Bienvenue

Le 18 octobre, une journée record : 2489 pages vues. Prévision du mois : 22225 pages vues et 5089 visiteurs. Merci de votre intérêt.

L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Mercredi 19 juillet 2006
Canicule et changement climatique        Quels sont les mécanismes à l’origine du changement climatique ? Depuis l’avènement de l’ère industrielle, les gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère n’ont cessé de croître et s’ils ne constituent encore aujourd’hui qu’une faible part des gaz qui créent l’effet de serre naturel de la planète, condition indispensable au développement de la vie et sans lequel la température moyenne serait de –18°C, ils représentent la « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». En effet, le Groupe International d’Experts sur le Climat (GIEC) a conclu avec certitude que, aussi faible soit-elle, cette contribution anthropique est à elle seule capable de bouleverser le climat en rompant de façon durable des équilibres naturels.   Ceci est d’autant plus alarmant qu’il s’agit de mécanismes d’une grande inertie dont les conséquences sont, selon le rapport du GIEC, une augmentation de la température moyenne mondiale comprise entre 1,4 et 5,8°C (entre 1990 et 2100) et une élévation du niveau des océans de 20 cm à 1 m. Cette valeur est environ deux fois plus grande que la valeur type du réchauffement observé au cours du XXème siècle et le rythme de réchauffement prévu sera très probablement sans précédent, au moins au cours des dix derniers millénaires, si l’on se réfère aux données paléoclimatiques. Fait aggravant, certains phénomènes aujourd’hui compensateurs comme la capacité d’absorption du CO2 par les forêts ou les océans sont susceptibles de s’affaiblir voire d’avoir des effets inverses pouvant conduire le cas échéant à la fonte de la calotte glaciaire ou la disparition du Gulf Stream.   Dans le même temps, les modifications naturelles de l’insolation dues aux changements –prévisibles- de la position de la terre par rapport au soleil peuvent modifier les températures de 4 à 6 °C sur des périodes variant de 20 000 à 40 000 ans. La position actuelle de la terre sur son orbite définit une période interglaciaire chaude particulièrement longue qui doit durer 40 000 ans et qui ne permet pas de compenser le réchauffement dont nous sommes très vraisemblablement responsables.       La chaleur exceptionnelle que l’on enregistre cet été en France est-elle une conséquence du changement climatique ? Les événements climatiques extrêmes comme les tempêtes, les sécheresses, les vagues de chaleur vont-ils être plus fréquents à cause du changement climatique ?   Bien entendu, il existe une variabilité climatique naturelle qui ne nous permet pas d’établir avec certitude un lien direct entre les activités humaines et un événement extrême donné (canicule, tempête, inondations, etc.).   Mais dans son troisième rapport d’évaluation, le GIEC fait état de données scientifiques récentes tendant à prouver que la majeure parte du réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est dues aux activités humaines.   Le GIEC prévoit notamment une augmentation de la variabilité du climat et de certains phénomènes extrêmes et considère comme probable une augmentation des températures maximales, du nombre de jours chauds et de vagues de chaleur pour la quasi-totalité des zones terrestres. Il établit la liste des conséquences probables qui s’ensuivront, conséquence que nous observons cet été en France. -          Augmentation des décès et maladies graves chez les personnes âgées et pauvres en milieu urbain ; -          Stress thermique accru pour les animaux d’élevage et la faune sauvage; -          Modification des destinations touristiques ; -          Augmentation des risques et des dommages à un certain nombre de cultures. Diminution de la productivité agricole ; -          Augmentation des besoins en matière de climatisation et donc d’approvisionnement en électricité et diminution de la fiabilité de l’approvisionnement énergétique ; -          Décroissance de la production hydroélectrique dans les régions sensibles à la sécheresse ; -          Accroissement des risques de feux de forêts ; -          Dégradation de la qualité de l’eau et de la quantité d’eau disponible.    Les autres conclusions du rapport du GIEC sont une augmentation des températures minimales pour la quasi-totalité des zones ainsi que des précipitations plus intenses sur de nombreuses régions et probablement une sécheresse estivale accrue sur la plupart des zones terrestres continentales à moyenne latitude avec les risques de sécheresse inhérents.   La canicule que nous connaissons actuellement est un signal d’alarme qui montre la vulnérabilité de notre société aux événements climatiques extrêmes et notamment à leur fréquence. Les impacts sont réels et le coût important, notamment sur le plan humain mais aussi financier. Il est donc clair qu’il faut dès maintenant tirer les leçons de cet épisode et s’en servir de base pour construire nos politiques dans tous les domaines concernés ; production et distribution d’électricité, agriculture, eau, infrastructures, etc.   La vague de chaleur s'est installée en France à partir du 2 août, dans un été particulièrement chaud, avec une température maximale moyenne dans le pays dépassant de 1,5° C celle de 1976, l'année la plus chaude depuis 50 ans. Le niveau des températures ainsi que la durée du phénomène ont été exceptionnels. Les records absolus de température maximale ont été dépassés au cours des douze premiers jours d'août dans plus de 70 stations météorologiques. De même les records absolus de température minimale (rémission nocturne) sont battus.   Cette épisode confirme l’importance de renforcer la lutte contre l’effet de serre et la maîtrise de nos émissions afin d’en minimiser l’impact.   Il confirme également qu’il revient à chacun, chacune, de prendre des mesures pour d’une part se prémunir des conséquences du réchauffement climatique et d’autre part participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au travers d’une maîtrise de sa consommation d’électricité ou d’une réduction d’utilisation de son automobile, etc.       Le changement climatique est-il inévitable ?   En 1998, le protocole de Kyoto a prévu que les pays industrialisés réduisent en moyenne leurs émissions de CO2 de 5,2% entre 1990 et 2010. Mais dans le même temps, si rien n’est fait, les autres pays qui aspirent à notre mode de vie auront accru les leurs d’une quantité bien supérieure à notre réduction, conduisant au triplement des émissions planétaires d’ici 2050. Pour les experts, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat), l’évolution du climat apparaît irréversible. Pour stabiliser la concentration de CO2 à son niveau actuel, il faudrait en effet réduire immédiatement de 50 à 70% les émissions de gaz à effet de serre, ce qui est manifestement impossible. Afin de modérer les effets attendus, il convient en revanche d’agir vite, car on se trouve face à un phénomène cumulatif. Plus on attend pour agir, plus brutales seront les mesures qui devront être prises. Et les temps d’évolution du système sont tels que lorsque les scientifiques disposeront de suffisamment d’éléments pour nous éclairer sur l’ampleur des risques, ce sera trop tard.
par effte de serre.gouv publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Recherche

Blog : Paranormal sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus