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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Mercredi 5 mars 2008
Compte rendu L'importance du méthane comme gaz à effet de serre n'est pas assez prise en compte LE MONDE | 05.03.08 | 15h56 • Mis à jour le 05.03.08 | 15h56 Réagissez aux articles que vous venez de lire. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts N'oubliez pas le méthane ! Le combat contre le réchauffement de la planète ne se réduit pas au gaz carbonique, rappellent trois scientifiques dans le mensuel La Recherche de mars. Leur analyse, qui revisite les calculs du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), devrait contribuer à réorienter les politiques de lutte contre le changement climatique. Quel est le problème évoqué par deux ingénieurs, Benjamin Dessus et Bernard Laponche, et animateurs du groupe de réflexion Global Chance, et Hervé Le Treut, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) ? Plusieurs gaz ont, dans l'atmosphère, un effet de serre, c'est-à-dire la capacité d'absorber le rayonnement infrarouge émis par la Terre, et donc de la réchauffer. Il s'agit principalement du gaz carbonique (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d'azote. Afin de trouver une unité commune mesurant le potentiel de réchauffement global (PRG) de chacun, le GIEC a calculé en 1995 l'équivalent en CO2 des autres gaz à effet de serre. Il a établi qu'une molécule de CH4 avait, un siècle après son émission, un pouvoir radiatif 25 fois plus élevé qu'une molécule de CO2. Ceci vaut pour un horizon de cent ans. Mais si le délai raccourcit, le PRG du méthane croît. En effet, CO2 et CH4 n'ont pas la même durée de résidence dans l'atmosphère. Ainsi, la durée efficace du méthane est d'une dizaine d'années, celle du gaz carbonique de plus d'un siècle. Cela signifie que le méthane exerce l'essentiel de son pouvoir calorifique dans les premières années suivant son émission, alors que celui du gaz carbonique sera réparti tout au long d'un siècle. Autrement dit, le potentiel de réchauffement du méthane est très élevé au début (une molécule de CH4 équivaut à 90 molécules de CO2 dix ans après son émission), fort au bout de quarante ans (49) et ne retrouve la valeur calculée par le GIEC (25) qu'au bout de cent ans. "Il n'y a rien de contradictoire avec ce que dit le GIEC, dit Hervé Le Treut. Nous avons seulement précisé un phénomène que tout le monde a tendance à oublier." Pourquoi est-ce important pour la politique climatique ? "En 1995, répond le directeur du LMD, on raisonnait à l'échéance de 2100. Nous raisonnons maintenant sur l'idée du franchissement possible d'un seuil de réchauffement de l'atmosphère de 2 oC vers 2050. Cela signifie que la perspective de l'action nécessaire s'est beaucoup rapprochée, et que la valeur utile du méthane est celle existant à cette échéance." Or, à l'échéance de 2050, le PRG du méthane est de 49 fois celui du CO2 et non plus 25. Par conséquent, réduire les émissions de méthane peut avoir un effet deux fois plus important que ne le pensent généralement les décideurs. Pourtant, l'effet du méthane est minoré quand il n'est pas purement oublié. Ainsi, les travaux du Grenelle de l'environnement ne le mentionnent-ils pas. Les retombées de ce nouveau regard sur le rôle du méthane peuvent déjà être envisagées. En effet, explique Benjamin Dessus, ce gaz est essentiellement émis par l'agriculture (notamment par les ruminants), la décomposition des ordures ménagères et du lisier provenant de l'élevage, et des fuites dans l'exploitation des combustibles fossiles. S'il est difficile d'agir sur les ruminants, les autres sources sont plus contrôlables, à un coût limité. Dans des calculs exposés dans un autre article, non encore publié, Benjamin Dessus et Bernard Laponche montrent que récupérer les gaz des ordures ménagères en France aurait un effet équivalent à celui de la construction de quatre réacteurs nucléaires EPR ou que la réhabilitation de 400 000 logements anciens par an pendant vingt-cinq ans. Dans les pays émergents aussi, la prise en compte du méthane est importante. "Dans le tiers-monde, observe M. Dessus, il y a plus d'émissions de méthane que de gaz carbonique : ces pays sont plus agricoles et moins industrialisés. Ils vont se développer, donc il y aura plus de CO2 ; mais il n'est pas inéluctable qu'ils émettent plus de méthane." Dans l'énergie comme dans les décharges d'ordures, le méthane est en effet récupérable à coût modeste, d'autant qu'il constitue lui-même une source d'énergie valorisable. Hervé Kempf Article paru dans l'édition du 06.03.08.
