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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

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eau

Jeudi 11 mars 2004
Mercredi 03 mars 1999 Manspach en « eaux troubles » Dévoilant une dilution importante des eaux, une étude de l'Agence de bassin s'interroge sur « l'utilité de la rhizosphère » et met en cause son efficacité. « Si on avait rien fait, ce serait la même chose!» En affirmant que la rhizosphère de Manspach n'avait aucune utilité, Francis Demuth a jeté un pavé dans le jardin de Daniel Dietmann. Le maire de Manspach s'applique, ces dernières semaines, à prouver la bonne marche du système d'épuration par roseaux. Manquait au dossier les résultats d'une étude réalisée en octobre 1998 par le cabinet IRH-Environnement (près de Colmar) à la demande de l'Agence de l'eau Rhin/Meuse. « Il était impossible de les obtenir, affirme Francis Demuth. Je suis allé les chercher à Metz (Ndlr : siège de l'Agence de bassin). Et pour cause, le rapport indique que la pollution qui rentre dans la station d'épuration est la même que celle qui est rejetée dans la Largue en raison du phénomène de dilution des eaux.» Les résultats obtenus lors des deux campagnes de mesures, indique le rapport, en période humide (février, nappe haute) et en période sèche (septembre, nappe basse), mettent en évidence deux phénomènes majeurs. D'une part, « un taux de dilution communal de 578%, bien supérieur au taux de 100 % généralement toléré pour le bon fonctionnement d'ouvrages d'épuration. L'un des secteurs (Haut de l'église) présente un taux supérieur à 1000%». D'autre part, les prélèvements démontrent « un taux de collecte très moyen de 50 % pour l'ensemble d'un site, où le taux de desserte atteint près de 90%.» LAGUNE POUR LES NITRATES Pour les techniciens de IRH-Environnement, « les volumes mesurés en période sèche sont quasiment identiques à ceux mesurés en période humide, ce qui confirmerait une arrivée d'eau constante en provenance de la rigole d'alimentation du canal du Rhône au Rhin». Les rendements épuratoires obtenus par le système d'épuration composée de lits filtrants plantés de roseaux de Manspach sont effectifs, bien que difficiles à déterminer en raison de la très faible charge de pollution collectée par le réseau. En partant de ce constat, IRH-Environnement a établi ses conclusions en fonction de ces paramètres. « Les installations restituent au milieu naturel, en l'occurrence la Largue, un effluent traité conforme pour le premier groupe (matières en suspension et oxydables) et le second groupe (substances azotées).» Des résultats conformes à la nouvelle directive. Pourtant,« le phénomène de dilution important observé en entrée de station minimise les résultats obtenus et ne permet pas d'apprécier dans la globalité le fonctionnement des différents étages de la station d'épuration », insiste IRH-Environnement. « La rhizosphère ne permet pas d'atteindre les résultats escomptés»: ce commentaire de l'Agence de l'eau qui accompagnait la synthèse de l'étude de IRH-Environnement a eu l'effet d'exaspérer Dany Dietmann dont la réponse ne faisait pas dans la dentelle : « S'il est une chose que je ne supporte pas, c'est d'être pris pour un imbécile, ainsi que mon conseil municipal, par vos technocrates aquatiques.» Le maire de Manspach« considère que les résultats en sortie de station d'épuration sont tout à fait remarquables et correspondent totalement à ce qui nous est demandé par la loi » (lire notre édition du vendredi 26 février, en page 38). Antoine Waechter, admettant que la dilution est telle que « la station ne sert à rien » relativise en affirmant « que ça ne veut pas dire qu'elle ne fonctionne pas». Le débat est donc ouvert. D'autant plus ouvert que Francis Demuth, en faisant d'une pierre deux coups, a rappelé que « les rhizosphères ne traitent ni les nitrates ni les phosphates». Deux critères de qualité imposés par les nouvelles directives européennes. « Au bout d'une rhizosphère il faut donc ajouter un lagunage », souligne Francis Demuth. La station d'épuration de nouvelle génération, telle celle du district d'Altkirch, répond aux normes européennes. D'où le choix des élus du district de la Largue et du cabinet qui a réalisé l'étude diagnostic, en préconisant la station d'épuration au bout du tuyau qui se trouve être à Saint-Ulrich. La rhizosphère de Manspach, actuellement en cours d'entretien (fauchage des roseaux), est l'objet d'une polémique entre l'Agence de l'eau et Dany Dietmann. Le président du SMARL est un chaud partisan de ce système épuratif naturel plus économique pour les communes. (Photo « L'ALSACE » - A.T.) A.T.
