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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Jeudi 24 février 2005
ÉCOLOGIE Le texte doit être soumis lundi au Parlement réuni en Congrès Pourquoi il faut voter pour la charte de l'environnement PAR NICOLAS HULOT * ET DOMINIQUE BOURG ** [24 février 2005] Quelques jours après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, les hésitations face au projet de Charte constitutionnelle de l'environnement, à la veille de son passage devant le Congrès à Versailles, sont incompréhensibles. Le refus éventuel de voter ce texte ne pourrait relever que de l'indifférence obstinée à l'accumulation des problèmes écologiques ou plus déplacé encore de basses tactiques. Ceux qui auraient, en tant que formation politique ou à titre individuel, gâché la chance historique d'élever au plus haut niveau des normes le droit à et de l'environnement, ne sauraient – dans les années à venir – prétendre porter un quelconque projet de mise en oeuvre d'un développement plus durable. Ils auraient non seulement refusé de saisir une opportunité qui ne se représentera plus, mais encore accru le fossé qui sépare de plus en plus dangereusement les citoyens de ceux qui cherchent à les représenter. Le texte qui sera soumis au Congrès le 28 février est le résultat d'un long processus. Il a été présenté en juin 2003 par le gouvernement, adopté par les deux chambres en mai et juin 2004, et il s'est inspiré du travail rendu public par la commission Coppens en avril 2003. Cela vaut la peine d'être rappelé, ladite commission comportait dix-huit membres issus de la société civile, notoirement de gauche ou de droite pour les uns, sans appartenance politique revendiquée pour les autres ; l'élaboration de la Charte par la commission a également été accompagnée d'une participation de la société civile, grâce à l'organisation d'assises régionales et à une consultation du public sur le net. Le texte issu de toutes ces étapes est donc nécessairement un texte de compromis, évidemment perfectible. Lui en faire le procès n'a donc aucun sens. Qui plus est, le texte de la Charte, en raison de sa nature même, indique pour l'essentiel des objectifs constitutionnels, c'est-à-dire des objectifs que les pouvoirs législatifs et exécutifs futurs devront atteindre. Ce sont donc ces pouvoirs à venir qui, au gré de leur interprétation et à la faveur de leur détermination, décideront de la portée et de la fécondité de la Charte. Voter pour la Charte, c'est ouvrir ces possibles. La rejeter, c'est dramatiquement restreindre l'avenir. L'actuelle Charte n'en comporte pas moins quelques points forts et acquis immédiats. Avec son article premier, la Charte reconnaît le droit de chacun à vivre dans un «environnement équilibré et respectueux de la santé». Alors que l'on commence, grâce à des études de plus en plus nombreuses, à mettre au jour l'importance de l'environnement sur la santé, quel élu oserait priver les citoyens de ce droit ? Jusqu'alors, le droit était incapable d'accorder une considération légale aux êtres naturels pour eux-mêmes. Le principe pollueur-payeur permettait d'intervenir face aux dommages infligés aux biens et aux personnes. L'article 4, qui coiffe le principe pollueur-payeur sans évidemment le supprimer, ouvre une responsabilité plus large, à proprement parler écologique : il institue en effet le devoir de contribuer à la réparation des dégradations qu'on inflige au milieu lui-même, et plus seulement aux biens et personnes. Enfin, l'article 5, donne une définition modérée du principe de précaution, restreinte au domaine environnemental, enregistrant l'acquis de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes : l'article 5 distingue en effet la nécessaire évaluation préalable de l'état des connaissances scientifiques de l'adoption postérieure de «mesures provisoires et proportionnées». Nous avons presque honte de devoir rappeler ici que le principe de précaution ne constitue ni un principe antisciences, ni un principe antiprogrès : s'appliquant à des risques «graves et irréversibles» dans un contexte de connaissances scientifiques attestées mais insuffisantes, il a pour conséquence d'inciter à la production de connaissances scientifiques nouvelles ; il ne s'oppose évidemment pas aux progrès, mais cherche à faire le tri entre ceux qui ne profitent qu'aux intérêts à court terme des actionnaires, et ceux qui contribuent au bien-être général. Le projet de Charte constitutionnelle se borne en fait en transcrire dans notre édifice juridique les leçons forgées par les trente dernières années, trente ans de connaissances et d'expériences environnementales douloureuses. C'est l'occasion pour nos représentants de montrer qu'ils savent, à l'unisson de ceux qu'ils représentent, tirer les leçons du passé et ouvrir les voies de l'avenir. Nous ne doutons pas qu'ils sauront saisir cette occasion historique. * Président de la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme. ** Professeur des universités, directeur du Centre de recherches et d'études interdisciplinaires sur le développement durable (Creidd), ancien membre de la commission Coppens, membre du CVE.
