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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Jeudi 22 novembre 2007
Agriculture - Article publié le : 16/11/2007 ACTU ENVIRONNEMENT La FAO propose de rémunérer les agriculteurs pour protéger l'environnement La FAO vient de publier son rapport annuel sur ''la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture'' et propose de payer les services de protection de l'environnement qui seraient fournis par les agriculteurs. Dans son rapport intitulé ''La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2007'' publié le 15 novembre, l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) propose de ''rétribuer'' les agriculteurs pour contribuer à la protection de l'environnement et affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau. Le secteur agricole exploiterait près de 5 milliards d'hectares sur une superficie totale de quelque 13 milliards d'hectares et absorberait plus d'eau que tout autre activité humaine, souligne la FAO. L'agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, des ressources en eau, de l'air et des ressources biologiques et en améliorer la qualité, indique Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. Tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche ou de l'exploitation des forêts, ajoute-t-il. L'enjeu consisterait à convaincre les agriculteurs - principaux gestionnaires de ressources naturelles du monde - de limiter les effets négatifs de leur mode de production tout en répondant à la demande croissante de produits alimentaires et de fibre. L'Organisation propose donc la rétribution financière des services environnementaux fournis par les agriculteurs qui pourrait contribuer à de nouvelles sources de financement en faveur de la gestion durable de l’environnement dans les pays en développement, tout en visant la réduction de la pauvreté et le développement agricole. En effet, souligne la FAO, l'une des principales raisons de la dégradation de l'environnement s'expliquerait par ''la gratuité apparente des services offerts par la nature''. Ceux-ci n'appartiennent à personne, nul n'est rétribué pour les dispenser, ce qui n'incite guère les agriculteurs à les sauvegarder, fait remarquer l'Organisation qui précise que les agriculteurs ont pourtant un rôle ''important'' à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique en tant que ''puits à carbone''. Un recul de la déforestation, la plantation d’arbres, la réduction du travail des sols, l’accroissement du sol de couverture et un aménagement amélioré des pâturages pourraient, par exemple, conduire au stockage de plus de 2 milliards de tonnes de carbone dans environ 50 pays entre 2003 et 2012, précise le rapport. La FAO se prononce ainsi en faveur de ''mesures incitatives''. Car le paiement des services pour protéger l'environnement (tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversité) encouragerait les agriculteurs à adopter de meilleures pratiques agricoles, voire neutraliser la pollution engendrée dans d'autres secteurs et améliorerait leur revenu. Ces paiements pourraient se présenter sous diverses formes, souligne le rapport : transactions volontaires faisant intervenir agriculteurs, communautés, contribuables, consommateurs, sociétés commerciales et gouvernements. Il pourrait s’agir de paiements directs des gouvernements aux producteurs ou de transferts indirects, tel qu'un supplément de prix que les consommateurs paieraient en contrepartie d'un café plus savoureux provenant de plantations situées à l’ombre. Toutefois, avertit l'Organisation, les mécanismes de rémunération des agriculteurs devront être conçus de façon à associer les agriculteurs les plus pauvres. En effet, explique Jacques Diouf, le coût administratif de la mise en place de dispositifs de rémunération intégrant pleinement les agriculteurs les plus pauvres pourrait être particulièrement élevé, et d’autres obstacles comme l’absence de droits de propriété clairement définis pourraient de surcroît empêcher les agriculteurs les plus pauvres d’être associés au dispositif. Selon la FAO, la rétribution des agriculteurs pourrait dans ce cas, accroître la pauvreté et menacer la sécurité alimentaire, en particulier si elle devait entraîner une diminution du nombre d’emplois agricoles ou un accroissement des prix des denrées alimentaires. Des centaines de programmes de rétribution des services environnementaux sont actuellement mis en oeuvre dans le monde, mais les programmes de rémunération des services environnementaux qui ciblent les agriculteurs et les terres agricoles dans les pays en développement sont relativement peu nombreux, déplore le rapport. Aussi, la Fédération France Nature Environnement qui ''se félicite'' dans un communiqué de la proposition de la FAO, a rappelé que la Politique Agricole Commune (PAC) encourage et autorise également la rémunération des services écologiques via le dispositif de l’article 69 du règlement. Mais d'après l'organisation environnementale, la France a refusé de mettre en œuvre cet Article. Renforcée par le rapport de la FAO, la FNE a demandé la rémunération pour services écologiques et sociaux de l’agriculture à haute valeur environnementale, (HVE) qui se caractérise par la place qu’elle laisse à la nature et aux milieux naturels et par sa faible dépendance aux intrants. R. BOUGHRIET (ACTU ENVIRONNEMENT, voir lien ci contre)
par article paru dans Actu-Environnement publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Jeudi 20 septembre 2007
