estuaire. C'est unique en France et un laboratoire intéressant à suivre. Les élus d'ici pensent agglomération dont la ville. Et pas la ville et sa périphérie. C'est un basculement très important. Nantes comme Bordeaux dites-vous enfin, ont la volonté de changer d'échelle. Qu'est-ce à dire ? La reconquête d'une ville nécessite une action permanente. Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, le dit très bien. Bordeaux comme Nantes sont situés hors des circuits économiques européens majeurs. Leur volonté de surmonter cet obstacle leur permet d'exister dans le concert européen. Recueilli par Gaspard NORRITO. Ariella Masboungi est architecte-urbaniste en chef de l'État. Elle a la charge du projet urbain à la Direction générale de l'urbanisme. Elle était l'invitée, récemment, de l'École d'architecture de Nantes.
par article du quotidien ouest france publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Samedi 23 juin 2007
Chronique de l'économie Rupture de forme et rupture de fond, par Eric Le Boucher LE MONDE | 23.06.07 | 12h10 • Mis à jour le 23.06.07 | 12h10 Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La mondialisation et le nouveau capitalisme n'appellent pas à des ruptures de forme mais des révisions complètes des politiques publiques. L'économie du XXIe siècle ne s'accommode plus d'un Etat structuré pour l'ère industrielle et d'un social datant, au mieux, de 1945. Il ne suffit donc pas de faire un gouvernement médiatique. Il faut réinventer la politique, le social, la justice, l'éducation pour coller aux immenses défis concomitants de la Chine et de Google. Si Nicolas Sarkozy pouvait réagir sur tous les sujets comme il l'a fait sur la TVA sociale, on serait rassuré. Mal compris, son projet ? Mal préparé ? A-t-il coûté 60 députés à l'UMP, comme l'a dit Jean-Pierre Raffarin ? Eh bien, qu'à cela ne tienne, le chef de l'Etat n'y renonce pas, au contraire. Il élargit la réflexion à l'ensemble de la fiscalité et demande "une remise à plat" avec quatre "objectifs" : encourager le travail, l'investissement, la production et l'écologie. On l'a dit ici : le programme de M. Sarkozy va dans le bon sens, celui de la réhabilitation du travail, de la rémunération des talents, de la redynamisation de l'économie, de la recherche d'efficacité des administrations. Bravo. Il veut aller vite. Re-bravo. Il a besoin de marquer les esprits. Très bien. Mais, pour autant, les mesures une à une, par exemple celles du "paquet fiscal", ne convainquent pas. Mal préparées elles aussi, elles sont porteuses de gros effets pervers. Si donc, comme pour la TVA sociale, l'ensemble du programme du candidat pouvait faire l'objet d'un réexamen par l'académie et par l'administration réunies, ce serait bénéfique. Et plus encore si les yeux se tournaient vers l'étranger. La France n'est pas seule. Aux Etats-Unis, dans le cadre de la précampagne pour l'élection présidentielle de 2008, les think tanks se sont mis à turbiner sec sur tous les thèmes. En particulier ceux dans l'orbite du Parti démocrate. Et, justement, un débat s'est tenu le 12 juin à Washington, à l'initiative de la Brookings et du Hamilton Project, autour de "la réforme de l'impôt à l'heure de la mondialisation" (www1.hamiltonproject.org). Pour le gouvernement français, la TVA sociale s'inscrivait dans la perspective d'une lutte contre les délocalisations. L'idée américaine prend le problème encore plus largement : comment inventer des impôts modernes qui correspondent aux nouveaux défis globaux ? L'impôt "ancien" est en effet en recul partout. Il se fait contourner de deux façons : par la liberté donnée au capital d'aller et venir sans frontières depuis trente ans, d'abord ; par l'inventivité des financiers et des spécialistes de l'"optimisation", ensuite. Jason Furman, Jason Bordoff et Larry Summers (l'ancien ministre des finances de Bill Clinton) donnent l'exemple des firmes multinationales américaines qui savent trouver les paradis. Leurs trois principales sources de profits déclarés ont été (en 2003) non pas le Japon, l'Allemagne ou la Chine, là où leurs activités les conduisent, mais les Pays-Bas, l'Irlande et les Bermudes... où les bénéfices sont taxés respectivement de 5,3 %, 6,1 % et 1,7 %. L'ensemble des "évasions fiscales", pour les entreprises et les ménages en compétition dans ce sport, coûterait 16 % des recettes du fisc américain. Gageons qu'en France la perte est bien pire, ne serait-ce qu'à cause de l'ISF. Paradis et