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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Mardi 1 mars 2005
ARTICLE LA CROIX A l’occasion du Salon de l’Agriculture, enquête sur la préservation de la variété génétique des produits agricoles. La France s’en préoccupe, depuis plus de trente ans, avec des résultats encourageantsBonjour veau, vache, cochon, couvée… C’est ainsi que, prenant le contre-pied de la pauvre Perrette de La Fontaine, on pourrait saluer aujourd’hui la richesse et la diversité des races animales domestiques françaises. Cet état de fait a bien failli ne jamais être, tant dans les années 1950-1960, influencées par le plan Marshall, les autorités agricoles et politiques de notre beau pays ne juraient que par la modernisation des exploitations agricoles. Ce qui, dans l’esprit de l’époque, passait par l’intensification, le remembrement et l’arrachage de haies, l’augmentation de la productivité et donc l’abandon de l’élevage d’un grand nombre de races de bovins, équins, porcins, ovins, caprins, volailles et lapins, au motif qu’elles n’étaient pas assez productives et rentables. Selon un inspecteur général de l’agriculture de l’époque, Edmond Quittet, il suffisait d’une ou deux races de bovins laitiers et deux ou trois races de bovins à viande pour que l’élevage français soit florissant et puisse nourrir la France ! Heureusement, dès 1971, la Société d’ethnozootechnie prend conscience de l’appauvrissement, de l’érosion génétique, et lance un «mouvement d’opinion en faveur des races menacées par la sensibilisation de chercheurs, enseignants, cadres de l’administration et de la profession agricole au niveau national, ainsi que des gestionnaires des parcs naturels régionaux et nationaux», rapporte Annick Audiot, ingénieur à l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Toulouse (1). L’hémorragie de la biodiversité semble donc stoppéeIdem côté végétal. Par exemple, Jean Fleckinger, agronome à l’Inra de Versailles, prospecte la France pour inventorier et constituer la collection de 350 variétés de pommiers à cidre aujourd’hui transférée à Angers. Une «diversité variétale exceptionnelle, inexistante dans les autres espèces fruitières cultivées de notre pays» et qui, plus tard, servit bien naturellement à la création de variétés par hybridation contrôlée. Parallèlement se sont créées de nombreuses associations comme les Croqueurs de pommes, qui gèrent des vergers-conservatoires avec peut-être moins de scientificité, mais restent détentrices de variétés ou de gènes originaux. Globalement, toutefois, en 1990, l’Inra détenait 50% de la variabilité des plantes cultivées. La majorité de ces plantes bénéficiant d’un certificat d’obtention végétale (COV). Et elles sont accessibles à tout semencier ou agriculteur-multiplicateur, moyennant une redevance et améliorables. Aujourd’hui, en France, l’hémorragie de la biodiversité semble donc stoppée. Les chercheurs de l’Inra, souvent associés au Bureau des ressources génétiques et au Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences (Gévès), peuvent présenter un bilan positif de la conservation des races et espèces locales. Sous forme de plantes et d’animaux vivants (conservation dite «in situ») ou sous forme de collections de graines, de cellules reproductrices, d’embryons et de gènes végétaux insérés dans des bactéries (conservation «ex situ»).Dix mille espèces de bléAinsi, près de 10 000 espèces de blé, 6 300 d’orge et 800 d’avoine, sous forme de graines, regroupées au Centre de ressources biologiques (CRB) des céréales à paille créé à Clermont-Ferrand ; 1 000 variétés de tomates, dont un grand nombre de variétés traditionnelles françaises (marmande, saint-pierre, plate de Châteaurenard), à Avignon ; 2 300 cépages (sur les 6 000 recensés dans le monde) de vigne cultivée, dont les raisins de table (chasselas, muscat) et de cuve (merlot, chardonnay, sauvignon), près de Montpellier ; 25 000 gènes de plantes cultivées (piment et arabette des dames, la plante modèle des généticiens, auxquels s’ajouteront blé, colza, maïs, tournesol, pois, riz, melon, radis), au nouveau Centre national de ressources génomiques