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Mardi 29 janvier 2008
La Norvège veut parvenir à un bilan carbone neutre dès 2030 17.01.08 | 12h45 Dossiers, archives, fiches pays... toutes les chances de réussir ! Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts OSLO (Reuters) - Le gouvernement norvégien et trois partis d'opposition se sont mis d'accord sur l'objectif de parvenir dès 2030 à un bilan carbone neutre pour l'ensemble du pays, apprendt de source officielle. L'année dernière, le gouvernement travailliste avait annoncé que la Norvège se fixait comme objectif de parvenir d'ici 2050 à un bilan nul de ses émissions de dioxyde de carbone en réduisant à la fois le volume global des émissions au plan national et en finançant des projets environnementaux lui permettant d'obtenir des crédits carbone. Un consensus a été trouvé sur un objectif plus ambitieux, grâce notamment à la prise en compte des activités générant des puits de carbone, c'est-à-dire qui favorisent l'absorption du CO2. Dans le cas de la Norvège, il s'agit de la prise en compte du rôle des forêts. "Les partis estiment désormais qu'il est réaliste d'envisager une réduction des émissions norvégiennes de gaz à effet de serre de 15 à 17 millions de tonnes d'équivalent CO2 en tenant compte des forêts", explique le gouvernement dans un communiqué. L'objectif initial portait sur une réduction comprise entre 13 et 16 millions de tonnes de CO2. Pour atteindre le nouvel objectif, la Norvège devra réduire de deux tiers le volume total de ses émissions de gaz à effet de serre au niveau national. L'accord conclu avec les partis prévoit le déblocage de "fonds conséquents" pour financer les énergies renouvelables, les transports en commun et des mesures pour réduire les émissions dans le secteur des transports. Les taxes sur le diesel et le gasoil devraient par ailleurs augmenter. "La carotte et le bâton seront utilisés pour encourager des comportements respectueux de l'environnement et réduire les émissions de gaz à effet de serre", a déclaré la coalition de centre gauche. Le Premier ministre, Jens Stoltenberg, qui dirige le Parti travailliste, a estimé que la Norvège s'était dotée de la politique de réduction des émissions de GES la plus ambitieuse au monde et déclaré que le défi de la lutte contre le réchauffement climatique était "le premier pas sur la lune" du XXIe siècle. John Acher, version française Gwénaelle Barzic
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Dimanche 28 octobre 2007
NDLR DU BLOG : IL NE FAUT PAS OUBLIER LES PRECURSEURS QU ON ETE CAP 21 QUI NE STIGMATISAIT PAS L ECONOMIE A L AUNE DE L ECOLOGIE : CORINNE LEPAGE LA PREMIERE A DEFENDU CETTE ECOLOGIE OFFENSIVE INTELLIGENTE QUI DOIT S INTEGRER A L ECONOMIE Questions sur l'après-Grenelle, par Eric Le Boucher LE MONDE | 27.10.07 | 13h40 • Mis à jour le 27.10.07 | 13h40 Conservez cet article dans votre classeur. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Pour avoir, ici, douté de ses compétences, commençons par rendre hommage à Jean-Louis Borloo. Lors du Grenelle de l'environnement, il a su passer, au début du grand basculement national, d'une écologie restrictive, malthusienne, pour qui l'homme est le destructeur de la belle nature, à une écologie offensive, qui veut réorienter le développement économique, pas le freiner. Rendons grâce aussi à Nicolas Hulot pour avoir eu l'intelligence de comprendre que la solution était chez Nick Stern, ancien économiste de la Banque mondiale et auteur d'un rapport qui fait date, remis à Tony Blair il y a un an. Le dossier de l'écologie a donc quitté les mains des écologistes pour devenir un sujet d'économie politique : voilà un grand pas de fait vers une solution durable. Avant d'y revenir à la fin de cette chronique, quelques questions se posent sur les résultats de ce Grenelle. 