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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Mardi 22 février 2005
Afin de répondre à cette question, je vous conseille de faire le test suivant : http://politest.chez.tiscali.fr Je ne sais par qui ce test a-t-il été conçu, il n'empêche qu'il fonctionne plutôt bien. Pour ceux qui ne savent pas encore s'ils sont de droite ou de gauche, ou mieux, quelle est leur sensibilité politique, ou plus exactement quel est le parti qui s'exprime de façon la plus proche de la leur... Prenez le temps de répondre. Et à bientôt mardi 8 mars 20H00 RV au café de la mairie pour ceux qui veulent discuter Cap 21 & co. B.C-H.
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Mercredi 9 février 2005
Selon un sondage réalisé par le conseil général de Vendée, 95 % des Vendéens se disent prêt à consentir des efforts pour éviter l'implantation d'un incinérateur. La Vendée et les Vendéens n'ont pas finis de surprendre par leur habilité à rebondir avec succès ! Depuis des mois, une fédération, la Feve, réunissant 22 association de protection de l'environnement, mobilise les habitants pour éviter l''implantation d'un incinérateur de déchets sur leur territoire. Le dossier est suivi par le conseil général qui a commandité un sondage auprès de la population. Résultat : non seulement les Vendéens sont fortement sensibiliés au problème des déchets ménagers, mais, dans leur grande majorité, ils se disent prêts à assumer les conséquences d'un tri plus poussé pour plus de recyclage, voire même à payer le prix de leurs propres déchets. Entre Maine et Loire et Vendée, il y a un monde ... à moins que les Angevins reprennent l'exemple. A l'heure actuelle, suite à l'annulation du dernier plan d'élimination des déchets auprès du tribunal administratif, le dossier est entre les mains du préfet, et non du Conseil général. Il n'y a donc pas de politique départementale en la matière et les communauté de communes prennent leur décision sans que ni le département, ni la région n'interfère. Si la gestion des déchets se doit d'être locale, pour ne pas générer de nuisances supplémentaires en terme de transport notamment, la politique des déchets devrait être au moins départementale si ce n'est régionale voire nationale. En effet, les incinérateurs - que l'on implante, c'est curieux (!), souvent aux frontières départementales, - ne cantonnent pas leur pollution sur la communauté de communes, on se rappelle d'un certain nuage... Malgré deux groupes industriels très persuasifs auprès des élus, les administrés ont tôt fait d'estimer que les résidus des incinérateurs et leur fumée, malgré tous les filtres plus performants les uns que les autres ne capte pas toutes les molécules toxiques. A Angers, en communauté d'agglomération ou au conseil municipal, dire ces évidences relèvent du tabou. Heureusement, certains scientifiques tels le Professeur Belpomme, livrent une connaissance dérangeante mais mobilisatrice. Les Vendéens l'ont entendu. Bravo la Vendée ! Libres et indépendants ! Bernadette Caillaird-Humeau
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mercredi 2 février 2005
LES GRANDES GUEULES (128) Entretien avec Corinne Lepage Chirac et son pipeau écolo Elle fête ses trente ans de barreau. Ancien ministre de l’Environnement de Chirac, Corine Lepage a été candidate à la présidentielle en 2002 sous la bannière de Cap 21. Elle tenait cette semaine une conférence à Lyon III sur le principe de précaution, et reviendra bientôt pour rencontrer l’association féministe Les Lionnes. Lyon Capitale : Êtes-vous une grande gueule ? Corinne Lepage : Je passe pour. La révolte a commencé quand, pour vous ? En 68. J’étais en Terminale dans le XVIe. Ce n’était pas le plus révolutionnaire, mais j’ai pris la tête du lycée. Il y avait 2 ou 3 thèmes entraînants. Le féminisme, la guerre du Vietnam, et un rapport d’autorité qui nous devenait insupportable. Pour Luc Ferry, l’esprit de 68 a soufflé trop fort. Peut-être, mais c’est faute d’avoir lâché suffisamment de lest plus tôt. Quand je raconte à mes enfants qu’à mon époque, les filles