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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Vendredi 1 juillet 2005
    L’Allemagne inaugure le plus grand parc d'énergie solaire au monde Environnement - Cadre de vie  - Dépêche Allemagne  C’est à Mühlhausen, dans le sud de l'Allemagne, que vient d’être inaugurée la plus grande installation mondiale de production d'électricité à partir de l'énergie solaire. Doté d'une capacité maximale de 10 megawatts, le "Bavaria solarpark" regroupe trois sites en Bavière: Mühlhausen, le principal avec 6,3 MW, Günching et Minihof (1,9 MW chacun). Les panneaux solaires recouvrent au total une surface de 250.000 mètres carrés, soit l'équivalent de 56 terrains de football, selon le spécialiste américain de l'énergie solaire Powerlight, partenaire du projet avec le groupe Siemens. L'Allemagne voit se multiplier actuellement les centrales solaires géantes. Celles-ci profitent, comme les éoliennes, d'une politique volontariste du gouvernement allemand qui incite financièrement à leur développement. Berlin s'est en effet fixé l'objectif ambitieux de produire d'ici 2020 20% de son électricité à partir de sources renouvelables. Ainsi, Shell Solar va lancer, fin juillet, la construction d’une autre installation de 10 mégawatts près de Passau, toujours en Bavière, qui permettra d’alimenter quelque 3.300 foyers. (30/06/2005) Repères L’Allemagne, déjà leader mondial de l’éolien, est devenu l'an passé le premier marché mondial du photovoltaïque. Il a pour la première fois installé davantage de capteurs solaires électriques (363 MW) que le Japon (280 MW) et les Etats-Unis (90 MW), selon des données de l'Observatoire européen des énergies renouvelables EurObserv'ER.
par lemoniteur expert publié dans : énergie
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Jeudi 30 juin 2005
Quatorze ans après la Loi Bataille, toujours pas de solution Des déchets nucléaires encombrants Le laboratoire de Bure teste les meilleures façons de stocker les déchets nucléaires.AFP La loi Bataille de 1991 prévoyait quinze années de recherche sur la gestion des déchets hautement radioactifs des centrales nucléaires. L'échéance approche, mais on est loin d'avoir trouvé la solution. Le laboratoire souterrain de Bure (Meuse) n'a pas encore permis de conclure en faveur du stockage profond dans l'argile. BURE (de notre envoyé spécial) - Au milieu d'une campagne vallonnée où les céréales poussent sous le chaud soleil de juin, deux derricks blancs, dressés au milieu de rien. Ces chevalets de mines signalent la présence du laboratoire souterrain de Bure entre Meuse et Haute-Marne. C'est ici que l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) a creusé l'argile jusqu'à 490 m pour tester les capacités du sous-sol à stocker des déchets hautement radioactifs. Après deux graves accidents de chantier, dont un mortel, le projet a pris beaucoup de retard. Aujourd'hui, l'agence n'est pas en mesure d'affirmer que l'argilite constitue le meilleur choix. De nombreuses inconnues restent à étudier. Cette roche que l'on creuse à la dynamite va-t-elle conserver toutes ses qualités après les travaux ? Quel sera son comportement lorsque des déchets très chauds y seront stockés ? Failles, séismes, géothermie, faiblesse de la couche d'argilite, manque d'expérience, irréversibilité du stockage, risques importants de contamination : autant de questions sans réponse qui suscitent de nombreuses craintes chez les opposants. Poursuivre les études ? La Confédération paysanne, une association locale de défense et la CFDT ont démissionné récemment du Comité local d'information et de suivi (Clis). Elles entendaient manifester leur inquiétude de voir le laboratoire se transformer en lieu de stockage. Le Clis a mandaté un cabinet indépendant - l'Institute of energy and environnemental research (IEER) - pour mener une contre-expertise. Sa conclusion : il faut poursuivre les études sur place, pendant encore 5 à 20 ans, selon la nature des déchets à accueillir. Selon la loi Bataille, deux autres sites auraient dû être testés, l'un dans le sel et l'autre dans le granit. D'épaisseurs trop faibles, les couches de sel ont rapidement été abandonnées. En revanche, alors que le granit de qualité ne manque pas sur notre territoire, aucun laboratoire n'a pu être implanté. Sur chaque lieu pressenti, et notamment dans l'Ouest, la population s'est vivement opposée à tout projet. Pour mener ses recherches, l'Andra a dû se tourner vers l'étranger, Suisse, Suède et Canada notamment. Un bel héritage... Par ailleurs, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) planche sur les moyens de réduire la nocivité - par la séparation des actinides mineurs - et la durée de vie - par transmutation - de ces déchets décidément bien encombrants. « Avec l'arrêt de Super Phénix, nous avons pris du retard », explique Thierry Lieven, chef du projet « Colis haute activité ». Le réacteur Phénix de Marcoule qu'il a fallu réactiver à grands frais, permet de progresser mais, « les résultats ne montrent pas de maturité », souligne le représentant du CEA. Il faudra sans doute attendre la génération des réacteurs à neutrons rapides, celle d'après l'EPR, pour obtenir des résultats plus significatifs. C'est-à-dire, pas avant 2040-2050. « De toute façon, il n'y a pas urgence », dit-on à l'Andra. En attendant, les déchets s'accumulent à la Hague où l'usine Cogéma retraite le combustible usé des centrales nucléaires. Après traitement, on récupère 96 % d'uranium appauvri, 1 % de plutonium et 3 % de déchets hautement radioactifs. Ces 3 % concentrent 97 % de la radioactivité du produit initial et sont mélangés à du verre. On estime le stock de déchets à haute activité à près de 100 000 m3. Volume auquel il faut ajouter le million de tonnes de déchets de moyenne activité enfoui sous les tumulus de l'Andra à la Hague et les deux millions de tonnes qu'elle s'apprête à accueillir à Soulaines, dans l'Aube. Les plus actifs resteront dangereux pendant des milliers d'années ; les autres, plusieurs centaines. Un bel héritage pour les générations futures qui va faire l'objet d'une consultation à l'automne sous l'égide de la Commission nationale du débat public. Les parlementaires, eux, auront à se prononcer début 2006. Jean-Pierre BUISSON
par Ouest-France publié dans : énergie
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Jeudi 30 juin 2005
jeudi 30 juin 2005 Blessé, Hervé Carré voudrait comprendre Le retrait de ses délégations à l'adjoint chargé des affaires sociales Hervé Carré. OAS_AD('Position2'); Hervé Carré, désormais privé de ses délégations d'adjoint au maire, chargé des affaires sociales, réagit à la sanction qui le frappe. Il dit son incompréhension et aussi sa tristesse. Difficile pour Hervé Carré, conseiller général d'Angers-ouest et désormais maire-adjoint sans délégation, de réagir à la sanction infligée par le maire Jean-Claude Antonini (« Ouest-France » de mercredi). Il se trouve, en effet, à la Réunion où se tient le congrès des présidents des centres d'action sociale. Mais dans un premier temps, mercredi, Hervé Carré a fait connaître ses sentiments par un communiqué de presse. « La décision du maire d'Angers ouvre un moment difficile pour notre équipe. Je ne souhaitais pas cette situation. Je suis très peiné par la brutalité qui m'est opposée alors que ma position politique a été inspirée par une conviction sincère. J'aime passionnément Angers et je pensais partager cela avec Jean-Claude Antonini. Je veillerai à ce que l'unité de notre majorité municipale soit préservée afin de continuer d'offrir l'énergie de notre passion à tous les Angevins », commence-t-il par dire. L'élément déclencheur du retrait de ses délégations a été son abstention, jeudi dernier au conseil général, lors du vote sur le projet de petite rocade sud. Jean-Claude Antonini y a vu un coup de canif dans le contrat politique qui doit souder la majorité municipale. En rappelant que la totalité de ses membres ont déjà voté pour cette désormais fameuse rocade. Sur ce point, Hervé Carré s'estime incompris. Il admet tout à fait l'utilité de ce nouvel axe, mais pense qu'il sera insuffisant, à long terme, pour absorber l'évolution du trafic de l'agglomération. D'où sa demande d'étudier une autre rocade, plus au sud, avec un nouveau franchissement de la Maine. « J'ai voulu penser l'avenir et ne pas viser l'autorité du maire », insiste-t-il. L'hommage au personnel du CCAS Hervé Carré tient aussi à s'adresser aux 450 agents du centre communal d'action social dont il a été le patron pendant plusieurs années. Le salut qu'il leur adresse est appuyé. « Ils sont la noblesse de la fonction publique parce qu'ils sont aux côtés des plus fragiles d'entre nous. Je suis certain que demain ils poursuivront comme aujourd'hui les missions qui leur sont confiées avec la même exigence de professionnalisme et d'humanité », continue le conseiller général d'Angers-ouest qui se dit toujours membre de la majorité municipale : « Je reste disponible. Jean-Claude Antonini doit savoir qu'il peut compter sur la force de mes valeurs et de ma capacité d'engagement. » Mais il reste, confie-t-il, la douleur d'être privé de son action « au service de tous les Angevins ». Ce n'est qu'un début. A son retour à Angers, en début de semaine prochaine, Hervé Carré en dira plus. Comme Jean-Luc Rotureau, conseiller général, maire-adjoint chargé des sports, qui s'était aussi abstenu sur le même dossier au conseil général. Mais n'a pas été sanctionné. Il devrait s'exprimer demain vendredi. Il a préféré laisser passer le conseil municipal de ce soir qui sera une nouvelle paire de manches avec les aides au sport professionnel en général, et au SCO en particulier qui compte, à son actif, une relégation de plus. Didier GOURIN.
