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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le futur MoDem, qui sera officiellement et statutaire les 1er ou 2 décembre, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, qui doit concrétiser aux prochines élections, cantonales et municipales.

Bernadette Caillard-Humeau, Conseillère municipale d'Angers, Déléguée d'Angers Loire Métropole

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Lundi 19 novembre 2007
L’écologie politique doit être un vecteur de morale politique Le Figaro - 17/11/07 Tribune de Corinne Lepage et Yann Wehrling «Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée». La tribune de l’ancien ministre, présidente de Cap 21, Corinne Lepage et de l’ancien secrétaire national des Verts, Yann Wehrling. Après les annonces faites par le président de la République à l’issue du «Grenelle de l’environnement», une question redondante est apparue : à quoi servent désormais les écologistes ? En effet, dès lors que de nombreuses mesures proposées depuis des années par les mouvements politiques écologistes et par les associations sont retenues par le gouvernement, et qu’en définitive ces choix ont été faits apparemment sans que l’écologie politique n’y ait participé, on peut s’interroger sur l’utilité de mouvements écologistes sur le plan politique. Il est vrai que le «Grenelle de l’environnement» sonne le glas d’une certaine écologie politique, faite de contestation permanente et du déni de la réalité économique. Pour autant, l’écologie politique a un véritable avenir à condition de savoir transformer une posture flirtant avec une décroissance incompréhensible pour l’immense majorité de nos concitoyens en un mouvement profondément dynamique et tout orienté vers une meilleure qualité de vie. Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée. En revanche, ils ont à se renouveler profondément pour faire de la qualité de vie de leurs enfants l’objectif de leur propre vie. Cela commence d’abord par la mise en valeur du travail accompli. Tout d’abord, sans les efforts accumulés depuis des décennies par les écologistes, le «Grenelle» aurait été impossible. C’est précisément la connaissance des problèmes et la réflexion très en amont sur les solutions possibles qui a permis des avancées dont certaines ne sont du reste que le rattrapage du retard français sur les obligations de l’Union européenne et a fortiori sur les pays les plus avancés en Europe. Mais ce n’est pas parce que globalement une partie du monde économique a compris les opportunités liées à l’apparition du marché des nouvelles technologies environnementales et qu’une partie du monde politique a compris que la société française était mûre pour entrer et dans la réalité de l’urgence écologique que l’économie est pour autant devenue environnementale. Sur un plan économique, le projet de taxe carbone nous fait tout au plus entrer dans l’ère du marché efficient, c’est-à-dire celui qui permet d’internaliser les coûts externes, ou tout au moins certains d’entre eux, mais il ne constitue qu’une première étape vers l’éco-économie, celle qui permettra effectivement le développement d’une économie cohérente, en boucle, assise sur la vérité écologique des prix et sur un indice de bien-être économique et social. Dès lors, la tâche de l’écologie politique est précisément de penser ce projet cohérent, global, et de proposer et les solutions à la fois économiques et politiques permettant d’y parvenir. Il ne s’agit pas seulement de développer le business vert. Il s’agit de faire du projet écologique un projet de bien-être global intégrant à part entière la santé publique et la qualité de la vie au sens général du terme. Quant aux objectifs, dès lors que la prise de conscience de l’urgence écologique est acquise, ils ne peuvent être que ceux d’une société responsable et convaincue d’une contrainte éthique forte, ce qui implique à l’évidence que d’autres domaines sont immédiatement concernés comme la lutte contre toutes les formes de corruptions, corruption rimant souvent avec pollution, une véritable solida rité dans l’espace comme dans le temps entre les humains et la défense d’une planétarisation qui dépasse la mondialisation lui donnant un sens. Parce qu’ils réfléchissent depuis plusieurs décennies sur les solutions susceptibles d’être apportées à la crise sans précédent que nous vivons, les écologistes doivent mettre un point d’honneur à être des facteurs d’initiative et de dynamisme, pour vous éviter que la prise de conscience soit récupérée à des fins uniquement lucratives et de court terme alors qu’il s’agit de créer les conditions d’un développement plus juste et de long terme. En quelque sorte, l’écologie politique se doit d’être à la fois un laboratoire d’idées pour comprendre et penser le nouveau développement, une source permanente de propositions à mettre en œuvre pour rendre possible, dans la durée, la révolution que nous avons à accomplir et enfin un socle très ferme sur les principes, sans lequel toutes les tentations même les plus folles seront possibles. En un mot, l’écologie politique doit être un vecteur de morale politique, chacun d’entre nous devant, pour reprendre la formule de Steiner, laisser la maison plus belle en sortant qu’il ne l’a trouvée en entrant.