ne pouvaient pas aller au lycée en pantalon quand il faisait plus de 0 °C et qu’on nous renvoyait chez nous à +1 °C, ils rigolent… Mais c’est la vérité. Résumez votre parcours… Je suis sortie de Sciences-Po à 20 ans, admissible à l’Éna. Je me suis fait coller à l’oral. Tant mieux, je me serais moins amusée dans ma vie ! À l’époque, un professeur m’a dit : “Il est préférable qu’un jeune homme de 26 ans soit reçu plutôt qu’une jeune fille de 20 ans.” Ça ne m’a pas plu, j’ai continué le Droit. Et je suis tombé dans l’environnement très tôt, dans les années soixante-dix, candidate écolo en 81, et élue en 89. L’actualité est dominée par le 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Comment vivez-vous cette période ? La Shoah est unique dans son ampleur, mais regardez ce qui se passe au Darfour dans une indifférence quasi-générale. C’est désespérant. Quelqu’un a dit que nous étions un géant technologique et un nain éthique, c’est vrai. Je suis juive – mes parents ont été sauvés pendant la guerre par des Français, et notamment par un curé. Ces journées ont donc une importance spéciale pour moi. J’étais à l’inauguration du mémorial : je suis parfois critique à l’égard du président Chirac, mais j’ai trouvé que son discours était fort. Un très beau discours, qui sonnait extrêmement juste par rapport aux angoisses d’une grande partie de la population juive en France aujourd’hui. Sentez-vous la montée d’un antisémitisme ? Bien sûr. Mais quand Rivarol ou Minute m’attaquent sur mes origines, je m’en fiche. Là où je vis, je suis privilégiée, personne ne se permettrait un propos antisémite. Mais les nouvelles formes d’antisémitisme, notamment dans les cités, rendent la vie extrêmement difficile à un certain nombre de juifs qui y vivent. Ce sont eux les premières victimes. Il y a aussi une sorte d’antisémitisme politiquement correct qu’on ne se permettrait avec aucune autre communauté. Le fait que des salles entières applaudissent Dieudonné me gêne encore plus que ce que dit Dieudonné, qui est plein de sous-entendus et fielleux à souhait. Vous avez été l’avocate des victimes de l’Amoco-Cadiz. Ces affaires environnementales ont-elles quelque chose de particulier ? Ça fait 25 ans que je m’occupe de ces dossiers. Après l’Amoco-Cadiz, il y a eu l’Erika et le Prestige, des dossiers de pollution chimique, d’incinérateurs avec leurs dioxines cancérigènes et mutagènes… Ce qui m’irrite beaucoup, c’est cette volonté de gagner de l’argent à tout prix en se moquant éperdument des conséquences. Ça frise l’abjection. Cette désinvolture pour la souffrance des autres m’est insupportable ! Ces problèmes d’écologie collent-ils aux divisions gauche/droite ? Pas du tout. Les partis traditionnels traitent l’environnement – avec plus de désinvolture à droite – comme un problème secondaire et sectoriel. Or, c’est un problème majeur à partir de quoi tout se résoud ou tout se délite. Sur de nombreux sujets chauds, le nucléaire, les OGM, gauche et droite se retrouvent. Ils parlent de développement durable, mais notre société consomme chaque année 30 % de plus que ce qu’elle a produit. Ça ne peut pas continuer. Que proposez-vous ? Une vraie révolution pour qu’on inverse les priorités. Partons des ressources dont on dispose pour en déduire l’organisation économique. Qu’est-ce qui vous gêne le plus en France ? Les réformes ne se font pas. Plus on en parle et moins on en fait. Dans le domaine de l’environnement et de la santé publique, on est champion toutes catégories ! On assiste même depuis deux ans et demi à une déconstruction systématique de tout le droit de l’environnement. Cette semaine encore, des sénateurs UMP ont tenté d’introduire en douce un amendement pour fiche en l’air la loi “littoral” ! Vous avez eu des mots assez durs pour Roselyne Bachelot… Elle a été le premier “ministre contre l’Environnement”. Je persiste et je signe. Ce n’est pas le cas de M. Le Pelletier, l’actuel ministre. Mais on ne le laisse rien faire du tout ! Nicolas Hulot n’est sans doute pas assez influent auprès de Chirac ! La politique se réduit à une très vaste opération de