Bienvenue

Le 18 octobre, une journée record : 2489 pages vues. Prévision du mois : 22225 pages vues et 5089 visiteurs. Merci de votre intérêt.

L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Jeudi 1 mai 2008
San Francisco sur le point d’adopter une mini taxe carbone par Alexis Beauchamp Voir tous les articles de Alexis Beauchamp Texte mis en ligne le 18 avril 2008 à 15:27 Soyez le premier à commenter ce texte La région de San Francisco pourrait bientôt entériner une minuscule taxe carbone, de 4,4 ¢ par tonne d’équivalent CO2, ce qui serait une première aux États-Unis. Un vote aura lieu le 21 mai prochain sur la question, et la taxe entrerait en vigueur le 1er juillet prochain si elle est adoptée. Le New York Times rapporte que cette initiative rapporterait seulement 1,1 million de dollars par année, notamment parce que seules les installations industrielles seraient visées. Les raffineries, cimenteries et centrales électriques épongeraient 90 % de cette somme, le reste étant assumé par quelques centaines d’entreprises. Le Bay Area Air Quality Management District, qui pilote ce dossier, explique que cette petite taxe carbone servirait à payer pour l’inventaire des émissions de GES de la région. Certaines entreprises soulignent toutefois que cette nouvelle taxation va compliquer encore davantage les normes environnementales, et que son adoption est inappropriée puisque la Californie travaille sur sa propre réglementation. La région du Bay Area, qui inclut San Francisco, prévoit toutefois intégrer leur mini-taxe à la réglementation californienne lorsque celle-ci entrera en vigueur, question d’éviter les doublons. Le maire de San Francisco, Gavin Newsom, a défrayé les manchettes en décembre dernier lorsqu’il a évoqué la possibilité d’imposer une taxe carbone afin d’encourager la conservation et l’efficacité énergétique. Il promettait alors de diminuer la taxe municipale sur les cotisations sociales de manière équivalente. Nul besoin de préciser qu’une taxe de 4,4 ¢/tonne de GES est largement insuffisante pour modifier les comportements. A titre comparatif, la taxe carbone sur l’essence au Québec est de moins de 3,50 $/tonne, ou 0,8 ¢ le litre. Pour aller plus loin : www.nytimes.com New York Times
publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 3 avril 2008
NERGY 2 big projects will amp up solar power in Southland Damian Dovarganes, Associated Press California Gov. Arnold Schwarzenegger, at podium, announces that Southern California Edison(SCE) will build the nation's largest solar energy installation during a news conference on the roof of a ProLogis building in Fontana, Calif. Edison plans a massive installation of photovoltaic cells on rooftops, and FPL Energy proposes a 250-megawatt plant. By Andrea Chang, Los Angeles Times Staff Writer March 27, 2008 Solar energy is getting a big boost in Southern California with the unveiling of two projects that will be capable of generating a total of 500 megawatts of electricity, enough to serve more than 300,000 homes. Gov. Arnold Schwarzenegger and Southern California Edison plan to announce today the country's largest rooftop solar installation project ever proposed by a utility company. And on Wednesday, FPL Energy, the largest operator of solar power in the U.S., said it planned to build and operate a 250-megawatt solar plant in the Mojave Desert. The projects would help California meet its goal of obtaining 20% of its electricity from renewable sources by 2010. In 2006, about 13% of the retail electricity delivered by Edison and the state's other two big investor-owned utilities came from renewable sources such as sun and wind, according to the California Public Utilities Commission. Energy experts were struck by the size of the two projects, which would bolster the state's current total of about 965 megawatts of solar power flowing to the electricity grid. "Five hundred megawatts -- that's substantial," said spokesman George Douglas of the National Renewable Energy Laboratory. "Projects of that size begin to show that solar energy can produce electricity on a utility scale, on the kind of scale that we're going to need." The Edison rooftop project will place photovoltaic cells on 65 million square feet of commercial building roofs in Southern California. The cells will generate as much as 250 megawatts of electricity -- enough to power about 162,500 average homes, based on the utility's estimate that one megawatt would serve about 650 average homes. "These are the kinds of big ideas we need to meet California's long-term energy and