1 -. Il faut que les militants de l'environnement nous expliquent pourquoi ils ont accepté le compromis passé sur les pesticides et les OGM. La culture commerciale des "OGM pesticides" est "suspendue" (en clair, le fameux maïs MON810, qui est le seul cultivé en France). Parallèlement, le président de la République s'est engagé à "réduire de 50 % l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent". On lit bien : dans dix ans "si possible"... Il faut savoir qu'une tonne de maïs OGM importée (par exemple d'Argentine) coûte 50 euros de moins. La vérité est que l'interdiction de l'OGM accordée aux "Bové" se compense par le cadeau fait aux maïziculteurs de pouvoir protéger leur marché, maintenir un prix élevé et de pouvoir polluer tranquilles pendant une décennie. Ce compromis est, pour reprendre un terme désormais gouvernemental qui s'applique parfaitement au cas présent, "dégueulasse". 2 -. Le chef de l'Etat a déclaré au Grenelle qu'il défend le principe de précaution. Peut-il nous expliquer sur quelle lecture de ce principe il s'appuie pour accepter des pesticides "dont la dangerosité est connue" et interdire des OGM sur lesquels il y a "des doutes" ? La logique n'impose-t-elle pas de faire l'inverse ? La vérité est que ce principe est une ânerie chiraquienne - tout le monde le reconnaît, y compris au sein du comité d'Edouard Balladur sur les institutions - mais qu'on n'y touche pas pour acheter le calme des ayatollahs verts. Cette lâcheté provoque une incohérence, elle en provoquera d'autres. Scorie de l'écologie pré-Grenelle, elle va handicaper la France, qui a besoin d'audace et d'innovation y compris dans les industries de l'environnement (lire l'excellent article de Claude Bébéar sur cette question dans Le Monde du 26 octobre). 3 -. La France "se veut exemplaire" en matière environnementale, a dit Nicolas Sarkozy. Est-ce une telle évidence qu'il est impossible de demander pourquoi ? Au nom de quoi ? Dans quels domaines précis ? Et pour quels bénéfices ? Dans son "Rapport sur les perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050", Jean Syrota, haut fonctionnaire, écrit concernant les gaz à effet de serre dans l'Union européenne : "Une approche équitable serait de viser que les émissions par habitant soient les mêmes dans tous les pays membres (...) rien ne justifie qu'un citoyen français doive consacrer des moyens économiques démesurés par rapport à ceux consentis par ses voisins pour limiter ses émissions à moitié de celles d'un Allemand ou d'un Britannique". Peut-on lui donner tort pour la gloire de l'exemplarité ? Si oui, il faut en dire le coût aux Français. 4 -. Si la France se veut un modèle, peut-elle dans le même temps dire, comme M. Sarkozy, qu'elle veut "imposer aux producteurs hors de nos frontières le respect de nos exigences" ? Cette déclaration contre le "dumping environnemental" est une réponse (il est vrai vague) aux membres du Grenelle qui demandaient qu'on taxe à l'entrée les produits des pays qui ne respectent pas Kyoto. D'abord qui vise-t-on ? Les Etats-Unis ? La Chine ? L'Inde ? Ensuite on sent pointer là une inquiétante écologie qui serait le dernier avatar du protectionnisme. Où serait la belle morale de l'exemplarité s'il ne s'agit en réalité que de mercantilisme ? 5 -. Sur le fret : comment croire sérieusement à son développement en France, puisque les cheminots l'interdisent depuis dix ans ? Sur les énergies renouvelables : comment vouloir passer de 9 % à 20 % de la consommation en 2020 quand les Britanniques viennent d'y renoncer comme "infaisable" ? Ces questions laissent voir le poids des arrière-pensées et la fausseté de certains compromis du Grenelle. Mais revenons au fond et supposons que l'écologie soit devenue, heureusement, un sujet d'économie politique. Pour avancer vers la solution efficace, celle fondée sur les prix, il faut remettre en route le marché des permis de polluer et il faut complètement rebâtir la fiscalité sans alourdir les prélèvements globaux. Un travail très lourd (Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux, Lettre de l'OFCE n° 291). Ensuite, et surtout, il faut trouver une réponse au défi que n'ont jamais voulu regarder les militants de l'environnement : en règle générale, l'écologie est anti-sociale. Un pauvre avec une vieille 205 pollue plus qu'un riche au volant d'une Mercedes dernier modèle, une décharge brésilienne qu'une usine de retraitement en France. C'est ça le grand, le vrai problème. Si on aide le pauvre à moins polluer, quelle autre aide sociale faut-il sacrifier ? Qui l'acceptera vraiment ? Eric Le Boucher Article paru dans l'édition du 28.10.07.