Paru dans l' édition du mercredi 19 septembre 2007 Huit anti-OGM interpellés hier dans la région Ils font du bruit pour faire entendre leur grogne : une cinquantaine de manifestants se sont retrouvés, hier, à Beaufort-en-Vallée, dans le Maine-et-Loire, pour réclamer la libération de huit militants anti-OGM. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à la destruction de champs de maïs transgénique en Anjou, début septembre. Les membres du collectif Nos campagnes sans OGM ont vivement réagi. « J'ai dit aux gendarmes que ce n'était pas un délit de préserver la santé humaine en neutralisant des parcelles... » Sous les applaudissements d'une cinquantaine de personnes, l'apiculteur Denis Benoît sort de la gendarmerie de Beaufort-en-Vallée. Il est 18 h 02, hier. Quelques minutes plus tôt, un militant du collectif Nos campagnes sans OGM avait lui aussi été libéré. Il raconte : « J'étais dans ma salle de bains, vers 8 h, quand les gendarmes ont débarqué. D'après eux, j'ai reçu un coup de fil suspect au petit matin, juste après le fauchage... » Le parquet d'Angers a procédé, hier, à l'interpellation de huit personnes, « impliquées dans le mouvement anti-OGM », dans le Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique. Toutes ont été placées en garde à vue. On les soupçonne d'avoir participé à la destruction de douze hectares de champs transgéniques, à Charcé-Saint-Ellier, dans la nuit du 7 au 8 septembre. Pour protester contre les expérimentations de la coopérative Terrena, les « faucheurs » ont piétiné méthodiquement les champs, juste après s'être donné rendez-vous. C'est la première fois en France qu'un « fauchage » de maïs transgéniques concerne une superficie aussi importante. Une plainte a été déposée par l'agriculteur propriétaire des terres, ainsi que par Terrena et le Syndicat des producteurs de maïs : ils évaluent le préjudice à 100 000 €. L'enquête a été conduite par la brigade des recherches d'Angers. « Sur la trentaine de personnes qui ont participé aux faits, précise le procureur d'Angers, Brigitte Angibaud, on en a identifié huit. Elles ont été remises en liberté et nous allons continuer les investigations. L'enquête est loin d'être terminée, j'espère qu'il y aura d'autres interpellations ces jours-ci. » À Beaufort-en-Vallée, hier soir, l'indignation se lisait sur les visages. « On voit bien de quel côté est la loi. Un apiculteur voit sa ruche contaminée par du pollen transgénique : il porte plainte pour trouble du voisinage et on ne fait rien. Un autre apiculteur est soupçonné d'avoir détruit un champ OGM : Terrena porte plainte et on l'arrête ! » En attendant la libération des suspects, les militants tapaient sur des bidons pour manifester leur colère. « Cette opération est présentée comme une enquête d'envergure sur le territoire français. J'ai l'impression qu'on veut faire un exemple en cherchant à détruire notre mouvement », estime un militant du collectif des Faucheurs volontaires d'OGM. Pour les membres de Nos campagnes sans OGM, « il existe un vide juridique autour de ces champs transgéniques et la loi doit être modifiée : tant qu'on ne sait pas, il faut respecter le principe de précaution ! » Le procureur d'Angers ne précise pas si les suspects seront poursuivis dans l'immédiat. Mais il rappelle que la peine encourue pour une « destruction en réunion » est de cinq ans de prison ferme. Beau cas d'école pour ceux qui planchent en ce moment au Grenelle de l'Environnement... Arnaud WAJDZIK.
par article du journal ouest france publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mercredi 13 septembre 2006
Le vin face au réchauffement LE MONDE | 13.09.06 | 13h23  •  Mis à jour le 13.09.06 | 15h52 On nous avait prévenus que 2005 serait une année exceptionnelle : le millésime du siècle ! "Il reste encore quatre-vingt-quatorze années pour en juger", ironise Jean Merlaut, viticulteur et négociant avisé de la place de Bordeaux. "Et si 2005 n'était somme toute qu'une année ordinaire, en période de réchauffement climatique ?", interroge Denis Dubourdieu, professeur d'oenologie à l'université de Bordeaux et consultant de réputation mondiale. Question cruciale en effet qui, si même l'on s'attache aux hypothèses les moins pessimistes du milieu scientifique, implique une sérieuse réflexion stratégique et quelques mesures d'urgence. if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} Le réchauffement de 1 oC de la température moyenne équivaudrait en effet à un déplacement du climat d'environ 200 kilomètres vers le nord, estiment les spécialistes. Ne dit-on pas que, dans cette perspective, déjà, une maison de champagne aurait acheté des terres crayeuses en Grande-Bretagne ? Denis Dubourdieu observe que "l'on vendange plus tôt qu'auparavant des raisins plus sucrés". Or les vins fins ne sont issus que des raisins de cépages tardifs cueillis en automne dans des régions où le climat permet une grande variation d'un millésime à l'autre. Tandis que les cépages précoces plantés en zones chaudes (hémisphère Sud) ne donnent généralement que des vins uniformes. Le professeur, toutefois, ne s'en tient pas aux hypothèses des climatologues. Il s'appuie aussi sur les travaux d'historiens, en particulier Jean-Michel Chevet, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui vient d'étudier l'évolution du climat du Médoc sur la période 1800-2005, en comparant les dates de floraison, de véraison (transformation de la fleur en baie) et de vendanges. Sa conclusion, plutôt rassurante, est qu'il apparaît prématuré de remettre en cause l'encépagement du Bordelais, qui a connu entre 1865 et 1875 une période au moins aussi chaude que celle de la décennie écoulée. Devra-t-on, dans une ou deux décennies, envisager une modification radicale de l'encépagement ? Avant d'en arriver là, la viticulture française - et pas seulement bordelaise - devra réviser ses orientations si elle veut continuer à produire des vins de qualité. Eric Duchène, chercheur à l'INRA de Colmar (Haut-Rhin), a dressé le catalogue de deux types de mesures qui devront nécessairement, à ses yeux, être prises pour diminuer l'impact du réchauffement climatique sur la vigne, à la fois sur le plan agricole et sur les méthodes de vinification. Ainsi, selon Eric Duchène, il faudra certainement diminuer la densité des plantations afin de diminuer