climate change goals," Schwarzenegger said in a statement. "If commercial buildings statewide partnered with utilities to put this solar technology on their rooftops, it would set off a huge wave of renewable-energy growth." The project, subject to approval by state utility regulators, will cost an estimated $875 million and take five years to complete, Edison spokesman Gil Alexander said. The utility, a subsidiary of Edison International, plans to begin installation work immediately on commercial roofs in San Bernardino and Riverside counties and spread to other locations in Southern California at a rate of one megawatt a week. The first of the solar rooftops, which will use advanced photovoltaic generating technology, is expected to be in service by August. "This is a breakthrough. This is hugely accelerating to a scale that is the largest in the country -- a kind of virtual solar generation facility," John E. Bryson, chairman and chief executive of Edison International, said in an interview. "It's a big deal for the state of California; it's a big deal for the renewable-energy sector." Rosemead-based Southern California Edison provides power to 13 million people in a 50,000-square-mile area of Central and Southern California. FPL Energy's proposed 250-megawatt plant, dubbed the Beacon Solar Energy Project, will be situated on about 2,000 acres in eastern Kern County. More than half a million parabolic mirrors will be assembled in rows to receive and concentrate the sun's rays to produce steam for a turbine generator -- a process known as solar thermal power. The generator will produce electricity for delivery to a nearby electric grid. Construction is scheduled to begin in late 2009 and will take about two years to complete, the Juno Beach, Fla.-based company said. "At a time of rising and volatile fossil-fuel costs and increasing concerns about greenhouse gases, solar electricity can have a meaningful impact," FPL Energy President Mitch Davidson said in a statement. "We believe that solar power has similar long-term potential as wind energy, and we are well positioned to play a leading role in the growth of this renewable technology." Longer term, the company aims to add at least 600 megawatts of new solar by 2015. FPL Energy currently has facilities with a capacity to produce 310 megawatts of solar power. andrea.chang@latimes.com
par los angeles times publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 29 janvier 2008
Basse-Normandie mardi 29 janvier 2008 Projet éolien en mer devant Port-en-Bessin Cinquante machines offshore pourraient fournir l'équivalent de la consommation en éclairage de sept habitants du Calvados sur dix. « Nous projetons d'implanter cinquante éoliennes offshore dans la baie de Seine. Le parc s'étendra sur une vingtaine de km2 », explique Frédéric Lanoë, directeur de la filiale française de WPD. Sa société internationale a déjà installé des éoliennes au large du Danemark et de l'Allemagne. D'autres à terre, dans le Centre et dans l'Est de la France. « Ce parc aurait une puissance de 250 MW, soit la consommation hors chauffage de 70 % des habitants du Calvados. » Les avantages d'être en mer sont de tous ordres. « La production commence lorsqu'il y a 10 km/h de vent. Elle doit s'arrêter à 120 km/h. Comme nous sommes au large, nous pouvons installer des éoliennes plus grandes qui produisent chacune 5 Mégawatts d'électricité au lieu de 2 à terre. » « Nos mâts sont hauts de 90 m et les trois pâles mesurent chacune 60 m », indique Brice Cousin, ingénieur en charge de ce projet. Soit un point culminant à 150 m au-dessus de l'eau. Pour limiter l'impact visuel au maximum, la société a décidé « de ne pas les implanter à moins de 8 km du rivage. Nous ne pouvons pas dire qu'elles ne seront pas visibles de la côte mais elles ne seront pas visibles tous les jours. Nous ne les installerons pas devant les sites historiques tels que le cimetière américain de Saint-Laurent-sur-Mer ». La société promet de ne pas gêner l'activité des pêcheurs. « Nous avons constitué des groupes de travail avec les pêcheurs, avec les présidents des comités locaux des pêches... L'emplacement n'est pas déterminé. On évitera les zones de concentration de coquilles Saint-Jacques et les zones de chalutage. » Les promoteurs évoquent des pistes pour faire de ce parc une chance pour la pêche (lire ci-dessous). À la clé, un investissement de 600 millions d'euros avec des retombées directes pour le Département du Calvados et les communes riveraines : une redevance annuelle de 60 000 € à se partager. Philippe SIMON.
publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 25 novembre 2007
Pierre Beuzit, directeur de la recherche chez Renault de 1998 à 2005 La révolution automobile en 2015 ? LE MONDE | 24.11.07 | 15h39 • Mis à jour le 24.11.07 | 15h39 Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Dans votre ouvrage, Hydrogène, l'avenir de la voiture ?, paru en octobre, vous prévoyez pour directeur de la recherche chez . Pourra-t-on dès cette date faire le plein d'hydrogène à la pompe ? Pas du tout. Les premières voitures fonctionneront avec des carburants classiques comme l'essence, le diesel ou les biocarburants. Mais, à bord, un nouvel appareil, appelé réformeur, pourrait les transformer en hydrogène, lequel alimenterait une pile à combustible. La propulsion deviendrait ainsi entièrement électrique, et la consommation de carburant passerait des 6 litres aux 100 km atteints par les voitures actuelles, à 3 litres. Cela marquerait le véritable démarrage de la voiture électrique, dont les batteries ne garantissent aujourd'hui qu'une autonomie limitée. LE PRINCIPE DU RÉFORMEUR En matière d'hydrogène, réformer signifie extraire. L'appareil sur lequel mise Renault a été développé par l'entreprise italo-américaine Nuvera. Il entretient une réaction chimique de "craquage" de la molécule de carburant, qui se décompose en hydrogène, en azote et en monoxyde de carbone (CO). Celui-ci est ensuite transformé en gaz carbonique (CO2). Le réformeur, dont le rendement atteint les 80 %, est bien adapté aux biocarburants, qui devraient être de plus en plus présents d'ici à 2015. À LIRE Hydogène, l'avenir de la voiture ? de Pierre Beuzit, L'Archipel, 2007, 206 p., 18,50 €. [-] fermer Cette perspective est-elle envisagée par tous les constructeurs automobiles ? Le pétrole étant à terme condamné, chaque grand constructeur a développé sa propre activité dans l'hydrogène. BMW et Ford ont pris le parti de le brûler dans un moteur à combustion. Mercedes, General Motors, Volkswagen, Fiat, Nissan et PSA sont partisans d'un stockage de l'hydrogène pur, afin d'alimenter une pile à combustible. Renault et Toyota, eux, ont misé sur le réformeur. Si ce procédé devient opérationnel, c'est donc la voiture qui "produira" son propre hydrogène ? En quelque sorte. Bien sûr, cette solution n'est que transitoire, puisqu'elle ne rompt pas la dépendance au pétrole ou aux biocarburants. Elle ne supprime pas non plus la pollution, puisque la voiture continue - bien qu'en quantité moindre - à produire du gaz carbonique lors de la transformation du carburant en hydrogène. Mais le recours au réformeur, dans un premier temps, présentera des avantages. Avec ce dispositif, on évite tout d'abord la question problématique du stockage de l'hydrogène à bord de la voiture. Avec 1 kg d'hydrogène, on peut parcourir environ 100 km, mais ce kilo, à la pression atmosphérique, occupe un volume de... 11 m3. D'où la nécessité de comprimer fortement le gaz ou de le réfrigérer, ce qui consomme de l'énergie. Le réformeur permet, par ailleurs, de différer la mise en oeuvre du nouveau réseau de distribution grâce auquel l'hydrogène sera disponible dans les pompes à essence. Une perspective qui ne devrait pas, compte tenu des obstacles à franchir, être réalisable avant 2020 ou 2025. La conception des automobiles sera-t-elle modifiée en profondeur par cette innovation ? Au cours des cent dernières années, les voitures n'ont guère évolué dans leurs grandes lignes. En grande partie du fait du moteur thermique à explosion, un composant lourd, encombrant, bruyant et sale. Avec la pile à hydrogène, cette contrainte disparaît. Le réformeur, pas plus gros qu'une valise, tient dans l'emplacement de la roue de secours, et les moteurs électriques peuvent être intégrés à chaque roue. Ce qui laissera une grande liberté aux concepteurs. L'hydrogène offrant une source abondante de courant à bord, il alimentera de nombreux appareils. La voiture de demain pourra être construite comme un petit salon, comprenant des fonctions de communication, d'audio et de vidéo, mais aussi un réfrigérateur et un four à micro-ondes. Il se créera ainsi une continuité entre la vie chez soi et la vie en voiture, d'autant plus évidente que celle-ci sera devenue silencieuse. L'électrification de l'automobile transformera également des fonctions comme l'accélération, le freinage et la direction assistée. Les pédales ne servant