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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Mercredi 2 février 2005
Il n'y aura pas d'incinérateur en Vendée ! La commission consultative propose d'intensifier le tri et le compostage ! Pas d'incinérateur en Vendée, appel au civisme des Vendéens pour mieux trier leurs déchets, priorité absolue au compostage, enfouissement limité. Voilà les grandes lignes préconisées par la commission consultative pour réformer le plan départemental d'éliminations des déchets. Cet avis devra être confirmé par le conseil général mi-février. Dans un récent sondage, commandé par le conseil général, 95 % des Vendéens interrogés se disaient prêts à faire des efforts personnels pour éviter le recours à un incinérateur. Et bien la commission consultative, chargée de trancher sur la manière de réviser le plan d'élimination des déchets, les prend au mot. Elle retient le scénario 4 qui fait la part belle au tri, au recyclage et au compostage. Selon la commission, exit à jamais le projet d'un incinérateur qui a donné des sueurs froides aux Vendéens depuis trois ans. « On n'a pas retenu cette solution, non pas pour des raisons technologiques, mais parce qu'il n'y avait pas acceptation des Vendéens. Pouvait-on faire comme si Grosbreuil n'avait pas existé ? », explique Bruno Retailleau, vice-président du conseil général. La mobilisation citoyenne aurait-elle fait trembler le conseil général ? Le peuple a dit « non » à l'incinérateur, ses élus ont suivi... « Et tous les déchets vendéens seront traités en Vendée. » Pas d'export vers des incinérateurs voisins. Exit aussi les grands centres d'enfouissement de 100 hectares du type de Grand'Landes. Les élus ont retenu la leçon des dérives du passé. Le scénario préconisé par la commission préfère donc « six CET de seulement 20 hectares maximum pour 25 ans ». Chacun pouvant accueillir 20 000 tonnes de déchets inertes. La philosophie générale du plan retenu repose donc sur le tri et le compostage. Avec des composteurs individuels (6 000 sont déjà distribués, plus 3 000 d'ici fin 2005), vingt plate-formes de compostage collectif (capacité chacune entre 50 et 100 tonnes) et sept centres de tri mécano-biologiques pour faire du compost. « Chaque centre recevra 26 500 tonnes de déchets et il en ressortira 50 000 tonnes de compost », détaille Bruno Retailleau. Un compost qui sera disponible gratuitement pour l'épandage agricole. « Tous ces équipements seront sous maîtrise d'ouvrage publique. Trivalis en sera l'exécutif », assure Bruno Retailleau. Toute la réussite de ce scénario repose sur un point : l'intensification du tri. C'est un pari osé sur la bonne volonté des Vendéens. « C'est le scénario de l'effort, prévient Simon Gerzeau, président de la commission. Il s'appuie sur le civisme écologique des Vendéens. » Bruno Retailleau est catégorique : « On va leur demander beaucoup. Il faudra changer d'attitude, changer de culture, optimiser le recyclage. » L'objectif est clairement de limiter le volume des ordures ménagères, et donc à traiter. Aujourd'hui, 360 000 tonnes de déchets sont produites (estimation à 410 000 tonnes fin 2005). La commission souhaite donc fortement inciter à la réduction des déchets à la source, dans chaque foyer, mais aussi auprès des industriels, de la grande distribution. « Nous passerons des accords avec eux », indique Bruno Retailleau. Il faudra aussi imaginer un plan de bataille pour sensibiliser les touristes. Un gros travail d'information en perspective. Scénario « le plus écologique » Pour la commission, le scénario retenu présente des avantages décisifs, qui ont fait la différence sur les autres solutions possibles : « C'est le plus écologique, le plus protecteur en matière d'environnement, avec l'impact le plus faible sur l'effet de serre, les risques les plus faibles en matière de toxicité, le moins dangereux pour la santé humaine. » Autre atout de poids, « c'est le moins cher : 104 € par tonne ». Désormais, en rendant cet avis, la commission a terminé son travail. Elle passe le relais aux conseillers généraux, qui devront valider ou non cet avis, mi-février. Suivront, en mars, l'élaboration en détail du plan départemental, puis d'avril à mai, l'enquête administrative (avis des administrations d'État et collectivités voisines de la Vendée), d'août à septembre, l'enquête publique, et enfin en octobre l'approbation du plan définitif par le conseil général. Christophe JAUNET.
