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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

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déchets

Jeudi 11 mars 2004
       28/01/03        AMIS DU RESEAU  " STOP INCINERATION"   ACTIONS  COORDONNEES avec ce qui se passe actuellement dans le secteur de la Com Com de Dannemarie : Depuis le 01/01/03, date de la mise en fonctionnement d'un incinérateur  dans un département voisin (histoire d'augmenter encore le trafic des déchets !), il est exigé que le plastique soit remélangé aux déchets ultimes pour les acheminer vers l'incinérateur... la réalité dépasse la fiction cauchemardesque !!!          Une coordination anti-incinération vient de se créer : contact : Jerry MONNOT  Rue des Vergers . 68210 MANSPACH    Si des actions ou des manifestations étaient décidées , nous pourrions leur donner un écho national en les reprenant au niveau de chaque grande ville de France (le même jour ; à la même heure) ACTION d'INFORMATION Les Verts de Vendée s'affichent ouvertement favorables à l'incinération en fin de chaîne avec des arguments glauques du style : "ce problème se réglera dans le temps - les générations futures seront beaucoup plus conscientes que nous"!!! Ils demandent la possibilité de "démanteler l'incinérateur dans 20 ans qui sera devenu obsolète"!!! Il s'agirait de leur envoyer une info, un communiqué de presse sur le fait par exemple que recyclage et incinération sont antinomiques... Contact : Les Verts . 23 Rue RACINE     85000  LA ROCHE SUR YON . Fax : 02 51 62 19 96   Une bonne nouvelle : La COMMUNAUTE DE COMMUNES  - CEVENNES ACTIVES, Sivom de Bességes (30) travaille à l'organisation de l'ensemble de la filière Tri - Recyclage avec en fin de chaîne un petit CSDU, limité et contrôlé et ... ça fonctionne !!! Vous pouvez leur écrire pour leur demander leur projet alternatif chiffré qui pour l'instant casse le projet d'incinérateur sur le secteur d'ALES  contact : Olivier MARTIN . Communauté de Communes - Cévennes Actives . rue des écoles . 30160 GAGNIERES Enfin l'affiche relayant la campagne de demande d'UN MORATOIRE SUR LES PROJETS D'INCINERATEURS vient de sortir, les enveloppes correspondantes sont sous presse... A bientôt, au cours des luttes Amicalement                                     pour ICI-ROM  :   Sophie LATAPY*******************************************************************************                                       OBJECTIF  " ZERO DECHET" L'objectif du "Zéro Déchet" n'est pas une utopie... Beaucoup de grandes villes dans le monde ont cet objectif d'ici 2010, alors que la FRANCE sous la pression des lobbies de l'incinération, s'enfonce dans cette fausse solution qu'est l'incinération des déchets ; l'incinération des déchets étant une mauvaise réponse à une question mal posée, la question n'étant pas QUE FAIRE DES DECHETS mais plutôt COMMENT NE PAS EN FAIRE ...                    Deux moyens pour mettre le cap vers  "Zéro Déchet" 1/ MESURES DE PREVENTION DES DECHETS A LA SOURCE : au-delà de l'acte éco-citoyen tel que jeter moins en achetant en vrac, en verre, des produits à durée de vie plus longue, actes éco-citoyens recommandés par les brochures en papier glacé de l'ADEME, actes nécessaires mais largement insuffisants, des mesures seraient à prendre à la source, à la production, simples mais difficiles à la fois car elles entrent en contradiction avec les intérêts industriels qui basent leur activité sur le gaspillage et le renouvellement rapide du marché :          - Suppression d'emballages, interdiction du tout-jetable (appareil photo jetable, lingettes...)          - Introduction sur le marché de produits à vocation recyclable et à durabilité augmentée , la règle fondamentale étant qu'un objet non recyclable, ou dont la filière de recyclage n'est pas assurée, ne devrait pas être fabriqué. L'autre élément d'équilibre étant que la capacité des filières de recyclage soit à la hauteur de la production des matières premières correspondantes : s'il n'y a pas de débouché pour la réutilisation de tel déchet, il faudrait d'urgence en réguler en amont la production en utilisant d'autres matériaux, TOUT DECHET ETANT DEFINI COMME UN SOUS-PRODUIT REUTILISABLE          - Interdiction des plastiques ou des composites non recyclables (PVC, composés plastiques + aluminium...) Le plastique PET est recyclable mais les plastiques organo-chlorés  (PVC) génèrent des polluants toxiques (dioxines, furanes, PCB...) à la combustion par incinération, toxiques qui agissent comme un sida chimique...          -Remplacement des plastiques par des matériaux biodégradables ou recyclables à 100% , tels que le verre, l'aluminium, le fer quand il n'est pas oxydé, ou encore l'amidon de maïs ou de pomme de terre (voir coordonnées : Yokozuna Technologies en Annexe 1) complètement biodégradable (en 8 mois environ alors que les plastiques se dégradent en 300 à 400 ans dans l'environnement) donnant après compostage des agents fertilisants pour de nouvelles cultures... A utiliser notamment pour les contenants alimentaires, les plastiques souillés n'étant pas recyclés          - subventionner le recyclage et non le tri : vu le déficit de suivi des filières de recyclage, les conteneurs sélectifs ne garantissent en rien un  recyclage ; subventionner un déchet trié ne veut rien dire, d'autant que le nomadisme des déchets laisse supposer que certains sont subventionnés et comptabilisés plusieurs fois. Seul le résultat final, le recyclage réel, devrait être soutenu financièrement, sachant que 85% de notre poubelle est recyclable (chiffre donné sur document par les préfectures, notamment des Bouches du Rhône et de l'Hérault)          - Facturer les sacs en plastique sortie de caisse : un sac de caisse coûte 15 centimes d'euro en IRLANDE. Cette taxe datant de Mars 2002 a permis une réduction de 90% de sacs plastiques ! Non seulement la consommation de sacs a été réduite mais l'Etat a récolté 3,5 millions d'euro en 3 mois, autant à réinjecter dans la filière tri-recyclage. Rappelons que l'Irlande est un pays sans incinérateur bien qu'ayant reçu des propositions de la part des lobbies industriels français! (sources : revue Silence)          -Taxer fortement les Pubs, gaspillage énorme de papier : l'autocollant anti-pub ne suffisant pas devant l'envahissement quotidien, il faudrait faire payer les annonceurs (Carrefour, ...) au prorata du tonnage distribué ; pour les Pubs postées, on peut s'adresser à la liste "ROBINSON" (voir coordonnées /Annexe 1) pour être rayé des fichiers commerciaux, conformément aux