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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Mardi 8 mars 2005
ARTICLE LE FIGARO Fiscalité locale - La commission d'enquête auditionne Mariton : «Les socialistes ont la culture de la dépense publique» La commission d'enquête parlementaire sur l'évolution de la fiscalité locale, présidée par Augustin Bonrepaux (PS), entame cet après-midi ses premières auditions. Elle a été créée à l'initiative du groupe des députés UMP, à la suite de l'augmentation des impôts locaux constatée dans la plupart des régions, dont 20 sur 22 sont présidées par la gauche. Son rapporteur, Hervé Mariton (UMP), va adresser un questionnaire à l'ensemble des régions et des départements pour connaître l'évolution de leur fiscalité locale, et il se rendra notamment en Languedoc-Roussillon, région présidée par Georges Frêche (PS), où la taxe d'habitation a augmenté en un an de 50%, et la taxe professionnelle de plus de 70%. Hervé Mariton en appelle à «la responsabilité» de chacun. Propos recueillis par Sophie Huet [08 mars 2005] LE FIGARO. – Cette commission d'enquête a-t-elle pour mission de dénoncer la hausse des impôts dans les régions dirigées par le PS ? Hervé MARITON. – Non, il ne s'agit pas de mettre en exergue tel ou tel exécutif, mais d'en appeler à l'esprit de responsabilité de chacun. Car les impôts ne tombent pas du ciel, ils correspondent à des décisions votées par les élus. Je souhaite mettre en place une méthode transparente, rigoureuse et aussi scientifique que possible pour rendre le diagnostic incontestable. Le fait est que les impôts locaux ont augmenté de manière extravagante dans certaines régions (en particulier le Languedoc-Roussillon et la Bourgogne). Les élus socialistes ont, plus que ceux de droite, la culture de la dépense publique. Ils devraient avoir le courage de l'assumer. En tant que rapporteur de la commission d'enquête, je veux faire un travail d'éclairage et de compréhension, pour en analyser les causes. Votre enquête n'épargnera peut-être pas non plus des conseils généraux présidés par la droite... Peut-être, mais nul n'est exempt de responsabilité. Les conseils généraux peuvent être tentés eux aussi d'augmenter les impôts locaux en 2006, quand ils vont assumer les nouvelles responsabilités prévues par la réforme de la décentralisation. Mais ce ne serait pas raisonnable, car la réforme Raffarin prévoit une garantie constitutionnelle : les transferts financiers se feront à l'euro près, en fonction du transfert de charges. Je rappelle que sous le gouvernement Jospin les transferts de compétences aux départements (pour les services de secours et d'incendie, ou l'allocation personnalisée d'autonomie) n'avaient pas bénéficié de transferts financiers à dû montant. Ce qui a contraint de nombreux départements à recourir à l'impôt, pour compenser ces charges nouvelles. Quand une collectivité locale augmente la dépense publique, qui paie en définitive ? L'impôt local a pour premier contribuable l'Etat, qui paie notamment une part importante de la taxe professionnelle et de la taxe d'habitation. L'Etat, c'est un peu le roi de Prusse. Il paie, mais l'impôt est très mal contrôlé. Il faut savoir que lorsqu'une collectivité engage une dépense supplémentaire elle ne la règle que partiellement. La gestion des finances locales, c'est une grande partie de rugby où l'on refile la balle aux autres. Or l'objectif de la décentralisation, c'est une meilleure gestion, pas une hausse des dépenses. Malheureusement, le système, aujourd'hui, porte puissamment à la dépense, qui est plus payante électoralement. Mais la contre-partie de la dépense, c'est l'impôt. Si l'on veut que la décentralisation soit vertueuse, il faut absolument que les élus fassent preuve d'un plus grand esprit de responsabilité. Sinon, la décentralisation en soi va devenir explosive.
