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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

Dimanche 26 octobre 2008
Quatre roues, cinq crises : où va l'automobile ? LE MONDE | 25.10.08 | 14h38 • Mis à jour le 25.10.08 | 14h52 Auteur de "Mobilités, trajectoires fluides" (éd. de l'Aube, 2005), Bruno Marzloff est sociologue et consultant spécialiste des enjeux de mobilité. Selon lui, nous ne pourrons plus, demain, nous servir de notre voiture comme nous le faisons aujourd'hui, du moins en ville, et les constructeurs devront aussi changer de logique. Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts SUR LE MÊME SUJET Les faits L'industrie automobile européenne se prépare à un sévère coup de tabac Les faits L'Etat, dernier recours pour les constructeurs automobiles américain Zoom Renault et Peugeot mettent leurs usines au chômage technique Chronique "Breakingviews" Une fusion GM-Chrysler vaut la peine d'être étudiée Compte rendu Automobile : les constructeurs français touchés de plein fouet Chronique "Breakingviews" L'épopée automobile de Kirk Kerkorian finit dans le mur SUR LE MÊME SUJET Compte rendu Inégalités salariales et pauvreté gagnent du terrain dans les pays occidentaux Cadrage Que va changer la loi Grenelle 1 ? Compte rendu L'éducation, rempart contre la maladie d'Alzheimer Décryptage L'environnement pourrait tirer bénéfice de la crise économique Les faits Daniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal" Une crise majeure semble se profiler pour les constructeurs automobiles, comment l'expliquez-vous ? L'industrie automobile est confrontée à cinq crises. L'étincelle a été celle du renchérissement du prix du baril de pétrole sur les six premiers mois de l'année. Par ailleurs, la crise du pouvoir d'achat affecte directement la pratique de la voiture en augmentant dans le budget des ménages la part allouée aux transports. Quant à la crise financière, même si l'on n'en connaît pas encore l'ampleur, on voit a minima qu'il y a une crise du crédit à la fois pour les constructeurs et pour les consommateurs. Il y a aussi la crise de l'environnement. A force de voir au journal télévisé de 20 heures la calotte glacière se rétrécir, tout le monde finit par se dire qu'il y a un problème. Enfin, on ne peut pas écarter l'impact de la crise des subprimes (des crédits immobiliers gagés sur la valeur des biens acquis) sur l'automobile. Quel rapport entre l'immobilier et l'automobile ? Historiquement, la voiture s'est imposée comme un élément d'appropriation du territoire. Jean-Pierre Sueur, maire d'Orléans de 1989 à 2001 et secrétaire d'Etat en charge des collectivités locales entre 1991 et 1993, disait que sa ville s'était plus étendue depuis la massification de l'automobile que dans tous les siècles précédents. Qui a permis cela ? L'automobile. La crise des subprimes a révélé aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Europe que la chute des valeurs immobilières était directement proportionnelle à la distance qui sépare ces maisons du centre-ville. A Paris, les valeurs immobilières continuent de croître mais elles chutent dans la périphérie. Désormais, on ne peut plus calculer la valeur d'un bien immobilier sans la relier au coût du transport. Le Mondial de l'automobile a attiré plus de monde qu'en 2006 et pourtant l'image de la voiture semble en plein bouleversement. Que s'est-il passé ? On est effectivement à un moment où on bascule de la voiture objet patrimonial et social à autre chose. Les constructeurs pensent encore que la réponse est forcément dans l'objet. Ils veulent proposer toute la gamme : de la grosse voiture de luxe à la petite en passant par les véhicules à bas coût. Ils ne pensent pas assez aux préoccupations des automobilistes. Une majorité de gens n'est plus attirée par la voiture. Il suffit de lire l'étude réalisée à la demande du Crédit agricole par l'institut CSA : 42 % des gens interrogés seraient prêts à délaisser leur voiture pour utiliser des voitures en libre service. La liberté, c'est encore le porte-à-porte. Je prends ma voiture en bas de chez moi et je vais à mon travail. Sauf qu'aujourd'hui, ce porte-à-porte est de plus en plus contesté, en tout cas dans les territoires urbains. Et plus ils sont denses, plus la contestation est forte. Venir à Paris en voiture, c'est compliqué. Il faut payer pour entrer dans le centre de Londres. A Amsterdam, c'est interdit. A Tokyo, il est impossible d'accoster le long des trottoirs et, pour posséder un véhicule, il faut arguer d'une place de parking. Partout dans le monde, il existe un contingentement de la place de la voiture. Le porte-à-porte est donc en train d'imploser. Des initiatives commencent à apparaître pour des solutions d'auto-partage. Le groupement SNCF, Avis, RATP et Vinci a annoncé son intention de répondre à l'appel d'offres d'Autolib' de la Ville de Paris. Qu'en pensez-vous ? Dans toutes ces initiatives, cherchez l'erreur ! Où est le constructeur ? Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, le dit lui-même, il a raté le Vélib', il ne veut pas rater Autolib'. Sa préoccupation est de faire venir les voyageurs dans ses trains et donc jusqu'à la gare. C'est aussi la raison pour laquelle il vient de préempter 200 licences de taxi. Les gares deviennent des lieux d'articulation entre tous les transports. Il existe d'autres initiatives. Tous les acteurs ont compris qu'il fallait s'adosser aux transports collectifs pour continuer à faire de la voiture. Et si aujourd'hui Autolib' est envisageable, c'est parce que Vélib' a réussi. Son succès n'est ni écologique, ni économique, c'est juste que rouler à vélo, c'est plus pratique. A Paris, c'est un transport entre les 250 stations de métro, les 2 500 stations de bus. On se trouve alors dans un système redondant : j'ai le choix entre le métro, le bus et le vélo. Les constructeurs n'ont pas l'air d'avoir pris conscience de ces enjeux... Ils peuvent se le permettre car ils ont