concurrence mondiale font pression à la baisse : l'impôt, source principale de la fourniture des biens publics, a tendance à s'assécher. Les taux élevés sont rabattus, la taxation des entreprises est moindre, la TVA, impôt injuste par nature, est la seule à grossir. Or, comme l'a souligné l'OCDE dans un rapport cette semaine, la globalisation creuse très fortement les inégalités de revenus dans 18 des 20 pays développés. Aux Etats-Unis, le 1 % des ménages les plus riches gagnent chacun 600 000 dollars de plus qu'en 1979 et les 80 % des moins aisés gagnent seulement 7 000 dollars de plus. C'est au moment où l'on aurait le plus besoin d'un impôt progressif pour corriger ces inégalités que les gouvernements font l'inverse dans leurs réformes fiscales, détaxant les riches pour tenter de les retenir. L'impôt ne sera réhabilité qu'à plusieurs conditions, expliquent Furman, Bordoff et Summers. M. Sarkozy devrait en prendre bonne note. Un : il faut s'attaquer autant aux recettes (à améliorer) qu'aux dépenses (à réduire). Le déficit d'Etat absorbe l'épargne des ménages et la détourne de la consommation, donc de la croissance. Deux : la progressivité de l'impôt reste la meilleure arme contre les inégalités. Trois : il faut réviser entièrement l'impôt sur les sociétés. Les fiscs n'ont pas su adapter leurs barèmes à la mondialisation et le système est partout "en très mauvais état, très complexe et inefficace". Quatre : la politique sociale passe mieux par la fiscalité. C'est là un point fondamental : les auteurs soulignent que les détaxations (en faveur de telle ou telle catégorie ou activité qu'on estime mériter une aide) sont souvent plus simples à mettre en place que les subventions. Les administrations pensent l'inverse, elles se méfient des exonérations fiscales et préfèrent taxer et dépenser. Nos auteurs, pourtant de gauche, leur donnent tort. De leur vision nettement libérale, M. Sarkozy, qui cherche des économies budgétaires, pourrait faire son miel. Et en nourrir son gouvernement. Eric Le Boucher
par eric le boucher publié dans : Economie
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Mercredi 20 juin 2007
Eco-Terre Le photovoltaïque prend la voie de l’aérotrain Energie. Dans le Loiret, des panneaux seront installés sur la structure de l’ancien monorail pour créer le plus gros site de France. Par Mourad Guichard QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007 47 réactions Orléans correspondance A chacun de ses voyages entre Paris et Orléans, Medhi Jarry, professeur d’électronique en lycée technique, regarde avec convoitise le rail surélevé du célèbre et éphémère aérotrain de l’ingénieur Bertin. Une structure en béton de 17 kilomètres de long abandonnée en pleine Beauce au milieu des années 70. «Je me suis toujours demandé ce que l’on pouvait faire de ce rail interminable», se souvient-il. En 1997, dans le cadre d’une spécialisation professionnelle, Medhi Jarry se tourne vers l’énergie à haute tension. Et c’est le déclic. «J’ai tout de suite pensé au photovoltaïque.» Moue. La France étant l’un des mauvais élèves européens en la matière (voir encadré), c’est l’exemple allemand qui le conforte dans la faisabilité du projet. «L’idée naissant, il a fallu rencontrer les différents acteurs locaux, dont la direction dépar tementale de l’équipement (DDE), propriétaire de l’édi fice, et la région, partenaire naturel de ce type de projet», raconte-il. L’accueil est intéressé, mais méfiant quant à la faisabilité. «Administrativement parlant, ça n’a pas été une mince affaire», se rappelle-t-il. Même l’entourage de Medhi, ne le prend pas vraiment au sérieux. Alors il affine, avance, consolide son projet, aidé par Ali Zakavati, un ami ingénieur qui officie chez Deciorg Conseil, un petit cabinet parisien spécialisé dans l’organisation. Finalement, la petite structure se saisit du projet et le baptise Solaren. Ce sera son premier chantier d’envergure en matière d’énergies renouvelables. Concrètement, il s’agit d’installer près de 10 000 m2 de panneaux solaires, pour une puissance totale de 10 mégawatts et un coût de 50 millions d’euros. «La région Centre était partante ; la DDE, propriétaire du site, semblait intéressée. Nous avons décidé de nous lancer», confie Vincent Agossa, responsable marketing de Deciorg. Pourtant lorsqu’Agnès Thibal, la vice-présidente de région (Verts), en charge de l’environnement et du développement durable, voit débarquer ce projet de mégacentrale