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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Samedi 17 septembre 2005
mat. Selon deux études, si le nombre d'ouragans reste stable, leur puissance a augmenté. Les cyclones gonflés par le réchauffement Par Sylvestre HUET vendredi 16 septembre 2005 (Liberation - 06:00) Y a-t-il un peu de responsabilité humaine dans la force dévastatrice du cyclone Katrina qui vient de frapper La Nouvelle-Orléans ? Jusqu'à présent, la plupart des climatologues hésitaient à répondre à ce genre de question. La théorie météorologique stipule que plus l'océan tropical se réchauffe, plus il peut engendrer de cyclones. Mais la hausse de 0,5 ° C des températures de surface des océans tropicaux depuis 1970, en partie due à l'augmentation de l'effet de serre résultant des émissions humaines de gaz carbonique, ne s'est pas accompagnée d'une croissance du nombre de cyclones. D'où leur embarras devant la question. Embarras dissipé par une double démonstration scientifique ­ le 4 août dans Nature et aujourd'hui dans Science. Les cyclones des dernières décennies ne sont certes pas plus nombreux, mais nettement plus costauds, expliquent Emanuel Kerry, du Massachusetts Institute of Technology et l'équipe de Peter Webster du Georgia Institute of Technology (1). Index. Kerry s'est lancé dans une minutieuse reconstitution de la puissance destructrice des cyclones de l'Atlantique Nord et du Pacifique Ouest depuis 1930. Son index synthétique mesure l'énergie totale dissipée par chaque cyclone durant son histoire. Un mode de calcul qui donne toute sa place aux deux paramètres les plus importants si l'on s'intéresse à l'effet des cyclones : les vents extrêmes et la durée de chaque épisode. Surprise pour ses collègues qui s'étaient contentés d'étudier la fréquence des cyclones, il y a bien une évolution marquée depuis 1970. Dans l'Atlantique tropical Nord (golfe du Mexique compris), l'énergie dissipée par les cyclones a plus que doublé sur cette période. Pour l'essentiel entre 1990 et 2004. Dans le Pacifique Nord-Ouest, l'augmentation est de 75 %. Comment expliquer une évolution aussi brutale ? Le climatologue a rapproché ses courbes d'énergie dissipée de celles des températures de surface des océans. Les évolutions sont remarquablement proches, surtout pour l'Atlantique. Année après année, hausses et baisses des températures s'accompagnent d'une évolution similaire de la puissance des cyclones. La température de l'eau n'est pas le seul facteur influençant leur formation. La distribution verticale de la vitesse des vents et les températures de l'air sont aussi en cause. Mais ces derniers paramètres ne semblent pas apporter d'explication. Du coup, le scientifique propose d'aller chercher du côté de la température de la couche de surface de l'océan ­ les premières dizaines de mètres ­ qui s'est, elle aussi, réchauffée. Simulations. L'équipe de Peter Webster s'est, elle, concentrée sur les trente dernières années («l'ère des satellites») mais a étendu son analyse à l'ensemble des océans. Pour découvrir que, si le nombre total de cyclones augmente entre 1970 et 1995 puis décroît jusqu'en 2004 (une conséquence d'oscillations climatiques dans les océans), le nombre des cyclones les plus puissants (catégories 4 et 5) augmente, lui, continûment et passe de 18 % à 35 % des cyclones entre 1970 et 2004. Seul point positif : la vitesse maximale des vents n'augmente pas. Catastrophes. Ces analyses novatrices inquiètent. Les simulations informatiques du climat futur, réchauffé par les émissions humaines de gaz à effet de serre, n'ont pas encore le niveau de précision nécessaire pour étudier la formation des cyclones de manière réaliste. D'où la prudence du Giec (le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, mis en place par l'ONU) sur ce sujet sensible, du moins jusqu'à présent. Mais si Kerry et Webster ont raison, nul besoin d'attendre les superordinateurs de 2020 pour se préparer à des cyclones qui frapperont plus fort sur des côtes de plus en plus peuplées. Autant de catastrophes annoncées. Et nouvel argument, de poids, en faveur d'une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre. (1) Emanuel Kerry, Nature du 4 août 2005. Peter Webster et al. Science du 16 septembre 2005.
par Libération publié dans : mer-littoral
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