un monopole de fait sur la réponse de mobilité offerte aux gens. Plus des deux tiers des déplacements se font en voiture. Plus de 80 % des ménages possèdent un véhicule. Aujourd'hui, on est encore dans un système de dépendance automobile. Notre système résidentiel renforce cette dépendance. Au fur et à mesure que le panorama territorial s'est organisé, il s'est délité de toute ressource. On ne passe pas du jour au lendemain d'un système de dépendance à autre chose. Néanmoins, il n'existe pas à Paris. Moins de la moitié des ménages possède une voiture. Mais en extrapolant, peut-on envisager la fin de la voiture ? Non ! La voiture ne disparaîtra pas. Ce n'est pas possible. Elle est là, restera massivement utilisée et l'on ne s'en passera pas. Mais elle devra rentrer dans le système, avoir suffisamment de fluidité, de flexibilité pour répondre aux contraintes économiques et aux nouvelles normes sociétales. Il est donc indispensable de réfléchir à la voiture autrement. Et le véritable défi auquel il faudra répondre, c'est celui de la mobilité durable. La mobilité actuelle est insoutenable à terme. D'abord parce que la fin des gisements fossiles que l'on utilise est programmée, ensuite parce que l'on pollue au-delà du raisonnable et enfin parce que le problème de la voiture, c'est aussi le porte-monnaie des ménages. Il y a des gens qui ne peuvent plus mettre d'essence dans leur réservoir. Si les constructeurs automobiles n'en prennent pas conscience, ils deviendront de simples fournisseurs d'objets pour des gens qui eux penseront services et commodités. Réagir (4) Classer E-mail Imprimer Partager Désormais, l'environnement technologique nous permet des solutions impossibles hier. O peut envisager par exemple des plates-formes d'échange pour le covoiturage. Aujourd'hui, i se borne au transport de son collègue de bureau. Demain, on pourra en faire à la volée, ave son téléphone mobile. Pour l'instant, on en est encore aux balbutiements mais avec le Web 2. (l'Internet participatif) et l'explosion des wiki (systèmes de gestion de données librement modifiables par les internautes), on peut tout à fait imaginer un développement rapide. En savoir plus avant les autres, Le Monde.fr vous fait gagner du temps. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts SUR LE MÊME SUJET Les faits L'industrie automobile européenne se prépare à un sévère coup de tabac Les faits L'Etat, dernier recours pour les constructeurs automobiles américain Zoom Renault et Peugeot mettent leurs usines au chômage technique Chronique "Breakingviews" Une fusion GM-Chrysler vaut la peine d'être étudiée Compte rendu Automobile : les constructeurs français touchés de plein fouet Chronique "Breakingviews" L'épopée automobile de Kirk Kerkorian finit dans le mur SUR LE MÊME SUJET Compte rendu Inégalités salariales et pauvreté gagnent du terrain dans les pays occidentaux Cadrage Que va changer la loi Grenelle 1 ? Compte rendu L'éducation, rempart contre la maladie d'Alzheimer Décryptage L'environnement pourrait tirer bénéfice de la crise économique Les faits Daniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal" Aux Etats-Unis, Robin Chase, diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT), est à l'origine de Zipcar, une société de location de voitures en partage. Après huit ans d'existence, elle exploite 5 000 voitures et compte 300 000 abonnés. Consciente des difficultés pour développer le covoiturage, elle vient de s'adosser à Facebook afin de faire entrer en contact l'offre et la demande. Tout cela ne va-t-il pas se heurter au fait que les gens aiment bien posséder leur voiture ? C'est en effet un problème. Mais s'il y a des solutions alternatives, il sera possible de s'affranchir de cette dépendance. Pour s'en sortir, on fera comme les fumeurs qui veulent arrêter. Souvent, ils n'achètent plus de cigarettes mais en "piquent" aux autres avant de s'arrêter totalement. Eh bien, pour la voiture, ce sera pareil. On fera de la VDA (la voiture des autres). Jusqu'au moment où les acteurs du marché offriront des solutions qui auront un sens. Comment nous déplacerons-nous alors dans dix ans ? La première étape va consister à arrêter la logique centrifuge dans laquelle sont entraînées les villes. Il faut en finir avec la "rurbanisation". En l'espace de quarante ans, on a multiplié par dix l'écartement domicile-travail en passant de 3-4 kilomètres à 30-40 kilomètres. Mais comme on ne mettra pas la campagne à la ville, ni la ville à la campagne, l'enjeu va consister à faire en sorte que les gens n'aient plus à faire nécessairement ces déplacements quotidiens. Il va falloir recréer de nouvelles centralités, des sortes de hubs comme dans les aéroports, où les gens se rencontreront. Qui sont par exemple les gens qui vont dans les cafés Starbucks ? Beaucoup sont des gens qui viennent travailler. Ils sont entre deux rendez-vous et ne veulent pas repasser au bureau ou bien ils donnent leurs rendez-vous dans ces cafés. Chacun fait un bout du chemin et tout le monde y gagne. Dans tout ce que vous décrivez, les grands absents sont les constructeurs... Pour l'instant. Mais même si cela ne se traduit pas encore dans leur discours, on sent bien qu'ils réfléchissent. Jusqu'à présent, ils n'avaient pas besoin de penser le client autrement. Celui-ci n'existait à leurs yeux que lorsqu'il ouvrait la portière. Dès qu'il la fermait, il n'était plus leur client. Dès que les constructeurs réaliseront que leurs clients ont une vie avant et après la voiture et qu'elle peut être servie par d'autres modalités de déplacement, alors ils développeront une politique de services. De la même façon que Renault a signé un partenariat avec la société Better Place - qui se chargera du réseau d'échange des batteries - pour lancer sa voiture électrique en Israël et au Danemark, Renault pourrait signer, par exemple, avec Autolib'. Propos recueillis par Nathalie Brafman Article paru dans l'édition du 26.10.08.
