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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Samedi 17 mars 2007
Energie. La capitale administrative des Pays-Bas combat la pollution. A La Haye, les éoliennes grimpent sur les toits Par Sabine CESSOU QUOTIDIEN : jeudi 15 mars 2007 La Haye de notre correspondante Pour la première fois en Europe, des éoliennes vont essaimer en ville. La Haye, capitale administrative des Pays-Bas, 475 000 habitants, a décidé d'installer entre 30 et 50 petites turbines avant la fin de l'année. Le maire Wim Deetman, veut lutter contre la pollution atmosphérique et promouvoir une source d'énergie alternative. Chaque éolienne, d'une taille maximale de 10 mètres de haut sur 3 mètres de large, devra alimenter partiellement quatre ménages en électricité. Si l'essai s'avère concluant, le programme sera étendu dans les années qui viennent Une première turbine a déjà été installée sur le toit de l'hôtel de ville de La Haye. Loin des imposantes hélices qui jalonnent la campagne néerlandaise, l'éolienne de ville est conçue pour se fondre dans le paysage urbain. En forme de fouet de cuisine géant, elle ne dépareille pas avec les assiettes satellite et autres antennes de télévision. Six étages. Cependant, La Haye hésite encore entre deux modèles de fabrication néerlandaise : la Turby, qu'on installe sur son toit, et l'un des «petits moulins» de PyroSolar Project. Les meilleurs sites, des endroits ouverts où l'air doit pouvoir circuler, restent aussi à déterminer. Parcs, ponts, ronds-points et toits d'immeubles d'au moins six étages sont autant de possibilités. Dans un pays qui a tiré 5 % de son énergie du vent en 2006, les éoliennes de poche sont en vogue. Elles commencent à apparaître dans toutes les villes, à la demande du secteur public comme du privé. La Haye a prévu de consacrer 200 000 euros à son projet, que de grandes sociétés ont promis de soutenir. «Pour les villes ou les promoteurs immobiliers, il s'agit surtout d'apporter un plus aux bâtiments en termes de respect de l'environnement et d'énergie», explique Peter Van Oppen, du bureau d'études SBR spécialisé dans le conseil aux industries de la construction. «L'intérêt va croissant, mais la dernière génération d'éoliennes de ville en est encore au stade de l'expérimentation», tempère de son côté Erik Jan Van den Hollander, de la société PyroSolar Project. Dick Sidler, le concepteur de l'éolienne Turby, pense au contraire que sa machine est fin prête. Spécialement pensée pour transformer du vent venant de toutes directions, une particularité urbaine, la Turby est commercialisée depuis 2005. Avec une production moyenne de 3 500 kilowattheures par an, elle ambitionne de subvenir aux besoins d'un ménage de quatre personnes (sa puissance maximale, lorsqu'il y a du vent, est de 3 kW, soit l'équivalent de 30 ampoules de 100 W). Développée avec l'université technologique de Delft, elle ne s'est guère vendue qu'à 22 exemplaires. Et parmi ses principaux clients figurent surtout des municipalités et des écoles... Silencieuse. «Des hôtels et de grandes banques commencent à manifester leur intérêt», signale Dick Sidler, qui espère bien remporter la commande de La Haye. «La production en série va faire baisser nos prix de 2 000 à 3 000 euros pièce», estime-t-il. Propre, silencieuse et sans entretien, cette nouvelle technologie présente bien des avantages, mais son principal inconvénient reste son coût. Car à 18 000 euros l'unité, installation comprise, l'éolienne de ville relève encore du produit de luxe.
par article du journal Libération publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 13 mars 2007
09/03/2007 16:50 Accord à Bruxelles sur les énergies renouvelables Comme prévu, les 27 se sont engagés à "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990" "Ma satisfaction n'est pas mince d'être arrivé aujourd'hui à des objectifs si ambitieux et crédibles", qui permettront à l'UE "de jouer un rôle d'avant-garde" dans la lutte contre le réchauffement, s'est félicitée la chancelière allemande Angela Merkel, qui préside l'UE. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lui aussi salué un accord "historique", "le plus lourd en conséquences auquel un sommet européen soit jamais arrivé". Comme prévu, les 27 se sont engagés à "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990". Mais pour y parvenir, une politique énergétique ciblée et de préférence contraignante était incontournable, insistait la présidence allemande. Investir dans de nouvelles sources d'énergies Les Etats membres ont peiné à trouver un compromis sur un quota obligatoire de 20% pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la bio-masse) consommées d'ici 2020, qui va les obliger à investir dans de nouvelles sources d'énergies souvent coûteuses et en pleine évolution technologique. Ce point était le plus controversé du premier "plan énergétique" d'envergure dont s'est dotée vendredi l'UE, qui ambitionne à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'accroître l'indépendance énergétique des 27. Le texte de compromis adopté mentionne explicitement la contribution de l'énergie nucléaire à la réduction des gaz à effet de serre, une demande pressante de la France, soutenue par la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie ou la République tchèque. Les 27 prennent ainsi acte de l'évaluation de la Commission sur "la contribution de l'énergie nucléaire dans le cadre de préoccupations grandissantes sur la sécurité des approvisionnements d'énergie et de la réduction des émissions de CO2". Une première version mentionnait de manière plus laconique "la contribution de l'énergie nucléaire". Les conclusions rappellent toutefois "qu'il appartient à chacun des Etats membres de décider s'il aura ou non recours à l'énergie nucléaire". De quoi rassurer l'Autriche et l'Irlande, antinucléaires convaincus. Des Etats initialement réticents, comme la Pologne productrice de charbon, s'étaient dits prêts à se rallier à l'objectif européen moyen de 20% (contre environ 7% aujourd'hui) à condition que la répartition future de l'effort entre Etats tienne compte de leurs spécificités énergétiques. "Un esprit de solidarité" La Pologne a également insisté pour que la statégie énergétique européenne se développe "avec un esprit de solidarité". Au sein des énergies renouvelables, les 27 ont en outre décidé de s'imposer un sous-objectif obligatoire de part de 10% des biocarburants dans leur consommation totale de carburants d'ici 2020. Chaque pays membre va désormais devoir se fixer des objectifs nationaux. Une discussion qui promet d'être pour le moins houleuse. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso fera de premières propositions en ce sens dès le "troisième trimestre" 2007 et "avec la plus grande équité". Il souligne qu'il consultera dûment les pays membres. Ces objectifs nationaux tiendront compte de leur recours actuel aux renouvelables, de leur "palette énergétique" et de leur potentiel, stipule le texte adopté au sommet. Dans le cadre de leur plan d'action, les 27 souhaitent aussi économiser 20% de la consommation totale d'énergie dans les quinze prochaines années, notamment dans les bâtiments, l'industrie et les transports. Ils invitent très concrètement la Commission à faire des propositions spécifiques sur l'éclairage des bureaux et des rues, ainsi que sur les ampoules classiques ou autres éclairages privés. AFPLes dirigeants des 27, désireux de rester à l'"avant-garde" environnementale, sont tombés d'accord vendredi 9 mars sur une série d'objectifs pour lutter contre le réchauffement de la planète, passant par un coup d'accélérateur dans les énergies renouvelables.