par point de vue nicolas hulot dominique bourg publié dans : environnement, santé & environnement
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Jeudi 24 février 2005
Plus le temps passe, plus l'impossibilité de maintenir durablement le grand écart entre les paroles et les actes se fait jour. A commencer par la fameuse charte de l'environnement dont on s'interroge sur le point de savoir si elle sera votée. En réalité, elle est victime de ce qu'elle est réellement : une manifestation de communication politique. Comme l'ont parfaitement illustré les récents entretiens de Saintes consacré à ce sujet, la Charte n'a été votée par l'UMP que parce que c'était «du vent» comme l'a parfaitement dit Roselyne Bachelot. Même si les juristes s'interrogent sur la manière dont la charte pourrait être interprétée pour lui faire dire le contraire de ce qu'a voulu le législateur en l'édulcorant au maximum, il s'agit, mis à part l'article premier qui fait une référence très allusive au droit à un environnement sain, d'un texte en régression par rapport au droit positif et surtout au droit communautaire. S'il en avait été autrement, et si la charte, dont le concept même pose problème, avait été abandonnée au profit d'une phrase figurant dans le préambule de la constitution et reconnaissant un droit à un environnement qui respecte la santé et la biodiversité et un devoir des personnes physiques et morales de le respecter, comme dans de nombreuses constitutions, on aurait pu parler d'une véritable avancée juridique. Mais, sans doute, la majorité aurait purement et simplement refuser de la voter. D'où le texte d'aujourd'hui, certes voté par la majorité, mais au mieux sans avancée, au pire en régression. Comment s'étonner dès lors, que ce sujet qui aurait pu être le lieu d'un consensus- rappelons que la plupart des grands textes de l'environnement ont été votés soit à l'unanimité, soit sans opposition- soit devenu un enjeu politicien qui causera peut-être sa perte ? A continuer par l'idée d'une Organisation des Nations Unies pour l'Environnement.Cette initiative de la diplomatie française, à laquelle certains pays se sont joints du bout des lèvres pose problème et illustre une différence de conception entre le ministère de l'écologie qui voudrait un progrès dans la gouvernance mondiale de l'environnement et le Quai d'Orsay qui privilégie le succès de l'initiative au détriment de son contenu. Lors d'un récent débat tenu au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, l'ambassadeur pour l'environnement, M.Gauer a très clairement répondu à une question que je lui avais posée sur la virtualité du droit international de l'environnement et la nécessité d'en sortir en indiquant que j'avais raison, mais qu'en l'état, la solution ne pouvait être trouvée. Autrement dit, changer d'institution sans lui donner d'autres moyens et pouvoirs que ceux dont dispose aujourd'hui le Programme des Nations Unies pour l'Environnemnt ne sert à rien, si ce n'est à chercher une satisfaction diplomatique en déconnectant la réalité du projet. Il est peu probable que la communauté internationale joue ce jeu. A l'opposé, avec le débat sur le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) à Paris, il s'agit de passer de la virtualité à la réalité. Rappelons que les plans de protection de l'atmosphère que j'ai inscrits dans la loi Lepage du 30 décembre 1996, étaient conçus comme un élément majeur de la loi sur l'air. Après les plans régionaux de la qualité de l'air, destinés à faire un état des lieux et fixer des objectifs de réduction de la pollution, les Plans de Déplacement Urbains et les PPA avaient pour mission de déterminer les moyens d'y parvenir. Malheureusement, la sortie très tardive (2001) du décret sur les PPA a rendu quasi impossible l'efficacité du dispositif d'ensemble qui devait être quasi concomitant. Ceci explique que les PPA soient arrivés à maturité à un moment où il faudrait juger de la manière dont les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air ont rempli leurs objectifs, ce qui est exclu. De surcroît, la conception que s'est faite l'Etat du PPA de Paris est très à minima. Il paraît en effet, illusoire d'espérer la moindre réduction de la pollution à partir de ce plan, y compris pour la gestion des pics de pollution qui a été abandonnée, dans le cadre des plans d'urgence réduits à une simple incitation à laisser sa voiture au garage ! Le maire de Paris a donc raison de protester contre ce plan, inefficace à priori et qui participe de la virtualité de la politique environnementale actuelle.Tout ceci ferait sourire si nous n'étions pas des spectateurs très engagés, c'est-à-dire des victimes potentielles de l'absence de traitement de l'urgence écologique. De même que les bonnes paroles, voire les placebos n'ont guère d'efficacité en présence de maladies graves, le traitement des problèmes environnementaux, qu'il s'agisse de la santé humaine ou de la perte de biodiversité, ne peut s'accommoder longuement d'une posologie virtuelle et uniquement communicationnelle. Corinne Lepage Présidente de CAP 21 - 22 février 2005
par Corinne LEPAGE publié dans : environnement, santé & environnement
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Jeudi 24 février 2005
L'Elysée ne semble pas s'émouvoir de la menace que le Parti socialiste fait peser sur la Charte de l'environnement. Ce projet phare de Jacques Chirac doit être examiné, lundi 28 février, par le Congrès, en même temps que la révision constitutionnelle préalable au référendum, pour être intégré à la Constitution. Il doit être approuvé à la majorité des trois-cinquièmes des suffrages exprimés."Il passera très bien sans les socialistes", assure un conseiller de M. Chirac. "Il n'a aucune chance de passer", a pour sa part affirmé Ségolène Royal, mardi 22 février. L'ancienne ministre socialiste de l'environnement a indiqué qu'elle voterait contre, confirmant la position annoncée, vendredi, pour le groupe PS de l'Assemblée nationale par Jean-Marc Ayrault. Quelques heures plus tard, François Hollande a précisé que les socialistes arrêteraient définitivement leur position lundi, avant la réunion du Congrès. Le premier secrétaire du PS, qui avait demandé au chef de l'Etat de ne pas mélanger le même jour à Versailles, l'enjeu européen et la Charte de l'environnement, espère ainsi, par la pression, obtenir gain de cause. Il a peu de chances d'être entendu. "Ne pas présenter la Charte, c'était l'enterrer", a déclaré, mardi, à Strasbourg, Jean-Pierre Raffarin, qui inaugurait Le Vaisseau, centre scientifique destiné à l'environnement. Revue de presse "LA TENTATION DE DONNER UNE LEÇON" Certains conseillers de M. Chirac admettent cependant qu'un changement de position des autres partis, par rapport à leur vote à l'Assemblée nationale et au Sénat, pourrait modifier la donne, bien que cela soit "peu vraisemblable". L'UMP a voté pour dans les deux assemblées, moins quelques votes contre et quelques abstentions, l'UDF s'est plus largement partagée, le groupe communiste et républicain s'est abstenu partout. Les députés socialistes s'étaient abstenus, tandis que les sénateurs avaient voté contre.Les présidents de groupe de la majorité, Bernard Accoyer pour les députés, Josselin de Rohan pour les sénateurs, se disent tranquilles quant au vote de l'UMP. "Il sera même meilleur qu'au printemps", affirment-ils de concert. Edouard Balladur, cependant, envisage de voter contre.L'UDF s'interroge. "L'agacement a été extrêmement fort devant l'accélération du calendrier imposée par Chirac. Il y a la tentation de donner une leçon", souligne Hervé Morin, président du groupe centriste de l'Assemblée. Son homologue communiste, Alain Bocquet affirme qu'il "y a un débat au PC, qui sera tranché lundi matin", ce que confirme Nicole Borvo au Sénat. Marie-George Buffet a déjà annoncé qu'elle voterait "oui". Tout comme les sept parlementaires Verts qui avaient voté "oui" ou s'étaient abstenus. Réponse définitive lundi.Béatrice Gurrey• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.02.05
par article Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Mercredi 23 février 2005
EXTRAITS D'UNE INTERVIEW DE CORINNE LEPAGE La politique se réduit à une très vaste opération de communication ! Par-derrière, les intérêts économiques jouent tout à fait en sens contraire et, à mon avis, contre leur camp. On aide certaines industries traditionnelles à se maintenir, mais on empêche de se développer toutes celles qui pourraient être les industries fleurons de demain. C’est un gâchis ? Un immense gâchis, une immense perte de temps. Sur le plan européen, nous nous couvrons de honte ! Nous avions un organisme, l’Ifen(Institut français de l’environnement), chargé de collecter des données chiffrées. Il a été supprimé par le gouvernement ! Résultat : la France ne fournit plus de données à l’Agence européenne de l’environnement. Il y a 48 fonctionnaires en France qui s’occupent de ça, contre 11 500 en Angleterre. En terme de données environnementales, nous devenons une grande tache blanche en Europe… La charte de l’environnement, les discours de Chirac, c’est du pipeau… La charte, c’est du pipeau total, et je pense même que c’est une régression, parce que finalement ça réduit énormément le champ d’application du principe de précaution. La dégradation de la situation environnementale en France est considérable, nous sommes la lanterne rouge de l’Europe ! Et en terme de biodiversité mondiale, nous ne faisons pas mieux en Guyanne française que ce que font les Brésiliens chez eux ! On ne protège pas plus la forêt tropicale qu’eux ! On est incapables de faire un parc national ! Le président en a reparlé, mais ça fait plus de dix ans qu’il le promet. On n’a vraiment de leçons à donner à personne !