végétales, à Toulouse : cet ensemble constitue l’essentiel du trésor végétal de l’Inra. Issue des progrès de la biologie moléculaire, la forme de conservation mise en œuvre à Toulouse est une collection de gènes ou de fragments de génomes insérés dans des bactéries du type colibacille et congelés à – 80 °C. Le règne animal n’a rien à envier au végétal. Dès les années 1970, dans l’urgence, Laurent Avon, ingénieur à l’Institut de l’élevage, a fait congeler puis stocker du sperme de taureaux dans les coopératives d’insémination artificielle réparties dans toutes les régions d’élevage. Aujourd’hui, la Cryobanque nationale abrite sperme, ovules et embryons de 12 races bovines, 22 races ovines, six races caprines, 10 races de chevaux et d’ânes, cinq races porcines, quatre races avicoles et une race cunicole (lapin). Outre la préservation de la diversité génétique de ces espèces, l’objectif éventuel de cette conservation «ex situ» est aussi de reconstituer des populations. L’autre mode de préservation de la biodiversité est de maintenir l’élevage des espèces dans leur écosystème («in situ») en essayant de trouver un marché pour valoriser ses produits. Plusieurs expériences menées par l’Inra et les instituts techniques ont d’ailleurs heureusement abouti. Ainsi en est-il de la géline de Touraine ou «dame noire», reine des basses-cours dans les années 1920 qui, moins productive que les nouvelles souches commerciales, porteuse de maladie, objet de trop de croisements consanguins, et victime de la désorganisation des éleveurs et de l’absence de débouchés, aurait disparu dans les années 1980 si une poignée d’éleveurs n’était venue à son secours. Avec le soutien du Bureau des ressources génétiques (BRG), elle reçut le Label rouge en 2001 et devrait accéder sous peu à une AOC. Le porc créole, le «cochon-planche» de Guadeloupe«Aujourd’hui, 11 éleveurs tourangeaux produisent 25 000 volailles par an qui alimentent les restaurateurs locaux et certains marchés parisiens», explique Joël Besnard, de l’Inra. Ce succès a incité d’autres associations à se lancer dans la même aventure. D’autres relances ont rencontré le succès, comme le fromage de Munster produit par les vaches vosgiennes élevées par les fermes-auberges du massif des Vosges, ou le porc basque à cul noir, élevé en plein air intégral dans la vallée des Aldudes (Pyrénées-Atlantiques) et valorisé par une filière artisanale de salaisonnerie. Beaucoup reste à faire, faute de connaissance des aptitudes générales des races. C’est ainsi qu’au sein de programmes européens, l’Inra s’intéresse maintenant à la biodiversité des porcs et lapins. Parmi les 150 races patrimoniales européennes, les chercheurs ont inventorié, évalué et caractérisé la diversité de 10 races dont l’argenté de Champagne, le blanc de Vienne ou le fauve de Bourgogne. La carte génétique du lapin est en cours d’étude. Côté porc, les chercheurs analysent la diversité de 60 populations porcines européennes, dont les races locales comme la gasconne ou la limousine. Ces études ont d’ores et déjà permis de mettre en valeur le porc créole, le «cochon-planche» de Guadeloupe, et d’alerter sur le risque d’extinction du porc basque. À l’aube du IIIe millénaire, le bilan de l’évaluation de la biodiversité en France est donc mitigé. Beaucoup reste à faire pour maintenir en vie des races, des produits du terroir. Mais aussi des paysages, et donc des hommes. Denis SERGENT(1) Lire Races d’hier pour l’élevage de demain, d’Annick Audiot, et Les Vaches de la République, de Bertrand Vissac (Inra Éd., 1995 et 2002).***Organismes se chargeant de biodiversité domestique Le bureau des ressources génétiquesTél. : 01.44.08.72.61 www.brg.prd.frFerme (Fédération pour promouvoir l’élevage des races domestiques menacées) Tél. : 04.77.76.10.39 www.chez.com/fermLe conservatoire des races animales en Pays de la LoireTél. : 02.40.45.36.06 www.vet-nantes.fr/ENVN/crapalSemences paysannesTél. : 05.63.41.72.86 semencepaysanne@wanadoo.frFruits oubliésTél. : 04.66.85.33.37 www.fruitsoublies.org
par ARTICLE JOURNAL LA CROIX publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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