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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Politique, effet de serre, ça chauffe. UNE NOUVELLE VOIE AVEC BAYROU, CORINNE LEPAGE, CAP 21 ET LE MODEM !

Le Mouvement Démocrate : une troisième force politique en France, en Anjou, à Angers. Certes, les législatives n'ont pas traduit l'immense espoir que François Bayrou avait suscité, mais les résultats de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, celle où je me suis présentée, sont très positifs : 10,53 % des voix, (alors que la moyenne nationale est de 7,4 % pour le MoDem), le meilleur score Cap 21, et dans une circonscription qui n'avait pas eu le choix, en 2002, d'un candidat centriste. Puis à la cantonale partielle, progression du Mouvement Démocrate sur le canton (12 % au lieu de 8 % en juin) et de façon assez spectaculaire à Angers : 22 %, les bureaux de vote des quartiers Justices-Saint Léonard-La Madeleine se répartissant des scores depuis 15 % jusqu'à 26 %. L'espoir existe donc de pouvoir faire épanouir le potentiel centriste de notre région dans les prochaines années. Le MoDem, c'est une éthique en politique, le refus du clivage droite-gauche, une position écologique transversale à tous les domaines de la polique, le centrage sur l'homme et son épanouissement comme coeur de la politique. A bientôt. Bernadette Caillard-Humeau.
Vendredi 1 juin 2007
CAP 21 demande le moratoire sur le maïs MON810 Bernadette Caillard-Humeau se félicite des déclarations d'Alain Juppé sur son intention de décreter un moratoire sur le maïs transgénique MON 810 compte tenu des incertitudes sur l'impact sanitaire et environnemental des toxines produites par la plante tout en espérant qu'elle sera effective au vu des divergences exprimées au sein du gouvernement. CAP 21 demande aussi au ministre d'Etat de retirer le décret OGM paru avant l'élection présidentielle, décret établi en parfaite méconnaissance de la directive européenne, ignorant notamment les études sur les effets sanitaires des OGM en violation de l'article 25 de la directive et privant le Parlement de tout débat. Bernadette Caillard-Humeau rappelle que Corinne LEPAGE, en sa qualité de présidente du CRIIGEN a attaqué ce décret et demande également l'interdication du maïs MON 863 dont la toxicité est suspectée à la lecture des documents obtenus par Greenpeace après la saisie de la Cour de Justice Allemande et contre-expertisés par le CRIIGEN. L'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) doit d'ailleurs se réunir en juin pour statuer sur le maïs MON 863.
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Dimanche 27 mai 2007
J'en parle depuis un certain temps, les études avec la SNCF sont en cours me répond-t-on. Ici Marc Goua fait le point. Et la desserte de Trélazé par le tramway ou par le train, c'est un point commun entre nous, candiadts aux législatives sur Angers-Sud. Reste à ordonner le spriorité : Les POnts de Cé puis le passage de la Loire... la desserte ferroviaire apparait être une excellente solution. Bernadette Caillard-Humeau Édition du jeudi 10 mai 2007 Marc Goua, le maire de Trélazé : « Nous avons la légitimité pour la seconde ligne du tramway. » Tramway : Trélazé défend « sa » deuxième ligne Marc Goua, le maire trélazéen, espère encore la desserte de sa commune, tandis qu'est lancée une étude pour réutiliser des voies de chemin de fer. Selon nos informations, le choix de la seconde ligne de tramway est arrêté (Ouest-France du vendredi 27 avril). Ceci malgré les dénégations de l'agglomération, qui gère le dossier, et à l'échéance de 2015, un horizon pas si lointain, d'un point de vue de l'urbanisme, que les élus veulent le laisser croire. Partant de Beaucouzé, passant par Belle-Beille et la gare Saint-Laud, elle rejoindrait Monplaisir puis le parc-expo et Saint-Sylvain. Et non pas Trélazé, Saint-Barthélemy ou les Ponts-de-Cé, les trois destinations mises à l'étude. Qu'en pense le maire de Trélazé, Marc Goua, qui espérait, et espère encore, que sa commune serait au terminus de cette deuxième ligne ? « J'ai été pour le moins surpris, déclare-t-il, de découvrir dans la presse que la décision était prise. » Lui, il affirme que ce n'est pas le cas. « D'autant que, pour des investissements de ce type, les hypothèses des tracés sont longues et toujours en cours d'étude. » Et le maire de réaffirmer la légitimité de la cité de l'ardoise, à ses yeux, d'avoir cette 2e ligne. D'une part, parce que « lorsqu'on regarde la fréquentation des transports en commun, c'est Trélazé qui a la plus forte ». D'autre part, à l'horizon 2015, tout un nouveau quartier de ville, situé au nord du bourg, au-delà de la voie ferrée, sur les secteurs Quantinière-Guérinière, va voir le jour. A terme, ce sont quelque 5 500 âmes de plus, « ce qui portera la population de Trélazé à 18 000 habitants, détaille Marc Goua. Nous serons alors un pôle métropolitain très important de la première couronne. » « Je suis donc, redit le maire de la cité ardoisière, raisonnablement optimiste, quant à la réalisation de cette seconde ligne à destination de Trélazé. Nous avons beaucoup de logements sociaux, il est normal que l'offre en transports publics soit conséquente. Enfin, on a vocation à avoir des transports en site propre, et on est bien dans les perspectives du PLU, le plan local d'urbanisme. » Parallèlement, un deuxième projet de transport est à l'étude, celui de la remise en route d'un train, et ainsi « de faire revivre la gare de Trélazé. Cela nous mettrait à 5 minutes du centre-ville d'Angers ». Une idée qu'avait avancée, du reste, le Conseil de développement de l'agglomération. Des études sont actuellement en cours. La gare se situerait non loin de la Quantinière, sur le passage de la voie ferrée Nantes-Lyon, à deux pas du nouveau morceau de ville qui doit voir le jour. « Un bâtiment existe encore d'ailleurs, mais bien évidemment, ajoute Marc Goua, il faudra construire une petite gare neuve. » Ce qui semble certain c'est l'augmentation de l'offre de transport dans les dix ans à venir entre Trélazé et Angers, afin de diminuer sensiblement les chenilles matinales et vespérales de voitures souvent occupées par un seul conducteur.