par Ouest France publié dans : Angers et actualité régionale
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Mercredi 29 juin 2005
Pourquoi la Mayenne semble mieux résister au chômage LE MONDE | 29.06.05 | 12h47  •  Mis à jour le 29.06.05 | 13h33 LAVAL de notre envoyé spécial Existerait-il une recette mayennaise pour combattre le chômage ? Avec un taux de 6,5 %, inférieur de 3 à 4 points à la moyenne nationale (9,9 %) et un nombre de RMistes parmi les plus bas de France, la Mayenne (290 000 habitants) ressemble à une oasis au milieu de la tempête sociale qui souffle dans les régions. Un niveau d'emploi élevé grâce aux PME A l'exemple de la Mayenne, dont le taux de chômage, de 6,5 %, est l'un des plus bas de France, d'autres départements résistent aux restructurations industrielles sur leur territoire et restent très en deçà de la moyenne nationale, de l'ordre de 10,2 %. Ainsi, l'Ain (6,6 %), la Haute-Savoie (7,2 %), l'Ille-et-Vilaine (7,4 %), le Jura et la Savoie (7,7 %) réussissent à maintenir un niveau d'emploi élevé, essentiellement grâce aux capacités de développement d'un réseau de petites et moyennes entreprises. Dans un rapport consacré au rôle de l'Etat dans la localisation des entreprises, rendu public en avril, le Commissariat général du Plan avait mis en valeur la stratégie des dirigeants de ces PME-PMI qui ont choisi de produire sur le sol français en privilégiant "le binôme innovation-conquête de marchés". Une façon d'affirmer que la logique du "tout délocalisable" n'est pas inéluctable. OAS_AD('Middle1'); "Il n'y a pas lieu de s'enorgueillir de cette situation. Aujourd'hui, le département compte 7 262 chômeurs, mais en mars 2001 il y en avait 5 500, et 9 395 en mars 1997. Il ne faut pas avoir la mémoire courte", prévient Claude Guioullier, du Centre d'étude et d'action sociale de la Mayenne. "Je ne pense pas que les chefs d'entreprise se réveillent le matin en se disant qu'ils ont rêvé toute la nuit de s'implanter en Mayenne !" , sourit Yves Moisy, directeur du comité d'expansion. La campagne ici ne s'est pas vidée. Elle continue à générer des emplois. Cela peut expliquer, à première vue, ces chiffres, moins mauvais qu'ailleurs. " Il existe un tissu de PME-PMI, souvent d'origine familiale, avec leurs centres de décision toujours présents sur place, bien répartis dans le département. Nous ne sommes pas étouffés par l'omniprésence d'un industriel" , explique M. Moisy. Les Pays de la Loire, dont fait partie la Mayenne, constituent la quatrième région industrielle de France. "Bien souvent on ne le sait pas" , rappelle-t-il. Le taux d'emploi industriel en Mayenne (38 %) est très élevé, malgré l'image agricole du département. En plus de l'agroalimentaire, cinq ou six secteurs se partagent l'emploi. "Si bien que, lorsqu'un secteur va moins bien, les autres absorbent le contre-coup" , poursuit-il. Autre élément positif, selon le comité d'expansion, le taux de survie "très fort" des entreprises, de l'ordre de 80 % au bout de cinq ans d'existence, alors qu'en général une entreprise sur deux meurt trois ans après sa création. "C'est un département à dimension humaine", estime M. Guioullier. "Les réseaux d'entrepreneurs fonctionnent bien. Les élus locaux s'impliquent, alors qu'ailleurs, en ville, certains découvrent leurs entreprises lorsqu'elles se mettent en grève et qu'il y a des pancartes dans les rues" , reprend M. Moisy. Le "bon esprit" , le "très faible taux d'absentéisme" des salariés sont également mis en avant. "Les ouvriers ont une éthique, ils sont issus de la terre, ils habitent près de leur entreprise, et y sont fidèles. Cela compte dans la balance quand on s'implante. Il n'y a pas que les primes" , ajoute le directeur du comité d'expansion. Francis Loze ne tarit pas d'éloges. Cet entrepreneur d'une société vosgienne, TSA, qui fabrique du matériel en inox pour l'agroalimentaire, a débarqué en Mayenne en 1999 pour ouvrir une usine. "Un chef d'entreprise veut toujours aller vite. Cela s'est conclu en une semaine ! ", explique-t-il dans son atelier à Ernon, un bâtiment relais, que lui a fourni la communauté de communes. "Avant, j'avais souvent vu des concurrences de mauvais aloi entre les structures. Ici, l'accueil a été sans faille. Tout le monde allait dans le même sens. Parce que tous les acteurs politiques et économiques se connaissent ." "On est à l'affût de tout, on flaire, et on prend ! ", résume-t-on au comité d'expansion. Depuis quelques mois, de gros nuages s'amoncellent néanmoins dans le ciel mayennais. Plus d'un millier d'emplois industriels sont menacés dans le département, selon les syndicats. Le chômage s'accélère. "En deux ans, Valeo, Tenneco Automotiv, Seb-Moulinex ont perdu 500 emplois" , affirme la CGT. Flextronics, groupe mondial de sous-traitance électronique, devrait annoncer, lundi 4 juillet, au comité d'entreprise un plan drastique de réduction d'effectifs et peut-être même la fermeture du site. Des répercussions sur les sous-traitants sont inévitables. L'entreprise MPO, qui fabrique des CD, a annoncé, début mai, 129 suppressions de postes. Cette société familiale, qui possède deux sites à Averton et à Villaines-la-Juhel, comptait près d'un millier d'emplois en 2003. "On nous ressasse ce "faible" taux de chômage en Mayenne. C'est en fait un département de précaires. On a du mal à pérenniser l'emploi, mais les politiques n'en parlent jamais" , rétorque Francine Desnos, responsable de la CGT. "Les entreprises se sont