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L'équipe de Cap 21 Pays de la Loire, vous souhaite la bienvenue sur son blog. Lancé en décembre 2004, ce blog est au service de ceux qui recherchent des articles d'information sur les sujets abordant les enjeux de santé-environnement, protection de la nature, qualité de la vie, transport, urbanisme, vie politique de la région, etc, dans une posture d'ouverture du local à l' international. Sur un même sujet, vous pouvez trouver des avis divergents, c'est fait exprès, - la source est toujours indiquée en bas de l'article -. Outre ces informations, vous trouvez nos opinions à travers nos interventions, communiqués et aussi sur le mot du jour "Contre-pente". Depuis le 11 mars 2007, à l'occasion des élections présidentielles, CAP 21 a rallié résolument François Bayrou. Son score en Anjou a été magnifique (+ 23 %). Le MoDem, rassemble des hommes et des femmes venus de l'UDF, de CAP 21 et beaucoup de nouveaux militants en politique. Les 535 candidats aux législatives ont permis de confirmer l'émergence de ce nouveau parti, différent, rassembleur, troisième force politique, qui a montré sa force aux législatives, et qui a été très présent aux dernières élections, cantonales et municipales. A l'occasion des municipales 2008, nous avons ainsi choisi le projet de Jean-Claude ANTONINI, qui donne toute sa place au développement durable. Nous avons aujourd'hui 7 élus Modem/Cap 21 pour mettre en oeuvre ce projet, au service des Angevins et de leur territoire.

Bernadette Caillard-Humeau, 1ère adjointe au maire d'Angers à la voirie et aux déplacements, Vice présidente aux transports, déplacements et mobilités d'Angers Loire Métropole.

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société

Mardi 5 avril 2005
Remettre sa vie en jeu LE MONDE | 05.04.05 | 17h18  •  Mis à jour le 05.04.05 | 17h18 Comment parvenir à la juste place, d'où il serait possible de se sentir maïtre de ses décisions , de ses désirs de ses choix, sans pour autant tomber dans le piège du "changer tout" Vous vous changez, changez de Kelton !", proposait naguère une publicité. Et pourquoi pas d'environnement, de métier, de conjoint ? Pourquoi se cantonner à ne vivre qu'une vie, voire prendre le risque de passer à côté de celle-ci ? Se donner une deuxième chance, reprendre des études, repartir de zéro dans une petite communauté rurale, s'investir dans l'humanitaire et, par-là même, parvenir enfin à être soi : qui n'y a pas songé ? Un espoir ô combien justifié quand la réalité se fait lourde, injuste, misérable. Mais aussi un signe des temps et d'un malaise diffus lorsque ce désir taraude ceux, et ils sont nombreux, qui ont apparemment "réussi leur vie", et qui, pourtant, rêvent de la transformer. OAS_AD('Middle1'); Que cache ce besoin effréné de changement ? Quelles aspirations, quelles insatisfactions met-il en jeu ? À une époque où priment l'individualité et la liberté d'action, où l'on peut, dans nos sociétés développées, choisir sa religion, sa famille ­ voire son sexe ­, le phénomène se situe bien au-delà de la tocade. Décider de ses relations et de ses activités, se renouveler, ne pas se figer dans des certitudes acquises : la règle veut que chacun, désormais, tente ainsi d'approcher au plus près son identité intime. C'est ce que le sociologue Alain Ehrenberg appelle la "dynamique d'émancipation", dont il situe l'émergence il y a un peu plus d'un quart de siècle. "Les années 1970 constituent une période charnière au cours de laquelle l'idée que chacun est le propriétaire de sa propre vie commence à s'imposer sociologiquement. L'homme de masse est en train de devenir son propre souverain. Son horizon est l'autogestion de sa vie", note-t-il dans La Fatigue d'être soi (Ed. Odile Jacob, Poches, 2000). Pluralisme moral, liberté de construire ses propres règles : l'injonction à devenir soi-même place l'individualité dans un "mouvement permanent". Une tendance qui peut même entraîner, selon le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez, une véritable "tyrannie du changement". "Beaucoup de nos contemporains sont obnubilés par cette obligation de se transformer, et sont terrifiés à l'idée que leur vie, sinon, n'aura pas de sens. Comme il est assez difficile de changer