dispositions de l'article 26, alinéa 1 de la loi du 06/01/78)          -Indexer la taxe professionnelle à une production propre : les écotaxes, les "amendes pour pollution" selon le principe du pollueur payeur ou les systèmes comme Eco-emballage n'ont en rien freiner la profusion de déchets et d'emballages. Toutes les entreprises de production, les magasins de grande distribution sont installées sur des communes où elles versent des taxes : pourquoi ne pas négocier son évolution en fonction des efforts faits pour réduire les déchets ultimes, et la production de déchets en général. Une baisse de recette fiscale si le magasin renonce aux sacs sortis de caisse en plastique (remplacé par du papier ou de l'amidon de maïs...) serait compensée par la baisse des charges de traitement des déchets ultimes (papier ou amidon de maïs recyclé ou composté)            - Retour à la consigne : alors que LES ALLEMANDS sont à 100% de contenants-verre consignés, la France crie victoire à 32% à peine de verre pilé recyclé, le verre étant pourtant ce qui se recycle le mieux en France... le recyclage du verre risquant encore de péricliter avec des mesures bien françaises de type :          *remplacement de la bouteille en verre PERRIER par une bouteille en plastique           *remplacement des verres dans les cafétérias FLUNCH par des gobelets en plastique (voir Annexe 2 : CAMPAGNE CONCRETE ET CIBLEE EN MATIERE DE REDUCTION A LA SOURCE ENVERS LES CAFETERIAS FLUNCH  2) MESURES DE TRI A LA SOURCE                             selon l'exemple  de la Communauté de Communes de DANNEMARIE  en Alsace  (voir coordonnées Annexe 1)          - option du porte à porte toutes collectes avec calendrier précis pour chaque ramassage spécifique établi par secteur géographique une fois  par semaine pour les ultimes + bouteilles plastique, une fois par mois pour le papier par exemple, les encombrants étant collectés trimestriellement...  la collecte sélective en porte à porte permettant de :           * placer à égalité toutes les catégories de population (personnes âgées, personnes à mobilité réduite, sans véhicule...)           *faire l'économie des services de la déchetterie fixe           *optimiser le tri et donc limiter les ultimes          - séparation du sec (emballages, papier...) et de l'humide (la part des fermentescibles, soit plus de 30% de notre poubelle) en vue d'un COMPOSTAGE DES FERMENTESCIBLES, règle fondamentale d'un tri efficace. Les composteurs individuels ne suffisant pas, il y a nécessité de mettre en place des aires de compostage collective par canton en milieu rural et des composteurs collectifs dans des aires spécifiques (un coin de parc...) en milieu urbain.          *Il existe toutes sortes de COMPOSTEURS dont les composteurs à étages et à lombrics, composteurs très utilisés en AUSTRALIE (voir pour la diffusion de tels composteurs en France les coordonnées de l'association "VALORIS" en Annexe 1)          * Des procédés de traitement biologique des déchets organiques par fermentation aérobie accélérée sont opérationnels, tel que le procédé LASEREC (voir contact pour renseignements / Annexe 1)   Le COMPOSTAGE pouvant être accompagné de la récupération du méthane - METHANISATION - le méthane (CH4) étant un biogaz généré par la fermentation (60% de CH4 - 40% de CO2) Ce procédé de méthanisation est bien développé en Europe (Espagne, Allemagne...) sauf en France engluée dans (le tout) incinération (cf Annexe 1  les coordonnées de " RECYCLONS  13" ayant mené des études sur les Alternatives à l'Incinération en ESPAGNE") Enfin, l'argument de l'élimination des BOUES DES STATIONS D'EPURATION pour faire admettre l'Incinération ne tient pas : vouloir incinérer une matière constituée de 97% d'eau est une aberration ; la nature a tout prévu pour transformer les matières organiques : les RHIZOMES (sortes de roseaux) mis en pratique dans la technique d'assainissement de la rhizosphère (voir contact toujours en Alsace  pour mise en pratique de cette technique / Annexe 1)          - formation, sensibilisation des populations et éducation au tri sélectif dans les ECOLES, les enfants étant spontanément sensibles aux problèmes d'environnement, ils sont initiés en Alsace dès la Maternelle, aux premiers gestes qui en feront un éco-citoyen responsable          - valorisation de l'effort civique en matière de tri dans le sens de la protection de l'environnement en faisant ressortir la notion de "bénévolat valorisé", véritable réponse à la nécessité de freiner jusqu'à inverser l'évolution de la masse des déchets             -institution d'une redevance (et non plus d'une taxe permettant de jeter à gogo) établie au prorata de ce que chaque foyer jette, le coût du  traitement global des déchets étant indexé à la seule part des déchets ultimes, la redevance constituant ainsi une incitation positive à réduire les ultimes          - utilisation de "bacs à puces" avec identification de la poubelle pour les déchets non recyclables = les ultimes, fraction de 11% à 15%  (chiffres de l' ADEME), fraction infiniment moindre que la fraction des déchets toxiques issus de l'incinération : 35 à 40% de cendres lourdes - les "mâchefers"-et 5 à 10% de R.E.F.I.O.M. , cendres légères destinées aux décharges de classe I          -pour la fraction non recyclable, il serait judicieux de faire appel de préférence à plusieurs petits CSDU (Centres de Stockage de Déchets Ultimes à ne pas confondre avec les décharges de classe II) les CSDU, nouvelle génération, compartimentés (casiers avec géomembrane), alvéolés, devraient être de capacité limitée et tournant (durée maxi. = 10 ans / 15 ans) afin de ne pas faire peser sur une commune sacrifiée le poids de notre inconséquence             - généralisation de la pesée embarquée : les bacs sont pesés de façon automatique lors du levage avant d'être vidés, le système informatique du camion de ramassage associant à chaque ménage le poids des ordures ultimes ramassées, seule la poubelle des ultimes étant payante ; grâce à cette puce sur la poubelle des ultimes la chute des déchets ultimes au niveau de la communauté de communes de Dannemarie a été spectaculaire de l'ordre de 60 à 70%          - une révision poussée de la collecte serait accompagnée d'une recollectivisation de la collecte : il s'agirait de ne plus laisser à Nicollin et Compagnie la mainmise sur la collecte de nos déchets,  les maires signant souvent  des bons de transport sans en connaître la destination réelle ; la collecte devrait être gérée par les municipalités afin d'assurer, en aval, le suivi effectif des filières de