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Christophe Béchu, président du conseil général : « Passionnément candidat pour répondre à cette ardente nécessité de mieux préparer Angers à son avenir. »
Christophe Béchu, « passionnément » candidat
Fin du faux suspense. Pour devenir maire d'Angers en mars prochain, le président du conseil général se réclame d'une double filiation : Jean Turc et Jean Monnier.
Fin du suspense : Christophe Béchu a décidé de répondre à « cette ardente nécessité de mieux préparer Angers à son avenir ». Et le voilà « passionnément candidat » en se réclamant d'une double filiation. Celle de Jean Turc, maire d'Angers jusqu'en 1977, qui incarne la droite dont Christophe Béchu est l'héritier. Et celle de Jean Monnier, le tombeur du premier, venu de la gauche et qui incarne l'ouverture au centre, mais aussi cette indépendance d'esprit, cette liberté de ton dont le jeune président du conseil général s'est réclamé dès sa déclaration de candidature. Deux hommes qui ont su insuffler « une énergie, une vision, une perspective à Angers ». Évanouies depuis...
Car s'il est issu de l'UMP, Christophe Béchu a d'ores et déjà pris congé avec son parti : il veut être « libre et indépendant ». Des partis comme de leurs ténors, qu'ils aient pour nom Marc Laffineur ou Roselyne Bachelot, qui l'ont appelé avec tant d'intensité à se présenter. Il faut que ce soit clair : il ne sera « l'homme d'aucune famille politique, » donc « d'aucun clan. » Une seule chose comptera : « Le parti des Angevins ». Parce que les encouragements à se lancer sont venus de tous les bords.
Premier chantier : rassembler la meilleure équipe au service des Angevins. Et pas question de s'arrêter aux étiquettes : le choix s'appuiera sur la crédibilité des gens. C'est-à-dire leur compétence, leur expérience « et leur savoir être : l'éthique du comportement comptera ». Ce seront des gens de talents et de convictions, aussi, « même si ce ne sont pas les miennes ». Les portes sont grandes ouvertes. « Je ne m'interdis rien. »
Pas de nom, c'est trop tôt, sauf pour dire tout le bien et toute l'estime qu'il porte à Laurent Gérault, le leader de l'opposition municipale actuelle et le délégué départemental de l'UDF-MoDem. De fait, il incarne cette « nouvelle génération » que la liste de Christophe Béchu veut promouvoir pour mieux garantir ce « regard neuf » dont Angers a besoin.
Trop tôt pour connaître son « grand dessein »
La campagne va pouvoir commencer. Elle sera digne : pas de « polémique stérile, pas d'anathèmes, pas de campagne de caniveau » ni de sa part, ni de celle de ses futurs colistiers ; ou alors il ne les cautionnera pas. Parce que s'il a des divergences avec l'actuel maire d'Angers, il a du respect pour Jean-Claude Antonini.
Il part à la conquête de la ville d'Angers, mais ne compte pas lâcher son siège de conseiller général. Ni son fauteuil de président... s'il échouait à la mairie. Qui le remplacerait en cas de victoire aux municipales ? Trop tôt : les journalistes sont toujours trop pressés de savoir. Comme lorsqu'ils essaient de comprendre, au-delà de « l'ambition » qu'il a pour sa ville, quel est le « grand dessein » de Christophe Béchu pour Angers, question centrale... Trop tôt. Sauf sur un point : le développement économique, parce que « c'est la base de tout. Il faut une vraie volonté politique pour rattraper le retard accumulé dans le développement des zones d'activités ! Une volonté qui manque aujourd'hui ! »
Les fleurets sont encore mouchetés. Mais la campagne va durer six mois...
Alain MACHEFER et Arnaud WAJDZIK.
Ouest-France