débarrassées des intérimaires. Aujourd'hui, c'est aux salariés de payer les pots cassés" , affirme la CFDT. Les salariés en CDI qui perdent leur emploi, surtout les femmes, ne retrouvent souvent que des postes à temps partiel. "C'est vrai que des PME peuvent absorber quelques reclassements. Mais elles ne peuvent reprendre les salariés de Flextronics. Ceux-ci, qui avaient obtenu grâce à leurs luttes des garanties collectives plus élevées qu'ailleurs dans le département, n'ont pas envie de se retrouver bradés", poursuit Mme Desnos. C'est là justement que certaines faiblesses structurelles du département se révèlent. Le niveau des salaires en Mayenne est un des plus bas de France. "Le nombre d'ouvriers peu qualifiés, et le peu de cadres ne peuvent que tirer les salaires par le bas , ajoute Francine Desnos. Le faible niveau des salaires explique aussi le fort taux d'activité en Mayenne (86 %), le plus élevé en France. Il faut absolument deux salaires pour vivre dans un foyer." "Tout cela était intéressant pour les entrepreneurs qui venaient s'installer, et s'ajoutait au paternalisme ambiant", explique la responsable de la CGT. "Certaines entreprises sont des zones de non-droit syndical ", dénonce encore la CGT. La société MPO, qui fabriquait à ses débuts des disques en vinyle, a démarré dans les caves du château familial de ses créateurs à Averton. "Les employés voyaient passer la chasse à courre. Le premier syndicat, une section CGT, n'existe que depuis quatre ans et demi, raconte un salarié. Pour la direction, c'était l'arrivée du Front populaire." Régis Guyotat Article paru dans l'édition du 30.06.05
par Le Monde publié dans : Economie
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Mercredi 29 juin 2005
Angers mercredi 29 juin 2005 Le maire sanctionne Hervé Carré Jean-Claude Antonini retire ses délégations à l'adjoint aux affaires sociales Conseiller général d'Angers Ouest, Hervé Carré s'est abstenu, jeudi dernier à l'assemblée départementale, sur le vote de la rocade sud. Un projet pourtant soutenu par la majorité municipale, où il est adjoint aux affaires sociales. En réaction, le maire lui a retiré hier ses délégations. Quand il s'est envolé hier matin à 6 h pour la Réunion, rejoindre le congrès des présidents des Centres communaux d'action sociale (CCAS), Hervé Carré était toujours adjoint au maire, en charge du développement social, de la solidarité, des retraites et des personnes âgées. En fin de matinée, alors qu'il était toujours dans l'avion, il ne savait pas que toutes ses délégations venaient de lui être retirées. Cette sanction a été prise par le maire, Jean-Claude Antonini, à la suite d'une réunion de crise de la municipalité. Le rendez-vous était fixé à 8 h à la mairie. Une sorte de tribunal s'est réunie pour examiner le cas d'Hervé Carré, mais aussi celui de Jean-Luc Rotureau. L'adjoint aux sports, qui menait une délégation municipale à Pise, en Italie, a roulé toute la nuit pour venir se défendre. Qu'était-il reproché de si grave aux deux adjoints ? Jeudi dernier, lors de la session du conseil général, ils se sont abstenus sur le vote du projet de rocade sud. Un dossier pourtant soutenu par la ville et l'agglomération. Pour les élus de l'opposition au conseil général, la consigne était claire : il fallait voter pour cette rocade sud. Ce qu'ont fait Marc Goua, le maire de Trélazé, et Frédéric Beatse, conseiller municipal d'Angers. En revanche, Gérard Pilet, le maire de Saint-Barthélemy s'est abstenu, à cause de la future 2e ligne de tramway (voir Ouest-France de mardi). Devant ses collègues de l'assemblée départementale, Jean-Luc Rotureau avait déclaré que « cette petite rocade sud est indispensable dans les délais les plus proches » mais qu'elle risquait de ne pas suffire pour absorber la totalité du trafic routier. Il a donc suivi la ligne d'Hervé Carré, qui avait décidé de s'abstenir. L'adjoint aux affaires sociales avait réclamé un nouveau pont sur la Maine pour ne pas relier la rocade sud au pont de l'Atlantique, qu'il jugeait « très dangereux ». Onde de choc Jean-Claude Antonini n'a pas apprécié que ses deux adjoints se désolidarisent ainsi de la politique municipale. « Le projet que les Angevins ont choisi à plus de 57 % en 2001 comprenait le contournement sud », indique un communiqué du maire, pour expliquer cette sanction exceptionnelle. « À plusieurs reprises et à une très large majorité, dont la totalité des élus du groupe majoritaire « Aimer Angers », ville et agglomération ont voté pour la petite rocade sud. » Jean-Claude Antonini a cependant passé l'éponge sur le cas de Jean-Luc Rotureau. L'adjoint aux sports a pu s'expliquer hier matin devant ses collègues, mais aussi les proches collaborateurs du maire. En revanche, le grand absent, Hervé Carré, s'est vu retirer ses délégations. Au sein de la municipalité, il a pourtant eu des défenseurs. Pour la plupart des collègues élus en même temps que lui, sur la liste de Jean Monnier, en 1995. Mais ils n'ont réussi qu'à sauver son titre d'adjoint au maire. Une coquille désormais vide. Jean-Claude Antonini, dans son communiqué, « réaffirme son engagement » pour la rocade sud, « dans l'efficacité d'une équipe réunie autour d'un seul et même projet pour Angers ». Son choix de sanctionner, plutôt que de régler le problème en interne, risque cependant de créer des remous au sein de sa majorité. L'onde de choc pourrait être ressentie au conseil municipal, dès ce jeudi soir. Guillaume BALLARD.