par article Ouest-France publié dans : déchets
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Dimanche 30 janvier 2005
Le Conseil national de Cap 21 réuni à Boulogne-Billancourt samedi 29 février a adopté le principe du Oui au traité cosntitutionnel de l'Europe et va lancer la collecte d'un million de signature pour un référendum sur l'arrivée de la Turquie dans l'Union européenne.
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Dimanche 30 janvier 2005
Danger sur la loi Littoral : le double discours permanent Pendant que l'on bavarde sur la biodiversité avenue de Ségur, CAP 21 et Corinne LEPAGE craignent que l'on ne s'apprête à tuer la loi Littoral rue de Vaugirard. Avec le soutien explicite ou non du secrétaire d'Etat à la mer, M.Goulard,le Sénat, en seconde lecture de la loi sur le développement des territoires ruraux s'apprête sur proposition des sénateurs UMP à permettre le mitage du littoral en ouvrant à l'urbanisation les zones non construites par une simple adaptation des SCOT et des PLU .Autrement dit, plus de loi littoral! Bravo pour la cohérence de l'action publique. Une fois encore, le gouvernement, s'il soutient les amendements déposés démontrera que plus les paroles sur l'environnement sont fortes plus les actes de destructions sont puissants!
par Eric Delhaye publié dans : mer-littoral
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Dimanche 30 janvier 2005
Le comité de prévention et de précaution, composé de scientifiques, a rendu publics ses travaux sur les risque sanitaires et environnementaux liés aux incinérateurs de déchets. S'il conclut à l'absence de risque de maladies aussi graves que le cancer, le Comité reste prudent sur les effets sanitaires et environnementaux de la dioxine. Les quelques  études menées jusqu'ici ne permettent pas, en effet, d'aboutir à des conclusions définitives sur les risques liés à l'incinération. La France, qui dispose du plus grand parc d'incinérateurs de l'Union européenne, a longtemps occulté les impacts sanitaires et environnemenraux de l'incinération, mode de traitement des déchets qu'elle privilégie avec la mise en décharge - 47% des déchets sont mis en décharge et 35% sont incinérés, le recyclage n'est que de 16%, avec une récupération énergétique de 5%-. Pourtant, la combustion des déchets présente une certain nombre de risques au plan sanitaire, pour les riverains et les animaux, ainsi qu'au plan environnemental. Les émissions de dioxine, en particulier, sont particulièrement nocives. Elles sont rejetées dans l'air, mais également dans les sols, où la dioxine s'accumule et touche ensuite la végétation, puis les animaux dont la nourriture provient des sols. La question de la dioxine, traitée au début des années 90 par le Danemark et les Pays Bas, n'a été mentionnée en France qu'à partir de 1997 par les pouvoirs publics dans un texte réglementaire. C'est ensuite une directive européenne de 2000 qui a fixé les normes concernant les rejets de dioxine, applicables en décembre 2005 à toutes les installations.Dans les années 90, de nombreuses plaintes seront déposées sur l'ensemble du territoire, engendrant des fermetures d'usines d'incinération pour non conformité. En 2003, Roselyne Bachelot, alors ministre de l'écologie, avait demandé au Comité de Prévention et de Précaution (CPP) de rendre son avis sur une étude menée sur les riverains d'une usine située à Besançon, émettant un lien entre les émissions de dioxine et des cas de cancers chez les riverains. Pour le CPP, qui a rendu ses conclusions à la presse le le 27 janvier dernier,  " il n'existe pas d'argument solide permettant de conclure à un risque accru de cancer pour les personnes qui résident à proximité d'une usine d'incinération ". Mais, prudent, le comité souligne que les données sur les rejets polluants sont peu nombreuses et qu'il faut poursuivre les recherches avant de tirer des conclusions définitives. " L'impact actuel et futur de l'incinération semble maîtrisé, mais il reste des incertitudes à lever, explique son président, Alain Grimfeld.  