par article du quotidien ouest france publié dans : Angers et actualité régionale
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Lundi 21 mai 2007
François Bayrou: "je proposais un rassemblement, Nicolas Sarkozy a fait des ralliements" AP | 21.05.2007 | 00:04 "Je proposais un rassemblement, et Nicolas Sarkozy a fait des ralliements", a commenté dimanche soir sur France 3 le président de l'UDF-Mouvement Démocrate François Bayrou à propos de la composition du nouveau gouvernement. Pour François Bayrou, invité de l'émission France Europe Express, "l'élection de Nicolas Sarkozy ouvre une phase tout à fait inédite de l'histoire de la République. Parce que c'est la première fois qu'on va trouver tous les pouvoirs politiques entre les mêmes mains avec un puissant soutien des pouvoirs économiques des grandes puissances financières et médiatiques. Cet ensemble de pouvoirs-là, jamais dans la cinquième République, il n'a été rassemblé entre les mêmes mains". "Il n'y a d'exemple dans aucun pays du monde, avec la majorité au Sénat, à l'Assemblée Nationale, le contrôle de tous les corps de la République", a-t-il dit. "Le président de la République a tous les pouvoirs entre les mains sans qu'il n'y ait de contre-pouvoir. Il est nécessaire de bâtir un contre-pouvoir", a souligné le dirigeant centriste. Interrogé sur les prochaines législatives, il a expliqué que "nous allons donner aux Français le moyen de dire: 'nous voulons un équilibre des pouvoirs, nous voulons le pluralisme en France". Et le soir du premier tour, on verra...", a-t-il dit. Partisan d'une "logique de coalition", François Bayrou a "refusé d'être inféodé dans la majorité". "Je ne ferai pas de ralliement. Je refuse l'attitude qui consiste à abandonner sa ligne pour aller se rallier à la ligne de quelqu'un d'autre", a-t-il dit. En revanche, "si Nicolas Sarkozy avait dit 'venez me voir et discutons ensemble de ce que nous pourrions faire', je l'ai dit entre les deux tours, je serais aller le voir", a-t-il dit. AP
par article repris sur le nouvel obs.com publié dans : politique
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Vendredi 18 mai 2007
Une nouvelle échéance électorale se présente : les élections législatives des 10 et 17 juin prochain. Dans le prolongement de mon engagement aux côtés de François Bayrou pendant la campagne présidentielle, d'élue au conseil municipal d'Angers et de déléguée à la communauté d'agglomération, je suis aujourd'hui candidate aux prochaines élections législatives sur la deuxième circonscription de Maine et Loire : Angers (Quartier Eblé, La Roseraie, Les Justices, La Madeleine), Trélazé, Les Ponts de Cé, Chalonnes-sur-Loire, Chemillé. Le nouveau Mouvement Démocrate ( officiellement UDF-Mouvement Démocrate, également surnommé Modem)  que je représente soutiendra les propositions allant dans le sens de la lutte contre la dette publique, la préservation de l’avenir de notre planète et de nos territoires, la défense de l'éducation et de la recherche, la modernisation de l'économie, la lutte contre l'exclusion et les injustices, la poursuite de la construction européenne et le renforcement de la démocratie. Il s'opposera à ce qui lui paraîtra contraire à l'intérêt du pays. Il veillera à ce que la démocratie irréprochable promise par le nouveau Président soit effective. Il mettra tout en oeuvre pour que soient établis les contre-pouvoirs dont a besoin l'Etat pour être impartial. Pas question d’être ni béni oui-oui, ni d’une opposition systématique. Je défendrais cette ligne d'indépendance qui a été tracée par François Bayrou pendant la campagne présidentielle, et qui a rencontré les attentes de nombreux électeurs, en particulier dans notre région (près de 7 millions d’électeurs au niveau national et 23 % des votes au premier tour dans la 2ème Circ.). Et la vague orange ne s'est pas arrêtée le 22 avril. Le Mouvement démocrate a enregistré déjà 64 000 adhésions. Les 577 candidats de l'UDF-Mouvement Démocrate portent l'espoir de tous les Français qui attendent la rénovation de la vie politique française et pensent que l'on peut sortir de la logique du camp contre camp. Je mettrai toute mon énergie au service de ces convictions. Je travaillerai toujours dans un esprit de concertation avec les élus et la population locale, et rendrai compte régulièrement de mon travail parlementaire. Née dans les Mauges, terre d’indépendance d’esprit, d’initiative, de dynamisme, à laquelle je me suis profondément attachée, je suis, je reste une femme de liberté. Je serai une députée libre. J’ai le soutien de François Bayrou, Corinne Lepage (Cap 21), Jean Arthuis (sénateur et président de la commission des finances), Christian Gaudin, sénateur, du Général Philippe Morillon, député européen (entre autres !)... Et j’ai surtout besoin de votre soutien, en toute liberté ! Plusieurs actions sont possibles : 1. La plus simple, c'est de faire suivre cet e mail à vos listes de diffusion (même si les adresses débordent de la circonscription ou du Maine-et-Loire). 