de travail, de ville ou de pays, on commence en général par évoquer le plus simple : changer de conjoint", remarque ce thérapeute conjugal et familial. Et de citer ce couple ­ un parmi bien d'autres, sans doute, habités de la même angoisse ­ venu récemment le consulter après avoir décidé de se séparer. "La trentaine, aimant chacun leur métier dans lequel ils sont très investis, ils ont vécu lors de leur rencontre une grande passion amoureuse et ont aujourd'hui un jeune enfant", raconte-t-il. Pourquoi disent-ils vouloir se séparer ? "Non parce que leur couple est en crise, ni parce qu'ils s'aiment moins... Mais parce qu'ils ont le sentiment que ce serait intolérable de continuer leur vie sans changement, sans connaître d'autres histoires d'amour, d'autres expériences..." Bel exemple des difficultés générées par notre façon moderne de nous définir comme des êtres en perpétuelle maturation. Difficultés qui expliquent, entre autres, le succès croissant des techniques de développement personnel. Comment parvenir à la juste place, d'où il serait possible de se sentir maître de ses décisions, de ses désirs et de ses choix, sans pour autant tomber dans le piège du "changer tout" ? Chacun de nous, c'est vrai, a lu ou entendu des témoignages de ces hommes, ces femmes qui, un jour, ont osé se remettre en question et tout recommencer, et qui, pour rien au monde, ne reviendraient en arrière. Mais s'ils font moins parler d'eux, ceux pour qui le beau rêve, en devenant réalité, s'est révélé n'être qu'un miroir aux alouettes ne ressentent que plus cruellement la perte de leurs illusions. Avant de sauter le pas, mieux vaut donc sérieusement réfléchir à ses aspirations profondes. Facile à dire... Qui suis-je ? Qui voudrais-je devenir ? La plupart du temps, ces interrogations se heurtent à un mur opaque. Bien souvent, seule prime l'expression d'une insatisfaction, d'un "ras-le-bol" chez ceux qui se sentent "mal dans leur vie". Mais l'idée de transformer cette vie, si omniprésente soit-elle dans notre société, reste en général très floue sur le plan personnel. Tout le monde rêve de changement, mais celui-ci fait aussi très peur. Notamment parce qu'il nous confronte de plein fouet à nos contradictions internes... A ce que Tory Higgins qualifierait de désaccord entre soi, soi et soi. Pour ce professeur américain de psychologie sociale (université Columbia de New York), chacun de nous est en effet le siège d'une tension permanente entre trois identités : le "soi actuel" (ce que l'on est), le "soi idéal" (ce qu'on voudrait être) et le "soi prescrit" (ce que nous croyons que notre environnement attend de nous). Trois "soi" qui, lorsque les écarts entre eux sont trop importants, peuvent être générateurs de "conflits de loyauté". Sur ce point, autrefois, tout était relativement simple. Le soi actuel était proche du soi prescrit : on restait de génération en génération dans les mêmes lieux géographiques, dans les mêmes milieux professionnels. Il était proche, aussi, du soi idéal, l'ascenseur social permettant de faire, en mieux, ce que faisaient ses parents. Mais aujourd'hui, ces loyautés "verticales", qui enracinaient fortement les gens dans leur destin, ont de moins en moins cours. Tandis que les loyautés "horizontales", fondées sur les liens que l'on tisse jour après jour avec son conjoint, ses amis, son environnement professionnel et social, augmentent les tensions entre nos différentes identités intérieures. Faut-il s'en plaindre ? S'en réjouir ? "L'important", écrivait Sartre, "n'est pas ce qu'on fait de l'homme, mais ce qu'il fait de ce qu'on a fait de lui". Devenir l'acteur de sa vie n'est pas sans risque, et le confort d'un destin figé paraît parfois plus rassurant que le mystère d'un devenir individuel. Mais où est la liberté de l'homme, si ce n'est dans sa capacité à s'orienter sur des chemins qui ne sont pas tracés d'avance ? "La recomposition du réel qui s'offre à nous est le lieu de grandes inégalités interindividuelles : pour certains, le réel est cuisant ; ce réel qui résiste, au sens hégélien du terme, paralyse une partie d'entre nous", constatent Jacques Arènes et Nathalie Sarthou-Lajus, qui dessinent, dans un récent ouvrage dense et lumineux, les figures contemporaines du destin (La Défaite de la volonté, éd. du Seuil, 240 p., 22 €). Respectivement psychanalyste et philosophe, tous deux plaident, "contre les refus et les dénis actuels", pour l'existence et la force de la volonté créatrice, "capable d'initier des métamorphoses, d'ouvrir le chemin du désir". Et rappellent combien, en dépit des forces du destin, la vie prend "un goût de vérité" quand elle est vraiment choisie. Catherine Vincent Article paru dans l'édition du 06.04.05