recyclage qui sont à développer, quitte à financer des coopératives ouvrières de recyclage ou encore des recycleries (les déchets collectés sont réparés ou réutilisés ou transformés :  voir contact/recyclerie en annexe 1)          - sans oublier l'incontournable création de plusieurs centres de tri, maillons indispensables des filières tri-recyclage ; les conteneurs sélectifs ne suffisant pas (5% de tri mal effectué) il y a nécessité de mettre en place une unité de tri sur ordures issues de la collecte séparative avec un bon rendement car les produits sont déjà séparés (système développé en ESPAGNE beaucoup plus en avance que nous sur le plan de la gestion des déchets) les avantages sont multiples : contrôle du tri, compactage, conditionnement, acheminement vers les filières de recyclage. Faute de quoi avec seulement les conteneurs sélectifs nous en restons à un simulacre de tri, alibi à l'obtention de subventions par Eco-emballage ou l'ADEME subventions qui sont utilisées pour le financement de...l 'incinération !          Rappelons qu'un tri minimum sert l'incinération mais qu'un tri sévère contrarie l'incinération, les matières recyclables (papiers, cartons, plastiques PET...) ayant un fort pouvoir calorifique permettant de jouer sur le PCI (Pouvoir de Combustion Interne) à l'intérieur des fours, les incinérateurs en sont avides ; si l'on ne brûlait dans les incinérateurs que des déchets non recyclables, il y aurait très peu d'énergie à récupérer et encore moins d'argent à gratter ce qui est le principal intérêt de cette filière...          La preuve flagrante que RECYCLAGE et INCINERATION s'opposent dans une non-volonté politique de réduction à la source de nos déchets est illustrée actuellement par les nouvelles dispositions de la Communauté de Communes de DANNEMARIE : Depuis qu'un nouvel incinérateur (incinérateur de BOUROGNE : adieu le tri performant et la volonté de recyclage !) est entré en fonctionnement le 01/01/03; les citoyens trieurs de la Com Com de la Porte d'Alsace  sont tenus de remélanger le plastique aux déchets ultimes ; cette funeste régression (incinérateur oblige !) va entraîner une augmentation de la redevance de 30% malgré la prime de fonctionnement (de 23 euro la tonne) versée à l'incinérateur par le département du Haut-Rhin pour compenser partiellement le ruineux différentiel économique entre l'incinération et le tri sélectif en porte à porte avec pesée embarquée ! on se smoke de nous...

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Lundi 13 septembre 2004
Johannesburg 2002 L'incinérateur qui fait tache Par Thomas LEBEGUE lundi 26 août 2002 (Liberation - 06:44) Angers, dont le maire s'est fait le chantre du développement durable, n'en possède pas moins un incinérateur d'ordures qui fait beaucoup parler de lui. Construit dans le quartier populaire de la Roseraie en 1974, il n'a été remis aux normes européennes qu'au début 2000. Après une plainte déposée par des riverains, une étude d'impact sanitaire, réalisée par la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) de Rennes, vient de prouver que les rejets de dioxine de cet incinérateur pourraient avoir causé 18 cas de cancers «probables». Précision importante : l'enquête est fondée sur une modélisation mathématique des rejets, non sur une étude concernant des habitants identifiés. Il n'empêche. Pendant vingt-cinq ans, sous l'ère de l'ancien maire Jean Monnier, certains Angevins ont été exposés à des rejets de dioxine potentiellement cancérigènes. La ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot vient par ailleurs de révéler que 23 incinérateurs hors la loi sont encore en service en France. Le maire d'Angers, Jean-Claude Antonini, a profité de cette enquête pour rouvrir le débat : «Il faut mettre les industriels devant leurs responsabilités pour qu'ils arrêtent de fabriquer des emballages en plastique. Car les élus locaux, qui sont au bout de la chaîne des déchets, ne peuvent être les seuls responsables. Même si ce sont eux qui doivent organiser le tri sélectif.» Et l'élu de demander une «véritable enquête épidémiologique» sur l'incinérateur d'Angers, dont la mise aux normes a subi un retard a priori inexplicable.

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Samedi 1 janvier 2005
Municipales 2008 : On prend les mêmes et on recommence... Par leravi - 1er/10/2004 Le report possible des municipales n’empêche pas les milieux politiques de s’agiter dès à présent. Dans les trois grandes villes de la Région les maires en place veulent rempiler : à mi-mandat, ils commencent à serrer les boulons. Jean Claude Gaudin n’est pas presséLa devise de Jean Claude Gaudin ? « A chaque mandat sa tâche ». De 1995 à 2001, c’était le redressement symbolique : promouvoir Marseille, renverser son image négative, offrir du pain, des jeux et de la fierté aux marseillais. Mission accomplie : Marseille fait la une des magazines, on vante sa qualité de vie malgré les records de pollution et un métro fermé à 21 heures... De 2001 à 2007, Gaudin avait donc promis de rattraper le temps perdu dans le domaine de l’aménagement : le tramway, les espaces verts, la deuxième rocade, les premières réalisations d’Euroméditerranée, etc. Mais entre-temps, le vice-président du Sénat a vu le champ politique se clairsemer autour de lui : Jean François Mattei ne se relèvera pas de la canicule, et Guy Teissier, député-maire du 5ème secteur a échoué dans la conquête du Conseil Général. Enfin, Renaud Muselier a perdu les régionales et sa présidence d’Euroméditerranée, pour gagner une hypothétique stature nationale en tant que secrétaire d’Etat. Gaudin n’est dons pas menacé directement pour 2008. A moins que la politique nationale ne s’en mêle : si Gaudin et Muselier soutiennent aujourd’hui Sarkozy pour la présidence de l’UMP, la pression de Chirac pourrait s’accentuer avant 2007. Et dans cette bataille, Muselier a un argument de poids à faire valoir auprès des patrons nationaux : c’est lui qui tient la fédération UMP des Bouches du Rhône...Coté gauche, la lutte est plus ouverte : Jean Noël Guérini, président du Conseil Général, prépare les municipales en s’entourant de conseillers émanant des différents groupes sociaux de Marseille. Mais pour avoir une chance de gagner, le président du Conseil Général doit s’appuyer sur les erreurs de son adversaire. Par exemple se battre contre le projet d’incinérateur des ordures ménagères à Fos sur Mer : à la faveur d’un débat public qui sert avant tout sa communication politique, Guérini vise Gaudin sur un dossier phare.L’autre patron de la gauche, Michel Vauzelle, ne