Par article du quotidien l'Alsace 1999
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Mercredi 23 mars 2005
    ARTICLE LE FIGARO En visite dans le département le plus touché par le manque d'eau, le ministre a appelé les particuliers au civisme et les agriculteurs à la raison Lepeltier constate les dégâts de la sécheresse Marielle Court [23 mars 2005] Question délicate pour Serge Lepeltier, le ministre de l'Écologie : s'il ne peut se permettre d'affoler la population à propos de la pénurie d'eau que connaissent désormais de nombreux départements, il se doit de mettre en garde sérieusement sur les risques à venir, faute de pluie. Parcourant hier le département de la Vienne (Poitou-Charentes), le plus touché par la sécheresse avec son voisin des Deux-Sèvres, le ministre de l'Écologie n'a eu de cesse de répéter : «La situation est très préoccupante, mais pas catastrophique.» De fait, les constats dressés localement par les spécialistes se recoupent et sont inquiétants. Au point d'envisager une rupture en eau potable dans certaines communes dont Niort (Deux-Sèvres) durant l'été. Si 57% des cours d'eau de la Vienne avaient en janvier un niveau encore normal pour la saison, en mars, il n'y en a plus un seul. «Le débit n'est pas celui d'un mois de mars mais d'un mois d'août», commente Jean-Pierre Thibault directeur régional de l'environnement qui ajoute : «A moins de pluies très fortes et sur plusieurs jours, toutes les averses des semaines à venir vont surtout servir à la nature mais n'alimenteront ni les nappes phréatiques ni les rivières.» Et pour certains, cette situation s'inscrit désormais dans la durée : «En 2003, nous avons déjà eu 1 600 kilomètres de rivière à sec dans la région, en 2004 plus de 1 000 kilomètres», s'inquiète Pierre Guy, président de Poitou-Charentes Nature. Pour autant, il n'est pas question de rester les bras ballants. Si Serge Lepeltier a invité la semaine dernière tous les préfets concernés par la sécheresse à prendre des mesures de prévention, celui de la Vienne est le premier à avoir publié un arrêté qui interdit formellement l'irrigation (malgré quelques exceptions) jusqu'au 3 avril. Du côté des particuliers les recommandations ont un petit air anodin : «Il faut prendre des douches plutôt que des bains, ne pas laisser couler l'eau lorsqu'on se lave les dents, ne pas laver sa voiture ou arroser sa pelouse», énumère le ministre. Elles n'en sont pas moins efficaces : «Cela permet d'économiser 10 à 20% d'eau.» Certains agriculteurs, qui sont de loin les plus gros consommateurs d'eau, voient bien le danger se profiler. Conscients dès décembre du déficit de pluviométrie, quelques-uns ont décidé de remplacer leurs plantations de maïs très gourmandes en eau à la pire saison (juillet-août) par d'autres céréales. «Dans le département, les plantations de maïs ont diminué de 10%», s'est félicité le ministre de l'Écologie, qui apprécie les images chocs : «Il faut 500 litres d'eau pour faire un kilo de maïs.» D'autres agriculteurs s'organisent en construisant des retenues d'eau, qu'ils remplissent en hiver lorsque les cours d'eau ont un débit suffisant. Sur la commune de Mornay, treize agriculteurs se sont ainsi regroupés pour construire une réserve de 120 000 mètres cubes. «Cela doit permettre d'irriguer 80 hectares durant une saison», explique l'un d'eux, Jean-Luc Laignan. Deux autres retenues seraient en construction dans le département. Les associations écologistes dénoncent ce procédé qui n'incite pas les paysans à changer de pratiques. Mais Serge Lepeltier veut en voir les avantages : «Cela permet une prise de conscience des agriculteurs contraints de se réunir pour gérer la pénurie.» A ce jour, de nombreuses régions de France sont touchées par la sécheresse. Des records sont déjà battus : une telle pénurie d'eau n'a pas été enregistrée depuis plus de cinquante ans dans le Limousin et le nord de l'Aquitaine, depuis trente ans en Poitou-Charentes et Champagne, depuis vingt ans dans l'est de la Bretagne et l'ouest des Pays de la Loire, et enfin, depuis dix ans dans le Languedoc, la Provence et la région parisienne. Dans certaines régions, les restrictions d'ailleurs ne portent pas sur l'eau mais sur le feu pour prévenir les risques d'incendies. Poussés par les changements climatiques, les Français semblent commencer à comprendre la nécessité d'assurer une meilleure gestion de leur eau. La consommation des entreprises comme celle des agriculteurs n'augmente plus et celle des particuliers a même diminué. Il est vrai que son prix incite à faire plus attention. Serge Lepeltier ne baisse pas la garde : il doit de nouveau réunir le comité sécheresse en mai. Mais si la pluie continue de manquer, cette réunion sera avancée avec, sans aucun doute, d'autres mesures de restrictions à la clé.

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Mercredi 30 mars 2005
ARTICLE OUEST FRANCE VENDEE mercredi 30 mars 2005 Qualité de l'eau : l'affaire de tous Le bassin de la Sèvre nantaise sous bonne et étroite surveillance La directrice Marie-Annick Rannou et l'animatrice Anne Barbier, de l'institution interdépartementale qui suit le dossier (de gauche à droite). OAS_AD('Position2'); Adopté, le Schéma d'aménagement et de gestion des eaux du bassin de la Sèvre nantaise. Ce qui signifie, en d'autres termes, que les 135 communes concernées par le site vont devoir veiller plus étroitement encore à la qualité de l'eau. À commencer par les consommateurs. Sept ans pour accoucher du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage) du bassin de la Sèvre nantaise. C'est long, et comme l'avoue Marie-Annick Rannou, de l'Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre nantaise, « la conception fut un peu douloureuse ». Mais ça y est, le bébé est arrivé. Il faut dire que lorsqu'il faut contenter plus de 500 partenaires avec des intérêts aussi diversifiés, voire carrément opposés, que ceux des pêcheurs, des agriculteurs, des industriels, des kayakistes ou des consommateurs d'eau potable, ça donne un peu de boulot. Économiser l'eau « Ouf, respire donc Marie-Annick Rannou, notre Sage a été approuvé. » Qui plus est à l'unanimité. Et si la chose a pris tant de temps, « c'était pour que chacun valide chaque étape. Le résultat, du coup, a évolué car c'est un