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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

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Economie

Mardi 8 février 2005 2 08 /02 /2005 00:00
Petit coup de pub pour ce site internet que vous retrouverez dans la colonne de droite. Il s'agit de Transnationale, un Comparateur de marques. Pourquoi donc ? Parceque - et je laisse la parole aux créatuers du site - "Les marques sont nos amies, nos références. Elles peuplent notre imaginaire, nous apportent épanouissement et réconfort, nous promettent le bien-être, la réussite et le bonheur. Au-delà de l'image, quelle est la réalité? Quelle est la différence entre toutes ces marques? Appartiennent elles aux mêmes entreprises? Qui possède ces entreprises? Sont-elles vendues au meilleur prix ou bien les fabricants s'entendent-ils pour limiter la concurrence? Où les produits sont-ils fabriqués? Ces pays assurent-il le respect des droits humains? Comment sont-ils fabriqués? Les employés sont-ils exploités? Peuvent-ils défendre leurs droits? Les marques font-elles de la politique? Plus de 21 000 marques sont répertoriées sur Transnationale.org. L'occasion de mettre de l'éthique dans nos achats.
Par Bernadette caillard-humeau - Publié dans : Economie
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Jeudi 24 février 2005 4 24 /02 /2005 00:00
Logement. AnalyseDes villes dans l'illusion de la démolitionLa transformation de l'habitat, une meilleure solution.Par Sibylle VINCENDONjeudi 24 février 2005 (Liberation - 06:00)http://www.liberation.fr/page.php?Article=277991  aire de la démolition l'alpha et l'oméga d'une politique urbaine ; ériger la maison individuelle en Eden : Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, axe sa communication sur ces deux messages simples. Mais peut-être trop simples pour une réalité complexe.En 2004, trois architectes ­ Frédéric Druot, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ­ étaient missionnés par le ministère de la Culture pour réfléchir à d'autres pistes que celle de la démolition-reconstruction. Pour eux, le diagnostic est net: détruire est souvent une aberration. D'abord parce qu'il leur paraît absurde de jeter à bas des logements au moment où on en manque. Mais aussi parce qu'il existe une alternative : la transformation des immeubles. Une approche qui n'a rien à voir avec la simple rénovation des façades. Là, les logements sont restructurés, recomposés, les barres éventuellement découpées, des balcons, des jardins privatifs créés. Dans une interview à la revue d'architecture AMC, en novembre 2004, les trois architectes soulignaient que cette pratique plus exigeante, et trois à six fois moins chère, présentait l'intérêt de partir des habitants, de leurs besoins pour élargir ensuite à l'échelle de l'immeuble et du quartier. «Travailler sur le logement, c'est faire de l'urbanisme», y résumait Frédéric Druot.Mais ce travail, «qui ne peut se faire qu'au cas par cas», dit Anne Lacaton, n'a pas les mêmes qualités que la démolition-reconstruction en termes de communication politique. La destruction, elle, gomme carrément du paysage les lieux de la pauvreté. Si, en plus, des maisonnettes viennent remplacer les barres, le politique peut donner l'impression d'avoir résolu le problème.Nul doute que la grande majorité des occupants du logement social collectif rêvent d'une maison. Mais pour nombre d'élus locaux, flatter ce rêve frôle l'imposture. Le problème des villes d'aujourd'hui, c'est d'arrêter de s'étendre à des kilomètres à la ronde en déployant des tapis de lotissements. La loi solidarité etrenouvellement urbains (SRU), qui régit l'urbanisme, vise d'abord à freiner l'étalement urbain, qui ne génère que coûts et pollution. Désormais, dans les agglomérations en surchauffe comme Rennes ou Montpellier, les élus plaident les vertus du petit collectif, des formules de maisons de ville moins consommatrices d'espace. Au Neuhof, quartier d'habitat social de Strasbourg, des maisons groupées seront mises en oeuvre. La maison individuelle suggère la liberté, «même si elle n'est qu'imaginaire», reconnaît Frédéric Druot. «Il faut créer une qualité de maison individuelle dans des immeubles», explique Anne Lacaton. Cela passe beaucoup par les espaces appropriables comme la terrasse ou le petit jardin. Il existe donc une réponse technique intelligente aux désirs de la population. Et une pédagogie à faire. Mais plus difficile, il est vrai, que d'opposer le binôme grandes barres-petites maisons.-----------------LogementPolitique de la ville: Borloo vend ses maisonshttp://www.liberation.fr/page.php?Article=277990Le projet de pavillons à 100 000 euros du ministre de la Cohésion sociale semble ne tenir la route ni sur le plan financier, ni en termes de logique urbaine.Par Tonino SERAFINIjeudi 24 février 2005 (Liberation - 06:00)es sommes rondes se prêtent bien aux effets d'annonces. Après l'ordinateur, puis le permis de conduire, à 1 euro par jour, voici le troisième chiffre magique du gouvernement annoncé hier par le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo: la maison à 100 000 euros. Visite de chantier hier à Montereau, en Seine-et-Marne, par Jean-Louis Borloo et le Premier ministre en personne.60% des ménages les moins riches pourraient bénéficier de ce nouveau dispositif immobilier, soit plusieurs millions de foyers auxquels on fait miroiter un joli rêve de maison pas chère. Mais aussitôt les annonces faites, les critiques ont fusé. «C'est un effet d'annonce totalement déplacé. Il y a beaucoup de gens qui vont croire cela et qui risquent de tomber de haut», commentait hier un important constructeur de maisons individuelles. Calculettes en main, les professionnels du secteur n'ont pas mis longtemps à démontrer que, même en comprimant au maximum tous les coûts, on ne peut pas réaliser une maison à ce prix. «100 000 euros, cela correspond grosso modo au prix d'une maison neuve sans le terrain. Or, autour des grandes agglomérations, le coût du foncier est souvent aussi important que celui du bâti», expliquait hier Maurice Pénaruiz, président de la Fédération française des constructeurs (FFC). Au Snal (Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement), on atteste aussi de l'impact considérable du coût du terrain dans une opération d'accession à la propriété, avec un prix moyen de 59 400 euros . Dans les agglomérations, où vivent 80 % de la population française, c'est encore beaucoup plus. «En troisième couronne parisienne, du côté de Marne-la-Vallée ou de Melun par exemple, il faut souvent compter de 90 000 à 100 000 euros pour une parcelle de 600 m2», affirme Dominique de Lavenère, président du Snal. Et les régions ne sont pas en reste. Les terrains à bâtir dans la périphérie de Toulouse, de Bordeaux, de Nantes, ou de Montpellier, ont rejoint les prix de la grande couronne parisienne. «La maison à 100 000 euros n'est possible que si l'on déconnecte le bâti de la question foncière, commentait hier Christian Louis-Victor, président de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI). Ça peut être un outil d'intervention dans une démarche de renouvellement et de mixité urbaine.»Expériences. Pour preuve: les expérimentations conduites par quelques municipalités dans les territoires de la politique de la ville. Afin de mélanger l'habitat et favoriser la mixité sociale, des maires prêtent des terrains avec des baux emphytéotiques (c'est-à-dire une location de très longue durée) pour réaliser des opérations d'accession à la propriété dans les quartiers monolithiques de HLM. Une expérience de ce type est menée dans la cité du Val-Fourré par la ville de Mantes-la-Jolie et Capri, promoteur filiale de la Caisse des dépôts. Une autre opération de ce type est conduite à Montereau, site emblématique de la politique de la ville, où Jean-Pierre Raffarin a justement effectué hier sa visite de terrain en compagnie de Borloo. L'annonce de la maison à 100 000 euros intervient en fait dans le cadre d'une communication tous azimuts du ministre de la Cohésion sociale. Hier, en Conseil des ministres, Borloo a dressé le bilan de l'action