Il nous semble indispensable de mettre en place des dispositifs de surveillance sanitaire ". Polémiques entre expertsDe fait, si le CPP fait preuve de scepticisme sur les  risques de cancer, il reconnaît que tous les risques n'ont pas été identifiés à l'heure actuelle. Pour Phillippe Hubert, membre du CPP et de la direction des risques chroniques à l'INERIS, la question du risque sur la santé et l'environnement est loin d'être réglée. "  Il est certain que les études menées manquent de crédibilité, a-t-il reconnu lors de la conférence. Toutes les analyses concluent à un risque, mais à des degrés très différents. Pour certains experts, le risque sanitaire est très important, au point d'exiger la fermeture des incinérateurs, et pour d'autres, il est moindre. Le niveau de risque continue à nourrir les polémiques entre experts, il faut que nous parvenions à faire des protocoles plus fiables. Mais si la surveillance de l'air et des sols est plutôt  simple, celle du suivi des individus sur une population donnée est plus complexe ". La polémique entre scientifiques a du reste pris une tournure plus " politique " depuis que des médecins ont été sanctionnés par le Conseil de l'ordre pour avoir signalé des cas de cancers, liés selon eux aux incinérateurs. Le CPP affirme " ne pas vouloir s'en mêler ", et " condamne l'attitude qui, au nom d'affaires comme l'amiante, consisterait à systématiser le doute " et à " décrédibiliser le principe de précaution ". Il n'en reste pas moins que si les collectivités locales veulent continuer à privilégier l'incinération, il leur faudra désormais associer les populations riveraines, de plus en plus méfiantes à l'égard de tels projets qualifiés de " NIMBY "( Not in my back yard , " pas dans mon jardin "). Le CPP estime à cet égard que " dans de nombreux cas, le plan de gestion des déchets des collectivités locales n'est pas clairement présenté au public, ce qui empêche les associations d'avoir une vison globale de la question. De leur propre aveu, ces associations se retrouvent presque " condamnées " à lutter contre un projet ", faute d'information suffisante. V. S. UNE REACTION AUX CONCLUSIONS DU CPP : Au moins on sait que ces messieurs du CPP relèvent de l’une au l’autre des branches de cette alternative : -Ou ils sont bêtes à en pleurer, ce qui est peu compatible avec leur fonction scientifique ? -Ou ils sont les ”bénis OUI-OUI” du Lobby de l’incinération qui les a convaincu de laisser leur science au vestiaire ? Dans ce dernier cas on peut en imaginer les raisons. Ou il s’agit de “carriérisme” ou de moyens de conviction encore plus inavouables... En effet, prétendre que les nouvelles normes mettent les citoyens complètement à l’abri des risques est intellectuellement malhonnête, attendu qu’ils ne peuvent ignorer dans quelles conditions ces incinérateurs sont contrôlés ou, pour être plus réaliste, non contrôlés ! Les mises aux nouvelles normes s’effectueront dans des délais qui peuvent aller jusqu’en 2010 pour les usines existantes et en 2005 pour les nouvelles. Que l’on fasse une ou deux mesures de dioxines par an, dans les conditions connues, à savoir par des labos choisis et payés par l’exploitant qui connaît forcément la date du contrôle “inopiné” donne des résultats non crédibles que tout scientifique honnête ne peut extrapoler à une année entière de fonctionnement ! Aucun de ces éminents scientifiques ne s’interroge sur le nombre restreint de molécules contrôlées (une centaine) ? Pourtant plusieurs milliers sont recensés et les études sur leurs effets à long terme n’ont jamais été faites ! Quelle belle certitude d’innocuité peut-on en tirer ?