vrai résultat de terrain. » Et puis, « tout le monde a progressé ensemble ». Et pour cette femme de tête, « ça n'a pas de prix. Car ça veut dire aussi une tolérance plus grande entre les différents utilisateurs de l'eau. » Pas si simple quand on sait que le bassin de la Sèvre nantaise concerne à lui tout seul quatre départements, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Vendée et les Deux-Sèvres, soit 135 communes réparties dans deux régions. Ce n'est pourtant qu'une étape dans la déjà longue vie de cet outil prévu par la loi sur l'eau de 1992. Un outil dont l'objectif est simple et pourtant incroyablement complexe : préserver la qualité de l'eau. Du coup, la deuxième étape va de soi : ériger une règle de fonctionnement commune entre les utilisateurs de l'eau. Préalable nécessaire avant la mise en route d'un programme de travaux et de gestion des ouvrages hydrauliques. Où Maisdon-sur-Sèvre et La Haye-Fouassière figurent d'ores et déjà dans les communes incitées à se doter de nouvelles stations d'assainissement. Le contrat d'application du Sage, qui court de 2006 à 2010, a d'autres ambitions. En ce qui concerne la Maine et la Sèvre en aval (de Clisson à la confluence avec la Loire), elles sont au nombre de cinq : amélioration de la qualité générale des eaux, préservation de la diversité biologique, prévention des risques d'inondation, concertation autour des sites touristiques. Et responsabilisation des usagers. « La qualité de l'eau est l'affaire de tous », rappelle Anne Barbier, animatrice du Sage. La jussie montrée du doigt Au consommateur, donc, de prendre conscience de la fragilité de l'eau. Surtout quand l'année s'annonce extrêmement sèche... « La quantité d'eau n'est pas extensible. Celle du bassin de la Sèvre nantaise ne suffit qu'à moitié aux besoins de la population du site ! Ce qui oblige à aller puiser ailleurs. Vu la sécheresse qui s'annonce, les gens doivent économiser l'eau. Ce n'est pas la peine de gaspiller un bien qui, à cause des traitements importants qu'on lui fait subir, coûte cher. » Comme souvent, ce sont les gestes du quotidien qui peuvent faire la différence. Comme préférer la douche au bain. Ne pas laisser le robinet couler inutilement. Alléger les doses de détergents au jardin. « Les jardiniers du dimanche ont tendance à utiliser des pesticides à tour de bras. Ce faisant, ils participent à la pollution de l'eau. Pas la peine d'en mettre de trop ! De toute façon, la plante prend ce dont elle a besoin. » Et puis, il y a certaines espèces indésirables comme la jussie, fléau des rivières, pourtant vendue avec succès, parce qu'elle est jolie. « De grâce, implore Marie-Annick Rannou, ne l'achetez plus ! La collectivité dépense des sommes folles pour enlever cette plante qui prolifère dans les rivières et parvient à couvrir et étouffer des plans d'eau entiers. Et puis on la retrouve en vente. Pas très logique, non ? » Isabelle MOREAU.

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Mercredi 6 avril 2005
Les insuffisances du projet de loi sur l'eau suscitent la critique ARTICLE LE MONDE | 06.04.05 | 14h00  •  Mis à jour le 06.04.05 | 14h00 OAS_AD('Frame1'); Pour être informé avant tout le monde, recevez nos alertes par e-mail. Abonnez-vous au Monde.fr OAS_AD('Top2'); 'épilogue tant attendu d'une longue bataille est enfin arrivé. Après avoir connu de multiples avatars, au terme de huit années de pénibles négociations, un projet de loi sur l'eau est débattu, depuis mardi 5 avril, au Parlement. Serge Lepeltier a réussi là où trois autres ministres ­ Dominique Voynet, Yves Cochet, Roselyne Bachelot ­ ont passé leur tour. Le ministre de l'écologie affiche donc sa satisfaction. "Il y a un texte, c'est l'essentiel", glissait-il, tout sourire, quelques jours avant le début des débats au Sénat. Le projet compte 50 articles et concerne surtout l'organisation institutionnelle de la politique de l'eau, gérée de façon décentralisée par les six agences de l'eau. L'hydroélectricité, sujet de discorde La contradiction sera difficile à résoudre. La loi d'orientation sur l'énergie, adoptée en deuxième lecture mardi 29 mars à l'Assemblée nationale, fixe l'objectif d'accroître fortement la part des énergies renouvelables, dont l'hydroélectricité, d'ici à 2015. Or le projet de loi sur l'eau prévoit, lui, de préserver 10 % du débit des cours d'eau en moyenne annuelle d'ici à 2013 des retenues pratiquées dans les barrages. L'objectif est de laisser couler suffisamment d'eau pour permettre aux poissons de remonter les rivières. Selon EDF, qui s'oppose à cette disposition, la production hydroélectrique serait diminuée de 5 % et ses coûts fortement renchéris si le projet n'était pas modifié. Les écologistes voient au contraire dans plusieurs dispositions du projet de loi sur l'eau, qui permet dans certains cas d'abaisser le débit réservé des rivières, un recul de leur protection. [-] fermer OAS_AD('Middle1'); Pourtant, les associations ont accueilli le texte par des réactions au vitriol. "Le décalage entre les ambitions affichées et le vide du projet de loi est gigantesque", affirme Gilles Huet, le délégué général d'Eaux et rivières de Bretagne (ERB). Côté consommateurs, l'UFC-Que Choisir dénonce un projet de loi qui "consacre le principe pollué-payeur et non le principe pollueur-payeur et ne décourage pas les pollutions agricoles". Le projet "bafoue la Charte de l'environnement" adossée le 28 février à la Constitution, selon l'association. Les élus de l'opposition dénoncent également les "insuffisances" du texte, mais leur ton est plus mesuré. Ils connaissent la difficulté de l'exercice, et pour cause. Sous le gouvernement de Lionel Jospin, le projet de loi initié par Dominique Voynet avait connu 17 versions différentes, avant d'être débattu, en première lecture, à l'Assemblée nationale, puis abandonné au changement de majorité. Mme Voynet, sénatrice (Verts) de la Seine-Saint-Denis, se souvient avec amertume du "déshabillage" progressif de son projet, à l'époque où le socialiste Jean Glavany était ministre de l'agriculture. Au coeur des affrontements, on trouve des consommateurs, des pêcheurs, des naturalistes, des touristes, des jardiniers, des industriels, des fournisseurs d'énergie, des agriculteurs. Tous se disputent, à leur échelle, l'usage