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Dimanche 13 juillet 2008
Le prix du pétrole va relancer les dirigeables LE MONDE | 12.07.08 | 15h25 • Mis à jour le 12.07.08 | 15h35 En 2040, les dirigeables traverseront peut-être l'horizon à l'allure paisible de gros pachydermes. "On entre dans la société de la lenteur, affirme Jean-Marc Brulé, conseiller régional Vert de l'Ile-de-France, qui a piloté une étude sur l'avenir des dirigeables. Quand le baril de pétrole atteindra le prix de 250 dollars, on sera forcé de repenser le transport aérien." Et il ne s'agit pas d'un rêve futuriste sans conséquence. Conservez cet article dans votre classeur. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts SUR LE MÊME SUJET Enquête Bikini, "burqini" ou tenue d'Eve ? Les faits Une nano-pompe à insuline pour alléger la vie des diabétiques Les dirigeables - ces aéronefs plus légers que l'air - ont en effet déjà fait la preuve de leur validité : dans les années 1930, le monde en comptait plus de 1 300, qui emportaient en moyenne 110 tonnes de charge utile. Et de même que l'on a redécouvert le tramway, après son éclipse dans la deuxième moitié du XXe siècle, le dirigeable redevient d'actualité. Mais le chemin sera long. Aujourd'hui, il existe de petits dirigeables emportant jusqu'à deux tonnes de poids. Ils ne servent que pour des excursions touristiques et pour la publicité aérienne. L'étude commandée par le conseil régional, réalisée par le consultant Ernst & Young et publiée le 8 juillet, s'intéresse, elle, aux projets de dirigeables gros-porteurs, capables de transporter plus de cent tonnes. Avantage majeur : pour une même charge déplacée, ils émettraient de deux à six fois moins de gaz carbonique que les avions, mais davantage que les camions ou le train. Plus lents que les avions, ils seraient plus rapides que les poids lourds ou le ferroviaire. De nombreux progrès restent toutefois à accomplir, notamment sur les membranes contenant l'hélium, le gaz principalement utilisé. L'hydrogène est une alternative, mais ses potentialités explosives impliquent une conception particulière. Les membranes pourraient aussi supporter des panneaux solaires, qui fourniraient l'énergie. Comme presque tout reste à faire, l'étude ne prévoit pas que les dirigeables remplaceront les avions, mais qu'ils occuperont des créneaux tels que l'emport de charges très lourdes - ailes d'Airbus ou pièces d'ouvrages d'art -, le transport dans des régions ne disposant pas de réseau ferré, ou des missions de surveillance. David Widloecher, directeur du développement durable de La Poste, a ainsi indiqué qu'un dirigeable transportant le courrier entre le continent et la Corse serait rentable. La constitution d'un consortium, réunissant des industriels comme Air liquide, Dassault et Safran et des clients potentiels comme La Poste, est envisagée pour mener des recherches plus poussées sur ces "éléphants" volants. Hervé Kempf ======================================================================== TRANSPORT. Le retour en grâce du dirigeable Nicolas Fertin mercredi 09 juillet 2008 | Le Parisien MAXPPP.ZOOM ImprimerEnvoyer Il a eu son heure de gloire et pourrait redevenir utile pour le transport de fret. Une étude du conseil régional montre les nouveaux intérêts du dirigeable. IL EST GROS. Il est lent. Mais il est tellement dans l'air du temps. Le dirigeable pourrait redevenir un moyen de transport efficace pour le fret. Et l'Ile-de-France compte bien être sa terre de renaissance. Hier, le conseil régional a rendu public une étude économique et technique réalisée par le cabinet Ernst & Young. Celle-ci envisage - à l'horizon de quinze à vingt ans, et à certaines conditions - un retour des zeppelins au-dessus de nos villes. « De prime abord, c'est un sujet qui pourrait faire peur ou rire mais qui est parfaitement réaliste », explique Jean-Marc Brûlé, conseiller régional (Verts) en charge du développement durable, qui souhaite créer un consortium de plusieurs entreprises, universités et laboratoires de recherche afin que soit mis au point un prototype capable de transporter 30 tonnes de marchandises « d'ici cinq ans ». Roi des airs entre les deux guerres, le dirigeable assurait à l'époque des liaisons transatlantiques régulières avec à bord plusieurs centaines de passagers. L'incendie spectaculaire de l'« Hindenburg » au-dessus de New York en 1937 et surtout l'essor de l'aviation moderne ont eu raison de son succès. Aujourd'hui seuls cinq constructeurs et une cinquantaine d'engins (dont 10 en Allemagne et 30 aux Etats-Unis et 10 ailleurs dans le monde) sont encore en exploitation contre plus de 1 300 dans les années 1930. Mais la flambée des cours du pétrole redonne aujourd'hui à ce moyen de transport des raisons d'exister. Car le dirigeable est six fois moins polluant que l'avion. Inefficace, car trop lent, pour le transport de passagers, il a en revanche plusieurs avantages pour transporter des grosses charges car il est plus rapide que le transport maritime. Sur les courtes distances, le train et même les camions restent en revanche plus écolos et plus efficaces. Et surtout, l'utilisation du dirigeable dépend des bonnes conditions climatiques. « Les avions de 2020 seront les mêmes qu'actuellement. Il n'y a que peu d'évolutions technologiques. On est dans une impasse. Tous les chemins s'ouvrent, y compris pour les dirigeables », analyse Gérard Feldzer, directeur du musée de l'Air et de l'Espace du Bourget. Enfin, même limité à un marché de niche, le nouvel essor du dirigeable sera créateur d'emplois. « Près de 20 000 emplois pour l'Ile-de-France », espère Jean-Marc Brûlé. Le rêve n'a plus qu'à devenir réalité.
