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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Dimanche 6 mars 2005
ENFANTSL’éthno-puériculture Lassées de l’hypermédicalisation tous azimuts,les mamans piochent aujourd’hui dans les rites venus d’ailleurs pour élever leur bébé. Madame Figaro du samedi 5 mars 2005. Par Sophie Carquain. Illustration Jean-Manuel Duvivier [03 mars 2005] Manger comme en Océanie, masser comme en Inde, porter comme en Afrique, mettez-vous à l'éthno-puériculture.  Manger... comme en OcéanieAu Vietnam ou en Océanie, les bébés de douze mois et plus vaquent librement, devant le plat familial, grappillent un morceau de patate douce ou de poulet bouilli sans aucune notion de ration. Et ils adorent ! Pourquoi, sur les conseils du Dr Grandsenne, ne pas déposer, à même le plateau de sa chaise haute, de petits morceaux de pomme de terre (ou pâtes, carottes bien cuites...) qu’il écrase de son pouce ? C’est jubilatoire, ça lui fait apprécier les petits morceaux. Pour les bonnes manières, on verra plus tard. Berce comme... en AfriqueEn sari ou en hamac, les bercements ont toujours été un remède anti-bobos. Chez nous, après des années de médicalisation à outrance (fibroscopie, pH-métrie...) pour régler les problèmes de coliques du nourrisson, on s’en retourne à ces solutions autrement plus naturelles ! Avec le bercement, qu’il a connu pendant neuf mois in utero, le bébé retrouve une position de sécurité affective primordiale. D’où le sentiment de bien-être. Porter...à l'indonésienneEn Afrique (dans le dos) ou en Indonésie (sur la hanche), les mamans portent leur bébé à longueur de journée, tout en vaquant à leurs occupations. Et le bébé, constamment en mouvement comme in utero, à hauteur de la voix maternelle, s’en trouve très bien car pendant toutes ses phases d’éveil, il entend la voix de la mère et regarde le monde environnant, ce qui est un grand bénéfice pour son développement psychomoteur. Aujourd’hui, sur ce modèle, certains mettent en question les coques rigides et transats... et préconisent le kangourou dès la sortie de la clinique, non seulement pour sortir au jardin, mais aussi pour calmer les pleurs du soir à la maison. À savoir : un nouveau kangourou “ à l’indonésienne ”, à porter de façon latérale sur la hanche, est sorti récemment chez Premaxx (tél. lecteurs : 01.64.57.88.02). Peau à peauPour réchauffer le nouveau-né, les Inuits l’installent dans une poche en peau de phoque ou de renard, contre la peau nue de sa mère. Aujourd’hui, les maternités retrouvent ce réflexe archaïque, en particulier pour les prématurés de moins de trois kilos... Et pas uniquement, car tous les pédiatres, Edwige Antier en tête, préconisent ces siestes “ peau à peau ” avec bébé. C’est un prolongement de la fusion intra-utérine, ainsi que le “ co-sleeping ”, le partage du lit : “ En Occident, le bébé fait trop vite chambre à part, alors qu’il a besoin d’être rassuré et de continuer de percevoir les petits bruits qui le berçaient in utero. ” Selon la pédiatre, les bénéfices du peau à peau sont autant pour la mère que pour l’enfant : “ La maman apprend ainsi à ressentir immédiatement les besoins de son bébé. ”Masser comme...en IndeLe “ baby massage ” est un rituel fondamental en Afrique et en Inde, destiné, entre autres, à “ donner une âme ” au bébé et à le protéger contre les mauvais esprits. On masse le bébé avec de l’huile de palme (au Togo) ou de l’huile d’olive (au Maghreb) avant de le parfumer avec de l’encens. Moins spirituel chez nous, le massage est de plus en plus pratiqué. On a constaté ses bienfaits sur les petits prématurés, qui gagnent plus rapidement du poids et sortent plus rapidement de la maternité. C’est pourquoi nombre de centres de PMI (protection maternelle et infantile) proposent aujourd’hui des ateliers de massage (gratuits) entre mère et enfant. - Mode d’emploi : réchauffez un peu d’huile de massage entre vos mains (de la vaseline pour les prématurés, dont la peau est hyper-absorbante), commencez par quelques caresses sur le torse, massez bras et jambes “ vers l’intérieur ”, sans les écarter (car le nourrisson était en boule dans le corps de la mère). Et massez jusqu’au bout des doigts et des orteils. Si, le premier mois, il faut rester soft, on peut se montrer beaucoup plus tonique ensuite, il suffit de voir avec quelle vigueur une maman africaine se met à masser son bébé ! - Les effets ? Bébé acquiert une conscience précoce de son corps et devient plus tonique et plus calme (les massages évacuent les petites tensions de la journée). À pratiquer pendant les pauses détente pour calmer le chérubin pendant les longs voyages en voiture cet été. À LIRE“ Mon bébé mange bien ”, “ Mon bébé dort bien ”, d’Edwige Antier (éd. Balland/Jacob-Duvernet) ; “ Des bébés et des hommes ”, de Catherine Rollet et Marie-France Morel (éd. Albin Michel) ; “ Bébé, dis-moi qui tu es ”, de Philippe Grandsenne (éd. Bayard) ; “ Masser bébé ”, de Rachel Izsak Simonet (éd. Jouvence).