de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), qui fête son premier anniversaire. L'ANRU, créée par la loi de programmation et d'orientation de la ville adoptée en 2003, est le bras armé de la politique de rénovation des quartiers HLM, qui se caractérise par de nombreuses démolitions de logements. C'est elle qui octroie les financements et retoque les projets présentés par les élus ou les organismes HLM. A ce jour, l'ANRU a validé 83 projets représentant des interventions sur 120 quartiers dans lesquels vivent 1 million d'habitants. Les financements englobent les opérations d'aménagement (réorganisation de l'espace public, tracé de voiries nouvelles, création d'équipements publics), la réhabilitation de logements existants et nombre de démolitions-reconstruction. Politique du bulldozer. Dans les 83 projets déjà approuvés, on compte 39 000 logements HLM démolis pour 36 000 reconstruits. A terme, il est question de raser pas moins de 250 000 logements, soit quelque 6 % du patrimoine social, et ce souvent sans concertation avec les habitants. Au-delà des démolitions d'immeubles mal conçus, mal construits, mal placés, cette politique du bulldozer est assez controversée (lire ci-contre). Dans son rapport annuel, la Fondation Abbé-Pierre dénonce ce gâchis, alors que le pays fait face à une crise du logement que plus personne ne conteste: 1,05 million de ménages sont inscrits au fichier des demandeurs HLM, dont 315 000 pour la seule Ile-de-France.-----------------«Pourquoi abattre pour reconstruire plus loin?»http://www.liberation.fr/page.php?Article=277992Des habitants de la Source à Orléans refusent la destruction de leurs immeubles.Par Mourad GUICHARDjeudi 24 février 2005 (Liberation - 06:00)Orléans correspondancen hall propre et lumineux. Des boîtes aux lettres et des ascenseurs tout neufs. Une agréable odeur de parfum d'intérieur. Et, surtout, une solidarité presque palpable. Ici, on ne se croise pas sans se saluer. De l'immeuble principal de dix étages aux deux petites constructions réparties sur quatre niveaux, tout le monde se plaît à prendre des nouvelles de l'autre. Cette ambiance particulière vécue et savamment entretenue par une centaine d'habitants de la Source, quartier populaire et excentré d'Orléans, aurait pourtant vocation à disparaître.Pétition. La raison ? Un grand projet de ville (GPV) intégrant la destruction de ces trois immeubles et la reconstruction à quelques encablures de là de nouveaux bâtiments. «Nous avons appris par un courrier de l'élu de la Confédération nationale du logement (CNL) au conseil d'administration de notre bailleur social Pierres et Lumières que nos bâtiments allaient être détruits. Ceci sans la moindre concertation, ni la plus petite information. Je trouve ça gonflé !», s'indigne Sylvie Larousse, 39 ans, assistante maternelle, résidente de la tour Bossuet depuis 1988. Une pétition exigeant le retrait du projet a déjà recueilli 90 signatures ­ sur les 105 foyers recensés ­ et le soutien des commerçants alentour. «On ne va pas déménager à nos âges. Nous avons des habitudes ici et des souvenirs. Pourquoi abattre un immeuble pour le reconstruire un peu plus loin ? C'est ridicule», proteste Andrée Hel (69 ans), retraitée. Pour Dominique Larousse, l'époux de Sylvie, les raisons qui poussent Pierres et Lumières à détruire son cadre de vie sont simples : «C'est pour le fric.» Michel Ricoud, responsable local de la CNL, explique : «Pierres et Lumières, outre les aides qu'elle peut percevoir dans le cadre du GPV, serait exonérée de la taxe foncière sur les propriétés bâties... pendant vingt-cinq ans !»«Raté». Le bailleur, lui, se contente d'enregistrer poliment les remarques des locataires. Dans un communiqué de presse, la responsable de l'agence locale assure que l'opération ne se fera pas sans «concertation». Michel Languerre, conseiller municipal délégué au GPV, explique qu'il y a un «raté» dans la «communication»: «Nous avons émis le souhait que Pierres et Lumières corrige le tir, qu'elle prenne au moins l'avis des habitants», rappelle l'élu. Et de confier en aparté : «Personnellement, je ne suis pas favorable à ces destructions.»Permis. Soutien inespéré pour les locataires, car, sans permis de démolir délivré par la ville, le bailleur social ne pourra pas procéder à la destruction des trois édifices. Le devenir des immeubles Bossuet et du GPV en général est suivi avec grand intérêt par Jean-Pierre Sueur, ancien maire d'Orléans, sénateur (PS) et surtout auteur du rapport «Demain, la ville» remis, en 1998, à Martine Aubry alors ministre de la Solidarité : «Cette situation prouve que ce GPV n'est pas porteur d'un grand projet. Il fonctionne de manière erratique. J'ai récemment questionné le ministre Borloo sur cette question: pourquoi mettre de l'argent dans la destruction d'immeubles tout à fait vivables, tandis que d'autres grands ensembles attendent des financements?»-----------------------Néo-pavillonismehttp://www.liberation.fr/page.php?Article=277993Par Gérard DUPUYjeudi 24 février 2005 (Liberation - 06:00)e dynamitage des premières tours a eu valeur de révision déchirante pour l'urbanisme social français. Une utopie qu'on pouvait faire remonter à Le Corbusier s'effondrait dans les gravats de béton, victime d'un constat simple. Ces bâtiments étaient aussi invivables pour leurs habitants que dissuasifs pour les autres. Depuis, l'implosion de HLM décatis est devenue presque aussi routinière que l'avait été leur construction. Un quart de siècle de politique de la ville menée en grande urgence n'a apporté aucune doctrine de substitution. Quelques ravaudages, parfois bienvenus, peu d'imagination. La dialectique de la dynamite et du pavillon casse la baraque. Avec ses maisons à 100 000 euros, Borloo vogue au fil de l'eau.Pourtant, la faillite de l'urbanisme moderne, ce n'est pas les tours, mais ce qu'il y a autour (ou ce qu'il n'y a pas: équipements et commerces). L'interminable mitage du territoire périurbain (et désormais péripériurbain) par des maisons individuelles est sans doute le signe le plus regrettable de l'américanisation de la société française. Mais la politique de la fuite de la ville, monstruosité environnementale, horrible gaspillage d'espace et d'énergie, est suffisamment plébiscitée pour assurer la popularité de ceux qui s'entendent à la faire mousser, même quand ils savent au fond d'eux-mêmes que le vrai problème serait de reconstruire des villes en ville et non de les exporter chez les scarabées. Le néopavillonisme à l'enseigne d'une France de petits propriétaires est le revers inévitable de la gentryfication galopante des centres-ville. Faut-il s'étonner de voir Raffarin et ses ministres s'en faire les chantres?-----------A savoirhttp://www.liberation.fr/page.php?Article=277994jeudi 24 février 2005 (Liberation - 06:00)Des aides à la propriétéLoi LoucheurVotée en 1928, la loi Loucheur vise à permettre à 500.000 familles d'accéder à la propriété. Les maisons sont standardisées et leur fabrication industrialisée en grande série. C'est la première production de masse de maisons populaires.CastorsNé avant guerre, développé à partir des années 50, le mouvement des Castors regroupe des familles qui pratiquent l'autoconstruction coopérative. Le travail est une forme d'apport personnel. Regroupées en cités, ces maisons sont fondées sur un projet communautaire.ChalandonnettesEn 1969, Albin Chalandon, ministre de l'Urbanisme, lance un vaste programme de maisons individuelles. Les «chalandonnettes» sont marquées par des malfaçons, mais lancent l'accession à la propriété de masse appuyée sur le plan épargne-logement.Maison PhénixL'explosion de la maison individuelle démarre dans les années 70 avec la célèbre maison Phénix, du nom d'un constructeur. Tous les éléments sont préfabriqués. PTZ (Prêt à taux zéro) est destiné aux accédants à la propriété. Une partie de l'argent est fournie sous forme de prêt à 0% d'intérêt par un organisme bancaire. Son montant varie de 8.200 à 32.500 euros, selon les revenus, la composition du foyer et la zone de résidence. L'accédant rembourse le capital, l'Etat prend en charge les intérêts.1.043.000 ménagessont inscrits au fichier des demandeurs de HLM en France. La demande a fortement augmenté au cours des huit dernières années (855.000 en 1996). Faute de trouver à se loger à des prix abordables dans le privé, de nombreux foyers se tournent vers le logement social. En Ile-de-France, on compte 315.000 demandeurs, dont plus de 100.000 à Paris ARTICLE LE MONDE La maison à 100 000 euros souhaitée par M. Borloo suscite le scepticisme LEMONDE.FR | 24.02.05 | 09h58 Dans le cadre de son plan de réhabilitation des cités, Jean-Louis Borloo prévoit pour les ménages les plus modestes des mesures leur permettant d'acquérir un pavillon pour 100 000 euros "tout compris". "Nous préparons avec Marc-Philippe Daubresse [ministre délégué au logement] une loi pour faciliter l'accession à la propriété, au travers d'avantages particuliers sur la TVA, le coût du terrain, la simplification des procédures. OAS_AD('Middle'); ..", a déclaré le ministre de la cohésion sociale dans un entretien au Parisien de mercredi 23 février. "Au-delà, des élus locaux, dont le maire de Montereau, Yves Jego, travaillent sur un produit auquel je crois beaucoup : un projet de maison à 100 000 euros tout compris", précise-t-il. Le ministre ajoute que le Crédit foncier est associé à ce projet et qu'il est encore trop tôt "pour préciser les détails". "Nous en reparlerons dans deux mois", précise-t-il. L'accession à la propriété est en effet devenue de plus en plus difficile pour les ménages modestes, ainsi que les classes moyennes, avec la flambée des prix de l'immobilier, qui ont grimpé de près de 70 % depuis 1998. Si l'on suppose que le terrain est mis à disposition par les communes, comme c'est le cas à Montereau (Seine-et-Marne) où aura lieu la première expérience, "cette maison n'est pas forcément donnée", a jugé, mercredi, Christian Louis-Victor, le président de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI), interrogé par l'AFP. "Si elle fait 70 mètres carrés et qu'on la vend 100 000 euros, je trouve que c'est plutôt cher", a-t-il poursuivi en référence au prix moyen des maisons en France. En 2004, selon les statistiques de l'UNCMI, une maison de 107 mètres carrés était vendue 100 000 euros, hors prix du terrain. "EFFETS D'ANNONCE" Paul-Louis Marty, délégué général de l'Union sociale de l'habitat (USH), qui fédère l'ensemble des organismes HLM, "demande à voir" et met en garde contre "les effets d'annonce". "On se méfie, notamment vis-à-vis de nos locataires, de ne pas susciter des espoirs qui seraient déçus, et d'envoyer des familles fragiles vers l'accession à la propriété", a-t-il commenté. Par ailleurs, s'interroge M. Marty, ce projet, tel qu'il est présenté pour le moment, sollicitera encore les collectivités locales. "A propos du renouvellement urbain, de la relance de la construction, de la réhabilitation des logements, on sollicite de plus en plus les collectivités, je ne sais pas jusqu'où elles peuvent aller", a-t-il dit. "Des maisons à 100 000 euros, ça fait un moment qu'on en fait, cela dépend où", a-t-il ajouté. Le Parti socialiste a qualifié ce projet de "proposition démagogique sans réel contenu", le taxant de "promotion publicitaire" plutôt que de "projet urbain cohérent d'aide à ceux qui cherchent à se loger". La Confédération nationale du logement (CNL) a jugé que ce projet relevait de la "démagogie". Avec AFP ARTICLE LCI La maison à 100 000 euros Renault propose une voiture à 7500 euros, Jean-Louis Borloo, une maison à 100.000 euros. Dans une interview au Parisien, le ministre de la Cohésion sociale dévoile un projet destiné à favoriser l'accession à la propriété des ménages les plus modestes. Mis en ligne le 23 février 2005   Le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo a dévoilé un projet de "maison à 100.000 euros tout compris" destinée à 60% des ménages les moins riches, dans une interview à Aujourd'hui en France/Le Parisien publiée mercredi. "Des élus locaux dont le maire de Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne Yves Jego, travaillent sur un produit auquel je crois beaucoup : un projet de maison à 100.000 euros tout compris", frais de notaire inclus, a déclaré le ministre. "Une loi pour faciliter l'accession à la propriété, au travers d'avantages particuliers sur la TVA, le coût du terrain, la simplification des procédures", est en préparation avec le ministre délégué au Logement Marc-Philippe Daubresse. Selon le quotidien, "moyennant un très faible apport et des remboursements de 500 euros par mois sur vingt ans, les locataires de HLM notamment pourraient devenir propriétaires d'une maison de 70 à 90 m²". Les pavillons disposeront d'un séjour, un salon, une cuisine, trois chambres et une place de parking. Pourront en bénéficier les ménages ayant droit à un logement social du fait de leurs faibles ressources (31 000 euros pour un couple avec deux enfants en région parisienne par exemple). "Plutôt cher" Les services du ministère de la Cohésion sociale, le Crédit Foncier et Yves Jego "finalisent ce projet", selon le ministre. "Le projet sera détaillé d'ici à deux mois dans sa dimension nationale", selon Le Parisien. Jean-Louis Borloo devait présenter ce plan en conseil des ministres mercredi et faire un premier bilan de son plan de rénovationurbaine lancé en 2003. "Si elle fait 70 mètres carrés et qu'on la vend 100.000 euros, je trouve que c'est plutôt cher", a indiqué Christian Louis-Victor, président de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI).  "En 2004, les 200.000 personnes qui ont acheté une maison individuelle via ma fédération en France ont payé 100.000 euros pour une maison de 107 mètres carrés", fait-il remarquer. La porte-parole du Parti socialiste Annick Lepetit, a qualifié le projet de "proposition démagogique sans réél contenu". ARTICLE BATI-ACTU Borloo, promoteur de la maison à 100.000 euros En visite avec Jean-Pierre Raffarin dans un quartier de Montereau (Seine-et-Marne) symbole de la politique de rénovation urbaine du gouvernement, le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, a dévoilé le principe de "maisons à 100.000 euros tout compris". Détails de cette initiative locale qui pourrait faire école. Cela pourrait ressembler à un nouvel effet d’annonce, mais cette "maison à 100.000 euros" est bel est bien une réalité. Certes, comme le fait remarquer le président de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI), Christian Louis-Victor, elle existe déjà pour bon nombre de Français qui choisissent de construire en zone rurale. "En 2004, les 200.000 personnes qui ont acheté une maison individuelle via ma fédération en France ont payé 100.000 euros pour une maison de 107 mètres carrés" , fait-il remarquer. En revanche, proposer une maison individuelle à ce prix en zone urbaine, relève de l’exploit... ou d’une volonté politique forte. C’est incontestablement ce dernier facteur qui est le moteur le l’opération présentée à Montereau-Fault-Yonne, la mairie cédant symboliquement le foncier, soit une part très importante du budget. Publicité Depuis son arrivée à la mairie de cette commune de 17.000 habitants, Yves Jego tente de réparer les erreurs urbanistiques du passé, la ville étant véritablement séparée en deux, avec une partie basse historique et résidentielle, et une partie haute crée sur un plateau en 1958 pour désengorger Paris. Appelée Surville, cette ancienne ZUP a expérimenté tous les labels imaginés par les différents ministres de la Ville - HVS, Contrat de Ville, ZFU, ZUS, ORU... sans succès. "Vivre à Surville était devenu une sanction" explique Yves Jego. Aujourd’hui, Yves Jego, dont les administrés sont logés à 74% dans le parc social, se pose en poisson pilote du programme national de rénovation urbaine lancé l’année dernière par Jean-Louis Borloo et qui s’étend jusqu’en 2011. "Il me semble que le vrai critère de réussite d’une politique sociale dans le domaine du logement ne devrait pas être seulement le nombre de logements HLM construit chaque année mais aussi et peut être surtout le nombre de familles que l’on a réussi à extraire du parc social !" a-t-il déclaré en accueillant le Premier ministre et le ministre de la Cohésion sociale. Yves Jego a profité de l'évènement pour présenter