par interview de Corinne Lepage (extrait article archivé) publié dans : environnement, santé & environnement
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Mardi 22 février 2005
Afin de répondre à cette question, je vous conseille de faire le test suivant : http://politest.chez.tiscali.fr Je ne sais par qui ce test a-t-il été conçu, il n'empêche qu'il fonctionne plutôt bien. Pour ceux qui ne savent pas encore s'ils sont de droite ou de gauche, ou mieux, quelle est leur sensibilité politique, ou plus exactement quel est le parti qui s'exprime de façon la plus proche de la leur... Prenez le temps de répondre. Et à bientôt mardi 8 mars 20H00 RV au café de la mairie pour ceux qui veulent discuter Cap 21 & co. B.C-H.
publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mardi 22 février 2005
mardi 22 mars 2005 Séné offrira la voile « barre en main » Un point Passion Plage, le premier du Golfe, ouvre en juin, à la Mouette Séance de matelotage pour les moussaillons. En 2004, la voile scolaire (écoles et collèges) a permis de faire découvrir l'activité à 720 enfants du pays de Vannes. OAS_AD('Position2'); Naviguer sans les contraintes de préparation du voilier ou de transport de la planche à voile. C'est ce que proposera en juin la Mouette sinagote dans le cadre de son Point Passion Plage, le premier du Golfe. Avec l'aide de la communauté d'agglomération, la base nautique du pays de Vannes vient de renouveler sa flotte. « Vous ne savez pas pourquoi ça s'appelle la bôme ? Pensez au bruit que ça fait quand elle vient vous cogner dans la tête. » La boutade du moniteur a le grand mérite d'inviter les marins en herbe à se méfier des mouvements un peu traîtres de cette pièce horizontale. « Je ne suis pas sûr que c'est l'étymologie exacte mais c'est sans doute efficace ! », s'amuse François Goulard, visiblement dans son élément. Le président de la communauté d'agglomération, voileux confirmé, s'est fait présenter, samedi, les nouveaux bateaux achetés par la Mouette sinagote avec l'aide financière de la communauté d'agglomération. Dix Optimists neufs, huit dériveurs (RS Feva et Buzz), quatre catamarans (d'initiation et de compétition), quelques kayaks... (1) Autant de supports qui doivent permettre au club d'accroître son audience. « C'est un impératif pour nous », souligne Christophe Nouet, le président obligé « de serrer les boulons » pour rééquilibrer le budget de la petite entreprise (160 000 € en 2005 dont 60 % en charges salariales). « On n'y est pas encore. Cette année, le déficit devrait être supérieur à celui de 2004 ! » 35 classes en 2004 Pour inverser la tendance, le club compte notamment sur les rentrées apportées par le futur Point Passion Plage (PPP). Une première dans le golfe. Il s'agit de proposer aux navigateurs une formule « barre en main » en quelque sorte. « Pour pratiquer la voile une heure, il faut passer actuellement deux heures avec les préparatifs et le rangement », explique Pierre-François Caton, le directeur. « Avec le PPP, le matériel attend le navigateur, il ne reste que le temps de l'habillement. » Le tarif demandé est bien sûr à la mesure de la qualité du service fourni. « Un moniteur diplômé sera employé pour cela pendant deux mois à plein temps. » Démarrage prévu le 12 juin. Le reste de l'année, le club continuera à s'appuyer entre autres sur la voile scolaire (35 classes et 113 séances en 2004). « Même si elles ne sont facturées qu'au prix coûtant, elles nous permettent de vivre. Nos stages en vacances scolaires ne sont pas assez remplis. Le manque de capacités d'hébergement pour les groupes ou les touristes de passage nous handicape... » Avec le soutien de Nautisme en Bretagne, la Mouette va s'engager dans une démarche de commercialisation plus forte qui devrait lui permettre d'élargir sa clientèle. « Notre aide financière est là pour faciliter vos interventions auprès des jeunes, en particulier les enfants du primaire », rappelle François Goulard. « Nous souhaitons qu'ils puissent découvrir les loisirs nautiques (voile, aviron, kayak...). Nous sommes en train d'adopter un plan pour cela. Tous les clubs du Golfe qui aident à la pratique de la voile devraient bientôt bénéficier de financements pour leur matériel neuf (50 % du coût). » (1) Un investissement global de 54 000 €.