par article du journal Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Lundi 10 septembre 2007
Le maïs transgénique sème la zizanie dans le Maine-et-Loire LE MONDE | 10.09.07 | 15h29 • Mis à jour le 10.09.07 | 15h29 ANGERS CORRESPONDANT Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts La destruction de onze hectares de maïs transgénique par un commando anonyme, dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 septembre, à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (Maine-et-Loire), survient dans un contexte de vives tensions entre apiculteurs et agriculteurs du département. Les enquêteurs reconnaissaient, dimanche 9 septembre, "ne pas avoir un soupçon de renseignement ou de témoignage" à leur disposition. "Pour détruire onze hectares, il fallait du monde, et il n'y avait pas de traces d'engins motorisés", constatait le capitaine Michel Bonneau, adjoint au commandant de la compagnie de gendarmerie d'Angers. La variété de maïs génétiquement modifié cultivée dans les deux champs visés est le Monsanto 810, la seule autorisée en France, à laquelle un gène confère une résistance aux attaques de la pyrale et de la sésamie, deux chenilles parasites. "C'est comme si on allait crever les pneus de son voisin qui a un 4×4 sous prétexte que ça pollue", a réagi Joël Chenuau, le cultivateur touché. Produite pour le compte de Terrena, premier groupe coopératif français, la récolte était censée alimenter le marché des semences au printemps 2008. La fronde anti-OGM monte depuis plusieurs semaines dans le Maine-et-Loire, sous l'impulsion des apiculteurs, déjà exaspérés par la surmortalité de leur cheptel et l'autorisation rétablie du fipronil, un des insecticides qu'ils jugent responsables de cette hécatombe. Les parcelles de maïs OGM de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance avaient été rapidement localisées, une manifestation organisée dès le 4 août, avec arrachage symbolique, et une expérimentation mise en place sous contrôle d'un huissier. VECTEUR DE CONTAMINATION L'Union des apiculteurs de l'Anjou (UAA) et le collectif Nos campagnes sans OGM, dont fait partie la Confédération paysanne, en avaient rendu publics les résultats, le 5 septembre. Le laboratoire nantais qui a effectué les analyses a décelé la présence d'ADN de pollen transgénique dans la récolte des abeilles. Selon le laboratoire, les traces étaient supérieures au seuil limite de détection de 0,01 % mais trop faibles pour être quantifiées plus précisément. "Le pollen est commercialisé comme aliment diététique et sert de nourriture aux larves d'insectes, explique Denis Benoît, un des principaux animateurs de l'UAA, lui-même apiculteur bio et membre du mouvement des Faucheurs volontaires. Nous ne voulons pas être des vecteurs de contamination alors que nous sommes censés favoriser la biodiversité." Terrena déplore "cette destruction anonyme" intervenue cinq jours après un accord avec le Collectif interrégional sans OGM sur la consignation du produit des cultures en échange de leur maintien. "Un accord décevant et non signé", selon Denis Benoît, qui dit soutenir la destruction nocturne : "C'est la politique du fait accompli, comme Terrena et l'Etat eux-mêmes la pratiquent." "Nous considérons ces implantations comme une expérience pour nos agriculteurs, qui se posent beaucoup de questions", a déclaré Christophe Courroussé, chargé de communication pour Terrena, tout en dénonçant une hypocrisie globale : "L'an prochain, un de nos adhérents peut très bien acheter ailleurs des semences OGM et livrer sa récolte dans nos silos. Il est urgent que les politiques s'emparent du dossier." Vincent Boucault Article paru dans l'édition du 11.09.0
par article paru dan sle quotidien Le Monde publié dans : environnement, santé & environnement
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Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
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Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
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Vendredi 23 février 2007