la surface foliaire, de façon à réduire la consommation d'eau. Dans le même temps, l'irrigation - aujourd'hui interdite - devra être autorisée avec des systèmes économes (goutte-à-goutte), comme cela se pratique dans l'hémisphère Sud. Le négociant et vigneron Jean Merlaut, qui, à Bordeaux, constate déjà une poussée de la plante (bois et feuilles), se demande s'il ne faudra pas aussi réviser les limites des sacro-saints rendements à l'hectare. Dans le domaine de la vinification, des pratiques jusque-là exceptionnelles deviendront la règle, comme l'acidification des moûts à l'acide tartrique et autres méthodes pour préserver l'équilibre entre le sucre et l'acidité, difficile à obtenir sous les climats chauds. Il est encore trop tôt pour juger la récolte 2006 qui vient tout juste de commencer dans le Médoc. Si la température se maintient, elle pourrait être comparable à celle de 2005. Verra-t-on alors, à nouveau, se reproduire l'envolée des prix des crus classés au point qu'une seule bouteille de Château Ausone primeur 2005 a trouvé acquéreur à un prix supérieur à celui du tonneau de 900 litres de bordeaux supérieur AOC, soit 600 euros ? Ces primeurs, en cours d'élevage, seront prêts en 2008 et ne délivreront leur bouquet que dix ans plus tard. La loi impitoyable du marché - ou plutôt de la spéculation - a donc découragé la plupart des acheteurs réguliers des primeurs, en particulier les restaurateurs. "Mais attention de ne pas faire un raccourci trop rapide et de juger tous les bordeaux 2005 trop chers", prévient Jean Merlaut. En effet, en refusant de privilégier les grands vins - très bons et très chers -, on peut s'intéresser aux bons vins et même seulement aux petits bordeaux, à la condition de distinguer ceux qui sont commercialisés pour le goût qu'ils ont - les "vins honnêtes" - de ceux vendus pour le goût qu'ils n'ont pas. Ce distinguo subtil, suggéré par Denis Dubourdieu, devrait être la ligne de conduite de chaque amateur. Devant une situation aussi préoccupante, les pouvoirs publics paraissent atteints de mutisme. La Commission européenne prône l'arrachage de quelque 400 000 hectares de vignes dans les cinq années à venir. Il n'y a pas si longtemps, Bruxelles offrait une prime à la plantation en Espagne, en Italie et au Portugal. "Situation ubuesque, note le Suisse Jean-Daniel Schlaepfer, rapporteur du groupe Euro-vigne (vignerons des principaux pays européens), avec comme conséquences inéluctables la disparition de paysages viticoles entiers, menacés de désertification, et l'accumulation de problèmes sociaux considérables." En attendant, on peut trouver des bons petits bordeaux pas chers. Il en reste beaucoup. Internet : on trouvera sur la boutique en ligne du négociant Jean Merlaut, www.jean-merlaut.com, une quarantaine de primeurs 2005 entre 5 et 30 euros. Jean-Claude Ribaut Article paru dans l'édition du 14.09.06
par article paru dans le journal Le Monde publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mardi 4 avril 2006
Journée mondiale contre les OGM : “ La bio en danger ” ( 04/04/2006 )   Les agriculteurs biologiques appellent à manifester le 8 avril contre la culture des OGM en France, qui impliquera, selon eux, la contamination de toutes les cultures.   Les responsables des organisations agricoles biologiques se sont réunis avec les agriculteurs biologiques et des associations de consommateurs pour défendre leurs pratiques menacés par la loi. (Photo NR) “ Des tas de variétés anciennes vont disparaître ” Pour la Journée mondiale du refus des OGM qui aura lieu le 8 avril, nombreuses sont les associations qui appellent à une manifestation contre la culture des OGM en plein champ. Défenseurs de la nature, agriculteurs ou simples citoyens, telles que Greenpeace Angers, Confédération Paysanne 49, Faucheurs volontaires, Apiculteurs du Maine-et-Loire, Sauvegarde de l'Anjou, groupements de producteurs biologiques tels que le GABBAnjou, CIVAM Bio 53, GAB 72, CAB, Biocoop, Verts 49 ou LCR… tous protestent contre un projet de loi qu'ils estiment une atteinte à la liberté de chacun. « Avec une loi autorisant la dissémination des OGM, les consommateurs n'auront plus le choix de manger ou pas des OGM ! Il n'y aura pas de retour en arrière possible. Les cultures bio seront contaminées par les OGM, comme c'est le cas au Canada. Notre activité professionnelle est en cause » estiment les agriculteurs bio. A partir de 14 h place du Pilori à Angers, les associations seront présentes pour informer sur les OGM, proposer une pétition contre le projet de loi. Certains marchés envisagent des stands vides de légumes bio, « en préfiguration de ce qui arrivera si les cultures OGM sont permises : disparition des légumes certifiés bio, le consommateur n'aura plus le choix ». Les opposants rencontrent des députés de tous bords pour les informer, rappelant que 75 % de la population refuse les OGM. « Si l'Europe a accepté la culture OGM, à chaque pays de décliner dans son propre droit la possibilité de cultiver OGM. Ainsi l'Allemagne a mis en place une telle série de contraintes qu'aucun producteur n'a intérêt à faire des OGM. Les Allemands au contraire s'orientent vers plus de bio. Le risque de contamination est réel. Si en bio on accepte ce seuil de 0, 9 0 % c'est la fin du bio. Pour tous ceux qui se sont engagés dans une filière de qualité il est important de se battre. C'est une question de survie pour les paysans convertis à la bio. Au niveau du GAB, nous espérons que l'agriculture biologique serve de modèle pour que l'on arrête de polluer » explique un agriculteur qui s'inquiète également de la loi sur le certificat d'obtention végétale qui va permettre de commercialiser les semences OGM tandis qu'elle restreint le droit des paysans à ressemer les semences de leurs récoltes. « Je sème une variété d'avoine que cultivait mon arrière-grand-père avant la guerre de 14. Elle est plus résistante, meilleure pour la