par article tiré du journél La Croix publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mercredi 7 mars 2007
Compte rendu L'agriculture va devoir accélérer son adaptation au réchauffement LE MONDE | 07.03.07 | 15h54 • Mis à jour le 07.03.07 | 15h55 Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Alors que la recherche agronomique sur le réchauffement de la planète était auparavant axée sur la fin du XXIe siècle, les récents épisodes climatiques (canicules et sécheresses, automne et hiver doux) imposent une adaptation de l'agriculture dans les plus brefs délais. Tel est l'avis de l'Institut national pour la recherche agronomique (INRA), qui a organisé, mardi 6 mars, au Salon international de l'agriculture, un colloque intitulé "Changements climatiques et agriculture, questions à la recherche". L'occasion de faire connaître les travaux de ses chercheurs sur l'impact, pour les cultures, de l'élévation des températures, de l'augmentation de leur variabilité et du doublement des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. Les changements climatiques D'ici à la fin du siècle, les cultures seront soumises à plusieurs effets du réchauffement climatique : La teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone (CO2) pourrait doubler, agissant sur l'activité de photosynthèse (production accrue). La température moyenne pourrait augmenter entre 1,8o C et 4o C. La répartition saisonnière des pluies devrait être modifiée en France métropolitaine, accroissant notamment les sécheresses estivales sur la moitié méridionale du pays. La fréquence et l'intensité des événements climatiques extrêmes, comme la canicule, la sécheresse ou les tempêtes, devraient augmenter. [-] fermer Pour l'INRA, il faut dès à présent déterminer quelles cultures seront commercialisées à l'avenir et, pour les végétaux à durée de vie longue, comme la vigne ou les arbres, lesquelles seront toujours pérennes dans quarante ans. Des impacts négatifs mais aussi positifs sur les cultures sont déjà constatés ou envisagés. La forêt, par exemple, verrait sa "production" croître dans les prochaines décennies en raison de la plus grande quantité de CO2 disponible, avant de régresser à cause des sécheresses. Le changement climatique aura des effets sur la valeur alimentaire de l'herbe - la teneur en protéines sera réduite -, ainsi que sur la production fourragère et sa répartition saisonnière. Le décalage des cycles biologiques (de dix à quinze jours sur vingt ans) est déjà visible. Il se traduit par des semis de cultures et des floraisons d'arbres fruitiers plus précoces, ainsi que des moissons ou des vendanges avancées. Sur le vin, on constate une augmentation de la teneur en sucre, et donc du degré d'alcool. Les adaptations à prévoir seront, selon l'INRA, de deux ordres. Certaines viendront de la nature. Des cultures voient déjà leur aire géographique s'élever en altitude, comme les légumineuses fourragères, ou s'étendre vers le nord, comme la vigne ou le maïs, grain qu'on cultive désormais en Lorraine. Les autres adaptations viendront de l'homme. Selon l'INRA, les agriculteurs reverront leur calendrier de culture, et, grand changement, l'adapteront chaque année aux besoins des plantes. IIs pourront, par exemple, favoriser les prairies à biodiversité plus élevée, ce qui constituera une assurance contre la variabilité du climat. Ils pourront aussi utiliser des cultures résistant à la sécheresse et économes en eau, en substituant par exemple au ray-grass anglais des graminées comme la fétuque élevée ou le dactyle, et au maïs fourrager le sorgho. "L'adaptation au manque d'eau sera difficile. Il faudra se résoudre à l'abandon de certaines cultures", prévoit Nadine Bresson, de l'INRA Avignon, pour laquelle il faut aussi s'intéresser au développement des organismes pathogènes et aux modifications sur le goût qu'engendrera le réchauffement. L'élévation des températures induit un temps plus court entre semis et récoltes, ainsi que des rendements réduits. L'un des défis majeurs pour la recherche agronomique est de proposer des génotypes qui s'adapteront à ces nouvelles données, en allant par exemple chercher du côté des plantes anciennes ou tropicales. Dans la plupart des espèces, explique François Tardieu, de l'INRA Montpellier, il existe des ressources génétiques permettant de rallonger le cycle cultural. Pour le chercheur, le travail sur la résistance à la sécheresse est plus complexe. "On n'obtiendra jamais de plantes capables de produire des rendements élevés en conditions semi-désertiques", prévient-il. Même avec des OGM. Pour la présidente de l'INRA, Marion Guillou, le défi pour la recherche publique est de taille : "Nous devons proposer de nouveaux modèles de production, pour une agriculture écologique et intensive", conclut-elle, rappelant que les besoins alimentaires et énergétiques sont tous deux croissants. Laetitia Clavreul Article paru dans l'édition du 08.03.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
