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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Vendredi 14 janvier 2005
Cancérologue et président d'ARTAC, association pour la recherche pour le cancer, le Professeur Dominique Belpomme a fait salle comble vendredi à Nueil sur Aubier, petit village situé aux confins des Deux-Sèvres et proche du Maine-et-Loire et de Vendée. Plus de 700 personnes se sont pressés dans la salle pour entendre les propos simples et directs sur les dommages de l'environnement sur la santé. Trois quart des cancers, estime Dominique Belpomme, sont dues à l'environnement. Des dommages spécialement observé chez les enfants(leucémie) ainsi que chez le sagriculteurs : malformations, cancers et strilité de leur descendance qui semblent être directement liés aux produits toxiques, pesticides, nitrates que ceux-ci emploient. Quelques adhérents de Cap 21 ont su poser les bonnes questions en un lieu qui rassemblaient des habitants des régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes, tel que l'a attesté la présence des deux délégués régionaux.
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Vendredi 14 janvier 2005
Ces villes qui « mangent » leur environnement Une civilisation du gaspillage qui produit des tonnes de déchets encombrant jusqu'à l'espace public : triste vision d'une ville qui n'arrive pas à changer de modèle de développement. Photo Dominique Rodenbach.   Comment redéfinir et protéger le territoire urbain ? Enjeu d'une journée d'étude qui interpelle le monde politique chargé de la mobilité , du développement économique, de la protection de l'environnement. C'est par un tableau apocalyptique et malheureusement très réaliste que débuta la journée d'étude du 4 décembre organisée par le Centre d'étude, de recherche et d'action en architecture de l'Institut supérieur d'architecture St-Luc à Bruxelles : « Le territoire urbain, ressource pour le développement durable ». Auteur de « L'empreinte écologique », le Canadien William Rees, docteur en écologie des populations et professeur à l'université de Colombie-Britannique à Vancouver, dresse un panorama saisissant des changements trop rapides qui frappent nos villes, bien trop dépendantes des ressources énergétiques fossiles. Ces villes qui sont de véritables parasites de l'environnement puisqu'elles dépendent totalement de leur hinterland pour la nourriture, l'eau, l'énergie, les déchets. La biocapacité accaparée par les villes Il ne s'agit pas d'écosystèmes capables de s'autoréguler mais de systèmes qui rejettent autour d'eux les pollutions les plus diverses. Donc, le professeur Rees a calculé l'empreinte écologique des villes dans le système mondial (car les mesures statistiques sont possibles à l'échelon national et pas régional.) C'est ainsi que l'on découvre que la Belgique, pays à très haute densité de population, se classe en quatrième place d'importance d'empreinte écologique après les USA, le Canada et l'Australie ! Il n'y a pas d'exemple d'utilisation écologique du bien-être, souligne M. Rees qui note la très faible empreinte écologique des pays les plus pauvres d'Afrique... car il n'y a pas, là, de bien-être gros gaspilleur d'énergie et gros producteur de déchets. Une autre comparaison est faite entre la façon dont des villes « mangent » leur environnement : en km2 de terres arables et de forêts occupées, et de pollution d'eau. Cela donne, pour Tokyo qui compte 12,3 millions d'habitants sur une surface de 218. 700 ha une empreinte écologique de 58.552.000 ha sur une biocapacité japonaise de 90.028.000 ha. Cette ville qui abrite 10 % des Japonais prend 66 % de la biocapacité de toute la nation. Quant à Bruxelles, qui abrite près d'un million d'habitants soit 9,6 % de la Belgique sur 16.100 ha, elle marque son empreinte écologique sur 6.633.000 ha alors que toute la biocapacité de la Belgique fait 11.391.600 ha ; Bruxelles accapare 58 % de la biocapacité belge. Alerte au chaos avec la crise pétrolière Comment donc définir un territoire urbain alors que 99 % du pays est nécessaire pour supporter les villes et que ces territoires se situent en dehors de celles-ci ? Or, notre civilisation de consommation consomme trop de forêts, pollue trop de terres arables et ne maîtrise pas son expansion démographique. Pour nourrir l'augmentation de la population, on mécanise l'agriculture ce qui augmente encore l'usage d'énergie fossile, ce qui accroît d'autant la pollution, l'effet de serre et l'on en arrive aux perspectives sinistres de guerres pour le pétrole et de réchauffement du climat qui provoquera les inondations et destructions de côtes et d'îles un peu partout dans le monde. Bref, le chaos qui a commencé par la guerre en Irak puisque les Etats-Unis, énormes mangeurs d'énergie fossile, n'ont plus de capacité de production interne et doivent absolument, puisqu'ils ne veulent pas changer leur modèle de développement, s'approprier le pétrole des autres parties du monde. Il s'agit d'une menace sur la civilisation plus forte que le terrorisme, souligne William Rees qui agite le « syndrome de l'île de Pâques » où les habitants privés de ressources naturelles sont tombés dans le chaos et le cannibalisme. Que faire ? Il faut repenser les villes comme des écosystèmes reposant sur une gestion saine de leur hinterland ce qui suppose une restriction de 80 à 90 % de l'énergie fossile et la protection des sols et des ressources naturelles ; les villes doivent réduire leurs empreintes écologiques à 2 ha par tête d'habitant. Il faut changer de vie, rapprocher le lieu de vie du lieu de production et de consommation, produire plus sa nourriture et son eau. Il n'est pas normal qu'un quart de la population utilise 86 % des produits de l'économie mondiale. Mais pour changer les mentalités et les pratiques rapidement, il faut faire pression sur le politique, souligne William Rees. Une introduction parfaite aux autres intervenants de cette journée d'étude très dense et stimulante. Pressés par le temps ? Créons des temps lents Il est évident en effet qu'une restriction du gaspillage énergétique et de la pollution climatique passe par un changement radical du mode de déplacement, donc de la politique de mobilité. Bertrand Montulet, docteur en sociologie de l'UCL, fit un brillant exposé de ce que représentent les concepts de l'espace et du temps dans notre histoire et dans nos perceptions. Pour nous dire que le temps postmoderne, d'après le métro-boulot-dodo où chacun travaille en même temps est un temps fluide, on ne fait plus carrière mais on a des contrats de travail éphémères dans des organisations flexibles, le travail parasite la maison, les loisirs, chacun doit maîtriser lui-même son temps... ce mythe de l'éphémère, du réseau, de l'espace indéfini demande beaucoup de mobilité. Si on perd son emploi, on doit se délocaliser... En quoi est-ce « durable » ou « soutenable » ? L'enjeu est donc là pour le politique, suivant en cela l'exemple de Strasbourg qui a choisi le tram au centre-ville et implanté des commerces à la place de parkings (mais un intervenant français nous signalait ensuite que les embouteillages, s'ils ne se situent plus dans la ville ont lieu à l'extérieur où rien n'a été prévu comme substitut à la voiture !) Il faut d'autres politiques de temps et de rythmes. Si on ralentit, on trouve de l'espace, assène Bertrand Montulet, si, en ville, la limitation de vitesse était partout à 30 à l'heure, il n'y aurait plus de friches car l'espace redevient un enjeu. Par contre, c'est la vitesse qui fait le périurbain. Le RER permet d'aller vite. Mais pas de changer de rythme de vie. Le travail perd son statut, le temps individualisé prime. Il faut donc une réflexion au point de vue collectif et spatial afin de créer des espaces de temps lents où nous ne sommes pas obligés de courir partout. 09 décembre 2004
par Caillard-Humeau publié dans : urbanisme architecture logement
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Vendredi 14 janvier 2005