par Ouest France/Guillaume Ballard publié dans : Angers et actualité régionale
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Mercredi 29 juin 2005
Saumurois Sud Bruno Cheptou tire son bilan d'une année de conseiller général ( 29/06/2005 )   Bruno Cheptou avait déclaré, lors des élections au conseil général, l'an dernier, qu'il rendrait des comptes sur son mandat de conseiller...   Bruno Cheptou avait déclaré, lors des élections au conseil général, l'an dernier, qu'il rendrait des comptes sur son mandat de conseiller général du canton de Doué-la-Fontaine. Il a ainsi organisé, jeudi dernier, une réunion publique pour faire état de sa première année de mandat. Environ quatre-vingts personnes étaient présentes, dont des élus et des membres d'associations. Au cours de cette soirée, le conseiller général a abordé quelques dossiers départementaux et des dossiers locaux. Après la deux fois deux voies Saumur-Doué-la-Fontaine, il a évoqué la déviation de Concourson-sur-Layon, qui reliera Doué-la-Fontaine à Cholet : « A terme, cela est un atout très important. Aujourd'hui, le département a des atouts nécessaires en voies de communication ». Le projet Melissa a ensuite été abordé, puis l'Internet haut débit : « Ce projet permettra demain d'installer à Doué-la-Fontaine n'importe quelle entreprise qui a besoin de communiquer avec le monde entier ». Concernant le territoire et ses relations avec la communauté de communes de la Région de Doué-la-Fontaine, Bruno Cheptou a déclaré : « Je ne dis pas que ce qui est fait par la communauté de communes n'est pas bien. Je dis simplement qu'il faut sans doute qu'on travaille et qu'on raisonne un peu différemment. Ce qui est fait est nécessaire mais pas suffisant ». Bruno Cheptou a ensuite abordé un sujet « qui lui tient particulièrement à cœur », l'emploi partagé : « Localement, il y a des entreprises qui ont des besoins particuliers en emploi. Comment peut-on les organiser autrement que sur des embauches classiques d'emploi à durée indéterminée, sur des temps pleins, etc. ? C'est toute la mécanique du groupement employeur. En parallèle, il faut préparer le public à l'emploi. Pourquoi en même temps ? Parce que c'est aussi donner une perspective forte aux demandeurs d'emploi en disant “ en même temps qu'on vous donne des moyens de formation, on a une idée possible de l'emploi ”. Ce qui devrait, j'espère, être soutenu par le financement européen ». Un dossier où Bruno Cheptou se sent « heureux » d'avoir avancé est la filière du rosier : « L'avenir des rosiéristes dépend des rosiéristes, sauf qu'à un moment donné, en temps que politique, on peut impulser, on peut montrer du doigt les choses. C'est pour cette raison que j'ai fait venir Christophe Béchu sur une exploitation rosiériste », se félicite-t-il. Bruno Cheptou a enfin abordé ses relations avec Jean-Pierre Pohu, maire de Doué-la-Fontaine et président de la communauté de communes de la Région de Doué-la-Fontaine : « Jean-Pierre Pohu a un rôle de maire et de président de la communauté de communes, j'ai un rôle de conseiller général. Il est temps que l'on travaille tous les deux ensemble. Je regrette que parfois ça ne soit pas le cas. Soit nous sommes des politiques responsables et, aujourd'hui, on met tous nos moyens dans le même panier pour essayer de créer une vraie dynamique de développement sur le territoire, soit on reste chacun de notre côté et là je ne suis pas d'accord. Nous devons être capables de dépasser cet aspect-là, nous avons un rôle et nous nous devons de travailler ensemble sur des sujets de fond. » :
par Nouvelle Répuyblique du Centre-Ouest publié dans : Interventions de B.Caillard-Humeau et communiqués
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Mercredi 29 juin 2005