photovoltaïque, elle ne peut s’empêcher de faire la moue : «La centralisation des panneaux solaires pose le problème du transport de l’électricité ainsi produite. Nous sommes plutôt dans une logique de petites structures installées sur le bâti existant et situées au plus près du consommateur.» Malgré ces réserves, la région ne peut laisser passer cette chance de voir, sur son sol, la plus grande vitrine photovoltaïque de France. «Nous sommes là dans une filière en pleine expansion», reconnaît l’élue verte. «Il y a pour les entreprises locales des places à prendre.» Alors va pour le projet Solaren. Le risque est d’autant plus petit que la région refuse de mettre le moindre sou dans l’affaire. Une position sans doute influencée par les Verts au plan national, qui s’opposent catégoriquement à ces concentrations industrielles. Si Vincent Agossa juge ces réserves recevables, il insiste sur la complémentarité des moyens de production : «Il est techniquement possible d’installer un panneau solaire dans un hameau, mais avec ce principe de centrale voltaïque nous allons pouvoir alimenter une agglomération comme Orléans et ses environs.» Et derrière pourrait naître un intérêt touristique auquel la région ne serait pas insensible. «Nous contribuerions ainsi au développement de l’actuel pôle d’excellence énergétique régional, déjà alimenté par l’éolien, veut croire Vincent Agossa. Cette centrale, qui sera la plus grande de France et l’une des plus grandes d’Europe, intéressera naturellement les scolaires, les enseignants et les chercheurs de Paris et d’ailleurs.» Sphère privée. Le projet un peu fou de Medhi Jarry est donc en passe de voir le jour. Côté financement, le cabinet d’études mise sur un accord passé tout récemment avec la direction des énergies renouvelables du groupe Total. Et, selon les estimations les plus raisonnables, les premiers panneaux pourraient être installés d’ici deux ans. Un délai qui trouve grâce aux yeux du géniteur : «Aujourd’hui, la productivité des panneaux solaires est de l’ordre de 15 %. Dans quelques mois seulement, elle devrait atteindre les 40 %. Toutes nos prévisions sont donc dans la partie basse de la fourchette.» De son côté, EDF s’engage contractuellement à racheter l’électricité produite pendant vingt ans pour un montant annuel de 120 000 euros. Une structure de type mixte public-privé pourrait prochainement voir le jour, réunissant des partenaires locaux et nationaux, tels l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Caisse des dépôts, Total, et bien sûr le petit Deciorg. «Cette initiative restera dans la sphère strictement privée», insiste Agnès Thibal, avec une fermeté toute politique.
par libération publié dans : énergie
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Mercredi 20 juin 2007
Eco-Terre Chambéry, la pionnière Par M.Gd QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007 3 réactions La première centrale photovoltaïque d’importance a vu le jour en juin 2005 à Chambéry. Pour la première fois en France, une structure passait le ca des 1 000 m2 installés. «Nous avions équipé deux châteaux d’eau avec des panneaux inclinés à 45°», explique Philippe Vachette, chargé de mission pour le développement durable et l’environnement à la mairie de Chambéry. «Fort heureusement, depuis, nous avons été rattrapés par Clermont-Ferrand, la Réunion et le syndicat des transports de Lyon.» Si cette expérience pilote a vu le jour à Chambéry, ce n’est pas, selon le chargé de mission, le fruit du hasard : «Les élus chambériens, majoritairement de gauche, et ceux du département, situés à droite, se sont très tôt retrouvés sur cet enjeu énergétique. Ici, tout le monde a entendu parler du photovoltaïque. Bien plus qu’une posture économique, nous nous plaçons sur du culturel.» Dopée par ce premier essai transformé, la ville de Chambéry poursuit, en partenariat avec l’Association savoyarde de développement des énergies renouvelables (Asder), le déploiement du photovoltaïque sur la ville et ses environs. «Cette première centrale était un signe fort pour prouver la faisabilité», insiste Philippe Vachette. «Nous travaillons aujourd’hui sur une quinzaine de bâtiments publics existants et soutenons les entrepreneurs ou les agriculteurs qui souhaiteraient exploiter les toits de leurs granges ou de leurs usines.» Les services de la ville étudient également l’utilisation à grande échelle de tôles, de tuiles et de pare-soleil dotés de capteurs photovoltaïques.