publié dans : mer-littoral
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Mardi 22 février 2005
Depuis fort longtemps, le président de l'agglomération angevine, Jean-Claude Antonini, et un certain nombre de son aéropage, était séduit par le tramway sur pneus, en particulier par le Translohr. Les premières visites avaient même eu lieu en pleine campagne électorale des municipales et avait fait le plein de texes et de photos dans la presse locale. L'angevin y voyait un tramway, mais ne savait pas encore qu'il s'agissait d'unn tramway sur pneus. Depuis, les tramways sur pneu mis en service à Nancy et Caen ont eu un certain nombre d'ennuis, et le Translohr n'est toujours pas en service à Clermont-Ferrand ou à Padoue où il a été commandé. Le choix de la voie ferrée semblait évident, il a fallu ces déboires pour que le président d'Angers Loire Métropole (anciennement Angers Agglomération) revienne sur son avis et nous fasse part des nombreux avantages d'un tramway classique, "finalement pas tellement plus cher que le tramway sur pneu". Entretemps donc, un conseil privé (dommage de nepas rendre ces débats public!) où Bernadette Caillard-Humeau est intervenu. Voici son intervention : " Vous savez que, comme plusieurs d’entre nous, je suis réservée sur le choix de la ligne, estimant qu’une demi ligne vers Belle-Beille aurait vraisemblablement plus d’utilité sociale que celle vers Avrillé, mais selon le principe de réalité, je ne me sens pas déchargée du débat fer/pneu et vous trouverez ci dessous les arguments, qui, entre autres, peuvent amener à préférer un tramway sur rail. 1°) La fiabilité : le guidage des tramways sur pneu n'est pas encore complètement au point, qu'il soit optique ou par rail central. La technologie des pneus renvoie à celle des bus, somme toute assez récente, tandis que le tramway sur rail a fait ses preuves depuis plus d'un siècle.Même parrallèle pour le matériel : 15 ans en moyenne pour la technologie routière, trente ans et plus pour la technologie ferroviaire. 2°). Le coût d'exploitation : les pneus cela s'use, et il y a le risque d'éclatement. Les pneus créent des ornières, la préparation du « terrain » nécessite autant d’investissement que pour le tramway sur rail car il y a nécessité à dévier les réseaux (problème des courants également) 3°). Si le tramway doit participer à l'image dynamique d'une ville, un tramway sur rail marque mieux son empreinte. L’effet « structurant » est mieux perçu. 4°) . L'insertion paysagère.On peut faire des choses superbes comme à Nantes ou à Strasbourg en mettant de l'herbe entre les voies. 5°). La séparation "psychologique" des voies :Il ne viendra à personne de rouler avec sa voiture sur des rails etd'instinct les piétons traverseront une voie ferrée avec prudence (d'où moins de risque d'accident). 6°). La possibilité de faire rouler le tramway sur les rails de train : c’est le principe du tram-train. La configuration d’Angers ne s’y prête peut-être pas, mais gardons-nous des réponses définitives. 7°). Le tramway sur pneu enferme son propriétaire et son exploitant dans le monopole du seul constructeur alors que la concurrence existe 8°). L’encombrement : ce n’est pas un argument pour le tramway sur pneu puisqu’il existe, hors de France certes, mais assez couramment des tramways sur voie métrique et même sur 900 mm.Enfin, si vous deviez vous décider sur le tramway sur pneu qui vous apparaît un investissement moins important, quant à avoir un tramway sur pneu, je pense qu'il vaut mieux prendre des bus articulés en site propre ou un trolley bus, ce qui revient moins cher. Bien moins cher. Et compte tenu de la situation financière de notre collectivité, ce peut être un choix raisonnable.Mais pour répondre à la question initiale, c’est : le tramway sur fer, sans hésitation".