2. Devenir un relais de terrain pendant 20 minutes : On se donne rendez-vous dans votre quartier et vous me présentez à vos voisins et à vos commerçants (vérifiez que nous serons bien sur la deuxième circonscription de Maine et Loire, en cas de doute, joignez la permancence 06 37 29 42 41) 3. Etre un relais auprès de vos amis : comptez une heure. Vous me présentez à un groupe d'amis chez vous, ou dans un café, dans un lieu public... Ou on fait la tournée de vos relations amicales habitant dans la 2ème circonscription. 4. Etre un relais auprès du monde professionnel : une heure. Vous me présentez à un patron d'entreprise, un président d'association, un syndicat d'entreprise 5. Intégrer le cercle de réflexion (positionnement politique) qui regroupe des amis ayant confiance en moi (pas forcément sur la circonscription) qui prennent du recul sur la campagne et constituent une aide stratégique intellectuelle. Fonctionnement par e mail, téléphone, permanence...) 6. Participer au collage des affiches et au tractatage de documents de campagne : là ce n'est pas intellectuel, c'est très ponctuel, ambiance également assurée par un travail commun en équipe. 7. Faire un don (déductible de vos impôts à hauteur de 66 % de son montant) par chèque libellé à l’ordre du “mandataire financier de Bernadette Caillard-Humeau” qui vous délivrera un reçu. Rendez-vous par email : bch2007@wanadoo.fr ou caillard-humeau@wanadoo.fr Avec toutes mes amitiés Bernadette Caillard-Humeau e mail : bch2007@orange.fr ou marie.pavoux@wanadoo.fr ou caillard-humeau@wanadoo.fr téléphone : 06 37 29 42 41 Blog (ouvert d’ici quelques jours) adresse postale : BCH UDF-Mouvement Démocrate 30 boulevard Jacques Millot 49000 Angers Pré-inscription au Mouvement Démocrate : http://www.bayrou.fr/
par Caillard-Humeau publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Vendredi 18 mai 2007
Corinne Lepage : «Nous sommes dans un gouvernement qui cherche des personnalités.» Membre fondatrice du Mouvement Démocrate, l'écologiste Corinne Lepage a refusé hier un poste de secrétaire d'Etat proposé par Bernard Kouchner par « fidélité à ses conviction », considérant que le gouvernement Fillon n'est pas un gouvernement d'ouverture. Souhaitant se consacrer à la formation du Mouvement Démocrate, elle s'est proposée comme chargée de mission sur le Développement durable à l'international. Elle s'inquiète par ailleurs du nouveau ministère de l'Ecologie et de son ministre, qu'elle a connu peu soucieux des enjeux environnementaux. Marianne2007.info : Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères et européennes, vous a proposé hier d'être secrétaire d'Etat chargé de la Coopération, du Développement international, de la Francophonie et des Droits de l'homme. Pourquoi avoir refusé ? Corinne Lepage : C'était très honorifique et très intéressant. Cependant j'ai décliné cette proposition parce que, compte tenu du contexte, je considère que nous ne sommes pas dans un gouvernement d'union nationale mais plutôt dans un gouvernement qui cherche des personnalités et je juge qu'on doit mener une réflexion plus large. Je ne suis pas dans une opposition radicale et j'ai donc dit à Bernard Kouchner que j'étais prête, s'il le souhaitait, à accepter une mission sur le développement durable et les relations Nord-Sud, qui sont des sujets que je connais. François Bayrou ne risque-t-il pas de vous reprocher l'offre que vous avez faite à Bernard Kouchner ? Tout cette discussion s'est faite en parfaite transparence avec lui. Participer à une politique gouvernementale et accepter une mission d'intérêt général sont deux choses totalement différentes. En écartant cette offre, n'avez-vous pas peur d'avoir compromis toute chance d'obtenir un ministère sous la présidence Sarkozy ? C'est possible. La route sera longue mais j'ai une certaine idée de l'éthique en politique et de la fidélité à mes convictions. J'attends de voir, au-delà des espérances que font naître l'ouverture actuelle, quelles sera la réalité des décisions politiques. Vous avez été la ministre de l'Ecologie d'Alain Juppé qui est aujourd'hui ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable. Que pensez-vous de cette nomination ? Je ne veux pas faire de procès d'intention et j'attends de voir le périmètre réel de ce ministère. Mais vu le poids relatif du développement durable, d'une part, et des transports et de l'énergie d'autre part, je m'inquiète des arbitrages qui seront faits entre ceux qui voudront construire des routes et ceux qui voudront promouvoir les énergies propres. Sur le ministre lui-même, il a dit que son séjour au Canada lui avait ouvert des perspectives sur l'environnement. Ce n'est pas l'impression qu'il m'avait fait en tant que Premier ministre. Mais là encore, je lui laisse le bénéfice du doute sur le fait qu'il ait changé : il faudra voir les décisions qui seront prises. Quelles sont vos projets politiques dans l'immédiat ? Ma priorité est de travailler à la construction du Modem. Mon engagement auprès de François Bayrou est entier, d'autant plus que ce nouveau parti réunira beaucoup de gens issus de l'écologie. Vendredi 18 Mai 2007 Propos recueillis par Sylvain Lapoix