Compte rendu Un coup de froid sur le Groenland modifie les pluies sous les tropiques LE MONDE | 22.02.07 | 15h50 • Mis à jour le 22.02.07 | 15h50 Glace flottant dans la baie de Kulusuk, au Groenland. AP/JOHN MCCONNICO Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Une pièce de plus dans le grand puzzle climatique. On savait que la fonte des glaciers peut ralentir la circulation des courants marins dans l'Atlantique nord. Et que ce ralentissement peut entraîner un refroidissement localisé sur le Groenland et l'Europe. On sait, désormais, que ce processus peut aussi affecter le régime pluviométrique de régions tropicales. Des travaux de chercheurs français (CNRS, université Aix-Marseille et Collège de France) en apportent la preuve, jeudi 22 février, dans la revue Nature. Au cours de son histoire récente, la Terre a été marquée par plusieurs brusques "oscillations climatiques" dans l'Atlantique nord, qui ont vu les températures chuter, en quelques décennies, de 15 0C environ sur le Groenland et de 5 à 10 0C sur l'Europe occidentale. Avant de remonter progressivement. Les refroidissements brutaux de cette région sont en général causés par un ralentissement des courants marins qui transportent vers le nord la chaleur accumulée aux tropiques. Ce ralentissement est lui-même provoqué par une chute de la salinité des eaux de surface de l'Atlantique nord. En l'absence de ces crises de refroidissement localisées sur l'Europe septentrionale, les alizés - qui soufflent d'est en ouest - transportent vers le Pacifique l'eau qui s'est évaporée au-dessus de l'Atlantique. A chaque seconde, plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau sont ainsi transférés d'un océan à l'autre, en passant au-dessus de l'isthme de Panama. D'où une différence de salinité : faible dans le Pacifique et élevée dans l'Atlantique, ce qui est nécessaire à l'entretien des courants. Jusqu'ici, tout est normal. "Mais lorsqu'un refroidissement survient sur l'Atlantique nord la zone dans laquelle soufflent les alizés se déplace vers le sud, explique Guillaume Leduc, doctorant au Centre d'étude et de recherche en géosciences de l'environnement et principal auteur de l'étude. Du coup, ces vents se heurtent à la cordillère des Andes et ne peuvent plus transférer autant d'eau vers le Pacifique." L'analyse de sédiments prélevés à l'ouest de l'isthme de Panama montre en effet que, lorsque le froid s'installe sur le nord de l'Atlantique, la salinité augmente dans le Pacifique, signe d'une réduction des pluies. CERCLE VICIEUX En revanche, l'humidité bloquée à l'est des Andes intensifie le régime pluviométrique dans le bassin de l'Amazone. Etonnante conséquence d'un coup de froid sur le Groenland : le débit du grand fleuve brésilien augmente. "Des mesures effectuées par d'autres équipes, sur des stalagmites et sur des sédiments prélevés à l'embouchure de l'Amazone, s'expliquent très logiquement par le mécanisme que nous proposons", ajoute Edouard Bard, coauteur de ces travaux. Autre conséquence : l'eau de pluie déversée à l'est de la cordillère des Andes revient, par ruissellement, à son point de départ, c'est-à-dire dans l'Atlantique. Du coup, la salinité de cet océan se réduit ; donc ses courants ralentissent plus encore ; donc l'Europe du Nord se refroidit un peu plus, etc. Ce processus est en somme un cercle vicieux. Ces nouvelles données permettront d'affiner les modèles numériques qui tentent de quantifier la réduction future des courants marins de l'Atlantique nord, qui subit le réchauffement ainsi que d'importants apports d'eau douce (fonte des glaciers, etc.). Un ralentissement de la circulation profonde y est donc attendu, avec des conséquences sur le climat européen qui sont encore au centre de vifs débats. Stéphane Foucart Article paru dans l'édition du 23.02.07. Electio
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Lundi 10 avril 2006