par Bernadette caillard-humeau publié dans : transport et infrastructures
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Samedi 19 février 2005
ARTICLE CAFE GEO Lyon jeudi 8 mars 2001, au café Bellecour Les poubelles dans l'espace : déchets urbains et enjeux géographiques Avec Gérard Bertolini Des mêmes auteurs... Marc Lohez Quoi de neuf à Londres ? Visite de Rungis Le thermalisme La politique de la ville La mode a-t-elle des territoires ? Marie-Christine Doceul Le barrage des Trois Gorges et le problème de l'eau en Chine Ségrégation sociale, ségrégation spatiale Y a-t-il trop de forêt en France ? Migrations et conflits en Afrique Du World Trade Center aux usines de Toulouse : la vulnérabilité des grandes villes Dans la même rubrique... Dans la même rubrique Les géographies aujourd'hui Ségrégation sociale, ségrégation spatiale La centralité à travers l'exemple du Grand Lyon Les montagnes du Maghreb : un cas de déterminisme géographique ? Les dangers passés et présents des bords de l'eau Du World Trade Center aux usines de Toulouse : la vulnérabilité des grandes villes Les problèmes de l'eau en Inde Le renouveau du local en Géographie En matière de poubelle, êtes-vous plutôt pour une approche cow-boy ou pour une approche cosmonaute ? Pour répondre, ce jeudi 8 mars 2001, au café Bellecour, un des rares spécialistes français des déchets, le " rudologue " Gérard Bertolini. On connaît au Mans l'équipe " Déchets et espace géographique " et l'Institut de rudologie fondés par le géographe Jean GOUHIER, aujourd'hui retraité. Et c'est à Lyon que travaille l'équipe constituée par Alain NAVARRO, ingénieur à l'INSA, et Gérard BERTOLINI, économiste, auteur de plusieurs ouvrages dont Le minimalisme, et Décharges, quel avenir ? La 1ère lecture qu'il fait du sujet, est une lecture de cosmonaute ! Il s'agit alors de minimiser les déchets et de recycler en un circuit fermé. Cf. Le minimalisme de l'auteur. La 2ème lecture l'amène à poser des questions de géographe : Où vont les déchets ? Dans des lieux particuliers, à la propriété floue, des " terrains vagues ". Dans des marges géographiques et sociales. Les bidonvilles n'ont pas de déchets à l'intérieur, mais sont entourés d'une ceinture de déchets qui rendent inutiles les barbelés. Les déchets voyagent-ils ? Les échanges internationaux concernent les ferrailles, les vieux papiers, qui font l'objet d'un marché de récupération, à la différence du verre qui voyage peu. Les flux Nord-Sud, type " vaisseaux de poison ", sont réglementés par la convention de Bâle et la convention de Lomé qui recommandent le principe de proximité pour les déchets à éliminer. Qui traite les déchets en France ? La schéma de traitement des déchets de 1992 fixe un cadre régional pour les déchets industriels et un cadre départemental pour les ordures ménagères. La mise en décharge " de classe 1 " sera réservée aux " déchets ultimes ", i.e. non valorisables, à partir de 2002 (NB : impossible à réaliser à cette date). Cette loi marque une rupture, en disqualifiant la décharge et en favorisant l'incinération (alors que la part des décharges dans le traitement des déchets mondiaux est de 97%). Où installer les nouvelles installations d'incinération ? On connaît la réponse NIMBY (not in my backyard = pas de cela chez moi). Le problème est donc celui de l'acceptabiité sociale des nouvelles installations. Les chercheurs ont défini des conditions d'acceptabilité : un profil socio-démographique des populations d'accueil, un projet de la collectivité d'accueil, et de façon plus générale une réappropriation psychologique de leurs déchets par les sociétés. Un " bon lieu " n'est pas non plus un lieu " trop visible ", du type banlieue défavorisée, ou rural profond… La question se pose d'emblée : qui gère les déchets ? quels sont les intérêts économiques en jeu ? Réponse : en France, un duopole : Vivendi et Suez Lyonnaise, qui sont d'accord pour ne pas se faire une concurrence agressive sur les prix, mais qui portent la compétition sur le terrain de la qualité, ce qui leur permet de ne pas baisser leurs coûts, au contraire. Jacques Defossé veut ancrer le débat dans le temps. Il rappelle que dans les années 60, on en était à une " économie de cow-boy ", et les déchets allaient dans des trous. Puis se produisit une prise de conscience (cf. club de Rome), dans une génération à laquelle appartiennent nos spécialistes rudologues, qui amène à penser la gestion des déchets à la manière d'une " économie de cosmonaute ". On se situe aujourd'hui dans une période charnière où les populations s'aperçoivent des implications pratiques d'un " développement soutenable " : trier les déchets, payer des taxes, avoir éventuellement un lieu de traitement près de chez soi. Et le sentiment dominant est l'incertitude. Gérard Bertolini insiste sur les pratiques différentes d'un pays à l'autre. Ainsi, l'usage de la consigne : 10 % des bouteilles en France contre 75 % en Allemagne. Pourquoi ? 