par Madame Figaro publié dans : santé
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Vendredi 4 mars 2005
ARTICLE LE FIGARO L'Eglise anglicane leur promet la dignité épiscopale d'ici à 2010 Bientôt des femmes évêques en Angleterre Londres : de notre correspondant Jacques Duplouich [04 mars 2005] Bon gré, mal gré, l'Eglise établie d'Angleterre s'efforce d'épouser exigences et conventions du temps. Ainsi, au terme d'une longue réflexion, le synode anglican, réuni récemment à Londres, a décidé d'entamer, en juillet prochain, le processus légal autorisant la levée des interdictions faites aux femmes d'accéder aux fonctions épiscopales. Un pas décisif vers la nomination à la fin de la décennie, dit-on, de la première évêque du Royaume-Uni. Le tabou une fois levé, la voie de l'archevêché de Canterbury sera ouverte au sexe dit faible. Du coup, les considérations théologiques et spéculatives – saint Paul : «Le Christ est le chef de tout homme et l'homme est le chef de la femme» ; saint Augustin : «Homme tu es le maître, la femme est ton esclave, c'est Dieu qui l'a voulu» ; saint Thomas d'Aquin : «En tant qu'individu, la femme est un être chétif et défectueux» – s'abolissent, officiellement, dans l'aberration misogyne qu'elles expriment. La mise en pièce avait débuté d'ailleurs en 1992, quand le synode s'était prononcé en faveur de la prêtrise féminine. Deux ans plus tard, les femmes prenaient la relève des hommes dans les paroisses. Non sans effervescence au sein de l'institution anglicane. Certains fidèles, acquis aux principes défendus par Jean-Paul II sur le statut des prêtres, préféraient rejoindre l'Eglise de Rome. D'autres organisaient la résistance dans les paroisses même, refusant par voie électorale le sacerdoce des femmes. 720 pasteurs renonçaient, avec indemnités, à leur sacerdoce. Pourtant, le mouvement lancé – l'adéquation de l'Eglise et de son siècle – semble irrépressible. Les femmes constituent, aujourd'hui, 20% du clergé anglican. En 2004, leur nombre a dépassé celui des hommes dans les ordinations pastorales. Pourquoi, donc, seraient-elles interdites de promotion épiscopale ?, interrogent les plus militantes d'entre elles. «Homme ou femme, ce qui compte c'est que l'évêque soit bon, un point c'est tout», soutient Christina Reeves, présidente du groupe de pression Les Femmes dans l'Eglise. Contre cette opinion partagée par le clan «libéral» de l'institution, les orthodoxes s'insurgent. «Il n'y a pas de précédent biblique justifiant cette orientation, estiment-ils. Tous les disciples du Christ étaient des hommes», ajoutent-ils. Et que des femmes aient, un jour, «autorité sur les hommes dans leur capacité religieuse serait une erreur». Réserves d'arrière-garde, apparemment. Les enquêtes au sein de l'Eglise d'Angleterre indiquent que 85% de ses 2,5 millions de fidèles, mais moins d'un million de pratiquants réguliers, ne voient pas d'objection à la perspective de femmes évêques. Et 4 seulement des 43 évêques actuels s'y opposent. D'ailleurs, les femmes ayant accédé à la dignité d'évêque sont légion hors d'Angleterre – Etats-Unis, Canada et Nouvelle-Zélande notamment. C'est dans ce dernier pays qu'en novembre 1989, Penny Jamieson a été élue la première évêque de la congrégation anglicane. «Quiconque lit l'histoire de l'Eglise ne peut pas ne pas être impressionné par l'apostolat des femmes chrétiennes tout au long des siècles», commente le très révérend Michael Nazir-Ali, évêque de Rochester. Pourquoi l'Histoire s'arrêterait-elle ?
par article Le Figaro/ Jacques Duplouich publié dans : Monde
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Vendredi 4 mars 2005
Monsieur le Maire, chers collègues, nous sommes confrontés lors de l’élaboration d’un budget au choc des ambitions et des possibilités, des marges de manœuvre et des priorités. Je préciserai : au choc des discours et des actions. Le rôle de l’opposition tel que nous la concevons n’est pas l’opposition systématique mais la mise en œuvre de la critique, au sens noble, qui, avec le recul que nous confère notre absence de pouvoir, doit aider la démocratie communale à progresser et doit être considéré par le pouvoir en place comme, tout au moins, un retour d’information à prendre en compte. Ainsi mes collègues Laurent Gérault et Bernard Dupré ont su déjà pointer en particulier la dérive des dépenses de fonctionnement, la nécessité de prendre en compte une population angevine dont le revenu n’est pas élevé et la priorité à donner à l’emploi. A partir de ces repères de base qui ont été développé, je veux pointer maintenant l’action effective dans deux domaines. Vous ne vous étonnerez pas que j’aborde un sujet qui m’est cher, la petite enfance, car il définit très exactement la place qu’une municipalité veut bien donner à l’enfant et à l’avenir de sa ville. Il est évident que Madame Caillat-Drouin a fort à faire pour convaincre votre équipe de donner les moyens d’une bonne politique en la matière, et ce ne sont pas ses collègues qui l’aident toujours en disant que, je cite, « la petite enfance n’a qu’un temps », traduction : deux-trois ans de galère sont bien vite oubliés par les jeunes parents angevins. C’est une façon de voir et ce n’est pas la mienne ni sûrement celle de votre adjointe et je salue les embauches faites cette année pour mieux pointer le retard d’Angers en matière de petite enfance. Si je reviens à la charge chaque année, c’est parce que les ouvertures ne correspondent pas à la demande. Les faits sont têtus et ils sont là : 25 places en