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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Jeudi 15 mars 2007
Maison d'architecte à 100.000 euros pour 28 familles locataires en HLM – une première en France Maison d'architecte à 100.000 euros pour 28 familles locataires en HLM – une première en France La première pierre d'un lotissement de 28 maisons construites dans le cadre du dispositif d'accession sociale à la propriété des "maisons à 100.000 euros" a été posée le mardi 13 mars 2007 à Epinay-sur-Seine (93). Un projet qui ne doit rien au hasard. La vraie histoire du premier chantier de maisons à 100.000 euros (ou presque) à sortir de terre. Cette opération va permettre "une diversification de l'habitat" à Epinay, qui compte plus de 50% de logements sociaux, a expliqué le maire UDF Hervé Chevreau, en inaugurant le chantier avec les futurs propriétaires et le député-maire UMP de Montereau-Fault-Yonne (77), Yves Jégo, président de l'Association française de l'accession populaire à la propriété (AFAP). "L'accession populaire à la propriété permet à des locataires de devenir propriétaires pour le prix d'un loyer", a souligné Yves Jégo qui parle d'une "opération vertueuse", dès lors qu'"elle libère du logement social, responsabilise les occupants et leur permet de se constituer un patrimoine". Encore fallait-il, pour que l'on puisse effectivement parler de patrimoine, que ces maisons, quel que soit leur prix, soient construites dans les règles de l'art. Un tout jeune architecte de 26 ans, Louis Téqui, y a vu "une occasion nouvelle pour les architectes de réinvestir le champ de la maison individuelle". Son projet est, selon lui, "l'illustration des possibilités architecturales et urbaines offertes par ce dispositif". Il note d'ailleurs que le carcan normatif y est beaucoup moins contraignant que dans le logement social 'habituel'. Cela dit, le projet ne lui est pas tombé tout cuit sur la table à dessin. "C'est une belle histoire", dit-il. Tout commence avec une vision récurrente dans le TGV Lyon, celle d'une cité qui se "hérisse au milieu des champs". Le sujet de son diplôme aura donc trait au renouvellement urbain de Montereau-Surville (restructuration d’une tour, des logements intermédiaires et individuels). Il est en terrain connu puisque son mémoire de 3ème cycle avait trait déjà à "la mémoire patrimoniale des grands ensembles". "Je voulais faire un projet qui colle à la réalité et réponde aux désirs des élus et des habitants, étant entendu que la demande de logement individuel est largement majoritaire", explique l'architecte. Yves Jego, maire de Montereau donc, est l'un des premiers promoteurs de la 'maison à 100.000 euros' ; il charge le Groupement d'intérêt public (GIP) de sa ville de faire travailler des architectes sur la faisabilité d'une maison à 100.000 euros. Les architectes, dont Louis Téqui, remettent un projet théorique à 80.000 euros pour 85m² utiles. Terralia, une société coopérative HLM spécialisée dans le montage d'opérations d'accession sociale à la propriété, est séduite par l'inventivité du jeune homme et, dans le cadre de l'opération d'Epinay, l'invite, avec trois autres architectes, à participer au concours de 28 logements. Hervé Chevreau, le maire UDF, tient à cette opération pour laquelle il offre le foncier tout en mettant en place une série de mesures anti-spéculatives. Il est séduit à son tour par la volonté du jeune architecte que la voirie soit publique : "on ne fait pas un lotissement mais un quartier de ville qui s'inscrit dans une histoire, une continuité urbaine et spatiale", argumente Louis Téqui ; lequel gagne le concours, discute et accepte des compromis mais sans mettre sous le boisseau son "ambition architecturale". Le projet est complexe et, en vrai, seul un jeune architecte qui démarre peut s'y consacrer avec autant d'ardeur : "mon investissement et mon temps ne son pas facturés", dit-il en souriant. Le projet urbain Le projet des 28 maisons à 100.000€ est implanté sur une parcelle sise 101/109 route de saint Leu à Epinay sur Seine. En limite du territoire communal d’Epinay, le terrain jouxte Villetaneuse. Situé aux franges du quartier résidentiel Blumenthal, le long d’un ensemble d’entrepôts et derrière un collège récemment reconstruit, le site appartient à la zone urbaine UD correspondant à des petits immeubles. La typologie adoptée pour les logements, des habitations individuelles groupées en bande, assure une transition urbaine entre l’environnement existant de maisons individuelles jumelées, les tours de logement proches et les petits collectifs à venir sur les parcelles adossées à la route de saint Leu. Afin de favoriser l’inscription du quartier dans la ville, le projet prolonge la structure urbaine du quartier Blumenthal. Anticipant la construction de logements et d'équipements sur la parcelle des ateliers mitoyens, la rue desservant le site depuis