communication ! Par-derrière, les intérêts économiques jouent tout à fait en sens contraire et, à mon avis, contre leur camp. On aide certaines industries traditionnelles à se maintenir, mais on empêche de se développer toutes celles qui pourraient être les industries fleurons de demain. C’est un gâchis ? Un immense gâchis, une immense perte de temps. Sur le plan européen, nous nous couvrons de honte ! Nous avions un organisme, l’Ifen(Institut français de l’environnement), chargé de collecter des données chiffrées. Il a été supprimé par le gouvernement ! Résultat : la France ne fournit plus de données à l’Agence européenne de l’environnement. Il y a 48 fonctionnaires en France qui s’occupent de ça, contre 11 500 en Angleterre. En terme de données environnementales, nous devenons une grande tache blanche en Europe… La charte de l’environnement, les discours de Chirac, c’est du pipeau… La charte, c’est du pipeau total, et je pense même que c’est une régression, parce que finalement ça réduit énormément le champ d’application du principe de précaution. La dégradation de la situation environnementale en France est considérable, nous sommes la lanterne rouge de l’Europe ! Et en terme de biodiversité mondiale, nous ne faisons pas mieux en Guyanne française que ce que font les Brésiliens chez eux ! On ne protège pas plus la forêt tropicale qu’eux ! On est incapables de faire un parc national ! Le président en a reparlé, mais ça fait plus de dix ans qu’il le promet. On n’a vraiment de leçons à donner à personne ! Vous êtes venue à Lyon cette semaine parler du principe de précaution. Quel est le sens de votre combat ? Pendant tout le XXe siècle, nous avons bénéficié de progrès fantastiques, mais maintenu dans le domaine public des technologies hautement dangereuses. L’amiante va faire entre 300 000 et 500 000 morts en Europe, 3 500 par an en France. Je me bats pour que tout ce qu’on a fait avec l’amiante, le prion, les hormones, on ne le recommence pas avec les OGM. C’est ma motivation. L’idée a été lancée à Lyon d’un tribunal international de l’environnement… C’est une bonne idée. Parfois, les crimes environnementaux sont proches des crimes contre l’humanité, dans la mesure où ils détruisent l’espèce humaine. Quand on fabrique des produits dont on sait pertinemment qu’ils vont se retrouver dans les gènes de nos petits-enfants et qu’ils risquent de les détruire, il y a problème ! Le danger de nouveaux génocide ne relativise pas à vos yeux les problèmes posés par la dégradation de l’environnement ? Apparemment seulement. Car il s’agit toujours de la défense de l’homme. Dans ses liens avec les autres espèces, avec les autres hommes, dans ce qu’il est culturellement et religieusement. Dans la façon de maltraiter la nature et les animaux, il y a aussi une façon de nous maltraiter. D’ailleurs, elle se retourne contre nous. Que feriez-vous du pouvoir ? Je reverrais complètement les rapports de l’économie et de l’écologie. J’enrage de voir le nombre d’emplois et d’entreprises qui sont créés en Allemagne, au Danemark, en Islande, en Angleterre, autour des énergies renouvelables, et notre incapacité à avancer dans ce domaine. Les Allemands ont créé 50 000 emplois sur l’éolien en l’espace de quelques années. Les projections sur les capacités qu’on aurait alors sont absolument formidables. Il suffirait de quelques mesures d’incitation… Pour en revenir à Chirac, on dirait que vous avez une vraie dent contre lui ? Non, car il m’a faite ministre et ce serait inélégant. Ceci étant, je ne suis pas là pour cirer les pompes, mais pour dire ce qui me paraît être la vérité. Malheureusement, je ne peux que constater l’océan entre les paroles et les actes ! Propos recueillis par Philippe Chaslot
par Lyon magazine publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Dimanche 30 janvier 2005
Le Conseil national de Cap 21 réuni à Boulogne-Billancourt samedi 29 février a adopté le principe du Oui au traité cosntitutionnel de l'Europe et va lancer la collecte d'un million de signature pour un référendum sur l'arrivée de la Turquie dans l'Union européenne.