des rivières et des nappes phréatiques. Les sécheresses répétées rappellent la fragilité de cette ressource. Plus encore que sa quantité, la qualité de l'eau inquiète. Selon le calendrier fixé par l'Europe, d'ici à 2015, la France devra restaurer un "bon état écologique des eaux". Or cet état n'est atteint aujourd'hui que sur la moitié des points de suivi de la qualité des eaux superficielles et côtières. Le phénomène des algues vertes en Bretagne, causées par la présence en excès de nitrates dans l'eau, est la manifestation la plus visible de cette dégradation. La France est régulièrement condamnée par l'Union européenne pour sa mauvaise application des directives dans ce domaine. L'objectif de la lutte contre la pollution est écologique, mais également économique. Plus l'eau est polluée, plus le traitement préalable à son utilisation coûte cher. Et plus la facture d'eau des consommateurs continue d'augmenter. Certains pollueurs ont déjà fait du chemin. "70 % des rejets industriels sont épurés, 60 % des eaux usées domestiques sont assainies", rappelle Jean-Claude Flory, député (UMP) de l'Ardèche, auteur d'un rapport sur le sujet. Même si des progrès restent à accomplir dans ces secteurs, les pollutions d'origine agricole constituent le principal point d'achoppement. L'accroissement des taxes sur les engrais et les pesticides, afin d'inciter les agriculteurs à moins les utiliser, était au coeur des projets de loi successifs. Avant d'être abandonné. Aujourd'hui, les particuliers versent 82 % des redevances aux six agences de l'eau, qui gèrent un montant global de 2 milliards d'euros par an. Les industriels contribuent pour 14 % à leur budget, et les agriculteurs environ 1 %. L'agriculture est, en revanche, la première utilisatrice d'eau (68 %), devançant la consommation d'eau potable (24 %), l'industrie et l'énergie. "RAPPORTS DE FORCES" Pour justifier l'abandon de la taxe sur les fertilisants azotés, décidée sur injonction de l'Elysée, le gouvernement s'appuie sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), qui instaure des pénalités financières si les agriculteurs ne respectent pas certaines règles concernant l'environnement. Cette politique constitue "le meilleur outil environnemental", selon Serge Lepeltier. Le gouvernement français s'en remet donc à Bruxelles. "Le revenu des agriculteurs n'est pas tel qu'ils puissent payer une nouvelle redevance", justifie Bruno Sido, rapporteur (UMP) du texte au Sénat. La contribution du monde agricole au budget des agences sera toutefois mécaniquement augmentée par transformation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), payée par les agriculteurs sur les pesticides, en une redevance. Son produit, de quelque 40 millions d'euros par an, alimente pour l'instant le budget général de l'Etat. "La loi sur l'eau est telle que les rapports de forces en exercice dans la société le permettent", regrette Bernard Rousseau, responsable du réseau eau de France nature environnement (FNE). Selon lui, le texte n'est "pas satisfaisant", mais il comporte des avancées et "doit être pris comme une boîte à outils". Hormis la question de la contribution agricole, plusieurs points du projet de loi suscitent des affrontements. La représentation et le rôle respectifs des élus, des usagers de l'eau et des fonctionnaires dans les comités de bassin, considérés comme des "parlements locaux de l'eau", devrait faire l'objet de débats au Sénat. Consommateurs et écologistes y sont moins bien représentés que les industriels et lesagriculteurs. Or les redevances créées par la nouvelle loi pourront être modulées, dans chaque agence, en fonction et de l'état de la ressource, et de l'activité du redevable. Gaëlle Dupont Article paru dans l'édition du 07.04.05

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Mercredi 8 juin 2005
Plus de la moitié des eaux françaises seraient fortement dégradées LEMONDE.FR | 06.06.05 | 18h34  •  Mis à jour le 06.06.05 | 18h39 Les archives du "Monde" : plus de 800 000 articles à consulter. Abonnez-vous au Monde.fr Cinquante à 75 % des eaux françaises sont fortement dégradées, sans même prendre en compte de nombreux polluants tels que les dioxines, phtalates, antibiotiques ou micro-algues toxiques, estime un rapport du Muséum d'histoire naturelle publié lundi 6 juin. Cette étude porte pour la première fois à la connaissance du public les résultats des états des lieux réalisés pour décembre dernier par les agences de l'eau dans les six grands bassins français, conformément à une législation européenne. OAS_AD('Middle1'); La directive-cadre sur l'eau de 2000 demandait aux Etats membres de parvenir à un "bon état" de l'ensemble des eaux en 2015 et imposait un état des lieux au 22 décembre 2004. Ce premier bilan national montre que, dans l'hypothèse la plus optimiste, moins de 50 % des eaux (superficielles et souterraines) du territoire métropolitain pourront atteindre le bon état écologique requis d'ici à 2015. Dans l'hypothèse la plus pessimiste, seulement un quart pourront atteindre le bon état écologique en 2015. SEULEMENT 25 % DES EAUX NATURELLES EN BON ÉTAT En effet, seulement 25 % des masses d'eau naturelles sont classées en "bon état probable", 25 % sont classées "à risque" et 23 % présentent un "doute" (les données manquent ou bien il existe des incertitudes). 27 % des eaux, qui ont été fortement modifiées par l'être humain (comme les lacs de retenue des barrages), sont classées à part. Selon l'équipe coordonnée par le professeur Jean-Claude Lefeuvre, ce bilan, déjà préoccupant, "est loin de refléter la réalité", car il ne prend pas en compte les micro-polluants tels que les produits pharmaceutiques, phtalates (présents dans les plastiques), retardateurs de flammes bromés, dioxines (cancérigènes), ou encore micro-algues toxiques, comme celles qui ont conduit à interdire pendant cinq semaines la vente des huîtres du bassin d'Arcachon. Le bilan repose essentiellement sur l'analyse du "couple infernal" nitrates/pesticides, relève le professeur Lefeuvre. Les nitrates proviennent des engrais et des déjections des élevages. Les pesticides sont utilisés essentiellement par l'agriculture pour combattre les insectes. "On n'a pas mis en place les structures qui permettent de mesurer les autres polluants, cela implique des laboratoires performants, du matériel et de l'argent", estime-t-il. Avec AFP