Angers :   500 personnes dans la rue pour dire non aux OGM Une manifestation comme celle-là, les écologistes n’en avaient jamais vu à Angers. Et le cortège n’est pas passé inaperçu, samedi après-midi. Il a même suscité beaucoup de sympathie.   Évidemment, 500 personnes et peut-être un peu plus dans la rue pour une manifestation, cela peut paraître restreint après les grandes manifs anti-CPE qui ont réuni jusqu’à 17.000 manifestants. Mais les organisateurs du cortège « Non aux OGM » n’en étaient pas moins satisfaits, samedi après-midi. « C’est la première fois que nous avons une telle mobilisation, assurait Michel Lelièvre, et toutes les couches de la population sont là ». A l’appel de Greenpeace Angers, des Faucheurs volontaires d’OGM, de la Confédération paysanne, de l’Union des apiculteurs et des groupements de producteurs biologiques, une petite foule sympathique et déterminée s’est réunie tout d’abord place Leclerc avant de se rendre sur les marches du Palais de justice. Là, le collectif « l’église de la très sainte consommation » avait préparé une petite saynète théâtrale mettant en scène Monsanto, des maïs, une abeille et deux paysans. Après avoir fait rire l’assistance, après avoir également rappelé que le projet de loi sur les OGM que propose le gouvernement pourrait avoir des conséquences néfastes à la fois sur l’agriculture paysanne, l’équilibre de la nature et la santé des consommateurs, c’est vers le centre-ville, la CCI, la préfecture, l’organisme communautaire des variétés végétales du boulevard Foch puis la mairie que s’est ébranlé le cortège. « Ce que nous voulons paraît pourtant être une sécurité nécessaire, rappelait Franck Coquereau, de Greenpeace Angers. Nous demandons un confinement des cultures d’OGM pour éviter toute dissémination, l’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux OGM et un seuil zéro de dissémination pour préserver l’agriculture biologique. Dans nos revendications, nous sommes soutenus par 76 % des Français. Alors pourquoi vouloir imposer une loi qui va à l’encontre de la volonté de la population. » Déjà, les sénateurs ont accepté le projet de loi gouvernemental. Les députés auront prochainement à se prononcer. Cette fois, les anti-OGM espèrent bien être entendus. D’autant plus que leur manifestation a suscité de nombreuses démonstrations de sympathie de la part de promeneurs qui faisaient leurs courses en ce samedi après-midi. « Je ne vais pas vous suivre, je n’en ai pas le temps, s’excusait notamment Gabrielle en sortant d’une boutique de vêtements. Mais si vous pouvez obtenir plus de transparence pour que l’on sache exactement ce que l’on met dans nos assiettes, alors, je suis avec vous ! » L.P.    © Copyright La Nouvelle République 2006  Lundi 10 avril 2006  
par article la nouvelle république du centre-ouest publié dans : environnement, santé & environnement
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Dimanche 9 octobre 2005
Soixante-treize produits chimiques ont été détectés dans les prélèvements sanguins de familles européennes, a annoncé jeudi WWF, le Fonds mondial pour la nature. L'association avait recherché la présence de 107 produits dans le sang de treize familles de l'Union, issues de douze pays. L'enquête embrasse tous les âges, sur trois générations. La liste noire du WWF Retardateurs de flamme bromés : ils sont suspectés de perturber le système hormonal et le développement cérébral, d'altérer les fonctions reproductives et d'entraîner des cancers. On les trouve dans les télévisions, les ordinateurs, les mousses d'isolation ou l'électroménager. Phtalates : ils sont soupçonnés de perturber le système hormonal, de diminuer le taux de sperme et d'affecter les cellules des testicules. On les trouve dans le PVC souple, les cosmétiques, les encres ou les adhésifs. PFC ou composés perfluorés : ils sont suspectés d'intervenir dans le déclin de la mémoire, les difficultés d'apprentissage et l'augmentation du temps de réflexe. On les trouve dans les poêles anti-adhésives, le traitement antitache ou le revêtement des vestes type Goretex. Premier constat : la génération des grands-mères est la plus contaminée, avec une moyenne de 63 produits chimiques dans le sang. Elles ont été exposées à des produits anciens, dont l'usage est aujourd'hui