Article de Ouest-France - Éoliennes : le département dans le vent Les éoliennes de Bouin sont aujourd'hui un enjeu économique et touristique en Vendée. D'une manière générale, les propriétaires des éoliennes acquittent une taxe professionnelle aux collectivités locales et territoriales. Une éolienne d'un mégawatt génère ainsi une taxe de 6 000 € par an pour la collectivité locale, intercommunale et départementale, de 1 200 € pour la région. OAS_AD('Position2'); À l'heure où les énergies renouvelables ont le vent en poupe, la Loire-Atlantique est considérée comme une terre d'élection pour les parcs éoliens. Les projets se multiplient autour des agglomérations nantaise et nazairienne. Tous n'aboutiront pas, mais des dossiers avancent. À deux pas du département, les ailes des éoliennes de Bouin captent les courants de l'air marin... et les regards admiratifs de centaines de visiteurs qui viennent aujourd'hui les contempler comme un spectacle. Demain, au coeur de la campagne de Loire-Atlantique, on verra aussi tourner les pales de ces géantes unijambistes. La politique énergétique de la France change sous l'impulsion d'une directive européenne. Objectif : produire, d'ici à 2010, 21 % de sa consommation d'électricité grâce aux énergies renouvelables. Le marché européen est en pleine croissance et les prospecteurs de sites à potentiel éolien se bousculent.D'Assérac à Boussay...Le département n'échappe pas au mouvement. D'autant que la France a fait le choix de répartir les parcs éoliens sur son territoire, plutôt que les concentrer sur ses côtes. Si le Pays de Retz tient la corde, plusieurs sites sont pressentis à l'intérieur des terres. « Aujourd'hui, l'évolution technologique des éoliennes permet d'aller capter les vents plus haut, explique Matthieu Blandin, du bureau d'études nantais Valorem. Un autre critère déterminant est celui de la proximité d'un poste source » qui collecte l'électricité produite via un réseau de tuyaux enterré.Valorem, l'un des développeurs de projets éoliens pour le compte de sociétés privées, voire pour EDF, a actuellement plusieurs dossiers au feu : « A Assérac, nous avons un projet de quatre éoliennes totalisant environ 10 mégawatts. Il a été déposé en préfecture à la mi-novembre 2004 et attend de passer devant la Commission départementale des sites perspectives et paysages [CDSPP]. La mise en service de ce parc éolien est prévue courant 2006. »Autres sites retenus par Valorem : Saint-Michel-Chef-Chef, Pays de Retz Sud, Chauvé et La Marne (lire ci-dessous). Au sud du vignoble nantais, frontalière de la Vendée, la commune de Boussay fait l'objet d'une étude pour l'implantation d'une dizaine d'éoliennes. Seul obstacle à lever : la présence à l'endroit choisi d'un couloir d'aviation militaire.(article OF paru le 14/01/05)
par Ouest-France publié dans : énergie
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Jeudi 13 janvier 2005
LE MONDE | 13.01.05 | 13h48 Les archives du "Monde" : plus de 800 000 articles à consulter. Abonnez-vous au Monde.fr Bruxelles de notre bureau européenLa Commission européenne a menacé la France, mercredi 12 janvier, de sanctions financières si elle persiste à ne pas tenir compte d'arrêts de la Cour de justice qui l'invitent à transposer dans sa législation plusieurs directives sur l'environnement. OAS_AD('Middle'); La France a été condamnée six fois, entre septembre 2001 et juillet 2004, à l'initiative de la Commission, mais elle a ignoré, en tout ou en partie, les injonctions de la Cour. La Commission l'a donc mise en demeure de s'acquitter de ses obligations. Il s'agit, dans trois cas, d'un premier avertissement et, dans les trois autres, d'un deuxième et dernier avertissement, ultime étape avant d'éventuelles amendes infligées par la Cour à la demande de la Commission."Je suis inquiet de voir le nombre élevé d'arrêts de la Cour auxquels la France n'a pas donné suite", a déclaré le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, avant d'ajouter : "Il est indispensable de réagir vite et de manière efficace aux arrêts de la Cour, non seulement pour l'environnement, mais aussi pour montrer que les Etats membres prennent leurs engagements européens au sérieux." Dans un communiqué, la Commission souligne que "la France, en n'appliquant pas correctement la législation européenne sur l'environnement, nuit aux efforts déployés pour préserver la faune et la flore d'Europe et sape les actions en faveur d'une meilleure gestion des risques pour l'environnement et la santé humaine". RETARDS ACCUMULÉS La France est blâmée pour mauvaise transposition de la directive Habitats de 1992, qui obligeait les Etats à proposer, avant 1995, une série de sites destinés à constituer un réseau de protection écologique dénommé Natura 2000. La Cour a estimé, le 11 septembre 2001, que les listes fournies étaient incomplètes. La Commission note que celles-ci sont insuffisantes pour protéger une douzaine d'habitats et d'espèces, notamment des forêts et des tourbières, ainsi que certaines espèces de poissons et de plantes. Elle souligne que les retards accumulés empêchent l'achèvement du réseau Natura 2000, qu'elle considère comme "la contribution la plus importante à la protection de la biodiversité pour les générations futures". Paris reçoit également un dernier avertissement pour l'application de la directive Oiseaux sauvages de 1979, qui donne lieu, depuis vingt-cinq ans, à des controverses entre chasseurs et écologistes. La Cour lui reproche, dans un arrêt du 26 novembre 2002, de n'avoir pas désigné suffisamment de zones protégées. Celles-ci ne représentent que 2,6 % du territoire français, alors que les sites répertoriés en couvrent 8 %.De même, la Cour a jugé trop restrictive, le 26 juin 2003, la transposition faite par la France d'une directive de 1990 sur la liberté d'accès à l'information en matière d'environnement. Elle conteste notamment une clause autorisant l'administration à refuser la communication d'un document parce que celle-ci porterait atteinte "de façon générale aux secrets protégés par la loi". Depuis lors, Paris a corrigé son texte mais n'a pas prévu, dans l'hypothèse d'une décision implicite de rejet, une disposition obligeant les pouvoirs publics à fournir, dans les deux mois, les motifs de ce refus. La Commission s'appuie sur cette lacune pour justifier sa position.Trois autres législations donnent lieu à un premier avertissement. L'une concerne une directive de 1990 sur les organismes génétiquement modifiés, dont la transposition a été jugée incomplète par la Cour le 27 novembre 2003, notamment parce qu'elle assure mal l'information du public et qu'elle ne couvre pas certaines utilisations confinées relevant du ministère de la défense. Les deux autres directives portent sur le déversement de substances dangereuses dans l'eau (arrêt du 12 juin 2003) et sur les déchets des véhicules hors d'usage (arrêt du 1er juillet 2004).Thomas Ferenczi• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.01.05
par Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Lundi 10 janvier 2005