Par article du journal Le Monde
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Jeudi 11 août 2005
Sécheresse : l'irrigation intensive mise en cause LE MONDE | 09.08.05 | 12h34  •  Mis à jour le 09.08.05 | 13h05 Les archives du "Monde" : plus de 800 000 articles à consulter. Abonnez-vous au Monde.fr La sécheresse que connaît actuellement la France ne résulte pas seulement d'une météorologie défavorable mais découle aussi d'une politique de l'eau "archaïque" . Telle est l'analyse de l'Union fédérale des consommateurs (UFC-Que choisir), qui a demandé, mardi 9 août, en dévoilant une synthèse sur le sujet, une profonde inflexion dans la gestion des ressources disponibles. "Il est désormais établi que l'eau devient une ressource rare en France. Il est donc plus que temps d'en finir avec la politique des restrictions d'eau de dernière minute" , plaide l'association. L'agriculture représente 68 % de la consommation Ressources : 33 milliards de m 3d'eau sont prélevés chaque année en France métropolitaine, sur un total de 175 milliards de m 3de précipitations qui alimentent les réserves d'eau douce, selon les statistiques publiées par l'Institut français de l'environnement (IFEN). Le volume global prélevé est stable depuis le début des années 1990. Au niveau des consommations réelles d'eau, l'agriculture représente 68 % du total ; l'eau potable, 24 % ; l'industrie, 5 % ; et l'énergie, 3 %. Irrigation : 2,63 millions d'hectares de terres agricoles étaient irrigués en France en 2000, contre 0,8 million en 1970. Au total, 5,7 % de la surface agricole utilisée (SAU) est irriguée, la grande majorité des terres étant occupées par des cultures pluviales. L'irrigation est majoritairement utilisée pour le maïs, culture pour laquelle l'arrosage s'effectue en été. Les surfaces irriguées se situent principalement en Aquitaine, dans les vallées de la Garonne et du Rhône, en Beauce, en Poitou-Charentes et dans les Pays-de-la-Loire. Europe : les pays nordiques possèdent les plus grandes ressources en eau, avec une moyenne dépassant 20 000 m 3par habitant. La France, avec 3 265 m 3d'eau par habitant, se situe légèrement en dessous de la moyenne européenne (environ 4 000 m 3/habitant). Elle prélève un cinquième environ de ses ressources, alors que certains pays effectuent une exploitation intense de leurs ressources : 46 % du volume total en Belgique, 32 % en Italie, 23 % en Espagne, 22 % en Allemagne. [-] fermer Cette prise de position intervient alors que 67 départements métropolitains sont aujourd'hui concernés par des limitations de l'usage de l'eau, décidées par les préfets, et que la situation des ressources est jugée "préoccupante" dans 21 départements, selon le ministère de l'écologie. Une situation qui s'apparente, pour ces régions, à celle rencontrée lors de la grande sécheresse de l'été 1976 ( Le Monde du 3 août). Dans ce contexte de pénurie, UFC-Que choisir pointe les responsabilités des pouvoirs publics et du monde agricole dans la mesure où, pendant l'été, l'irrigation représente 80 % de la consommation d'eau. "Un constat luc ide s'impose : la carte de la sécheresse se confond avec la carte de l'irrigatio n agricole" , affirme l'association. Si la sécheresse touche l'ensemble du territoire, elle apparaît en effet beaucoup plus sévère dans le sud-ouest de la France : sur les 21 départements en "situation préoccupante" , une forte majorité sont situés dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, qui relèvent de la compétence de deux agences de l'eau : Adour-Garonne et Loire-Bretagne. Or ces territoires concentrent une grande part de l'irrigation agricole : le bassin de l'Adour-Garonne arrive en tête des surfaces irriguées en France, avec 650 000 hectares, suivi du bassin Rhône-Méditerranée (375 000 hectares) et du bassin Loire-Bretagne (281 000hectares). DÉVELOPPEMENT DU MAÏS Plus gênant, la forte croissance de l'irrigation dans le Sud-Ouest s'explique largement par le développement du maïs, une culture fortement consommatrice en eau. A l'inverse, pour le Sud-Est, plus du tiers de la surface irriguée est consacrée aux vergers, " qui épuisent moins la ressource aquatique que l'irrigation des grandes cultures comme le maïs ". Cette tendance se retrouve dans les statistiques sur l'usage des ressources : dans le bassin Adour-Garonne, l'irrigation pendant la période estivale représente 90 % des prélèvements, contre 10 % à peine pour l'eau potable, l'industrie et l'énergie. Pour l'association de consommateurs, le déficit en eau est donc largement dû à un recours excessif à l'irrigation. Cette situation résulte, selon elle, des politiques de soutien au monde agricole, avec l'octroi de subventions élevées pour les productions les plus intensives, très consommatrices en eau. UFC-Que choisir pointe également la responsabilité des agen-ces de l'eau, ces établissements publics chargés de gérer les ressources au niveau des grands bassins. Selon l'association, les agences utilisent très imparfaitement leurs moyens d'action, notamment leur pouvoir de fixer le niveau des redevances afin d'inciter les agriculteurs à moins consommer. Au contraire même, il apparaît que la redevance payée par les cultivateurs irriguant est particulièrement faible dans les régions les plus sensibles à la sécheresse, en contradiction flagrante avec les principes "pollueur-payeur" et "consommateur-payeur". L'agence de l'eau Adour-Garonne taxe ainsi l'irrigation à hauteur de 0,23 centime du mètre cube, alors que les agences Artois-Picardie, Rhin-Meuse et Seine-Normandie, peu ou pas touchées par la sécheresse, prélèvent entre 1,14 et 1,50 centime par mètre cube. Ces chiffres " font apparaître une aberration manifeste" pour l'association : "Plus le risque de sécheresse dû à l'irrigation est important et plus la taxation de l'irrigation est faible." Conséquence : la redevance ne représente que 1 % du coût total de l'irrigation dans le bassin Adour-Garonne. Dans la lignée des critiques émises par l'association contre le projet de loi sur l'eau, adopté par le Sénat en avril et qui devrait être présenté à l'Assemblée nationale en février 2006 ( Le Monde du 7 avril), UFC-Que choisir suggère d'accroître la