santé… Je vais perdre ce droit de la cultiver et des tas de variétés anciennes vont disparaître ainsi au profit de la logique industrielle des grands semenciers » explique un des agriculteurs de la CAB. Ceux-ci ont interpellé les députés sur cette question des semences dont le député UMP Jean-Charles Taugourdeau lui-même horticulteur. « Il a bien compris les enjeux de la future loi et avoue que la plupart ne les connaissent pas. Des députés UMP de la Sarthe et la Mayenne ont pris position contre la loi : on est proche des brevets américains du vivant ! » déclare Claire Billaud agricultrice. Une note optimiste : « Si l'agriculture bio est en danger, il y a de plus en plus de consommateurs qui viennent vers nous, sensibles à la pollution induite par les pratiques intensives… » - Journée mondiale de refus des OGM, 8 avril à Angers. Manifestation à 15 h, départ place Leclerc. A partir de 14 h, informations et pétitions place du Pilori. - Corr NR : Caroline Déjean
par article la nouvelle république du centre-ouest publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Lundi 10 octobre 2005
La FDSEA prépare une année compliquée ( 10/10/2005 )   Dans un peu plus d'un an, il y aura des élections à la chambre d'agriculture. Pour bien passer le cap, la FDSEA veut continuer à être très présente sur le terrain et veut le faire savoir.   …des présidents des syndicats locaux de la FDSEA. Dans un contexte où la profession agricole perd, en Maine-et-Loire, quelque 300 chefs d'entreprise chaque année pour cause de départ à la retraite, et où seulement 200 nouveaux exploitants s'installent dans le même temps, la FDSEA a gagné une quarantaine d'adhérents l'an dernier, portant le nombre de ceux-ci à un peu plus de 3.500. Une performance dont la jeune présidente départementale, Christiane Lambert, n'est pas peu fière. Pas de quoi la faire s'endormir sur ses lauriers, pourtant. Ainsi, jeudi matin, le bureau du syndicat agricole réunissait-il, à Angers, l'ensemble des présidents de syndicats locaux pour évoquer à la fois la gestion des nouveaux Droits à paiement unique (DPU) et les sujets d'actualité qui inquiètent la profession comme les très bas prix des fruits en ce début de campagne de la pomme et de la poire, les aides aux agriculteurs touchés par la sécheresse, la mauvaise image de l'agriculture, etc. Car le mot qui revient le plus souvent chez les agriculteurs actuellement est bien « inquiétude ». Et la mise en place des modalités de la nouvelle PAC n'a rien, semble-t-il pour les rassurer. Des aides liées à un historique pas à un produit Déjà, des aides au respect de certaines pratiques environnementales et sanitaires avaient posé quelques problèmes de mise en place. Le nouveau mode de distribution des aides aux soutiens des prix pose, lui, bien des questions. « Désormais, ces aides ne sont plus liées à une activité, à un produit, mais à un historique, explique Christiane Lambert. Les informations vont arriver chez les agriculteurs autour du 15 octobre. » Des agriculteurs dont certains vont avoir à effectuer bien des démarches administratives pour recevoir l'ensemble de ce qui leur est dû. « En effet, le calcul des DPU va s'effectuer sur une moyenne des trois années 2000, 2001, 2002. Depuis cette date, bien des situations ont changé. Des départs ont eu lieu, des arrivées, des associations, des changements dans les modes de production, etc. Or, si vous aviez 50 ha à cette période et que vous en avez le double aujourd'hui, les aides de demain vont être calculées sur la moyenne des aides générées par vos 50 ha, mais aussi des 50 que vous avez acquis depuis. Il va donc falloir retrouver auprès des personnes concernées la situation de ces terres, à l'époque. C'est une mécanique extrêmement complexe qui se met en place, mécanique pour laquelle les agriculteurs vont avoir besoin d'aides et de conseils. Ensuite, à partir du 20 octobre, nous mettrons sur pieds une douzaine de réunions locales pour répondre au cas par cas à toutes les situations. » Une situation d'autant moins facile à comprendre que les agriculteurs qui produisaient du lait à l'époque toucheront à l'avenir des aides pour une production qu'ils n'assurent peut-être plus. « Une sorte d'aide sociale, résume Christiane Lambert. Sauf que nous n'avons jamais voulu cette forme d'aide et que, pour ceux qui poursuivent leur activité depuis des années, ces aides vont diminuer par rapport à l'époque de référence puisque des prélèvements vont venir les grever d'au moins 5 % dans un premier temps. Et pendant ce temps-là, le prix du lait, lui baisse également. Tandis que les charges, elles, sont au plus haut. » Même si ces changements ne lui plaisent pas, la FDSEA les accompagnera donc. En essayant de positiver, en plus. « Nous lançons, en effet, une campagne de promotion en faveur de l'agriculture. Face à toutes les attaques dont nous faisons l'objet, il faut bien ça ! » Laurent PINOT
par lanouvelle républlique du centre ouest publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Samedi 8 octobre 2005
Les récoltes de miel s'améliorent dans plusieurs régions LE MONDE | 08.10.05 | 13h04  •  Mis à jour le 08.10.05 | 13h04 NANTES de notre envoyée spéciale Pour la première fois depuis une dizaine d'années, les récoltes de miel s'améliorent dans certaines régions de France. Ce constat est effectué par l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), premier syndicat de la filière, qui réunit son université d'automne, vendredi 7 et samedi 8 octobre, à Nantes. Son président, Henri Clément, parle d'une "nette amélioration" du cheptel et de "colonies copieuses, qui donnent des signes de vitalité" . "Dans le Sud-Ouest, les récoltes ont été très bonnes" , affirme M. Clément. Le représentant des apiculteurs voit dans cette embellie "la récompense" du combat mené contre les insecticides Gaucho et Régent, dont les molécules actives (l'imidaclopride pour le Gaucho et le fipronil pour le