par corinne lepage publié dans : divers
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Jeudi 7 septembre 2006
MYANMAR •  La "restauration" d'un trésor archéologique bouddhiste tourne au massacre Les généraux à la tête du régime dictatorial birman ne sont pas férus d'archéologie. Leur incompétence risque de coûter très cher à l'un des sites bouddhistes les plus importants au monde, situé dans la ville de Bagan. Le régime militaire a décidé de confier les travaux de restauration à des ouvriers non qualifiés pour ce genre d'ouvrage. "Des maçons payés 1,35 dollar par jour restaurent une ruine datant du XIIIe siècle : un petit temple que le temps a réduit à ses fondations", note le Los Angeles Times. Le grand quotidien californien s'inquiète du destin du temple, qui fait partie des centaines existant dans "la vieille ville de Bagan, laquelle, avec le complexe d'Angkor, au Cambodge, est l'un des plus remarquables sites religieux d'Asie". Bagan contient plus de 2 200 temples, ainsi que 2 000 vestiges en ruines non identifiables. Fidèle à sa réputation d'opacité, "le régime militaire a rejeté les multiples offres d'assistance extérieure et a abandonné l'idée de faire classer Bagan au patrimoine mondial, laissant un site archéologique majeur sans statut de protection des Nations unies". Au contraire, le pouvoir birman "a décidé de transformer Bagan, appelé aussi Pagan, en destination touristique qui pourrait rapporter des devises étrangères, bien plus intéressantes". Le public ciblé est formé par les touristes venant de Chine et de Thaïlande, peu critiques à l'égard du régime militaire. En fait, sous couvert de restauration par les autorités birmanes, "Bagan est menacé d'être transformé en parc à thème", prévient le Los Angeles Times. Ce que l'historien du Myanmar Than Tun a appelé une "blitzkrieg archéologique".
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Vendredi 16 septembre 2005
ENFANCE Seules difficultés de ce marché florissant : les entreprises hésitent à accueillir ces structures et le personnel qualifié est rare Les familles plébiscitent les crèches privées Delphine de Mallevoüe [15 septembre 2005] Quelques semaines après la rentrée, nombre de parents restent encore sans solution de garde pour leur enfant. Nounou, assistante maternelle mais surtout places en crèche... l'offre manque. Aujourd'hui, seul un enfant sur neuf bénéficie d'une place en crèche. Malgré le «plan crèches» qui, lancé en 2002 sous le gouvernement Raffarin, s'est fixé l'objectif de créer 57 000 places d'ici à 2008 (26 000 ont été créées à ce jour), et malgré les 15 000 nouvelles places promises en juin dernier par Dominique de Villepin. Face à cette pénurie, les crèches privées fleurissent : haltes-garderies au statut de SARL (environ une quinzaine), telles Babylou ou Am Stram Gram, mais aussi et surtout les crèches d'entreprise. Un vrai boom à attendre si l'on regarde le nombre de promoteurs de crèches d'entreprise qui débarquent sur ce marché – une vingtaine, soit autant que les crèches elles-mêmes à ce jour – et la multiplication de leurs projets. Les familles plébiscitent ces gardes sur le lieu de travail, si l'on en croit une étude réalisée par TNS Sofres pour le magazine Parents, publiée le 9 septembre, qui révélait que 84% des mamans interrogées étaient «très nettement favorables» à ce mode de garde. Les avantages majoritairement cités : «La proximité géographique des locaux» (61%) et «la souplesse des horaires/la gestion du temps» (48%). Un enthousiasme encore plus marqué quand on évoque le choix «entre la crèche d'entreprise ou des allocations plus importantes» : 55% choisissent le mode de garde contre 35% la compensation financière. Deux modèles existent. D'abord les crèches mono-entreprises, spécialement dédiées aux salariés d'une même société. C'est notamment l'exemple du groupe Total, qui s'apprête à en ouvrir une au sein de son siège social à La Défense. Ensuite, les crèches multi-entreprises ou interentreprises, qui accueil lent les enfants des salariés de plusieurs sociétés regroupées sur un même pôle d'activités. C'est, entre autres, le cas du parc d'entreprises Silic, à Rungis, ou encore à Courbevoie. C'est précisément là que travaille Luc, jeune cadre d'Areva, qui met son petit Enzo de cinq mois à la crèche interentreprise. «C'est vraiment très pratique et très sympa, se satisfait le papa, qui passe l'heure du déjeuner tous les jours avec lui. C'est tout neuf, proche du boulot, le même prix qu'à la crèche municipale et les horaires sont adaptés à ceux des salariés (NDLR : 8 heures-20 heures). Que demander de mieux ?», résume-t-il. Ouvert depuis décembre 2004, le site de Courbevoie a été développé par Crèches de France, une société créée à l'initiative de la pédopsychiatre Edwige Antier. D'autres projets sont en cours : trois crèches mono-entreprises en province et trois haltes-garderies privées. «Il y a un tel manque de places que le marché est prometteur», souligne Tristan Micol, directeur général de Crèches de France. Un avis partagé par la société des Petits Chaperons rouges, pionniers de la crèche d'entreprise en France (dès 2000), qui a ouvert celle de Rungis en février dernier, et par Thomas Fabius, cofondateur de People and Baby. «Depuis 2004, notre secteur explose !», assure le jeune entrepreneur, qui va ouvrir la crèche de Total en décembre. Un boom qu'il attribue en grande partie aux avantages accordés depuis 2004 (*). Seules difficultés dans ce marché florissant : le recrutement du personnel qualifié et un reste de frilosité des entreprises. «Même si elles sont convaincues des vertus, ce n'est pas encore rentré dans la culture française, explique Thomas Fabius. Elles préfèrent souvent donner de l'argent aux parents pour leur mode de garde plutôt que prendre la responsabilité d'une crèche.» Reste que les places de crèches privées se créent à un rythme soutenu : la Cnaf en espère 4 000 nouvelles d'ici à trois ans. (*) La Cnaf a élargi ses subventions aux crèches privées : jusqu'à 80% de subvention d'investissement par berceau et jusqu'à 70% de subvention de frais de fonctionnement, sachant que le plafond par berceau est de 10 000 euros.