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Samedi 9 avril 2005
By Tracy Wilkinson, Times Staff Writer VATICAN CITY — Cardinals gathering to choose the next pope like to say they are guided by the Holy Spirit. But the Lord moves in mysterious ways, and his delegates can be real wheeler-dealers. Pope John Paul II forbade overt politicking and behind-the-scenes horse-trading in the coming days. The cardinals, he wrote in the 1996 constitution that lays down the rules, "shall abstain from any form of pact, agreement, promise or commitment of any kind which could oblige them to give or deny their vote to a person or persons." But he did allow the "exchange of views" in the period between a pope's death and the moment the cardinals sequester themselves in the Sistine Chapel.         By the time they sit down to business April 18 under Michelangelo's imposing "Last Judgment," the cardinals will have conferred, cajoled, pondered and probed. Over evening cocktails in marble palazzi and long lunches at gated villas, the "princes" of the Roman Catholic Church will size one another up, handicap candidates and plot the course of the world's most powerful Christian institution. "One can see it as politicking, but ultimately I think everyone is somehow hoping to share responsibility, to not stand alone, to find support," Cardinal Lubomyr Husar of Ukraine said in an interview. Some of the initial contacts revolve around language groups: The Spanish-speakers get together; the Anglos meet. Other gatherings are brokered based on long-standing friendships, shared ideologies or associations through shared work in the Vatican's congregations, or departments. John Paul broke records in the number of cardinals he appointed; all but three of the 117 eligible to vote for the next pope were named by him. (And one of the three, Cardinal Jaime Sin of the Philippines, will probably miss the election because he is on kidney dialysis.) Although most members share John Paul's basic religious philosophy, the College of Cardinals represents enormous geographic and ethnic diversity. The "elector" cardinals come from 52 countries on six continents. "The college today is so representative of the [wider] church," Spanish Cardinal Julian Herranz said in an interview before the pope's death. "It is so universal, with representatives of a world of ethnicities, cultures, languages and societies. That is Catholicism. It is universal. It is global." Such diversity has led to eager speculation, and a real possibility, that the new pope could come from the developing world — possibly Latin America, home to an estimated 43% of the 1-billion-strong Catholic Church; or Africa, site of the world's fastest-growing Catholic community. Twenty-one cardinals are from Latin America, a group that now exceeds the long- dominant Italian bloc by one. Some Italians are eager to see the papacy restored to Italy. Until John Paul, Italians had served as pope for more than 450 years, and some say it's time to put an end to the "Polish experiment." In a Latin-Italian showdown, both factions would have to strike alliances with other groups to win. A Third World coalition, with 11 African cardinals joining the Latin Americans? Or might some of the "Old Europe" representatives back the Italians? Choosing a pope from Latin America or Africa, or even Asia, the argument goes, would send a message of moral support to parts of the world where the faith is growing but also facing challenges from Islam and evangelical Protestantism. And it would underscore the vast reach of the Catholic Church. Several Latin American candidates are frequently mentioned, including Claudio Hummes, the Franciscan archbishop of Sao Paulo, Brazil; Jorge Mario Bergoglio, the Jesuit archbishop of Buenos Aires; Dario Castrillon Hoyos of