par article du journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 30 janvier 2007
Les pratiques quotidiennes émettrices de gaz à effet de serre LE MONDE ECONOMIE | 29.01.07 | 18h12 • Mis à jour le 29.01.07 | 18h18 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts . Quelle est la part de l'habitat dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) ? Les deux principaux facteurs d'émissions de GES dues aux ménages sont l'habitat et le transport, expliquent Florence Naizot et Patrice Grégoire, chercheurs à l'Institut français de l'environnement (Ifen). En 2004, les émissions des 30,7 millions de logements représentaient 13 % du total national, en hausse de 1 % par an en moyenne depuis 1990. Car le nombre de logements a augmenté de 14 % entre 1999 et 2004, en raison de l'accroissement de la population, du nombre de ménages monoparentaux et de l'individualisation de l'habitat (61 % des logements construits entre 1999 et 2004). Représentant 50 % des logements, les maisons individuelles émettent 65 % des GES du secteur. De même, la température moyenne hivernale des logements a augmenté de 2 oC en vingt-cinq ans. La consommation d'électricité des ménages a doublé entre 1982 et 2004. Cette consommation est plus ou moins intense en GES en fonction de l'heure : c'est le matin et le soir, l'hiver, lorsque les ménages montent le chauffage, que les producteurs doivent compléter l'offre d'électricité nucléaire par celle des centrales thermiques (charbon, gaz et fioul). 2. Et celle des voitures particulières ? Les émissions de GES dues aux voitures particulières ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2004, alors que le total des émissions diminuait de 0,8 %. L'amélioration constante de la performance écologique des moteurs est annulée par l'accroissement de la distance parcourue chaque année (+ 30 % entre 1999 et 2004), l'augmentation du parc de véhicules (27 millions à 30 millions ), leur vieillissement (5,8 à 7,6 ans d'âge moyen), leur alourdissement (900 kg par véhicule en 1984, 1 250 aujourd'hui) et la hausse de la puissance des moteurs (+ 38 % en 20 ans). Autres causes majeures : l'éloignement croissant entre le domicile et les lieux de travail et de services, et la multiplication des ménages bi-actifs, équipés d'au moins deux véhicules. 3. Et celle de notre mode alimentaire ? Le fret routier, dont 30 % est consacré au transport de denrées périssables, a vu ses émissions croître de 28 % depuis 1990, et le secteur agroalimentaire de 20 %. Une hausse due à la consommation en toute saison de produits frais, venant de lieux de production et de conditionnement de plus en plus éloignés, utilisant des chaînes du froid et de logistique toujours plus longues. 4. Comment les ménages peuvent-ils limiter les émissions de GES ? Diminuer la température moyenne de 2 °C réduirait de 1,34 % les émissions annuelles nationales, la généralisation des ampoules basse consommation de 0,11 %, le réglage systématique des machines à laver sur les programmes à froid hors des heures de pointe de 0,016 %. Rénover l'isolation des 20,2 millions de logements anciens chauffés au gaz et au fioul réduirait de 6,2 % les émissions à l'horizon 2020. Sur la même période, 3,7 % des émissions seraient évitées si les acheteurs de voitures d'occasion choisissaient des véhicules plus récents. Les émissions annuelles diminueraient de 1,6 % si les conducteurs réduisaient de 10 % la distance annuelle parcourue en voiture, et de 0,9 % s'ils respectaient les limitations de vitesse. Enfin, le choix de produits de saison, issus de l'agriculture biologique et proches de leur lieu de production pourrait faire baisser jusqu'à un tiers les émissions du secteur agroalimentaire. Article paru dans l'édition du 30.01.07.