POINT DE VUE Tsunami : je savais tout, je ne savais rien, par Paul Tapponnier LE MONDE | 04.01.05 | 14h26 OAS_AD('Frame1');Les archives du "Monde" : plus de 800 000 articles à consulter. Abonnez-vous au Monde.fr Ne nous méprenons pas. D'autres cataclysmes sismiques, sans doute encore plus graves, frapperont l'humanité avant la fin de ce siècle. Nous sommes tous frappés de stupeur. Dimanche 26 décembre 2004 vers 7 heures du matin heure locale, un séisme de magnitude 9, comme la Terre n'en avait pas produit depuis quarante ans, a fait glisser horizontalement de 10-15 m l'interface entre les plaques Inde et Asie, sur 500-600 km de long et 150 de large. OAS_AD('Middle'); Au sud et à l'ouest de la pointe nord de Sumatra, ce séisme a relâché soudainement des forces et déformations accumulées depuis des siècles. En 3-4 minutes, les ondes de choc ont ébranlé toute la province d'Atjeh, provoquant une dévastation dont on commence à peine à appréhender l'ampleur.Déjà hors du commun, ce désastre n'est pas resté circonscrit près de la zone de rupture, comme c'est le cas général des séismes continentaux. Soulevant le fond marin de plusieurs mètres sur une bande de 40 × 400 km2, le chevauchement brutal du bord de l'Asie sur la croûte océanique indienne a fait naître une autre onde, fluide celle-là. Une énorme vague qui, après avoir achevé d'anéantir la côte ouest de Sumatra, a transporté mort et désolation sur les rives du nord de l'océan Indien et de la mer d'Andaman, y compris dans des contrées tectoniquement paisibles où même les petits séismes sont rares.A près de 700 km/h, le maximum d'amplitude de ce raz de marée, très directif mais presque imperceptible en haute mer, est d'abord allé frapper de plein fouet les îles Nicobar. Près de quarante minutes après le séisme, la côte sud de la Thaïlande était atteinte. Une heure trente plus tard, celle du Sri Lanka et de l'Inde du Sud. La vague a ensuite balayé les Maldives et les Seychelles pour finir, avec encore assez de puissance pour chavirer les barques de pêche, sur les rivages de la Somalie et du Kenya.Alors que j'écris ces lignes, le nombre des victimes recensées atteint déjà 140 000. Mais les zones les plus sinistrées, hélas, n'ont encore guère été visitées. Comment s'y rendre ? Ponts, routes et ports sont détruits. Où accoster ? Où atterrir ? On entend dire que plus un signe de vie ne subsiste sur les 250 km du littoral au sud de Banda Atjeh... Sur cette côte basse, le tsunami aurait pénétré 10 km à l'intérieur des terres. Aucune nouvelle de Meulaboh, grande ville la plus proche de l'épicentre.On est donc en droit de craindre que cette immense catastrophe humaine ne rivalise avec les plus grandes connues, toutes d'origine sismique, et la plupart chinoises telle Tangshan en 1976 (255 000 morts), voire Xian en 1556 (830 000 morts). En vérité, le nombre exact des victimes ne sera sans doute jamais connu. Seuls les changements des lignes de côte et des contours des îles seront précisément cartographiés grâce aux satellites d'observation de la Terre, effets permanents d'un cataclysme qui n'est pas à la mesure humaine.Pourquoi une telle démesure ? Par sa puissance, le séisme d'Atjeh n'est après tout que le cinquième des grands séismes instrumentaux connus. Oui, mais il vient de frapper, lui, au cœur des régions les plus densément habitées de la planète, entre les rivages tropicaux de l'Inde et de l'Indonésie, distants de 2 000 km au plus. Tout se conjuguait donc pour donner à cette catastrophe naturelle le maximum de "portée" meurtrière.Aurait-on pu limiter les pertes humaines ? Que faire dans des circonstances comparables ? La première réaction du géophysicien ne peut être que l'humilité. Qu'aurais-je pu faire, moi, qui suis sans doute aussi averti qu'on peut l'être du fonctionnement de la Terre dans cette région du monde, de l'enchaînement séisme-raz de marée et de l'histoire (connue) des grandes catastrophes telluriques depuis trois mille ans en Asie ?Si j'avais été à Phuket, à quelque 800 km de l'épicentre, peut-être aurais-je été alerté par les oscillations du séisme lui-même. Elles ont dû être clairement perceptibles. Les séismes de magnitude 7 réveillent ordinairement les dormeurs à des centaines de kilomètres. Si je les avais ressenties, leur durée m'aurait sans doute inquiété. Ce sont les secousses qui durent, même si leur amplitude est faible, qui requièrent une réaction rapide et sérieuse. Elles sont l'apanage des très grands séismes qui seuls engendrent de longs et puissants trains d'ondes de surface.Aurais-je alors eu la présence d'esprit d'alerter mon entourage et d'inciter le plus grand nombre à la fuite vers les hauteurs dans la perspective d'un tsunami potentiel ? Avec une petite demi-heure de préavis, cette attitude aurait été la meilleure. Mais elle requiert une prise de conscience rapide de la taille du séisme et de son origine probable, "au flair", ce qui n'est pas facile même pour l'homme de l'art.Plus tard à Phuket, ou plus loin à Sri Lanka, où le séisme lui-même n'était plus perceptible, si j'avais été en position de contempler le rivage et de voir la mer se retirer vite et loin de la ligne de ressac habituelle, j'aurais sans doute immédiatement pensé : raz de marée. Aurais-je réagi avec la rapidité nécessaire ? Mais quelle rapidité ? Et, suivant l'endroit, comment réagir ? Rares sont ceux d'entre nous qui ont vécu ou observé un raz de marée.Je dois confesser que je n'en avais qu'une idée très incomplète. Au-delà de l'horreur brute qu'ils documentent, les nombreux films qui nous parviennent aujourd'hui précisent, mieux que toute image d'archive, ce qu'est exactement un tsunami, cette onde sournoise qui ne se matérialise que près des côtes. Au moins autant que l'effrayant mascaret frontal des peintures japonaises, ou les grandes déferlantes qui lui succèdent, c'est le puissant courant qui s'ensuit qui constitue le danger et l'agent principal de dévastation.La mer envahit la terre pendant plusieurs minutes, avant de se retirer en un temps plus long encore. Ce flux et ce reflux s'apparentent aux plus grandes crues de rivières. Le niveau de l'eau monte rapidement de plusieurs mètres et ces courants violents s'engouffrent partout, inondant tout ce qui est à leur portée. Le mot français, raz de marée (courant de marée) rend précisément compte du phénomène. On pourrait aussi dire "crue de mer". Ce sont ces courants de crue boueux, chargés des limons et vases côtières, qui déplacent bateaux, maisons, et même locomotives pesant plusieurs dizaines de tonnes.Pendant d'interminables minutes, dans un sens puis dans l'autre, les débris massifs charriés par cette crue torrentielle s'entrechoquent, détruisent, blessent et tuent. Même le nageur le plus aguerri ne s'en sortira que par miracle. Ultimement, tout ce qui flotte est entraîné au large, tout ce qui sombre, enseveli dans la boue. Le recours principal ne peut donc être que la fuite, à temps, le plus vite possible.A Phuket, les collines sont relativement proches. Monter rapidement de quelques dizaines de mètres est sans doute envisageable pour qui comprend instantanément ce qui se passe. Mais près des palmiers, sous un soleil radieux, face à une mer chaude et jusqu'ici calme, comment ne pas perdre de nombreuses secondes, toutes précieuses, dans la contemplation incrédule, voire inquisitive, d'un phénomène jamais vu. Curieux d'observer la nature, j'en aurais sans doute perdu beaucoup. Sur les côtes plates comme à Galle, plus encore Banda Atjeh, peu ou pas de fuite possible sur des hauteurs naturelles. L'unique espoir est de grimper dans les étages ou de s'accrocher puis se hisser le plus haut possible sur des bâtiments en espérant qu'ils résisteront.Lorsque le raz de marée surprend, les stratégies de survie sont donc bien minces. Il n'empêche. Comme dans toutes les situations d'urgence, connaissance et éducation sont vitales. C'est une telle éducation qu'ont intégrée les Japonais, qui vivent depuis des siècles avec les tsunamis les plus fréquents du monde. C'est cette éducation-là que mon collègue Kerry Sieh, professeur au California Institute of Technology, avait récemment commencé à inculquer aux habitants de la côte ouest de Sumatra, près de l'équateur et plus au sud, à force d'affiches et de conférences, au niveau local et régional.Là, des recherches approfondies, continues depuis près de dix ans, lui avaient permis de préciser la taille et l'impact des deux séismes géants de 1833 (M = 9) et de 1861 (M = 8,5) sur l'île de Sumatra comme sur celles de Nias, Siberut et autres plus au large. Mieux, ces recherches ont permis de reculer dans le temps et de déterminer que la période de retour de ces catastrophes - la première comparable à celle du 26 décembre, hormis un raz de marée dirigé plutôt vers le sud de l'océan Indien - était de l'ordre de 250 ans. La cartographie, île après île, des anomalies de croissance de micro-atolls coralliens qui vivent à fleur d'eau permet de reconstituer la taille et l'histoire des séismes anciens, étape essentielle dans la compréhension