par le figaro publié dans : Economie
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Mardi 8 mars 2005
ARTICLE LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE La dégradation de la qualité des eaux souterraines dans la vallée du Rhin supérieur a été stoppée, mais la situation n'est guère réjouissante pour autant. Parmi les prélèvements d'eau effectués un peu partout du Sundgau à Mayence, plus d'un tiers recèlent au moins un polluant à un taux supérieur à l'acceptable. A deux jours de la présentation en conseil des ministres de la loi sur l'eau, la Région Alsace et ses cinq partenaires territoriaux (le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat, la Hesse, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne) ont présenté le diagnostic de la qualité des eaux de la nappe dans la vallée du Rhin Supérieur. Sur ces six territoires, les campagnes d'analyse des eaux souterraines effectuées en 2003 ont concerné 1 728 points de mesure et ont porté sur 53 paramètres communs soit près de 95 000 données à traiter.  Un premier inventaire avait été effectué en 1997 sur l'Alsace et ses voisins directs mais cette fois-ci, les Länder de Rhénanie-Palatinat et la Hesse se sont associés à l'opération pour un diagnostic complet de l'état de santé de la grande nappe des alluvions du Fossé rhénan qui est, en volume, la plus importante d'Europe centrale.  Les résultats sont sans surprise mais quantifient objectivement l'ampleur des dégâts même si la dégradation semble stoppée. « Nous avons de sérieux problèmes, résume Adrien Zeller, président de la Région Alsace. Les plus sérieux sont liés pour l'essentiel à l'activité agricole (80 % de la pollution diffuse) et l'utilisation des produits phytosanitaires, mais c'est sur tous les fronts qu'il faut agir ». Pour une qualité durable  « L'eau potable n'est pas menacée », se hâte de préciser Klaus Weichel, représentant de la Rhénanie-Palatinat mais la coopération transfrontalière à l'origine de cet inventaire des pollutions a pour objectif de « protéger et reconquérir la qualité des eaux souterraines, afin de garantir aux générations présentes et futures une eau potable sans traitement préalable ».  C'est à dire qu'il va falloir mettre les bouchées doubles puisque la décontamination naturelle est extrêmement lente et les pollutions anciennes toujours détectées. Pour prendre l'exemple des produits phytosanitaires pour lesquels l'Alsace est particulièrement concernée, l'atrazine, un désherbant du maïs, est encore présente en certains points dans les eaux souterraines allemandes à des seuils supérieurs à la limite de potabilité alors que ce produit y est interdit depuis 1991 (la France ne l'a interdit qu'en 2003).  En Alsace, 60 % des points de mesure recèlent des molécules d'atrazine et la limite de potabilité est dépassée sur 17 % d'entre eux. Les autres produits phytosanitaires (simazine, métolachlore, diuron,...) ne sont malheureusement pas en reste avec 23 % des points touchés dans notre région. Toujours les nitrates  Concernant les nitrates, on constate une certaine stabilisation « à un niveau qui demeure préoccupant. La valeur de référence qui est de 25mg/l est dépassée sur 40 % des points de mesure, précise Stefan Mappus, ministre de l'Environnement du Bade-Wurtemberg avec des maxima dépassant les 60mg/l au sud du Kaiserstuhl, en lien avec la culture du maïs ». Si les territoires allemands paraissent plus touchés par les très fortes teneurs (plus de 50mg/l soit au-delà de la limite de potabilité), l'Alsace se caractérise par une contamination à caractère diffus (voir infographie), ce qui la rend d'autant plus difficile à gérer.  Si l'agriculture intensive est largement montrée du doigt, les concentrations urbaines et les sites industriels sont responsables d'une contamination par solvants chlorés (produits dégraissants et nettoyants). Souvent ponctuelles, ces pollutions peuvent toutefois se révéler plus diffuses comme dans la plaine d'Alsace au nord-est de Mulhouse.  Une bonne nouvelle toutefois dans cet inventaire : le niveau des chlorures dans les eaux souterraines du sud du Fossé rhénan s'est réduit, en raison notamment de la fermeture des mines de potasse.  Mais un seul point de progrès, c'est peu. On verra dans cinq ou six ans, à l'occasion du prochain inventaire, si les appels à une forte et large mobilisation ont été entendus. Simone Wehrung
par Simone Wehrung publié dans : environnement, santé & environnement
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Mardi 8 mars 2005
Liberté de presse: Madagascar alignée sur le Zimbabwe Dégringolade probable de Madagascar dans les classements, conçus par les organismes internationaux de presse. Les peines d’emprisonnement ferme, infligées mardi au directeur de publication de « La Gazette de la Grande Ile » vont accélérer la régression. Mais des mesures assimilées à des atteintes à la liberté de la presse ont été constatées dans l’île et ont déjà été enregistrées par ces organismes. Depuis un an, citons la fermeture de la Radio Say à Toliara qui a valu, le 7 juillet 2004, une déclaration de Reporters Sans Frontières (RSF) sur le « durcissement du gouvernement de Madagascar à l’endroit des médias ».   