par marianne publié dans : politique
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Vendredi 11 mai 2007
700 logements sociaux en projet dès 2007 Quelque 25 600 maisons et appartements à construire en 10 ans : hier soir, les élus des 31 communes de l'agglo ont validé leur programme et le font connaître à l'État. La création de logements est l'une des priorités de l'agglomération. En janvier, les élus d'Angers Loire métropole ont adopté des objectifs précis. Un programme sur dix ans, de 2007 à 2017, qui prévoit la construction de 25 600 logements. Soit 2 560 maisons ou appartements chaque année. Une à une, les 31 communes de l'agglo ont, depuis, approuvé le projet. Certaines y ont apporté quelques précisions. Le programme repassait donc devant le conseil d'agglo, jeudi soir. Désormais, il doit être notifié à l'État, qui devra rendre son avis d'ici trois mois. « On entend dire que l'État pourrait le trouver trop ambitieux par rapport à ce qu'il prévoyait... ou à ce qu'il est en capacité de financer », glisse Jean-Claude Antonini, président d'Angers Loire métropole. « Mais nous avons fait des choix et ils sont en faveur de l'habitat social. » Il représentera 30 à 40 % des nouveaux logements de l'agglo chaque année. « Il y a un ardent besoin de constructions. Il suffit d'aller dans les quartiers pour voir qu'il faut qu'on accélère le pas », ajoute Marc Goua, vice-président de l'agglo. En revanche, le maire de Saint-Lambert-la-Potherie, Pierre Vernot, aimerait une meilleure « visibilité de ce qui est réalisable ». Et craint que ce projet « ne relève plus du voeu pieux que d'un choix conscient d'élus qui connaissent leur territoire ». Toutefois, pour 2007, il est déjà prévu le lancement de près de 700 logements locatifs sociaux, habitables d'ici deux ans. Parmi lesquels 479 logements, réalisés par les organismes HLM. Une partie d'entre eux s'adresse aux familles à très faibles ressources, les autres sont des logements à loyers modérés auxquels une plus grande partie de la population peut prétendre. Le reste des logements sociaux devrait avoir un loyer un peu plus élevé, mais inférieur à ceux du marché. Par ailleurs, la réhabilitation de 509 logements sociaux, là aussi grâce à des aides de l'État, est programmée. Ouest-France
par article tiré du quotidien Ouest France publié dans : Angers et actualité régionale
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Mardi 8 mai 2007
François Bayrou reste la personnalité politique préférée des Français, selon un sondage AP | 03.05.2007 | 21:39 François Bayrou reste la personnalité politique préférée des Français parmi celles qu'ils souhaitent voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir, selon un sondage TNS Sofres pour "Le Figaro Magazine" publié jeudi. Avec 65% d'avis favorables (66% à gauche, 65% à droite), le leader centriste gagne 10 points par rapport au même baromètre du mois d'avril. Il devance les deux finalistes de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, recueille 56% (83% à droite, 25% à gauche), en hausse de 7 points, contre 52% (85% à gauche, 29% à droite) pour la candidate socialiste Ségolène Royal, qui progresse de 6 points. Les deux principaux "Premier-ministrables", Jean-Louis Borloo à droite et Dominique Strauss-Kahn à gauche, avancent tous deux d'un point, respectivement à 46% et 41%. Quant aux partis politiques, 55% des personnes interrogées disent avoir une bonne opinion de l'UDF, contre seulement 31% d'un avis contraire. Le parti centriste fait mieux que l'UMP (48% contre 41%), les Verts (46% contre 43%), le PS (45% contre 45%), le PCF (25% contre 60) et le FN (16% contre 77%). - sondage réalisé les 25 et 26 avril auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgé de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
par Caillard-Humeau publié dans : politique
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Mardi 8 mai 2007
Édition du mardi 08 mai 2007 La participation à Angers a été très forte, dimanche, pour le second tour de la Présidentielle. Élire un président ou un maire, ça n'a rien à voir. Pourtant, on a tendance à croire que les élus locaux y pensent, et pas seulement en se rasant ! « On ne mélange pas deux élections », prévient d'emblée Jean-Claude Antonini. N'empêche que le score de Ségolène Royal à Angers doit redonner le sourire au maire, à moins d'un an des municipales. Déjà, après le premier tour, Jean-Claude Antonini n'avait pas attendu pour appeler de ses voeux une union entre socialistes, centristes et écologistes. Et force est de constater que le résultat angevin, qui place Ségolène Royal en tête avec plus de 52 % des voix, apporte de l'eau à son moulin. « Manifestement, les électeurs qui ont voté Bayrou au premier tour ont reporté leurs voix à gauche au second tour », constate le maire juste après l'annonce des résultats à l'hôtel de ville. Sur le papier, une voie « royale » s'ouvre donc pour la social-démocratie angevine qui est censée défendre la modération, le compromis