Par journal le Monde + le parisien - Publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 29 janvier 2008
Aux Pays-Bas, les vélos dépassent les habitants LE MONDE | 29.01.08 | 18h07 • Mis à jour le 29.01.08 | 18h07 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Les 800 fabricants et importateurs néerlandais de vélos se frottent les mains : leurs clients n'ont jamais acheté autant de bicyclettes qu'en 2007. Avec 1,35 million de vélos vendus l'an dernier, les Pays-Bas atteignent un record historique. Désormais, le royaume totalise 18 millions de bicyclettes pour une population de quelque 16,2 millions d'habitants. Qui dit mieux ? En outre, ce chiffre ne prend pas en compte les vélos de location mis à la disposition des usagers en divers endroits des villes. La passion de la petite reine qui anime les Néerlandais se double de considérations très réalistes : la hausse du prix des carburants pousse beaucoup d'entre eux à remiser leur voiture pour enfourcher leur vélo. Ils sont, ainsi, 46 % à l'utiliser désormais pour se rendre au travail ou à l'école. Réputés économes, les sujets de la reine Beatrix n'hésitent pas, en revanche, à investir dans leurs deux-roues : chaque client dépense en moyenne 700 euros quand il acquiert un nouveau vélo. Soucieux, par ailleurs, de lutter contre la pollution automobile, les Néerlandais ne comptent pas s'arrêter de pédaler : le secteur prévoit qu'en 2008, les ventes de vélos vont encore grimper. Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
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Samedi 5 janvier 2008
Routes écologiques et intelligentes LE MONDE | 05.01.08 | 15h00 • Mis à jour le 05.01.08 | 15h00 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Les auteurs de science-fiction qui avaient imaginé des villes où les voitures sillonneraient les airs se sont trompés : la conduite par aéroglisseur n'est pas pour demain, et nos routes ont encore de beaux jours devant elles. Ce qui n'empêchera pas de profondes transformations, dans une perspective d'abord écologique. ======================================================== L'EUROPE EN CHIFFRES Les pays membres de l'Union européenne - hormis Roumanie et Bulgarie - cumulent 58 520 km d'autoroutes et 4,7 millions de km de routes. Avec 10 840 km d'autoroutes, 9 200 km de routes nationales, 383 000 km de routes départementales et 550 000 km de routes communales, la France possède le plus long réseau routier d'Europe, devant l'Italie et l'Allemagne. En 2006, les véhicules qui ont circulé en France ont parcouru 555,5 milliards de km, dont 35,5 milliards pour les poids lourds. La France compte 503 véhicules pour 1 000 habitants, ce qui la situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne (476). (Sources : ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Eurostat.). =========================================================== Côté recyclage, la tendance s'amorce déjà. Les enrobés bitumineux des chaussées endommagées sont reconcassés de façon à retrouver leur rigidité et leur durabilité d'origine, avant d'être réutilisés sur la même chaussée, ce qui évite l'ouverture de nouvelles carrières et le transport de matériaux. La technique, qui devrait se généraliser dans les prochaines années, vise à recycler 100 % des matériaux de la route, contre environ 30 % actuellement. Les nouveaux composés, eux, seront d'origine végétale. Car les constructeurs pensent avant tout à l'après-pétrole, d'ici cinquante ou cent ans. Les recherches sur les substituts aux matériaux hydrocarbonés ont déjà démarré. "Divers liants à base d'huile de colza, blé ou tournesol devraient voir le jour dans une dizaine d'années", estime Chantal de La Roche, chef de la division matériaux et structure de chaussée au Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC). Selon elle, "le matériau idéal pour construire une route serait un matériau renouvelable, donc végétal, qui serait fabriqué à froid pour réduire la consommation d'énergie". En septembre 2007, le groupe Colas a ainsi été récompensé pour son produit Végécol, le premier liant de nature végétale mis sur le marché. En matière de bitume, les laboratoires travaillent aussi à la mise au point d'enrobés tièdes, qui permettent, additifs aidant, d'abaisser la température lors de la pose du revêtement. Manière d'économiser l'énergie. Et, pourquoi pas, d'en produire. "On peut très bien imaginer une route qui absorberait le rayonnement solaire", envisage Mme de La Roche. Certaines, déjà, absorbent des gaz toxiques. Inaugurée en octobre 2006 à Dinan (Côtes-d'Armor), la "chaussée dépolluante" de la société Eurovia, lestée en oxyde de titane, neutralise ainsi les oxydes d'azote par photocatalyse. Si les préoccupations environnementales gagnent du terrain, la sécurité, bien sûr, demeure au coeur des recherches. Pour faciliter la conduite et corriger les moments d'inattention, de nouveaux matériaux sont à l'étude, pour raccourcir la distance de freinage ou avertir l'automobiliste que le sol est verglacé. En novembre 2007, Eurovia a lancé dans cet esprit un revêtement thermosensible, dont le vernis passe de l'incolore au rouge lorsque la température de la chaussée descend au- dessous de 1 0C. RÉACTIVES À LA CIRCULATION "On peut même envisager un matériau qui reconnaîtrait la trajectoire d'un véhicule ayant perdu sa maîtrise, et qui se ramollirait pour l'aider à freiner", avance Christine Leroy, directrice des affaires techniques de l'Union des syndicats de l'industrie routière française (Usirf). Une sorte de résine, couplée à des capteurs capables de détecter des anomalies de conduite. De même, les glissières de sécurité pourraient être reliées à un système électronique, de façon que la chaussée alerte les secours en cas de choc violent. Au-delà des matériaux, l'avenir des routes est en effet aux systèmes de communication. En France comme dans toute l'Europe, des projets pilotes se mettent peu à peu en place. "Les technologies actuelles permettent de faire dialoguer infrastructures et véhicules", explique Philippe Lepert, chef de la division entretien, sécurité et