mercredi 29 juin 2005 Elles font saliver les gourmands Produit phare de la marque LU, les Pailles d'or sont centenaires Gérard Philippe, directeur de l'usine LU de La Haye-Fouassière. « La recette des Pailles d'or ? » « Chut, c'est un secret ! » L'actrive Sarah Bernhardt en parlait avec gourmandise. « Qu'est-ce qu'il y a de meilleur qu'une Paille d'or ? » « Deux Pailles d'or ». Les célèbres gaufrettes à la framboise imaginées par Louis Lefèvre-Utile à Nantes, en 1905, sont centenaires. Elles ont toujours la cote auprès des consommateurs. Depuis le mois de janvier, il y a même une version citron. ·Une idée croustillante. Difficile d'échapper à cette pâte gaufrée nappée de framboises. Avouez, vous avez déjà craqué. Allez, juste une fois. Peut-être pas adulte. Mais enfant, souvenez-vous. Perché sur un banc ou un escabeau, trop petit pour atteindre la dernière étagère. La plus convoitée forcément. Les Pailles d'or fêtent leurs cent ans. Un bon souvenir pour tous les gourmands. Cette idée croustillante imaginée par Louis Lefèvre-Utile à Nantes en 1905 se porte bien. Très bien même. Il s'en vend chaque année 2 500 tonnes, soit 14,3 millions de paquets. Deux autres chiffres : la production annuelle de Pailles d'or réalisée à l'usine LU de la Haye-Fouassière représente 200 hectares de blé et 1 000 tonnes de framboises. ·Un secret jalousement gardé. Plutôt curieux, les Pailles d'or n'ont pas de concurrent sur le marché. Ou dit autrement, il n'y a pas d'équivalent. Vous voulez savoir comment c'est fabriqué ? Pas de problème : du blé, des framboises, pas d'arôme artificiel, une pâte très fine. Mais encore ? Là franchement, inutile de questionner la direction de l'entreprise. Le secret est jalousement gardé. Pas question non plus de photographier la nouvelle ligne de production. Les machines ont été spécialement conçues pour LU. Où ? En France, mais on n'en saura pas plus. « Il y a une recette et surtout un savoir-faire que nous préservons », explique Gérard Philippe, le directeur de l'usine LU de la Haye-Fouassière. Plus du tiers - 36 %- des Pailles d'or est fait de framboises. ·Framboises serbes. Pendant très longtemps, ce sont des framboises de Loire-Atlantique qui nappaient les Pailles d'or de LU. Ce sont désormais des framboises serbes. « Une variété qu'on ne trouve que dans ce pays et en Europe centrale, en Pologne par exemple », explique la direction de l'entreprise. Elles arrivent congelées. ·Et même au citron. Une petite révolution. Depuis le mois de janvier, les Pailles d'or ne sont plus seulement à la framboise. Elles sont désormais proposées au citron. Petite entorse, un arôme artificiel est ajouté. Les citrons sont importés d'Espagne. ·Au milieu des vignes. Le fief de LU, ce fut longtemps le quai Baco à Nantes, sur les bords de la Loire. L'ancienne usine a déménagé en 1987. LU produit désormais ses biscuits au milieu des vignes à La Haye-Fouassière. 466 salariés travaillent dans cette usine qui est la première usine de biscuits française. 45 000 tonnes de gâteaux, déclinés de 130 façons sortent chaque année des neuf lignes de production. L'usine de la Haye-Fouassière produit 18 biscuits différents : Pailles d'or, Hello cookies, le Véritable petit-beurre... ·Avec les plus grands artistes. À l'époque, on ne parlait pas de plan média. Louis-Lefèvre Utile a été un pionnier. Ses idées, il est d'abord allé les chercher en Grande-Bretagne. Lorsque le succès a démarré, il a su faire appel aux plus grands artistes de son temps pour asseoir la renommée de l'entreprise : Mucha, Luigi Loir, Benjamin Rabier, Capiello. Pour les cent ans des Pailles d'or, LU a fait appel à un jeune designer : ora-ïto. Brillant et gourmand. Suffisamment gonflé pour lancer la toute première marque virtuelle sur internet en 1998. Il avait vingt ans. Depuis, le jeune Marseillais aujourd'hui implanté à Paris a séduit les grandes marques. Les dix affiches signées et numérotées des cent ans des Pailles d'or seront vendues aux enchères sur ebay du 6 au 16 octobre. L'argent récolté sera reversé au Secours populaire. Pour en savoir plus sur ora-ïto : www.ora-ito.com Patrice MOYON.