politique et la concertation. Pour autant, Laurent Gérault, leader de l'opposition angevine et représentant de l'UDF dans le département, ne tire pas de plan sur la comète et ne veut surtout pas qu'on lui parle d'alliance ! « On travaille sur un projet pour Angers. C'est vrai que je distingue clairement qu'il y a trois pôles : UMP, PS et centre. Que va-t-il se passer ensuite · Cette question n'a pas lieu d'être pour le moment. » Pour lui, c'est davantage une question de génération que de partis. « On voit clairement émerger un peu partout une nouvelle génération de candidats, c'est un point majeur pour les échéances électorales à venir. Ma conviction, c'est qu'il existe dans l'électorat bayrouiste, une part de culture centre-droit, et une part de social-démocratie. Il est donc normal que j'exprime ce que je crois être juste pour Angers. » Et Christophe Béchu dans tout ça ? Est-il inquiet en voyant le joli score de Royal à Angers, lui à qui l'on prête l'intention d'en briguer la mairie ? Eh bien, non ! Le président du conseil général affirme qu'il n'est pas spécialement surpris. Au contraire. « J'observe qu'il y a eu un vote encore plus fort pour Ségolène Royal dans la plupart des grandes villes de l'Ouest, tandis qu'à Angers, l'écart reste faible. C'est plutôt rassurant. » Mais lui aussi n'a pas l'intention de faire l'analogie avec les municipales. « En 1995, Chirac avait été élu à Angers, mais un mois plus tard, les Angevins avaient choisi un candidat d'une tendance différente. Vous savez, il y a onze mois entre ces deux élections, c'est long. » Et lui, sera-t-il candidat ? Roulement de tambour... « Ma décision est prise, rappelle-t-il, et vous en serez informés le moment venu. Chaque chose en son temps. » En politique, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Arnaud WAJDZIK. Ouest-France
par article du quotidien ouest france publié dans : politique
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Dimanche 6 mai 2007
Lyon se réconcilie avec son fleuve en réaménageant les quais du Rhône LE MONDE | 05.05.07 | 14h30 • Mis à jour le 05.05.07 | 14h30 Lyon, correspondante régionale A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts ne grande prairie a poussé sous les pavés. Coquelicots, iris, anémones, myosotis, bleuets fleurissent en plein coeur de Lyon depuis le début du printemps. Après vingt mois de travaux, Lyon va inaugurer, le 9 mai, l'aménagement des berges du Rhône, qui, depuis les années 1950, avaient été transformées en parking en plein air : 1 600 places de stationnement, en partie gratuites. Long de cinq kilomètres, ce nouveau parc urbain de 10 hectares reliera les deux poumons de Lyon : le parc de Gerland, au sud de la ville, et le parc de la Tête d'or, au nord. Sans attendre, les Lyonnais se sont approprié l'espace. Les bicyclettes, rollers, promeneurs y déambulent au fil de l'eau, chaque jour, à l'écart de la circulation automobile. Les péniches-restaurants ont commencé à déployer leurs terrasses et leurs transats. Pourtant, l'aménagement du site ne sera totalement achevé qu'en octobre. Il a été confié en 2003 au cabinet d'architectes et paysagistes In Situ, mais la mairie a souhaité privilégier la concertation avec les habitants. Pendant plus d'un an, le maître d'oeuvre a dû corriger, amender son projet pour répondre aux doléances des Lyonnais. Au final, les concepteurs proposent un aménagement moins minéral que leurs premières esquisses, à la fois respectueux de la nature, écologique et convivial. "Nous avons voulu "renaturer" ce site", explique l'adjoint (Vert) à l'urbanisme en charge du dossier, Gilles Buna. L'espace relativement étroit - 7 mètres dans sa partie la plus resserrée, 30 à 40 mètres dans sa plus grande largeur - a été partagé en bandes : une allée en bois au bord de l'eau, le long des péniches, un ruban un peu granuleux pour les piétons, un autre, plus lisse, pour les cyclistes et les rollers. 350 arbres ont été plantés, ainsi que 6 000 m2 de pelouse. "Ce site est à la fois un parc, un port avec ses bateaux de croisière, ses péniches commerciales ou d'habitation, et une promenade, explique Annie Tardivon, architecte, chef de projet. Nous avons voulu réaliser un parcours en forme de tressage, avec des bandes qui se séparent puis se rejoignent, à l'image de la courbe du fleuve." Tout au long du parcours, ont été installés des terrains de sport (foot, volley, basket, boules, skate), des parcours de santé, des aires de jeux pour les enfants et de repos pour les adultes. Le tout multipliant les fonctionnalités du site. Devant la piscine du Rhône, implantée le long du fleuve à proximité des universités, le cheminement en béton a été doublé d'une "estocade" sur pilotis et recouvert d'un plancher en chêne, tandis que les murs de séparation avec la piscine ont été recouverts de plantes grimpantes. Ce qui donne l'illusion au promeneur de marcher sur l'eau, et l'impression étrange d'être à la fois dans la ville et en dehors. La difficulté du projet consistait à prendre en compte les crues violentes et soudaines du Rhône. "Il