acoustique des routes du LCPC. En informant, quelques secondes à l'avance, un usager qu'il arrive à la fin d'une section couverte d'un revêtement drainant, la route lui signalerait qu'il risque d'entrer dans un nuage de gouttelettes d'eau soulevées par les autres véhicules, l'invitant de ce fait à réduire sa vitesse. Elle pourrait aussi lui indiquer, en fonction des virages, des pentes et de la météo, l'itinéraire idéal pour consommer le moins d'essence ou la vitesse optimale à adopter pour que le trafic reste fluide. Le Japon, en avance dans ce domaine, a déjà adopté des panneaux de limitation de vitesse variables selon la circulation, la météo, ou encore le nombre de poids lourds sur la route. Pour Jacques Nouvier, chercheur au Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu), "le rêve serait une route qui puisse non seulement modifier sa vitesse, mais aussi se transformer elle-même en fonction des conditions de circulation". Les Pays-Bas expérimentent ainsi la "gestion dynamique des voies" : un système de marquage variable constitué de plots lumineux fait passer la chaussée de deux à trois voies selon la densité du trafic. De leur côté, l'Espagne, le Brésil et l'Australie utilisent des voies réversibles pour absorber dans les deux sens un flot de véhicules fluctuant selon les heures. "Pour l'instant, il y a une présence humaine derrière un écran qui décide de transformer l'infrastructure, mais on peut envisager que les modifications se fassent toutes seules en fonction du trafic", poursuit M. Nouvier. Astucieuses et fascinantes, ces routes intelligentes posent cependant d'importantes questions. Car en cas de panne ou d'erreur informatique, si un accident survient, qui sera responsable : le conducteur ou la route ? Sophie Blitman Article paru dans l'édition du 06.01.08. Abonnez-vous au Monde à -60%
Par article du journal Le Monde - Publié dans : transport et infrastructures
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Jeudi 3 janvier 2008
A Milan, un péage urbain pour combattre la pollution LE MONDE | 02.01.08 | 13h48 • Mis à jour le 03.01.08 | 11h24 ROME CORRESPONDANCE Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Depuis mercredi 2 janvier, seuls les véhicules les moins polluants ont encore accès gratuitement au centre de Milan. Les autres doivent s'acquitter d'une redevance. Cette mesure s'appuie sur les dernières normes européennes en matière de pollution : ceux qui les respectent continueront d'entrer librement, les autres devront s'acquitter - du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30 - d'un ticket basé sur la pollution dégagée par leur véhicule. ============================================================== Mesures d'interdiction à Berlin, Cologne et Hanovre Les véhicules les plus polluants n'ont, depuis le 1er janvier, plus accès aux centres de Berlin, Cologne et Hanovre. Cette mesure doit être étendue, au cours de 2008, à une vingtaine de villes allemandes, dont Stuttgart et Munich. L'objectif est de bannir des grandes villes les voitures émettant trop de particules fines. Au total, 1,7 million de véhicules - principalement des diesels anciens - seraient concernés. Les autorités espèrent ainsi convaincre les propriétaires de véhicules anciens de les équiper de filtres à particules. Concrètement, toutes les voitures ou camions voulant accéder aux zones concernées doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette, de couleur verte, jaune ou rouge suivant leur degré de "propreté". Les voitures considérées comme trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de ces vignettes et sont donc, de facto, interdites d'accès. =========================================================== Les véhicules ont été divisés en cinq catégories. Les deux premières, basées sur les normes Euro 3 et Euro 4 pour l'essence (correspondant aux véhicules mis en service après 2000 et après 2005), sont exonérées de péage. C'est le cas également des deux-roues, des transports en commun, des services publics, des transports de personnes handicapées ainsi que des véhicules électriques ou fonctionnant au GPL. Les trois autres classes, c'est-à-dire les automobiles immatriculées avant l'instauration de la norme Euro 3, ainsi que les poids lourds, devront payer. CAMÉRAS DE SURVEILLANCE Le tarif journalier varie de 2 à 10 euros, l'abonnement annuel de 50 à 250 euros. Les tickets sont disponibles dans les kiosques, les bureaux de tabac, les points d'information des transports publics ainsi que sur Internet. Des caméras de surveillance ont été placées aux 43 points d'accès au centre-ville. Les amendes pourront aller de 74 à 285 euros. C'est la première tentative de ce genre en Italie. Officiellement, elle démarre pour une phase expérimentale d'un an. Le but déclaré du projet, cher à l'actuel maire de centre droit, Letizia Moratti, est de "décourager l'usage des voitures et d'encourager les transports en commun", afin de "réduire le niveau de pollution d'au moins 10 % et certaines maladies pulmonaires de 30 %". Le maire avait fait du ticket d'entrée au centre-ville son cheval de bataille lors de la dernière campagne électorale. Les fonds recueillis avec l'Eco pass, comme a été baptisé le ticket, et les amendes serviront à l'amélioration des transports publics. L'objectif est qu'à terme, les Milanais laissent leurs voitures à l'extérieur de l'enceinte historique pour gagner le centre-ville à pied, en métro ou en bus. Mais beaucoup de questions pratiques restent encore sans réponse. Les transports en commun pourront-ils répondre à la demande, alors qu'aux yeux de la majorité des usagers, ils ne brillent guère par leur efficacité et la régularité du service ? Et où tous ceux qui préféreront les bus ou le métro au péage gareront-ils leur véhicule ? Le nombre de places de parking à l'extérieur du centre historique est largement insuffisant. Et les communes de la ceinture milanaise craignent d'être envahies par les voitures garées par les dizaines de milliers de banlieusards qui font quotidiennement le trajet vers le centre-ville. Elles pourront toujours suivre l'exemple de la municipalité de Sesto San Giovanni : celle-ci a annoncé son intention de doubler le prix du ticket de stationnement à proximité des stations de métro. Salvatore Aloïse Article paru dans l'édition du 03.01.08