Cette radio libre a été ouverte par Randrianasolo Joseph qui fut ministre sous l’amiral Didier Ratsiraka. A l’étranger, on a tôt fait de relier la couleur de la station à la mesure de fermeture… Ont également été consignées la fermeture des radios suivantes : Radio Sava appartenant au maire Pety Rakotoniaina en février 2004 à Fianarantsoa, puis en décembre 2004, Radio Sky Fm (dont le propriétaire est le maire de Toamasina Roland Ratsiraka), Radio Feon’ i Toamasina de l’opposant et ancien ministre Fanony Fulgence, et Radio Ny Antsika du militant fédéraliste Dada Pasy. Quand on sait que « La Gazette » a été fondée par Lola Rasoamaharo qui fut un conseiller technique de l’ancien vice-Premier ministre Pierrot Rajaonarivelo, à l’étranger et dans l’île, on ne manquera de faire le rapprochement avec le verdict d’emprisonnement ferme… Car à l’heure où Pierrot Rajaonarivelo redonne signe de vie et semble se positionner en vue de l’élection présidentielle de 2007 (ou 2006), on semble éliminer tout ce qui pourrait concourir à son ascension ou lui servir d’instrument de propagande. « La Gazette de la Grande Ile » a peut-être été étiquetée parmi les possibles porte-voix de l’ancien vice-Premier ministre (à tort, car notre journal n’a pas de lien avec ce dernier). D’où la sanction qui devrait mettre à l’écart son directeur de publication et intimider son équipe de rédaction. Les mesures répressives de ces derniers mois à l’endroit de la presse malgache semblent en tout cas, avoir des visées politiques. Car au fur et à mesure que le scrutin présidentiel de 2006 approche, on sévit vigoureusement à l’endroit des têtes qui émergent afin qu’elles rentrent dans le rang. On suppose peut-être que ces personnalités sont des présidentiables en puissance qui peuvent menacer la position de l’actuel chef de l’Etat… Il reste que dans les rapports internationaux sur la liberté de la presse et la démocratie, Madagascar en Afrique est de plus en plus alignée sur le Zimbabwe, la pire des références en raison de la répétition des atteintes à la liberté d’expression commise par le régime de Robert Mugabe (lire page 5). Dans le dernier rapport de Reporters Sans Frontières, et au terme d’une énumération des infractions commises contre les activités de presse au Zimbabwe, on relève le passage suivant : « Le président Robert Mugabe fait partie de ceux que RSF appelle les prédateurs de la liberté de la presse ». On notera en effet que dans la typologie internationale des atteintes à la liberté de la presse, le second point par ordre de gravité est l’emprisonnement de journalistes, après l’assassinat et la disparition de journalistes. C’est dire que les peines de prison infligées mardi vaudront à Madagascar un grand bond en arrière dans le hit parade des pays épris de liberté et de démocratie en Afrique. Erreur du régime donc qui pense que pour monter dans le hit, il suffisait d’obliger les journalistes à chanter… ses louanges.  
par article la gazette de la grande ile publié dans : Monde
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Mardi 8 mars 2005
ARTICLE La Libre Belgique MobilitéRendre le vélo plus «visible» en ville C.S.(St.)Mis en ligne le 25/02/2005- - - - - - - - - - -  Pascal Smet a présenté son «plan vélo», destiné à accroître le nombre de cyclistes à Bruxelles.Les associations sont satisfaites dans l'ensemble.JOHANNA de TESSIÈRESOnze millions d'euros, c'est la somme que Pascal Smet (SP.A), ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, compte investir dans son «plan vélo» pour la Région Bruxelles-capitale cette année. Le plan s'étale sur cinq ans, de 2005 à 2009, et les investissements seront reconduits. «On a de l'argent pour cette politique», a déclaré, vendredi, le ministre devant la presse et des membres du Groupe d'action et de recherche des cyclistes quotidiens (Gracq). Et il compte bien l'utiliser. Dans la construction d'infrastructures d'une part. Avec l'extension des pistes cyclables aux 320 km de voiries régionales et la création d'un réseau de 19 itinéraires cyclables. Ou encore la mise en place de «points vélos», dans les grandes gares et stations de transports publics, permettant aux Bruxellois de louer, garer et faire réparer leur bicyclette. Par ailleurs, des rails installés dans les stations de métro et de tram permettront aux cyclistes d'embarquer plus facilement leur vélo à bord des transports publics.Fil rougeL'autre part importante du budget sera davantage consacrée à l'éducation, à la formation et à la promotion du vélo dans la ville. «Le fil rouge de ce plan, explique Pascal Smet, est de rendre visible le vélo, pour créer un effet boule de neige et inciter de plus en plus de gens à l'utiliser». Le plan est ambitieux, «mais il ne faut pas s'arrêter là», commente Bernard Dehaye, président du Gracq. Celui-ci se dit cependant «satisfait» et considère le plan comme «positif». «Cela fait dix ans que l'on nous fait des promesses sans qu'il y ait de véritable évolution. Aujourd'hui, il y a une réelle volonté d'accorder une place importante au vélo. Nous attendons de voir la suite mais, en tout cas, le budget est là et nos demandes ont été entendues». Beaucoup de points mis en avant par les associations cyclistes bruxelloises se retrouvent en effet dans ce plan, comme l'investissement dans la publicité et la sensibilisation du public.Bernard Dehaye regrette cependant que le «plan vélo» n'englobe pas davantage de compétences. «C'est peut-être à présent à nous, associations, d'aller voir les autres ministres - du Logement, de l'Emploi, etc. - et de leur demander de prendre à leur tour des mesures».Si la «Journée sans voiture», organisée en septembre dernier à Bruxelles, avait laissé place à une marée de cyclistes envahissant les rues de la capitale, le vélo n'a cependant pas la cote dans le quotidien des Bruxellois. Seulement 1pc des déplacements à vélo en Belgique se font à Bruxelles alors que la capitale représente 10pc de la population belge.La Région bruxelloise, qui compte se porter candidate à l'organisation du Vélo-City en 2009, sort donc les grands moyens. «A vélo, on peut mieux sentir la ville que dans ces petites boîtes que sont les voitures. C'est un moment de relaxation. Moi qui me déplace beaucoup d'une réunion à l'autre, j'ai l'impression que je ne travaille pas quand je prends mon vélo», raconte le ministre.© La Libre Belgique 2005
publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 8 mars 2005
Rendez-vous à 20H00 pile café de la mairie (nous allons à proximité) ou envoyer un mail à la déléguée pour connaitre le lieu de réunion définitif. Discussion à bâton rompue sur Cap 21, la politique, les enjeux angevins, etc...