par novethic publié dans : déchets
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Samedi 29 janvier 2005
LA FEVE fédère 22 associations vendéennes de protection de l'environnement. Voici ses propositions. Le plan de la FEVE s'inspire des principes des politiques ZERO DECHET (zero waste) déjà développées aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie et aux Philippines. Ces propositions n'ont rien d'utopiques, car elles sont déjà mises en oeuvre dans certaines régions et villes des pays citées ci-dessus depuis quelques années. Ces derniers ont parallèlement renoncés au développement de l'industrie de l'incinération de déchets, jugée trop onéreuse, polluante et compromettante pour le développement d'une industrie du recyclage. Le plan de gestion des déchets proposé par l'association FEVE (fédération éco-citoyenne de Vendée- 85 600 Treize Septiers) propose un plan en plusieurs points (chaque point complétant l'action de l'autre pour réduire la production de déchets et favoriser des procéder de recyclage non polluant) entre autre : 1 - Le tri des déchets, grâce à 3 poubelles (compostable, recyclage, déchets ultimes). En séparant les différents types de déchets et en adaptant les modes de traitement à chaque catégorie, on limite les réactions chimiques polluantes, notament en ne mélangeant les matières fermentiscibles à toutes sortes d'autres déchets. Accélerer la création de plate-forme de compostage collectif et d'unité de recyclage (création d'emplois). 2 - La réduction de l'émission des déchets à la source, par le tri à l'achat, des conventions passées avec les grandes surfaces, l'informations auprès de la population par des amabassadeurs du tri (créations d'emploi), inciter à l'achat de produits à l'emballage réduit (éco-produits), faire la guerre au "sur-emballage", aux sacs plastiques inutiles, aux matières non-recyclables...etc 3 - L'application du principe pollueur/payeur et la mise en place de la pesée des déchets à l'embarquement. 4 - Une réorientation de la politique des CET géants (grands centres d'enfouissement de déchets) en centre cantonaux couverts et bardés, plus petits et pas d'incinération. Un incinérateur n'élimine pas les déchets mais les transforment par incinération en substances solides et gazeuses plus toxiques que le déchets à son origine. Le petit CET couvert, bardé a 4 avantages : - la couverture et la bardage empêchent la pluie de mouiller les déchets, de percoler (infuser) et de resortir sous forme de jus souillés (lixivias), - il évite l'envolé de matières, - le toit, le bardage et le compostage des déchets fermentiscibles diminuent énormément la quantité de déchets à stockés en CET, la production de jus, donc des polutions (l'eau est le principale véhicule des pollutions). Pour plus d'informations, adressez-vous à la FEVE - La Gourinière - 85600 Treize Septiers
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Lundi 24 janvier 2005
ARTICLE LE MONDE L'hybride reconnue ----Hausse des ventes aux Etats-Unis comme en Europe : les voitures à double motorisation (classique et électrique) commencent à trouver leur place. -------- Les véhicules hybrides, ces voitures dotées de deux moteurs - l'un classique, l'autre électrique - ne constituent plus un simple objet de curiosité. En 2004, quelque 600 exemplaires de la Toyota Prius, pionnière du genre et nouvellement élue "voiture européenne de l'année", ont trouvé preneurs en France. OAS_AD('Middle'); Le chiffre n'est pas très impressionnant mais il est cinq fois supérieur au total des ventes réalisées au cours des quatre années précédentes.Pour 2005, Toyota prévoit d'en importer 2 500 à 3 000, puis 4 000 l'année suivante. Le frémissement est confirmé chez Honda, qui a diffusé une soixantaine de son hybride, la Civic IMA, sans en avoir véritablement assuré la promotion. Citroën vient de lancer une série de 2 000 unités de la C3 "Stop and Start". Cet hybride minimaliste ne peut toutefois prétendre au crédit d'impôt de 1 524 € attribué aux modèles à motorisation mixte, officiellement consacrés "véhicules propres".Encore balbutiant en Europe (5 800 immatriculations en 2004), le marché des véhicules hybrides a véritablement décollé