fallait dresser le moins d'obstacles physiques possible", indique Gilles Buna. Les paysagistes ont sélectionné une végétation résistante aux crues mais aussi au piétinement des promeneurs. L'accent a été mis sur le développement durable : le bassin d'eau près du quartier de la Guillotière est par exemple alimenté par les eaux provenant d'un parking adjacent. Vers le parc de la Tête d'or, le parcours, constitué de petites îles habitées par des castors, a été laissé presque à l'état sauvage. La rénovation des bas-ports a conduit à d'autres modifications au-dessus des quais : deux parkings souterrains ont été construits pour limiter la grogne des riverains propriétaires de voitures, permettant ainsi l'aménagement de deux places, libérées elles aussi des voitures. Ce chantier des berges, dont le coût s'élève à 44 millions d'euros, est le projet majeur du maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb. La réconciliation de la ville avec le Rhône et la Saône avait été évoquée pendant des années par les différents candidats à la mairie, mais toujours différée. Depuis plus d'un siècle, Lyon tournait le dos à ses deux fleuves, qui façonnent pourtant son identité. Pour Gérard Collomb, qui enviait l'opération Paris-Plage, lancée par son alter ego parisien, Bertrand Delanoë, ce projet est un peu une revanche : "A Lyon, ce sera la plage toute l'année", avait-il ironisé. Sophie Landrin Article paru dans l'édition du 06.05.07.
par article du journal Le Monde publié dans : urbanisme architecture logement
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Mercredi 25 avril 2007
Boomtown Bangalore LE MONDE | 25.04.07 | 14h53 ? Mis à jour le 25.04.07 | 14h53 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6? par mois + 30 jours offerts Ne vous méprenez pas : lorsque, à Bangalore, on vous parle de B2B, ce n'est pas de Business to Business, fonction commerciale de l'Internet inventée dans la Silicon Valley au siècle dernier, qu'il s'agit. B2B (prononcer : bi-tou-bi), ici, cela veut dire Back to Bangalore. Et les B2B, ce sont les ingénieurs, informaticiens et autres professionnels indiens émigrés aux Etats-Unis, qui aujourd'hui reviennent, fiers de voir l'Inde aux avant-postes de la mondialisation, confiants dans l'avenir et heureux de pouvoir exercer leurs talents chez eux, près de leurs amis et de leur famille. Dans les années 1990, ils furent si nombreux, ces petits prodiges du logiciel, à faire le succès de l'informatique américaine, qu'il était de bon ton de plaisanter sur l'odeur de curry flottant dans les couloirs de Palo Alto, en Californie. Dix ans plus tard, on ne plaisante plus. A Bangalore, il y a tout sur place : le software et le curry. Pourquoi s'exiler dans les banlieues aseptisées de la Silicon Valley ? Homme d'affaires fraîchement retraité, K. Vasudevan se consacre désormais à cette mission : encourager le mouvement B2B. Il dirige la branche locale de TiE (The Indus Entrepreneurs), association internationale d'entrepreneurs indiens née aux Etats-Unis, et ce qui se passe sous ses yeux l'émerveille. "Ici, c'est la Silicon Valley de l'Inde", assure-t-il, le sourire jusqu'aux oreilles. Aujourd'hui, 40 % des exportations de logiciels indiens viennent de Bangalore, et le secteur enregistre une croissance annuelle de 30 %. Les Indiens expatriés en Californie reviennent, le plus souvent dans les bagages des sociétés américaines qui s'installent à Bangalore, mais aussi, affirme M. Vasudevan, pour créer leurs propres entreprises. Lui-même n'a qu'un regret : "Si j'étais né cinquante ans plus tard, j'aurais pu faire partie de cette révolution." La libéralisation de l'économie indienne, à partir de 1991, a ouvert la voie à "cette révolution". L'irruption de l'Internet dans l'économie mondiale, puis, en 1999, la grande peur du Y2K, le bogue de l'an 2000 qui a contraint les grosses entreprises à chercher des solutions pour protéger leurs systèmes informatiques, ont fourni aux informaticiens indiens un formidable tremplin : c'est à partir de ce moment-là que des entreprises de logiciels indiennes comme Infosys, Wipro et TCS (Tata Consulting Services) ont véritablement décollé à l'échelle mondiale. En quelques années, le boom des centres d'appels a transformé Bangalore en une énorme capitale des services informatiques. Profitant d'une main-d'oeuvre anglophone, qualifiée et fabuleusement bon marché, les grandes entreprises occidentales ont afflué. Aux Etats-Unis, cette délocalisation-là a même reçu un nom : "to be bangalored", pour un salarié de l'Indiana qui a perdu son emploi, c'est "se faire bangaloriser". Lorsque d'autres pays, les Philippines notamment, sont venus offrir aux multinationales des coûts encore plus compétitifs que l'Inde pour les centres d'appels, Bangalore a conservé son avantage en offrant le offshoring et le BPO (business process outsourcing) - en français, infogérance - à grande échelle : outre le support téléphonique après-vente, les entreprises occidentales sous-traitent à des prestataires installés à Bangalore leurs activités administratives