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mardi 8 mars 2005
ARTICLE FRAGGO.COMLe vélo est moins dangereux qu'on ne le pense et plus il y a de cyclistes moins il y a d'accidents, tels sont les deux messages qu'a voulu faire passer la sécurité routière mardi à la veille du printemps, époque où les vélocyclistes remettent leurs machines en circulation. "En 2003, il y a eu 190 cyclistes tués et 848 blessés grièvement", a déclaré Rémy Heitz, délégué interministériel à la sécurité routière lors d'une conférence de presse. Sur les 8 premiers mois de 2004 (les chiffres de l'année entière n'ont pas encore été dépouillés par catégories), on dénombre 24 victimes de moins (-18,5%), a-t-il précisé. Les statistiques montrent qu'avec 0,4% de tués, les cyclistes sont les dernières victimes, derrière l'ensemble des usagers: 2,3% pour les piétons, 1,5% pour les deux roues motorisés et 1,3% pour les voitures. Actuellement, 4% des déplacements quotidiens sont effectués à vélo. On relève que "plus il y a de cyclistes, moins il y a d'accidents", a souligné pour sa part Geneviève Laferrère du Certu (Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques), sans développer les raisons de cette observation, multiples, a-t-elle dit. Les chiffres montrent aussi que les piétons (26%) et les automobilistes (24%) soufrent plus d'accidents au crâne que les cyclistes (17%), ce qui apporte de l'eau au moulin de ceux qui refusent le port obligatoire du casque. A cet égard, Monique Giroud, présidente de FUBicy, fédération française des usagers de la bicyclette, a souligné qu'en Australie, où le casque a été rendu obligatoire en 1990, la mesure "n'a pas eu d'influence significative sur la courbe des accidents mais a fait chuter de 30% en moyenne le nombre des utilisateurs". Elle a cependant relevé que les "deux populations à risque en vélo, les jeunes enfants et les sportifs", n'étaient pas dans sa fédération. Pour les cyclistes sportifs, Dominique Lamouller, président de la Fédération française de cyclotourisme, a déclaré qu'il n'était "pas favorable" au port obligatoire du casque mais qu'il le "préconisait". En 2004, 94% des participants aux actions de la fédération l'ont porté, a-t-il ajouté. "La question de l'obligation ne se pose pas aujourd'hui", a indiqué M. Heitz en rappelant que la sécurité routière "recommande le port du casque pour tous les usagers de vélo, adultes ou enfants, en ville comme à la campagne.