outre-Altantique, où près de 65 000 modèles ont été écoulés en 2004. A ce rythme, prévoit l'Institut J. D. Power, les Etats-Unis devraient en absorber 500 000 en 2008.Conséquence du renchérissement du prix du pétrole et de la prégnance des thèmes environnementaux dans l'opinion, ces voitures plus chères à l'achat mais nettement moins gourmandes en énergie commencent à être vraiment prises au sérieux.D'autant que les dernières générations ne sont plus des laiderons et se conduisent comme les autres voitures, offrant des reprises vigoureuses mais plus linéaires et un parfait silence.Leur principe de fonctionnement repose sur la combinaison d'un moteur à essence et d'un moteur électrique. Un calculateur électronique répartit la contribution de chaque source afin d'obtenir en permanence le meilleur rendement. Les batteries sont rechargées en recyclant l'énergie dissipée au freinage et en sollicitant le moteur classique (de cylindrée souvent inférieure à la moyenne), dont le démarrage est assuré grâce au moteur électrique, dont la puissance atteint 50 kW. SANS ESSENCE JUSQU'À 20 KM/H Pour sa part, la Prius fonctionne jusqu'à 20 km/h grâce à la seule fée électricité. Dans les embouteillages, elle ne consomme donc théoriquement pas une goutte d'essence. En pratique, les gains de consommation ne sont pas aussi mirobolants que le prétendent les constructeurs, mais ils restent appréciables. Lorsqu'on la conduit normalement en ville, ce modèle hybride consomme un peu moins de 6 litres aux 100 km (la marque revendique une moyenne de 5 litres en cycle urbain).Convaincu par le succès de la Prius, Ford commercialise depuis septembre l'Escape, un "sport utility vehicule", sorte de gros 4 × 4 à l'américaine doté d'un classique moteur à essence et d'un autre, électrique. La firme prévoit de lancer quatre modèles du même genre dans les trois prochaines années.Le salon de Detroit 2005 confirme que les temps changent. On y a découvert le futur GMC Graphyte, énorme "sport utility" pourvu d'un titanesque V8 essence de 300 ch et de deux moteurs électriques. On y a également appris que Nissan allait acheter la technologie Toyota pour produire des hybrides aux Etats-Unis et que Porsche envisageait également de convertir le Cayenne aux économies d'énergie.Pour la plupart des acteurs du marché automobile américain, il ne fait pas de doute que la voiture hybride assurera l'intérim entre le moteur thermique du XXe siècle et le moteur électrique du XXIe siècle, alimenté par une pile à hydrogène mais qui ne devrait pas apparaître avant une vingtaine d'années.Pour le moment, les modèles hybrides restent plus chers que la moyenne (une Toyota Prius vaut 24 950 € et une Honda Civic Ima est facturée 22 100 €) et, malgré le crédit d'impôt, imposent à l'acheteur de parcourir des milliers de kilomètres avant de rentrer dans ses frais. Aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, ils paraissent répondre à une demande émanant d'une clientèle en quête d'automobiles "citoyennes". RÉTICENCES EUROPÉENNES "Nos ventes ont nettement enregistré un effet-canicule. Depuis l'été 2003, on ne parle plus de la même manière du réchauffement de la planète", constate Michel Gardel, directeur général de Toyota-France. La clientèle, composée d'acheteurs aisés et surdiplômés, présente un profil social clairement élitiste mais qui pourrait s'élargir. Prochaine étape : le Lexus RX400h, un énorme et luxueux tout-terrain hybride de 272 ch. "Nous allons déculpabiliser ceux qui n'osaient pas rouler en 4 × 4", glisse-t-on chez Toyota.De ce côté de l'Atlantique, cependant, cette technologie suscite un enthousiasme plutôt modéré. Renault ne parle plus de son projet de Scénic hybride et Citroën prend soin de préciser que la C3 "Stop and Start" n'appartient pas stricto sensu à cette catégorie. Ces réticences recouvrent une divergence stratégique. Depuis une dizaine d'années, constructeurs français et allemands considèrent que le moteur diesel - le plus économe en carburant et le moins prolixe en émissions de CO2 - constitue le moyen le plus sûr de satisfaire aux exigeantes normes environnementales.Les progrès attendus du diesel (consommation encore réduite, généralisation du