par le figaro publié dans : divers
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Vendredi 22 juillet 2005
French pressure Farc over hostage By Jeremy McDermott BBC News, Medellin Ingrid Betancourt was kidnapped in February 2002 The French government, with the blessing of the Colombian authorities, has made contact with the Revolutionary Armed Forces of Colombia (Farc) rebels. The French government wants to secure the release of Ingrid Betancourt, a French citizen and a former presidential candidate in Colombia. Ms Betancourt was kidnapped more than three years ago and is one of 60 political hostages held by the rebels. But no-one believes she will be released any time soon. A French government official met Farc spokesman Raul Reyes in the Colombian jungle, after getting the okay from Colombia's President Alvaro Uribe. The official is appealing for the release of Ms Betancourt, an extremely popular figure in France who was kidnapped as she campaigned for the Colombian presidency in February 2002. She is one of 60 political hostages the Farc have kidnapped over the last seven years; among them, three US intelligence operatives. The Farc has said the hostages will not be released until hundreds of their comrades currently serving prison sentences are set free. President Uribe has ruled out any such exchange. But he is glad to use the French government to pressure the guerrillas into making concessions.
par article BBC publié dans : divers
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Mercredi 6 juillet 2005
La première femme prêtre en France a été excommuniée LE MONDE | 04.07.05 | 13h55  •  Mis à jour le 04.07.05 | 13h55 LYON de notre envoyé spécial OAS_AD('Frame1'); Consultez nos dossiers, l'analyse approfondie de grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr OAS_AD('Top2'); Elles se font un brin de maquillage et mettent du rouge à lèvres avant d'affronter les caméras. Puis enfilent une aube blanche et une chasuble de soie rouge, qu'elles ont peintes elles-mêmes et, autour du cou, une étole. Gisela Forster, qui est Allemande, Christine Mayr-Lumetzberger, Autrichienne, Patricia Freisen, Sud-Africaine en rupture avec l'ordre dominicain, sont trois femmes "évêques" excommuniées par leur Eglise catholique depuis leur "consécration" en juin 2002. Elles sont à Lyon, samedi 2 juillet, pour ordonner, à bord d'une péniche, la première femme prêtre française, Geneviève Beney, 56 ans, mariée, militante associative, après un bagage de théologie. OAS_AD('Middle1'); Leur anneau pastoral, leur croix pectorale scintillent au soleil, face à la meute des photographes et des cameramen. Et un bouquet de fleurs sur lequel on peut lire le mot "Egalité". "On se croirait au mariage du couple homosexuel de Bègles", ironise un prêtre lyonnais. Geneviève Beney, l'héroïne du jour, arrive à la dernière minute, fuit les caméras, boycotte la conférence de presse qu'elle a convoquée, s'enfuit dans la cale de la péniche où, à travers les hublots, sans retenue, les photographes continuent de la traquer. Premier paradoxe pour une cérémonie d'ordination sacerdotale : il y a plus de caméras et de micros que de fidèles. Ceux-ci ­ une soixantaine ­ montent à bord avec dévotion, venus d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, d'Autriche, de France, de Suisse, témoins âgés de tous les combats menés ­ et perdus ­ contre Rome pour la "fin des discriminations" et contre "l'oppression sexiste" . Parmi eux, deux prêtres mariés, aussi en rupture de ban avec leur Eglise. Le seul journaliste autorisé à monter à bord est le directeur de Golias , bulletin de cette paroisse des mécontents. Sous les cantiques des fidèles, Geneviève Beney sera ordonnée prêtre entre Rhône et Saône, dans cette péniche promue symbole de la situation d'errance de ces femmes marginales. Une cérémonie de cinq heures selon le rituel classique de l'Eglise, avec litanies, psaumes, prosternation, imposition des mains par les femmes ­ "évêques". Autant de gestes, bien sûr, invalides. Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, avait prévenu la veille : un tel passage à l'acte signifie une rupture avec l'Eglise. Geneviève Beney a été excommuniée d'office, sans qu'il y ait besoin de procédure supplémentaire. Elle conteste cette sanction. Elle s'estime toujours "dans la communion spirituelle avec la communauté universelle" . Elle a laissé un texte à la presse dans lequel elle se dit consciente d'avoir commis un "acte de transgression". Mais, précise-t-elle, c'est une transgression "légitime" , pour répondre à une situation "obsolète" . Les trois "évêques" ont expliqué que toutes les voies étant bouchées pour promouvoir le rôle des femmes dans l'Eglise, il ne leur restait plus que l'illégalité et la clandestinité. "L'un des moyens de changer une loi injuste est de la violer" , affirme Patricia Freisen. Mais sans changer d'Eglise : "On ne q uitte pas une amie qui est malade." Pour cette première en France, elles ont choisi Lyon, l'ancienne capitale des Gaules, la ville des premiers martyrs chrétiens. Car elles disent vivre "u ne histoire d'isolement et de grandes souffrances" . Ces femmes célèbrent la messe une fois par mois ­ avec des pasteurs protestants ­, des baptêmes, des mariages, des enterrements. Mais refusent de dire quels évêques les ont consacrées : des hommes " en règle avec le Vatican" , affirment-elles, mais, de source sûre, on sait qu'il s'agit de Romulo Brascho, "archevêque" argentin, membre de l'Eglise apostolique et charismatique du Christ-Roi, non reconnue par Rome. Pour elles, cet "acte prophétique" est l'amorce d'un mouvement : 65 femmes catholiques dans le monde