par Bernadette Caillard-Humeau publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 8 mars 2005
ARTICLE LEMONDE.FR | Rire est bon pour le cœur tandis que la déprime accroît les risques de mortalité, selon deux équipes de chercheurs dont les travaux respectifs ont été présentés lundi au deuxième jour de la conférence annuelle de l'American College of Cardiology. Comme l'exercice physique, une bonne dose quotidienne de rire peut avoir des effets comparables pour le système cardiovasculaire en stimulant la circulation sanguine, a expliqué le docteur Michael Miller de l'université du Maryland (Nord-Est), qui a dirigé cette recherche. En revanche, la dépression, qui s'accompagne souvent d'un style de vie malsain - tabagisme, alcool et abus de médicaments -, augmente de 44 % les risques de mortalité, a de son côté conclu le docteur Wein Jiang, de l'université de Caroline du Nord (Sud-Est), en citant son étude réalisée sur un millier de personnes ayant eu un accident cardiovasculaire.Selon le docteur Miller, "l'ampleur du changement observé dans l'endothélium - tissu tapissant la paroi interne des vaisseaux - est similaire chez des personnes qui rient à ce que nous pourrions voir chez celles se livrant à une activité physique intense"."Nous ne recommandons pas pour autant d'arrêter l'exercice mais bien rigoler un quart d'heure par jour tout en faisant de l'exercice trois fois par semaine doit probablement être une bonne combinaison pour le système vasculaire", a-t-il ajouté.Pour effectuer ces mesures, le docteur Miller a fait regarder des extraits de deux films, l'un comique et l'autre très stressant à un groupe de vingt volontaires homme et femmes, jeunes et en bonne santé.Les mesures effectuées par ces chercheurs sur les vaisseaux du bras ont montré une réduction du flot sanguin de 35 % chez 14 des 20 personnes pendant qu'elles regardaient le second film.Par contre, le volume de la circulation du sang a augmenté de 22 % chez la quasi-totalité (19) du groupe qui s'esclafait en visionnant le premier film."Puisque l'endothélium est la première couche de tissu où se développe l'artériosclérose, il est concevable, à la lumière de notre étude, que rire puisse jouer un rôle important pour réduire les risques cardiovasculaires", a expliqué Michael Miller devant l'American College of Cardiology (ACC). Il n'a toutefois pas pu déterminer l'origine physiologique des vertus du rire.L'INFLUENCE NÉFASTE DU STRESS MENTAL"Cela pourrait résulter du mouvement des muscles du diaphragme ou du fait que le rire provoque la sécrétion, dans le tissu nerveux, d'une substance chimique comme l'endorphine (un analgésique)", s'est interrogé ce scientifique.Il a aussi cité l'oxide nitrique, connu pour jouer un rôle dans la dilatation de l'endothélium. Selon lui, "il est possible que le stress mental neutralise la sécrétion de cette substance, déclenchant une contraction vasculaire".Lors de sa présentation lundi devant l'ACC, le docteur Jiang a expliqué que "le lien entre dépression et accroissement de la mortalité était indépendant d'autres facteurs comme l'âge ou le statut marital"."Environ la moitié de toutes les personnes ayant une insuffisance cardiaque meurt dans les cinq ans après le diagnostic et notre étude indique que ceux dans ce groupe souffrant de dépression modérée ont un risque beaucoup plus élevé (44 %) de décéder plus tôt", a-t-elle indiqué.Cette cardiologue n'a pas pu expliquer ce phénomène, avançant comme hypothèse le fait que les déprimés vivent "plus dangereusement". "Souvent ils fument, sont sédentaires et ont un mauvais régime alimentaire", a-t-elle dit.Mais ces deux recherches paraissent montrer comment des états d'âme peuvent avoir des effets physiologiques bien réels.Des chercheurs américains avaient publié en février une étude dans le New England Journal of Medecine établissant pour la première fois l'existence d'un syndrome cardiaque spécifiquement lié à une émotion forte baptisé "syndrome du cœur brisé".Avec AFP
par journal Le Monde publié dans : santé
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Mardi 8 mars 2005
COMMUNIQUE CAP 21 Loi sur l’eau : une réforme qui ne s’attaque pas à la racine du mal Corinne LEPAGE et CAP 21 sont déçus du manque d'ambition et de contenu du projet de réforme de la loi sur l'eau qui ne s’attaque pas aux véritables racines du mal. Cette réforme, attendue depuis de nombreuses années et sans cesse reportée comporte certes quelques éléments de satisfaction au regard des débits réservés, de la modulation et de la simplification des redevances de bassin, de la prise en compte des aires d’alimentation des captages, de la création d’un fonds de garantie pour couvrir les risques liés à l’épandage des boues de station d’épuration, des nouvelles possibilités offertes pour le financement de l’assainissement pluvial. Mais le projet pêche sur trois points majeurs : - il est injuste car il n'applique pas le principe pollueur-payeur et maintient sur