son projet en cours de "maison à 100.000 euros". "Un produit auquel je crois beaucoup" a déclaré Jean-Louis Borloo. Cette formule originale d’accession à la propriété est destinée à 60% des ménages les moins riches. "Il s’agit d’une maison individuelle qui peut prendre plusieurs formes architecturales des plus traditionnelles aux plus modernes, construite en matériaux durables, 80m2 de surface habitable, 250 m2 de terrain, un apport personnel symbolique, un budget total de 100 000 Euros tout compris avec un remboursement de prêt sur 17 ans pour moins de 500 euros par mois" a expliqué Yves Jego. Seuls les ménages se trouvant sous le plafond de ressources donnant droit à un logement social pourront prétendre à l’achat de cette maison, soit 31.000 euros en Ile-de-France pour un couple avec deux enfants. Bien sûr, la maison ne pourra pas être revendue à un prix supérieur à 100.000 euros pendant toute la durée du prêt (qui pourra aller jusqu’à 20 ans) et le terrain devrait rester propriété de la commune. Le programme, appelé Les Rougeaux, verra le jour dans la partie haute de la ville. Il sera divisé en trois parcelles mêlant du logement social locatif en R+3, de l’accession sociale à la propriété avec une cinquantaine de maisons individuelles réalisées par la coopérative HLM Terralia (groupe Essia) et une autre cinquantaine de maisons en promotion privée dont l’opération sera conduite par Maisons Pierre, premier constructeur de maisons individuelles en Ile-de-France. Les maisons proposées disposeront d’une surface habitable comprise entre 70 et 90 m2, avec séjour, cuisine, salon et trois chambres. Réalisée en matériaux traditionnels, elles devraient répondre à certains critères HQE. "On peut faire du beau, tout en restant dans des budgets raisonnables" déclare François Mailier, président de Confluence Habitat l’OPHLM de Montereau. C’est ainsi que d’autres projets similaires sont en cours dans le quartier, mais en maisons à ossature bois. C’est notamment le cas du Clos des Orchidées (25 maisons en ossature bois) ou des Rosiers (108 maisons avec base en traditionnel et étage en ossature bois). "Chaque maison aura sa propre teinte en façade, mais aussi au niveau des tuiles. Dans les cours, nous allons planter des arbres fruitiers" explique François Mailier. "Encore une fois, le budget de ces opérations est tout à fait raisonnable. Pour les Rosiers, le coût de construction s’élève à 9,7 millions d’euros et 11,8 millions avec les voiries" précise-t-il. Comme à Corbeil-Essonne, ville dont l’industriel Serge Dassault est le maire, Montereau multiplie les expériences sous l’oeil bienveillant de Jean-Louis Borloo. Mais ces projets sont encore embryonnaires et les professionnels - qui attendent des détails - redoutent "un effet d'annonce". Après que le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo ait dévoilé le principe de ces "maisons à 100.000 euros tout compris" dans le Parisien de mercredi 23 février, ces services se sont empressés de préciser qu’il ne s'agissait pas d'une "annonce nationale". Des discussions ont actuellement lieu avec le Crédit Foncier pour monter un tel projet et les communes seraient sollicitées du point de vue foncier a expliqué le ministre. "Mais le projet n'est pas encore ficelé, notamment financièrement, il y a encore deux mois de travail" explique-t-on à son cabinet. Jean-Philippe Defawe ( 23/02/2005 )
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Mercredi 2 mars 2005 3 02 /03 /2005 00:00
ARTICLE LE FIGARO L'efficacité des laboratoires expliquée par des hauts responsables de la politique de recherche aux Etats-Unis Innovation : le modèle américain enfin démythifié Cyrille Vanlerberghe [02 mars 2005] «Comment utiliser le modèle américain pour éclairer les débats français sur la recherche et l'innovation ?» L'intitulé du cycle de conférences organisé conjointement par l'ANRT (Association nationale de la recherche technique) et la FAF (French-American Foundation) tombe à pic en cette période de réflexion sur l'avenir de la recherche et de l'innovation en France. Les Etats-Unis sont très souvent cités comme modèle à suivre pour réussir le défi crucial de l'innovation, à savoir passer d'une découverte à un produit commercialisable, mais les raisons du succès américain sont en fait mal connues. Même Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, dont le rapport de septembre 2004 a servi de base au projet d'Agence de l'innovation industrielle annoncé en début d'année par le président Jacques Chirac (nos éditions du 5 janvier 2005), se tromperait sur la stratégie américaine, selon Charles Wessner, directeur du programme technologie et innovation à l'Académie des sciences américaine (National Academy of Sciences). «Le rapport Beffa entretient le mythe selon lequel les investissements militaires américains financent le développement de technologies civiles», a affirmé hier ce spécialiste américain de la politique de recherche lors d'une conférence qui s'est tenue à l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris. «C'est un effet qui existe, mais les retombées qui découlent des recherches militaires sont en fait très limitées. Même le meilleur bombardier furtif du monde ne va pas aider à construire un avion civil.» Autre mythe courant, selon Charles Wessner : celui selon lequel l'innovation aux Etats-Unis découlerait d'une politique fédérale rationnelle. «Nous n'avons pas de plan ! s'exclame-t-il. Aux Etats-Unis, l'innovation n'est pas tirée par les programmes fédéraux, mais par le dynamisme des universités et des petites entreprises», ajoute Jim Turner, le conseiller en chef des démocrates sur les questions scientifiques à la Chambre américaine des représentants. «Pour favoriser l'innovation dans les années 80, le gouvernement a agi pour débloquer les aspects qui empêchaient le système de bien fonctionner.» D'après Jim Turner, le succès américain tient à trois interventions. Il y eut tout d'abord la loi Bayh-Dole en 1980, qui permit aux chercheurs des petites entreprises et des universités de conserver les brevets de leurs découvertes, même quand celles-ci étaient financées par des fonds fédéraux. Deuxième point, la révision de la loi antitrust en 1984 permit aux entreprises de mener des recherches en commun avec les universités, sans la crainte de coûteuses plaintes en justice. Enfin, l'implication croissante des universités dans la recherche et l'innovation fut soutenue par un assouplissement des règles d'immigration pour les chercheurs étrangers, alors que les jeunes Américains se détournent de plus en plus des carrières scientifiques. En France, la situation est évidemment très différente, avec des rapports souvent difficiles entre les chercheurs du public et les industriels. «Les raisons du succès aux Etats-Unis tiennent à mon avis plus à des facteurs culturels comme la tolérance de l'échec et la capacité à la création d'entreprises qu'à des facteurs structurels comme le niveau de dépenses en recherche et développement par rapport au PIB, avance Charles Wessner. La France aurait tort de se focaliser sur l'objectif de 3% du PIB pour les dépenses de R&D. Ce 3% est un chiffre totalement arbitraire qui ne promet aucune avancée pour l'innovation. La Suède, dont les dépenses de R&D relatives au PIB dépassent celles des Etats-Unis, se demande pourquoi elle n'a créé aucune grande entreprise technologique depuis 1970.» Aux Etats-Unis, le succès des programmes d'aide à l'innovation se mesure au nombre de start-up qui réussissent et deviennent des entreprises capables d'être compétitives au niveau mondial. Même Kathleen Kingscott, directrice de la politique d'innovation chez le géant IBM, admet que «l'ac célération de l'innovation dans le monde nous oblige à renforcer nos collaborations avec des petites entreprises et des la boratoires universitaires. Ce sont ces petites structures qui apportent la plupart des idées nouvelles». Une vision qui va à l'encontre des conclusions du rapport Beffa, qui préconise la création de nouveaux grands programmes industriels, comme Airbus ou Ariane dans le passé, au sein desquels les grandes sociétés entraîneraient les PME dans leur sillage.