par Ouest France publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mercredi 29 juin 2005
mardi 28 juin 2005 2e ligne du tramway : Trélazé en pôle L'option serait privilégiée, comme l'ont découvert les conseillers généraux Projet tramway - 2e ligne Simple maladresse d'un technicien ? Jeudi, les conseillers généraux ont eu la surprise de découvrir, sur les plans de la future rocade sud, un autre tracé : celui de la 2e ligne du tramway. Il rejoindrait Trélazé. Cette option serait effectivement privilégiée, au détriment de Saint-Barthélemy. « La surprise a été totale. » Gérard Pilet, le maire de Saint-Barthélemy et conseiller général d'Angers Est, avoue avoir reçu « un coup derrière la tête », jeudi, lors de la session du conseil général. Des plans de la future rocade sud ont été projetés aux élus. Les techniciens du service des routes du département avaient ajouté un autre tracé : celui de la 2e ligne du tramway. Et elle passait par Trélazé... Dans un souci du détail poussé à l'extrême, le document présentait même une ligne de bus en site propre vers Saint-Barthélemy. « La goutte d'eau qui a fait déborder le rail », se force à sourire Gérard Pilet. Le maire de Saint-Barthélemy appartient au groupe de travail qui, au sein d'Angers Loire Métropole, réfléchit au tracé de la 2e ligne. Il est acquis qu'elle partira de Beaucouzé pour desservir le campus universitaire de Belle-Beille. À partir de la gare, quatre hypothèses sont envisagées : une plongée à l'est, vers Saint-Sylvain ou vers Saint-Barthélemy. Ou un tracé sud, vers Trélazé ou Les Ponts-de-Cé. « Le choix ne devait pas intervenir avec début 2006. Enfin, c'est ce que je croyais... » Cette présentation a eu un effet « détonateur » sur Gérard Pilet. Il s'est abstenu sur le projet de rocade sud, alors que le porte-parole du groupe d'opposition, Marc Goua, a voté pour. Le maire de Trélazé a lui aussi été surpris par les plans du conseil général. « Je pensais que sur les cinq schémas figureraient les différentes hypothèses du tramway. C'est vrai que la ligne vers Trélazé tient la corde. Elle aurait d'ailleurs pu être retenue pour la 1re ligne. » « Passage en force » Trélazé ne manque pas d'avantages pour défendre son dossier. « C'est la commune où les habitants utilisent le plus les transports en commun », justifie Marc Goua. Elle possède un fort potentiel de développement : les projets immobiliers (construction ou réhabilitation) devraient permettre de doubler la population dans les dix prochaines années. Sa position géographie laisse la porte ouverte à une extension de la ligne vers les Ponts-de-Cé. La commune se verrait ainsi récompenser de son entrée dans l'agglomération depuis le 1er janvier. L'extension pourrait aussi bien prendre la direction de Saint-Barthélemy. Gérard Pilet milite pour cette « ligne en crochet. Nous avons un potentiel de développement trois fois supérieur à celui de Trélazé. » Un tracé qui relierait seulement le centre d'Angers à Trélazé serait donc « aberrant ». Le maire de Saint-Barthélemy ne veut pas croire à « un passage en force ». Bien sûr, il assure qu'il se ralliera « à l'intérêt communautaire. Je l'ai déjà montré depuis un an. » Il a effectivement dû accepter l'implantation de la future usine d'incinération sur sa commune. Raison de plus pour que le tramway ne lui passe pas sous le nez. « Ça ferait beaucoup... Je ne veux pas être trompé et, en plus, devoir payer la chambre. » Le message est aussi clair que certains plans. Guillaume BALLARD.
par Ouest-France publié dans : Angers et actualité régionale
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Mercredi 29 juin 2005
Faites-vous livrer vos courses à vélo Un nouveau service proposé par l'association « La ville à vélo » Emmanuel Duron, un des trois coursiers de l'association « La ville à vélo », propose des livraisons aux commerçants caennais. Les « Vitrines de Caen » soutiennent un service de livraison des courses à domicile. Et en vélo. Lancée par une association indépendante, « La ville à vélo », depuis une semaine, l'initiative est censée aider les fleuristes, épiciers. Mais chez les commerçants, les avis sont partagés... Terminé les camionnettes et les voitures de livraison. Place au vélo ! L'association « La ville à vélo » a lancé, le 20 juin dernier, un nouveau service de livraison au profit des commerçants du centre-ville. « Nous le proposons à ceux qui ont besoin de portage chez leurs clients, comme les épiceries, les fleuristes, ou les pressings, résume Emmanuel Duron, l'un des trois coursiers à l'origine de cette initiative. On peut aussi leur amener du courrier immédiat. » Équipé d'une remorque et de sacoches, le vélo doit permettre le transport de paquets de petites quantités (jusqu'à 40 kg maximum) à 7 € la course. « Il n'y a pas de concurrence déloyale avec les autres coursiers », insiste Emmanuel Duron. Les « Vitrines de Caen » soutiennent le projet, sans cacher que c'est dans une logique marchande : « Nous louons le vélo à l'association pour 1 € la journée. Nous avons également mentionné leur service dans notre lettre aux commerçants, explique Gilbert Vitrouil, secrétaire des « Vitrines de Caen ». Mais ce sont eux qui se chargent de se faire connaître auprès des commerçants, de distribuer des flyers. C'est un test. Si ça marche, on pourra continuer pendant tout l'hiver. » Si les commerçants caennais approuvent plutôt le principe, ils restent réservés quant à l'application : « 7 €, c'est trop cher pour nous », estime Chantal Dumortier, gérante de la librairie Guillaume. Claire Marette, du Carré blanc, pense que « le besoin n'est pas assez fort. Quand le client est occupé, on garde le paquet. » Jean-Jacques Groleau, de Chlorophylle fleurs, est peu convaincu : « À la rigueur, un bouquet de temps à autre. Mais pour les transports quotidiens, on se débrouille mieux nous-même. » Yannick Bourasseau, des magasins Armand Thierry, tempère. « L'idée est très intéressante, mais ça restera une demande occasionnelle de notre part. » Mais, pour Emmanuel Duron, cette nouvelle prestation est « aussi un moyen de promotion du vélo. Cela fait deux ans que notre structure se bat pour faire adopter ce moyen de transport écologique et efficace. Les livraisons par voiture, pour des trajets d'1 ou 2 km, sont une perte de temps et d'argent. »