Régent) sont accusées par les apiculteurs d'altérer le comportement des abeilles et de décimer les ruchers. Ces produits, employés pour protéger les cultures des ravageurs, ont une action systémique : l'insecticide enrobe la semence et libère ses principes actifs dans la sève. "On a retrouvé les ruches comme avant la période Gaucho-Régent", dit M. Clément. ANNÉE TEST 2005 est une année test pour les apiculteurs. Pour la première fois, les deux insecticides contestés n'ont pas été utilisés pour traiter les champs de maïs et de tournesol. Leur usage a été suspendu progressivement, au fil des victoires remportées par les apiculteurs au cours d'une longue guérilla judiciaire. Un moratoire interdit l'usage du Gaucho sur les semences de tournesol depuis 1999, et depuis 2004 sur le maïs. L'usage du Régent est suspendu sur toutes les cultures depuis 2004. Malgré les avancées qu'ils relèvent, les apiculteurs de l'UNAF sont très loin de crier victoire. "Les intoxications, les comportements anormaux et les dépopulations que nous observions pendant la récolte entre 1996 et 2004 ont disparu cet été dans certaines régions, explique M. Clément. Nous devons maintenant attendre l'hivernage et le début du printemps prochain pour effectuer le bilan des mortalités d'abeilles." Les années précédentes, cette mortalité pouvait tuer entre 30 % et 50 % du cheptel, selon les producteurs de miel. Surtout, l'amélioration n'est pas ressentie partout. En Poitou-Charentes, en Pays de la Loire, en Vendée, la situation est "plus diversifiée" , selon l'UNAF. De nombreux apiculteurs ne notent pas de différence avec les années précédentes. Ils pâtissent de la sécheresse qui touche ces régions. Et, selon les producteurs de miel, les insecticides incriminés sont encore présents dans les champs. La rémanence des produits, c'est-à-dire leur persistance dans les sols, est en cause, selon les apiculteurs, dans des régions où les pesticides ont été employés largement et longtemps. Par ailleurs, le Gaucho est toujours employé sur les céréales à paille (blé, orge). L'UNAF réclame la suspension de cet usage. L'année est également importante pour les firmes agrochimiques ­ Bayer commercialise le Gaucho, BASF est propriétaire du Régent. L'industrie dément tout lien entre ses produits et les dommages subis par les abeilles. "La thèse de l'explication unique ne tient pas" , affirme Jean-Marc Petat, directeur du département filières et environnement chez BASF. L'industrie avance d'autres facteurs : problèmes climatiques, alimentation des abeilles appauvrie par la monoculture, maladies, mauvaises pratiques des apiculteurs... Les produits incriminés en France sont utilisés dans de nombreux autres pays, font également valoir les fabricants. "Nous voulons une expertise indépendante, il faut que les scientifiques statuent" , affirme M. Petat. Depuis le début de cet affrontement, les deux camps citent des études contradictoires. Le sort définitif des molécules provisoirement interdites devra pourtant être fixé. L'Union européenne, qui réévalue toutes les substances chimiques autorisées en Europe, est appelée à se prononcer. En parallèle, un groupe de travail est chargé, au ministère de l'agriculture, d'élaborer des tests sur la toxicité des produits, afin de procéder à de nouvelles évaluations. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 09.10.05
par article Le Monde publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mardi 4 octobre 2005
La saint-jacques, reine des mers LE MONDE | 06.10.05 | 13h07  •  Mis à jour le 06.10.05 | 14h39 OAS_AD('Frame1'); Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts OAS_AD('Top2'); La pêche à la coquille saint-jacques, rouverte depuis le 3 octobre, est strictement encadrée selon les zones de pêche : seulement quatre jours par semaine et 250 kg par jour et par homme embarqué sur le littoral de la Manche. En fait, la coquille Saint-Jacques ne se pêche pas, elle se drague. C'est ce qui permet de relever les infractions à l'obligation de pesée et au passage en criée, car l'espèce, fragile et menacée, est étroitement surveillée. OAS_AD('Middle'); Saint-Jacques dorées à la fondue d'endives Recette de Jean-Pierre Crouzil Pour 4 personnes : 8 noix de coquilles saint-jacques ; 600 g d'endives ; 2 échalotes ; 1 jus de citron ; 15 g de sucre ; 150 g de beurre ; 1 cuillère à soupe de ciboulette ; sel et poivre blanc. Laver et tailler les endives en julienne. Dans une casserole antiadhésive, faire suer les échalotes dans 50 g de beurre. Ajouter les endives, le sucre et le jus de citron. Saler, poivrer, faire suer à couvert quinze minutes. Egoutter et conserver le jus dans une casserole. Remettre les endives à feu doux pour les colorer. Monter par ailleurs le jus avec 100 g de beurre. Mixer énergiquement. Poêler les noix de saint-jacques préalablement coupées en deux et les disposer autour du dôme d'endives. Arroser les noix avec la sauce et saupoudrer de ciboulette. [-] fermer La récolte est interdite, par exemple, jusqu'à nouvel ordre, à proximité de l'estuaire de la Seine en raison de la présence d'une algue toxique microscopique appelée dinophysis . Dans le même temps, à Brest, lors des 9es entretiens sur "le littoral et les avancées scientifiques" (Océanopolis, 7 et 8 octobre), les scientifiques doivent faire le point sur le rôle bénéfique des mini-escargots parasites de la saint-jacques, appelés crépidules, qui ont vaillamment débarrassé la rade de Brest des algues toxiques et, accessoirement, du plus dangereux des prédateurs de la coquille, l'étoile de mer. "Echangerais dinophysis contre crépidules " : c'est aujourd'hui le casse-tête de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), le gendarme des hauts fonds, dont la vigilance et la politique de quotas (bravée, hélas, par les braconniers) permettent aujourd'hui le retour dans nos assiettes de la saint-jacques, le plus prestigieux de nos mollusques marins. Sur la