plus à rien, elles pourront disparaître. De même le volant pourra-t-il être remplacé par un manche à balai (comme ceux utilisés dans les jeux vidéo), situé n'importe où dans l'habitacle. Pourrons-nous échapper aux embouteillages ? La voiture, toujours grâce à l'électricité, tirera un meilleur profit des services de guidage, ce qui améliorera à la fois la mobilité en ville et la sécurité de conduite. Grâce aux téléphones mobiles, il sera possible de faire savoir où l'on est et où l'on va. Le croisement de toutes ces informations permettra de mieux exploiter le réseau routier. Aujourd'hui, aux heures de pointe à Paris, seulement 15 % des voies sont saturées : un meilleur guidage fluidifiera le trafic. De plus, ces informations pourront être utilisées pour éviter les accidents : elles permettront de connaître la trajectoire de chaque automobile et de prévoir ainsi les collisions. Et les panneaux signalétiques eux-mêmes finiront peut-être par entrer virtuellement dans la voiture... La conduite n'aura donc plus grand-chose à voir avec ce que nous connaissons. Les automobilistes s'adapteront-ils ? En 2015, les jeunes conducteurs seront les enfants du joystick... Pour eux, cela ne posera pas de problème. Le contrôle de la voiture ne sera plus confiné à un endroit précis de l'habitacle, comme aujourd'hui où tout est concentré autour de la place du conducteur. La conduite se fera en quelque sorte par télécommande. Le comportement de l'automobiliste changera en conséquence. Parce qu'il aura appris à exploiter les nouvelles possibilités d'anticipation offertes par la technologie, que ce soit en matière d'embouteillages ou de risques d'accidents, il se sentira plus libre d'esprit. Cela semble annoncer une conduite automatique... Il faudra sans doute attendre 2030 ou 2040 pour que soit maîtrisée la sécurisation indispensable à une conduite automatisée. Mais, d'ici là, des jalons allant dans ce sens apparaîtront. Par exemple, à partir de 2020, le système de GPS Galileo apportera une précision de positionnement des voitures à moins de 1 mètre. Grâce à l'hydrogène, la voiture électrique annonce ainsi une véritable rupture avec tout ce que l'on a connu jusqu'alors en matière d'automobile. Propos recueillis par Michel Alberganti Article paru dans l'édition du 25.11.07. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 novembre 2007
Le Sahara générateur d'électricité ? LE MONDE | 17.11.07 | 14h54 • Mis à jour le 17.11.07 | 14h54 A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque. LES PROMESSES DU SOLEIL - Deux techniques permettent de produire de l'électricité à partir du soleil. La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante. La seconde, thermique, utilise l'énergie solaire pour chauffer de l'eau. Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu'à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW). - L'énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d'électricité. Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l'électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale. [-] fermer L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste. Sur le papier, le raisonnement est imparable : "Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens. L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes. Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe. Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb. "L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie. Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire. Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe. Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans. Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire. Hervé Kempf Article paru dans l'édition du 18.11.07. Abonnez-vous au Monde à -60%
par article du journal Le Monde publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 16 novembre 2007