par L'association La ville à vélo publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 28 juin 2005
  Les professionnels du cadre de vie doivent anticiper les changements climatiques Environnement - Cadre de vie  - Dépêche France  Un rapport de l'Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) prédit que le changement climatique aura "des conséquences colossales" en France. Anticiper ce réchauffement dans l’aménagement du territoire, l’urbanisme et la construction devient une nécessité. En attendant, fabricants et marchands de climatiseurs profitent de la chaleur. Vendredi 24 juin, l'Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) a rendu public son premier rapport depuis sa création en 2002. Ce document consultable en ligne donne des sueurs… froides. Ainsi, le changement climatique sera beaucoup plus prononcé en Europe et notamment en France que dans d'autres pays développés. Il se traduira par une hausse moyenne du thermomètre au 21ème siècle "de 2 à 4 degrés en hiver et de 4 à 7 degrés en été" en France contre 3 degrés à l'échelle mondiale, selon un scénario fondé sur un bon doublement des concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère (850 parties par million en 2100 contre 380 ppm actuellement). Aucun scénario "ne prévoit un adoucissement des conditions météorologiques ou climatiques" pour la France. "Les simulations prévoient en France une aggravation générale des événements extrêmes de grande échelle" (canicules, inondations et sécheresses, d'une durée relativement longue et affectant une superficie importante). Elles "demeurent plus incertaines" pour les "événements extrêmes de courte durée et de forte intensité" (tempêtes, orages sévères, cyclones tropicaux). Pour le sénateur Paul Vergès, qui préside l'ONERC, le gouvernement doit finaliser le plus vite possible la stratégie nationale d'adaptation aux conséquences du changement climatique qu'il a prévue dans son Plan climat 2004. "Force est de constater qu'en l'absence de mesures réelles d'adaptation, la France n'est pas à l'abri de nouvelles catastrophes", a-t-il averti. L'Observatoire préconise un "fonds spécifique pour financer les actions d'adaptation au changement climatique en France". Il propose 90 indicateurs pour suivre localement les impacts (eau, énergie, habitat, transports, santé, agriculture, biodiversité). Des "scénarios climatiques régionaux de référence" devront être établis pour permettre aux décideurs "à tous les niveaux" d'anticiper le réchauffement dans l'urbanisme et l'aménagement du territoire. "Le changement climatique doit être pris en compte dès aujourd'hui" dans les documents de planification et donc dans la conception des bâtiments et des infrastructures avertissent les experts. En attendant, ces changements profonds, les Français ont recours au système D et se ruent sur les climatiseurs et les ventilateurs qui commencent à remplir les têtes de gondole dans les magasins. Une aubaine pour les vendeurs et les fabricants qui espèrent bien profiter de la vague de chaleur en France pour écouler les stocks de l'été dernier. Après l'été caniculaire de 2003, les professionnels avaient veillé l'année suivante à éviter toute rupture de stocks. Mais l'été dernier n'a pas été particulièrement chaud. Les ventes avaient démarré fort en début d'année, les clients craignant d'être pris de court, puis s'étaient arrêtées ensuite. "L'année dernière, il y a eu du stockage, les particuliers ont cessé de s'équiper et les fabricants avaient beaucoup de matériel en stock", explique une responsable de Daikin, fabricant japonais et leader sur le marché français des climatiseurs. Moins gourmands en énergie, mais moins efficaces, les ventilateurs se vendent comme des petits pains. "Le ventilateur, c'est un produit de l'excès, on le veut tout de suite", explique Gérard Salommez, directeur général du groupe Seb France, qui distribue des ventilateurs sous la marque Calor. "Pendant la canicule de 2003, il se vendait même des radiateurs soufflant qui avait une position air frais!" Les installateurs de climatiseurs sont aussi sur le qui-vive. "L'installation de la clim est une décision très instinctive, même pour les bureaux, si on peut pas l'installer sous quinze jours, on ne fait pas l'affaire", explique Patrick Clavreul, président de Climsure, qui fédère des installateurs professionnels. En France, le réflexe de la climatisation n'est pas encore ancré dans les moeurs, par rapport à des pays comme le Japon ou les Etats-Unis, indique M. Clavreul. Mais, selon lui, la France y viendra. "Vous travaillez dans un bureau climatisé, vous prenez votre voiture climatisée, et vous arrivez chez vous c'est pas climatisé ?", assure-t-il. J-P. Defawe (avec AFP) (24/06/2005)
par Le Moniteur-Expert publié dans : urbanisme architecture logement
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