Par article Le Figaro - Publié dans : Economie
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Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /2005 00:00
ARTICLE LIBERATION Patrick Artus, économiste, déplore que les bénéfices des grandes entreprises profitent aux actionnaires au détriment de l'investissement : «Le capitalisme est en train de s'autodétruire» Par Laurent MAURIAC Le festival des profits continue. Après Total, BNP Paribas, Société générale, L'Oréal, qui ont atteint des sommets, Bouygues a annoncé hier un bénéfice plus que confortable (lire ci-dessous). Cette vague de profits sans précédent provoque un débat sur leur utilisation, les entreprises favorisant les actionnaires au détriment de l'investissement ou des salariés. Chef économiste de la banque Ixis (filiale de la Caisse d'épargne) et de la Caisse des dépôts, l'économiste Patrick Artus y voit le signe d'un «capitalisme sans projet». «Les entreprises disposent de montants considérables de cash dont elles n'ont pas l'usage», observait-il dans une note de conjoncture parue en août dernier.Des profits élevés, n'est-ce pas une bonne nouvelle pour l'économie ?Non, parce que les entreprises ne les utilisent pas pour investir. Selon les dernières études de l'Insee, on n'observe aucune remontée de l'investissement. Aujourd'hui, on a un niveau de profit record qui est rendu à l'actionnaire sous forme de dividendes ou de rachats d'actions et qui ne va pas à des choses utiles.Pourquoi ces profits ne servent-ils pas à investir ?La mondialisation génère ça, avec les délocalisations, la montée du chômage industriel. Elle affaiblit le pouvoir de négociation des salariés et fait disparaître les besoins d'investissement. Les entreprises n'ont pas besoin de capacités supplémentaires sur leur territoire, elles préfèrent les transférer dans les pays à bas salaires, où le coût des investissements est plus faible. C'est, par exemple, le cas dans l'industrie automobile avec les usines ouvertes par les constructeurs français dans les pays d'Europe centrale. Le fond du problème, c'est le niveau de rendement, au moins 15 %, demandé aux entreprises par les actionnaires. Avec de telles exigences, les grands groupes cotés n'ont plus la possibilité de faire des investissements normaux. C'est l'arrêt de la recherche, la renonciation à des projets à horizon long. La mondialisation fait croire un temps que ce type de rendement peut être obtenu. C'est un leurre. Quand le patron de Deutsche Bank se fixe pour objectif un taux de 25 %, cela n'a plus aucun sens. Le capitalisme est en train de s'autodétruire avec ce genre d'exigence.Comment changer cet état de fait ?Une partie importante de l'exigence de rentabilité provient des fonds de pension anglo-saxons qui se font concurrence sur la base de performances mensuelles. Ce qui crée une surenchère dans la demande de rentabilité. Il faut donc convaincre les investisseurs d'introduire des objectifs de long terme dans la gestion de leurs fonds. Certains groupes résistent. Jean-Louis Beffa (PDG de Saint-Gobain, ndlr) ou Bertrand Collomb (patron de Lafarge, ndlr) ont réussi à faire comprendre à leurs investisseurs américains qu'ils pouvaient se contenter d'un rendement de 10 %, dans leur intérêt à long terme. Il serait destructeur pour ces groupes d'aller chercher 20 %. Ce sont ceux qui ont tenu bon qui auront raison.Les dividendes ne reviennent-ils pas dans l'économie sous forme de consommation ?Non. D'une part, 50 % des actions des sociétés du CAC40 sont détenues par des non résidents. En outre, il existe une différence de comportement entre la France et l'Europe continentale d'un côté, les pays anglo-saxons de l'autre. Chez les premiers, on dépense moins les revenus du capital que les revenus du travail. Chez les seconds, on les dépense autant. C'est une différence entre les pays à fonds de pension et les autres.Ce qui pourrait plaider pour l'existence de fonds de pension en France...Ce n'est pas la bonne manière de poser la question du système de retraite. La bonne dose entre capitalisation et répartition se détermine en fonction du cycle démographique. Aujourd'hui, ce n'est certainement pas le bon moment d'introduire des fonds de pension en France. On est à un stade où le nombre de vendeurs d'actifs financiers excéderait celui des acheteurs, ce qui affaiblirait tout le système par capitalisation.Le niveau élevé des profits s'explique-t-il par la modération salariale ?Oui, une moitié de la hausse des profits provient selon nos études de la déformation du partage des revenus, en faveur du capital et au détriment du travail. Nous assistons en France à un glissement depuis la mi-2003. En 2004, la productivité augmente de 1,8 %, les salaires réels de 0,5 %. Autrement dit, il y a 1,3 % qui n'est pas donné aux salariés. L'autre moitié de la hausse des profits vient de la baisse des coûts engendrée par les délocalisations. C'est un cercle vicieux. Les profits ne sont pas investis. La masse salariale augmente à peine de 0,6 %. Cela pénalise la demande intérieure, les créations d'emplois. Il faut rompre ce cercle.Beaucoup réclament un meilleur partage des revenus en augmentant les salaires...Ce n'est pas forcément la bonne méthode. Ce serait mettre en danger la compétitivité des entreprises françaises. De même, développer l'actionnariat salarié, comme l'envisage le gouvernement, n'est pas suffisant. Cette solution écarterait les PME. En effet, seuls 15 % des salariés de petites entreprises ont une participation. Je préconise une autre solution pour parvenir à un partage plus correct des revenus : que les entreprises baissent leurs prix. En effet, les consommateurs ne bénéficient pas suffisamment du seul effet favorable de la mondialisation : l'accroissement du pouvoir d'achat. Beaucoup de secteurs souffrent d'un manque de concurrence. Rendre aux consommateurs les profits par une baisse des prix nécessite un changement de position gouvernementale, en réformant par exemple la loi Galland (aux effets inflationnistes dans la grande distribution, ndlr).