Pays de la Loire mercredi 14 novembre 2007 Les petits actionnaires ont choisi le solaire Lors de la mise en place des capteurs photovoltaïques de la société coopérative d'intérêt collectif « Énergies partagées », sur le toit du centre social de Chemillé. Depuis la mi-septembre, l'installation produit de l'électricité, rachetée par EDF. À Chemillé, une centaine d'actionnaires ont investi 100 € chacun dans le toit du centre social. Équipé de panneaux photovoltaïques, celui-ci produit désormais de l'électricité revendue à EDF. Malgré tous les beaux discours, le développement des énergies renouvelables reste un sport de riches. « Il faut compter 20 000 € pour une installation photovoltaïque individuelle. Et encore faut-il être propriétaire de sa maison et que celle-ci se prête à l'installation de panneaux solaires », explique Élisabeth Batardière. Choquant pour ces habitants de Chemillé (Maine-et-Loire) qui, autour du centre social, ont cherché le moyen de mettre l'engagement citoyen en faveur de l'environnement et à la portée de toutes les bourses. Ils ont trouvé : la Scic « Énergies partagées » est née ainsi. La Scic comme Société coopérative d'intérêt collectif, label décerné au compte-gouttes (une soixantaine en France) à des sociétés anonymes ayant une activité socialement utile. Ce statut original permet de mêler 20 % de capitaux publics à des fonds privés, et à des fonds privés d'investir sur un bâtiment public. Depuis septembre, « Énergies partagées » produit ainsi de l'électricité solaire avec des panneaux photovoltaïques installés sur le toit du centre social, propriété de la communauté de communes de la région de Chemillé. De 20 à 90 ans « Énergies partagées » mélange donc les actionnaires : « Sur 94 associés, on compte dix communes, une communauté de communes, trois associations locales, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables. Tous les autres, ce sont des particuliers, de 20 à 90 ans, de toutes les catégories socioprofessionnelles. La part dans la société est de 100 €. Certains en ont une seule, d'autres 20. Mais ce ne sont pas ceux qui ont le plus de capital qui ont le pouvoir : on fonctionne sur le principe un homme-une voix », explique Élisabeth Batardière, seule salariée (une heure par mois !) de la SCIC. Avec 63 mètres carrés de panneaux solaires (investissement : 63 000 €), « Énergies partagées » compte produire 9 000 kWh, revendus 0,55 € à EDF. Soit un chiffre d'affaires de 4 950 € par an. 52,5 % des bénéfices serviront à améliorer le fonctionnement de la structure ou seront réinvestis dans des projets du même type. Avec le reste, les actionnaires ont décidé de s'accorder une rémunération plafonnée à 0,5 % au-dessus du taux du livret A. Pas vraiment rentable. Tel n'est pas le but : « En assemblée générale, les associés ont bien dit qu'ils n'étaient pas là pour gagner de l'argent, mais pour faire avancer les idées de développement durable, concrètement et près de chez eux. » La proximité, c'est une idée centrale d'« Énergies partagées ». Tous les associés habitent la communauté de communes de Chemillé ou l'une des communes limitrophes. C'est aussi sur ce territoire limité que la Scic met en place sa deuxième activité : le groupement d'acheteurs « Soleil à domicile », l'une des treize structures subventionnées par la Région pour favoriser les installations solaires individuelles, en lien avec des installateurs locaux. Du local avant tout, mais avec un véritable souci d'ouverture : « On travaille à un dossier qu'on mettra sur notre site internet pour que notre expérience puisse facilement être reproduite ailleurs. On a déjà pas mal de contacts, dans la région et au-delà, jusqu'en Alsace. » Thierry MALLEVAËS. Plus d'infos sur le site internet www.energiespartagees.org ou au 02 41 30 50 55. Présentation de la société coopérative d'intérêt collectif samedi 17 novembre, à 15 h 30, au forum des Énergies renouvelables organisé à La Tourlandry (Maine-et-Loir
publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 28 octobre 2007
Pays de la Loire Paru dans l' édition du mardi 23 octobre 2007 Des agriculteurs produisent leur propre courant Au Gaec Gautier-Beloin, à Varades, les derniers travaux de mise en place des panneaux photovoltaïques. Des panneaux photovoltaïques. Demain de l'éolien? L'agriculture prêche l'énergie renouvelable et l'exemple, en produisant de l'électricité. Exemple à Varades, près d'Ancenis. Le Gaec Gautier-Beloin, installé à la Grande-Menuère à Varades (Loire-Atlantique), se lance dans la production d'électricité. L'exploitation en commun de 250 hectares, qui produit du lait, des fruits, du blé, du maïs et élève des porcs, vient d'installer 108 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Intégrés dans la toiture sud d'un bâtiment où sont entreposés céréales et fourrage, les panneaux fourniront en moyenne 11 000 à 12 000 kwh/an, soit l'équivalent de la consommation de cinq foyers hors chauffage. Pourquoi une telle installation ? « Parce que je suis sensible à la nouveauté, à l'innovation, aux énergies renouvelables, sachant également que le prix de l'électricité va augmenter, explique Claude Gautier. Aussi, lorsque Terrena (1), le groupe agricole coopératif auquel le Gaec adhère, a proposé une offre clé en main [étude de l'installation, plan de financement], nous avons saisi l'occasion .» 