crèches ont été crées l’an passé et on n’a jamais fait si peu : 44 en 2002, 58 en 2003 alors qu’on a encore beaucoup de chemin à faire. Mes remarques sont basées sur la réalité et un simple sondage auprès des jeunes parents angevins montrent la persistance des problèmes de garde. Ce que je dis depuis le début de la mandature, les journalistes du magazine Femina le confirment, à travers une enquête parue le 6 février pour savoir comment les villes répondent aux besoins des tout-petits et de leurs parents. Angers est au bas du tableau. Pour le budget municipal Angers est 30ème/42 , vous consacrez en terme de fonctionnement et investissement 1863 euros par enfant de moins de trois ans tandis que Grenoble, en tête du classement y consacre près de 5000 euros. Ce choix budgétaire se répercute évidemment sur l’offre : ainsi Angers est en 35ème/42 pour le nombre de places en crèche. Angers propose 115 places en crèche pour 1000 enfants de moins de trois ans tandis que, pour exemple, Paris en propose 408 et Ajaccio 324, dans des villes comparables à la notre Rennes, Tours, Grenoble, Dijon proposent plus de 250 places pour 1000 enfants. Et de notre côté, le budget d’investissement régresse même cette année de 560000 Euros il passe à 400 000 euros. Il y a un retard à combler, qui n’est toujours pas comblé. Les mesures gouvernementales de professionnalisation de la profession et d’aides à la création de crèches d’entreprises devraient booster notre trop lente progression. L’autre point que je voudrais aborder cette année est celui de la démarche du développement durable parce que vous l’écrivez, il s’agit de« l’axe stratégique de développement ». « Angers veut devenir la capitale européenne du développement durable »(cf notre planete.com et voir sur le site web de la ville). Reconnaissons que c’est mieux que de se cantonner à un « laboratoire » du développement durable et il y a là une ambition réelle, mais dans les faits , le problème est que nous n’en sommes souvent qu’au projet, que vous parlez au futur alors que ici et maintenant la ville pourrait s’engager par exemple dans le redéploiement et l’amélioration de l’offre de bus, dans les aménagements cyclables au lieu d’être ou de frôler l’illégalité dans ses reprises de chaussée, la ville pourrait déjà élargir le plateau piétonnier qui, n’en déplaise à Monsieur Raoul, n’a pas été étendu, dans la continuité, depuis un quart de siècle. Cette politique environnementale que vous affichez devrait se traduire encore par exemple par un suivi quotidien des rejets de l’usine d’incinération de la Roseraie au lieu de se contenter des deux contrôles annuels sans surprise. C’est vers la transparence et l’information que nous devons aller, et puis le développement durable est-ce pour le président de l’agglomération que vous êtes de s’embarquer dans un projet de nouvelle usine d’incinération alors que les alternatives à cette méthode de traitement des déchets non vertueuse sont pleine d’avenir, prometteuses et permetteraient d’allier image et réalités du développement durable. Ainsi de la Revue Angers 21, du reste une bonne petite revue de communication -si on ne les multiplie pas- au concept est très intéressant qui propose interventions d’experts et partage d’expérience : Illustration de mon propos : les réalisations angevines qui y sont décrites dans le dernier numéro sont encore bien maigres : projet de plan de déplacement entreprise pour la ville et du CCAS, le prêt de 300 vélos (quand on en compte 2000 à Bordeaux) et l’opération d’incitation à la marche ou au vélo pour aller à l’école qui ne concerne que 4 écoles Il manque à l’ambition d’être transformée. Nous ne sommes pas en mesure de répondre aux objectifs de Kyoto, et cette contradiction entre le discours et les actes ne permettent pas de voter le budget. Je vous remercie de votre attention.Bernadette Caillard-Humeau
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Vendredi 4 mars 2005
ARTICLE LE MONITEUR EXPERT Le coût de la gestion des déchets municipaux a "globalement doublé" dans la dernière décennie, mais devrait augmenter moins fortement dans les années à venir, estime l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).Les déchets municipaux recouvrent les ordures ménagères (ménages, commerçants et artisans), les objets encombrants, les boues d'épuration et les déchets d'élagage.L'établissement public a donné cette indication à la presse à l'occasion de la signature d'un accord formalisant sa coopération avec Eco-Emballages et Adelphe.Ces deux sociétés perçoivent une contribution des industriels ou des distributeurs pour les emballages des produits qu'ils mettent sur le marché (papiers-cartons, canettes et autres emballages métalliques, plastique, verre).Avec cet argent, elles aident les collectivités locales à instaurer et à faire fonctionner la collecte sélective des ordures ménagères.Le "point vert" appliqué sur l'emballage indique le paiement de la contribution, que l'emballage soit recyclable ou non.Selon l'Ademe, le coût de gestion des déchets municipaux varie de 130 à 220 euros par tonne, soit 40 à 95 euros par habitant et par an, avant déduction de tout soutien financier.Si l'on tient compte des aides et de la vente aux ferrailleurs par les communes des matériaux recyclables, le coût tombe à 100-175 euros la tonne, soit 30 à 75 euros par habitant et par an.D'après l'Ademe, le nouveau barème du "point vert" permettra de financer 60% en 2008 du coût de gestion des emballages usagés en 2008 contre 45% en 2003.