Par Laurent Mauriac, journal libération - Publié dans : Economie
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Mardi 8 mars 2005 2 08 /03 /2005 00:00
ARTICLE LE FIGARO Fiscalité locale - La commission d'enquête auditionne Mariton : «Les socialistes ont la culture de la dépense publique» La commission d'enquête parlementaire sur l'évolution de la fiscalité locale, présidée par Augustin Bonrepaux (PS), entame cet après-midi ses premières auditions. Elle a été créée à l'initiative du groupe des députés UMP, à la suite de l'augmentation des impôts locaux constatée dans la plupart des régions, dont 20 sur 22 sont présidées par la gauche. Son rapporteur, Hervé Mariton (UMP), va adresser un questionnaire à l'ensemble des régions et des départements pour connaître l'évolution de leur fiscalité locale, et il se rendra notamment en Languedoc-Roussillon, région présidée par Georges Frêche (PS), où la taxe d'habitation a augmenté en un an de 50%, et la taxe professionnelle de plus de 70%. Hervé Mariton en appelle à «la responsabilité» de chacun. Propos recueillis par Sophie Huet [08 mars 2005] LE FIGARO. – Cette commission d'enquête a-t-elle pour mission de dénoncer la hausse des impôts dans les régions dirigées par le PS ? Hervé MARITON. – Non, il ne s'agit pas de mettre en exergue tel ou tel exécutif, mais d'en appeler à l'esprit de responsabilité de chacun. Car les impôts ne tombent pas du ciel, ils correspondent à des décisions votées par les élus. Je souhaite mettre en place une méthode transparente, rigoureuse et aussi scientifique que possible pour rendre le diagnostic incontestable. Le fait est que les impôts locaux ont augmenté de manière extravagante dans certaines régions (en particulier le Languedoc-Roussillon et la Bourgogne). Les élus socialistes ont, plus que ceux de droite, la culture de la dépense publique. Ils devraient avoir le courage de l'assumer. En tant que rapporteur de la commission d'enquête, je veux faire un travail d'éclairage et de compréhension, pour en analyser les causes. Votre enquête n'épargnera peut-être pas non plus des conseils généraux présidés par la droite... Peut-être, mais nul n'est exempt de responsabilité. Les conseils généraux peuvent être tentés eux aussi d'augmenter les impôts locaux en 2006, quand ils vont assumer les nouvelles responsabilités prévues par la réforme de la décentralisation. Mais ce ne serait pas raisonnable, car la réforme Raffarin prévoit une garantie constitutionnelle : les transferts financiers se feront à l'euro près, en fonction du transfert de charges. Je rappelle que sous le gouvernement Jospin les transferts de compétences aux départements (pour les services de secours et d'incendie, ou l'allocation personnalisée d'autonomie) n'avaient pas bénéficié de transferts financiers à dû montant. Ce qui a contraint de nombreux départements à recourir à l'impôt, pour compenser ces charges nouvelles. Quand une collectivité locale augmente la dépense publique, qui paie en définitive ? L'impôt local a pour premier contribuable l'Etat, qui paie notamment une part importante de la taxe professionnelle et de la taxe d'habitation. L'Etat, c'est un peu le roi de Prusse. Il paie, mais l'impôt est très mal contrôlé. Il faut savoir que lorsqu'une collectivité engage une dépense supplémentaire elle ne la règle que partiellement. La gestion des finances locales, c'est une grande partie de rugby où l'on refile la balle aux autres. Or l'objectif de la décentralisation, c'est une meilleure gestion, pas une hausse des dépenses. Malheureusement, le système, aujourd'hui, porte puissamment à la dépense, qui est plus payante électoralement. Mais la contre-partie de la dépense, c'est l'impôt. Si l'on veut que la décentralisation soit vertueuse, il faut absolument que les élus fassent preuve d'un plus grand esprit de responsabilité. Sinon, la décentralisation en soi va devenir explosive.
Par le figaro - Publié dans : Economie
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Lundi 14 mars 2005 1 14 /03 /2005 00:00
Afrique : la culture du coton en péril Un enfant empile du coton en Côte d'Ivoire. La productivité doit augmenter dans les pays d'Afrique de l'ouest: mais quid des emplois ?(Photo archives AFP) En Afrique, le prix de vente du coton, à la baisse depuis 10 ans, est aujourd'hui inférieur à son prix de revient, pourtant très bas. La filière, qui fait vivre 20 millions de personnes, est en difficulté.  « Je conseille aux producteurs de ma région de se diversifier, parce que nous ne pouvons pas résister », affirme Charles Ky, de la Fédération des groupements des producteurs de coton du Nayala, au Burkina Faso. Il n'est pas le seul à s'inquiéter. En janvier, l'ambassadeur du Bénin auprès de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) évoquait « la fin de la filière cotonnière en Afrique de l'ouest ». Les subventions américaines en cause  Les prix sont repartis à la baisse. En dix ans, sur le marché mondial, le coton a perdu 40% de sa valeur. En quantité pourtant, les perspectives sont bonnes : selon la société Dagris, acteur central de la filière cotonnière en Afrique de l'ouest, « la campagne 2004-2005 constituera un record et pourrait atteindre 25 millions de tonnes », soit 20% de plus que la précédente.  La consommation mondiale augmente aussi, mais dans une moindre mesure. Conséquence : les stocks s'accumulent et le prix baisse.  Pour les producteurs d'Afrique, un seuil a été franchi : le prix de vente est redevenu inférieur à leur prix de revient, pourtant le moins élevé du monde. Résultat : une perte annuelle prévisible de 252 millions d'euros pour l'Afrique de l'ouest et du centre.  Théoriquement, l'offre excédentaire fait baisser le prix et les producteurs aux coûts les plus élevés sont les premiers à se retirer du marché. Cette logique est pervertie par les subventions que de gros pays exportateurs, Etats-Unis en tête, accordent à leurs agriculteurs.  « Nous ne pouvons pas valoriser notre avantage comparatif, explique Ibrahim Malloum, président de l'Association cotonnière africaine (ACA). L'Europe se donne le beau rôle parce qu'elle exporte peu mais ses subventions équivalent à 0,89 $ la livre contre 0,78 $ aux États-Unis. On va crever si rien n'est fait au niveau international par rapport aux subventions ».  Le PDG de Dagris, Gilles Peltier, ne partage pas cet alarmisme pour plusieurs raisons : en 2005-2006, les cours devraient se stabiliser ; les gouvernements africains martèlent leur volonté de lutter contre les subventions ; enfin la productivité peut être améliorée en Afrique de façon à faire tomber le coût sous le prix de vente. Gilles Peltier évoque notamment la mécanisation de la production et le recours au coton génétiquement modifié. Les risques des OGM  Sur ce point, Ibrahim Malloum a des doutes : « Les variétés OGM actuelles viennent d'ailleurs, des multinationales, et les producteurs devront les acheter alors qu'actuellement ils disposent gratuitement des variétés locales. Il faudrait que nos centres de recherche trouvent comment modifier génétiquement nos variétés locales. On nous dit qu'avec les OGM, l'usage des pesticides va diminuer, mais on en utilise peu en Afrique ». Et il faut tenir compte des risques : « Chez nous, les parcelles sont réduites, de 1 à 4 hectares, et proches les unes des autres. Le coton OGM risque de contaminer celui qui ne l'est pas ».  L'Afrique subsaharienne compte 2 millions de producteurs de coton ; environ 20 millions de personnes en vivent. S'il faut réduire les coûts de revient, ce sera au détriment de producteurs dont le revenu se situe à peine au niveau du seuil de pauvreté. « On nous demande d'améliorer notre productivité, c'est bien, conclut Charles Ky, mais avec quels moyens ? Chez nous, le coton procure beaucoup d'emplois. Faut-il remplacer les hommes par des machines ? » André Linard
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Lundi 14 mars 2005 1 14 /03 /2005 00:00