80 000 € tout compris Combien ça coûte ? « Pour ce qui nous concerne, 80 000 € tout compris (panneaux et raccordement au réseau EDF). La Région nous accorde une subvention de 15 000 €. Selon nos estimations, il faut compter une douzaine d'années pour atteindre le seuil de rentabilité, sachant qu'EDF achète l'électricité produite au prix de 56 centimes d'euro le kilowatt par heure. » Autres projets dans les exploitations agricoles ? « Vingt-cinq dossiers sont en cours d'instruction, dit Jean-Luc Brun, directeur du Pôle service environnement et énergie à Terrena. Il s'agit de projets, en moyenne de 150 à 200 mètres carrés, qui verront le jour ces prochains mois. Il faut en moyenne compter six mois de procédure (lire par ailleurs), sachant aussi que chaque dossier s'inscrit dans un contexte particulier .» Et demain, l'éolien ? « C'est aussi une possibilité de production d'électricité à laquelle nous réfléchissons, répond Claude Gautier. Nous avons dans les environs un site approprié, officiellement labellisé Zone de développement de l'éolien [ZDE]. Or, il se trouve que le Gaec possède vingt-cinc hectares dans ce secteur. La production d'électricité avec des éoliennes peut assurer un bon complément aux panneaux photovoltaïques dont nous disposons .» Francis SALAÜN. (1) Terrena, sur son site d'Ancenis, va installer 2 300 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, pour une production annuelle estimée de 250 000 kwh/heure . Un investissement d'1,4 million d'euros.
par article du journal ouest france publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 20 juin 2007
Eco-Terre Le photovoltaïque prend la voie de l’aérotrain Energie. Dans le Loiret, des panneaux seront installés sur la structure de l’ancien monorail pour créer le plus gros site de France. Par Mourad Guichard QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007 47 réactions Orléans correspondance A chacun de ses voyages entre Paris et Orléans, Medhi Jarry, professeur d’électronique en lycée technique, regarde avec convoitise le rail surélevé du célèbre et éphémère aérotrain de l’ingénieur Bertin. Une structure en béton de 17 kilomètres de long abandonnée en pleine Beauce au milieu des années 70. «Je me suis toujours demandé ce que l’on pouvait faire de ce rail interminable», se souvient-il. En 1997, dans le cadre d’une spécialisation professionnelle, Medhi Jarry se tourne vers l’énergie à haute tension. Et c’est le déclic. «J’ai tout de suite pensé au photovoltaïque.» Moue. La France étant l’un des mauvais élèves européens en la matière (voir encadré), c’est l’exemple allemand qui le conforte dans la faisabilité du projet. «L’idée naissant, il a fallu rencontrer les différents acteurs locaux, dont la direction dépar tementale de l’équipement (DDE), propriétaire de l’édi fice, et la région, partenaire naturel de ce type de projet», raconte-il. L’accueil est intéressé, mais méfiant quant à la faisabilité. «Administrativement parlant, ça n’a pas été une mince affaire», se rappelle-t-il. Même l’entourage de Medhi, ne le prend pas vraiment au sérieux. Alors il affine, avance, consolide son projet, aidé par Ali Zakavati, un ami ingénieur qui officie chez Deciorg Conseil, un petit cabinet parisien spécialisé dans l’organisation. Finalement, la petite structure se saisit du projet et le baptise Solaren. Ce sera son premier chantier d’envergure en matière d’énergies renouvelables. Concrètement, il s’agit d’installer près de 10 000 m2 de panneaux solaires, pour une puissance totale de 10 mégawatts et un coût de 50 millions d’euros. «La région Centre était partante ; la DDE, propriétaire du site, semblait intéressée. Nous avons décidé de nous lancer», confie Vincent Agossa, responsable marketing de Deciorg. Pourtant lorsqu’Agnès Thibal, la vice-présidente de région (Verts), en charge de l’environnement et du développement durable, voit débarquer ce projet de mégacentrale photovoltaïque, elle ne peut s’empêcher de faire