Par article du journal Le Monde - Publié dans : transport et infrastructures
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Samedi 22 septembre 2007
La métropole lilloise transforme les déchets en gaz pour faire rouler ses bus LE MONDE | 21.09.07 | 15h46 • Mis à jour le 21.09.07 | 15h46 Lille, correspondant A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La communauté urbaine de Lille a inauguré, jeudi 20 septembre, un équipement majeur de son schéma de gestion des résidus urbains. Construit à Sequedin, en bordure de la Deûle, le Centre de valorisation organique (CVO) exploité par la société Carbiolane, filiale de Dalkia France, se présente comme le plus grand d'Europe et transforme les déchets en biogaz. Il a nécessité un investissement de 55 millions d'euros auxquels s'ajoutent 20 autres millions pour un centre de transfert relié à la voie fluviale. Cet équipement, qui répond aux normes de haute qualité environnementale (HQE), a été conçu pour valoriser et transformer en énergie 108 600 tonnes de biodéchets par an. Il s'agit des ordures ménagères triées par les habitants (déchets de cuisine et de jardin essentiellement) et de celles produites par la restauration collective. Le CVO traite également les déchets verts collectés dans les six déchetteries communautaires. Les biodéchets sont broyés et précompostés avant de passer en phase de méthanisation. Celle-ci est réalisée à une température de 57 0C, sans oxygène. La matière est ainsi traitée durant vingt-cinq jours dans trois "digesteurs". A l'issue de cette période, deux produits sont obtenus : le digestat et le biogaz. Le premier est mélangé à des déchets verts puis, après un processus de six semaines, est transformé en compost pour l'agriculture. Le biogaz est épuré pour produire un méthane consommable par les bus. Un dépôt de bus au gaz de 150 véhicules a été ouvert, fin 2005, à proximité immédiate du CVO auquel il est relié par une canalisation souterraine. Ces bus étaient jusqu'à présent alimentés au gaz naturel fourni par Gaz de France. Dans un premier temps, une centaine d'entre eux utiliseront le biogaz produit par le CVO. "Les territoires qui réussiront sont ceux qui vont s'affranchir du pétrole", s'enthousiasme Eric Quiquet, vice-président (Verts) chargé des transports à la communauté urbaine de Lille. Ce système procure aussi l'avantage d'éviter le recours aux agrocarburants (éthanol ou biodiesel). Lorsque le CVO de Sequedin atteindra sa vitesse de croisière, il produira 4 millions de m3 de biogaz. D'ici à 2011, l'ensemble de la flotte, soit 450 bus, roulera soit au gaz naturel, soit au biogaz. Philippe Allienne Article paru dans l'édition du 22.09.07
Par article du journal le monde - Publié dans : transport et infrastructures
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Mercredi 19 septembre 2007
La région voit loin en misant sur le développement du train A toute vapeur. Le conseil régional des Pays de la Loire, qui se réunira vendredi en séance plénière, va soumettre aux votes des élus deux importants plans de travail destinés à faire face à la hausse du trafic des transports régionaux d'ici à 2020. Le développement du train sera au coeur de ce projet résolument ambitieux. « La fréquentation des TER a augmenté de plus de 52 % entre 1997 et 2005 et nous parions que cette croissance ne va plus s'arrêter, observe Jean-Claude Antonini (PS), maire d'Angers et vice-président du conseil régional. Il y aura une demande forte qu'il faudra assumer et qu'on se doit déjà de préparer. » La région prévoit, à l'horizon 2020, un boum de fréquentation du réseau ferroviaire de 130 %, soit 75 000 voyages par jour contre 34 000 l'an passé. Pour répondre à ce scénario, elle propose une augmentation de l'offre de 80 % et l'achat de 35 à 40 TER supplémentaires. Un effort financier évalué à environ 470 millions d'euros, dont 400 millions à la charge de la région. « Jusqu'à présent, la voiture était toujours prioritaire », explique Jacques Auxiette (PS), le président du conseil régional. Mais pour des raisons démographiques, environnementales ou économiques, « le chemin de fer est en train de reconquérir la place qu'il n'aurait jamais dû perdre. C'est ça la réalité de demain. On veut accélérer le processus, développer le réseau et l'intermodalité. Mais on ne pourra pas agir seuls, il faudra que l'Etat, la SNCF et Réseau ferré de France suivent. » F. B. - ©2007 20 minutes 20 Minutes, éditions du 18/09/2007 - 07h07 dernière mise à jour : 18/09/2007 - 07h07
Par article de 20mn - Publié dans : transport et infrastructures
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Mardi 18 septembre 2007
L'usage de la voiture recule LE MONDE | 18.09.07 | 16h52 • Mis à jour le 18.09.07 | 16h52 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Au vu du dernier bilan chiffré publié par le ministère des transports, certains experts n'hésitent pas à proclamer "la fin de l'automobiliste roi" et l'ouverture d'"une nouvelle ère" en France. La voiture individuelle assure encore 83 % des déplacements dans l'Hexagone mais, pour la première fois depuis 1974, année du premier choc pétrolier, l'utilisation par les Français de leur automobile a baissé en 2005 (- 1,4 % par rapport à 2004). D'après Les Comptes des transports publiés en juin, ce recul de la voiture s'est même accentué en 2006 (- 2 %), dans un contexte où le nombre total de déplacements individuels est resté stable depuis 2000. Parallèlement, les transports en commun enregistrent des progressions annuelles de 5 % à 6 %. Leur utilisation a progressé chaque année depuis 1996 (sauf en 2003, année de conflits sociaux), grâce notamment au développement des trains, tramways et métros. Les transports collectifs bénéficient d'une augmentation et d'une amélioration de l'offre, mais aussi de prix attractifs par rapport aux coûts croissants de l'automobile. La hausse des prix des