veut pas mettre le pied dans le bourbier marseillais. Patrick Menucci, son directeur de campagne en 2004, est intéressé, mais il est redevable à Guérini de l’avoir accueilli après sa défaite aux législatives de 2002. Enfin, il y a surtout Sylvie Andrieux, la plus ambitieuse des quadras du PS : elle était candidate à la candidature en 2001 ; elle a pris la présidence de l’Etablissement Public Foncier Régional qui va peser dans le développement des collectivités locales. Convaincu de la battre facilement, l’entourage de Gaudin encourage volontiers sa candidature... Après un article élogieux dans Marseille l’Hebdo en pleine campagne des régionales, elle pourrait même croire qu’elle a acquis la stature politique nécessaire à ce combat...Hubert Falco décourage les adversairesAprès trois ans de secrétariat d’Etat, le Maire de Toulon a accompli une partie de la tâche : redonner à Toulon une place sur l’échiquier politique national. Cette place, il est allé la chercher à Paris, en bon cacique de la droite varoise : appuyé sur son ancrage rural, Hubert Falco a en effet construit son parcours autour du Conseil Général du Var. C’est la structure départementale qui lui a permis d’intervenir à Toulon entre 1995 et 2001, contre la municipalité FN. Parcours logique : département, grande ville, ministère, puis Sénat en septembre 2004, le Maire et président de la Communauté d’agglomération semble endosser les habits du grand élu de province... pardon, de Provence. L’épisode parisien une fois clos, avant que Raffarin ne l’entraîne dans sa chute, Hubert Falco rentre au bercail pour tirer les marrons du feu : c’est le moment où les premières opérations d’urbanisme vont sortir, et le Maire doit être là pour couper les rubans. Car une opposition laminée en 2001 a permis au Maire d’envisager de vastes changements urbains sans craindre de résistance : réouvrir la ville sur la mer, percer le deuxième tunnel de la traversée routière, restaurer les bâtiments publics, etc. Quant au tramway, il risque de n’être inauguré qu’après 2008. Falco serait alors l’un des rares Maires à être réélus dans une ville en travaux. Car personne ici ne doute de sa réélection, même à gauche. Les séances du Conseil municipal sont sans saveur, égayées parfois par les confidences du Maire : « je n’ai plus trop de fougue, je suis fatigué. Je suis un peu au bout de l’échelle », rapporte Cuverville le 29 octobre. Et Gilles Suchey, rédacteur en chef du média toulonnais, constate sans entrain : « Falco sera là jusqu’à la fin des temps. La seule ambition de la gauche, c’est de limiter la casse. Alors en 2007 ou 2008, de toutes façons, ce sera d’un ennui mortel ». Seul suspense : qui sera le « peintre » choisi à gauche pour « limiter la casse »...Nice : Peyrat fait le dos rondLe Sénateur-maire UMP Jacques Peyrat n’a jamais toléré aucune contestation dans son camp. L’idée même de couver en son sein un dauphin lui est insupportable, et justifie à elle-seule sa candidature en 2008. Il aura pourtant 78 ans, mais peu importe : il entend rester le seul maître à bord. Pourtant, depuis l’élection de 2001, gagnée de justesse, l’image du Maire s’est gravement détériorée dans la population niçoise, qui lui reproche tout et son contraire. Les commerçants ne peuvent plus le sentir, les juges lui cherchent des poux dans la tête et l’affaire Vialatte, du nom du directeur général des services à qui il avait confié les clefs de la mairie, a laissé des traces. Côté symboles, le classement de la façade de la gare du Sud, contre le projet de nouvelle mairie, sonne comme un désaveu. Sa seule chance est que d’ici à 2008, le tramway devrait être fini. Si les Niçois l’adoptent, Jacques Peyrat aura eu raison de faire le dos rond. Mais la concurrence sera rude.Face à lui, le député UDF Rudy Salles, le dernier des bébés Médecin (avec Christian Estrosi), avait manifesté des velléités de conduire une liste en 2001. Depuis il s’oppose à Peyrat, sur tout et rien : la gare du Sud, le tramway, le stade du Ray, etc. Il confirme au Ravi qu’il sera bien candidat en 2008, et sa réponse marque une trop longue attente, voire une impatience d’en découdre. Un conquérant sous un masque un peu lisse...A gauche, il n’a manqué à Patrick Mottard (PS) que 3000 voix en 2001. Depuis, il mène avec une certaine dextérité la barque de Nice plurielle, qui regroupe 14 conseillers municipaux des Verts à l’extrême gauche. Mais avec une casserole qui n’en finit pas de faire du bruit : en 1999, il a demandé à M. Damiani, qui l’avait remplacé au Conseil Régional, de lui rétrocéder la moitié de ses indemnités. Son challenger à gauche, Patrick Allemand, premier vice-président du Conseil régional, était déjà candidat à la candidature en 2001. De basses manœuvres, affirme-t-il, l’ont empêché d’aller plus loin, et depuis, il répète que « Si nous avons Peyrat à Nice, c’est la faute de Patrick Mottard ». Ce sont les militants socialistes qui choisiront leur candidat, et Allemand, président de la fédération des Alpes Maritimes, ne doute pas du résultat.Etienne Ballan et Gilles Mortreux.2007 ou 2008 ?Le calendrier électoral de 2007 est trop chargé au goût du gouvernement : élections présidentielles, législatives, municipales et cantonales au printemps, puis sénatoriales à l’automne. Dominique de Villepin a donc mené des discussions avec les différents partis politiques, et obtenu le soutien de l’UDF pour un report des élections locales (municipales et cantonales) en 2008. Problème : les sénateurs seraient alors élus en septembre 2007 par un corps électoral (conseillers municipaux et généraux) datant de 2001 et 2004. Le PS s’oppose à cette solution, d’autant plus que les élections municipales de 2001 ne lui ont pas été favorables. Pour Jean Louis Masson également, sénateur ex-UMP de la Moselle (voir Le Ravi n°11), permuter l’ordre des prochaines sénatoriales et des municipales serait « un tour de passe-passe ». « Ni le Sénat, ni aucune institution de la République ne peuvent accepter que la légitimité des futurs sénateurs puisse être ainsi mise en cause. » Et le sénateur d’enfoncer le clou : « C’est dans les urnes que les élections doivent être gagnées et pas en manipulant les modes de scrutin ou leur calendrier ».Le Conseil constitutionnel tranchera... De son côté Jean Claude Gaudin, maire d’une grande ville et rééligible au Sénat en 2007, voit les choses simplement : laisser le printemps 2007 aux élections nationales pour ne pas semer la confusion et encourager l’abstention ; organiser les élections locales au début de l’année suivante : « toute autre formule coincerait les élections municipales à partir de l’automne avant la session budgétaire, cela ne permettrait pas de faire une vraie campagne municipale. Or aujourd’hui les Françaises et les Français sont attachés à la proximité, les élections municipales pour eux sont très importantes ». Heureux électeurs donc, et heureux élus : les Maires se félicitent d’avance de cette année supplémentaire pour pouvoir finir les grands travaux de leurs mandats...EB