Développement durable. Les marchés publics de la ville doivent préserver l'environnement. Orléans met ses appels d'offres au vert Par Mourad GUICHARD mardi 08 mars 2005 (Liberation - 06:00) Orléans correspondance es marchés publics des collectivités locales et services de l'Etat, qui représentent 10 % du produit intérieur brut (PIB) hexagonal, amorcent depuis peu leur virage environnemental. Auparavant, les seuls critères de coûts et de rapidité d'exécution semblaient primer. Depuis le décret du 7 janvier 2004, né de la jurisprudence Helsinki (1) posée par la Cour de justice européenne, les administrations peuvent soumettre leurs appels d'offres à une «charte d'achats publics durables». Précurseur en la matière, la ville d'Orléans a embauché un chargé de mission «développement durable» et mise sur cette opportunité pour inclure ce nouveau volet dans son «agenda 21» (2). «Cette charte est un véritable engagement de consommation responsable. Il ne s'agit pas de choisir des fournisseurs beaucoup plus chers, mais de favoriser les produits durables», insiste le député maire (UMP) d'Orléans, Serge Grouard. «Je peux même vous prouver que des achats respectueux de l'environnement ont un rapport qualité prix bien plus intéressant.» Ainsi, les commissions d'appels d'offres vont-elles se transformer en observatrices des pratiques environnementales des entreprises en lice pour les marchés locaux. Mais pas seulement : «Nous veillerons aussi au volet "insertion sociale". Il faudra que les entreprises concurrentes favorisent l'emploi des personnes handicapées ou des jeunes en difficulté», poursuit le maire. «Nous partons sur une procédure lourde et contraignante. Nous devrons, par exemple, calculer l'incidence du transport des matériaux sur la pollution de l'air», reconnaît Yves Dupont, adjoint chargé du secteur. Des contraintes d'autant plus importantes que les élus qui composent cette commission ne sont bien sûr pas des experts en protection de la nature. «Nous ferons appel à des cabinets indépendants qui émettront un avis sur les critères précis à respecter», rétorque Serge Grouard. «Une politique en faveur de l'homme et de la planète» qui ne va donc pas de soi. Parallèlement à ce chantier, qui vient de recevoir l'aval de la préfecture du Loiret, Orléans se lance dans une chasse au «gaspi» jusque dans les moindres recoins. «Nous avons lancé une étude sur la consommation d'énergie, de papier et de tout matériel susceptible d'être économisé dans nos services», indique le maire. Démarche «écoactive» qui va jusqu'à anticiper les futurs gros chantiers municipaux. «Quand nous partons sur un appel d'offres pour la construction de nouveaux ensembles immobiliers, nous prenons en compte le stockage et l'acheminement des ordures ménagères, mais aussi la desserte du lieu par les transports en commun. Il faut que ces différents facteurs ne soient pas une nouvelle fois source de pollution», précise Anne d'Aux, conseillère municipale déléguée à la propreté. Un cahier de bonnes intentions qui se veut aussi un exemple pratique pour les entreprises du bâtiment et autres prestataires de services. «Nous suscitons la mise en place de critères internes aux entreprises : celles-ci seront bien obligées de s'aligner si elles veulent décrocher les contrats», déclare Yves Dupont. (1) Arrêt du 17 septembre 2002. (2) Déclinaison locale du programme des Nations unies pour le développement durable.
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Dimanche 3 avril 2005 7 03 /04 /2005 00:00
ARTICLE LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACEEnvironnement des entreprises « Susciter l'enthousiasme » Construire un environnement favorable aux entreprises, susciter fierté et enthousiasme, compte davantage que multiplier les aides. « Je voudrais témoigner ce soir de la dynamique d'un territoire, l'ancien bassin de la chaussure du Val de Moder, qui a inversé sa logique de déclin. Les acteurs locaux ont voulu retrouver un développement économique avec de l'innovation », affirme avec détermination Catherine Ledig, directrice de l'Association pour le développement des entreprises et des compétences (ADEC), à La Walck. Cette ancienne d'IBM, mise à disposition d'un projet local auquel peu d'observateurs croyaient, constate que les résultats sont là, avec 10% de la population active du secteur du Val de Moder désormais dans les technologies de l'information.« Un pari gagné » « Ce pari a été gagné et nous allons essayer d'en gagner un deuxième puisque nous sommes adossés au conseil général du Bas-Rhin depuis le 1er janvier pour essayer d'étendre l'expérience. En essayant de développer des entreprises locales et en implantant des sociétés d'horizons plus lointains. » Et de souligner l'exemplarité du partenariat privé/public puisque l'initiative ADEC n'a été possible qu'avec l'implication d'IBM France et l'aide de l'université. « Nous voyons le développement sous un autre angle grâce à ces partenariats. » Cette notion de partenariat et d'intégration dans le terreau local, Lilly France l'a faite également sienne, dans un métier évidemment tout autre. A Fegersheim, la vaste usine de produits injectables, plus importante unité du groupe pharmaceutique hors des États-Unis, on ne fait pas de recherche, mais beaucoup de transferts de technologie. « Dans les deux sens », souligne son directeur Gérard Christmann qui pilote en Alsace un ensemble de compétences unique dans le groupe.« A contre-courant » L'usine bénéficie actuellement d'un programme pluriannuel d'investissements de plus de 280 millions d'euros et a créé à peu près 1 000 emplois de 2000 à fin 2003, même dynamique pour les exportations. « On n'a jamais eu une croissance pareille et nous nous sentons à contre-courant des tendances régionales. Malheureusement, notre siège de Lilly France n'est pas en Alsace mais près de Paris. Au-delà, le fait d'avoir peu de centres de décision en Alsace impacte notre possibilité de développement », regrette M. Christmann. Et le pôle de compétitivité « Innovations thérapeutiques » que l'Alsace présente pour obtenir un label du gouvernement ? « C'est tout à fait intéressant et profitable pour une entreprise comme la nôtre ! », confirme l'industriel. « Cela nous permettra d'avoir un vivier de compétences plus large pour recruter. Que nous ayons le label ou non, il faut développer ce pôle, de toute façon. Car il existe déjà beaucoup de choses en Alsace. Le cristal est là, faisons en sorte qu'il se développe. Nous supportons complètement ce dossier, y compris aux États-Unis. Sidney Taurel, notre grand patron qui a fait ses études en France et parle français, a fait un courrier en ce sens. »« Soyons fiers » « Etre supporter », Catherine Ledig le dit d'un autre point de vue : « Le problème de l'Alsace, c'est qu'elle manque de fierté, elle manque de grand projet qui susciterait l'enthousiasme. » Et elle donne, naturellement, l'exemple de la numérisation du Livre foncier, 60 millions d'euros, premier service public numérisé de A à Z en Alsace, pour partie grâce à l'ADEC : « Il faut être fier et avoir des projets disséminables ailleurs, transférables au profit d'autres territoires. On manque de très grands projets de ce type. »A.L. « Des sphères de satisfaction » LA THEORIE DE L'AVANTAGE COMPARATIF  La théorie de l'avantage comparatif de l'économiste anglais David Ricardo (1772-1823) est une source, aux yeux de Jean Weber, pour comprendre la redistribution actuelle des cartes économiques dans le commerce international. Cette théorie, qui devrait rassurer les économies occidentales chères, concurrencées durement par les pays émergents, fonctionne lorsque les entrepreneurs « veulent travailler dans leur propre pays ». Or cette volonté naît de la prudence, on n'investit pas les yeux fermés à l'étranger. Cette volonté découle aussi d'un « attachement naturel au pays natal », expression reflétant le romantisme d'alors.  Pour Jean Weber, cette observation est importante pour l'économie alsacienne. En effet, il est déterminant que l'entrepreneur, aujourd'hui, ait envie de produire en Alsace alors qu'il peut produire partout dans le monde. « L'enjeu, pour l'Alsace et pour tous les territoires, est que l'on trouve assez de grands entrepreneurs ayant envie de se localiser ici, et non là-bas. » Et d'estimer que cet attachement local demeure plus fort en Alsace qu'ailleurs, ce qui explique la relative bonne résistance de la région.  « Pour améliorer l'environnement, il faudrait parvenir à créer des "sphères de satisfaction" autour de nos entrepreneurs potentiels, autour de tous ceux qui ont une idée et sont en capacité de la réaliser », explique Jean Weber. Cela suppose que ces entrepreneurs soient satisfaits des transports, des conditions de vie, des formations, des financements, du cadre fiscal... « C'est tout cela qui permettra le développement de nouveaux entrepreneurs en Alsace. Ce sont les seuls itinéraires qui nous sont ouverts aujourd'hui. »