par libération publié dans : énergie
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Mercredi 20 juin 2007
Enquête Environnement : incinérateurs en accusation LE MONDE | 20.06.07 | 14h24 • Mis à jour le 20.06.07 | 14h24 Retrouvez l'intégralité du "Monde" en HTML. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La question n'en finit pas d'échauffer les esprits. A Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 2 juin, la préfecture a annoncé qu'elle préférait remettre sa décision concernant le projet de nouvel incinérateur de déchets ménagers à l'automne, après l'organisation du "Grenelle de l'environnement". En avril, un collectif de 466 médecins du département a lancé un pétition contre ce projet, "dangereux pour la santé de population". A Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), les communes de l'étang de Berre soutiennent les associations écologistes dans leur lutte contre le projet d'incinérateur géant de la communauté urbaine de Marseille. En janvier, l'instruction de l'affaire de Gilly-sur-Isère (Savoie), où une pollution aux dioxines provoquée par l'incinérateur avait conduit, en 2001, à l'abattage de 7 000 têtes de bétail, a été close. Huit personnes restent mises en examen. Enfin, en mars, le préfet de l'Hérault a autorisé la poursuite de l'exploitation de l'incinérateur de Lunel-Viel, dont le permis d'exploitation venait d'être annulé par le tribunal administratif de Montpellier. Entre le discours rassurant des industriels (Veolia et Suez contrôlent chacun un tiers du marché français) et celui - volontiers catastrophiste - de certaines associations, les citoyens peuvent se sentir dépassés. "Le contrôle et l'analyse des rejets gazeux de nos sites nous permettent d'affirmer que les émissions de nos incinérateurs ne sont pas nocives, assure Thierry Gosset, directeur du traitement chez Veolia Propreté, qui exploite 45 usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) en France. Mais la profession est pénalisée pour n'avoir pas su répondre assez vite aux attentes des opposants à l'incinération. Elle paye les erreurs du passé." La première grande loi sur les déchets date de 1975. "On est alors passé des vieux incinérateurs, appelés "barbecues", à des usines équipées d'un four et surtout d'un filtre", explique Marc Cheverry, chef du département de la gestion optimisée des déchets à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). C'est dans les années 1990 que l'image de l'incinération se dégrade en France. Une première affaire de pollution aux dioxines, des molécules toxiques produites par la combustion, éclate à Halluin, dans le Nord, en 1998. Mais surtout, les exploitants ratent le virage de 1996, date à laquelle les usines devaient être mises en conformité avec deux directives européennes datant de 1989. "Cela ne s'est pas bien passé, reconnaît-on au ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. A la date butoir, moins de la moitié des incinérateurs d'une capacité supérieure à 6 tonnes/heure étaient aux normes. Ce qui a nourri le rejet, par la population, de l'incinération." La France a été condamnée pour cela, en 2002, par la Cour de justice européenne. "La prise de conscience des pouvoirs publics concernant l'impact des rejets environnementaux des usines d'incinération a été très tardive", a constaté, en 2004, le Comité de la prévention et de la précaution du ministère de l'écologie. Une nouvelle directive européenne, en 2000, a imposé des normes plus strictes, avec notamment une limite de 0,1 nanogramme par m3 pour les rejets de dioxines. L'erreur ne s'est pas reproduite : à la fin 2005, date d'entrée en vigueur de la réglementation, la quasi-totalité du parc français d'incinérateurs (128 en 2007) était aux normes. Les associations regroupées au sein de l'Alliance pour la planète ont pourtant appelé, le 15 mars, à un moratoire. "Les concentrations de polluants diminuent, mais on remplace un problème par un autre en construisant des méga-incinérateurs, ce qui augmente les distances de transport des déchets", note Sébastien Lapeyre, chargé de la question au Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID), association qui reconnaît être "opposée par principe à l'incinération". "Nous sommes favorables à l'arrêt progressif de l'incinération car cela créera les conditions