Par la ravi, journal satirique
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Vendredi 7 janvier 2005
Bataille politique autour du traitement des déchets marseillaisLE MONDE | 07.01.05 | 14h59A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin.Abonnez-vous au Monde.frLa fermeture imposée, d'ici à 2006, de la décharge d'Entressen, la plusgrande d'Europe, suscite une tension entre les élus PS et UMP desBouches-du-Rhône, qui prônent des solutions différentes. Un débat public estorganisé dans le département.Marseille de notre correspondant régionalLe 12 décembre 2004, il y avait 200 personnes pour parler de l'éliminationdes déchets ménagers dans la salle du développement culturel deSaint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), qui ne voit pas souvent d'assembléeaussi nombreuse. Et, le 4 janvier, ils étaient plus de 700, venus évoquer le même sujet dansle centre Marcel-Pagnol de Fos-sur-Mer.Cette fois-là, de nombreux participants venaient de manifester avec leursélus contre la création d'un incinérateur. Cet équipement serait destiné àbrûler les déchets de la communauté urbaine de Marseille, qui alimententtoujours la décharge d'Entressen, la plus vaste d'Europe. Sourced'innombrables polémiques, cette énorme décharge devrait déjà être fermée,mais fonctionne toujours, faute, pour le moment, de solution consensuellepour la remplacer. Le débat sur le traitement des déchets ménagers, lancé par le conseilgénéral, présidé par Jean-Noël Guérini (PS), fait recette dans l'ouest desBouches-du-Rhône, même s'il attire peu de monde à Marseille même, pourtantau cœur de la polémique. Organisées sur le modèle de celles préconisées parla Commission nationale du débat public quand elle est saisie d'un problèmemajeur, les réunions abordent chacune un aspect technique et politique dudossier. A Fos, la question de l'incinérateur, refusé par tous les participants, alargement éclipsé les questions de la transformation des déchets en compostsutilisables sur l'essentiel des terres agricoles du département. Mais, àSaint-Martin-de-Crau, c'est bien des rapports entre citoyens, éliminationdes déchets et puissance publique dont il s'est agi durant les deux bonnesheures d'une discussion à la fois intense et très calme.LA PAROLE À LA SALLEAprès qu'un représentant du département des Deux-Sèvres, réputé pionnier enla matière, a détaillé les expériences locales sur la réduction des déchetsà la source, comme la dématérialisation des actes administratifs pouréconomiser papier et rejets, ou le "Caddie idéal parce que nos achats sontnos déchets" , l'animateur donne la parole à la salle.Un agriculteur d'un village voisin s'interroge sur les "publicités nonadressées" qui envahissent les boîtes aux lettres. Une dame s'étonne de nepas savoir "où déposer ses déchets médicaux" . Le pharmacien du village luirépond immédiatement qu'avec son confrère ils les gèrent quotidiennement.Sollicité, Antoine Rouzaud, jeune conseiller général (PRG) chargé du plandépartemental d'élimination des déchets et cheville ouvrière des débats,s'interroge à haute voix sur le paiement des sacs en amidon, susceptibles deremplacer les sacs en plastique distribués par les grandes surfaces pourpréserver l'environnement.Agacée, une participante demande quelle solution préconiser contre "lesserristes qui brûlent leurs plastiques en plein air" . La conseillèremunicipale déléguée à l'écologie lui répond : "Ce brûlage est interdit, ilexiste des structures qui reprennent les plastiques de serres et lescontrevenants ont, cette année, été verbalisés."Ainsi va "ce débat public sans précédent en France" , pour reprendrel'expression de M. Rouzaud. Supervisé par un ancien juge de la chambrerégionale des comptes, Pierre Fabre, qui doit faire la synthèse des dix-septréunions publiques prévues d'ici à la fin janvier, il rencontre des succèsmitigés. Les salles n'ont été combles que dans la partie du départementtravaillée par la question de l'incinérateur que la communauté de communesde Marseille veut installer dans la zone.D'autant plus qu'en novembre 2004 le vent, détruisant des clôtures de ladécharge d'Entressen, a dispersé des millions de sacs en plastique sur lesterres des communes limitrophes de ce centre d'enfouissement technique qui,depuis 1912, accumule les ordures du chef-lieu du département. Selonl'ancien magistrat, chargé de veiller à l'équité des débats et qui seréjouit de cette expérience inédite, ces discussions "sont toujours de trèsbon niveau, mais ne touchent souvent que la partie des gens très motivés" .Cette démarche originale n'est qu'une facette, très politique etvolontairement spectaculaire, du travail d'élaboration du plan départementald'élimination des déchets qu'a entrepris le conseil général desBouches-du-Rhône. Parallèlement à ces réunions publiques, se tiennent en effet des commissionsqui abordent, sous les aspects techniques, économiques et sociaux, lesquestions majeures touchant la chaîne des déchets, de leur production, deleur tri, de leur méthanisation ou de leur compostage.TOUT POUR LE TRI SÉLECTIFLa ligne est claire, puisqu'elle a été affichée dès le début del'élaboration du plan : tout pour le tri sélectif, le recyclage biologiqueet l'enfouissement des déchets, et refus radical de l'incinération. Ce qui aévidemment rallié au conseil général l'ensemble du mouvement associatif etl'écrasante majorité des élus de l'ouest du département, dont les communessont désormais saturées des rejets industriels de la zone de Fos, à la foisleur richesse et leur pollueur majeurs.Le 20 décembre 2004, un prédiagnostic détaillé a été établi, qui chiffre à900 000 tonnes par an les déchets ménagers rejetés par le 1,8 milliond'habitants du département (500 kg par personne), au même poids les déchetsindustriels et à 150 000 tonnes les boues issues des stations d'épuration.Outre le compte rendu des demandes, remarques et critiques récoltées lorsdes réunions publiques, le premier semestre doit donc voir la finalisationdu plan au sein de la commission consultative réglementaire, qui réunit lesreprésentants du conseil général, des collectivités locales, de l'Etat etdes associations, nombreuses