les ménages la plus grande partie de l’effort (84% des contributions) en exonérant le contributeur principal : le monde agricole. Il fait également supporter des contributions supplémentaires aux pêcheurs pour la gestion des milieux aquatiques, sources de nombreuses inquiétudes dans les fédérations. - il ne permettra en aucun cas d'atteindre les objectifs de la directive en terme de qualité des eaux en ne s'attaquant pas sérieusement aux problèmes des pesticides et des nitrates. Ainsi le gouvernement s'apprête à alléger considérablement l'installation des porcheries et autres élevages industriels en relevant la plupart des seuils déclenchant des procédures de contrôle contraignantes. CAP 21 est fortement préoccupé par la dégradation rapide des ressources en eau par les nitrates et les pesticices, toutes les études convergeant dans le même sens (IFEN, réseaux de surveillance des Agences de l’Eau, synthèse de la DRASS Picardie…). La situation ne devrait pas s’améliorer rapidement et des mesures de réduction des intrants (azote et produits phytosanitaires) uniquement basées sur le volontariat ne suffiront pas ! - il peut être dangereux pour nos rivières en permettant la relance des politiques de barrage et en réduisant les garanties de qualité des rivières. CAP 21 demande l’amélioration substantielle du texte lors de son examen parlementaire en proposant notamment : - de prendre des dispositions transitoires qui viseraient à « sanctuariser » certaines zones du territoire pour garantir la production d’eau durant le temps nécessaire à la reconquête généralisée de la qualité des nappes (20-25 ans) - de mettre en œuvre le principe pollueur payeur sur les traitements agricoles pour réduire de manière drastique la contamination des eaux - de mettre en place des procédures de suivi et de contrôles très rigoureux sur l’épandage des boues - de systématiser l’obligation des conventions de rejets entre les industriels et les collectivités CAP 21 s’inquiète par ailleurs de l’évolution du prix de l’eau (doublement annoncé dans les 10 ans à venir) pour les ménages compte-tenu des retards accumulés de la France par rapport à ses obligations européennes et des problèmes de financement auxquels se retrouvent confrontées les Agences de l’Eau. A ce titre, CAP 21 demande le remboursement par l’Etat de la ponction de 210 millions d’euros effectuée en 2004 dans les caisses des Agences de l’Eau. Eric DELHAYEPorte-parole de CAP 21 Tel : 06 71 78 78 99ARTICLE LE MONDEdepuis aujourd'hui7 jours1 mois1 an1987-détailler A LA UNE internationaleuropefrancesociétérégionscarnethorizons analyses & forumsentreprisesmédiasaujourd'huimétéosportssciencesculturecinéma version texte CHAINESblogsexamens 2005financesforumsmots croisés / jeuxautomobileshopping ANNONCESemploiimmobilierautos - motos Le Monde en PDFLe quotidien pret à imprimer Abonnements OAS_AD('Left'); Le projet de loi sur l'eau ménage les agriculteurs et irrite les écologistes Le texte sera discuté en avril au Sénat. Le projet de loi sur l'eau présenté par le ministre de l'écologie et du développement durable, Serge Lepeltier, au conseil des ministres du 9 mars, met en colère les écologistes et satisfait les agriculteurs.L'enjeu : comment assurer une juste pénalisation des pollutions aquatiques ? Les agriculteurs sont responsables, par leurs rejets d'engrais et de pesticides, de la majeure partie de la pollution des cours d'eau et des nappes phréatiques françaises, mais ne payent qu'une part minime des redevances aux agences de l'eau. OAS_AD('Middle'); Or, la qualité des eaux ne s'améliore pas : d'après l'Institut français de l'environnement (IFEN), des pesticides sont présents dans 80 % des stations d'eau de surface et dans 57 % de celles d'eau souterraine, tandis que sur près la moitié du territoire la concentration de l'eau en nitrates dépasse 40 milligrammes par litre - la limite sanitaire est de 50 milligrammes. Cette situation a valu à la France cinq condamnations par la Cour européenne de justice pour non-respect des textes communautaires.Le projet de loi propose de réorganiser le système de gestion des eaux et de modifier le régime des redevances. En l'état, le texte opère un toilettage plus qu'un changement radical. Enumérant de nombreuses dispositions techniques, il vise à ne pas brusquer le monde agricole, confirmant le choix opéré à l'été 2004. En juillet, Hervé Gaymard, alors ministre de l'agriculture, avait déclaré à Ouest-France que "le premier ministre, confirmant la position du président de la République, a rendu son arbitrage : il n'y aura pas de nouvelle taxe prélevée sur les agriculteurs".C'est que l'avant-projet de l'époque envisageait encore d'étendre aux cultures intensives une "redevance élevage", payée par les plus grands éleveurs (les nitrates des eaux sont dus aux déjections des animaux, mais aussi aux engrais répandus sur les cultures)."Le principe pollueur-payeur restera très largement inappliqué, déplore l'association