1ère raison : l'organisation de la production : les bouteilles de bière allemandes sont dans un circuit court avec les brasseurs locaux ; 2ème raison : l'organisation de la commercialisation allemande bien plus favorable à la consigne que nos hypermarchés. La part de l'incinération varie beaucoup d'un pays à l'autre : très faible à l'échelle de la Terre (3%), faible en Amérique (< 5% au Canada, 15 à 20 % aux EU), elle atteint 35 à 45 % en France aujourd'hui, et 80 % en Suisse. Avec quoi corréler la pratique de l'incinération ? la richesse des Etats ? oui, mais exception américaine ; la densité de la population ? oui, mais exception britannique, pourtant pays d'origine et exportateur de la technique (10%) ; les techniques des groupes dominants ? oui, aux EU, le groupe n°1 est le spécialiste de la mise en décharge, là où les groupes français sont polyvalents ; les représentations mentales ? oui, l'incinération vue comme " le trou du diable ". Passons à l'étude du cas lyonnais. Où implanter la décharge de classe 1 ? 3 propositions sont à l'étude : un plan de la SCET-Environnement pas localisé, la 2ème d'un groupe de l'Ain mal localisée selon des critères socio-démographiques (population importante d'agriculteurs actifs), la 3ème de Vivendi-Lyonnaise à Sury-le-Comtal (Loire) qui semble meilleure : une ancienne exploitation d'argile dans une commune au fort taux de chômage, et à la zone industrielle mal remplie qui voit un intérêt à être mieux reliée à l'autoroute, un début de maîtrise foncière. Mais le projet avance lentement : le groupe Vivendi-Lyonnaise n'est pas pressé (peu de sites ouverts -> tarifs élevés). Sylvain Genevois oppose l'argument de l'image négative dont peut souffrir les sources d'eau minérale voisine de St-Romain. Alors, dit Gérard Bertolini, il faudra accepter de compenser les pertes subies et apporter une belle " corbeille de la mariée " ! Pourquoi une usine d'incinération est-elle installée à Gerland ? n'est-ce pas en contradiction avec la nouvelle image de ce quartier, où vient de s'installer l'ENSLSH ? Réponse de Gérard Bertolini : d'abord, car il y en avait déjà une à Gerland, ensuite, parce que l'environnement peu dense en population mais dense en usines est favorable, et enfin à cause de l'utilisation de l'eau du Rhône. Les sous-produits de l'incinération ne sont pas expédiés par le port voisin Edouard-Herriot, mais le mâchefer est valorisé (à bas prix) par une entreprise de travaux publics comme sous-couche routière. Compte-rendu : Marie-Christine Doceul Quelques remarques à propos du cafe geo de Lyon (08/03) consacré aux déchets et animé par l'économiste G. Bertolini. Sylvain Genevois en poussant ce dernier dans ses derniers retranchements lui a fait avouer ses réserves vis -à-vis de l'incinération : ainsi rappelle t-il que les français ont longtemps nié l'impact de la dioxine se moquant pendant 15 ans des études américaines qui prévoyaient le nombre de cancer autour d une usine d incinération, en s'appuyant il est vrai sur une modélisation peu fiable. Mais l'économiste a également montré les limites du recyclage ; passer du modèle du cow-boy jetant à tous vents au modèle du cosmonaute ne va pas sans mal : Le recyclage extrême effectué dans les engins spatiaux habités montre en même temps- les limites de ce modèle. tout est recyclé (eau, air etc.…) mais il faut compter avec des blocages psychologiques (recyclage de l'urine), d'autre part, il faut prévoir une énorme préparation à terre qui produit elle-même bien des déchets. Trouver un système encore plus complet (avec plantes et animaux), pour des vaisseaux partant plus longtemps, avec plus de monde ne semble pas très simple comme l'ont montré les failles de l'expérience biosphère 2. Si le modèle lui même est un casse-tête, son application sur terre pose toute une série de problèmes : les emplois créés, pénibles et pas très valorisants (trier un-à-un les déchets) ; même si des postes plus qualifiés peuvent exister comme « ambassadeur de tri » (« non mémé, pas le pot de yahourt à moitié plein dans le bac à plastiques »…). L'espace domestique à restructurer : bien des appartements sont trop petits pour le stockage provisoire rendu nécessaire par le tri. Dans les immeubles, le local poubelle situé dans les espaces les plus sombres et les moins agréables de l'édifices n'incite pas à y passer du temps pour trier. On a fait pour l'instant le plus facile : le propre et sec. Pour le reste, les coût risquent de s'envoler, et pour les matières fermentescibles, si l'on ne valorise pas le méthane, on participe à l'effet de serre.. En France, si 10 à 15% des personnes sont des trieurs convaincus et pratiquants, on ne peut guère espérer évangéliser que 30% de plus. La dimension psychologique est donc la plus importante. Nous avons été habitués depuis ce cher préfet Poubelle à « jeter et ne plus y