et commerciales - traitement de données, comptabilité, paie, analyses de données financières, traductions... tout ce qui peut être transféré et traité à distance par ordinateur est susceptible d'être externalisé. Puis, le temps est venu de délocaliser le R & D, la partie recherche et développement de l'industrie informatique. Hewlett Packard depuis 2002, Microsoft depuis 2005, Cisco, Intel ces derniers mois... les grands noms du high-tech américain font désormais phosphorer les cerveaux indiens chez eux. Et, comme dans un monde aussi mouvant, une position n'est jamais acquise, Bangalore est déjà en train de se réinventer. Après l'outsourcing, l'offshoring et le BPO, place à l'ingénierie. "La demande aujourd'hui, c'est l'ingénierie aéronautique", observe un expert européen. Et Bangalore, où le gouvernement avait installé, après l'indépendance, les centres de recherche de l'industrie spatiale et aéronautique indienne, entend répondre à la demande. Capgemini y met en place une équipe d'ingénierie aéronautique. Infosys y développe pour Airbus des programmes de l'A380. Demain, ce sera la biotechnologie, dont la moitié des entreprises récemment créées en Inde ont choisi Bangalore. "Boomtown Bangalore" évolue avec le marché, jamais à court de relais de croissance. Seul problème : la croissance urbaine n'a pas été planifiée, la ville explose et les infrastructures n'ont pas suivi. Avec son unique porte d'embarquement, le petit aéroport a un côté dérisoire. Les embouteillages sont homériques. Le ramassage d'ordures est un mirage. Trouver une chambre d'hôtel au pied levé relève de l'exploit. Les coupures d'électricité interrompent les déjeuners d'affaires - les entreprises, elles, ont leurs propres générateurs. L'eau manque. Séduits par la hausse des prix du terrain, les paysans vendent leurs lopins de terre à la périphérie et viennent grossir la population urbaine, sans moyens de subsistance durables. "Boomtown Bangalore" ? L'expression fait sourire L. C. Jain, disciple du Mahatma Gandhi venu ici pour la première fois en 1952, dans l'enthousiasme de la construction de l'Inde indépendante, à une époque où "il n'y avait pas trois voitures sur la route". Aujourd'hui, il faut une bonne heure, pare-choc contre pare-choc, pour parcourir les 20 km qui séparent le centre-ville d'Electronics City, le quartier futuriste des entreprises du high-tech. Pas de doute, "Bangalore est en plein boom", ironise-t-il dans sa maison ombragée encore à l'abri des bulldozers. Mais pour qui ? Pour les 20 % des habitants qui "réussissent au-delà de toute espérance" ? Ancien membre de la Commission nationale du plan, nommé ambassadeur en Afrique du Sud lorsque Nelson Mandela en devint président, L. C. Jain s'inquiète, avec la sagesse de ses 81 ans, du sort de tous ceux qui ne profitent pas du "boom" indien : "Nous sommes 1 milliard, il est triste que seuls 300 millions en bénéficient. Gandhi est plus mort que jamais." Gagnés par l'euphorie de l'ascension de l'Inde, les anciens de Bangalore ne partagent pas tous l'amertume de L. C. Jain, mais ils s'accordent sur un point : leur ville n'est plus la même. Avant de devenir "Boomtown", Bangalore fut la "ville-jardin" au climat tempéré, où la Couronne britannique installa ses garnisons - pour le plus grand plaisir du jeune officier Winston Churchill, qui y passa trois paisibles années. La ville comptait alors 150 000 âmes. Elle fut plus tard le "paradis des retraités", où d'aimables fonctionnaires, amenés de toute l'Inde pour faire tourner les institutions de la défense, des sciences et de la recherche, dans les années 1970, choisissaient de finir leurs jours. En 1981, dopée par l'industrie du textile et de la soie, la population approchait les 3 millions d'habitants. Ils sont aujourd'hui 7 millions. La municipalité enregistre 500 nouveaux véhicules chaque jour, deux-roues compris. Et l'anxiété de L.-C. Jain n'est pas sans fondement : le différentiel entre les salaires les plus élevés et les plus bas est passé de 5 en 1991 à 14 en 2001. La "ville-jardin" comptait 262 lacs en 1961, il n'y en a plus que 81. "Nous sommes en train de créer un monstre", s'alarme l'économiste Poornima Vyasulu. Il y a trente ans, lorsqu'elle et son mari Vynod ont fait construire leur maison, ils n'avaient pas prévu de ventilateurs au plafond. Inutile. "Puis, en 1983, en rentrant d'un voyage, on s'est rendu compte qu'on avait besoin de ventilateurs", se souvient Poornima. Elle-même travaillait à l'époque pour l'Organisation nationale de l'espace, sur le projet du premier satellite indien. "Pour être au bureau à 10 heures, j'étais à l'arrêt du bus, en bas de chez moi, à 9 h 25. Aujourd'hui, le même trajet me prendrait une heure quarante-cinq. Même distance, même route." Mme Vyasulu, dont une fille travaille pour Google à Hyderabad, une autre pour les croisières Carnival aux Etats-Unis et un neveu dans un laboratoire de Hewlett-Packard à Singapour, s'étonne d'avoir vu sa ville se transformer autant "dans une vie". Tout change : "Vous avez vu comme il devient difficile de trouver de