Eaux et Rivières de Bretagne. Les consommateurs continueront d'assurer 85 % du budget des agences de l'eau, l'agriculture, qui consomme les engrais chimiques et produit les lisiers, n'en supportant que 4 %." De son côté, l'association de consommateur UFC-Que Choisir "s'indigne qu'après des années de concertation le gouvernement choisisse la voie de l'immobilisme. L'UFC-Que Choisir demande une refonte totale du système de redevance des agences de l'eau qui doit obliger le pollueur à financer la pollution dont il est l'auteur". L'ENTRETIEN DES PAYSAGES Du côté agricole, la perception est différente. "Ce projet est équilibré, dit Pascal Ferey, pour la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). Il ne pénalise personne mais responsabilise tous les acteurs." Selon M. Ferey, "il faut reconnaître qu'à côté du principe pollueur-payeur, il y a le principe agriculteur-protecteur", la culture des terres permettant l'entretien des paysages. Un point de vue confirmé par le député (UMP) Jean-Claude Flory, auteur d'un rapport sur les redevances sur l'eau : "Tout dépend des endroits. Par exemple, en Ardèche, les agriculteurs ne polluent pas, mais jouent au contraire un rôle très positif contre les inondations, en stoppant l'érosion et le ruissellement."Un autre point du projet satisfait les agriculteurs en favorisant, à demi-mot, la création de retenues collinaires facilitant l'irrigation. Cette pratique est synonyme de gaspillage pour les écologistes. Le Sénat commencera à débattre du texte en avril.Hervé Kempf• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.03.05
publié dans : revue de presse
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Lundi 7 mars 2005
  par AFP, le 8-3-2005 à 17:28:22 Les quatre régions de la façade atlantique ont plaidé lundi 7 mars 2005 à Nantes, cinq ans après la marée noire provoquée par l'Erika, pour une meilleure coordination des moyens de lutte anti-pollution, une anticipation des risques et la reconnaissance du coût écologique. Les régions ont aussi fait un point sur l'état de la procédure judiciaire avec un procès pénal attendu en 2006 où doivent être représentées 60 parties civiles et dans lequel 19 personnes physiques ou morales sont poursuivies dont Total. Les quatre régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine (concernée par la catastrophe du Prestige principalement) ont annoncé leur volonté "de peser sur la réglementation et les procédures d'urgence pour protéger leur littoral". Les collectivités locales touchées par les marées noires de l'Erika et du Prestige sont réunies au sein d'une association "Ouest littoral solidaire". La catastrophe de l'Erika aura coûté un milliard d'euros aux collectivités publiques. "Ces affaires de pollutions marines sont aussi des affaires économique, si nous voulons que les choses changent, il faut faire changer l'équation économique", a considéré Corinne Lepage, ex-ministre de l'environnement de 1995 à 1997 (gouvernement Juppé) et avocate de plusieurs parties civiles dans le dossier de l'Erika. "Il faut que les pollutions coûtent le plus cher possible (NDLR: à leurs responsables), non pas pour être pénalisantes mais pour être dissuasives", a expliqué l'avocate, présidente de Cap 21, prenant pour exemple les lois appliquées aux Etats-Unis. Le milliard d'euros avancé par les collectivités publiques ne prend pas en compte les incidences écologiques sur la faune et la flore. Ainsi, selon l'Ifremer, entre 80.000 et 150.000 oiseaux marins ont été victimes de la pollution générée par le naufrage de l'Erika en décembre 1999. "On a tendance à parler de ce qui est mesurable financièrement. Or, un oiseau mazouté ça n'a pas de prix", a relevé Roselyne Bachelot (UMP), députée européenne et ministre de l'Ecologie de 2002 à 2004 qui considère qu'il est "absolument primordial que la législation du Fipol soit profondément modifiée car elle met des limites inacceptables à l'indemnisation écologique". Autres dégâts consécutifs à la catastrophe et difficilement quantifiables, ceux liés au nettoyage des côtes, parfois effectué de façon "sauvage", a rappelé Dominique Voynet, sénatrice Verts et ministre de l'environnement à l'époque de la catastrophe, de 1997 à 2001. "Les associations de protection de l'environnement insistent sur les dégâts qui ont été commis par le nettoyage", note la sénatrice qui a souligné l'importance de mettre en place une véritable coordination des moyens en cas de marée noire et de se doter d'outils favorisant l'anticipation de ce type de catastrophe. 400 km de côtes avaient été touchés par le pétrole de l'Erika. Depuis, la réglementation européenne a évolué, le contrôle des navires dans les ports a été renforcé (de 7% à 30% aujourd'hui en France). Depuis le naufrage du Prestige, le retrait des navires à simple coque s'est aussi accéléré mais les intervenants ont souligné le "décalage entre les règles adoptées au niveau européen et leur traduction concrète sur le terrain".