des séismes futurs.Au centre de Sumatra, la recherche fondamentale avait donc porté ses fruits. On savait à quoi s'attendre, et approximativement quand (vers la fin du siècle qui commence). Même imprécis, de tels résultats sont essentiels pour l'évaluation des risques sismiques et tsunamiques futurs au nord et au sud de Padang. On ne savait rien de tel, hélas, quelques centaines de kilomètres plus au nord, dans toute la province aujourd'hui sinistrée d'Atjeh et sur l'île de Simeulue. Ni au Sri Lanka.Dans ces deux régions, guerre civile et guérilla interdisaient toute recherche depuis vingt ans. D'où, en partie, l'étendue du désastre.Est-il possible d'espérer que ce retard criminel de la connaissance puisse être comblé avant la prochaine catastrophe ? Il faut en effet d'abord et avant tout savoir. Dans cette optique, il n'est pas inutile que les médias maintenant mondialisés continuent à diffuser, malgré leur brutalité, les nombreuses vidéos sauvées du naufrage, et les témoignages vécus, pour que le plus grand nombre puisse en tirer connaissance, leçon et réflexe d'action futur. Ecoutez, regardez : voici ce qu'est un raz de marée ! A défaut de n'avoir pu faire, voilà ce qu'on pourrait peut-être faire. Voici les domaines du possible et de l'impossible.Et l'alerte ? N'aurait-on pas pu prévenir à temps les riverains de la mer d'Andaman et de l'océan Indien ? On aurait dû, cela tombe sous le sens : trois quarts d'heure, deux heures, c'est long ! Presque en temps réel désormais, un séisme de magnitude 7 ou plus peut être identifié et localisé grâce aux réseaux mondiaux de stations sismiques tels qu'IRIS ou Géoscope. Mais la nouvelle n'est pas parvenue là où elle aurait dû parvenir en urgence : au bord de la mer. Vingt minutes après 7 heures du matin, tout était déjà consommé à Banda Atjeh.Il n'était pas tout à fait trop tard à Phuket, encore moins au Sri Lanka et dans le Tamil Nadu. Ne parlons pas des Maldives ! Sans nul doute, de nombreuses vies auraient pu être sauvées. Qui est responsable ? Personne, c'est le cœur du problème. La connaissance, une fois encore. Localement, personne ne savait, personne ne se doutait, personne n'imaginait. A l'exception, déjà trop tard, de quelques sismologues éparpillés loin de la zone frappée au cœur, sans doute stupéfiés par les enregistrements qui se déroulaient sous leurs yeux.Cela n'était arrivé de mémoire récente que dans le Pacifique, pas dans l'océan Indien. Il eût fallu qu'existât un système d'alerte bien rodé, encore plus performant que celui du Pacifique vu les temps de parcours beaucoup plus courts de l'onde marine entre sa source et les côtes menacées. On l'a dit et répété, ce système n'existait pas. Il doit être mis sur pied d'urgence. Vu l'élan de solidarité mondial sans précédent des derniers jours, gageons que les moyens seront rapidement réunis.Il serait bon de se soucier aussi de la Méditerranée... avant le prochain désastre. Il est vrai que les plaques s'y meuvent moins vite, surtout à l'ouest. Mais n'oublions pas les dizaines de milliers de victimes à Messine en 1908. Alexandrie et les côtes de l'Egypte dévastées en 365 et 1303 par des raz de marée sans doute venus de Crète ou de Chypre, là où l'Afrique s'enfonce sous l'Egée et la Turquie. Et Bérite (Beyrouth), fleur du Proche-Orient antique, qui, noyée en 551 après Jésus-Christ, mit plus de dix siècles à s'en relever.En amont de l'alerte, que peut-on espérer faire ? Disons plutôt, que doit-on faire : c'est bien d'un devoir qu'il s'agit. La voie est claire. Tout système d'alerte doit être constamment nourri et amélioré par la recherche fondamentale. Il faut chercher à mieux connaître et mieux comprendre le fonctionnement des failles terrestres. Il est vital de continuer à développer l'observation de notre planète à la frontière des techniques existantes. Il n'est guère de domaine où l'investissement dans la recherche fondamentale doive être plus grand et plus soutenu sur le long terme.Nous savons que, dans les deux ou trois décennies à venir, de grands tremblements de terre sont attendus en mer de Marmara, en Californie du Sud, dans les provinces du Qinghai et du Ganzu, en Chine, pour ne citer que quelques exemples. Comme la sismologie, la sismotectonique - l'étude des failles actives - a fait d'immenses progrès en seulement vingt ans. Chaque année, les failles vivantes de la planète sont cartographiées avec une précision accrue, grâce en partie aux images de satellites dont la résolution a augmenté d'un facteur 100 depuis 1975. La segmentation de ces failles, qui contrôle la taille des séismes, est de mieux en mieux comprise. De nouvelles failles actives sont découvertes. Nous savons donc de mieux en mieux où risquent de se produire les tremblements de terre et quelle peut être leur taille. Un exemple récent : le séisme des Saintes, le 21 novembre 2004, entre Guadeloupe et Dominique, s'est produit sur une faille active sous-marine identifiée il y a quatre ans lors de la campagne Aguadomar (Institut de physique du globe de Paris et Ifremer). La longueur de cette faille (15-20 km) est en bon accord avec la magnitude (6,3) du séisme.En Californie, en Turquie, au Liban et ailleurs, de nombreuses tranchées creusées dans le sol transversalement aux failles ont mis au jour des séquences de 10, 20, voire 30 tremblements de terre anciens, éclairant l'histoire du fonctionnement de ces failles (San Andreas en Californie, nord-anatolienne en Turquie, Yammouneh au Liban) pendant les derniers 5 000, 10 000, voire 20 000 ans. (En excavant les traces des grands séismes - il s'agit de véritables fouilles, au sens archéologique du terme -, on peut retrouver, décrypter et dater au carbone 14 les traces des séismes disparus.) Cette histoire est essentielle pour penser les scénarios sismiques du futur.Les grands séismes sont-ils réguliers ou non ? Se reproduisent-ils environ tous les 150, 250, ou 1 000 ans ? Partout où elle existe, cette connaissance fait reculer les bornes de l'imprévu. Parallèlement à la sismologie, qui écoute les frémissements de la Terre avec de plus en plus d'acuité, la géodésie spatiale nous offre aujourd'hui des techniques d'une finesse telle (GPS, radar interférométrique) que les mouvements millimétriques de surface peuvent être surveillés en continu. Les vitesses moyennes de toutes les failles sismogéniques qui comptent sont désormais accessibles en temps réel. Encore faut-il pouvoir installer et maintenir des réseaux denses d'instruments fonctionnant en continu.C'est une tâche qui doit être entreprise à l'échelle planétaire. Les ancrages de départ sont déjà en place. Il existe par exemple des réseaux GPS récents en Birmanie et en Indonésie orientale, que contribue à maintenir Christophe Vigny, à l'Ecole normale supérieure. D'autres, dans le centre et le sud de Sumatra, sous l'égide de Kerry Sieh, ou dans l'Himalaya, sous celle de Jean-Philippe Avouac, à Caltech, en collaboration avec le CEA, ou encore en Turquie et en Grèce. Mais la plupart sont encore trop modestes pour qu'on puisse résoudre mieux que le premier ordre : les mouvements des grands blocs.Car ce qu'il faut mesurer et comprendre pour espérer "voir venir" les catastrophes du futur, ce sont les variations du deuxième ordre des mouvements et de la sismicité. On sait que certaines failles ne glissent pas toujours à la même vitesse. Grâce à une approche mise au point il y a dix ans par Geoffrey King (Institut de physique du globe de Paris) et Ross Stein (USGS), on sait désormais calculer la nouvelle donne des forces après un séisme. La modélisation des changements de contraintes dans les régions entourant une faille qui vient de glisser permet d'identifier les failles voisines qui sont les plus susceptibles de glisser.Pour aller plus loin, tout repose sur l'observation et la mesure en temps réel. Il est aujourd'hui aussi urgent d'observer la Terre solide que ses climats ou les confins du système solaire. C'est une observation qui doit se concevoir à l'échelle des siècles. Ne nous méprenons pas. D'autres cataclysmes sismiques, sans doute encore plus graves - nous sommes de plus en plus nombreux - frapperont l'humanité avant la fin de ce siècle.Combien de décennies ou de siècles nous séparent d'un séisme comparable à celui qui dévasta le nord des Antilles en 1843 ? Le raz de marée ne pourrait-il atteindre Miami ? Là, pour l'instant, l'histoire se résume à un constat bien mince : aucun autre grand séisme n'a été bien décrit depuis l'arrivée de Christophe Colomb en 1492 ! Il nous faut savoir plus. Répétons-le sans relâche : c'est possible. C'est de la recherche fondamentale.La tâche qui reste est immense, mais les chercheurs sont là, vibrants de motivation et d'idées nouvelles. Ce sont les moyens qui manquent. Comme les palais des rois d'antan ou les cathédrales, les réseaux d'observation de la Terre doivent être érigés pour durer. Ne mégotons pas. Il en va de millions de vies. Nos démocraties actuelles, et les grandes multinationales, cette fois bien éraflées, sauront-elles se montrer à la hauteur de cette tâche et venir en aide aux plus démunis, ceux qui paient souvent le plus lourd tribut ?Paul Tapponnier est directeur du Laboratoire de tectonique à l'Institut de physique du globe de Paris.• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 05.01.05 Voir également l'article sur Sumatra (30 mars 2005) ou d'autres (catégorie catastrophe naturelle)
par Point de vue paru dans le journal Le Monde publié dans : mer-littoral
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Lundi 10 janvier 2005
En tant qu'élue et au nom de ceux qui s'opposent aux projets d'incinérateurs, je vous demande un droit de réponse ou une tribune suite à l'article de Gilles Bély (Ouest France du mardi 4 janvier 2005, page 6) "Ici, les déchets ne font pas de vagues". En effet... Eriger l'usine de Lasse comme un exemple de ce qui faut faire est d'abord l'exemple d'une communication réussie de la part du Sivert et/ou de la société Onyx-Saved, filiale de Vivendi Environnement, mais pas d'une information réussie. Le journaliste qui a traité le sujet n'est pas le premier à être tombé dans le panneau (cf article cet été de sa consoeur du même journal en page départementale Maine-et-Loire), oubliant la nécessité de croiser les informations et de donner la parole à ceux qui doutent de cet "exemple". Selon cet article, selon Ouest-France, il semble être dans la norme de ne pas faire de vagues quand un incinérateur est construit... Incinérateur ou usine à électricité ? - Remplacer le mot" incinérateur" par "unité de valorisation énergétique", c'est faire de la communication (pour faire rapide), mais ce n'est pas exact. Ces unités sont faites pour réduire les déchets (car elles ne les éliminent pas, il en reste un tiers, et des plus toxiques), pas pour produire de l'électricité. A ce prix, il existe des unités de production électrique bien moins chères !Le législateur le reconnaît qui n'accepte que le mot incinérateur. - Et pourquoi "l'incinérateur ne fait pas de vagues" ? Située en pleine campagne, elle ne touche qu'une faible population, favorable ou défavorable, ce qui ne porte potentiellement qu'une faible mobilisation critique. Ce n'est pas le cas pour les incinérateurs situés en zone urbaine, densément peuplée. A Saint Barthélémy et à Angers, des citoyens se mobilisent, se documentent, se forment et sortent du phénomène d'intérêt personnel communément appellé "nimby" (not in my back yard) pour devenir défenseurs d'une autre politique, plus respectueuse de l'environnement et de la santé. C'est un mouvement qui est amené à se développer dans les prochains mois, car, effectivement, il ne touche pas les 8000 habitants de la zone de Lasse mais les 260 000 habitants de l'agglomération angevine. "Au delà des normes européennes" - "Au delà des normes européennes", titre traité sans guillemets : l'expression encore une fois est reprise à son compte, comme entériné par le journaliste, or sait-il que désormais la plupart des assemblés d'élus votant la construction d'un incinérateur s'entourent de précautions telles des critères "au delà des normes européennes"...mais ces normes ne sont pas fixés une fois pour toutes : elles sont à échéance rapprochées de plus en plus sévères, à mesure que les experts européens découvrent, constatent et veulent prévenir les risques des composés des fumées sur la santé ! A Angers, l'usine d'incinération de la Roseraie, remise aux normes en 1996, doit à nouveau être remise aux normes jusqu'à ce qu'une nouvelle usine à quelques kilomètres ne voit le jour : voici l'exemple typique des normes "au delà des normes " toujours exigées par le président de la communauté de communes concernée ! L'objectif ambitieux du zéro déchets A Cap 21, nous estimons qu'il est grand temps d'avoir un objectif ambitieux du zéro déchets pour démultiplier le recyclage, créer des filières de recyclage, accompagner par le développement de tri, l'expérimentation de nouvelles formes de transformations des déchets telles la méthanisation, moins cher, plus sûres, étonnamment peu expérimentée... Nous souhaitons que la question des déchets soit traité au moins au niveau départemental, par le conseil général, responsable du plan départemental des déchets (ce qui n'est pas le cas en Maine-et-Loire depuis l'annulation de ce plan par le tribunal administratif). Plutôt que de laisser des gérants d'incinérateur ou des élus dissoudre la réalité dans de la communication, (qui n'est pas de l'information, on l'aura compris !), prenons le problème des déchets avec intelligence et ambition, en mettant en place une tout autre politique à échelle départementale voire régionale, promouvant du même coup image et réalité d'un territoire respectueux de l'environnement, volontariste, fougueusement innovant ! Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale Cap 21, conseillère municipale d'Angers, déléguée à la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Vendredi 7 janvier 2005
Bataille politique autour du traitement des déchets marseillaisLE MONDE | 07.01.05 | 14h59A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin.Abonnez-vous au Monde.frLa fermeture imposée, d'ici à 2006, de la décharge d'Entressen, la plusgrande d'Europe, suscite une tension entre les élus PS et UMP desBouches-du-Rhône, qui prônent des solutions différentes. Un débat public estorganisé dans le département.Marseille de notre correspondant régionalLe 12 décembre 2004, il y avait 200 personnes pour parler de l'éliminationdes déchets ménagers dans la salle du développement culturel deSaint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), qui ne voit pas souvent d'assembléeaussi nombreuse. Et, le 4 janvier, ils étaient plus de 700, venus évoquer le même sujet dansle centre Marcel-Pagnol de Fos-sur-Mer.Cette fois-là, de nombreux participants venaient de manifester avec leursélus contre la création d'un incinérateur. Cet équipement serait destiné àbrûler les déchets de la communauté urbaine de Marseille, qui alimententtoujours la décharge d'Entressen, la plus vaste d'Europe. Sourced'innombrables polémiques, cette énorme décharge devrait déjà être fermée,mais fonctionne toujours, faute, pour le moment, de solution consensuellepour la remplacer. Le débat sur le traitement des déchets ménagers, lancé par le conseilgénéral, présidé par Jean-Noël Guérini (PS), fait recette dans l'ouest desBouches-du-Rhône, même s'il attire peu de monde à Marseille même, pourtantau cœur de la polémique. Organisées sur le modèle de celles préconisées parla Commission nationale du débat public quand elle est saisie d'un problèmemajeur, les réunions abordent chacune un aspect technique et politique dudossier. A Fos, la question de l'incinérateur, refusé par tous les participants, alargement éclipsé les questions de la transformation des déchets en compostsutilisables sur l'essentiel des terres agricoles du département. Mais, àSaint-Martin-de-Crau, c'est bien des rapports entre citoyens, éliminationdes déchets et puissance publique dont il s'est agi durant les deux bonnesheures d'une