propices au développement du tri sélectif, déclare Bruno Genty, de France nature environnement. Et s'il reste une petite fraction de déchets à fort pouvoir calorifique, il n'est pas absurde de les brûler." La question de la nocivité des émissions reste d'actualité, même si les émissions de dioxines ont été divisées par cent en une décennie et que le ministère de l'écologie ne relève que "un ou deux cas de dépassements sérieux en 2006". Une étude de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), publiée en novembre 2006, a relancé le débat en constatant un excès significatif de risques de cancer chez des personnes ayant vécu sous un "panache" d'incinérateurs entre 1972 et 1985. Mais qu'en conclure, puisque les usines de l'époque étaient incomparablement plus polluantes que celles d'aujourd'hui ? Les associations craignent les effets de l'accumulation de substances nocives et des "cocktails" de molécules sorties des cheminées, dont on ne pourra mesurer les effets sanitaires que dans vingt ou trente ans. "Il y aura toujours des risques, mais des risques minimes voire négligeables, estime Marc Cheverry, de l'Ademe. On peut dire qu'aujourd'hui, l'incinération n'est plus un problème de santé publique." Il est un point sur lequel tous les acteurs du débat se retrouvent à peu près : la nécessité de développer le tri sélectif et d'agir à la source sur le volume et la composition des produits que l'on retrouve dans les ordures ménagères. Car même si des méthodes alternatives à l'incinération comme le compostage, la méthanisation ou les traitements biomécaniques progressent, une fraction incompressible des déchets devra toujours être stockée en décharge ou brûlée. "L'incinération n'est pas la solution idéale, mais j'ai peur quelle soit incontournable aujourd'hui", affirme le toxicologue Gérard Keck. Gilles van Kote Article paru dans l'édition du 21.06.07.
par Le Monde publié dans : déchets
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Mercredi 20 juin 2007
Agriculture biologique: l'Europe bafoue le droit à ne pas être contaminé. CAP21, mouvement écologiste, dénonce la décision des ministres européens de l'Agriculture d'introduire un seuil de contaminiation des produits biologiques par les OGM (0,9 %) en dessous duquel aucun étiquetage ne sera obligatoire. Pour Corinne Lepage, présidente de CAP21 et membre fondatrice du MoDem "il s'agit d'une victoire du lobby agro-semencier qui voudrait que ce seuil d'obligation d'information ne devienne un "droit à contaminer" supprimant ainsi tout droit à ne pas être contaminé et tout recours pour être indemnisé. Le droit des consommateurs de choisir une alimentation sans OGM devrait être considéré comme un droit inaliénable que ce soit d'ailleurs pour un produit bio ou non." CAP21 met en garde les ministres de l'agriculture sur les risques qu'ils font ainsi peser sur le développement pérenne des filières bio, qui au delà des intérêts environnementaux, représente des centaines de milliers d'emploi en France et en Europe.
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Vendredi 15 juin 2007
EPR : CAP 21 demande aux candidats de préciser leur politique énergétique CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE soutient l’action de GREENPEACE pour imposer dans le débat d’entre deux tours la question du nouveau réacteur EPR dont les travaux ont démarré à Flamanville dans la Manche. Nous ne rappellerons pas les nombreux arguments qui plaident pour un moratoire sur l’EPR (technologie obsolète, coût élevé…) et qui ont amené CAP 21 et Corinne LEPAGE à manifester très tôt leur opposition au projet. Ces arguments n’ont jamais pu être valablement opposés dans un débat transparent garantissant la liberté d’expression et de contre-expertise. Tout le processus est tronqué depuis le départ, les décisions étant prises avant même l’organisation des réunions publiques. Que dire de la signature du décret autorisant l’EPR quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, symptomatique d’un véritable déni de démocratie. Eric DELHAYE, porte-parole de CAP 21, demande aux deux candidats de préciser leur vision de la politique énergétique française lors du débat du 2 mai et les moyens par lesquels ils entendent développer une plus grande sobriété énergétique et favoriser les énergies renouvelables.