par media tropical AFP publié dans : mer-littoral
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Dimanche 6 mars 2005
ENFANTSL’éthno-puériculture Lassées de l’hypermédicalisation tous azimuts,les mamans piochent aujourd’hui dans les rites venus d’ailleurs pour élever leur bébé. Madame Figaro du samedi 5 mars 2005. Par Sophie Carquain. Illustration Jean-Manuel Duvivier [03 mars 2005] Manger comme en Océanie, masser comme en Inde, porter comme en Afrique, mettez-vous à l'éthno-puériculture.  Manger... comme en OcéanieAu Vietnam ou en Océanie, les bébés de douze mois et plus vaquent librement, devant le plat familial, grappillent un morceau de patate douce ou de poulet bouilli sans aucune notion de ration. Et ils adorent ! Pourquoi, sur les conseils du Dr Grandsenne, ne pas déposer, à même le plateau de sa chaise haute, de petits morceaux de pomme de terre (ou pâtes, carottes bien cuites...) qu’il écrase de son pouce ? C’est jubilatoire, ça lui fait apprécier les petits morceaux. Pour les bonnes manières, on verra plus tard. Berce comme... en AfriqueEn sari ou en hamac, les bercements ont toujours été un remède anti-bobos. Chez nous, après des années de médicalisation à outrance (fibroscopie, pH-métrie...) pour régler les problèmes de coliques du nourrisson, on s’en retourne à ces solutions autrement plus naturelles ! Avec le bercement, qu’il a connu pendant neuf mois in utero, le bébé retrouve une position de sécurité affective primordiale. D’où le sentiment de bien-être. Porter...à l'indonésienneEn Afrique (dans le dos) ou en Indonésie (sur la hanche), les mamans portent leur bébé à longueur de journée, tout en vaquant à leurs occupations. Et le bébé, constamment en mouvement comme in utero, à hauteur de la voix maternelle, s’en trouve très bien car pendant toutes ses phases d’éveil, il entend la voix de la mère et regarde le monde environnant, ce qui est un grand bénéfice pour son développement psychomoteur. Aujourd’hui, sur ce modèle, certains mettent en question les coques rigides et transats... et préconisent le kangourou dès la sortie de la clinique, non seulement pour sortir au jardin, mais aussi pour calmer les pleurs du soir à la maison. À savoir : un nouveau kangourou “ à l’indonésienne ”, à porter de façon latérale sur la hanche, est sorti récemment chez Premaxx (tél. lecteurs : 01.64.57.88.02). Peau à peauPour réchauffer le nouveau-né, les Inuits l’installent dans une poche en peau de phoque ou de renard, contre la peau nue de sa mère. Aujourd’hui, les maternités retrouvent ce réflexe archaïque, en particulier pour les prématurés de moins de trois kilos... Et pas uniquement, car tous les pédiatres, Edwige Antier en tête, préconisent ces siestes “ peau à peau ” avec bébé. C’est un prolongement de la fusion intra-utérine, ainsi que le “ co-sleeping ”, le partage du lit : “ En Occident, le bébé fait trop vite chambre à part, alors qu’il a besoin d’être rassuré et de continuer de percevoir les petits bruits qui le berçaient in utero. ” Selon la pédiatre, les bénéfices du peau à peau sont autant pour la mère que pour l’enfant : “ La maman apprend ainsi à ressentir immédiatement les besoins de son bébé. ”Masser comme...en IndeLe “ baby massage ” est un rituel fondamental en Afrique et en Inde, destiné, entre autres, à “ donner une âme ” au bébé et à le protéger contre les mauvais esprits. On masse le bébé avec de l’huile de palme (au Togo) ou de l’huile d’olive (au Maghreb) avant de le parfumer avec de l’encens. Moins spirituel chez nous, le massage est de plus en plus pratiqué. On a constaté ses bienfaits sur les petits prématurés, qui gagnent plus rapidement du poids et sortent plus rapidement de la maternité. C’est pourquoi nombre de centres de PMI (protection maternelle et infantile) proposent aujourd’hui des ateliers de massage (gratuits) entre mère et enfant. - Mode d’emploi : réchauffez un peu d’huile de massage entre vos mains (de la vaseline pour les prématurés, dont la peau est hyper-absorbante), commencez par quelques caresses sur le torse, massez bras et jambes “ vers l’intérieur ”, sans les écarter (car le nourrisson était en boule dans le corps de la mère). Et massez jusqu’au bout des doigts et des orteils. Si, le premier mois, il faut rester soft, on peut se montrer beaucoup plus tonique ensuite, il suffit de voir avec quelle vigueur une maman africaine se met à masser son bébé ! - Les effets ? Bébé acquiert une conscience précoce de son corps et devient plus tonique et plus calme (les massages évacuent les petites tensions de la journée). À pratiquer pendant les pauses détente pour calmer le chérubin pendant les longs voyages en voiture cet été. À LIRE“ Mon bébé mange bien ”, “ Mon bébé dort bien ”, d’Edwige Antier (éd. Balland/Jacob-Duvernet) ; “ Des bébés et des hommes ”, de Catherine Rollet et Marie-France Morel (éd. Albin Michel) ; “ Bébé, dis-moi qui tu es ”, de Philippe Grandsenne (éd. Bayard) ; “ Masser bébé ”, de Rachel Izsak Simonet (éd. Jouvence).
par Madame Figaro publié dans : santé
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