filtre à particules) et des moteurs à essence (injection directe, nouveaux carburants) risquent de réduire l'espace dévolu aux modèles hybrides, mal adaptés de surcroît aux voitures petites et moyennes.Les marques européennes - qui font valoir que les Big Three américains ne méprisent plus le diesel (à Detroit, General Motors a dévoilé deux modèles alimentés au gazole) - continuent de travailler à la mise au point de modèles hybrides, mais sans bouleverser leurs plans. Dans les prochaines décennies, l'issue du duel planétaire entre le diesel et l'hybride se jouera en partie sur le vaste marché automobile chinois, qui pourrait bien faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre.Jean-Michel NormandToyota Prius Dimensions (L × l × h) : 4,45 × 1,72 × 1,49 m.Poids : 1 300 kg.Coffre : 408 litres.Motorisation : quatre cylindres essence 1,5 litre 77 ch (55 kW) et moteur électrique à aimant permanent (50 kW) sous une tension de 500 volts.Consommation moyenne : 4,3 litres aux 100 km.Emissions CO2 : 104 g/km.Equipements de série : huit airbags, ESP, climatisation électrique automatique, écran multifonction, autoradio CD.Prix : de 24 950 à 28 700 € (hors crédit d'impôt).• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.01.05
publié dans : transport et infrastructures
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Samedi 22 janvier 2005
CHIMIE Présents dans de nombreux produits d'usage courant vendus en grandes surfaces L'évaluation des biocides débute en France Avec plusieurs années de retard, la France va enfin évaluer la toxicité des biocides, ces pesticides potentiellement dangereux pour l'homme et l'environnement et pourtant massivement utilisés dans la vie courante. La majorité d'entre eux devrait être retirée du marché avant 2006. Une nouvelle structure d'évaluation se met en place dans l'Hexagone. Caroline de Malet [21 janvier 2005] Ce sont des pesticides à usage non agricole, dont la principale caractéristique est d'exercer une action contre des organismes vivants nuisibles. Et pourtant, malgré leur caractère potentiellement toxique, les biocides sont utilisés par le grand public dans la vie courante. Raticides, désinfectants pour piscines, produits ménagers comme le Cif ammoniacal, antipoux, antipuces ou encore produits de protection du bois : leur utilisation quotidienne a fini par inciter la Commission européenne à faire le ménage au sein de ces biocides, dont certains sont déjà interdits à l'étranger. C'est par exemple le cas du diazinon, un organophosphoré qui véhicule de puissants neurotoxiques proches du sarin (gaz moutarde), banni des Etats-Unis depuis l'année dernière. Ce pesticide présente en effet des risques pour la santé, allant de la simple nausée à des lésions neurologiques irréversibles. La directive européenne imposant d'évaluer la toxicité de ces substances et de soumettre leur mise sur le marché à autorisation date de 1998. «Le public aurait du mal à comprendre qu'on ne connaisse pas les dangers des produits vendus sur le marché européen», justifie Vincent Laflèche, directeur général adjoint de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). Seulement, il aura fallu attendre six ans et le décret du 26 février 2004 avant que la France ne transpose cette directive en droit national, après un rappel à l'ordre de la Cour de justice des Communautés européennes. Un retard qu'avait dénoncé Corinne Lepage et Cap 21 en juin 2004. «Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction. Ce devrait être un principe d'action», lance Eric Delhaye, porte-parole de Cap 21. Au cours d'une étape préalable, les industriels européens ont été sommés de notifier au niveau européen les biocides qu'ils commercialisent sur le marché. 