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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Samedi 5 janvier 2008
Les éco-quartiers peinent à sortir de terre Les élus comme leurs administrés réclament des « quartiers durables » économes en énergie dans lesquels ils peuvent se déplacer à vélo ou en transports en commun. Mais les uns comme les autres se heurtent à leurs propres contradictions. Il est souvent difficile de passer de la réflexion aux actes, même lorsqu’on est maire. Et surtout en matière de développement durable, un concept très populaire, mais encore flou. Selon une étude de l’institut TNS-Sofres réalisée pour le compte de Bouygues immobilier, 99% des maires de communes de plus de 8 000 habitants considèrent que le développement durable « aura demain une place importante » dans leur ville. Mais 74% des mêmes pensent « ne pas savoir ce qu’est un quartier durable ». Présenté le 3 décembre dernier, dans le cadre d’un débat organisé par l’Observatoire de la ville, qui réunit des universitaires et des acteurs de l’aménagement urbain, ce sondage traduit l’hésitation des élus, mais aussi celle de leurs administrés ou des aménageurs. « Certains architectes se mettent à refuser la contrainte du développement durable lorsqu’elle bride leur imagination », indique François de Mazières, président de la Cité de l’architecture et du patrimoine, inaugurée en septembre dernier à Paris. « Le sujet des quartiers durables commence à porter à controverse », observe pour sa part François Bertière, PDG de Bouygues immobilier, principal sponsor de l’Observatoire de la ville. Si le concept est associé, dans l’esprit des élus, aux notions d’écologie, d’innovation, de convivialité ou de performance, 37% des maires le considèrent aussi comme « coûteux ». « Cette question se pose », reconnaît Brice Teinturier, de TNS Sofres. « Mais ce n’est pas le principal frein, puisque 33% des élus, contre 17%, estiment que ces opérations entraînent plus de bénéfices que de coûts ». Pour le responsable de l’institut de sondage, « l’obstacle le plus important concerne le périmètre de réflexion ». Ainsi, 63% des élus interrogés estiment que l’agglomération constitue la bonne échelle de réflexion en matière de quartier durable, contre seulement 20% qui jugent que c’est la commune. L’Observatoire de la ville propose d’ailleurs, annonce Alain Sallez, universitaire retraité et président de l’institution, « la transformation des communautés urbaines et d’agglomération en collectivités locales de plein exercice, élues au suffrage universel direct, avant 2014 ». Casernes réhabilitées Plusieurs projets de quartiers durables sont en cours de réalisation. Ainsi, à Grenoble, la mairie réhabilite la caserne de Bonne, située en plein centre, pour en faire un ensemble comprenant 850 logements, des équipements et des activités économiques. Il s’agit d’un véritable « morceau de ville » à aménager, précise-t-on au conseil municipal. A Angers, c’est également une caserne, située à dix minutes à pied du centre-ville, que la municipalité socialiste veut transformer en quartier durable. « Nous avons racheté les terrains en 1999. Le concept est celui d’un parc habité conçu en collaboration avec les habitants, car un quartier durable, c’est d’abord vivant », explique Monique Pirotais, adjointe chargée de l’urbanisme. Le quartier prendra sa forme définitive en 2012. A Narbonne, le maire (UMP) Michel Moynier défend le quartier du théâtre, qui devra, à terme, « présenter un bilan d’émissions de CO2 neutre ». Le tri sélectif, l’isolement des bâtiments, une circulation non polluante et la mise en place de sources d’énergie renouvelable font partie du programme. Les éco-quartiers « s’intègrent généralement dans des projets plus vastes », observe la sociologue Jacotte Bobroff. Ainsi, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), l’agglomération transforme l’ancien site des usines Kodak, qui a fermé ses portes en 2005, en pépinière d’entreprises entourée de petits immeubles d’habitation. L’ensemble, situé à proximité du centre-ville, contribue à la revalorisation d’un quartier industriel. « Il est nécessaire de disposer d’un foncier bien localisé et non situé au milieu d’un champ de betteraves », commente Jacotte Bobroff. Petites maisons avec jardins Toutefois, les élus qui envisagent les quartiers durables comme un outil à part entière demeurent rares. « Je suis M. Jourdain », affirme ainsi Eric Raoult, député-maire (UMP) du Raincy (Seine-Saint-Denis). « On fait des quartiers durables sans s’en apercevoir, en prenant en compte la démocratie et la proximité », détaille-t-il. « On réalise déjà des quartiers durables sans trop le savoir », corrobore Philippe Laurent, maire (UDF) de Sceaux (Hauts-de-Seine). « Les projets qui aboutissent aujourd’hui ont été conçus il y a dix ans, lorsqu’on a commencé à imposer des techniques de construction et une meilleure utilisation des volumes afin de ne pas gaspiller l’espace », détaille l’élu, qui se heurte à un obstacle tenace, lié à l’activité du secteur de la construction. « Quel que soit le type de quartier, il faut passer des appels d’offre et les réponses sont très peu nombreuses, voire inexistantes. Les entreprises sont débordées et il leur manque 500 000 salariés », précise-t-il. Les habitants eux-mêmes, prompts à célébrer le développement durable dans les discours, adoptent parfois des attitudes contradictoires. Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet observe depuis le récent « Grenelle », « une demande très forte de respect de l’environnement » chez les Français. Mais ce souhait est parfois confus, note-t-elle. « Vouloir plus d’environnement, c’est parfois vouloir des quartiers plus compacts, mais c’est aussi vouloir un petit jardin ». Or, « tout le monde veut sa petite maison avec jardin, mais tout le monde se plaint d’un paysage où il n’y a plus que des petites maisons avec jardin », poursuit Nathalie Kosciusko-Morizet. La Secrétaire d’Etat, candidate à la mairie de Longjumeau (Essonne), rappelle qu’elle est « l’élue d’une circonscription où l’on voit pousser partout des lotissements qui, du point de vue architectural, apportent peu à ce grand mouvement esthétique qu’est l’architecture contemporaine ». D’ici une quinzaine d’années, ces quartiers pavillonnaires « ne correspondront plus à ce que sera devenue l’économie, moins consommatrice de carbone et peuvent devenir des espaces d’appauvrissement », ajoute-t-elle. Olivier RAZEMON
par echos girondins publié dans : urbanisme architecture logement
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