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Lundi 10 janvier 2005
En tant qu'élue et au nom de ceux qui s'opposent aux projets d'incinérateurs, je vous demande un droit de réponse ou une tribune suite à l'article de Gilles Bély (Ouest France du mardi 4 janvier 2005, page 6) "Ici, les déchets ne font pas de vagues". En effet... Eriger l'usine de Lasse comme un exemple de ce qui faut faire est d'abord l'exemple d'une communication réussie de la part du Sivert et/ou de la société Onyx-Saved, filiale de Vivendi Environnement, mais pas d'une information réussie. Le journaliste qui a traité le sujet n'est pas le premier à être tombé dans le panneau (cf article cet été de sa consoeur du même journal en page départementale Maine-et-Loire), oubliant la nécessité de croiser les informations et de donner la parole à ceux qui doutent de cet "exemple". Selon cet article, selon Ouest-France, il semble être dans la norme de ne pas faire de vagues quand un incinérateur est construit... Incinérateur ou usine à électricité ? - Remplacer le mot" incinérateur" par "unité de valorisation énergétique", c'est faire de la communication (pour faire rapide), mais ce n'est pas exact. Ces unités sont faites pour réduire les déchets (car elles ne les éliminent pas, il en reste un tiers, et des plus toxiques), pas pour produire de l'électricité. A ce prix, il existe des unités de production électrique bien moins chères !Le législateur le reconnaît qui n'accepte que le mot incinérateur. - Et pourquoi "l'incinérateur ne fait pas de vagues" ? Située en pleine campagne, elle ne touche qu'une faible population, favorable ou défavorable, ce qui ne porte potentiellement qu'une faible mobilisation critique. Ce n'est pas le cas pour les incinérateurs situés en zone urbaine, densément peuplée. A Saint Barthélémy et à Angers, des citoyens se mobilisent, se documentent, se forment et sortent du phénomène d'intérêt personnel communément appellé "nimby" (not in my back yard) pour devenir défenseurs d'une autre politique, plus respectueuse de l'environnement et de la santé. C'est un mouvement qui est amené à se développer dans les prochains mois, car, effectivement, il ne touche pas les 8000 habitants de la zone de Lasse mais les 260 000 habitants de l'agglomération angevine. "Au delà des normes européennes" - "Au delà des normes européennes", titre traité sans guillemets : l'expression encore une fois est reprise à son compte, comme entériné par le journaliste, or sait-il que désormais la plupart des assemblés d'élus votant la construction d'un incinérateur s'entourent de précautions telles des critères "au delà des normes européennes"...mais ces normes ne sont pas fixés une fois pour toutes : elles sont à échéance rapprochées de plus en plus sévères, à mesure que les experts européens découvrent, constatent et veulent prévenir les risques des composés des fumées sur la santé ! A Angers, l'usine d'incinération de la Roseraie, remise aux normes en 1996, doit à nouveau être remise aux normes jusqu'à ce qu'une nouvelle usine à quelques kilomètres ne voit le jour : voici l'exemple typique des normes "au delà des normes " toujours exigées par le président de la communauté de communes concernée ! L'objectif ambitieux du zéro déchets A Cap 21, nous estimons qu'il est grand temps d'avoir un objectif ambitieux du zéro déchets pour démultiplier le recyclage, créer des filières de recyclage, accompagner par le développement de tri, l'expérimentation de nouvelles formes de transformations des déchets telles la méthanisation, moins cher, plus sûres, étonnamment peu expérimentée... Nous souhaitons que la question des déchets soit traité au moins au niveau départemental, par le conseil général, responsable du plan départemental des déchets (ce qui n'est pas le cas en Maine-et-Loire depuis l'annulation de ce plan par le tribunal administratif). Plutôt que de laisser des gérants d'incinérateur ou des élus dissoudre la réalité dans de la communication, (qui n'est pas de l'information, on l'aura compris !), prenons le problème des déchets avec intelligence et ambition, en mettant en place une tout autre politique à échelle départementale voire régionale, promouvant du même coup image et réalité d'un territoire respectueux de l'environnement, volontariste, fougueusement innovant ! Bernadette Caillard-Humeau, déléguée régionale Cap 21, conseillère municipale d'Angers, déléguée à la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mardi 16 novembre 2004
En cette rentrée de septembre, je suis optimiste. Je crois que lorsqu'on se bat pour de justes idées, elles finisssent par avancer. Tenez : l'incinération. II y a un an, j'étais le (la) seul(e) délégué(e) d'Angers Loire Métropole à défendre l'idée 1°) que la question des déchets ne passait pas par l'unique question de savoir s'il fallait mettre l'usine d'incinération de l'agglomération angevine à La Roseraie ou à Saint Barth, 2°) que l'incinération n'était pas un bon procédé d'élimination des déchets parceque trop toxique, et que 3°) cette question demandait une remise à plat de toute la politique et son extension à une échelle plus large, départementale via le plan départemental des déchets voire régional. Aujourd'hui, ces vraies questions sont à l'ordre du jour. Autre sujet : le développement de la recherché d'énergies de substitution Nationalement, cela nous n'y sommes pour rien, l'augmentation du prix de l'essence va avoir des effets favorables sur la recherche de carburants de subtitution, de progrès technologiques et sur le changement des comportements par la recherche d'autres modes de déplacements : découverte de la marche à pied pour les petits trajets, du vélo lorsque le trajet est inférieur à quelques kilomètres - la moitié des trajets en ville font moins de 5 Km -, et des transports en commun. Toutes ces idées avancent et la société civile n'est pas forcément en retard sur la "société politique", celle des décideurs politiques. Angers, Septembre-octobre 2005 Bernadette Caillard-Humeau
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mardi 13 janvier 2004
N'hésitez pas à intervenir par vos commentaires ou en envoyant des articles via les commentaires. Et merci de vous inscrire à la newsletter pour recevoir directement les nouveaux articles/ nouvelles infos. Merci aussi de faire connaitre ce site via la rubrique "recommandez".