par article Le Moniteur Expert publié dans : déchets
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Vendredi 4 mars 2005
ARTICLE OUEST FRANCE Le budget 2005 âprement discuté Le maintien des taux d'imposition examiné hier soir au conseil municipal Le conseil municipal a adopté hier soir le budget 2005, qui a suscité un long débat. La majorité souligne le niveau record d'investissement et le maintien des taux d'imposition. L'opposition, qui a voté contre, réclame la maîtrise des dépenses de fonctionnement et la baisse de la taxe foncière. Les finances de la ville sont saines. Nouvelle démonstration, hier soir au conseil municipal, lors du vote du budget 2005. Avec un endettement zéro, la majorité a pu proposer le maintien des taux d'imposition. Ils n'ont pas bougé depuis 1983 Les contribuables verront pourtant leurs impôts augmenter, à cause des hausses de 8 % du département et de 20 % de la région. Sans oublier l'agglomération qui va faire bondir la taxe d'enlèvement des ordures ménagères de près de 25 %.Pour « agir pour les Angevins », le maire Jean-Claude Antonini préfère « privilégier la performance budgétaire ». Résultat, un investissement record et des dépenses de fonctionnement en hausse pour « accompagner au quotidien les Angevins ». Il a présenté un « budget de combat » dans un contexte économique difficile, dont le développement relève de l'agglomération. « Mais les seuls investissements de la Ville représentent 330 emplois induits. »Avec un taux de chômage de près de 14,5 % à Angers, « la Ville ne peut pas se désengager de la question de l'emploi », a martelé Laurent Gérault, le porte-parole de l'opposition. « Il n'y a pas de ligne de force dans votre budget. L'emploi doit être cette priorité. »Le maintien des taux d'imposition n'a pas été salué par l'opposition, qui a voté contre le budget. Elle réclame une baisse de la taxe foncière, l'une des plus élevées dans les communes de cette strate. Une telle mesure devrait permettre de favoriser l'accession à la propriété. « Seuls 29,4 % des foyers angevins sont propriétaires. » La Ville pourrait agir avec « la maîtrise du foncier et en maîtrisant les programmes destinés aux investisseurs privés. »André Despagnet, l'adjoint aux finances, a remarqué qu'en additionnant la taxe d'habitation et la taxe foncière, la fiscalité angevine se situait juste en-dessous de la moyenne de la strate. « Le propriétaire occupant est donc moins imposé que dans d'autres villes. »La petite enfance à la traîne« Une baisse de 5 % de la taxe foncière ne serait pas significative », a assuré Jean-Claude Antonini. Pour faire baisser le prix du foncier et favoriser ainsi l'accession à la propriété, le maire mise plus sur la politique locale d'urbanisme. « Nous avons déjà fait des réserves foncières. Et nous sommes en train d'établir l'inventaire des terrains à bâtir dont nous sommes propriétaires pour les présenter aux bailleurs sociaux. » La Ville est aussi en négociation pour les terrains autour du Marché d'intérêt national.« Nous sommes une ville pauvre qui a l'immobilier le plus cher, c'est un paradoxe », a remarqué Bernard Dupré. Le conseiller d'opposition a par ailleurs fustigé l'augmentation des dépenses de fonctionnement de 4 %, « le double de l'inflation. Depuis 2001, la hausse s'élève à 18 %. En grande partie à cause de l'explosion des charges générales, qui traduit un dérapage des dépenses de communication et de représentation. Il faudrait limiter ces dépenses à l'inflation. » Bernadette Caillard-Humeau, au nom de l'opposition, a regretté les efforts trop faibles en direction de la petite enfance. « Les ouvertures de places en garderie ou en crèches sont encore loin de correspondre à la demande. Angers est en queue de peloton. » Martine Caillat-Drouin, l'adjointe à l'enfance, s'est pourtant félicitée de son budget. « Quand il s'agit de la construction de l'humain, ce sont de véritables dépenses de fonctionnement, pas des dérives. »Élue de l'opposition, Margaret Péry s'était attirée les foudres de son groupe l'an dernier en votant le budget. Cette année, elle a voté contre. « J'avais demandé une baisse même symbolique de la taxe foncière. » Mais cette fois, elle a provoqué la colère de Jean-Claude Antonini en mettant en doute l'honnêteté de subventions à certaines associations. « Attention à la diffamation ! » a tonné le maire. Margaret Péry a préféré rejoindre les bancs du public. Acte fort de la politique, le budget suscite toujours les passions. Guillaume BALLARD.
par article Ouest France/Guillaume Ballard publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Jeudi 3 mars 2005
ARTICLE LIBERATION Patrick Artus, économiste, déplore que les bénéfices des grandes entreprises profitent aux actionnaires au détriment de l'investissement : «Le capitalisme est en train de s'autodétruire» Par Laurent MAURIAC Le festival des profits continue. Après Total, BNP Paribas, Société générale, L'Oréal, qui ont atteint des sommets, Bouygues a annoncé hier un bénéfice plus que confortable (lire ci-dessous). Cette vague de profits sans précédent provoque un débat sur leur utilisation, les entreprises favorisant les actionnaires au détriment de l'investissement ou des salariés. Chef économiste de la banque Ixis (filiale de la Caisse d'épargne) et de la Caisse des dépôts, l'économiste Patrick Artus y voit le signe d'un «capitalisme sans projet». «Les entreprises disposent de montants considérables de cash dont elles n'ont pas l'usage», observait-il dans une note de conjoncture parue en août dernier.Des profits élevés, n'est-ce pas une bonne nouvelle pour l'économie ?Non, parce que les entreprises ne les utilisent pas pour investir. Selon les dernières études de l'Insee, on n'observe aucune remontée de l'investissement. Aujourd'hui, on a un niveau de profit record qui est rendu à l'actionnaire sous forme de dividendes ou de rachats d'actions