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mardi 5 juin 2007
Les biocarburants contestés LEMONDE.FR | 05.06.07 | 07h48 • Mis à jour le 05.06.07 | 07h49 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Depuis la mise en place d'un plan de développement des biocarburants par la France, en 2005, les agriculteurs de l'Hexagone ne jurent plus que par ce nouveau débouché. Son essor a, pour la profession, un avantage de taille : dégager un horizon obscurci par les perspectives de diminution des subventions européennes à l'agriculture. Au risque, parfois, de rendre les responsables agricoles sourds aux débats suscités par les biocarburants en matière de coût, de manque de compétitivité (comparé à la canne à sucre brésilienne), de concurrence avec la production alimentaire, de risques pour l'environnement... Les biocarburants font désormais l'objet d'un débat très vif, au point que les écologistes ne parlent plus que d' "agrocarburants", le préfixe " bio " pouvant être confondu avec celui de l'agriculture biologique, laissant penser que les carburants d'origine végétale protègent l'environnement, ce qui est de plus en plus contesté. L'Europe a procédé à une consultations sur le thème de la " viabilité environnementale " des biocarburants. Selon l'Agence européenne de l'environnement, plusieurs précautions doivent accompagner leur développement, comme le maintien de 3 % des terres en jachère, la conversion de 30 % des surfaces à une agriculture respectueuse de l'environnement d'ici 2030, ou l'adaptation des variétés afin de diminuer l'érosion des sols et l'apport de produits chimiques. Jusqu'à une date récente, les promoteurs des biocarburants n'avaient pour adversaires que les grands groupes pétroliers, inquiets pour leur monopole de fournisseurs de carburants. Les transports, qui représentent globalement 26 % des émissions de gaz à effet de serre, dépendent à 98 % des combustibles fossiles. Les agriculteurs ont malgré tout réussi à convaincre les pouvoirs publics de l'intérêt des biocarburants. La France s'est fixé des objectifs d'incorporation de carburants végétaux, dans le gazole (diesel) ou l'essence, de 10% d'ici 2015, un chiffre plus élevé que la cible retenue à l'échelle européenne (5,75% en 2010). Il en existe deux types : le biodiesel, fabriqué à partir d'oléagineux (tournesol, colza, soja, palme, arachide) et l'éthanol, qui provient de la canne à sucre, de la betterave à sucre ou du maïs. Pour les pays européens, la production de biocarburants, outre le nouveau débouché offert aux agriculteurs, présente un autre avantage : une moindre dépendance à l'égard du pétrole. Sur le plan environnemental, ils sont censés favoriser la diminution des émissions de gaz à effet de serre : l'absorption du gaz carbonique (CO2) par la pante, pendant sa pousse, compenserait l'émission du même CO2 par la combustion des biocarburants. En fait, le bilan global varie selon les plantes, les régions du monde et les méthodes de culture, et doit prendre en compte les émissions " du champ à la roue ", en comptabilisant les émissions liées à l'utilisation d'engrais, au transport, à la transformation des produits... Les écologistes dénoncent aussi l'impact sur la biodiversité. Aujourd'hui, les biocarburants ne représentent que 1% de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les effets de leur développement se font déjà fortement sentir. Sur les cours du maïs ou du soja, dopés par la demande, et sur les surfaces cultivables disponibles. " Il faudrait deux planètes pour remplir les estomacs, remplir les réservoirs, et préserver l'avenir de la biodiversité ", résume Michel Griffon, responsable du département agriculture et développement durable de l'Agence nationale de la recherche. En Asie du sud-est, des forêts tropicales humides sont détruites pour laisser à la place à des plantations de palmiers à huile, faisant disparaître de précieux "puits de carbone". Au Brésil, les plantations de soja gagnent du terrain sur la forêt amazonienne, "poumon" de la planète Aux Etats-Unis, les cultures de maïs destinées à la fabrication d'éthanol nécessitent l'exploitation de nappes d'eau fossiles. En Europe, les biocarburants sont cultivés sur des zones autrefois laissées en jachère, utiles au maintien de la biodiversité. Enfin, la culture de ces plantes nécessite l'utilisation d'engrais et de pesticides polluants. Des organisations écologistes européennes réclament aujourd'hui un moratoire, en attendant le développement de biocarburants de deuxième génération, plus performants et respectueux de l'environnement. Mais l'agroindustrie pourra-t-elle attendre une ou deux décennies ? Gaëlle Dupont
publié dans : énergie
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