part de l'agriculture dans le financement des agences de l'eau (aujourd'hui, 1 % par les agriculteurs, 82 % par les particuliers, 14 % par les industriels). Pour l'association, cette "écotaxe anti-sécheresse" inciterait le monde agricole à moins irriguer, voire à changer de cultures. "RACCOURCI RAPIDE" Les agriculteurs réfutent ces critiques sur l'irrigation. D'abord parce qu'ils estiment être les premières victimes de la sécheresse, du fait des restrictions d'eau et de la baisse du rendement des productions. Ensuite parce qu'ils critiquent, sur le fond, l'approche d'UFC-Que choisir. Interrogé mardi 9 août sur RMC, le président de la FNSEA, Jean-Michel Le Métayer affirmé que l'irrigation des terres agricoles n'était pas la principale raison du manque d'eau en été en France. "On ne peut pas dire que l'irrigation a explosé" , a-t-il protesté. "Etablir une corrélation directe entre l'irrigation et la sécheresse est un raccourci rapide" , estime Daniel Martin, président de la section irrigation de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), composante de la FNSEA. Le syndicaliste reconnaît un "problème d'image" pour le maïs, dans la mesure où l'opinion publique l'associe à un arrosage important et visible pendant les mois d'été. Mais il relativise les prélèvements effectués pour cette céréale (450 litres pour 1 kilogramme), en les comparant avec ceux du blé (590 litres) ou de l'herbe sèche (1 000 litres). Les producteurs insistent, enfin, sur les efforts effectués face à la sécheresse. "Les semis de maïs ont démarré dans un contexte de déficit hydrologique, incitant certains exploitants à modifier leurs assolements au profit de cultures moins exigeantes en eau, comme le tournesol" , souligne ainsi le ministère de l'agriculture dans une note de conjoncture parue en mai 2005. La diminution de la part du maïs a été sensible dans les régions touchées par la sécheresse l'hiver dernier, notamment la Bretagne (­ 19 %), Poitou-Charente (­ 15 %) et les Pays de la Loire (­ 12 %). Face aux risques de pénurie, les agriculteurs plaident pour la construction de réserves permettant de stocker de l'eau pendant l'hiver. L'idée a d'ailleurs été reprise, début août, par le ministre de l'agriculture, Dominique Bussereau. Cette hypothèse ne satisfait pas UFC-Que choisir, qui la qualifie de "fuite en avant" . "L'eau devient une ressource rare en France" , martèle Alain Bazot, président de l'association, pour mieux rappeler que, face à la sécheresse, il faut une politique de "développement durable "qui limite la consommation, et ne surtout pas se contenter d'attendre que la pluie veuille bien tomber, dans les réserves d'eau ou ailleurs. Luc Bronner et Christiane Galus Article paru dans l'édition du 10.08.05
Par article journal Le Monde
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Vendredi 12 août 2005
Environnement - 11/08/2005 Sécheresse: plus des deux tiers des départements touchés Plus des deux tiers des départements français sont touchés par une sécheresse qui n'épargne pratiquement aucune région, provoquant une polémique sur la progression des cultures irriguées, principalement le maïs, grandes consommatrices d'eau. La sécheresse continue de gagner du terrain et deux nouveaux départements -la Loire et le Val-d'Oise- ont mis en oeuvre des arrêtés de limitation des usages de l'eau, portant le total à 68 départements touchés, principalement dans la moitié ouest de la France, selon les données publiées jeudi par le ministère de l'Ecologie. "Ces mesures, particulièrement sévères sur la façade atlantique et notamment en Poitou-Charentes, concernent essentiellement l'irrigation. Elles devraient être maintenues ou renforcées tant que les précipitations seront faibles". Dans ces départements, les préfets disposent d'une panoplie de mesures pour limiter la consommation d'eau, allant de l'interdiction de remplir les piscines privées à l'arrêt total de tous les prélèvements sur certains cours d'eau. Seule une poignée de départements de la moitié nord, dont Paris et sa proche banlieue, peuvent afficher une situation normale. Jeudi, un Comité national sécheresse, une cellule de crise qui réunit experts, usagers de l'eau et ministères concernés (Ecologie, Agriculture et Intérieur), a fait un nouveau point de la situation. Si l'on prend pour référence les 60 dernières années, les pluies efficaces, c'est-à-dire celles qui permettent de recharger les nappes phréatiques et les cours d'eau, connaissent un déficit pouvant aller jusqu'à 2/3 sur la majeure partie du pays, à l'exception du centre-est de la France, note le ministère de l'Ecologie. L'aggravation de la sécheresse, qui pourrait se révéler pire que celle de 1976, avec un déficit pluviométrique qui a commencé également dès l'automne, provoque une vive polémique sur les usages de l'eau. L'agriculture irriguée est montrée du doigt par les écologistes, et l'une des principales organisations de consommateurs, l'UFC-Que Choisir, a jeté un pavé dans la mare cette semaine en dénonçant un système de taxation de l'irrigation "aberrant". "L'irrigation est six fois moins taxée en Midi-Pyrénées, très touché par la sécheresse, qu'elle ne l'est dans le Nord-Pas-de-Calais", relève l'UFC. L'organisation de consommateurs attribue ce "paradoxe choquant" au fait que les décisions sont prises, bassin par bassin, par des agences de l'eau "très liées aux intérêts économiques locaux". "Faux", rétorquent les producteurs de maïs. "Laisser penser que l'irrigation provoque la sécheresse dans le Sud-Ouest est une hérésie. C'est justement parce que la zone est touchée par la sécheresse que nous irriguons", selon Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM). Le maïs est l'une des plantes les plus efficientes pour la valorisation de l'eau et n'en consomme pas plus que beaucoup d'autres cultures, comme le blé, se défend l'AGPM, ajoutant que le maïs représente beaucoup moins de la moitié (820.000 hectares sur 1,9 million) des surfaces irriguées en France, derrière vergers, légumes et fleurs. De son côté, le gouvernement rappelle prudemment qu'il a incité dès mars les agriculteurs à se tourner vers des cultures moins grourmandes en eau. Cette mesure "a été suivie d'effet à hauteur de 20% en Poitou-Charentes", relève le ministère de l'Ecologie.