côte normande, fraîche et entière, elle bénéficie même d'un label rouge. ATTRIBUT DU PÈLERINAGE A la différence de ses congénères, huîtres creuses et plates de pleine mer, palourdes, ormeaux et coques, la saint-jacques vit en bandes organisées sur des fonds sablo-vaseux entre 20 et 50 mètres, enfouie sur sa partie convexe. Pecten maximus, c'est son nom scientifique, est abondante des côtes de Norvège jusqu'au nord de l'Espagne, en Galice, au large de Compostelle. Elle est, là-bas, un attribut du pèlerinage suscité par le plus étrange des saints du calendrier, Jacques l'apôtre, évangélisateur de l'Espagne, qui dispose avec Hermès Trismégiste de la capacité de déclencher le tonnerre. Une figure légendaire et sympathique au demeurant : "faire le jacques" , c'est s'amuser, ce dont les Frères Jacques, dont aucun ne porte le prénom, ne se sont pas privés. La jaquette ornée de la coquille et du bourdon est le pourpoint que portent les pèlerins. Le "jakin", pour les férus d'ésotérisme, est une colonne du temple de Salomon. Ailleurs en Méditerranée, la coquille est avant tout celle de la naissance de Vénus, peinte par Botticelli. Il n'est donc pas étonnant que la coquille Saint-Jacques, comme tous les pectinidés d'ailleurs, soit hermaphrodite. Sa glande génitale, à la fois mâle et femelle, qui assure sa reproduction, est appelée "corail" par euphémisme. Son intérêt gustatif est nul, alors que son muscle adducteur, appelé noix, est l'un des mets les plus délicats, en raison tant de son goût que de sa texture. C'est un produit recherché, donc assez cher, ce qui suscite des contrefaçons. Les Anglo-Saxons, qui ne connaissent pas véritablement la saint-jacques ­ peut-être parce qu'ils sont trop éloignés de Compostelle ? ­ désignent par un seul mot saint-jacques et pétoncles. L'Organisation mondiale du commerce, en 1996, a donc décidé de classer les deux produits sous un même libellé : scallops pour désigner Pecten maximus , qui est notre bonheur, mais aussi bien jacobaeus et fumatus , ou bien les pétoncles aux noms scientifiques de chlamis, placopecten ou patinopecten, de provenance canadienne ou australienne et d'un bien moindre intérêt gustatif. Françaises, écossaises ou irlandaises (vérifier les étiquettes sur les cageots), on les achètera de préférence vivantes et en coquille, pour éviter le trempage, qui augmente le poids jusqu'à 50 %, avec en prime quelques additifs pour la conservation, le blanchiment et la rétention. Dans la poêle, la saint-jacques rejettera cette eau, comme au temps du veau aux hormones. Notons toutefois que le trempage, en principe, est interdit en France. Il existe au moins cent manières de préparer les saint-jacques, nous dit le chef breton Jean-Pierre Crouzil : à la provençale, au safran, au vin jaune, en tempura, au sirop d'érable, au fruit de la passion... La saint-jacques excite l'imagination de cet excellent cuisinier. La plupart de ses recettes sont divines, mais l'une ­ saint-jacques farcies au caviar avruga (sic) ­ est proprement diabolique.(Le tribunal de grande instance de Paris vient d'ailleurs de statuer (le 24 juin 2005) sur cette appellation, considérée comme "trompeuse et de nature à créer une confusion dans l'esprit du consommateur". ) UN PEU D'AMERTUME Cuite, crue ou légèrement marinée, poêlée, grillée, cuite à la vapeur, en papillote, à la plancha, à la nage, au four avec une noix de beurre salé, ou encore lutée, la saint-jacques est mise en valeur par d'innombrables sauces et condiments, à la condition qu'ils respectent sa délicatesse et son discret parfum de noisette. Un peu d'amertume ne lui nuit pas. Celle de l'endive est bénéfique dans la recette de Fredy Girardet ­ saint-jacques aux endives et citron vert ­, ou bien la coriandre dans la papillote de saint-jacques et langoustines à la coriandre. Sont bannies aujourd'hui les préparations pimentées, le gruyère, le jambon, la béchamel couverte de chapelure et qu'il convenait de faire gratiner au repas dominical. On se contente désormais de saisir la noix une minute de chaque côté à la poêle antiadhésive avec quelques gouttes à peine d'huile d'olive, avant de la condimenter. Les gourmets abandonnent le corail à leur chat. Chez Benoît, le grand bistrot parisien cédé récemment par Michel Petit à Alain Ducasse "à la condition qu'il maintienne l'esprit de sa cuisine ", on a remis à l'honneur les saint-jacques à la grenobloise, avec câpres, demi-tranches de citron pelées à vif et mini-croûtons de pain de mie dorés qui relèvent un fumet, obtenu, une fois ôtée la poche noire, par réduction des bardes qui tapisse le pourtour de la noix. Alors la coquille Saint-Jacques règne sur la table des grands jours. Jean-Pierre Crouzil, 20, les Quais. 22 130 Plancouët. Tél. : 02-96-84-10-24. Mes 100 recettes de saint-jacques , Jean-Pierre Crouzil (Minerva, 2005, 192 p., 32 €). Chez Benoît, 20, rue Saint-Martin, 75004 Paris. Tél. : 01-42-72-25-76. Tous les jours. Menu au déjeuner : 38 €. A la carte, compter 65 €. Jean-Claude Ribaut Article paru dans l'édition du 07.10.05
par article Le Monde publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mardi 13 septembre 2005