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Lundi 30 juin 2003
Délibérations du Conseil Municipal du 30 juin 2003 Angers signe une convention de cinq ans avec l'office HLM Angers Habitat, présidé par un de ses adjoints, en faisant le constat de la nécessité d'un effort "considérable" de réhabilitation à faire. Voilà quand même un constat étonnant que vous faites alors que vous, la municipalité, vous présidez, contrôlez, gérez Angers Habitat depuis des années, depuis plus de vingt ans ! Le logement social mérite bien d'être au rang de priorités majeures. Bien sur par le nombre - 35000 personnes à Angers, près d' un angevin sur quatre - mais, pour notre part, d'abord parce qu'il s'agit là de la population la plus modeste, aux revenus les moins élevés. Mais comment a-t-on pu arriver à un si faible niveau d'entretien pour que cela nécessite, comme vous le dites, un effort considérable de remise à niveau ?! Ces réhabilitations vont avoir un coût considérable à hauteur de cet "effort considérable" (comme vous l'annoncez), un coût qui va se répercuter sur les Angevins alors qu'une programmation bien étalée dans le temps aurait permis d'amoindrir ce coût. Chacun sait bien en effet, qu'un patrimoine régulièrement entretenu revient moins cher in fine que des entretiens lourds et par à-coups. Alors nous regrettons le retard pris et de ce fait une intervention de la ville qui passe de 7,6 M E (sur cinq ans) à 10,7 M d'E (sur cinq ans, de 2003 à 2007). Enfin, la convention telle qu'elle se présente nous semble assez vague. Nous ne voyons pas par exemple la notion de mixité sociale qui nous est chère. L'adjoint chargé de l'environnement présente une animation pour accompagner la journée du 22 septembre "En ville sans ma voiture". Permettez-moi Monsieur le Maire de rebondir sur cette intéressante initiative. En effet, la journée sans voiture et la semaine toute entière consacrée à la mobilité et aux transports en commun est l'occasion pour chacun d'imaginer le centre-ville autrement : débarrassé de la pollution, du bruit, des ennuis de stationnement et de circulation. Je crois qu'il est important en effet de permettre à la population de se l'imaginer. Mais je crois qu'il est aussi important que les élus, qui ont la charge de mettre en oeuvre, puissent déjà se l'imaginer, et montrer l'exemple. Je crois beaucoup - comme nous tous sûrement - en la valeur de l'exemple. Allez-vous demander aux élus, M. le maire, M. l'adjoint, de délaisser leur voiture cette semaine-là ? Ne croyez vous pas qu'il faut d'abord convaincre les élus avant de convaincre l'ensemble de la population ? Parce que si l'exemple ne vient pas des élus, "les volontés annoncées ne seront que des mots", pour reprendre l'expression de la précédente délibération. Après avoir annoncé à de multiples reprises un nouveau plan de circulation, l'adjoint chargé de la voirie soumet à délibération un appel d'offres pour faire appel à une société chargée de faire un nouveau plan de circulation... en tenant compte d'éléments - contournement autoroutier, tramway, rocade gare - qui ne seront ouverts, au mieux, qu'après 2008... La mise en place d¹un plan de circulation est important pour une ville comme Angers qui doit maîtriser et organiser son flux automobile. Notre groupe a pourtant du mal à comprendre pourquoi ce plan de circulation apparaît aujourd¹hui. - tout d¹abord cela fait deux ans que vous nous annoncez un nouveau plan de circulation. La dernière fois, me semble-t-il, c¹était pour la fin de l¹année 2002. Nous avons déjà deux ans de retard sur un nouveau plan de circulation qui, dans l¹état actuel (de la voirie, de la circulation...) pourrait sensiblement améliorer la situation tout en mettant en place une politique qui s¹approcherait -, en attendant la mise en place du PDU -, des objectifs de la loi sur l¹air, c¹est à dire une autre organisation des flux automobiles et la priorité donnée aux transports non polluants. Ce type de plan de circulation est de la compétence du service de la voirie. Pourquoi faire appel à une société extérieure ? - Deuxième élément : Le nouveau plan de circulation que vous nous annoncez a comme préambule les transports en