1 713 substances actives ont ainsi été identifiées, réparties entre 23 catégories. Sachant que chaque substance donne lieu à la formulation de dix produits biocides, on considère qu'au moins 15 000 produits sont concernés. Au niveau français, c'est le ministère de l'Ecologie et du Développement durable qui est chargé d'organiser la mise en place de cette nouvelle réglementation. Une première étape consiste, pour les industriels, à déposer, au niveau national, un dossier par substance, avec essais toxicologique à la clé. Compte tenu des coûts très élevés de dépôts de dossiers (jusqu'à 180 000 euros), on estime que les industriels devraient se contenter de soumettre à l'évaluation environ 400 substances sur 1 713. Les autres, à savoir la grande majorité, seront donc retirées de facto du marché d'ici à 2006. La France va évaluer en tout 11% environ de ces 400 substances (800 produits). C'est l'Ineris et l'INRS (Institut national de recherche et sécurité), organisme public chargé de la protection des travailleurs, qui se répartissent l'étude de la majorité des dossiers. Plus marginalement, l'Afssa (pour les aliments) et l'Afssaps (pour les produits de santé) pourront également apporter leur expertise. A noter que ces différents instituts ne vont pas procéder eux-mêmes aux essais toxicologiques, mais valider les résultats des études réalisées en amont par les industriels. Une fois ce travail d'évaluation effectué, c'est le ministère qui décidera en dernier ressort d'attribuer ou non l'autorisation de mise sur le marché à un produit. C'est dans cette optique que l'INRS et l'Ineris, amenés à travailler en étroite collaboration, vont créer une structure commune dédiée à cette évaluation. Cette dernière, qui devrait être baptisée Bureau d'étude des risques des produits chimiques, pourrait éventuellement élargir ses activités par la suite à l'évaluation des substances chimiques. Car, souligne Philippe Huré, responsable du département Risques chimiques et biologiques de l'INRS, «ce schéma préfigure le dispositif en préparation pour les substances chimiques dans le cadre du programme européen Reach». Ce vaste projet, qui vise à mieux connaître les dangers de 30 000 produits chimiques, se heurte pour l'instant à une vive opposition des industriels.
publié dans : environnement, santé & environnement
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Jeudi 20 janvier 2005
Une Conférence-débat "L'environnement, atout économique pour la vie rurale", avec Christophe Béchu, président du Conseil général de Maine-et-Loire, et Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale de Cap 21, aura lieu Jeudi 20 janvier, à 20H15, auThéâtre de Doué la Fontaine. Organisé par le Comité régional de développement agricoles du Layon-Saumurois (CRDALS), la soirée-débat se déroulera selon ce programme : - Exposé sur "L'environnement, regards de société", par Bernadette Caillard-Humeau - témoignages d'acteurs locaux sur leurs démarches par rapport à l'environnement - table ronde et débat avec la salle - Discours de clôture par Christophe Béchu Vin d'honneur
publié dans : Rendez-vous
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Dimanche 16 janvier 2005
Produits bio, la consommation augmente et pourtant la production française est en péril     [ 02/12/2004 13:56 ] Selon une enquête CSA effectuée pour l'Agence Bio publiée aujourd'hui, 44% des français en ont consommé régulièrement cette année contre 37% en 2003, pourtant comme le souligne la FNAB la production française stagne et le nombre de conversions engagées en 2004 est en baisse très sensible.    Avec un nombre de consommateurs en hausse, fidélisés et prêts à augmenter leurs achats, la bio est l’un des seuls secteurs alimentaires qui progresse en France. souligne la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (FNAB ) qui " accueille avec plaisir "  les résultats du deuxième baromètre des consommations de produits biologiques, publiés aujourd’hui par l’Agence bio.Il ressort de ce Baromètre que : 44% des Français ont consommé au moins un produit bio en 2004, contre 37% en 2003.42% des Français ont acheté des aliments biologiques au cours des 4 dernières semaines, contre 33% l’an passé (à la même période).- les produits bio phares sont les fruits et légumes, les œufs et le pain, suivis des produits laitiers et des volailles : généralement, 40% des consommateurs de ces produits sont fidèles, environ 1/4 des consommateurs de ces produits sont nouveaux.- parmi les consommateurs bio, plus d’1/3 sont fidèles à au moins une famille de produits bio (hors épicerie et vin) en 2004, alors qu’ils n’étaient qu’1/4 en 2003.