restreint dans les pays développés. Ensuite, les enfants sont plus contaminés (59 produits) que leurs mères (49 produits). D'après l'étude, leur sang contient une concentration plus élevée de nouvelles substances chimiques. SUR 100 000 PRODUITS VENDUS, SEULS 3 000 ONT ÉTÉ ÉTUDIÉS Les produits chimiques recherchés, dont beaucoup s'accumulent dans l'organisme toute la vie, sont soupçonnés d'avoir des effets cancérigènes et d'affecter le fonctionnement de l'appareil de reproduction. Mais il n'y a pas de certitudes, puisque sur les 100 000 produits chimiques en vente sur le marché européen, à peine 3 000 ont été étudiés. "7 à 20 % des cancers seraient imputables à des facteurs environnementaux", relève toutefois le plan santé-environnement, adopté par la France en juin 2004. Avec cette étude, WWF poursuit sa campagne sur les produits toxiques, lancée en 2003. En 2004, l'association avait publié les analyses de sang de 39 députés européens et de 14 ministres de la santé ou de l'environnement. Le Fonds mondial pour la nature compte de cette façon peser sur l'adoption d'une réglementation plus rigoureuse en Europe. Le projet REACH, sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des produits chimiques doit être soumis au Parlement européen le 14 novembre. Avec AFP
par Le monde et AFP publié dans : environnement, santé & environnement
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Dimanche 9 octobre 2005
Bird flu and 1918's pandemic The New York Times SUNDAY, OCTOBER 9, 2005 There are both frightening and promising implications in last week' s announcement that research teams have deciphered the genetic sequence of the devastating 1918 influenza virus and have synthesized the lethal germ in a high- security laboratory. The feat is a scientific tour de force that should provide important insights on the best way to respond to the avian influenza strain now circulating in Asia, which has killed large numbers of birds and about 60 people in four countries.   The two most recent flu pandemics, in 1957 and 1968, were caused by human flu viruses that picked up some bird flu components. Now it turns out that the far more lethal 1918 virus, which killed perhaps 20 million to 100 million people, was most likely an avian strain that jumped directly into humans. The genetic changes that allowed it to do so are already beginning to appear in the current avian strain, known as H5N1. That gives today' s avian strain two routes to wreak havoc among humans. It could either mix some of its genes with human influenza, like the 1957 and 1968 viruses, or it could mutate on its own to become easily transmissible among humans, like the 1918 virus.   So far, the avian virus has rarely jumped from birds to humans and seldom spread from one human to another. But it may be traveling down the same evolutionary path as the 1918 virus. Two U. S. health officials said that the H5N1 virus has acquired five of the 10 genetic sequence changes associated with human- to- human transmission of the 1918 virus.   That does not necessarily mean that catastrophe is imminent. Nobody knows how likely it is that further mutations will occur or how long the process may take. The avian virus has been around for decades without turning into a monster.   The new findings offer promising leads to health officials who are concerned about preparing for a possible pandemic. Scientists should be able to monitor the evolution of the avian flu virus and rush medical help to any area where it looks as if the virus is becoming more transmissible. They may also be able to develop drugs and vaccines aimed at the most important genetic targets, thus allowing them to treat or even prevent influenza more effectively.   Nobody knows whether the avian strain now under the spotlight will become a bigger threat to humans. But some day a potential pandemic strain will arrive. The new findings could help develop tools to contain it.  
par International Herald Tribune publié dans : environnement, santé & environnement
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