la moue : «La centralisation des panneaux solaires pose le problème du transport de l’électricité ainsi produite. Nous sommes plutôt dans une logique de petites structures installées sur le bâti existant et situées au plus près du consommateur.» Malgré ces réserves, la région ne peut laisser passer cette chance de voir, sur son sol, la plus grande vitrine photovoltaïque de France. «Nous sommes là dans une filière en pleine expansion», reconnaît l’élue verte. «Il y a pour les entreprises locales des places à prendre.» Alors va pour le projet Solaren. Le risque est d’autant plus petit que la région refuse de mettre le moindre sou dans l’affaire. Une position sans doute influencée par les Verts au plan national, qui s’opposent catégoriquement à ces concentrations industrielles. Si Vincent Agossa juge ces réserves recevables, il insiste sur la complémentarité des moyens de production : «Il est techniquement possible d’installer un panneau solaire dans un hameau, mais avec ce principe de centrale voltaïque nous allons pouvoir alimenter une agglomération comme Orléans et ses environs.» Et derrière pourrait naître un intérêt touristique auquel la région ne serait pas insensible. «Nous contribuerions ainsi au développement de l’actuel pôle d’excellence énergétique régional, déjà alimenté par l’éolien, veut croire Vincent Agossa. Cette centrale, qui sera la plus grande de France et l’une des plus grandes d’Europe, intéressera naturellement les scolaires, les enseignants et les chercheurs de Paris et d’ailleurs.» Sphère privée. Le projet un peu fou de Medhi Jarry est donc en passe de voir le jour. Côté financement, le cabinet d’études mise sur un accord passé tout récemment avec la direction des énergies renouvelables du groupe Total. Et, selon les estimations les plus raisonnables, les premiers panneaux pourraient être installés d’ici deux ans. Un délai qui trouve grâce aux yeux du géniteur : «Aujourd’hui, la productivité des panneaux solaires est de l’ordre de 15 %. Dans quelques mois seulement, elle devrait atteindre les 40 %. Toutes nos prévisions sont donc dans la partie basse de la fourchette.» De son côté, EDF s’engage contractuellement à racheter l’électricité produite pendant vingt ans pour un montant annuel de 120 000 euros. Une structure de type mixte public-privé pourrait prochainement voir le jour, réunissant des partenaires locaux et nationaux, tels l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Caisse des dépôts, Total, et bien sûr le petit Deciorg. «Cette initiative restera dans la sphère strictement privée», insiste Agnès Thibal, avec une fermeté toute politique.
par libération publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 20 juin 2007
Eco-Terre Chambéry, la pionnière Par M.Gd QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007 3 réactions La première centrale photovoltaïque d’importance a vu le jour en juin 2005 à Chambéry. Pour la première fois en France, une structure passait le ca des 1 000 m2 installés. «Nous avions équipé deux châteaux d’eau avec des panneaux inclinés à 45°», explique Philippe Vachette, chargé de mission pour le développement durable et l’environnement à la mairie de Chambéry. «Fort heureusement, depuis, nous avons été rattrapés par Clermont-Ferrand, la Réunion et le syndicat des transports de Lyon.» Si cette expérience pilote a vu le jour à Chambéry, ce n’est pas, selon le chargé de mission, le fruit du hasard : «Les élus chambériens, majoritairement de gauche, et ceux du département, situés à droite, se sont très tôt retrouvés sur cet enjeu énergétique. Ici, tout le monde a entendu parler du photovoltaïque. Bien plus qu’une posture économique, nous nous plaçons sur du culturel.» Dopée par ce premier essai transformé, la ville de Chambéry poursuit, en partenariat avec l’Association savoyarde de développement des énergies renouvelables (Asder), le déploiement du photovoltaïque sur la ville et ses environs. «Cette première centrale était un signe fort pour prouver la faisabilité», insiste Philippe Vachette. «Nous travaillons aujourd’hui sur une quinzaine de bâtiments publics existants et soutenons les entrepreneurs ou les agriculteurs qui souhaiteraient exploiter les toits de leurs granges ou de leurs usines.» Les services de la ville étudient également l’utilisation à grande échelle de tôles, de tuiles et de pare-soleil dotés de capteurs photovoltaïques.