discussion à la fois intense et très calme.LA PAROLE À LA SALLEAprès qu'un représentant du département des Deux-Sèvres, réputé pionnier enla matière, a détaillé les expériences locales sur la réduction des déchetsà la source, comme la dématérialisation des actes administratifs pouréconomiser papier et rejets, ou le "Caddie idéal parce que nos achats sontnos déchets" , l'animateur donne la parole à la salle.Un agriculteur d'un village voisin s'interroge sur les "publicités nonadressées" qui envahissent les boîtes aux lettres. Une dame s'étonne de nepas savoir "où déposer ses déchets médicaux" . Le pharmacien du village luirépond immédiatement qu'avec son confrère ils les gèrent quotidiennement.Sollicité, Antoine Rouzaud, jeune conseiller général (PRG) chargé du plandépartemental d'élimination des déchets et cheville ouvrière des débats,s'interroge à haute voix sur le paiement des sacs en amidon, susceptibles deremplacer les sacs en plastique distribués par les grandes surfaces pourpréserver l'environnement.Agacée, une participante demande quelle solution préconiser contre "lesserristes qui brûlent leurs plastiques en plein air" . La conseillèremunicipale déléguée à l'écologie lui répond : "Ce brûlage est interdit, ilexiste des structures qui reprennent les plastiques de serres et lescontrevenants ont, cette année, été verbalisés."Ainsi va "ce débat public sans précédent en France" , pour reprendrel'expression de M. Rouzaud. Supervisé par un ancien juge de la chambrerégionale des comptes, Pierre Fabre, qui doit faire la synthèse des dix-septréunions publiques prévues d'ici à la fin janvier, il rencontre des succèsmitigés. Les salles n'ont été combles que dans la partie du départementtravaillée par la question de l'incinérateur que la communauté de communesde Marseille veut installer dans la zone.D'autant plus qu'en novembre 2004 le vent, détruisant des clôtures de ladécharge d'Entressen, a dispersé des millions de sacs en plastique sur lesterres des communes limitrophes de ce centre d'enfouissement technique qui,depuis 1912, accumule les ordures du chef-lieu du département. Selonl'ancien magistrat, chargé de veiller à l'équité des débats et qui seréjouit de cette expérience inédite, ces discussions "sont toujours de trèsbon niveau, mais ne touchent souvent que la partie des gens très motivés" .Cette démarche originale n'est qu'une facette, très politique etvolontairement spectaculaire, du travail d'élaboration du plan départementald'élimination des déchets qu'a entrepris le conseil général desBouches-du-Rhône. Parallèlement à ces réunions publiques, se tiennent en effet des commissionsqui abordent, sous les aspects techniques, économiques et sociaux, lesquestions majeures touchant la chaîne des déchets, de leur production, deleur tri, de leur méthanisation ou de leur compostage.TOUT POUR LE TRI SÉLECTIFLa ligne est claire, puisqu'elle a été affichée dès le début del'élaboration du plan : tout pour le tri sélectif, le recyclage biologiqueet l'enfouissement des déchets, et refus radical de l'incinération. Ce qui aévidemment rallié au conseil général l'ensemble du mouvement associatif etl'écrasante majorité des élus de l'ouest du département, dont les communessont désormais saturées des rejets industriels de la zone de Fos, à la foisleur richesse et leur pollueur majeurs.Le 20 décembre 2004, un prédiagnostic détaillé a été établi, qui chiffre à900 000 tonnes par an les déchets ménagers rejetés par le 1,8 milliond'habitants du département (500 kg par personne), au même poids les déchetsindustriels et à 150 000 tonnes les boues issues des stations d'épuration.Outre le compte rendu des demandes, remarques et critiques récoltées lorsdes réunions publiques, le premier semestre doit donc voir la finalisationdu plan au sein de la commission consultative réglementaire, qui réunit lesreprésentants du conseil général, des collectivités locales, de l'Etat etdes associations, nombreuses et actives sur ce terrain.Selon M. Rouzaud, qui le rappelait à Fos-sur-Mer, l'ensemble du processus,qui comprend la consultation des conseils généraux voisins pour avis,devrait être achevé avant l'hiver, afin que le président Guérini puissepromulguer officiellement le plan en décembre 2005.Michel Samson "Les collines lunaires de Miramas""Quand j'ai mis le pied pour la première fois à Miramas dans la grandiosedécharge de Marseille - la plus vaste de France -, j'ai été frappé par laprésence d'un camion entier de rascasses avariées qu'une nuée de goélands sedisputaient à grands cris, et depuis, les poissons crus de Méditerranée sontinséparables des collines lunaires de Miramas. C'est que le hasard etl'accident n'existent pas en ces matières, tout y est essentiel, les objetsles plus hétéroclites ont ainsi un rendez-vous fatal décidé au moment deleur fabrication. Ce qu'il y a d'admirable dans les gadoues, c'est cettepromotion généralisée qui fait de chaque débris l'emblème possible de lacité qui l'a enfanté."C'est ainsi que dans son roman Les Météores (Gallimard, 1975), qui se situeentre les années 1930 et 1960, Michel Tournier fait décrire à Alexandre, unde ses héros, la décharge de Marseille.• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 08.01.05
par Bernadette caillard-humeau publié dans : déchets
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Samedi 1 janvier 2005
Municipales 2008 : On prend les mêmes et on recommence... Par leravi - 1er/10/2004 Le report possible des municipales n’empêche pas les milieux politiques de s’agiter dès à présent. Dans les trois grandes villes de la Région les maires en place veulent rempiler : à mi-mandat, ils commencent à serrer les boulons. Jean Claude Gaudin n’est pas presséLa devise de Jean Claude Gaudin ? « A chaque mandat sa tâche ». De 1995 à 2001, c’était le redressement symbolique : promouvoir Marseille, renverser son image négative, offrir du pain, des jeux et de la fierté aux marseillais. Mission accomplie : Marseille fait la une des magazines, on vante sa qualité de vie malgré les records de pollution et un métro fermé à 21 heures... De 2001 à 2007, Gaudin avait donc promis de rattraper le temps perdu dans le domaine de l’aménagement : le tramway, les espaces verts, la deuxième rocade, les premières réalisations d’Euroméditerranée, etc. Mais entre-temps, le vice-président du Sénat a vu le champ politique se clairsemer autour de lui : Jean François Mattei ne se relèvera pas de la canicule, et Guy Teissier, député-maire du 5ème secteur a échoué dans la conquête du Conseil Général. Enfin, Renaud Muselier a perdu les régionales et sa présidence d’Euroméditerranée, pour gagner une hypothétique stature nationale en tant que secrétaire d’Etat. Gaudin n’est dons pas menacé directement pour 2008. A moins que la politique nationale ne s’en mêle : si Gaudin et Muselier soutiennent aujourd’hui Sarkozy pour la présidence de l’UMP, la pression de Chirac pourrait s’accentuer avant 2007. Et dans cette bataille, Muselier a un argument de poids à faire valoir auprès des patrons nationaux : c’est lui qui tient la fédération UMP des Bouches du Rhône...Coté gauche, la lutte est plus ouverte : Jean Noël Guérini, président du Conseil Général, prépare les municipales en s’entourant de conseillers émanant des différents groupes sociaux de Marseille. Mais pour avoir une chance de gagner, le président du Conseil Général doit s’appuyer sur les erreurs de son adversaire. Par exemple se battre contre le projet d’incinérateur des ordures ménagères à Fos sur Mer : à la faveur d’un débat public qui sert avant tout sa communication politique, Guérini vise Gaudin sur un dossier phare.L’autre patron de la gauche, Michel Vauzelle, ne veut pas mettre le pied dans le bourbier marseillais. Patrick Menucci, son directeur de campagne en 2004, est intéressé, mais il est redevable à Guérini de l’avoir accueilli après sa défaite aux législatives de 2002. Enfin, il y a surtout Sylvie Andrieux, la plus ambitieuse des quadras du PS : elle était candidate à la candidature en 2001 ; elle a pris la présidence de l’Etablissement Public Foncier Régional qui va peser dans le développement des collectivités locales. Convaincu de la battre facilement, l’entourage de Gaudin encourage volontiers sa candidature... Après un article élogieux dans Marseille l’Hebdo en pleine campagne des régionales, elle pourrait même croire qu’elle a acquis la stature politique nécessaire à ce combat...Hubert Falco décourage les adversairesAprès trois ans de secrétariat d’Etat, le Maire de Toulon a accompli une partie de la tâche : redonner à Toulon une place sur l’échiquier politique national. Cette place, il est allé la chercher à Paris, en bon cacique de la droite varoise : appuyé sur son ancrage rural, Hubert Falco a en effet construit son parcours autour du Conseil Général du Var. C’est la structure départementale qui lui a permis d’intervenir à Toulon entre 1995 et 2001, contre la municipalité FN. Parcours logique : département, grande ville, ministère, puis Sénat en septembre 2004, le Maire et président de la Communauté d’agglomération semble endosser les habits du grand élu de province... pardon, de Provence. L’épisode parisien une fois clos, avant que Raffarin ne l’entraîne dans sa chute, Hubert Falco rentre au bercail pour tirer les marrons du feu : c’est le moment où les premières opérations d’urbanisme vont sortir, et le Maire doit être là pour couper les rubans. Car une opposition laminée en 2001 a permis au Maire d’envisager de vastes changements urbains sans craindre de résistance : réouvrir la ville sur la mer, percer le deuxième tunnel de la traversée routière, restaurer les bâtiments publics, etc. Quant au tramway, il risque de n’être inauguré qu’après 2008. Falco serait alors l’un des rares Maires à être réélus dans une ville en travaux. Car personne ici ne doute de sa réélection, même à gauche. Les séances du Conseil municipal sont sans saveur, égayées parfois par les confidences du Maire : « je n’ai plus trop de fougue, je suis fatigué. Je suis un peu au bout de l’échelle », rapporte Cuverville le 29 octobre. Et Gilles Suchey, rédacteur en chef du média toulonnais, constate sans entrain : « Falco sera là jusqu’à la fin des temps. La seule ambition de la gauche, c’est de limiter la casse. Alors en 2007 ou 2008, de toutes façons, ce sera d’un ennui mortel ». Seul suspense : qui sera le « peintre » choisi à gauche pour « limiter la casse »...Nice : Peyrat fait le dos rondLe Sénateur-maire UMP Jacques Peyrat n’a jamais toléré aucune contestation dans son camp. L’idée même de couver en son sein un dauphin lui est insupportable, et justifie à elle-seule sa candidature en 2008. Il aura pourtant 78 ans, mais peu importe : il entend rester le seul maître à bord. Pourtant, depuis l’élection de 2001, gagnée de justesse, l’image du Maire s’est gravement détériorée dans la population niçoise, qui lui reproche tout et son contraire. Les commerçants ne peuvent plus le sentir, les juges lui cherchent des poux dans la tête et l’affaire Vialatte, du nom du directeur général des services à qui il avait confié les clefs de la mairie, a laissé des traces. Côté symboles, le classement de la façade de la gare du Sud, contre le projet de nouvelle mairie, sonne comme un désaveu. Sa seule chance est que d’ici à 2008, le tramway devrait être fini. Si les Niçois l’adoptent, Jacques Peyrat aura eu raison de faire le dos rond. Mais la concurrence sera rude.Face à lui, le député UDF Rudy Salles, le dernier des bébés Médecin (avec Christian Estrosi), avait manifesté des velléités de conduire une liste en 2001. Depuis il s’oppose à Peyrat, sur tout et rien : la gare du Sud, le tramway, le stade du Ray, etc. Il confirme au Ravi qu’il sera bien candidat en 2008, et sa réponse marque une trop longue attente, voire une impatience d’en découdre. Un conquérant sous un masque un peu lisse...A gauche, il n’a manqué à Patrick Mottard (PS) que 3000 voix en 2001. Depuis, il mène avec une certaine dextérité la barque de Nice plurielle, qui regroupe 14 conseillers municipaux des Verts à l’extrême gauche. Mais avec une casserole qui n’en finit pas de faire du bruit : en 1999, il a demandé à M. Damiani, qui l’avait remplacé au Conseil Régional, de lui rétrocéder la moitié de ses indemnités. Son challenger à gauche, Patrick Allemand, premier vice-président du Conseil régional, était déjà candidat à la candidature en 2001. De basses manœuvres, affirme-t-il, l’ont empêché d’aller plus loin, et depuis, il répète que « Si nous avons Peyrat à Nice, c’est la faute de Patrick Mottard ». Ce sont les militants socialistes qui choisiront leur candidat, et Allemand, président de la fédération des Alpes Maritimes, ne doute pas du résultat.Etienne Ballan et Gilles Mortreux.2007 ou 2008 ?Le calendrier électoral de 2007 est trop chargé au goût du gouvernement : élections présidentielles, législatives, municipales et cantonales au printemps, puis sénatoriales à l’automne. Dominique de Villepin a donc mené des discussions avec les différents partis politiques, et obtenu le soutien de l’UDF pour un report des élections locales (municipales et cantonales) en 2008. Problème : les sénateurs seraient alors élus en septembre 2007 par un corps électoral (conseillers municipaux et généraux) datant de 2001 et 2004. Le PS s’oppose à cette solution, d’autant plus que les élections municipales de 2001 ne lui ont pas été favorables. Pour Jean Louis Masson également, sénateur ex-UMP de la Moselle (voir Le Ravi n°11), permuter l’ordre des prochaines sénatoriales et des municipales serait « un tour de passe-passe ». « Ni le Sénat, ni aucune institution de la République ne peuvent accepter que la légitimité des futurs sénateurs puisse être ainsi mise en cause. » Et le sénateur d’enfoncer le clou : « C’est dans les urnes que les élections doivent être gagnées et pas en manipulant les modes de scrutin ou leur calendrier ».Le Conseil constitutionnel tranchera... De son côté Jean Claude Gaudin, maire d’une grande ville et rééligible au Sénat en 2007, voit les choses simplement : laisser le printemps 2007 aux élections nationales pour ne pas semer la confusion et encourager l’abstention ; organiser les élections locales au début de l’année suivante : « toute autre formule coincerait les élections municipales à partir de l’automne avant la session budgétaire, cela ne permettrait pas de faire une vraie campagne municipale. Or aujourd’hui les Françaises et les Français sont attachés à la proximité, les élections municipales pour eux sont très importantes ». Heureux électeurs donc, et heureux élus : les Maires se félicitent d’avance de cette année supplémentaire pour pouvoir finir les grands travaux de leurs mandats...EB
par la ravi, journal satirique publié dans : déchets
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Samedi 18 décembre 2004
Projet tramway : tracé et financement     La décision de doter l’agglomération d’Angers d’un TCSP (Transport en commun en site propre) a été votée à l’unanimité par ses élus, toutes communes et tendances politiques confondues. « Le principe est acquis, nous prenons acte de cette décision » confirme Joël Blandin, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Angers. « Mais nous avons encore des interrogations : quelle place reste-t-il pour l’automobile ? Quels choix de matériels ? Comment traiter les impacts des travaux sur l’activité économique ? Surtout nous avons le sentiment que le tracé mérite encore d’être discuté et, vraiment, nous n’acceptons pas, au nom des entreprises, le mode de financement retenu ». En quelques mots, « Oui, mais… ». Le tracé : les boulevards plébiscités Pour confirmer ses analyses, la CCI a interrogé un peu plus de 3 100 entreprises du commerce, de l’industrie, des services (dont des professions libérales). 