seraient en train de se préparer au sacerdoce, dont 40 Américaines ­ 9 seront ordonnées, le 25 juillet, sur le fleuve Saint-Laurent, au Canada ­ et une vingtaine d'Européennes (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Suède, Suisse, etc.). Gisela Forster, qui vient du diocèse de Munich, prétend avoir échangé une correspondance avec le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, ancien collègue de son mari à la faculté de théologie. "Ratzinger m'aime, je l'aime. Ne suis-je pas une femme merveilleuse ?" , dit-elle en riant avant de monter sur la péniche. A l'entendre, une nouvelle "Eglise des catacombes" est en train de naître. Comme aux premiers temps chrétiens. Henri Tincq Article paru dans l'édition du 05.07.05 XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX LA CROIX DU 3 JUILLET 2005 3-07-2005 L'ordination des femmes en questions Geneviève Beney a été «ordonnée prêtre» samedi 2 juillet, un acte condamné par l’Eglise catholique. Régine du Charlat revient pour «La Croix» sur l’ordination des femmes Régine du Charlat Religieuse auxiliatrice, théologienne - La Croix : Comment recevez-vous ce qui s’est passé à Lyon, samedi, à savoir l’« ordination sacerdotale » d’une femme ? -Régine du Charlat : Savoir si le ministère ordonné est possible ou non pour les femmes est bien une question qui se pose. Mais je crois que la manière avec laquelle on répond à une question est fondamentale. Or, la manière choisie par Geneviève Beney , ce week-end, à Lyon, me semble irrecevable. D’abord, parce qu’on ne se donne pas à soi-même une mission. C’est l’Église qui donne la mission. Une compétence ne tient pas lieu de mission ! Ensuite, on ne peut faire dire à l’Église ce qu’elle ne dit pas. Même si on peut regretter qu’elle se trompe. De ce point de vue, la formule du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, expliquant qu’il n’y a « aucune vérité » dans cet acte me convient bien : il est contradictoire de revendiquer une ordination, c’est-à-dire, littéralement, une mission dans un cadre institutionnel donné, et en même temps de refuser de respecter l’organisation de cette institution. – Oui, mais dans ce cas précis, pour une femme, c’est de toute façon impossible ! – Un geste qui n’est pas possible du dedans a-t-il une utilité si on le fait de l’extérieur ? Je ne crois pas. Surtout, nous sommes quand même dans une Église où les femmes peuvent accéder à des responsabilités. Les femmes actives dans l’Église sont nombreuses ; on les trouve partout, à des postes importants, engagées avec sérieux. La question de l’inégalité homme-femme n’est pas propre à l’Église, même si elle s’y pose, évidemment. Moi-même, j’ai eu à en souffrir ; j’ai dû patienter ; et je crois pouvoir dire que j’ai obtenu cette reconnaissance d’égalité. Ce qui m’a permis de patienter, c’est que j’ai toujours pensé qu’il était important d’apporter une réponse juste aux situations données. – Femme ministre, c’est complètement exclu ? – Tout dépend ce que l’on entend par « ministre ». Le mot ministère signifie service. Je peux dire que j’exerce un ministère, mais qui n’est pas un ministère ordonné. Il existe des milliers de femmes, en France, qui exercent un ministère. Le problème, c’est que le mot est utilisé couramment comme se référant à l’ordination. – On a cependant le sentiment qu’aujourd’hui la réflexion sur le rôle et la place des femmes dans l’Église est bloquée ? – Je n’ai pas d’idée sur ce qui serait bien ou pas bien, pour les femmes. Mais je crois qu’il y a aujourd’hui tout un chemin à parcourir, pour se poser la question de manière plus juste, et dépassionnée. D’abord, nous devons retravailler la symbolique du masculin et du féminin dans la Bible. Ainsi, lorsque saint Paul parle des hommes et des femmes (« femmes, soyez soumises… » Ep 5, 22), en réalité, il fait jouer le rapport féminin-masculin pour dire quelque chose du rapport de l’Église au Christ, et non de la situation de la femme par rapport à l’homme. Or, nous nous contentons d’une lecture sociologique. Sans explorer ce que cette symbolique biblique peut comporter comme richesse. La féminité dit quelque chose d’important de la foi, et de notre rapport à Dieu. À partir de là, il faudrait pouvoir sereinement réexplorer l’Écriture et la Tradition. Je plaide pour une relecture dépassionnée. On a quand même le droit de réinterpréter le texte biblique en fonction d’une époque. Mais encore une fois, il faut le faire avec justesse. – Que répondre, cependant, lorsqu’une femme dit qu’elle se sent « appelée » à la prêtrise ? – Mais un prêtre ne se décide pas de lui-même à être prêtre. Sans doute met-on trop l’accent, aujourd’hui, sur la dimension personnelle de la vocation. Un évêque, parfois, dit non à un candidat à la prêtrise. On peut se sentir appelé, on peut se proposer au sacerdoce, mais on ne peut « se le donner ». « Je ne fais rien de moi-même », dit le Christ lui-même (Jn, 8). – De ce fait, l’Église ne donne-t elle pas le sentiment d’écarter les femmes des responsabilités ? – Aborder la question du sacerdoce des femmes à partir de l’accès aux responsabilités, c’est confondre les plans. Le prêtre n’est pas celui qui décide de tout. Ce n’est pas un chef d’entreprise. Le ministère ne se définit pas par le pouvoir de décision, il est d’ordre sacramentel. C’est un signe destiné à signifier la présence du Christ. Si les femmes étaient ordonnées un jour, elles n’en acquerraient ni plus ni moins de pouvoir de décision. Je ne suis pas contre le pouvoir, mais ce n’est pas la définition du ministère. – Refuser ce droit aux femmes, paraît « inaudible » dans notre société… – Le ministère n’est pas un droit, c’est