Indre-et-Loire Alternatives des champs espoir des villes ( 13/09/2005 )   Produire moins, en respectant la nature et les hommes, tout en maintenant ses revenus et en augmentant sa qualité de vie, c'est possible. Voilà ce qu'ont dit, mardi et mercredi à Tours, Tifenn Hervouët et Frédéric Gana. Depuis cinq mois, ils visitent les fermes de producteurs engagés dans l'agriculture durable.   Jean-Louis Lefrançois, l'un des 67 producteurs que Tifenn et Frédéric ont croisés sur la route. « Leur exemple permet de rompre avec le fatalisme. » (Photo Frédéric Gana) Et ce mardi soir, pour la guinguette tenue par le Petit Monde en bord de Loire, ils ont préparé un dîner « naturel et savoureux », composé, entre autres, de crottins de chèvre chauds « produits à Épeigné-les-Bois » et de légumes bio qui ont poussé à Chambray-lès-Tours. « C'est important de savoir d'où viennent les aliments, et comment ils sont produits. » En région parisienne où ils ont grandi, Tifenn Hervouet et Frédéric Gana avaient du mal à trouver des réponses à cette question. Voilà pourquoi ces « deux citadins hors-sol » de 26 et 30 ans sont partis en camion sur les routes de France à la recherche des agriculteurs. Pas n'importe lesquels : « Ceux qui ont choisi des modes de culture alternatifs, qui respectent la nature et les hommes ». Autrement dit « l'agriculture durable ». « Biodynamique, agriculture bio, etc. Ce sont des méthodes qui tentent de trouver un nécessaire équilibre entre les sphères environnementales, sociales et économiques ». Ce disant, Tifenn et Frédéric montrent des photos, les portraits de ces 67 personnes qu'ils ont croisées chemin faisant, notamment de ces « productivistes reconvertis à une agriculture raisonnable ». Et Frédéric précise : « Ils n'utilisent plus d'azote chimique. Et surtout, ils ont fait un autre choix de vie : moins produire peut-être, mais aussi réduire leurs charges et donc maintenir leurs revenus. » Une certaine idée de la décroissance, de la simplicité volontaire. « Au fond, ils se réapproprient leur autonomie, et donc leur vie. Toutes ces alternatives fonctionnent, et c'est ce que nous avons appris lors de ce tour de France qui nous a donné beaucoup d'espoir. » A leur retour en Ile-de-France, cet automne, Frédéric et Tifenn vont consigner ces témoignages dans un livre. En attendant, on peut consulter leur site Internet, où figurent notamment des fiches techniques sur les alternatives, des portraits, des tribunes. Magalie BASSET - Contact : Chemin faisant, www.cheminfaisant2005.net  e-mail : cheminfaisant@loalabouche.org
par La nouvelle république du centre ouest publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mardi 16 août 2005

ESPÈCES INVASIVES

L'éradication du rongeur venu d'Amérique du Sud a été abandonnée

La France a perdu son combat contre le ragondin.
On appelle «espèces invasives» les animaux et les végétaux qui viennent d'autres continents et qui ont tendance à se développer de manière explosive sur leur territoire nouvellement colonisé. Ce phénomène, qui s'est amplifié avec la mondialisation, est considéré depuis plusieurs années comme un fléau dans les pays anglo-saxons. Il reste encore largement méconnu dans notre pays qui n'est pourtant pas épargné.

Le Figaro poursuit sa série de cinq reportages consacrée à ces espèces. Après l'algue Caulerpa, le varroa, un parasite des abeilles, et le silure, un poisson du Danube, nous nous intéressons aujourd'hui au ragondin. Cet adorable rongeur, cousin du castor venu d'Amérique du Sud où il est couramment consommé, a longtemps été accusé de tous les maux.

La Roche-sur-Yon (Vendée) : de notre envoyé spécial Julien Bourdet [13 août 2005]
Le geste est précis. A l'aide d'une tige de fer, James Genais, piégeur professionnel dans le canton de Luçon (Vendée), en plein Marais poitevin, plaque l'animal en haut de la cage. Puis il l'assomme d'un coup de gourdin. Etourdie, la bête est tuée par un second coup qui lui brise la nuque. C'était une femelle ragondin d'environ cinq kilos. Elle rejoint les dépouilles d'un jeune ragondin, d'un surmulot et de deux rats musqués, tous les trois classés nuisibles, qui seront comptabilisées et envoyées à l'équarrissage.
James Genais et son collègue Jacques Gillet sont tous les deux employés par la Fédération de groupements de défense contre les ennemis des cultures (FGDEC) de Vendée. Depuis 1998, ils sillonnent en quad le réseau de canaux de la région. Chaque jour, ils posent chacun une cinquantaine de pièges qu'ils relèvent le lendemain matin.
L'histoire du ragondin en France ne date pas d'hier. En 1882 apparaît en Indre-et-Loire le premier élevage de ce rongeur aquatique originaire d'Amérique du Sud recherché pour sa fourrure. Dans les années 20, la peau de myocastor (le nom scientifique du ragondin) a la cote, et la facilité d'élevage de l'animal assure de copieux revenus à ses éleveurs. Mais la fin des années 30 est marquée par une chute spectaculaire de la valeur commerciale du ragondin. Les propriétaires font faillite, ils relâchent volontairement les animaux dans la nature ou laissent leur élevage à l'abandon. En moins de quarante ans, les populations de ragondins investissent l'ensemble de l'Hexagone, sauf l'extrême Nord-Est et les zones montagneuses. L'espèce est particulièrement prolifique sur la façade atlantique où elle trouve un milieu tempéré et où la nourriture ne manque pas.
Les agriculteurs commencent à dénoncer le rongeur à partir des années 60. Il est vrai qu'il n'est pas sans conséquence pour le milieu qu'il occupe. Herbivore, il se montre friand des céréales qu'il peut trouver dans les champs bordant les canaux ou les rivières. En France, les plaintes concernent essentiellement les pertes infligées aux cultures. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'animal a été classé nuisible par l'arrêté du 30 septembre 1988. On l'accuse également de faire disparaître certains systèmes naturels comme les frayères ou les roselières en mangeant trop de plantes aquatiques. Mais le phénomène semble assez anecdotique. On sait aussi qu'il est vecteur de maladies comme la leptospirose, transmissible à l'homme et mortelle dans très peu de cas. Là encore, il faut relativiser : de nombreux autres animaux comme le surmulot sont porteurs de la maladie. Ce sont en fait les dégâts sur les voies d'eau et sur les ouvrages hydrauliques qui occasionnent le plus de dépenses. Le rongeur vit en effet dans un terrier qu'il creuse dans les berges, dont beaucoup ont été façonnées par les hommes. En 1995, certains avaient ainsi désigné le ragondin comme le principal responsable des crues du Rhône, en Camargue. On l'accusait alors d'avoir fait céder les digues en les transformant en un véritable gruyère.