et actives sur ce terrain.Selon M. Rouzaud, qui le rappelait à Fos-sur-Mer, l'ensemble du processus,qui comprend la consultation des conseils généraux voisins pour avis,devrait être achevé avant l'hiver, afin que le président Guérini puissepromulguer officiellement le plan en décembre 2005.Michel Samson "Les collines lunaires de Miramas""Quand j'ai mis le pied pour la première fois à Miramas dans la grandiosedécharge de Marseille - la plus vaste de France -, j'ai été frappé par laprésence d'un camion entier de rascasses avariées qu'une nuée de goélands sedisputaient à grands cris, et depuis, les poissons crus de Méditerranée sontinséparables des collines lunaires de Miramas. C'est que le hasard etl'accident n'existent pas en ces matières, tout y est essentiel, les objetsles plus hétéroclites ont ainsi un rendez-vous fatal décidé au moment deleur fabrication. Ce qu'il y a d'admirable dans les gadoues, c'est cettepromotion généralisée qui fait de chaque débris l'emblème possible de lacité qui l'a enfanté."C'est ainsi que dans son roman Les Météores (Gallimard, 1975), qui se situeentre les années 1930 et 1960, Michel Tournier fait décrire à Alexandre, unde ses héros, la décharge de Marseille.• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 08.01.05
Par Bernadette caillard-humeau
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Samedi 15 janvier 2005
PARIS (AFP) - Une étude nationale sur l'impact des rejets de dioxine sur la population va concerner, à partir de mars, plus de 900 personnes vivant à proximité de huit incinérateurs d'ordures ménagères, a indiqué lundi l'Institut national de veille sanitaire (InVS).La première phase préliminaire, menée conjointement par l'InVS et l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), avait été lancée en septembre dernier autour des incinérateurs d'ordures ménagères de Pluzunet (Côtes-d'Armor) et Gilly-sur-Isère (Savoie).A l'issue de cette étude pilote destinée à tester le dispositif, l'étude nationale proprement dite, dont les résultats sont attendus pour la fin 2006, doit concerner à partir de mars la population vivant autour des incinérateurs de Pluzunet et de Dijon (Côte-d'Or), a précisé l'InVS.Suivront les sites de Bessières (Haute-Garonne), Cluny (Saône-et-Loire), Fécamp (Seine-Maritime), Gilly-sur-Isère (Savoie) puis, enfin, à partir de juin ceux de Maincy (Seine-et-Marne) et Maubeuge (Nord), selon l'InVS.Ces sites sont considérés représentatifs du parc d'usines d'incinération d'ordures ménagères en France et ils sont de plus, souligne l'Afssa, situés dans des zones où la consommation de produits locaux est avérée.L'exposition prolongée aux dioxines peut entraîner des perturbations du système immunitaire et du développement du système nerveux, des troubles du système endocrinien ou de la fonction de reproduction. La TCDD, la plus toxique des dioxines, est classée depuis 1997 comme substance cancérigène.L'étude nationale a pour objectif de quantifier une éventuelle sur-imprégnation aux dioxines des populations vivant autour des incinérateurs, la principale source de contamination étant alimentaire. Il sera demandé aux personnes incluses dans l'étude (environ 130 par site) de décrire leurs habitudes alimentaires et leur environnement et de se prêter à un examen de santé comprenant une mesure de la pression artérielle, de la corpulence ainsi que des prélèvements sanguins et urinaires permettant de doser les dioxines et métaux lourds, rappelle l'InVS.Les incinérateurs d'ordures ménagères en France émettent encore 10 à 20 fois plus de dioxines qu'en Allemagne, en Suède ou au Danemark, avaient estimé des experts lors d'un colloque au printemps dernier à Paris.Début septembre, le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a averti qu'il fermerait fin 2005 tout incinérateur non conforme aux normes européennes entrant en vigueur le 28 décembre 2005 : les installations devront alors émettre moins de 0,1 nanogramme/m3.
Par Bernadette caillard-humeau
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Samedi 29 janvier 2005
LA FEVE fédère 22 associations vendéennes de protection de l'environnement. Voici ses propositions. Le plan de la FEVE s'inspire des principes des politiques ZERO DECHET (zero waste) déjà développées aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie et aux Philippines. Ces propositions n'ont rien d'utopiques, car elles sont déjà mises en oeuvre dans certaines régions et villes des pays citées ci-dessus depuis quelques années. Ces derniers ont parallèlement renoncés au développement de l'industrie de l'incinération de déchets, jugée trop onéreuse, polluante et compromettante pour le développement d'une industrie du recyclage. Le plan de gestion des déchets proposé par l'association FEVE (fédération éco-citoyenne de Vendée- 85 600 Treize Septiers) propose un plan en plusieurs points (chaque point complétant l'action de l'autre pour réduire la production de déchets et favoriser des procéder de recyclage non polluant) entre autre : 1 - Le tri des déchets, grâce à 3 poubelles (compostable, recyclage, déchets ultimes). En séparant les différents types de déchets et en adaptant les modes de traitement à chaque catégorie, on limite les réactions chimiques polluantes, notament en ne mélangeant les matières fermentiscibles à toutes sortes d'autres déchets. Accélerer la création de plate-forme de compostage collectif et d'unité de recyclage (création d'emplois). 2 - La réduction de l'émission des déchets à la source, par le tri à l'achat, des conventions passées avec les grandes surfaces, l'informations auprès de la population par des amabassadeurs du tri (créations d'emploi), inciter à l'achat de produits à l'emballage réduit (éco-produits), faire la guerre au "sur-emballage", aux sacs plastiques inutiles, aux matières non-recyclables...etc 3 - L'application du principe pollueur/payeur et la mise en place de la pesée des déchets à l'embarquement. 4 - Une réorientation de la politique des CET géants (grands centres d'enfouissement de déchets) en centre cantonaux couverts et bardés, plus petits et pas d'incinération. Un incinérateur n'élimine pas les déchets mais les transforment par incinération en substances solides et gazeuses plus toxiques que le déchets à son origine. Le petit CET couvert, bardé a 4 avantages : - la couverture et la bardage empêchent la pluie de mouiller les déchets, de percoler (infuser) et de resortir sous forme de jus souillés (lixivias), - il évite l'envolé de matières, - le toit, le bardage et le compostage des déchets fermentiscibles diminuent énormément la quantité de déchets à stockés en CET, la production de jus, donc des polutions (l'eau est le principale véhicule des pollutions). Pour plus d'informations, adressez-vous à la FEVE - La Gourinière - 85600 Treize Septiers