Par la gazette des communes
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Mardi 11 octobre 2005
Rivières : trop d'herbiers et d'algues du fait d'une médiocre qualité d'eau ( 11/10/2005 )   Pas besoin d'être pêcheur. Il suffit de se promener au bord de l'eau pour se rendre compte de la prolifération des herbiers et des algues dans les rivières d'Anjou. La faute aux nitrates, aux phosphates et à un faible débit d'eau consécutif à la sécheresse et aux pompages sauvages !   Exemple d'un bras de rivière envahi par la jussie. Cette plante aux belles fleurs est cependant contenue maintenant. (Photo d'archive NR, Georges Hodebert) Les pêcheurs veulent bien le reconnaître : les agriculteurs d'aujourd'hui utilisent moins de phytosanitaires que leurs aînés et les traces de désherbant dans l'eau sont moins nombreuses. Par contre, les nitrates et les phosphates, apportés notamment par les engrais agricoles et les rejets de certaines stations qui n'épurent pas encore les phosphates, prolifèrent dans nos rivières. « Des rivières dont l'eau est de qualité médiocre en Anjou » affirme Jean-Paul Soutif, vice-président de la Fédération et président de l'association de pêche de Saumur. « Cela reste un vrai souci même si les mesures faites par les techniciens de la Fédération permettent d'évoquer aujourd'hui un arrêt dans la dégradation de la situation. On a l'impression que certains désormais font plus attention et que des mesures sont prises pour tenter de polluer moins. Il n'en reste pas moins qu'il faudra très longtemps avant de revenir à une eau de bonne qualité. » D'autant que chaque cause ayant son effet, la diminution des désherbants et l'augmentation des nitrates et phosphates de l'eau a eu pour effet la prolifération d'algues et d'herbes dans les rivières cette année, algues et herbes qui ont beaucoup gêné la pratique de la pêche. Des causes cumulées « Il faut bien dire que la jussie, cette fois n'y est pas pour grand-chose, précise Hubert Tuffereau, président de la Fédération de pêche de Maine-et-Loire. En fait, en Loire, ce sont les spirogyres, sortes d'algues vertes filamenteuses et ailleurs souvent les herbiers de cératophyles, une plante autochtone tout à fait traditionnelle en Anjou qui ont connu cette fois un développement disproportionné. Pourquoi ? A cause du faible débit des rivières dû à un manque d'eau, à cause également de températures élevées et de la prolifération des nitrates et phosphates. Telles sont les principales causes de ce développement anarchique et pléthorique. Des causes liées à la médiocrité de la qualité de nos eaux de surfaces en Anjou. » Un développement qui n'est pas né d'hier puisque cela fait maintenant trois ou quatre ans que les pêcheurs constatent ce phénomène. « Un phénomène que nous n'avions toutefois pas constaté en 1976, autre année de sécheresse, mais à une époque où la pollution minérale était beaucoup moins importante. » En fait, expliquent les techniciens de la Fédération, cette prolifération est la marque d'une réaction de la rivière contre la pollution humaine. Ainsi, grâce aux herbiers notamment, qui jouent le rôle d'épurateurs naturels, l'eau se débarrasse de ses nitrates. Et grâce au couvert végétal, la température de la rivière augmente moins et les poissons peuvent survivre. « Quand on fait des prélèvements en ce moment, les nitrates ont presque disparu des rivières, assure M. Soutif. Par contre, ils seront relâchés à la première gelée dès que les plantes vont commencer à pourrir dans l'eau. » “ Si la justice ne suit pas… ” Avec un débit d'eau plus soutenu, la situation serait déjà meilleure pour les rivières. Moins déséquilibrée. « Mais on constate que même dans les rivières où des arrêtés interdisaient les prélèvements par pompages en cette année de forte sécheresse, certains agriculteurs n'ont pas joué le jeu, remplissant illégalement de nuit des bassins utilisés pour irriguer tout à fait légalement le lendemain. Des constatations ont été faites, des procès-verbaux ont été dressés. Encore faudrait-il qu'au niveau de la justice ou de la DDAF on n'enterre pas ces dossiers. A Saumur, notamment, on peut se demander si le parquet est vraiment sensibilisé à cette question de la police de l'eau ! » Bref, la Fédération de pêche s'inquiète. « D'autant que des années sèches et chaudes les climatologues nous en annoncent beaucoup dans les décennies à venir. Alors, si certains continuent à tricher et d'autres à délivrer des dérogations comme l'a encore fait la préfecture cette année, les rivières vont rester longtemps dans un piètre état ! » Laurent PINOT
Par La nouvelle république du centre ouest
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Lundi 15 mai 2006
Les pêcheurs de l'Ouest se mobilisent Une pêche dont les amateurs se passeraient volontiers, celle de la Jussie, plante envahissante : ici, un chantier d’insertion dans le Saumurois, sur les rives du Thouet. Remontées, les treize fédérations de pêche des trois régions de l'Ouest (hors Bretagne), dont le congrès se déroulait dimanche, à Angers. L'œil braqué sur le vote de la future loi sur l'eau.   