penser ». Plus que les législations nationales, l'état d'esprit des populations conditionne la part du recyclage. Et de ce coté là le cas de Vasaa en Finlande (non évoqué pendant le café) est exemplaire : Ville de 55000 habitants sur le Golfe de Bothnie, Vasaa est parvenue à ne rejeter en décharge que 9,5% de ses déchets. Deux usines permettent de valoriser tout le reste et le compost produit sert aux parcs et jardins de la ville. Une économie du déchêt s'est même implantée là puisque Vasa traite les poubelles de 130000 habitants et que la société qui a développé le système l'applique dans d'autres villes européennes, y-compris dans le très incinérateur Luxembourg. Mais si Vasa en est arrivé là, c'est que 80% des personnes se sont mis à trier dès que la collecte sélective a été proposée ; la production de déchets par tête a même diminué. Ce pays illustre bien les propos de G. Bertolini montrant que l'espace disponible ne conditionne pas forcément le taux de rejet en Décharge : la Finlande a 15 habitants au km2. Devra-t-on donc aménager les territoires en fonctions des déchets ? Pour connaître le comportement des métropoles européennes face aux déchets, des statistiques (un peu défraichies) sur l'audit des villes : http://inforegio.cec.eu.int/urban/audit/src/publics.htm Marc lohez Copyright Associations des cafés géographiques 1998-2005. Responsable du site: Yann Calbérac contact mail: lyon_cafe-geo.net (remplacez le "_" par
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Mercredi 16 février 2005
Le projet d’incinérateur du syndicat mixte Trivalis, prévu depuis 2001 pour éliminer la moitié des déchets de Vendée, avait soulevé une telle hostilité de la part des habitants que le conseil général s’était résolu fin 2003 à réviser le plan départemental d’élimination des déchets. La commission consultative mise en place dans ce but vient de préconiser l’abandon de l’incinérateur au profit d’une valorisation biologique maximale par compostage, reposant sur six à sept unités industrielles assurant un «tri mécano-biologique» et une multiplication des composteurs domestiques, l’ensemble étant complétés par un réseau de six centres de stockage. Le coût à la tonne de ce nouveau scénario reviendrait à 104 euros, tandis que l’incinération représentait 142 euros. Source : Les Echos du 9 février
par Journal Les Echos publié dans : déchets
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Samedi 12 février 2005
Tramway : le choix du rail a fait débat Le dossier sera examiné ce soir par tous les élus Les délégués du conseil d'agglomération devront se prononcer, ce jeudi soir, sur le choix du rail pour la première ligne de tramway. Ils devraient suivre l'avis du comité de pilotage, sachant que le sujet a déjà été discuté le 20 janvier lors du conseil privé d'Angers Loire métropole. Le tramway d'Angers roulera donc sur des rails. Le comité de pilotage a tranché, aux dépens de l'option pneus. Ce choix sera soumis ce soir aux élus du conseil d'agglomération. Le vote semble une formalité. D'autant que le débat a déjà eu lieu, le 20 janvier, lors du conseil privé d'Angers Loire métropole. Chaque délégué avait pu exprimer son avis. Bernadette Caillard-Humeau, conseillère municipale angevine de l'opposition et déléguée de l'agglo, avait milité en faveur du rail. Ses arguments éclairent ce qui a fait pencher la balance. À commencer par la fiabilité. « Le guidage des tramways sur pneu n'est pas encore complètement au point, qu'il soit optique ou par rail central. Le fer a fait ses preuves depuis plus d'un siècle. » Le coût d'exploitation entre aussi en ligne de compte. Outre le fait qu'ils s'usent, « les pneus créent des ornières. La préparation du terrain nécessite autant d'investissement que pour le fer. » De plus, en terme d'investissement, la concurrence des constructeurs est très limitée pour le pneu. On peut en revanche la faire jouer pour le fer. Élément structurant dans la politique de la ville, le tramway sur rails « marque mieux son empreinte. On peut faire des choses superbes, comme à Nantes ou à Strasbourg, en mettant de l'herbe entre les voies. Le tramway devient un élément d'aménagement paysager. Au contraire, le pneu favorise la minéralisation de l'espace et nécessite un retraitement régulier de la chaussée. » Autre argument en faveur du rail, il marque mieux son territoire. L'option fer devient donc gage de sécurité. « Il ne viendrait à personne l'idée de rouler avec sa voiture sur des rails. Et d'instinct, les piétons traversent une voie ferrée avec prudence. » Enfin le tramway sur rails permet d'embarquer un plus grand nombre de passagers par rame. Autant d'avantages qui ont pesé dans le choix final. La solution du pneu aurait pourtant représenté un investissement légèrement inférieur à celui du rail.
par Ouest France publié dans : transport et infrastructures
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