Mais c'était avant tout le manque d'entretien de ces digues par les riverains qui était en cause. Dans la lutte contre le ragondin, aucune méthode n'est laissée de côté : fusil, déterrage, piégeage et lutte chimique qui consiste à disposer des appâts empoisonnés (à la bromadiolone surtout) sur des radeaux flottants. Cette dernière pratique fait l'objet d'un encadrement strict, mais elle est potentiellement dangereuse : pollution des eaux, intoxication des animaux qui consomment un cadavre empoisonné.
En 2003, un arrêté interministériel demande aux responsables de la lutte de changer leurs méthodes en privilégiant le piégeage sélectif. Depuis deux ans, la plupart des départements ont cessé d'utiliser la bromadiolone, qui devrait être définitivement interdite l'année prochaine. Seuls quelques départements comme la Charente ou la Gironde continuent actuellement de l'utiliser. Pour les responsables départementaux, la décision marque un tournant. «Avant, on menait deux fois par an une campagne d'empoisonnement ponctuelle sur une vaste zone, en coordination avec tous les acteurs de la lutte. Cela permettait de tuer un grand nombre de ragondins dont les populations avaient déjà baissé au sortir de l'hiver», explique Jean-Luc Pérocheau. Heureusement, certaines régions, à commencer par le Marais poitevin, précurseur en la matière, ont pris de l'avance en mettant en place depuis une dizaine d'années un réseau de piégeurs. «C'est la seule solution si on veut réguler les populations de ragondins, estime Xavier Baron, un des initiateurs du piégeage en France. C'est une méthode efficace et acceptable pour peu qu'on s'en donne les moyens.» Et c'est là que le bât blesse. Pour Xavier Barron, c'est sûr, il n'y a pas suffisamment de piégeurs professionnels dans l'Hexagone. «Il va falloir pérenniser les emplois, notamment les emplois jeunes créés dans le nord de la Vendée, poursuit Jean-Luc Pérocheau. Le métier de piégeur est très exigeant et demande une grande connaissance du milieu.»

Mais la France semble ne pas trop savoir quoi faire en matière de lutte contre le ragondin. Selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, il n'y a pas eu encore d'étude écologique du ragondin. S'ajoute à cela le fait que l'organisation de la lutte ne se fait pas au niveau national mais est confiée à chaque département, chacun décidant quel budget y consacrer. Une situation qui tranche avec le cas de l'Angleterre. Le pays a réussi à éradiquer le rongeur dans les années 70 uniquement par le piégeage. En France, l'objectif est plus modeste : il s'agit de stabiliser les populations.
Force est de reconnaître d'ailleurs que le piégeage donne de bons résultats partout où il a été adopté. En Vendée, par exemple, les effectifs ont baissé depuis dix ans. Et si justement le myocastor n'était pas l'envahisseur tant redouté des agriculteurs ? Et s'il avait trouvé sa place dans les zones humides qu'il a colonisées ? C'est en tout cas l'avis de Christophe Verheyden, ancien chercheur au CNRS et coauteur à l'époque d'un livre complet sur le ragondin (1). Pour la première fois, on y décrivait une méthode (par piégeage) de recensement des populations pour prendre réellement la mesure de l'«invasion». Une pratique exigée par l'arrêté de 2003 et qui commence tout juste à être mise en place.
«La lutte n'est parfois pas du tout justifiée», affirme Christophe Verheyden, qui milite pour une protection des cultures en laissant une bande non cultivée d'une vingtaine de mètres entre le canal et le champ et celle des berges par la replantation de haies. «Le «rat», comme on l'appelle dans le Marais poitevin, a surtout une très mauvaise image.» Il serait peut-être temps qu'elle disparaisse. Car le ragondin a aussi le statut de gibier depuis 1983. Il se déguste déjà en pâté ou en civet, mais de manière confidentielle. Avis aux restaurateurs.

(1) Le Ragondin, biologie et méthodes de limitation des populations, Ed. Acta.

 
par article Le Figaro publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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Mercredi 3 août 2005
ITALIE - Les changements climatiques provoquent la "migration" des fruits vers le nord Avec la hausse des températures et le manque d'eau pour l'irrigation des champs, l'agriculture italienne est en pleine mutation. La culture des céréales, qui demande beaucoup d'eau, est en crise, quant aux fruits – agrumes, pêches, amandes et olives – qui proviennent habituellement des vergers du Sud, ils poussent maintenant dans le nord de la péninsule grâce à la température, qui atteint régulièrement 33 °C dans le Piémont, leur nouvelle terre d'élection. "C'est la migration des fruits", note le quotidien romain La Repubblica, qui a constaté que les abricots sont allés encore plus loin, puisque ceux que l'on trouve aujourd'hui sur les marchés italiens proviennent pour la première fois du Royaume-Uni. Il y en a tant outre-Manche que le quotidien londonien The Independent a baptisé 2005 "l'année de l'abricot". Le vin italien subit lui aussi des transformations. Celui que l'on vend aujourd'hui sous l'appellation "vin de table" se transforme en vin doux parce qu'il est plus sucré. Quant à la vigne qui produit le fameux spumante, elle est à la recherche d'un terroir mieux adapté. Des plantes exotiques s'habituent également au climat italien. "Des palmiers dattiers poussent maintenant au pied des Alpes", remarque La Repubblica.
par article Le Courrier International publié dans : biodiversité, produits bio, agriculture, alimentat
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