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Dimanche 30 janvier 2005
Le comité de prévention et de précaution, composé de scientifiques, a rendu publics ses travaux sur les risque sanitaires et environnementaux liés aux incinérateurs de déchets. S'il conclut à l'absence de risque de maladies aussi graves que le cancer, le Comité reste prudent sur les effets sanitaires et environnementaux de la dioxine. Les quelques  études menées jusqu'ici ne permettent pas, en effet, d'aboutir à des conclusions définitives sur les risques liés à l'incinération. La France, qui dispose du plus grand parc d'incinérateurs de l'Union européenne, a longtemps occulté les impacts sanitaires et environnemenraux de l'incinération, mode de traitement des déchets qu'elle privilégie avec la mise en décharge - 47% des déchets sont mis en décharge et 35% sont incinérés, le recyclage n'est que de 16%, avec une récupération énergétique de 5%-. Pourtant, la combustion des déchets présente une certain nombre de risques au plan sanitaire, pour les riverains et les animaux, ainsi qu'au plan environnemental. Les émissions de dioxine, en particulier, sont particulièrement nocives. Elles sont rejetées dans l'air, mais également dans les sols, où la dioxine s'accumule et touche ensuite la végétation, puis les animaux dont la nourriture provient des sols. La question de la dioxine, traitée au début des années 90 par le Danemark et les Pays Bas, n'a été mentionnée en France qu'à partir de 1997 par les pouvoirs publics dans un texte réglementaire. C'est ensuite une directive européenne de 2000 qui a fixé les normes concernant les rejets de dioxine, applicables en décembre 2005 à toutes les installations.Dans les années 90, de nombreuses plaintes seront déposées sur l'ensemble du territoire, engendrant des fermetures d'usines d'incinération pour non conformité. En 2003, Roselyne Bachelot, alors ministre de l'écologie, avait demandé au Comité de Prévention et de Précaution (CPP) de rendre son avis sur une étude menée sur les riverains d'une usine située à Besançon, émettant un lien entre les émissions de dioxine et des cas de cancers chez les riverains. Pour le CPP, qui a rendu ses conclusions à la presse le le 27 janvier dernier,  " il n'existe pas d'argument solide permettant de conclure à un risque accru de cancer pour les personnes qui résident à proximité d'une usine d'incinération ". Mais, prudent, le comité souligne que les données sur les rejets polluants sont peu nombreuses et qu'il faut poursuivre les recherches avant de tirer des conclusions définitives. " L'impact actuel et futur de l'incinération semble maîtrisé, mais il reste des incertitudes à lever, explique son président, Alain Grimfeld.  Il nous semble indispensable de mettre en place des dispositifs de surveillance sanitaire ". Polémiques entre expertsDe fait, si le CPP fait preuve de scepticisme sur les  risques de cancer, il reconnaît que tous les risques n'ont pas été identifiés à l'heure actuelle. Pour Phillippe Hubert, membre du CPP et de la direction des risques chroniques à l'INERIS, la question du risque sur la santé et l'environnement est loin d'être réglée. "  Il est certain que les études menées manquent de crédibilité, a-t-il reconnu lors de la conférence. Toutes les analyses concluent à un risque, mais à des degrés très différents. Pour certains experts, le risque sanitaire est très important, au point d'exiger la fermeture des incinérateurs, et pour d'autres, il est moindre. Le niveau de risque continue à nourrir les polémiques entre experts, il faut que nous parvenions à faire des protocoles plus fiables. Mais si la surveillance de l'air et des sols est plutôt  simple, celle du suivi des individus sur une population donnée est plus complexe ". La polémique entre scientifiques a du reste pris une tournure plus " politique " depuis que des médecins ont été sanctionnés par le Conseil de l'ordre pour avoir signalé des cas de cancers, liés selon eux aux incinérateurs. Le CPP affirme " ne pas vouloir s'en mêler ", et " condamne l'attitude qui, au nom d'affaires comme l'amiante, consisterait à systématiser le doute " et à " décrédibiliser le principe de précaution ". Il n'en reste pas moins que si les collectivités locales veulent continuer à privilégier l'incinération, il leur faudra désormais associer les populations riveraines, de plus en plus méfiantes à l'égard de tels projets qualifiés de " NIMBY "( Not in my back yard , " pas dans mon jardin "). Le CPP estime à cet égard que " dans de nombreux cas, le plan de gestion des déchets des collectivités locales n'est pas clairement présenté au public, ce qui empêche les associations d'avoir une vison globale de la question. De leur propre aveu, ces associations se retrouvent presque " condamnées " à lutter contre un projet ", faute d'information suffisante. V. S. UNE REACTION AUX CONCLUSIONS DU CPP : Au moins on sait que ces messieurs du CPP relèvent de l’une au l’autre des branches de cette alternative : -Ou ils sont bêtes à en pleurer, ce qui est peu compatible avec leur fonction scientifique ? -Ou ils sont les ”bénis OUI-OUI” du Lobby de l’incinération qui les a convaincu de laisser leur science au vestiaire ? Dans ce dernier cas on peut en imaginer les raisons. Ou il s’agit de “carriérisme” ou de moyens de conviction encore plus inavouables... En effet, prétendre que les nouvelles normes mettent les citoyens complètement à l’abri des risques est intellectuellement malhonnête, attendu qu’ils ne peuvent ignorer dans quelles conditions ces incinérateurs sont contrôlés ou, pour être plus réaliste, non contrôlés ! Les mises aux nouvelles normes s’effectueront dans des délais qui peuvent aller jusqu’en 2010 pour les usines existantes et en 2005 pour les nouvelles. Que l’on fasse une ou deux mesures de dioxines par an, dans les conditions connues, à savoir par des labos choisis et payés par l’exploitant qui connaît forcément la date du contrôle “inopiné” donne des résultats non crédibles que tout scientifique honnête ne peut extrapoler à une année entière de fonctionnement ! Aucun de ces éminents scientifiques ne s’interroge sur le nombre restreint de molécules contrôlées (une centaine) ? Pourtant plusieurs milliers sont recensés et les études sur leurs effets à long terme n’ont jamais été faites ! Quelle belle certitude d’innocuité peut-on en tirer ?