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Samedi 14 mai 2005 6 14 /05 /2005 00:00
Climat. Mobilisation d'investisseurs institutionnels, qui craignent l'impact du réchauffement sur l'économie. Gros intérêts pour les entreprises épargnant le CO2 Par Pascal RICHE jeudi 12 mai 2005 (Liberation - 06:00) Washington de notre correspondant Après les «voitures propres» et les «technologies propres», voici les «zinzins propres» : les investisseurs institutionnels (fonds de pension, compagnies d'assurances, collectivités publiques...) désireux de préserver l'environnement. Mardi, lors d'une conférence placée sous l'égide de l'ONU, 26 zinzins gérant au total 3 000 milliards de dollars ont lancé un «plan d'action» en dix points. Leur but est d'encourager les investissements dans les entreprises faisant des efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Pour amorcer le mouvement, ils ont décidé d'investir un milliard de dollars vers les entreprises ayant pris des initiatives. Selon les organisateurs de la conférence, le changement climatique aura des conséquences financières énormes. Les investisseurs à long terme ont donc tout intérêt à mettre leur poids dans la balance pour changer les habitudes des entreprises industrielles. «Tenir compte du changement de climat est devenu un aspect important de l'investissement intelligent, a expliqué William Thompson, un financier au service de la ville de New York. Le réchauffement va provoquer des bouleversements dans le paysage économique : pour les investisseurs, ces changements comportent à la fois des risques et des opportunités, et les comprendre fait partie de la responsabilité fiduciaire.» Les 26 fonds demandent aux grandes entreprises industrielles de préciser à l'avenir, dans leurs rapports d'activité, quelle est leur politique en matière d'émissions de gaz à effet de serre. Ils évalueront et classeront les 100 sociétés les plus méritantes dans un document diffusé à tous les investisseurs. C'est la deuxième fois que se tient à l'ONU un tel sommet des investisseurs institutionnels sur le changement de climat. La première rencontre, il y a un an et demi, était passée inaperçue, mais cette fois, l'attention accordée aux zinzins a été beaucoup plus grande. Près de 400 personnes ont participé au sommet. «Le fait que des investisseurs gérant des milliers de milliards de dollars prennent une initiative aujourd'hui représente un message puissant : le changement de climat est une menace sur l'environnement mais aussi une menace financière», a résumé Mindy Lubber, présidente du Ceres, coalition d'investisseurs, et directrice de l'Investor Network on Climate Risk (Réseau des investisseurs sur le risque climatique). Malgré les déplacements en avion des invités et la climatisation de la salle, le sommet aura été «neutre» en terme d'effet de serre : le Ceres a compensé les émissions de CO2 liées à la réunion en rachetant des «certificats verts» à Native Energy, un producteur d'énergie renouvelable qui investit notamment dans l'éolien dans des réserves indiennes.
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Mardi 17 mai 2005 2 17 /05 /2005 00:00
Le gouvernement norvégien n'utilise qu'avec modération la manne pétrolière LE MONDE | 16.05.05 | 16h17  •  Mis à jour le 16.05.05 | 16h17 Stockholm de notre correspondant en Europe du Nord Grâce au cours élevé de l'or noir, la manne dont bénéficie la Norvège, troisième exportateur mondial de brut, ne cesse d'augmenter et contribue à doper la croissance du royaume. Pourtant, le gouvernement a décidé de ne pas laisser filer le déficit budgétaire du pays, financé par ces revenus pétroliers. Cette initiative, annoncée à l'occasion de la publication du budget révisé pour 2005, vendredi 13 mai, a agréablement surpris les analystes financiers. D'autant qu'elle intervient à quelques mois des élections législatives, période a priori propice aux surenchères politiques. OAS_AD('Middle1'); Vendredi, le ministre de l'économie et des finances, le conservateur Per-Kristian Foss, a revu à la hausse ses prévisions pour l'année en cours concernant la croissance de l'économie "continentale" (hors hydrocarbures et transport maritime). Estimé à 3,1 % lors de la présentation du budget initial, à l'automne 2004, ce taux est désormais évalué à 3,6 %. Cette progression s'explique par une forte consommation intérieure, un secteur immobilier en expansion et un développement plus important que prévu des investissements dans le secteur pétrolier. Ces derniers, qui sont comptabilisés dans la croissance "continentale" , devraient battre un record en 2005. Motivées par le cours élevé du brut, les compagnies pétrolières présentes le long des côtes du pays ont multiplié leurs efforts en vue de découvrir de nouveaux champs pétroliers et gaziers offshore et d'exploiter à fond les champs existants. Toutefois, le gouvernement de centre-droit a pronostiqué une baisse de ces investissements en 2006. L'augmentation du produit intérieur brut (PIB) "continental" devrait alors ralentir, à environ 2 %, en raison également d'un repli attendu de la consommation des ménages et des investissements dans l'immobilier. En 2004, le PIB "continental" norvégien avait progressé de 3,5 %, soit un point et demi au-dessus de la moyenne constatée dans la zone euro. ÉLECTIONS EN SEPTEMBRE Alors qu'il aurait pu se permettre quelques écarts en période préélectorale, le ministère des finances a indiqué que le déficit budgétaire structurel du pays serait inférieur aux prévisions. Il devrait atteindre 65,3 milliards de couronnes (8 milliards d'euros) en 2005, soit 1,1 milliard de couronnes de moins que ce qui avait été annoncé à l'automne. Ce déficit, qui est toutefois supérieur à celui de 2004, servira notamment à financer des mesures à destination des moins favorisés, ainsi qu'à entretenir les réseaux routier et ferroviaire. Dirigée par le chrétien-populaire Kjell Magne Bondevik depuis l'automne 2001, la coalition en place est pourtant en mauvaise posture avant le scrutin de septembre. D'après les derniers sondages, elle serait largement battue par les travaillistes et leurs alliés de gauche. D'ici là, il est probable, selon les analystes financiers, que le gouvernement accepte de creuser un peu plus le déficit pour faire adopter son budget au Parlement, où il est ultraminoritaire (62 sièges sur 165). Mais il aurait pu se montrer nettement plus dépensier. "Il n'a pas succombé à la tentation de placer quelques milliards de plus sur la table en cette année électorale" , s'est réjoui Oeystein Doerum, chef économiste à la banque DnB NOR. Le déficit budgétaire est entièrement couvert par les recettes pétrolières qui, pour le reste, sont versées dans un fonds spécial, alimenté depuis la seconde moitié des années 1990 pour financer la période de l'après-pétrole. Grâce à la hausse du cours du brut, les versements prévus cette année seront supérieurs de 56 milliards de couronnes (6,9 milliards d'euros) à ceux anticipés par la loi de finances initiale. C'est l'équivalent de 32,1 milliards d'euros qui iront gonfler ce "fonds pétrolier" en 2005, selon le ministère des finances. Celui-ci table sur un cours moyen de 46,70 dollars par baril. Au total, à la fin de l'année, cette cagnotte devrait atteindre 160,5 milliards d'euros ! En dépit des retombées de cette manne, l'économie norvégienne ne devrait pas connaître de flambée des prix : l'inflation devrait rester sous contrôle, à 1 % en 2005 (contre 0,3 % en 2004). Le chômage, en baisse, a touché 3,6 % de la population active en avril. Antoine Jacob Article paru dans l'édition du 17.05.05
- Publié dans : Economie
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