la route de St Leu pourra être partagée avec les futurs immeubles voisins. Cette disposition permettra une économie de voirie et ouvrira le quartier sur son environnement. Une réflexion conjointe entre la commune d’Epinay sur Seine, le maître d’ouvrage et l’architecte a conduit à décider de rendre publique les voiries créées pour la desserte des maisons situées en cœur de parcelle. En effet, le caractère publique de la voirie garantit une meilleure intégration du projet dans la ville, une normalisation de son statut, et évite le risque d’enfermement lié aux voies privées (ghettoïsation ou bunkerisation…) Le choix d’une typologie de maisons en bande s’explique par la volonté de créer de véritables "façades urbaine" structurantes pour la ville. La maison en bande présente aussi l’avantage d’être source d’économie en minimisant les pertes énergétiques par les façades en contact avec l’extérieur. Le stationnement résidentiel est intégré sur les parcelles des maisons, entre la rue et la façade de la maison. La situation des maisons entre cour et jardin définit des espaces extérieurs aux attributions complémentaires : le jardin de devant comme lieu de stationnement, espace de transition entre la rue et l’intérieur des maisons, il protège les logements des nuisances de la rue ; le jardin de derrière comme lieu de détente protégé pour la famille. Au delà du stationnement résidentiel, 14 places de parking sont prévues sur la voirie pour les visiteurs. La voirie intègre aussi un bassin de rétention paysager implanté entre le pignon de l’alignement de fond de parcelle et la façade des entrepôts mitoyens. Prévu pour décharger le réseau public d’évacuation des eaux pluviales en cas de pluie exceptionnelle, le bassin est normalement hors d’eau et peut être utilisé comme terrain de jeu. Le projet architectural La liste suivante énumère les techniques et matériaux retenus pour le projet des 28 maisons à 100.000 € à Epinay sur Seine : 1- Murs de parpaings en aggloméré de ciment ou de briques creuses épaisses type monomur. 2- Enduit "taloché fin" gris taupe et blanc cassé en revêtement extérieur. 3- Planchers en dalles pleines en béton armé ou des préfabriqués poutrelles hourdis formeront la structure des planchers. 4- Charpente traditionnelle et Couverture tuile couleur ardoisée, tuile à emboîtement légèrement galbée. L’utilisation de deux couleurs d’enduit en façade n’est pas le fruit du hasard, la couleur gris taupe a été retenue pour les murs en contact avec le sol et les parties de façade en retrait (faille sur rue, balcon sur jardin) ; tandis que le blanc cassé marquera les volumes saillants et/ou aériens. Les contrastes ou ruptures de volumétrie sont accentués par la bichromie des enduits ; l’expression contenue des couleurs et des volumes garantit une plus grande cohérence architecturale et une meilleure capacité d’appropriation par des acquéreurs divers. La maison repose sur un principe architectural et constructif de demi niveaux à la hauteur variable. La cuisine et l'entrée se trouvent ainsi de plain pied avec la rue tandis que le séjour ouvert est surélevé de 3 marches. Ces différences de niveaux autorisent une hauteur sous plafond de 3.04m dans le séjour, tandis qu'entrée et cuisine bénéficient d'une hauteur de 2.35 m. Dans les chambres, la hauteur est de 2.50 m minimum. Chaque pièce trouve ainsi une spécificité exprimée par son volume. Ce sont donc les hauteurs sous plafond qui marquent et caractérisent les pièces à vivre. Elles permettent de différencier des espaces sans pour autant les séparer. Les cloisons ne sont utilisées que pour les chambres et les salles d'eau. La cuisine est ouverte sur le séjour et englobe un coin repas. Ce n'est plus seulement un espace de service mais une pièce centrale où se déroulent de nombreux événements de la vie quotidienne; il s'agit de retrouver le sens du "foyer" multiséculaire. Afin de remédier aux surfaces imposées par l'économie de la maison, le plan est largement ouvert et les sources de lumières sont multiples. C'est le vide qui construit la maison. L'espace est dilaté, et la lumière du jour provient de plusieurs sources aux orientations différentes et participe à l'ambiance aérée et joyeuse de la maison. La lumière changeante, le vide, les différences de niveaux et la fluidité lui octroient une image contemporaine. Bref de vraies maisons d'architecte, même si le prix final sera de 119.961 euros TTC en raison d'aménagements techniques du terrain indispensables et l'augmentation du coût de la construction depuis deux ans. Selon le président de l'AFAP, 1.000 maisons devraient commencer à sortir de terre en 2007 en France, un nombre qu'il espère rapidement voir multiplier par dix (des premiers chantiers ont déjà été officiellement lancés à Nîmes et
par voir article sur cyber BTP publié dans : urbanisme architecture logement
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