commun en site propre, le contournement Nord, la pénétrante de la gareS or, au train où vont les choses, et tout au moins pour le tramway, par exemple, sa mise en circulation n¹est pas prévue avant en 2008. Et nous n¹en connaissons d¹ailleurs précisément ni son tracé, ni le type de transport. Alors comment voulez-vous conjuguez ces préambules avec le fait qu¹un plan de circulation a en moyenne une durée de vie limité, de trois à cinq ans, selon les professionnels. S¹il est conçu avec les éléments donnés, il ne sera pas adapté. - Il nous semblerait donc opportun en mettre en Šuvre un nouveau plan de circulation, adapté à la situation actuelle, valable avant l¹arrivée du transport en commun en site propre. Prolongation de la gestion de la gare routière place Molière, alors que la gare routière devait déménager à la gare SNCF afin de compléter l'offre multimodale... Nous notons le retard dans le transfert de la gare routière, qui, par ricochet, interfère sur le développement du quartier de la gare, et nous le regrettons. L'Ecole supérieure du génie (ESAG), qui est basée à Angers, va aménager une crèche de 25 places qui sera aussi ouverte aux angevins autre que militaires et la ville accepte une participation financière par enfant. Je veux souligner cette excellente initiative de l'école du génie qui correspond à des besoins en hausse et loin d'être satisfait à Angers : 25 places créées en une fois, c'est un événement à Angers ! Ca ne s'était pas produit depuis bien longtemps ! Et nous voulons également saluer le rôle citoyen que l'ESAG montre à plusieurs reprises à l'égard de sa ville d'accueil. Bernadette CAILLARD-HUMEAU
par Bernadette caillard-humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mercredi 3 avril 2002
Contribution autour de "la ville rêvée", commission mobilité-polarité, projet d'agglomération, Angers - Mars 2002 - De la ville rêvée à la ville accessible : un changement d'échelle, une ville à l'échelle du piéton La ville rêvée serait-elle, à l'instar des usines à la campagne, celle de la ville à la campagne ?! Derrière cette apparente contradiction, c'est la nécessité d'une ville verte et aérée alliée à la facilité d'accès des services qui apparaît. Un projet à rêver aujourd'hui, à construire demain. En effet, la conjugaison des avantages de la campagne et de la ville, c'est ce que recherchent à l'heure actuelle bon nombre de nos concitoyens, d'angevins, qui renoncent à la ville pour une maison à la campagne, tout en n'étant pas trop éloignés d'elle pour le travail, les établissements scolaires des enfants, et les activités culturelles. Le prix attractif du terrain à bâtir ou de la location facilite la décision de ces souvent jeunes ménages, cette tendance s'effectuant en effet principalement lorsque le ménage accueille de jeunes enfants. Nous savons les effets néfastes d'un tel choix : l'utilisation incontournable de la voiture, le surchargement des voiries, la nécessité du ramassage scolaire, le mitage de l'espace rural, la pollution générée, les accidents. Les effets positifs sont aussi réels : échelle humaine pour la constitution des liens sociaux, espace de vie adapté à l'enfance et l'adolescence, le "luxe de l'espace", mise au vert détendante au retour du travail, etc. Pour inverser la tendance, - si toutefois nous l'estimons nécessaire : si nous estimons, notamment, que la préservation de l'espace "vierge" est une nécessité, que l'adaptation de la voirie à l'accroissement de la circulation engendrée et tous les coûts induits de la voiture deviennent une charge trop lourde et trop polluante -, il s'agit de réunir au sein de la ville les avantages de la campagne ! L'enjeu se traduit ainsi : de l'espace au sein du logement, des espaces verts individuels et collectifs, de fortes identités de quartier favorisant les échanges (appelés aussi lien social), une égalité financière voire une incitation. Ce recentrage sur la ville est une densification, mais aucunement synonyme de tours, il fait appel à une (nouvelle) architecture de ville. La ville rêvée, ce pourrait donc être : DES LOGEMENTS PLUS GRANDS, DES MAISONS DE VILLE - des logements plus vastes accompagnés de terrasses, patios ou petits jardins privatifs - le retour des maisons de ville, avec des garages groupés favorisant le non recours à la voiture sans l'obérer UNE VILLE VERTE - un jardin public à moins de 500 mètres de tout logement, - des équipements sportifs de base (terrain de foot, plaine de jeu...) dans un rayon accessible à pied de tout logement - la plantation d'arbres et de terrain gazonné aussi souvent que possible, systématique au bord des immeubles, dans la rue, autour des arbres - la création de liaisons vertes, sans voitures PRIORITE AU PIETON, UNE VILLE A L'ECHELLE DU PIETON - la redéfinition de l'aire du quartier, encore trop vaste, pour atteindre l'échelle du piéton, et la dotation de tous les équipements de base dans ces quartiers - un accompagnement fort des premiers âges de la vie par la présence de crèches de proximité, - qui s'adapte à la forte montée de l'activité féminine (80 % des jeunes femmes)-, de préférence près de l'école maternelle (favorisant les passerelles), - des équipements de base : salle de gymnastique, court de tennis, piscine, cinéma, commerce alimentaire. - au sein de l'habitation, des garages à vélos et à poussettes des plus aisés - une voirie qui écarte largement la voiture (les engins motorisés) et donne la priorité au piéton ( dans un ordre décroissant : piéton / cycliste / transport collectif / deux-roues motorisés / voiture) UN NOUVEAU PARTAGE DES COUTS - des prix de logement au même niveau qu'en couronne - un transport collectif hyper-performant (réseau, fréquence, coût) - la taxation de l'automobile hors de son stationnement de résidence - des mesures favorisant une seule voiture par ménage UNE CIRCULATION SUR LE MODELE VENITIEN La circulation rêvée, c'est Venise ! Transposons : - un large axe de transport qui supporte tous les engins motorisés, et d'abord le transport collectif (le vaporetto), une plate-forme multimodale en bordure, où se redistribue les marchandises (chalands ayant accès au grand canal et aux canaux secondaires le matin) - à l'échelle du piéton : l'accès piétonnier aisée depuis tous les arrêts du transport collectif (vaporetto), quartiers en îlot - une alternative douce au cheminement piétonnier pour un rapprochement géographique (la gondole ou la vedette), qu'on peut transférer sur la bicyclette, voire la vedette, où on peut voir le taxi, le véhicule électrique ou les deux-roues motorisés RETROUVER LA VOCATION DES ELEMENTS DE L'URBANITE - des places pour se rencontrer (et non pour se garer ou tourner autour) - des fontaines pour se rafraichir, des sculptures pour les admirer (et non pour marquer des rond-points automobiles) - un éclairage pour éclairer (et pas seulement la chaussée) et rassurer le piéton - des rues qui mènent (et non qui supporte le transit) - de vraies voies cyclables pour les vélos (et non pour le stationnement provisoire des voitures ou pour l'image) - une ville à humaniser, à adapter à l'homme, en partant du plus petit, (et non à adapter à la voiture, cf G. Pompidou) SE DOTER D'UN AXE FORT Plus globalement, il semble nécessaire de décider d'un ou des plusieurs axes à partir desquels se déclinent les aménagements urbains (voirie et urbanisme). Ce pourrait être ainsi la priorité donné au mode de déplacement piéton, tout l'aménagement étant alors au service du mode choisi. Cela n'exclut nullement les autres transports, comme la mise en place d'un tramway ou la constitution d'une flotille de taxis collectifs, mais cela resitue la place qui leur est assignée. Une telle ville rêvée commence aujourd'hui : par la volonté politique, clamée et mise en oeuvre sans attendre. Elle se lirait dans l'élargissement des trottoirs préfigurant la disparition des trottoirs, le transfert des fontaines des ronds-points aux places, un programme pluriannuel de réfection de voirie basé sur la constitution de réseaux piétonniers et cyclables avant que se construise les nouveaux quartiers. Ainsi se profile une ville ambitieuse pour ses habitants, dès aujourd'hui. Bernadette Caillard-Humeau - conseillère municipale d'Angers, déléguée à l'agglomération
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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