par libération publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 5 juin 2007
Les biocarburants contestés LEMONDE.FR | 05.06.07 | 07h48 • Mis à jour le 05.06.07 | 07h49 A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Depuis la mise en place d'un plan de développement des biocarburants par la France, en 2005, les agriculteurs de l'Hexagone ne jurent plus que par ce nouveau débouché. Son essor a, pour la profession, un avantage de taille : dégager un horizon obscurci par les perspectives de diminution des subventions européennes à l'agriculture. Au risque, parfois, de rendre les responsables agricoles sourds aux débats suscités par les biocarburants en matière de coût, de manque de compétitivité (comparé à la canne à sucre brésilienne), de concurrence avec la production alimentaire, de risques pour l'environnement... Les biocarburants font désormais l'objet d'un débat très vif, au point que les écologistes ne parlent plus que d' "agrocarburants", le préfixe " bio " pouvant être confondu avec celui de l'agriculture biologique, laissant penser que les carburants d'origine végétale protègent l'environnement, ce qui est de plus en plus contesté. L'Europe a procédé à une consultations sur le thème de la " viabilité environnementale " des biocarburants. Selon l'Agence européenne de l'environnement, plusieurs précautions doivent accompagner leur développement, comme le maintien de 3 % des terres en jachère, la conversion de 30 % des surfaces à une agriculture respectueuse de l'environnement d'ici 2030, ou l'adaptation des variétés afin de diminuer l'érosion des sols et l'apport de produits chimiques. Jusqu'à une date récente, les promoteurs des biocarburants n'avaient pour adversaires que les grands groupes pétroliers, inquiets pour leur monopole de fournisseurs de carburants. Les transports, qui représentent globalement 26 % des émissions de gaz à effet de serre, dépendent à 98 % des combustibles fossiles. Les agriculteurs ont malgré tout réussi à convaincre les pouvoirs publics de l'intérêt des biocarburants. La France s'est fixé des objectifs d'incorporation de carburants végétaux, dans le gazole (diesel) ou l'essence, de 10% d'ici 2015, un chiffre plus élevé que la cible retenue à l'échelle européenne (5,75% en 2010). Il en existe deux types : le biodiesel, fabriqué à partir d'oléagineux (tournesol, colza, soja, palme, arachide) et l'éthanol, qui provient de la canne à sucre, de la betterave à sucre ou du maïs. Pour les pays européens, la production de biocarburants, outre le nouveau débouché offert aux agriculteurs, présente un autre avantage : une moindre dépendance à l'égard du pétrole. Sur le plan environnemental, ils sont censés favoriser la diminution des émissions de gaz à effet de serre : l'absorption du gaz carbonique (CO2) par la pante, pendant sa pousse, compenserait l'émission du même CO2 par la combustion des biocarburants. En fait, le bilan global varie selon les plantes, les régions du monde et les méthodes de culture, et doit prendre en compte les émissions " du champ à la roue ", en comptabilisant les émissions liées à l'utilisation d'engrais, au transport, à la transformation des produits... Les écologistes dénoncent aussi l'impact sur la biodiversité. Aujourd'hui, les biocarburants ne représentent que 1% de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les effets de leur développement se font déjà fortement sentir. Sur les cours du maïs ou du soja, dopés par la demande, et sur les surfaces cultivables disponibles. " Il faudrait deux planètes pour remplir les estomacs, remplir les réservoirs, et préserver l'avenir de la biodiversité ", résume Michel Griffon, responsable du département agriculture et développement durable de l'Agence nationale de la recherche. En Asie du sud-est, des forêts tropicales humides sont détruites pour laisser à la place à des plantations de palmiers à huile, faisant disparaître de précieux "puits de carbone". Au Brésil, les plantations de soja gagnent du terrain sur la forêt amazonienne, "poumon" de la planète Aux Etats-Unis, les cultures de maïs destinées à la fabrication d'éthanol nécessitent l'exploitation de nappes d'eau fossiles. En Europe, les biocarburants sont cultivés sur des zones autrefois laissées en jachère, utiles au maintien de la biodiversité. Enfin, la culture de ces plantes nécessite l'utilisation d'engrais et de pesticides polluants. Des organisations écologistes européennes réclament aujourd'hui un moratoire, en attendant le développement de biocarburants de deuxième génération, plus performants et respectueux de l'environnement. Mais l'agroindustrie pourra-t-elle attendre une ou deux décennies ? Gaëlle Dupont
publié dans : énergie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche

cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus