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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Dimanche 9 octobre 2005
Semaine du jeudi 6 octobre 2005 - n°2135 - Notre époque La fin des bouchons ? Lyon invente le vélo-boulot-dodo La mise à disposition d’un millier de bicyclettes dans les rues de Lyon a rencontré un succès inespéré. Avec 25 000 adeptes, l’opération suscite l’envie en France et dans le monde Lyon ne se reconnaît pas. En quatre mois, la capitale des bouchons, gastronomiques et automobiles, est devenue ville à vélos. Un vrai coup de foudre pour une opération au nom prédestiné: « vélo’v » (prononcer: v-love). Laure, une infirmière de 45 ans, a dit adieu aux métros et bus bondés, à la voiture impossible à garer: « C’est génial, le matin, je prends un vélo en bas de chez moi, vingt minutes après je le dépose devant l’hôpital. Aux stations de vélos, on se parle et on se donne des conseils sur les itinéraires. » Lancée fin mai, l’opération a dépassé les espoirs des responsables du Grand Lyon (le nouveau nom de la communauté urbaine – NDLR) et des dirigeants de la société Decaux qui a décroché le marché. « Dans mes rêves les plus dingues, je me disais qu’on doublerait les 8 000 abonnés de Vienne, où l’on mène une expérience similaire depuis deux ans. En fait on a triplé ce chiffre en quatre mois », se réjouit Franck Ponsonnet, directeur régional du géant du mobilier urbain. Aujourd’hui, 25 000 Lyonnais sont abonnés au vélo’v et les demandes d’abonnement arrivent chaque jour par centaines au siège de la société, qui entend bien s’assurer une position de numéro un sur ce nouveau marché. Mieux, Lyon voit affluer des délégations du monde entier en quête d’inspiration: Vancouver, San Francisco, Hongkong… Même Paris, la grande rivale, veut se doter d’un modèle semblable. Fiers, les Lyonnais ! Gérard Collomb, le maire PS, n’est pas fâché de doubler son collègue parisien Bertrand Delanoë, en réalisant une opération qui laisse l’opposition municipale sans voix. « C’est très bien », concède du bout des lèvres Dominique Perben, ministre des Transports et futur candidat de l’UMP, « mais bon, les vélo’v, c’est un peu court comme ambition pour une ville ». Voire. Car l’opération, pour les Lyonnais, est tout bénéfice. Engagé dans une guerre sans merci avec son concurrent américain Clear Channel, le groupe Decaux n’a pas hésité à rogner ses tarifs. « Decaux a commencé sa carrière à Lyon, seul, il y a quarante ans, dans les Abribus et le mobilier urbain. Il s’en était servi comme vitrine alors qu’il n’avait pas un sou et, dans la foulée, il a obtenu des marchés qui ont amené son groupe à employer 7 000 personnes. Aujourd’hui, il veut recommencer avec vélo’v, toujours à Lyon », explique Franck Ponsonnet, le directeur régional. Résultat: le coût pour les Lyonnais est pratiquement nul (voir encadré). Et dans la ville, l’irruption d’un millier de vélos – il devrait y en avoir 4 000 en 2007 – a contribué à changer la physionomie des transports, comme en témoigne le passage en zone limitée à 30 kilomètres/heure du centre de Lyon. Bridées dans leur vitesse, submergées par la vague de vélos rouges, les voitures ont dû s’habituer à partager l’espace public avec les « transports doux ». Gilles Vesco, vice-président (UDF) du Grand Lyon, en charge du dossier, compte bien s’appuyer sur ce succès pour développer des pistes cyclables en site propre : « Nous n’en avons que 3 kilomètres actuellement, il y en aura 35 d’ici à 2008, le succès nous y pousse, tout comme il nous obligera à rappeler aux cyclistes les règles de partage de l’espace public avec les piétons. » L’hiver ralentira probablement cet engouement. Le Grand Lyon en profitera pour mesurer l’impact du phénomène, avant que l’afflux de nouveaux vélo’v, auxquels se mêlent désormais des bicyclettes remisées depuis de longues années à la cave, ne relance la vague. Avec déjà une certitude, le vélo’v est entré dans les mœurs. La preuve: les policiers ont arrêté deux braqueurs qui venaient de rafler la caisse d’une supérette avant de repartir… à vélo’v. Robert Marmoz  Un système simple et peu cher Pour utiliser un « vélo’v », le cycliste doit d’abord se munir d’une carte d’abonnement. Celle-ci peut être d’une durée hebdomadaire – il suffit alors d’aller la retirer avec sa carte bancaire dans une des 173 stations qui couvrent Lyon ou Villeurbanne – ou annuelle, couplée avec la carte de transports en commun. En échange d’une caution de 150 euros, le cycliste peut alors prendre un vélo. La première demi-heure est gratuite et le coût horaire au-delà s’échelonne entre 1 et 2 euros. A la fin du trajet (en moyenne 17 minutes pour un parcours de 2,6 kilomètres), l’utilisateur laisse sa bicyclette à la station la plus proche de son lieu d’arrivée à condition qu’il y ait de la place. En cas de crevaison, il la ramène à n’importe quelle borne et téléphone à un numéro vert pour signaler l’incident.
par Le nouvel observateur publié dans : transport et infrastructures
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