par article journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 30 janvier 2007
S'alimenter, se déplacer et se loger en polluant moins LE MONDE ECONOMIE | 29.01.07 | 18h11 • Mis à jour le 29.01.07 | 18h19 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) vont le dire à l'issue de leur réunion à Paris, le 1er février ; les chefs d'Etat et diplomates invités par Jacques Chirac à la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale le répéteront les 2 et 3 février ; même George Bush l'a admis, le 23 janvier, dans son discours sur l'état de l'Union : le réchauffement climatique doit être combattu. En France, le martèlement du message, vraie-fausse candidature de Nicolas Hulot aidant, a pris aussi la forme d'une adresse à chaque citoyen : des "gestes simples" - éviter les sacs en plastique, éteindre la lumière, isoler sa maison, préférer le bus ou le vélo à la voiture... - contribueraient à l'objectif de réduction par quatre d'ici à 2050 des émissions de gaz à effet de serre (GES), fixé par la loi d'orientation sur l'énergie de juillet 2005. Il est vrai que, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie à des fins privées (déplacements, chauffage, eau chaude et électricité domestique) étaient en 2002 de 159,5 millions de tonnes sur 338 liées à la consommation d'énergie en général, soit 47 %. "PASSAGER CLANDESTIN" Tout serait simple si l'impératif moral qui veut que chacun agisse pour le bien commun guidait nos faits et gestes, mais la théorie économique montre que les choses sont un peu plus compliquées. "Chaque acteur économique tend à limiter ses émissions à hauteur du bénéfice immédiat qu'il peut retirer de cette seule réduction, ce qui, dans le cas d'un bien public universel comme le climat, est insuffisant", explique Cédric Philibert, économiste à l'Agence internationale de l'énergie. De plus, si chacun joue le jeu, le bénéfice du premier qui "triche" est majoré - "c'est le principe du "passager clandestin" mis en évidence par la théorie des jeux", ajoute Christian Schmidt, professeur d'économie à Paris-IX-Dauphine. Auquel s'ajoute le fait que, si chacun anticipe que l'autre paiera, le risque est... que personne ne paie. Ou si chacun anticipe le fait que l'autre triche, il est incité à se retirer du jeu le premier. Toutefois, dans l'éventualité d'un "jeu répété", ce qui est le cas de la lutte contre le réchauffement, "la stratégie gagnante peut consister à anticiper le fait que je perds si, en me retirant, je pousse l'autre à faire de même. Les joueurs ont donc plutôt intérêt à échanger des garanties sur la poursuite de la coopération", tempère M. Philibert. Ce qui suppose une organisation institutionnelle du jeu des acteurs, possible à l'échelle d'un Etat, plus difficile à celle de la communauté internationale faute d'instance dotée du pouvoir d'inciter et de punir. Les économistes considèrent pourtant que, en régime démocratique, le "signal prix" reste le meilleur moyen d'inciter les ménages à abandonner la position du "passager clandestin". "Lorsque le pétrole a grimpé, observe Olivier Godard, professeur à l'Ecole polytechnique, la consommation a diminué de 0,2 %. Ce qui prouve que l'élasticité prix fonctionne et qu'il y a à court terme un potentiel de réduction des émissions ", que pourrait révéler une véritable taxation du carbone. Mais l'acceptabilité sociale, économique et politique d'une telle hausse du prix de l'énergie - "il faudrait un doublement d'ici à 2050 ", préconise Patrick Criqui, directeur du Laboratoire énergie et politiques de l'environnement (Lepii-CNRS) à Grenoble - n'a rien d'évident, même si un "pilotage fin" permettrait de répartir la charge de la façon la plus équitable possible, souligne Alexia Lesueur, de la mission climat de la Caisse des dépôts, pour qui le "signal prix" doit par conséquent être plutôt émis par le marché, par exemple via l'échange de quotas d'émissions. Un tel marché concerne plutôt les entreprises, mais dans la mesure où un peu plus de la moitié des émissions de CO2 par les ménages découle de la consommation de biens produits par les entreprises, les choix des ménages se trouveraient indirectement concernés. Ce qui suppose que les professionnels - agriculteurs et artisans du bâtiment au premier chef - soient formés pour répondre à la demande d'une consommation moins intense en carbone. Réorienter les choix suppose que le marché et les pouvoirs publics soient capables d'offrir des solutions pour se déplacer, se nourrir, se loger "autrement". Mais les résultats ne seront obtenus qu'à moyen terme, étant donnée l'ampleur des investissements à consentir et des comportements à changer. "Il faudrait inverser cinquante ans de politique d'aménagement urbain pour redensifier les centres-villes en y baissant le coût du foncier et en privilégiant l'habitat collectif, à l'encontre de l'idéologie de l'accès à la propriété", remarque M. Godard. A encore plus long terme, le troisième étage de la fusée consiste à orienter les évolutions technologiques vers des solutions de moins en moins émettrices. L'exhortation ne suffit pas si elle ne s'accompagne pas d'incitations économiques, et surtout de choix politiques de long terme. Et le plus tôt sera le mieux, car, comme le remarque M. Philibert, "il s'agit d'un processus cumulatif et non linéaire : les résultats ne seront significatifs que dans les dernières années précédant l'échéance de 2050". Au moment où les effets du réchauffement battront leur plein... Antoine Reverchon Article paru dans l'édition du 30.01.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
par journal Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mardi 30 janvier 2007
Laval : Des panneaux photovoltaïques à Saint-Nicolas Laval se lance dans un programme de production d'électricité grâce au soleil. Le centre multiactivités et des gymnases pourraient être équipés. « Laval s'intéresse aux énergies renouvelables. Bien plus que bien des villes », se défend le maire François d'Aubert. Il faut croire que sa réputation de fervent défenseur du nucléaire lui pèse un peu (il est ambassadeur du projet de réacteur thermonucléaire dit projet « Iter »). Ou que le solaire est vraiment dans l'air du temps. Car le maire de Laval veut lancer un important programme d'installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de certains bâtiments de la municipalité. À commencer par le centre multiactivités (le Palindrome). Un lieu idéal qui offre entre 500 et 600 m2 de toiture. « Une étude de faisabilité est en cours, reprend François d'Aubert. À terme, cela permettra de revendre de l'électricité à EDF. » Mais un tel équipement a un coût : environ 400 à 500 € le m2 pour l'installation. Il convenait, selon le maire, « de regarder de près le retour sur investissement ». Et comme en ce moment EDF propose « un tarif très intéressant », de 0,55 € du kw/h, voilà l'occasion rêvée de se lancer dans le renouvelable. Mais le photovoltaïque (qui permet de produire de l'électricité à partir de la lumière du soleil) ne sera pas limité au centre multiactivités. « Nous avons demandé aux architectes du parc de la réalité virtuelle (1) de prévoir des installations du même type. » De plus, d'autres bâtiments de la ville, comme les gymnases, pourraient recevoir aussi des panneaux photovoltaïques. L'électricité produite sera entièrement reversée à EDF. Pour l'instant, la Ville ne pense pas utiliser cette énergie pour ses propres installations. « On ne peut pas tout faire en même temps. » D'ailleurs, ajoute le maire, « cela évite de produire l'équivalent autrement », c'est-à-dire grâce à l'énergie nucléaire. La municipalité envisage également dans l'avenir l'utilisation du solaire thermique pour distribuer de l'eau chaude dans certains bâtiments. Cette politique écologique de la Ville « contredit » toutefois, sourit François d'Aubert, « l'affirmation de la Région selon laquelle la droite ne fait pas grand-chose pour les énergies renouvelables ». Jean-François VALLÉE. (1) Le projet de parc de la réalité virtuelle, qui devrait voir le jour fin 2008, sera situé près de la Technopole. Ouest-France
par ouest france Laval publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Jeudi 5 octobre 2006
Villepin présente un "pacte national pour l'environnement" --par Emmanuel Georges-Picot-- AP | 04.10.06 | 14:36 MEU101-1004062001 PARIS (AP) -- Dominique de Villepin s'empare du thème de l'environnement. A sept mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre a présenté mercredi lors de sa 15e conférence de presse mensuelle "un pacte national pour l'environnement", avec pour principale mesure la création d'un "livret de développement durable". Pour cette conférence de presse, délocalisée de Matignon à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, le chef du gouvernement, désireux de poursuivre sa remontée dans les sondages, avait choisi un thème qui intéresse la vie quotidienne des Français, celui de l'environnement. "L'affaire de l'environnement, ce n'est pas l'affaire des uns et pas des autres, c'est l'affaire de tous", a lancé Dominique de Villepin, entouré pour l'occasion de Nelly Olin (Ecologie), Thierry Breton (Economie), Gilles de Robien (Education) et François Goulard (Recherche). Dans cet esprit, le Premier ministre a proposé aux Français "un véritable pacte national pour l'environnement" rassemblant les citoyens, les entreprises, les collectivités locales et l'Etat. "Dans ce domaine, il ne s'agit pas de stigmatiser les uns ou les autres. C'est dans la cohésion et la volonté générales que nous pourrons avancer", a-t-il dit. Dans ce cadre, il a annoncé plusieurs mesures concrètes destinées à "franchir un nouveau cap". Pour aider les Français qui "veulent investir pour rendre leur logement plus économe en énergie", le plafond des Codevi (Compte pour le développement industriel) sera porté de 4.600 à 6.000 euros au 1er janvier 2007. L'argent disponible, soit environ 10 milliards d'euros, financera des "prêts écologiques", a-t-il précisé. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un doublement des crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), portés à 200 millions d'euros sur cinq ans, afin d"'alimenter 600.000 logements en énergie propre". Le chef du gouvernement veut également quadrupler la part de HLM atteignant la norme de très haute performance énergétique grâce à la mise en place "dans les tout prochains jours" par la Caisse des dépôts et consignations d'un prêt à 2,45%. Dominique de Villepin s'est défendu de découvrir la question de l'environnement à sept mois de la présidentielle, alors que plusieurs écologistes dont Nicolas Hulot envisagent de se présenter. "Personne ne conteste le fait que ce gouvernement s'est mobilisé dès les premiers jours sur ces questions de l'environnement", a-t-il dit, en rappelant la rédaction de la charte de l'environnement ou le discours du président Jacques Chirac en 2003 à Johannesburg. Le Premier ministre, qui n'a pas totalement renoncé à être candidat contre Nicolas Sarkozy en 2007, voulait aussi montrer avec ses mesures combien le gouvernement "est engagé pour apporter des réponses aux préoccupations des Français" malgré cette période pré-électorale. A cet égard, il s'est montré "inquiet" de voir qu'en retour, la gauche "ne dépasse pas la querelle des hommes". Il a ainsi regretté que le Parti socialiste n'aborde pas, dans sa campagne interne pour la désignation de son candidat, "les grandes questions" que sont l'emploi, l'Europe et l'innovation. "Je me refuse à considérer qu'il y a une fatalité à ce que l'emportent sur la scène politique la démagogie, le populisme, l'image", a lancé Dominique de Villepin. La petite phrase visait clairement Ségolène Royal, mais pouvait aussi s'appliquer à son rival Nicolas Sarkozy. "Parlons des vraies choses", a martelé le Premier ministre. A cet égard, il a confirmé qu'il annoncerait "d'ici quelques jours" sa décision sur l'interdiction du tabac dans les lieux publics. Au passage, Dominique de Villepin n'a pas résisté au plaisir de couper l'herbe sous le pied du ministre de l'Intérieur sur l'affaire du squat de Cachan. Il a annoncé qu'une mission de médiation constituée du président de la LICRA Patrick Gaubert et de celui de SOS Racisme Dominique Sopo avait été chargée de régler le dossier, et que Nicolas Sarkozy avait reçu les deux hommes mercredi matin. AP
par article du nouvel obs + AP publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mercredi 20 septembre 2006
Réchauffement climatique : la Californie poursuit six constructeurs automobiles LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.09.06 | 21h09  •  Mis à jour le 20.09.06 | 21h09 En savoir plus avant les autres, Le Monde.fr vous fait gagner du temps. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Le ministre démocrate de la justice de l'Etat de Californie, Bill Lockyer, a annoncé, mercredi 20 septembre, avoir lancé des poursuites au civil contre six constructeurs automobiles américains et japonnais, affirmant que les gaz à effet de serre émis par leurs véhicules ont coûté à la Californie des millions de dollars. Cette plainte, déposée devant un tribunal fédéral du nord de l'Etat est la première du genre aux Etats-Unis. Les constructeurs visés sont Chrysler Motors Corporation, General Motors Corporation, Ford Motor Company, Toyota Motor North America Inc., Honda North America et Nissan North America. La plainte, déposée au nom du "peuple californien", demande des dommages dont le montant n'est pas précisé. Le texte de 15 pages affirme que les constructeurs automobiles ont créé une "nuisance publique" en produisant des "millions de véhicules qui émettent collectivement des quantités massives de dioxyde de carbone", gaz contribuant à l'effet de serre et au réchauffement climatique. La Californie s'engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre LEMONDE.FR Avec AFP | 31.08.06 | 09h18  •  Mis à jour le 20.09.06 | 21h09 Le gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger, a annoncé, mercredi 30 août, avoir signé un accord "historique" avec le Parlement californien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. "Je suis content d'annoncer que nous sommes arrivés à un accord historique sur la législation pour combattre le réchauffement de la planète", a indiqué le gouverneur dans un communiqué. "Maintenant, nous pouvons avancer" et faire que la Californie soit "le leader mondial dans les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre", a-t-il souligné. Et d'ajouter : cet accord "sera un exemple pour d'autres Etats et d'autres pays pour continuer la lutte contre le réchauffement climatique". Le texte devrait être adopté cette semaine par le Sénat et l'Assemblée de Californie. Il vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre aux niveaux de 1990, ou d'environ 25 %, d'ici à 2020. La Californie est le premier Etat américain à s'engager sur cette voie, conformément au protocole de Kyoto. Le gouverneur de Californie se démarque en cela de l'Etat fédéral et de l'administration Bush qui ont choisi de ne pas ratifier ce protocole, conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005 pour les pays signataires. Selon les derniers sondages, Arnold Schwarzenegger est crédité de 45 % des intentions de vote contre 37 % pour le démocrate Phil Angelides pour les élections de novembre, qui vont donner lieu au renouvellement du Congrès et à celui des gouverneurs de certains Etats. "Le réchauffement climatique mondial cause des torts importants à l'environnement de la Californie, à son économie, son agriculture et à sa santé publique. [Son] impact coûte déjà des millions de dollars et le prix augmente de jour en jour", a expliqué dans un communiqué M. Lockyer, élu démocrate et ministre de la justice de l'Etat le plus riche des Etats-Unis. "Les émissions des véhicules sont la source augmentant le plus rapidement parmi les différentes émissions de carbone contribuant au réchauffement climatique, mais le gouvernement fédéral et les constructeurs automobiles ont refusé d'agir. Il est temps que ces entreprises soient tenues responsables de leur contribution à cette crise", a encore indiqué M. Lockyer. 32 MILLIONS DE VÉHICULES POUR 35 MILLIONS D'HABITANTS Selon le ministre, la pollution des voitures représente "presque 20 %" du dioxyde de carbone émis aux Etats-Unis. Cette proportion monterait à 30 % en Californie, l'Etat américain le plus peuplé, où quelque 32 millions de véhicules sont immatriculés pour 35 millions d'habitants. Sa plus grande agglomération, Los Angeles, figure régulièrement en tête du classement des villes américaines les plus polluées. La Californie, territoire de la taille de l'Italie, doit déjà répondre à de nombreux défis environnementaux, comme son approvisionnement en eau. "En tant qu'Etat côtier, Etat agricole, et Etat qui dépend de sa couverture neigeuse, la Californie joue très gros en agissant maintenant pour combattre le réchauffement climatique", a assuré M. Lockyer. Ces poursuites interviennent après que la Californie a adopté le Global Warming Solutions Act, législation qui impose à l'Etat de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 25 % d'ici 2020, conformément aux dispositions du protocole de Kyoto. En soutenant cette législation, le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger s'était démarqué des positions de l'administration Bush et avait fait de la Californie le premier Etat américain à se conformer au protocole de Kyoto. L'Etat a également pris des dispositions légales pour obliger les constructeurs automobiles à réduire les émissions des pots d'échappement des voitures et des camions mais leur mise en vigueur est pour l'instant bloquée par une bataille juridique. =================================================================Une centrale solaire géante pour alimenter la Californie LE MONDE ECONOMIE | 20.09.06 | 20h00  •  Mis à jour le 20.09.06 | 21h14 LOS ANGELES CORRESPONDANTE La première "pierre" de Nevada Solar One, qui sera la troisième centrale électrique thermo-solaire au monde par sa capacité, après celles du désert de Mojave, en Californie voisine, a été posée le 11 février à Boulder City, une bourgade américaine du Nevada au sud de Las Vegas. C'est une façon de parler car la centrale, d'une puissance de 64 mégawatts (MW), se présente sous la forme de douze hectares de panneaux de métal et de verre posés horizontalement dans le désert, avec pour seule masse verticale les quelques bâtiments blancs abritant les turbines. Cette centrale ultramoderne, d'un coût de 100 millions de dollars, fait du Nevada un des plus gros producteurs d'énergie alternative aux Etats-Unis. Cet Etat s'est imposé récemment d'atteindre le seuil de 20 % de sa consommation en énergie renouvelable, en 2015. Nevada Solar One fournira en électricité 40 000 foyers des Etats de l'Ouest dès juin 2007. La Californie, qui a du soleil en abondance, tire déjà une capacité de 354 MW de ses centrales solaires du désert de Mojave, mais souhaite profiter également des grands espaces désertiques de ses voisins. D'autant que son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, est déterminé à lutter contre le réchauffement climatique en limitant, entre autres, l'énergie fossile et en ayant recours à des sources d'énergie alternative et de préférence renouvelable. La technologie et les capitaux européens sont présents dans ce projet. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la société américaine de Caroline du Nord Solargenix Energy, dont 55 % du capital est détenu par le groupe espagnol Acciona. Nevada Solar One se distingue par l'usage de nouvelles technologies, plus efficaces en matière de captation de l'énergie solaire, mises au point par la société allemande Schott, un des leaders du marché des équipements solaires. Ses récepteurs, les PTR 70® Solar Receiver, absorbent davantage et retiennent mieux l'intensité des rayonnements, et sont plus rentables car d'un entretien plus simple qui réduit les coûts de maintenance. Le groupe Schott, connu dans le secteur de l'équipement ménager, de l'optique, de l'électronique et maintenant de l'énergie solaire, explique que son but essentiel "est l'amélioration des conditions de vie et de travail grâce à des matériaux nouveaux et des solutions high-tech". Grâce aux 19 300 capteurs de Nevada Solar One, la radiation solaire est concentrée par les miroirs paraboliques des panneaux pour chauffer le fluide HTF (Heat Transfer Fuild) contenu dans des tubes de verre jusqu'à 750 degrés Fahrenheit (400 degrés Celsius). Ce fluide transforme alors de l'eau en vapeur, qui alimente les turbines fournissant l'électricité. "FACTEURS-CLÉS" Pour améliorer le rendement énergétique des panneaux, Schott a mis au point un revêtement antiréfraction qui, de surcroît, résiste à l'abrasion. En redessinant les tubes en verre, le fabricant a presque doublé la surface captante. Ces tubes utilisent désormais un verre possédant le même coefficient d'expansion que le métal, pour parer aux violents changements de température du désert. "Les progrès réalisés par les ingénieurs de Schott sont un des facteurs-clés ayant permis la construction de cette centrale", a déclaré le président de Solargenix, John Myles, à l'ouverture du chantier. En substituant une production d'électricité "propre" aux sources traditionnelles, responsables des gaz à effet de serre, Nevada Solar One devrait permettre d'éliminer un volume de pollution équivalent à la suppression d'un million de voitures en circulation sur le territoire américain, estiment ses concepteurs. La réalisation de cette centrale thermosolaire de pointe fait franchir un seuil à ce secteur en pleine évolution. D'autres projets bénéficiant des mêmes technologies sont attendus bientôt dans des régions à fort ensoleillement, dans le sud-ouest des Etats-Unis, ainsi qu'en Espagne, près de Grenade, et en Israël. Claudine Mulard Article paru dans l'édition du 11.04.06
par article Le Monde publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Jeudi 20 juillet 2006
Canicule : plusieurs morts dans l'Ouest Les températures ont baissé dans l'Ouest de la France mais la vigilance reste de mise, comme ici à la maison de retraite Saint-Joseph de Nantes.Franck Dubray Les températures caniculaires de ces derniers jours pourraient avoir provoqué la mort de 11 personnes, dont cinq dans l'Ouest. Une partie de la France recommence à respirer. La chaleur était, hier, bien plus supportable sur la façade Atlantique, avec l'arrivée d'un passage orageux. Dans l'Ouest, les températures n'ont guère dépassé les 26°. Seuls onze départements, dont font partie les agglomérations parisienne, lyonnaise et marseillaise, sont maintenus en vigilance orange canicule. Dunkerque était, hier, la ville la plus chaude de France avec 38,3°. Le Rhône, les Bouches-du-Rhône et les Alpes maritimes devraient souffrir de la chaleur jusqu'en fin de semaine. Hier soir, des orages, localement violents, étaient attendus. 36 départements étaient placés en vigilance orange orage. Aucun dans le Grand Ouest. La zone, allant du Sud-Ouest au Nord, devait être affectée dans la nuit. Dès hier après-midi, un plaisancier de 33 ans a été tué par la foudre, alors qu'il évoluait à bord de son canot pneumatique, au large de Fécamp (Seine-Maritime). Selon le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, « neuf décès sont peut-être à relier à la vague de chaleur ». Ils pourraient être plus nombreux. Deux personnes âgées à Bordeaux, une troisième dans les Pyrénées Orientales, un ouvrier de 53 ans à Mâcon (Saône-et-Loire), un chauffeur routier à Dax (Landes) et un sans-domicile fixe à Bordeaux sont décédés. La chaleur va durer Dans l'Ouest, un charpentier ploërmelais, âgé de 60 ans, est décédé, mardi, des suites d'une hyperthermie à Larré, près de Vannes (Morbihan). Deux personnes sont également décédées à Angers, une à Cholet et une à Saumur (Maine-et-Loire). Xavier Bertrand a demandé que la mobilisation soit « renforcée, car les prévisions météo nous indiquent que la vague de chaleur va durer ». Une réunion interministérielle, consacrée à la canicule, aura lieu aujourd'hui, en fin d'après-midi, présidée par Dominique de Villepin. Le président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France, Patrick Pelloux, a indiqué hier n'avoir « pas constaté de forte augmentation de l'activité des urgences ». La fédération santé de la CGT n'est pas du même avis. Pour le syndicat, « les premières vagues de chaleur montrent une situation très tendue aux urgences et un manque de lits d'aval pour faire face aux hospitalisations ». Autre conséquence de la canicule : les fortes chaleurs ont perturbé la production d'électricité et entraîné une hausse de la consommation. EDF a dû acheter sur le marché de gros international 2 000 MW d'électricité.