et qui ne va pas à des choses utiles.Pourquoi ces profits ne servent-ils pas à investir ?La mondialisation génère ça, avec les délocalisations, la montée du chômage industriel. Elle affaiblit le pouvoir de négociation des salariés et fait disparaître les besoins d'investissement. Les entreprises n'ont pas besoin de capacités supplémentaires sur leur territoire, elles préfèrent les transférer dans les pays à bas salaires, où le coût des investissements est plus faible. C'est, par exemple, le cas dans l'industrie automobile avec les usines ouvertes par les constructeurs français dans les pays d'Europe centrale. Le fond du problème, c'est le niveau de rendement, au moins 15 %, demandé aux entreprises par les actionnaires. Avec de telles exigences, les grands groupes cotés n'ont plus la possibilité de faire des investissements normaux. C'est l'arrêt de la recherche, la renonciation à des projets à horizon long. La mondialisation fait croire un temps que ce type de rendement peut être obtenu. C'est un leurre. Quand le patron de Deutsche Bank se fixe pour objectif un taux de 25 %, cela n'a plus aucun sens. Le capitalisme est en train de s'autodétruire avec ce genre d'exigence.Comment changer cet état de fait ?Une partie importante de l'exigence de rentabilité provient des fonds de pension anglo-saxons qui se font concurrence sur la base de performances mensuelles. Ce qui crée une surenchère dans la demande de rentabilité. Il faut donc convaincre les investisseurs d'introduire des objectifs de long terme dans la gestion de leurs fonds. Certains groupes résistent. Jean-Louis Beffa (PDG de Saint-Gobain, ndlr) ou Bertrand Collomb (patron de Lafarge, ndlr) ont réussi à faire comprendre à leurs investisseurs américains qu'ils pouvaient se contenter d'un rendement de 10 %, dans leur intérêt à long terme. Il serait destructeur pour ces groupes d'aller chercher 20 %. Ce sont ceux qui ont tenu bon qui auront raison.Les dividendes ne reviennent-ils pas dans l'économie sous forme de consommation ?Non. D'une part, 50 % des actions des sociétés du CAC40 sont détenues par des non résidents. En outre, il existe une différence de comportement entre la France et l'Europe continentale d'un côté, les pays anglo-saxons de l'autre. Chez les premiers, on dépense moins les revenus du capital que les revenus du travail. Chez les seconds, on les dépense autant. C'est une différence entre les pays à fonds de pension et les autres.Ce qui pourrait plaider pour l'existence de fonds de pension en France...Ce n'est pas la bonne manière de poser la question du système de retraite. La bonne dose entre capitalisation et répartition se détermine en fonction du cycle démographique. Aujourd'hui, ce n'est certainement pas le bon moment d'introduire des fonds de pension en France. On est à un stade où le nombre de vendeurs d'actifs financiers excéderait celui des acheteurs, ce qui affaiblirait tout le système par capitalisation.Le niveau élevé des profits s'explique-t-il par la modération salariale ?Oui, une moitié de la hausse des profits provient selon nos études de la déformation du partage des revenus, en faveur du capital et au détriment du travail. Nous assistons en France à un glissement depuis la mi-2003. En 2004, la productivité augmente de 1,8 %, les salaires réels de 0,5 %. Autrement dit, il y a 1,3 % qui n'est pas donné aux salariés. L'autre moitié de la hausse des profits vient de la baisse des coûts engendrée par les délocalisations. C'est un cercle vicieux. Les profits ne sont pas investis. La masse salariale augmente à peine de 0,6 %. Cela pénalise la demande intérieure, les créations d'emplois. Il faut rompre ce cercle.Beaucoup réclament un meilleur partage des revenus en augmentant les salaires...Ce n'est pas forcément la bonne méthode. Ce serait mettre en danger la compétitivité des entreprises françaises. De même, développer l'actionnariat salarié, comme l'envisage le gouvernement, n'est pas suffisant. Cette solution écarterait les PME. En effet, seuls 15 % des salariés de petites entreprises ont une participation. Je préconise une autre solution pour parvenir à un partage plus correct des revenus : que les entreprises baissent leurs prix. En effet, les consommateurs ne bénéficient pas suffisamment du seul effet favorable de la mondialisation : l'accroissement du pouvoir d'achat. Beaucoup de secteurs souffrent d'un manque de concurrence. Rendre aux consommateurs les profits par une baisse des prix nécessite un changement de position gouvernementale, en réformant par exemple la loi Galland (aux effets inflationnistes dans la grande distribution, ndlr).
par Laurent Mauriac, journal libération publié dans : Economie
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Jeudi 3 mars 2005
ARTICLE LE MONDE A Angers, le procès sans précédent de la pédophilie et de l'inceste La cour d'assises du Maine-et-Loire à Angers juge, à partir du jeudi 3 mars, 66 personnes pour des viols et agressions sexuelles sur 45 enfants, dont certains étaient âgés de quelques mois à l'époque des faits. L'existence d'un réseau "familial et parafamilial" est envisagée. Dans la famille v., il y a le grand-père, Philippe. Il a d'abord dit que son propre père lui avait fait subir des attouchements sexuels, mais a expliqué ensuite que c'était pour bénéficier des circonstances atténuantes pendant son procès. Son procès pour le viol de son fils Franck, 16 ans à l'époque, et de ses filles, dont Lydia, quand celle-ci avait entre 2 et 6 ans. OAS_AD('Middle'); Il est sorti de prison en 1998, juste à temps pour participer aux viols organisés, à son tour, par Franck sur ses petites filles de 5 et 6 ans, son garçon de 1 an et le petit de Lydia, 2 ans.Le fils, Franck, est l'un des organisateurs du cercle de prostitution d'enfants, dont les siens : l'une de ses filles, 4 ans en 1999, a été abusée au moins quarante-cinq fois. Patricia, son épouse, tenait les comptes et participait aux agressions. Elle a elle-même été violée à 6 ans par son père, Jean-Claude M., qui a, lui aussi, agressé sa petite-fille.Le dossier qui est examiné à partir du jeudi 3 mars par la cour d'assises du Maine-et-Loire, à Angers, est effrayant. 