une mission ! Bien sûr qu’il existe encore un problème pour les femmes, et leur reconnaissance dans l’Église. Mais en ne posant que la question des « femmes prêtres », on isole un signe de l’ensemble. On ignore les cohérences internes à l’Église. Encore une fois, beaucoup de femmes, dans l’Église, sont en situation de responsabilité. Il est vrai que la télévision se contente trop souvent de renvoyer, comme image de l’Église, celle d’évêques place Saint-Pierre. Pourquoi ne parle-t-on pas des femmes à l’œuvre dans l’Église ? Mais cela, sans doute, ce n’est pas médiatique… Propos recueillis par Isabelle de GAULMYN *** Dans l'Eglise anglicane En février dernier, le synode général de l’Église d’Angleterre a entériné l’idée que les femmes pasteurs puissent devenir évêques dans leur Église. Un pas de plus vers une égalité entre hommes et femmes quant aux charges ecclésiales. Mais la violence des discussions a montré combien la question des femmes continuait, au sein de la Communion anglicane , à créer des tensions. En effet, depuis 1994, les femmes peuvent être ordonnées pasteurs dans l’Église anglicane . Lorsque la réforme est entrée en vigueur, 17 000 femmes avaient déjà été ordonnées diacres depuis 1987. Plusieurs ont désormais gravi les échelons de la hiérarchie, et l’arrivée de femmes dans les paroisses est généralement bien acceptée par les fidèles. Mais la décision de 1994 a déclenché une crise entre les « traditionalistes » et les « modernistes », qui n’est pas encore résorbée : plus de 720 prêtres ont démissionné, certains rejoignant l’Église catholique. Leur départ a certes été compensé par l’ordination de femmes pasteurs, mais le traumatisme a du mal à se résorber : selon les sondages, 85 % des Anglais sont favorables à l’ordination des femmes. En revanche, s’agissant des plus pratiquants, un millier de paroisses, une sur dix, ont exprimé leur refus d’admettre des pasteurs de sexe féminin. Et, à la fin de l’année dernière, le Dr David Hope, archevêque de York (numéro deux de l’Église d’Angleterre), considéré comme favorable aux thèses des « libéraux », a quitté prématurément ce siège pour revenir à la vie de paroisse, en mettant en garde son Église contre le risque de schisme. Par ailleurs, la décision de 1994 demeure un obstacle pour le dialogue œcuménique avec l’Église catholique. Sur la forme : qu’un synode anglican ait pu, unilatéralement, décider de l’ordination des femmes reste, pour l’Église catholique, non acceptable. Sur le fond : la même année, Jean-Paul II, dans une lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis, opposait un refus «définitif» à l’ordination des femmes dans l’Église catholique. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx LE FIGARO L'Eglise inflexible après «l'ordination» d'une femme à Lyon Élie Maréchal [04 juillet 2005] Tout sourire, Geneviève Beney a enfin obtenu ce qu'elle voulait : depuis samedi, elle est, dit-elle, «la première femme française ordonnée prêtre». La cérémonie s'est déroulée sur une péniche de tourisme naviguant au pied de la colline de Fourvière, siège de l'archevêché de Lyon, comme pour mieux narguer le primat des Gaules, le cardinal Philippe Barbarin. Cette ordination «ne remplit aucune des conditions requises par l'Eglise catholique, avait fait savoir l'archevêque auparavant. Une telle cérémonie constituera sans équivoque un acte grave de rupture à l'égard de l'Eglise catholique.» Geneviève Beney est donc excommuniée. Malgré les objurgations du prélat, une soixantaine de personnes sont venues s'embarquer pour relever le défi aux côtés de Geneviève Beney, âgée de 55 ans, épouse d'un protestant, sans enfant, domiciliée dans le Gard. Elle-même de dire : «Cette ordination est une transgression. Elle est une rupture avec une situation que je considère comme obsolète, car injuste envers les femmes, une situation qui maintient l'inégalité entre hommes et femmes en matière de responsabilités et prises de décisions ecclésiales.» Trois femmes «évêques» – une Allemande, une Autrichienne, une Sud-Africaine – sont venues imposer les mains à l'impétrante. Les deux premières avaient fait partie des sept premières femmes «ordonnées» prêtres, en juin 2002, sur le Danube, par l'archevêque argentin Romulo Braschi, membre de l'Eglise catholique et apostolique charismatique du Christ-Roi, non reconnue par le Vatican, qui les avait rapidement excommuniées. A de multiples reprises, l'Eglise catholique a récemment réaffirmé sa différence par rapport aux Eglises protestantes ou anglicane, qui ont des femmes pasteurs, prêtres, voire évêques. Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis (1994), a confirmé que l'Eglise catholique «ne se considère pas autorisée à admettre les femmes à l'ordination sacerdotale» : cette position, insistait-il, doit être définitivement tenue par tous les fidèles». En 1995, le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur Benoît XVI, coupait court au débat, apposant le sceau de l'infaillibilité sur ce refus. La controverse n'a cependant pas cessé. En France, outre la revue contestataire Golias, l'association Femmes et Hommes en Eglise continue de revendiquer le sacerdoce féminin, et elle prépare un colloque à Paris pour janvier prochain sur cette question. A la fin de ce mois-ci, Toronto accueillera le IIe Congrès international pour l'ordination des femmes. Au Canada, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas et en Suède, une soixantaine de femmes se prépareraient à l'ordination. Pour Christine Mayr-Lumetzberger, fondatrice de l'initiative fem mes ministres ordonnées dans l'Eglise catholique et l'une des trois «évêques» à avoir ordonné samedi Geneviève Beney, il s'agit de renouer avec la tradition de l'Eglise primitive «dans laquelle femmes et hommes prenaient part à égalité dans le service et la direction de la communauté». xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