A la façon dont vous voterez, on saura s'en souvenir, a menacé l'un des participants au congrès régional des pêcheurs, réuni dimanche dans un hôtel du Lac de Maine à Angers. Ce à quoi Michel Piron, l'un des parlementaires angevins présents à la réunion, a répondu non moins vertement que ce n'était pas des manières. Une passe d'arme qui en dit long sur le climat qui agite en ce moment le milieu piscicole. Les représentants des 13 fédérations des régions Pays de la Loire, Centre et Poitou-Charentes (200.000 pêcheurs environ) sont sur le pied de guerre. Motif : le vote dans quelques jours de la loi sur l'eau. « Nous n'écartons aucune action, nous sommes très mobilisés », a confirmé François Lesager, trésorier de l'union nationale, dont le président, Claude Roustan était également présent. Globalement d'accord sur la création d'une fédération nationale de la pêche qui devrait se voir doter de moyens et de pouvoirs supplémentaires sur la gestion des cours d'eau, l'union attend au virage la définition des eaux libres et des eaux closes pour un meilleur contrôle du domaine privé ainsi que la création de postes d'agents de développement au profit des fédérations de pêche : « Nous aurons besoin de garde-pêche et de moyens renforcés, explique François Lesager, mais nous craignons que leurs missions se portent exclusivement sur la gestion de l'eau, le conseil national de la pêche étant appelé à disparaître au profit de l'office national de l'eau et des milieux aquatiques. » Autre souci affiché par le congrès régional, dont la tenue à Angers se justifie par le centenaire de la fédération de Maine-et-Loire (des manifestations festives se dérouleront en juin sur la Maine), la relative désaffection pour la pêche, due en partie à la progression de l'urbanisation : « La pêche subit un petit tassement dans les effectifs depuis quelques années, et nous espérons en relancer l'intérêt par une grande campagne de communication l'an prochain », précise Denis Legret, au nom de l'union régionale.   La pêche à la civelle dans le collimateur des fédérations de l'Ouest   L'union des fédérations des trois régions de l'Ouest a par ailleurs émis un certain nombre de vœux portant sur des problèmes dont les sociétés se font depuis longtemps l'écho. - L'union demande que les mesures financières compensatoires relatives à la dégradation des milieux aquatiques liée aux ouvrages hydroélectriques (EDF) soient restituées, en totalité, comme prévu par les textes, aux collectivités piscicoles. - Elle exige l'exonération des impôts fonciers sur les milieux aquatiques qu'elle gère au titre de son agrément en qualité d'associations de protection de la nature. - Elle demande l'interdiction de commercialisation de plantes aquatiques envahissantes telles que la Jussie et souhaite, dans la mise en œuvre de la directive cadre sur l'eau, une prise en compte de l'éradication de ces plantes invasives. - Elle refuse toutes mesures de restriction de pêche concernant l'anguille en eau douce, sans prise en compte de mesures dans les parties estuariennes des bassins au regard de la capacité de dépendance de ces zones pour l'espèce anguille d'une part. Elle réclame, d'autre part, compte tenu de l'état des stocks de l'espèce, une interdiction totale de toute pêche à la civelle en France.
Par la nouvelle république du centre ouest
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Jeudi 20 juillet 2006
Dans le Layon, l'eau arrive par camion Le camion, équipé de deux citernes, fait une dizaine de rotations par jour. Soit 300 m3 déversés dans la station de surpression de Beaulieu-sur-Layon. Une première due à la sécheresse. Deux communes de cette région du Maine-et-Loire sont désormais alimentées par citerne. Le syndicat d'eau fait appel au civisme des habitants. Les fameux coteaux du Layon se gorgent de soleil. Tout bon pour la vigne. Beaucoup moins pour l'eau potable. « Nous n'avons pratiquement pas eu de pluie depuis le printemps. Les orages sont tombés aux alentours mais pas chez nous ! » déplore Gérard Thareau, président du syndicat d'eau du Layon et maire adjoint de Rablay-sur-Layon. Résultat : la station de pompage ne suit plus alors que la consommation connaît des pics, notamment le week-end. « Nous sommes sur la corde raide depuis huit jours. » Les deux forages qui fonctionnent au lieu-dit la Chapelle, à Rochefort-sur-Loire, ne débitent plus que 70 m3 par heure alors qu'ils donnent, habituellement, 90 m3. Voire plus en hiver. « La Loire a fortement baissé et, automatiquement, la nappe phréatique aussi. » Inquiétude pour le syndicat d'eau potable du Layon, qui alimente 6 000 habitants dans six communes : Rochefort-sur-Loire, Saint-Aubin-de-Luigné, Saint-Lambert-du-Lattay, Beaulieu-sur-Layon, Rablay-sur-Layon et Béhuard. Coupures d'eau envisagées Pour éviter une rupture d'approvisionnement chez ses abonnés, le syndicat a fait appel à une entreprise de transport pour amener de l'eau de Mozé-sur-Louet, village alimenté par l'agglomération d'Angers. Les rotations du camion, équipé de deux citernes, ont commencé mardi, à raison de 150 m3 puis de 300 m3 par jour. L'eau est repompée dans la station de surpression de Beaulieu-sur-Layon, pour alimenter les maisons de cette commune et celles de Rablay-sur-Layon. Soit 1 700 habitants au total. « Cela va nous coûter cher. C'est de l'imprévu mais nous devons fournir de l'eau à nos abonnés. » Gérard Thareau consulte le ciel, désespérément. Il suffirait d'un bon orage pour que tout rentre dans l'ordre. En attendant, il lance un appel au civisme des habitants. Pour qu'ils économisent l'eau au maximum. « Il ne faut plus arroser les pelouses ou laver les voitures. Et prendre des douches rapides... » Une réunion de crise s'est tenue, mardi soir, à la mairie de Rochefort-sur-Loire, sous l'égide de la préfecture. Un plan d'urgence a été établi. Si la situation perdurait, une ou deux communes pourraient être touchées par des coupures d'eau, dans la journée. En attendant une interconnexion avec le syndicat d'eau de Thouarcé. Et un forage d'urgence dont les travaux devraient démarrer dès la semaine prochaine. Mais la solution passe aussi par la construction d'un nouveau château d'eau à Rochefort-sur-Loire. « C'est prévu en 2008 et là, nous pourrons voir venir ! » Jean-Michel HANSEN. Ouest-France du jeudi 20 juillet 2006
Par jean-michel hansen Ouest-France
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