21 % ont répondu, un taux excellent pour ce genre d’enquête, de l’avis de Stéphane Zunsteeg, directeur adjoint du département « opinion » de l’institut Ipsos à qui la CCI a commandé parallèlement un sondage téléphonique auprès de 600 personnes. Les enquêtes se sont déroulées sur trois secteurs avec des alternatives de tracés : Avrillé, le centre-ville d’Angers et La Fayette-La Roseraie (mais pas le secteur, controversé, du passage par le CHU…). Sur Avrillé, une majorité (55 %) se dessine en faveur du tracé qui emprunte l’ancienne voie de chemin de fer : plus compatible avec d’autres modes de déplacement, plus respectueux du patrimoine que la variante par le centre-ville. A la Roseraie, une majorité se prononce pour l’une des trois options qui passe au plus près du centre commercial Chapeau de Gendarme, via l’avenue Winston Churchill, le square des Jonchères et l’avenue Jean XXIII. Côté quartier La Fayette, les personnes enquêtées préfèrent voir le tramway emprunter la rue de Létanduère dans les deux sens (55 % des réponses) (voir le plan joint). Un enjeu fort de ce tracé, c’est la desserte du centre-ville d’Angers. Par où doit passer le tramway ? La place du Ralliement ? Les boulevards extérieurs Carnot et Bessonneau ? Ces derniers ont la préférence des acteurs économiques (62 % du total) et des consommateurs (51 % contre 45 % pour la place du Ralliement). Les raisons de leur choix : une meilleure desserte du quartier et une plus grande utilité, une compatibilité supérieure avec les autres modes de transport et une protection du patrimoine et de l’environnement mieux assurée. « Les résultats de ces deux enquêtes ne font que confirmer nos intuitions et nos analyses, commente Joël Blandin. A Nantes, par exemple, le tramway n’emprunte ni la rue Crébillon, ni la rue du Commerce, ni la place Graslin. A Orléans, les commerçants nous ont dit : « Quelle chance vous avez d’avoir des boulevards extérieurs ! ». Dès mars 2003, la Chambre de commerce et d’industrie s’était prononcée en faveur des boulevards. « L’un des objectifs des plans de déplacements urbains est de favoriser le dynamisme commercial des centres villes. A cet égard, le passage d’un tramway place du Ralliement présente des inconvénients ». Il n’apporte pas vraiment un plus en terme d’esthétique (pose de caténaires…), il augmente les coûts de réalisation (reprise des aménagements de la place et probablement des fondations du parking), il rend délicate la cohabitation avec la voiture et le bus (l'apport de clientèle généré par le tramway sera amoindri, attendu que les autobus ne pourront plus amener de voyageurs sur cette place). La question du rôle et de l’accessibilité du parking du Ralliement se trouve posée. Quant aux nuisances sur l’activité commerciale durant les travaux, elles seront plus fortes. « L’hypercentre, très ramassé, ne nécessite pas une traversée par la place du Ralliement pour l’alimenter. Il semble préférable de l’irriguer à partir des boulevards, et notamment du boulevard Foch. Un arrêt à la hauteur de la rue Saint Aubin offrirait une ouverture en direction du futur centre commercial des Halles. La rue d’Alsace pourrait également être un point de jonction très pertinent ». De plus, un tracé boulevard Carnot, puis Foch aurait le mérite de relier la gare au Centre de congrès. Un plus en terme de positionnement et d’attractivité d’Angers, « ville de congrès ». Un financement sans réelle contrepartie Combien coûtera le tramway ? Estimé à 173 millions d’euros dans le Plan de déplacements urbains première version, son prix serait aujourd’hui de 236 millions d’euros (source : PDU). La question a été encore posée le 14 juin lors d’une réunion du Conseil d’agglomération, mais les études en cours ne permettaient pas de le dire avec précision. Le financement des transports collectifs en site propre a été supprimé dans le budget 2004 de l’Etat. Celui-ci, face à l'explosion des projets, a demandé aux collectivités locales de trouver elles-mêmes leurs sources de financement en relevant le taux du versement transport acquitté par les entreprises ou en empruntant auprès de la Caisse des dépôts. L’agglomération d’Angers a opté pour l’augmentation du versement transport acquitté par les employeurs de plus de 9 salariés dont le taux passera de 1,05 à 1,75 %. « Nous sommes contre ce type de financement, assuré à 40 % par les entreprises qui n’auront pas de services rendus en échange. La première ligne de tramway orientée Nord-Sud s’adressera essentiellement aux particuliers et aux salariés du secteur public. Les personnes qui travaillent dans les grandes zones d’activité, alignées Ouest-Est, en seront écartées ». En outre, la CCI s’interroge sur les capacités et modes de financements d’une seconde ligne : « Comment paiera-t-on ? La taxe transport ne pourra plus jouer ». Autre ferme objection au financement du tramway par le versement transport : cette augmentation n’est pas vraiment la bienvenue pour soutenir l’activité économique et l’attractivité de la ville d'Angers, engagée dans une démarche volontariste de relance axée sur la compétitivité. Le tramway, c’est bien… surtout pour les autres. Dans une agglomération en proie à la saturation automobile annoncée, l’arrivée du tramway serait sûrement attendue avec plus d’impatience. Mais voilà, 60 % des consommateurs et 71 % des chefs d’entreprises trouvent qu’on circule plutôt bien dans le centre-ville même si 79 % des habitants prévoient que l’arrivée du tramway contribuera à améliorer les déplacements. Avec toutefois un gros bémol sur le stationnement que les deux tiers estiment insuffisant. Il est possible de consulter les résultats complets sur le site Internet de la CCI d'Angers. Source : L'Anjou Economique - n°273 septembre 2004
par CCI publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 7 décembre 2004
lDans plus de 20 villes françaises aura lieu le 11 décembre 2004, à l'appel du Centre national d'information indépendante sur les déchets, Brigade Antipub, Résistance à l'agression publicitaire et Chiche!, une journée nationale de déversement des prospectus publicitaires (1). Cette opération, non-violente et légale, consiste à déverser devant les mairies les prospectus publicitaires collectés par les particuliers au cours des mois précédents. L'enjeu est de taille ! De l'invasion des lieux publics à l'envahissement de notre espace privé, la publicité nous agresse en permanence. Pour preuve, les boîtes aux lettres en regorgent : chaque année, 18 milliards d'imprimés soit 830 000 tonnes de papiers publicitaires, plus 1,8 milliard de journaux gratuits soit 160 000 tonnes de papiers y transitent (2). Agression mentale quotidienne, pollution, gaspillage, augmentation du tonnage des déchets sont les multiples griefs que l'on peut soulever contre ces courriers non adressés. De plus, les coûts aussi bien de fabrication que de traitement de ces prospectus sont totalement répercutés sur les citoyens. Le traitement de ces courriers non adressés représente par an une dépense de 110 millions d'euros pour la collectivité.Par cette action, le Cnidd souhaite sensibiliser le public à l'importance des nuisances causées par la distribution des publicités dans les boîtes aux lettres et ainsi les inciter à se procurer un autocollant, qu'il soit artisanal, associatif ou officiel. Si seulement 5 % des foyers français adoptaient un autocollant, ce seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés soit quatre fois le poids de la Tour Eiffel.D'autre part, même si nous nous félicitons de la mise en place d'un autocollant Stoppub par le Ministère de l'environnement et du développement durable, nous souhaitons que ce dernier mette en place un système efficace et respecté. En effet, aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de cet autocollant. Hormis son caractère officiel, il existe donc peu de différence avec les précédents autocollants, artisanaux pour la plupart, qui étaient peu efficaces. Alors que d'autres pays sanctionnent depuis longtemps le non-respect de l'autocollant (Portugal, Belgique, Allemagne...), le ministère doit prendre des mesures pour faire cesser cette pollution insidieuse et ce non-respect du choix d'un citoyen.
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Rendez-vous
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