66 accusés, dont 27 femmes, sont jugés pendant quatre mois pour de lourds sévices sexuels sur 45 enfants, âgés de quelques mois à 12 ans, entre janvier 1999 et février 2002.Trois couples sont au cœur du premier cercle. Ils ont prostitué leurs enfants, ceux de "leurs voisins, amis, parrains et marraines" selon l'accusation, contre quelques centaines de francs chaque semaine ou des colis alimentaires. Les "fournisseurs d'enfants", qui proposaient aux adultes comme à leurs petits de venir "jouer au docteur", ont participé aux sévices, couché avec d'autres adultes devant les enfants, toutes générations confondues, "dans un climat d'inceste général où tout le monde a perdu sa place", relève Me Alain Fouquet, l'un des avocats des victimes.La plupart des accusés, en dehors d'une assistante sociale et d'un journaliste, étaient sous perfusion sociale, vivaient du RMI. Plusieurs d'entre eux ne savent pas lire, n'ont pu passer le permis de conduire, beaucoup étaient sous tutelle ou curatelle. "C'est le quart-monde, explique Me Monika Pasquini, l'avocate de deux des accusés. Certains sont à la limite de la débilité intellectuelle."Ils sont nombreux à avoir été victimes d'abus sexuels dans leur enfance : Franck V., sa femme Patricia, ses sœurs Lydia, Christelle et Karine, son frère Bertrand, sa tante Nathalie, violée par son propre frère ; Magali R. ; Marie-Laure T. ; Nathalie P. ; Franck B. ; Didier R., violenté par son frère Philippe, qui dit l'avoir été, lui, par un prêtre.Certains "clients" étaient, eux, "en costume-cravate" et n'ont pas été retrouvés. Quelques autres étaient cagoulés, trois d'entre eux ont été identifiés. Reste notamment le mystère de "l'homme au caducée", un homme âgé, "gros et suant" selon un accusé, qui portait un caducée au revers, et celui de "la femme tatouée", avec "un tatouage d'aigle" ou de vipère sur le triceps. Le dossier a été disjoint en mai 2004 et la juge d'instruction, Virginie Parent, cherche d'autres victimes, d'autres agresseurs et la trace des films et des photos que plusieurs accusés reconnaissent avoir pris.C'est assez pour évoquer l'hypothèse d'un réseau, ce que les avocats envisagent avec prudence. "Il est certain qu'il y avait de l'argent qui circulait, indique Me Nicolas Orhan, l'avocat de deux accusés, mais quand vous voyez le niveau social des agresseurs, le bazar monstrueux qu'était l'appartement des V., où se passaient les partouzes, vous avez du mal à l'imaginer."S'il s'agit de réseau, "c'est un réseau familial et parafamilial, indique Me Meriem Baba-Roncière, l'avocate d'une partie des victimes, sur lequel se sont greffés des personnages qui ont participé au détournement d'enfants, devenus des objets sexuels". "MANIPULATEURS ET PERVERS" L'ombre d'Outreau rôde évidemment sur le procès d'Angers. Mais les avocats ne croient pas que les mêmes dérapages se reproduiront. Même si un tiers des accusés nient les charges, celles-ci ne reposent pas sur la seule parole des enfants. "Ce n'est pas le procès de l'instruction, qui a été très correctement menée, reconnaît Me Pascal Rouiller, l'avocat de trois des accusés, mais c'est une instruction à sens unique : il s'agissait d'identifier les agresseurs, point. Sans s'intéresser aux carences du suivi judiciaire ou des services sociaux. Sur 35 familles, toutes plus ou moins suivies, il est quand même bizarre que les travailleurs sociaux n'aient rien vu."L'attaque "ulcère" le docteur Christian Gillet, premier vice-président du conseil général, chargé des affaires sociales : "Les travailleurs sociaux ont fait leur travail, ce ne sont pas des policiers. Ils se sont fait abuser par des adultes particulièrement manipulateurs et pervers. La justice aussi s'est fait berner."C'est vrai : Eric J., pédophile récidiviste, était alors sous sursis avec mise à l'épreuve, tout comme Philippe R., Bernard L., ou Franck V., sous contrôle judiciaire de juillet 2001 à février 2002. Les signalements ont-ils tous été transmis et le parquet des mineurs d'Angers y a-t-il toujours donné suite ? "Le procès éclairera ce point-là", répond prudemment le docteur Gillet.Me Alain Fouquet, l'un des avocats des enfants, a lui aussi relevé "deux ou trois éléments qui suscitent de vraies questions". "Mais c'est d'abord le procès des pédophiles, proteste Me Baba-Roncière, partie civile. Ceux qui accréditent la thèse de la responsabilité des services sociaux sont dans le déni."Le procès devra, enfin, faire la lumière sur les débuts de l'enquête : la copieuse ordonnance de renvoi - 430 pages - est inexplicablement discrète sur la question. Officiellement, ce sont les plaintes pour viol de deux adolescentes contre Eric J. qui ont lancé la procédure, en février 2002. L'homme, déjà condamné, était surveillé de près par la police dès 2001.Sorti de prison en 1999, il côtoie régulièrement le couple V., dont l'épouse, Patricia, se met à débiter, en garde à vue, une longue liste de couples agresseurs et d'enfants victimes. Il semble en fait que, dès janvier 2002, Marie-Laure T. était allée dénoncer son ex-compagnon, Eric J., ce qui a déclenché une cascade d'interpellations.Restent les enfants. Placés dans des centres d'accueils, ou des familles "triées sur le volet". Seuls leurs témoignages filmés seront présentés au procès, sauf nécessité impérieuse. "On ne peut pas leur imposer l'impossible, explique Me Fouquet, mettre des mots d'enfants sur des choses qui ne sont pas des choses d'enfants. Avec des conflits de loyauté massifs envers ces parents qu'ils ont parfois envie d'embrasser, et qui sont leurs agresseurs." Les enfants sont "démolis", reconnaît-on au conseil général. L'une des fillettes a subi tant de fellations qu'il lui est aujourd'hui impossible de mettre un aliment dans sa bouche devant un adulte.Franck Johannès66 accusés, 45 victimes, quatre mois de procès 66 personnes, 39 hommes et 27 femmes, sont citées à comparaître à partir du jeudi 3 mars et pour quatre mois devant la cour d'assises de Maine-et-Loire, à Angers. Le plus âgé des accusés est né en 1932, le plus jeune en 1981. La moitié d'entre eux sont sans profession ou sans emploi. 