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Vendredi 10 juin 2005
FAMILLE Le premier ministre a annoncé 15 000 places supplémentaires Un nouveau plan crèche pour aider les parents et créer des emplois Claire Bommelaer [10 juin 2005] L'annonce, nichée dans le discours fleuve de Dominique de Villepin, est passée quasi inaperçue. Afin «d'aider les femmes à garder la liberté de choix» entre une vie de famille et une vie professionnelle, le gouvernement va créer 15 000 places de crèches supplémentaires. «L'un des atouts de notre pays, c'est le nombre important de femmes qui travaillent, malgré les contraintes de la vie quotidienne et familiale. Je veux les aider», a tout simplement indiqué le premier ministre. Il y a aujourd'hui 2,3 millions d'enfants de moins de trois ans. La moitié est gardée à la maison. L'autre moitié va chez ses grands-parents, chez une nourrice, à l'école maternelle ou, pour un petit 10%, à la crèche. Dans les grandes villes ou les zones rurales, ce mode de garde collectif fait souvent défaut et implique le recours au système D. Voire pour les certaines mères d'arrêter de travailler pour pouvoir garder leurs jeunes enfants. Depuis cinq ans, les gouvernements successifs ont tous cherché à combler ce déficit de structures collectives, au nom du libre choix des femmes. Ils ont, chacun à leur tour, annoncé des plans d'ouverture de crèches, fonds publics à l'appui. Au total, 74 000 places ont été programmées entre 2000 et 2008, avec à la clé plusieurs milliers d'emplois d'auxiliaires de puériculture et d'éducateurs de jeunes enfants ont ou auront été créés. En dépit de cet effort, il manque encore, selon la Caisse nationale d'allocations familiales, plusieurs dizaines de milliers de places. D'où l'annonce du chef du gouvernement d'en créer 15 000 supplémentaires. Aujourd'hui, c'est au tour du tout nouveau ministre de la Famille, Philippe Bas, de mettre en place les promesses de Dominique de Villepin. Et de dégager les financements adéquats. Une place de crèche coûte cher, entre 45 euros (crèche parentale) et 64 euros (crèche collective) par jour et par enfant. Les parents ne prennent qu'une partie de ces frais à leur charge puisqu'ils paient, en moyenne, 17 euros par jour. Le reste est assuré par les caisses d'allocations familiales, l'Etat et les mairies. En principe, le ministère va conduire une étude de terrain pour savoir où les besoins sont les plus criants et quels types de places doivent être ouvertes : il n'a pas encore décidé si les aides publiques seront accordées intégralement aux structures publiques, ou si une crèche privée pourra également en bénéficier. En tout état de cause, les familles et les femmes devront encore attendre. Il s'écoule en général 18 à 24 mois entre une annonce politique et l'ouverture effective d'une nouvelle structure d'accueil. Le temps de voir son enfant grandir...
par article Le Figaro publié dans : divers
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Vendredi 27 mai 2005
Les réactions NOUVELOBS.COM | 27.05.05 | 10:21 Voici les réactions après l'intervention télévisée de Jacques Chirac à propos du traité sur la Constitution européenne.========================================================A droiteFRANCOIS BAYROU, président de l'UDF : "J'ai trouvé que cette fois le président de la République disait fortement des choses justes, c'était bien montrer l'enjeu". "Il a eu raison de dire qu'il y avait un grand danger dans la planète à l'heure actuelle (...) et que l'Europe était le seul moyen d'avoir une maison assez solide pour nous protéger". (Déclaration, jeudi 26 mai, Paris)Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale : "Je salue la force, la conviction et la détermination de Jacques Chirac". "Avec force et conviction, le président de la République a précisé les enjeux du choix majeur qu'auront à faire les Français dimanche". "Jacques Chirac a réaffirmé avec détermination la place historique et centrale de la France dans la construction européenne depuis ses origines". "Chaque Français aura la responsabilité d'un vote historique et décisif pour l'avenir de la France en Europe et sa place dans le monde". :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: "Les députés UMP sont convaincus que les Français choisiront l'avenir, pour eux, pour leurs enfants et pour les générations futures, en disant oui au Traité constitutionnel européen". (Communiqué, jeudi 26 mai, Paris)============================================================MARIELLE DE SARNEZ , vice-présidente exécutive de l'UDF : "Le président Jacques Chirac a dit des choses justes, avec des mots justes". "Il a insisté sur le fait que cette Europe serait plus démocratique, qu'elle nous permettrait de préserver notre modèle social et nos services publics, et dit que cette Europe était la seule réponse possible à la mondialisation, dans un monde de plus en plus dur et difficile". "Je trouve positif que Jacques Chirac prenne en compte les inquiétudes et les attentes des Français". "Le président a eu raison de saluer la qualité du débat démocratique que nous avons vécu en France". "Pour la première fois, les Français se sont vraiment emparés de la question européenne et j'espère que ça va durer au-delà du 29 mai". (Déclaration, jeudi 26 mai, Paris)=============================================================VALERIE PECRESSE et LUC CHATEL, porte-parole de l'UMP : "Nous saluons la clarté