la cuisine du sud de l'Inde dans les restaurants des hôtels ?" Poornima Vyasulu s'anime, ajuste son sari grenat et or sur son épaule : "Dans le moindre dîner de mariage, maintenant, on vous sert de la cuisine du Nord, c'est du véritable impérialisme culinaire !" Et ne lui parlez pas de l'usage de la langue locale du Karnataka, le kannada : même les Bangalorais ne s'en embarrassent plus. "Ça me fait réfléchir à ce que nous sommes devenus..." Depuis des décennies, les habitants de Bangalore, ville d'immigration intérieure, ont appris à s'adapter. Actuellement, à l'heure où Infosys, Wipro et Tata partent à la conquête du monde, l'anglais, plus que jamais, est roi. "Aujourd'hui, si vous n'avez pas une qualification en anglais et en informatique, vous n'avez aucune chance", constate le Père jésuite Francis Guntipilly, qui tente d'inclure les enfants défavorisés dans la grande course à l'éducation. En ville, des affiches publicitaires vantent la langue sésame : "Speak english fluently and confidently, 100 % job assured" (parlez anglais couramment et avec confiance, emploi assuré à 100 %). C'est d'ailleurs en anglais que se font les annonces importantes, toujours sur les murs : "Ne pas afficher, ne pas uriner." Les menaces du gouvernement local de fermer les écoles qui n'enseigneront pas en kannada plutôt qu'en anglais ne semblent d'ailleurs pas inquiéter grand monde : "C'est de la politique", vous répond-on avec un geste mi-las, mi-rebelle. Bengalooru, au lieu de Bangalore ? Haussements d'épaules. L'important est ailleurs. "Boomtown Bangalore" ou "Boomtown Bengalooru" : ce qui compte, c'est le "boom". Car la politique est une dimension importante de la croissance de Bangalore. En Inde, la plus grande démocratie du monde, tout est sujet à débat, à recours en justice ou à manifestation, et Bangalore n'échappe pas à la règle. L'extension des SEZ - zones économiques spéciales créées aux abords des grandes villes pour favoriser des pôles de croissance - est devenue un sujet explosif : grèves de la faim et violences ont contraint les autorités à assouplir la méthode. Avocat et grand défenseur des causes environnementales, Leo Saldhana critique une urbanisation menée pour le seul bénéfice des classes moyennes enrichies par l'industrie du high-tech, ses centres commerciaux et ses autoroutes sans trottoirs. Et le gouvernement du Karnataka n'oublie pas que 70 % de ses électeurs vivent - mal - de l'agriculture : leur priorité n'est pas la construction d'un aéroport international. Que fait l'industrie du high-tech lorsque l'insuffisance des infrastructures urbaines et de transports entrave son développement ? Elle prend les choses en main. Patiemment. A travers des associations professionnelles, des missions de conseil et de concertation, les entreprises d'Electronics City ont mis en place un partenariat public-privé qui a permis la construction, grâce à des capitaux privés, de deux autoroutes urbaines et d'un aéroport international, le tout devant être achevé courant 2008. Dialogue parfois difficile, reconnaît Kris Gopalakrishnan, nouveau PDG d'Infosys et président de la confédération patronale locale, mais qui progresse : "Au moins, maintenant, on a de l'espoir, ça allège les frustrations." Après tout, reconnaît-il, "en contribuant à la création de la marque Bangalore, qui a attiré les multinationales, nous avons été à la source du problème. A nous de contribuer à sa solution" ! "L'éléphant indien va finir par doubler le tigre asiatique", K. Vasudevan, l'homme d'affaires retraité, le jure : " Nous sommes lents, mais nous y arriverons." En attendant, d'autres grandes villes d'Inde profitent de la saturation de Bangalore. Hyderabad en particulier, sa grande rivale, vient de lui souffler un gros projet industriel, une usine de la première entreprise indienne de biotechnologies, Biocon. Bangalore à son tour "bangalorisée" ! Les B2B s'en mêlent aussi. Diplômé de Yale, Ramesh Ramanathan a interrompu une belle carrière dans la haute finance à Wall Street pour se jeter à corps perdu dans l'aménagement urbain, à Bangalore puis au niveau fédéral. "D'ici dix ans, l'Inde aura réglé le problème de ses villes", promet-il. Sans doute le plus célèbre B2B, Sabeer Bhatia, l'homme qui quitta Bangalore pour la Californie à 19 ans avec 250 dollars en poche, fonda Hotmail avec un copain de Stanford et, en 1997, vendit sa société à Bill Gates pour 400 millions de dollars, n'a-t-il pas sa patience. De retour à Bangalore, il a créé, en 2005, une société de logiciels, InstaColl, dont il veut faire un fleuron non plus du "made in India" mais du "made by India", prochaine étape de l'ambitieuse Inde SA. Mais pour son dernier projet, Nano City, la future "capitale mondiale de la propriété intellectuelle", ce n'est pas Bangalore qu'il a choisie, c'est Chandigarh, dans le nord de l'Inde - sa ville natale. La décision a valeur d'avertissement. précédent | 1 | 2 Sylvie Kauffmann Article paru dans l'édition du 26.04.0
publié dans : urbanisme architecture logement
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