carburants depuis 2003 explique en partie le recul de la voiture, en particulier pour les trajets courts. L'automobile, responsable de la congestion du trafic et de la dégradation de l'environnement, voit "sa pertinence remise en question dans les centres urbains", résume Yves Crozet, chargé d'un master professionnel dans les transports à l'université de Lyon-II. Côté offre, les principales agglomérations ont mis le transport public au coeur de leur politique municipale. Une enquête de l'institut IFOP publiée en juin et réalisée pour Veolia Environnement auprès d'un échantillon de 400 élus urbains montre que cette volonté perdure. A la question portant sur la priorité de l'action des élus pour l'amélioration de la vie des citadins, les transports publics sont plébiscités à 39 %, derrière la cohésion sociale (46 %). Publiques ou privées, les entreprises de transport en commun connaissent toutes une forte croissance depuis plusieurs années. Dans ses résultats de 2006, la SNCF relève que, pour la première fois, les trains express régionaux (TER) ont atteint des niveaux de fréquentation aussi élevés que les TGV. Les grands acteurs privés, parmi lesquels Veolia Transport, Keolis ou Transdev, renforcent eux aussi leurs positions. "Entre 2000 et 2006, nous avons enregistré une progression de 18 % du trafic", indique Eric Chareyron, directeur marketing de Keolis, premier groupe de transport privé en France. De son côté, Cyrille du Peloux, directeur général de Veolia Transport, estime que l'offre de transport en commun "peut encore se développer de façon importante sur le réseau ferroviaire régional". Ce réseau, aujourd'hui aux mains de la seule SNCF, devrait s'ouvrir, en 2010, à d'autres opérateurs. L'essor des transports en commun est aussi dû à l'amélioration des services proposés. "Les usagers sont prêts à passer de leur voiture à un transport collectif, lorsque l'offre assure la rapidité, la régularité et la fréquence", constate Chantal Duchène, directrice du Groupement des autorités responsables des transports (GART), qui réunit des élus de droite et de gauche. Ainsi, à Rennes, depuis l'ouverture en 2002 de la ligne de métro, gérée par Keolis, le trafic est passé de 33 millions de voyages à 60 millions en 2006. La fréquentation des autobus du Grand Roanne (Loire), en déclin continu pendant quinze ans, a enregistré une hausse de 4 % depuis août 2006, grâce aux seules améliorations des cadences et des correspondances apportées par l'opérateur, Veolia. Ces services coûtent cher aux collectivités. Le transport en commun représente aujourd'hui un tiers des dépenses des intercommunalités et environ un quart de celles des régions. Dans leur ensemble, les agglomérations ont investi, en 2005, près de 2,4 milliards d'euros pour leurs transports urbains. En 1994, cet engagement n'était que de 700 millions d'euros. L'Etat ne participe plus à aux investissements de réalisation des infrastructures des transports en commun en site propre (TCSP). Il a supprimé ses aides en 2003, sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Cette décision a provoqué la colère de l'ensemble des élus, toutes tendances confondues. Dans une étude sur le financement des transports publics urbains publiée le 12 septembre, les responsables du GART espèrent que le "Grenelle de l'environnement", qui doit se réunir fin octobre à l'initiative du gouvernement, rétablira ces aides de l'Etat et "déterminera les futurs critères de leur attribution". Pour l'avenir, les réflexions sur le développement des transports portent sur la manière d'assurer, à la demande, le déplacement d'une gare au domicile d'une ou plusieurs personnes par une voiture appelée depuis un centre téléphonique. Dans ce nouveau marché, estimé en France à 400 millions d'euros, Veolia Transport a réalisé, en 2007, 15 millions d'euros de chiffre d'affaires et projette d'atteindre les 100 millions en 2012. Parmi les nouveaux modes de transports, la bicyclette accède désormais au rang de transporteur public, après les succès remportés, à Lyon et à Paris notamment, par les opérations de vélos en libre-service. Denis Baupin (Verts), adjoint aux transports à la Mairie de Paris, n'hésite pas à affirmer que le vélo est devenu "une nouvelle alternative aux transports publics, au même titre que le tramway ou le métro". Pour Bertrand Dechery, coprésident du Bureau d'informations et de prévisions économiques (BIPE), société d'étude et de conseil, le remplacement de la voiture par d'autres moyens de transport est "une tendance de fond". A ses yeux, les politiques contraignantes des municipalités pour réduire la place de l'automobile dans les villes, ainsi que le report sur le TGV des déplacements entre grands centres urbains constituent "une originalité française". Le mouvement général vers les transports en commun est aussi européen, avec des rythmes différents au Royaume-Uni, en Italie ou en Allemagne. Dominique Buffier
Par tiré du journal Le Monde - Publié dans : transport et infrastructures
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Dimanche 24 juin 2007
La Réunion face au "coma circulatoire" LE MONDE | 23.06.07 | 14h50 • Mis à jour le 23.06.07 | 14h50 Saint-Denis Correspondant Créez votre blog, pour donner votre avis et partager vos passions. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts u lieu d'aériens ouvrages d'art - parmi lesquels ce qui aurait pu être le plus haut pont ferroviaire du monde -, ce sont finalement 12,5 kilomètres de tunnels que le futur tram-train de La Réunion devra emprunter pour traverser les montagnes dans le nord de l'île. La modification a été décidée en mai, en raison de l'impact des viaducs sur l'environnement, dénoncé par des associations écologistes. Le surcoût est estimé à 50 millions d'euros, mais le calendrier du projet ne devrait pas être modifié, assure la région, maître d'ouvrage : en 2013, les Réunionnais disposeront d'une alternative à la route. Le tram-train circulera sur un itinéraire de 40 kilomètres desservant 25 stations, de Saint-Paul à Sainte-Marie, en passant par les centres-villes du Port et de Saint-Denis. Son extension est envisagée plus tard dans le Sud et l'Est. "Sans cette réalisation, notre île est condamnée, dans quelques années, au coma circulatoire", prédit le président de la collectivité, Paul Vergès (Parti communiste réunionnais). Alors que le département s'attend à accueillir 200 000 habitants supplémentaires dans les quinze ans à venir (il en compte aujourd'hui 800 000), les conditions de déplacement ne cessent de se dégrader à mesure que croît (d'environ 10 % par an) le parc automobile. La route nationale qui ceinture l'île et dessert les principales agglomérations est saturée. La livraison, prévue début 2009, de la route de moyenne altitude des Tamarins, gigantesque chantier - 34 kilomètres, 26 ouvrages d'art, dont quatre exceptionnels - lancé en 2003, soulagera la circulation dans l'Ouest. Mais le relief accidenté de l'île limite les variantes. Il est aussi source de dangers, surtout sur la "route du littoral", quatre voies de 12 kilomètres qui permettent les échanges par le nord entre l'ouest et l'est de l'île en passant par le chef-lieu. Plus de 50 000 véhicules l'utilisent chaque jour. La falaise qui la domine, abrupte et instable, fait l'objet d'une surveillance constante. En mars 2006, tout un pan s'est effondré, tuant deux personnes et contraignant pendant un mois les automobilistes à emprunter une étroite route de montagne. LES DANGERS DE LA FALAISE C'est cette même montagne que franchira le futur tram-train et dont s'écartera, par endroits, la nouvelle route du littoral, elle aussi programmée. Pour cette dernière, parmi les nombreuses solutions envisagées pour se prémunir des dangers de la falaise, celle d'un tracé associant un tunnel à terre et une route-digue en mer a été privilégiée juusqu'ici mais pourrait être écartée au profit d'une "solution entièrement aérienne". Pour financer ces deux projets, la région a signé, en janvier, à Paris, un protocole d'accord avec l'Etat ; elle fera également appel à un partenariat public-privé. Entre tram-train (1,3 milliard d'euros) et nouvelle route du littoral (930 millions d'euros), l'investissement représente "cinq fois le montant du viaduc de Millau". Les retombées de ces grands travaux pour l'économie de l'île sont estimées à "plusieurs milliers d'emplois" directs et indirects. Hervé Schulz
Par article du journal Le Monde - Publié dans : transport et infrastructures
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Jeudi 15 mars 2007
JCDecaux s'apprête à relever le défi d'équiper Paris d'une flotte de 20 600 vélos LE MONDE | 14.03.07 | 15h24 Les premières stations de vélos vont apparaître dans les rues de Paris, début avril. Mi-juillet, le maire, Bertrand Delanoë, inaugurera le système de vélos en libre-service. Selon le contrat, il devrait y avoir alors 14 100 bicyclettes et 1 000 stations. Fin 2007, 20 600 vélos devraient sillonner les rues de Paris et se répartir sur 1 450 stations. Des chiffres qui donnent la mesure du défi que doit relever JCDecaux, vainqueur d'une compétition sans merci avec son principal rival Clear Channel. "C'est la première fois que nous mettons en oeuvre un tel programme", reconnaît Jean-Charles Decaux, coprésident de l'entreprise JCDecaux. Lyon, qui est aujourd'hui la référence, dispose de 3 500 vélos et devrait en compter 4 000 à la fin de l'année. La clé du succès de ce nouveau mode de transport public : "maillage, simplicité et prix", résume M. Decaux. Le maillage dense sera une réalité à Paris. "Il y aura une station tous les 270 mètres et, dans certains quartiers, tous les 100 mètres. Ce foisonnement permettra au système de s'autoréguler et d'assurer la disponibilité des vélos", précise Rémi Pheulpin, directeur de l'exploitation de JCDecaux. Toutefois la projection de l'expérience lyonnaise sur Paris n'est pas chose aisée. "Nous devrions passer de 20 000 usages par jour à Lyon, à 250 000 à Paris", selon M. Pheulpin. Pas question de créer des files d'attente pour décrocher un deux-roues. Les "bornettes" où ils sont fixés sont devenues "intelligentes" et capables de lire la carte de l'abonné. MAINTENANCE Résultat : 20 vélos peuvent être loués en même temps à une station. Cette sophistication des "bornettes" a un autre intérêt : le vélo, délesté de son électronique, a été simplifié. A la clé : une réduction de coût, de poids et une plus grande fiabilité. Car, JCDecaux a découvert, à Lyon, le coût de la maintenance cette flotte. " Chaque vélo coûte de 2 500 à 3 000 euros", précise M. Decaux. A Paris, 200 personnes (à bicyclette) seront chargées du dépannage in situ. Le concurrent malheureux, Clear Channel s'est interrogé sur la faisabilité d'un tel projet en un calendrier aussi serré. "En terme industriel, nous serons prêts. Nous tiendrons le calendrier, sauf si il y a des retards qui ne nous sont pas imputables", affirme M. Decaux. A la Ville de Paris de livrer à temps les sites pour l'implantation des stations. A priori, les services techniques avaient fixé une liste de 800 sites. Une centaine d'entre eux seraient aujourd'hui livrables. Reste à connaître l'impact d'un tel projet sur le modèle économique de JCDecaux. La bataille toujours plus vive avec ses concurrents Clear Channel et CBS Outdoor a un prix. A Paris, comme à Lyon, JCDecaux a "offert" une flotte de vélos et accru la redevance versée à la municipalité pour continuer à toucher les recettes de son réseau de panneaux publicitaires. "Mais le modèle est différent selon les villes. Le financement ne peut être assuré lorsque le volume publicitaire ne le justifie pas", prévient M. Decaux. A Aix-en-Provence ou Marseille, la ville paiera ses vélos. JCDecaux, qui a réalisé un bénéfice net de 201 millions d'euros en 2006 a annoncé, le 14 mars, l'effritement de la marge de son activité de mobilier urbain. Cette baisse, compensée par les activités de transport et d'affichage, devrait se poursuivre en 2007. Les investissements devraient croître fortement, à 250 millions d'euros. Laurence Girard
Par article tiré du journal Le Monde - Publié dans : transport et infrastructures
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