par ouest-france publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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Mercredi 19 juillet 2006
Canicule et changement climatique        Quels sont les mécanismes à l’origine du changement climatique ? Depuis l’avènement de l’ère industrielle, les gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère n’ont cessé de croître et s’ils ne constituent encore aujourd’hui qu’une faible part des gaz qui créent l’effet de serre naturel de la planète, condition indispensable au développement de la vie et sans lequel la température moyenne serait de –18°C, ils représentent la « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». En effet, le Groupe International d’Experts sur le Climat (GIEC) a conclu avec certitude que, aussi faible soit-elle, cette contribution anthropique est à elle seule capable de bouleverser le climat en rompant de façon durable des équilibres naturels.   Ceci est d’autant plus alarmant qu’il s’agit de mécanismes d’une grande inertie dont les conséquences sont, selon le rapport du GIEC, une augmentation de la température moyenne mondiale comprise entre 1,4 et 5,8°C (entre 1990 et 2100) et une élévation du niveau des océans de 20 cm à 1 m. Cette valeur est environ deux fois plus grande que la valeur type du réchauffement observé au cours du XXème siècle et le rythme de réchauffement prévu sera très probablement sans précédent, au moins au cours des dix derniers millénaires, si l’on se réfère aux données paléoclimatiques. Fait aggravant, certains phénomènes aujourd’hui compensateurs comme la capacité d’absorption du CO2 par les forêts ou les océans sont susceptibles de s’affaiblir voire d’avoir des effets inverses pouvant conduire le cas échéant à la fonte de la calotte glaciaire ou la disparition du Gulf Stream.   Dans le même temps, les modifications naturelles de l’insolation dues aux changements –prévisibles- de la position de la terre par rapport au soleil peuvent modifier les températures de 4 à 6 °C sur des périodes variant de 20 000 à 40 000 ans. La position actuelle de la terre sur son orbite définit une période interglaciaire chaude particulièrement longue qui doit durer 40 000 ans et qui ne permet pas de compenser le réchauffement dont nous sommes très vraisemblablement responsables.       La chaleur exceptionnelle que l’on enregistre cet été en France est-elle une conséquence du changement climatique ? Les événements climatiques extrêmes comme les tempêtes, les sécheresses, les vagues de chaleur vont-ils être plus fréquents à cause du changement climatique ?   Bien entendu, il existe une variabilité climatique naturelle qui ne nous permet pas d’établir avec certitude un lien direct entre les activités humaines et un événement extrême donné (canicule, tempête, inondations, etc.).   Mais dans son troisième rapport d’évaluation, le GIEC fait état de données scientifiques récentes tendant à prouver que la majeure parte du réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est dues aux activités humaines.   Le GIEC prévoit notamment une augmentation de la variabilité du climat et de certains phénomènes extrêmes et considère comme probable une augmentation des températures maximales, du nombre de jours chauds et de vagues de chaleur pour la quasi-totalité des zones terrestres. Il établit la liste des conséquences probables qui s’ensuivront, conséquence que nous observons cet été en France. -          Augmentation des décès et maladies graves chez les personnes âgées et pauvres en milieu urbain ; -          Stress thermique accru pour les animaux d’élevage et la faune sauvage; -          Modification des destinations touristiques ; -          Augmentation des risques et des dommages à un certain nombre de cultures. Diminution de la productivité agricole ; -          Augmentation des besoins en matière de climatisation et donc d’approvisionnement en électricité et diminution de la fiabilité de l’approvisionnement énergétique ; -          Décroissance de la production hydroélectrique dans les régions sensibles à la sécheresse ; -          Accroissement des risques de feux de forêts ; -          Dégradation de la qualité de l’eau et de la quantité d’eau disponible.    Les autres conclusions du rapport du GIEC sont une augmentation des températures minimales pour la quasi-totalité des zones ainsi que des précipitations plus intenses sur de nombreuses régions et probablement une sécheresse estivale accrue sur la plupart des zones terrestres continentales à moyenne latitude avec les risques de sécheresse inhérents.   La canicule que nous connaissons actuellement est un signal d’alarme qui montre la vulnérabilité de notre société aux événements climatiques extrêmes et notamment à leur fréquence. Les impacts sont réels et le coût important, notamment sur le plan humain mais aussi financier. Il est donc clair qu’il faut dès maintenant tirer les leçons de cet épisode et s’en servir de base pour construire nos politiques dans tous les domaines concernés ; production et distribution d’électricité, agriculture, eau, infrastructures, etc.   La vague de chaleur s'est installée en France à partir du 2 août, dans un été particulièrement chaud, avec une température maximale moyenne dans le pays dépassant de 1,5° C celle de 1976, l'année la plus chaude depuis 50 ans. Le niveau des températures ainsi que la durée du phénomène ont été exceptionnels. Les records absolus de température maximale ont été dépassés au cours des douze premiers jours d'août dans plus de 70 stations météorologiques. De même les records absolus de température minimale (rémission nocturne) sont battus.   Cette épisode confirme l’importance de renforcer la lutte contre l’effet de serre et la maîtrise de nos émissions afin d’en minimiser l’impact.   Il confirme également qu’il revient à chacun, chacune, de prendre des mesures pour d’une part se prémunir des conséquences du réchauffement climatique et d’autre part participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au travers d’une maîtrise de sa consommation d’électricité ou d’une réduction d’utilisation de son automobile, etc.       Le changement climatique est-il inévitable ?   En 1998, le protocole de Kyoto a prévu que les pays industrialisés réduisent en moyenne leurs émissions de CO2 de 5,2% entre 1990 et 2010. Mais dans le même temps, si rien n’est fait, les autres pays qui aspirent à notre mode de vie auront accru les leurs d’une quantité bien supérieure à notre réduction, conduisant au triplement des émissions planétaires d’ici 2050. Pour les experts, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat), l’évolution du climat apparaît irréversible. Pour stabiliser la concentration de CO2 à son niveau actuel, il faudrait en effet réduire immédiatement de 50 à 70% les émissions de gaz à effet de serre, ce qui est manifestement impossible. Afin de modérer les effets attendus, il convient en revanche d’agir vite, car on se trouve face à un phénomène cumulatif. Plus on attend pour agir, plus brutales seront les mesures qui devront être prises. Et les temps d’évolution du système sont tels que lorsque les scientifiques disposeront de suffisamment d’éléments pour nous éclairer sur l’ampleur des risques, ce sera trop tard.
par effte de serre.gouv publié dans : lutte contre l'effet de serre, développement durab
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