39 accusés, dont 13 femmes, sont poursuivis pour des crimes. Trois d'entre eux encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le principal accusé, un maçon de 38 ans, est notamment poursuivi pour "proxénétisme aggravé -sur 35 mineurs- en bande organisée" et en état de récidive légale, "viols sur deux mineurs de -moins de- 15 ans par personne ayant autorité" et "viols sur 11 mineurs de -moins de- 15 ans en récidive". Les deux autres, un ouvrier de 58 ans et un homme sans profession de 40 ans, sont notamment poursuivis pour des "viols sur mineurs par ascendant" en récidive et "viols sur mineurs" en récidive.23 hommes et 13 femmes encourent vingt ans de réclusion criminelle pour "proxénétisme aggravé" ou "viols sur mineurs", y compris par ascendant ou personne ayant autorité. 27 personnes comparaissent pour des délits. 19 risquent des peines de sept à dix ans d'emprisonnement pour "agressions sexuelles sur mineurs de -moins de- 15 ans" par ascendant ou personne ayant autorité. 8 sont poursuivies pour "non-dénonciation de crimes" ou "atteintes sexuelles" et risquent trois ans de prison. 13 femmes et 27 hommes, dont un pour une autre affaire, sont détenus. 45 enfants, 19 garçons et 26 filles, ont été victimes de sévices, la plus jeune avait 6 mois, la plus âgée 12 ans au moment des faits, entre janvier 1999 et février 2002. 1 million d'euros a été nécessaire pour organiser le procès et construire une salle d'audience afin d'accueillir les accusés, leurs 51 avocats et les 9 avocats des parties civiles. La garantie de l'anonymat des mineursClaire Brisset, défenseure des enfants, a rappelé, le 16 février, que "la loi sur la presse avait été faite pour protéger les enfants", qui "ont droit au respect de leur anonymat": "C'est dans la loi, mais ça doit être aussi dans la culture, et dans la culture journalistique encore davantage." Cette ancienne journaliste a rappelé que cette règle avait été bafouée lors du procès d'Outreau, qui s'est tenu de mai à juillet 2004. La loi du 29 juillet 1881 prévoit en effet qu'"est puni de 15 000 euros d'amende le fait de diffuser, de quelque manière que ce soit, des informations relatives à l'identité ou permettant l'identification (...) d'un mineur victime d'une infraction" (art. 39 bis).Pour le procès d'Angers, l'identification des parents agresseurs conduirait naturellement à celle de leurs enfants. La plupart des médias, dont Le Monde, ont donc décidé de mentionner seulement le prénom et l'initiale du nom des accusés et de donner des prénoms fictifs aux victimes. Les parties civiles se proposent d'ailleurs de fournir une "table d'équivalence" des prénoms des enfants, afin qu'ils soient unifiés dans les différents médias. • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.03.05
par article Le Monde publié dans : revue de presse
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Jeudi 3 mars 2005
PESTICIDES : HALTE A LA DESINFORMATION ! CAP 21 et Corinne LEPAGE dénoncent la vaste campagne médiatique orchestrée par l’Union des Industries de la Protection des Plantes qui visent à laisser croire que les études qui précèdent le lancement sur le marché de nouveaux produits phytosanitaires et les précautions d’usage sont telles qu’il n’y a aucun danger pour la santé ou l’environnement. Devant le constat inquiétant de la contamination grandissante des eaux, fruits, légumes, céréales par les résidus de pesticides et les risques de toxicité fortement soupçonnés sur le long terme, CAP 21 condamne cette campagne de désinformation. Le mouvement en appelle à la responsabilité des diffuseurs pour donner une information claire et objective sur les risques que représente la dispersion d’un certain nombre de matières actives dans l’environnement et les chaînes alimentaires. CAP 21 et Corinne LEPAGE apportent leur soutien à Objectif Bio 2007, au Mouvement pour le Respect et le Droit des Générations Futures, au CRII-GEN et à l’ensemble de ceux qui contribuent à mettre en lumière ces tentatives de manipulation de l’opinion et approuvent la procédure d’urgence engagée devant le Tribunal de Grande Instance de Rennes pour suspendre la campagne de l’UIPP. Eric Delhaye Porte-parole de CAP 21 Tel : 06 71 78 78 99
publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Jeudi 3 mars 2005
CAP 21 VEUT PLACER L'ECOLOGIE AU CENTRE DE LA VIE POLITIQUE Il existe des petits partis écologistes sur tout l'échiquier politique, de l'extrême gauche aux souverainistes. Au centre, c'est CAP 21 qui occupe le terrain. Une formation politique dont les électeurs connaissent surtout la présidente : Corinne Lepage, avocate reconnue et ancienne ministre de l'environnement du gouvernement d'Alain Juppé (1995-1997). Citoyenneté Action Participation pour le XXIe siècle (CAP 21 ) est d'abord un club de réflexion, créé en 1996, puis transformé en parti politique le 29 juin 2000. Mais c'est avec la candidature de Corinne Lepage à l'élection présidentielle de 2002 (1,88 % des suffrages exprimés) que la structure s'est réellement fait connaître. Lors de la création de l'UMP, CAP 21 a décidé de rester indépendant du grand parti de droite. Un choix identique à celui de François Bayrou, d'où, dans ce contexte, un rapprochement naturel avec l'UDF. Aux élections régionales de mars 2004, le parti de centre droit a ainsi ouvert ses listes aux amis de Corinne Lepage. Elle-même fut