- et, toujours, 84% des Français qui ont une image positive des produits biologiques.Pourtant si les chiffres publiés peuvent paraître encourageant  la FNAB  regrette que cette hausse de la consommation profitera avant tout aux productions venant du reste de l’Europe ou du monde. " Avec des conversions quasiment nulles en 2003, et seulement 700 pour 2004, la France n’est pas prête de rattraper son retard sur le reste de l’Union Européenne. Un manque de volonté politique et de vision à long terme, le refus du secteur de la production conventionnelle de voir en la bio autre chose qu’une niche, avec un lobby dont on connaît l’efficacité pour détourner les aides environnementales vers à notre détriment, les difficultés rencontrées pour structurer les filières et massifier l’offre, l’image de la bio que beaucoup aimeraient réserver aux consommateurs les plus aisés, le refus de considérer la bio comme un véritable mode de développement agricole, sont parmi les facteurs expliquant la situation paradoxale de la France. " explique la FNAB qui  " s’engage à convaincre rapidement Dominique Bussereau de l’urgence qu’il y a à développer la production biologique en France et à privilégier et soutenir l’excellence environnementale comme le souhaite la majorité de nos concitoyens."AM / CyberagriL'Agence Bio est un groupement d'intérêt public dont la mission est d'oeuvrer pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique française.
par Ouest France publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Samedi 15 janvier 2005
PARIS (AFP) - Une étude nationale sur l'impact des rejets de dioxine sur la population va concerner, à partir de mars, plus de 900 personnes vivant à proximité de huit incinérateurs d'ordures ménagères, a indiqué lundi l'Institut national de veille sanitaire (InVS).La première phase préliminaire, menée conjointement par l'InVS et l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), avait été lancée en septembre dernier autour des incinérateurs d'ordures ménagères de Pluzunet (Côtes-d'Armor) et Gilly-sur-Isère (Savoie).A l'issue de cette étude pilote destinée à tester le dispositif, l'étude nationale proprement dite, dont les résultats sont attendus pour la fin 2006, doit concerner à partir de mars la population vivant autour des incinérateurs de Pluzunet et de Dijon (Côte-d'Or), a précisé l'InVS.Suivront les sites de Bessières (Haute-Garonne), Cluny (Saône-et-Loire), Fécamp (Seine-Maritime), Gilly-sur-Isère (Savoie) puis, enfin, à partir de juin ceux de Maincy (Seine-et-Marne) et Maubeuge (Nord), selon l'InVS.Ces sites sont considérés représentatifs du parc d'usines d'incinération d'ordures ménagères en France et ils sont de plus, souligne l'Afssa, situés dans des zones où la consommation de produits locaux est avérée.L'exposition prolongée aux dioxines peut entraîner des perturbations du système immunitaire et du développement du système nerveux, des troubles du système endocrinien ou de la fonction de reproduction. La TCDD, la plus toxique des dioxines, est classée depuis 1997 comme substance cancérigène.L'étude nationale a pour objectif de quantifier une éventuelle sur-imprégnation aux dioxines des populations vivant autour des incinérateurs, la principale source de contamination étant alimentaire. Il sera demandé aux personnes incluses dans l'étude (environ 130 par site) de décrire leurs habitudes alimentaires et leur environnement et de se prêter à un examen de santé comprenant une mesure de la pression artérielle, de la corpulence ainsi que des prélèvements sanguins et urinaires permettant de doser les dioxines et métaux lourds, rappelle l'InVS.Les incinérateurs d'ordures ménagères en France émettent encore 10 à 20 fois plus de dioxines qu'en Allemagne, en Suède ou au Danemark, avaient estimé des experts lors d'un colloque au printemps dernier à Paris.Début septembre, le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a averti qu'il fermerait fin 2005 tout incinérateur non conforme aux normes européennes entrant en vigueur le 28 décembre 2005 : les installations devront alors émettre moins de 0,1 nanogramme/m3.
par Bernadette caillard-humeau publié dans : déchets
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