Par novethic
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Mercredi 2 février 2005
Il n'y aura pas d'incinérateur en Vendée ! La commission consultative propose d'intensifier le tri et le compostage ! Pas d'incinérateur en Vendée, appel au civisme des Vendéens pour mieux trier leurs déchets, priorité absolue au compostage, enfouissement limité. Voilà les grandes lignes préconisées par la commission consultative pour réformer le plan départemental d'éliminations des déchets. Cet avis devra être confirmé par le conseil général mi-février. Dans un récent sondage, commandé par le conseil général, 95 % des Vendéens interrogés se disaient prêts à faire des efforts personnels pour éviter le recours à un incinérateur. Et bien la commission consultative, chargée de trancher sur la manière de réviser le plan d'élimination des déchets, les prend au mot. Elle retient le scénario 4 qui fait la part belle au tri, au recyclage et au compostage. Selon la commission, exit à jamais le projet d'un incinérateur qui a donné des sueurs froides aux Vendéens depuis trois ans. « On n'a pas retenu cette solution, non pas pour des raisons technologiques, mais parce qu'il n'y avait pas acceptation des Vendéens. Pouvait-on faire comme si Grosbreuil n'avait pas existé ? », explique Bruno Retailleau, vice-président du conseil général. La mobilisation citoyenne aurait-elle fait trembler le conseil général ? Le peuple a dit « non » à l'incinérateur, ses élus ont suivi... « Et tous les déchets vendéens seront traités en Vendée. » Pas d'export vers des incinérateurs voisins. Exit aussi les grands centres d'enfouissement de 100 hectares du type de Grand'Landes. Les élus ont retenu la leçon des dérives du passé. Le scénario préconisé par la commission préfère donc « six CET de seulement 20 hectares maximum pour 25 ans ». Chacun pouvant accueillir 20 000 tonnes de déchets inertes. La philosophie générale du plan retenu repose donc sur le tri et le compostage. Avec des composteurs individuels (6 000 sont déjà distribués, plus 3 000 d'ici fin 2005), vingt plate-formes de compostage collectif (capacité chacune entre 50 et 100 tonnes) et sept centres de tri mécano-biologiques pour faire du compost. « Chaque centre recevra 26 500 tonnes de déchets et il en ressortira 50 000 tonnes de compost », détaille Bruno Retailleau. Un compost qui sera disponible gratuitement pour l'épandage agricole. « Tous ces équipements seront sous maîtrise d'ouvrage publique. Trivalis en sera l'exécutif », assure Bruno Retailleau. Toute la réussite de ce scénario repose sur un point : l'intensification du tri. C'est un pari osé sur la bonne volonté des Vendéens. « C'est le scénario de l'effort, prévient Simon Gerzeau, président de la commission. Il s'appuie sur le civisme écologique des Vendéens. » Bruno Retailleau est catégorique : « On va leur demander beaucoup. Il faudra changer d'attitude, changer de culture, optimiser le recyclage. » L'objectif est clairement de limiter le volume des ordures ménagères, et donc à traiter. Aujourd'hui, 360 000 tonnes de déchets sont produites (estimation à 410 000 tonnes fin 2005). La commission souhaite donc fortement inciter à la réduction des déchets à la source, dans chaque foyer, mais aussi auprès des industriels, de la grande distribution. « Nous passerons des accords avec eux », indique Bruno Retailleau. Il faudra aussi imaginer un plan de bataille pour sensibiliser les touristes. Un gros travail d'information en perspective. Scénario « le plus écologique » Pour la commission, le scénario retenu présente des avantages décisifs, qui ont fait la différence sur les autres solutions possibles : « C'est le plus écologique, le plus protecteur en matière d'environnement, avec l'impact le plus faible sur l'effet de serre, les risques les plus faibles en matière de toxicité, le moins dangereux pour la santé humaine. » Autre atout de poids, « c'est le moins cher : 104 € par tonne ». Désormais, en rendant cet avis, la commission a terminé son travail. Elle passe le relais aux conseillers généraux, qui devront valider ou non cet avis, mi-février. Suivront, en mars, l'élaboration en détail du plan départemental, puis d'avril à mai, l'enquête administrative (avis des administrations d'État et collectivités voisines de la Vendée), d'août à septembre, l'enquête publique, et enfin en octobre l'approbation du plan définitif par le conseil général. Christophe JAUNET.
Par article Ouest-France
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Jeudi 3 février 2005
Communiqué de France Nature Environnement : Remettre l’incinération à sa place ! Le Comité de Prévention et Précaution (CPP)* estime qu’il est urgent de prendre des mesures incitatives en matière de prévention de la production de déchets et qu’il faut « replacer l’incinération dans le cadre d'une politique globale de gestion des déchets ». La fédération France Nature Environnement (FNE) se félicite de ce constat, qui sous entend que le fort développement de l’incinération doit être stoppé, et ce pour plusieurs raisons. En effet, incinération et prévention (faire moins de déchets) sont en totale contradiction, les incinérateurs étant de véritables "aspirateurs" à déchets. Pour mémoire, rappelons que les nouvelles unités sont construites pour de gros tonnages afin de les rentabiliser. Hormis pour les plus grandes agglomérations, l’objectif de rentabilisation de telles unités implique la chasse aux déchets à travers le territoire, ce qui induit notamment la mise au placard du principe de proximité, avec pour conséquence des milliers de camions sur les routes, d’où des impacts sanitaires (bruit, pollution de l’air…) et effet de serre. Aucune étude épidémiologique fiable, mesures sur l’environnement insuffisantes, émission avérée en quantités infimes de substances toxiques s’accumulant dans notre environnement et notre organisme… Le CPP n’est pas affirmatif sur l’absence de risques sanitaires liés aux incinérateurs et invite implicitement au principe de précaution. Alors que l’incinération est présentée comme la solution miracle par les décideurs, FNE continuera à aller à contre courant en demandant que cette technique reste marginale.
Par france nature environnement
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Mercredi 16 février 2005
Le projet d’incinérateur du syndicat mixte Trivalis, prévu depuis 2001 pour éliminer la moitié des déchets de Vendée, avait soulevé une telle hostilité de la part des habitants que le conseil général s’était résolu fin 2003 à réviser le plan départemental d’élimination des déchets. La commission consultative mise en place dans ce but vient de préconiser l’abandon de l’incinérateur au profit d’une valorisation biologique maximale par compostage, reposant sur six à sept unités industrielles assurant un «tri mécano-biologique» et une multiplication des composteurs domestiques, l’ensemble étant complétés par un réseau de six centres de stockage. Le coût à la tonne de ce nouveau scénario reviendrait à 104 euros, tandis que l’incinération représentait 142 euros. Source : Les Echos du 9 février
Par Journal Les Echos
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