chef de file à Paris, sur la liste francilienne d'André Santini. Après la fusion entre les deux tours avec la liste UMP, Corinne Lepage a toutefois retiré sa candidature, laissant sa place à Sylviane Tropper, qui est aujourd'hui l'unique conseillère régionale CAP 21 . Électoralement, le mouvement a réalisé l'année dernière des scores non négligeables là où il a présenté des listes autonomes : 4,79 % dans le Languedoc-Roussillon aux régionales et 3,60 % en Île-de-France aux européennes. Refusant de « s'enfermer dans le sacro-saint clivage droite-gauche si commode pour jeter des anathèmes et si efficace pour rejeter a priori les propositions des autres », le parti de Corinne Lepage veut « rassembler des personnes de centre droit comme de centre gauche qui ont trouvé un accord sur ce qui devrait rassembler les hommes et les femmes de ce début de XXIe siècle, à savoir les conditions de leur survie et de leur vie. » Même si les liens privilégiés avec la formation de François Bayrou « se sont distendus depuis la fin des régionales », CAP 21 ne ferme la porte ni à l'UDF ni aux Verts. « Sur le terrain, nous avons de bons contacts et nous sommes proches des militants des Verts, explique Éric Delhaye, son porte-parole. Mais nous dénonçons la dérive gauchiste de la direction nationale des Verts, qui a relégué l'écologie au second plan. Nous sommes toutefois attentifs à ce qui va suivre avec l'arrivée de Yann Wehrling à la tête des Verts et nous sommes ouverts à la discussion avec lui. Dans la campagne référendaire, nous pourrions par exemple tenir des réunions publiques communes en faveur du "oui". » Outre les thématiques écologistes - avec une insistance sur l'interaction entre les questions environnementales et la santé, l'économie, l'agriculture...-, CAP 21 a en effet décidé de s'investir pleinement dans la campagne pour le « oui » au projet de Constitution européenne. Un texte approuvé à sa grande majorité (81 %) par son conseil national, le 29 janvier. Opposé à l'élargissement de l'Union européenne à la Turquie, le parti a même devancé l'entrée en vigueur de la Constitution européenne en appelant « dès à présent à la mobilisation pour recueillir les signatures du million d'Européens nécessaire en vue d'un référendum d'initiative populaire sur l'adhésion de la Turquie ». Laurent de Boissieu La Croix, 03/03/2005
par article La Croix/ Laurent de Boissieu publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Jeudi 3 mars 2005
ARTICLE LE MONDE, avec Reuters Feu vert européen au plan de restructuration du fret SNCF La Commission européenne a donné, mercredi, son feu vert au plan de restructuration de la branche fret de la SNCF, en échange d'une réduction de capacités et de l'ouverture anticipée du marché fret ferroviaire français à la concurrence. La Commission européenne a donné, mercredi, son feu vert au plan de restructuration du fret SNCF en échange d'une réduction des capacités et d'une ouverture anticipée du marché ferroviaire français à la concurrence."L'Europe a besoin d'un fret ferroviaire performant et compétitif, a déclaré dans un communiqué le commissaire européen aux transports, le Français Jacques Barrot. La décision d'aujourd'hui permettra à Fret SNCF de restaurer sa viabilité, dans un marché plus ouvert." Selon des responsables européens proches du dossier, M. Barrot a dû se battre à la fois pour convaincre les autres commissaires d'accepter ce plan et persuader la France de faire les concessions nécessaires sur le plan de la concurrence.Le plan prévoit un apport en capital de 1,5 milliard d'euros pour rénover le parc industriel et restaurer la structure financière de l'entreprise publique, dont la division fret est en proie à de graves difficultés financières. Un montant de 700 millions d'euros viendra de la SNCF, qui cédera des actifs, et l'Etat fournira 800 millions d'euros au plus.Après vérification, la Commission a conclu que le plan permettrait le retour à la viabilité à la fin de l'année 2006 et que l'aide était limitée aux besoins de la restructuration : les effets sur les concurrents seront donc limités. La nécessité de revitaliser le transport par rail, qui n'a cessé de perdre du terrain par rapport à la route ces dernières décennies, a également joué, souligne-t-on à Bruxelles.DIVISÉ PAR DEUX EN VINGT ANSLe fret ferroviaire a été réduit de moitié ces vingt dernières années, alors que le transit routier a été multiplié par deux, et 1 % de fret ferroviaire en moins représente un million de camions en plus sur les routes de l'Union européenne chaque année.Mais la France a dû accepter des contreparties. La SNCF devra réduire son trafic pendant sa restructuration et le versement des différentes tranches d'aide sera lié à l'ouverture du marché du fret à la concurrence avant le 31 mars 2006 au plus tard, afin de permettre à d'autres opérateurs d'utiliser les lignes françaises et de faire baisser les prix. La date prévue était le 1er janvier 2007, et les chemins de fer allemands pourront donc dès avril prochain effectuer du "cabotage" entre Marseille et Paris, expliquent les experts.Le versement des tranches d'aide - deux de 500 millions d'euros, une de 400 et une dernière de 100 - dépendra du respect de ces engagements d'ouverture anticipée à la concurrence. En outre, la SNCF tout entière, et pas seulement la division fret, ne pourra recevoir de nouvelle aide à la restructuration pendant une période de dix ans tant que les deux activités n'auront pas été totalement séparées sur le plan juridique.Le directeur général du fret recevra ses instructions de son propre conseil d'administration, et non de celui de la SNCF, et un audit réalisé par une société indépendante sera effectuée chaque année pour vérifier la séparation comptable.
par Le Monde avec Reuters publié dans : transport et infrastructures
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