et la force de conviction du message"."Avec solennité et pédagogie, le président a mis les Français face à la responsabilité historique qui les attend dimanche". "Il a su trouver les mots pour présenter les avancées du traité pour une Europe plus démocratique, plus sociale, plus protectrice et plus conforme à nos valeurs". "les forces de l'UMP, derrière Nicolas Sarkozy, resteront mobilisées jusqu'aux dernières heures, comme elles l'ont été tout au long de la campagne". (Communiqué, jeudi 26 mai, Paris)=============================================================Info))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))A gaucheLAURENT FABIUS, Numéro 2 du PS : "J'ai trouvé que les dix minutes de son intervention, c'était un raccourci de dix ans de Chiraquisme". "Dans son intervention, le début était fort, il y avait un ton, que certains trouveront offensif, d'autres véhément". "Ensuite, il est passé à la dénégation, ce qu'il a fait d'ailleurs très souvent dans la campagne, c'est-à-dire qu'il explique que, si on vote non, c'est qu'on est anti-européen. Ce n'est pas vrai du tout". "Il a mal fini, lorsqu'il a dit nouvelle impulsion. Alors là, les clignotants rouges parce qu'on a entendu cette expression je ne sais pas combien de fois et on se dit avec un frémissement d'allégresse, qu'est-ce que ça va être cette nouvelle impulsion?". "Les deux mamelles du chiraquisme, c'est la nouvelle impulsion et la bière Corona". (Déclaration, vendredi 27 mai, RTL):::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::DOMINIQUE VOYNET, Ancienne ministre de l'Environnement : "Je crois qu'il faut être très prudent. Jacques Chirac avait promis d'écouter les Français après les présidentielles, ils ont le sentiment d'être dupés. Il avait promis de changer d'orientation après les régionales, il n'en a rien été". "Je crois qu'il ne faut pas prendre exagérément en compte ce que dit le président de la République aujourd'hui, simplement avoir conscience du fait que ce n'est pas Jacques Chirac qui pose la question qui nous est posée, mais 25 pays européens qui attendent avec beaucoup d'impatience, avec beaucoup de ferveur, le résultat de notre vote dimanche". (Déclaration, vendredi 27 mai, France-Info)==============================================================JACK LANG, député socialiste du Pas-de-Calais : "Il a présenté une synthèse de ce traité, une synthèse qui me parait assez juste et claire". "Il a réussi en sept ou huit minutes (...) à expliquer à ceux qui l'écoutaient que ce traité constituerait d'abord une grande avancée pour la protection des droits individuels, notamment à travers la charte des droits fondamentaux"."Il a été aussi très clair pour expliquer en quoi l'Europe serait beaucoup plus forte pour faire face aux grands puissants du monde, aux multinationales, aux Etats-Unis". (Déclaration, jeudi 26 mai, France-Info):::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::lDOMINIQUE STRAUSS-KAHN, député PS du Val d'Oise : "Le président de la République a reconnu que les Français sont tentés de sanctionner le pouvoir pour ne plus les revoir". "Ce faisant, ils se trompent de colère, sans doute parce qu'ils ont été eux-mêmes trop longtemps trompés". "La colère légitime aujourd'hui contre la politique du gouvernement ne doit pas se faire sur le dos de l'Europe". "La question qui est posée là, c'est: Est-ce que nous voulons continuer à construire l'Europe avec les peuples qui nous entourent ?, pas celle de savoir si, en France, nous voulons changer de politique". (Déclaration, jeudi 26 mai, Paris)Yann Wehrling, secrétaire national des Verts : "Moi je n'y crois pas, une fois de plus, c'est du discours". "Il s'agira que la gauche et les Verts se mobilisent au lendemain du 29 mai pour répondre aux attentes sociales des Françaises et des Français". "En attendant, ne votons pas non à ce traité qui n'y est pour rien". "la Constitution européenne propose un certain nombre de réformes institutionnelles qui vont de l'avant". (Déclaration, jeudi 26 mai, France-Info)
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Mercredi 27 avril 2005
Bientôt, la première ordination "sauvage" d'une femme prêtre à Lyon LE MONDE | 26.05.05 | 13h07  •  Mis à jour le 26.05.05 | 13h37 OAS_AD('Frame1'); A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin. Abonnez-vous au Monde.fr OAS_AD('Top2'); Elle s'appelle Geneviève Beney. Elle a 56 ans, est mariée, sans enfants, et habite un petit village du Gard, Saint-Victor-des-Oules. Dans quelques semaines, elle sera la première femme prêtre ordonnée en France et, sur-le-champ, excommuniée. La cérémonie aura lieu à Lyon, le samedi 2 juillet, sur une péniche qui partira de Port-Rambaud et naviguera sur la Saône et sur le Rhône. Elle durera près de six heures. Les demandes de participation ­ de 50 euros par personne pour la navigation et le buffet du soir ­ affluent de l'Europe et des Etats-Unis. Trois semaines plus tard, neuf autres femmes devraient aussi être ordonnées sur le fleuve Saint-Laurent au Canada. OAS_AD('Middle1'); Cette première ordination "sauvage" d'une femme en France se tiendra symboliquement à Lyon, capitale des "premiers martyrs chrétiens". Et, comme au Canada, elle aura lieu sur un bateau et un fleuve pour manifester la précarité de la situation de ces militantes qui protestent contre la discrimination sexiste au sein de l'Eglise catholique. Geneviève Beney sera ordonnée prêtre par deux "femmes évêques" , Gisela Forster et Christine Mayr-Lumetzberger, qui avaient été "consacrées" , en juin 2004, par un évêque schismatique dont le nom est tenu secret. Cette Allemande et cette Autrichienne ­ avec sept autres femmes ­ avaient été ordonnées prêtres deux ans plus tôt, à Passau (Bavière), dans le diocèse de Munich, près du village natal de Benoît XVI ! Ces manifestations avaient provoqué de sérieuses passes d'armes entre le futur pape, alors préfet de la doctrine romaine, et ces femmes en rébellion contre leur Eglise. Née à Paris, la future première femme prêtre a fait des études de théologie à la faculté de Strasbourg. Elle fut professeur d'éducation physique, puis animatrice culturelle à l'Ecole alsacienne, établissement scolaire huppé de Paris. Dans l'Eglise, elle se situe"à la marge" , dans les réseaux contestataires (Mouvement pour l'ordination des femmes, Nous sommes aussi l'Eglise), développés aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Geneviève Beney a suivi un "séminaire clandestin" avant d'être ordonnée diacre à Passau. Aussitôt connue la nouvelle de ce premier acte de dissidence, elle avait reçu une lettre de mise en garde de son évêque à Nîmes, Mgr Robert Wattebled. Elle n'ignore pas la peine d'excommunication bientôt encourue, mais veut poser un "acte prophétique de rupture" . Cette première ordination sacerdotale d'une femme en France jette déjà le trouble dans les associations féministes et dans les mouvements de contestation catholiques, partagés entre la fidélité au combat qu'ils mènent depuis longtemps contre le refus de l'Eglise d'ordonner des femmes et le risque de rejet de la communion catholique. En Europe, au Canada, aux Etats-Unis, une cinquantaine de femmes seraient prêtes à ce qu'elles appellent une "transgression de conscience" . Les ennuis commencent-ils pour Benoît XVI ? Henri Tincq Article paru dans l'édition du 27.05.05 xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Voir aussi la revue de presse dans la catégorie ( rubrique ) revue de presse
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Mercredi 27 avril 2005
La position du Vatican [27 mai 2005] En juillet 2002, le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Tarcisio Bertone, avait fermement réagi lorsque le projet d'ordination de femmes en Autriche avait été rendu public. Le texte, valable pour le cas de Geneviève Beney, affirmait que, suite au document apostolique Ordinatio sacerdotalis de Jean-Paul II, «l'Eglise ne détient pas le pouvoir d'ordonner des femmes à la prêtrise et par conséquent les fidèles doivent considérer cette décision comme définitive». Il était précisé que «les ordinations en question ne sont qu'un simulacre de sacrements et de ce fait se rendent invalides et nulles : en outre, elles représentent une faute grave contre l'institution divine de l'Eglise». L'évêque qui avait pratiqué ces ordinations appartenant à une communauté schismatique, il s'agissait par ailleurs «d'une faute grave contre l'unité de l'Eglise». Voir la Revue de presse sur l'ordination de Geneviève Beney dans la catégorie "revue de presse"
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Samedi 23 avril 2005
lundi 23 mai 2005 « La descente du Sco est un gâchis » Jean-Luc Rotureau, l'adjoint aux sports, rêve d'un club stable Jean-Luc Rotureau (à droite), le maire adjoint chargé des sports, peut faire grise mine. Les prochaines discussions avec les dirigeants du Sco s'annoncent tendues.Archives OAS_AD('Position2'); En perdant vendredi soir à Sedan, les footballeurs du Sco ont signé leur descente l'an prochain en National. Rien de surprenant dans un club constamment au bord de la crise de nerfs. Mais que fait la ville, principal bailleur de fonds ? (Lire également dans le cahier Sports). Deux saisons en Ligue 2 et puis s'en va. Le Sco jouera l'an prochain en National. Une sanction déjà évitée de justesse la saison dernière. Une métropole de la taille d'Angers mérite mieux. Jean-Luc Rotureau, le maire adjoint chargé des sports, en convient. Quel sentiment vous inspire la descente du Sco ? « Je suis déçu et peiné pour les Angevins, notamment ceux qui vont au stade. C'est ennuyeux car nous mettons de l'argent. La subvention pour la section professionnelle s'élève à 760 000 € (sans compter la mise à disposition et l'entretien des terrains et du stade). La section amateur reçoit 520 000 €, mais elle n'est pas en cause. » Vous n'êtes quand même pas surpris ? « Non, mais j'ai le sentiment d'un véritable gâchis. Tous ceux qui ont vu l'équipe jouer cette saison sont d'accord pour dire qu'il y avait un effectif de qualité. Les structures, avec le centre d'entraînement et le stade, existent. En sport, il faut accepter de savoir perdre sur le terrain. Mais là, ce n'est pas sportif. » Où est le problème alors ? « Il faut mettre les choses à plat, prendre le temps de discuter avec les responsables du club. Je ne veux pas rentrer dans la polémique autour de la personnalité du président. » Il s'est pourtant mis tout le monde à dos : partenaires, supporteurs, journalistes... « La crise existe depuis plusieurs années. Le club fait sans cesse l'ascenseur car le climat est malsain. Comme les autres, le club a besoin de stabilité, d'un président qui fasse son boulot normalement, d'un entraîneur qui ne soit pas viré tous les six mois. Nous devons y voir clair dans l'avenir. » Principal partenaire financier, la ville aura son mot à dire ? « Bien sûr. Maintenant, si nous avions la solution, nous l'aurions donnée depuis longtemps. Encore une fois, nous devons prendre le temps de mettre les choses à plat. Les subventions aux sports professionnels seront votées fin juin. D'ici là, on va voir. Il faut s'attendre à une baisse, mais nous devons aussi rebondir. Il faut qu'on remonte, ca recommence ! » Propos recueillis parGuillaume BALLARD.
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