Colombia; and Oscar Rodriguez Maradiaga, a Honduran. The cardinal always named as a potential candidate from Africa is the amiable and conservative Francis Arinze of Nigeria, who for the last few years has headed an important Vatican department that oversees worship and sacrament practices. But many analysts here think the time for a black pope is not yet nigh. "Psychologically and spiritually, the West is still not ready for a black pope," Cardinal Bernard Agre told reporters in his native Ivory Coast. Because all campaigning for pope is discreet and done largely in secret, any speculation about leading candidates is purely, well, speculative. Furthermore, it would be a mistake to assume that blocs form by nations or continents. Geography is a consideration, but it is more likely that ideology, or, as the cardinals put it, "pastoral concerns," will divide and shape the electorate. For example, some Latin American cardinals, who have overseen a church that John Paul sought to rid of leftist ideology, are more likely to align themselves with staunch political conservatives, such as Spain's Herranz, one of two Opus Dei cardinals. Opus Dei is a conservative, evangelical order that received unique favored status from the late pope. The only other Opus Dei cardinal is Peru's Juan Luis Cipriani. Some cardinals have been telegraphing hints about the way they are leaning. Often, cardinals in a conclave look to remedy areas neglected by the just-ending pontificate. The camps appear to break down more or less this way: •  Reformers who favor returning to some of the spirit of the Second Vatican Council of the 1960s, including greater decentralization of church authority. They chafed a bit under John Paul's penchant for concentrating power in the Curia, or Vatican administration, and would like to see more autonomy for bishops. •  Conservatives who are especially concerned about secularization eroding the uniquely powerful standing of the Catholic Church. Like Cardinal Joseph Ratzinger, the dean of the college, they would favor continued centralized control. •  Gap-bridgers who appeal to colleagues in both camps and can represent compromise. They also were not as enamored of John Paul's enthusiastic pursuit of dialogue with other faiths. Some observers put Dionigi Tettamanzi, archbishop of Milan, in the latter category. He is the most frequently mentioned Italian candidate, a strict moral theologian also known for his affability. Marco Politi, veteran Vatican specialist for the Italian newspaper La Repubblica, said the Italians made good candidates because they were flexible and knew well the workings of Rome. "Many 'foreigners' want a less demanding pontificate," he noted. "The Italians would find the right words to introduce gradual reforms." The problem for the Italians, with several potential candidates in addition to Tettamanzi, is that they could end up canceling one another out. That's what happened in 1978 when factions repeatedly deadlocked behind two rival Italian candidates, clearing the way for a relative unknown to emerge: Karol Wojtyla of Poland. Another potential setback for someone like Tettamanzi is the perception he is a front-runner. In the arcane and ritualistic procedures of the Vatican, to appear ambitious usually kills the deal. Some potential candidates defy easy categorization. Such hybrids include Brazil's Hummes, a conservative on church doctrine who speaks passionately in behalf of the poor and landless, as do several of the Latin Americans. In the conclave, the assembled cardinals will cast ballots as many as four times a day. A two-thirds vote is required for a candidate to win, but in the rules that John Paul rewrote in 1996, after several rounds of voting, if no one has been chosen, a simple majority can elect the pope. In theory, that would allow maneuvering wherein the supporters of a single candidate who can't muster the two-thirds vote could simply hold out until a final round. George Weigel, senior fellow at the Washington-based Ethics and Public Policy Center and author of a major biography of John Paul, said he doubted that the political jockeying would become that cynical. "They are acutely aware that the church and the world expect things from a pope that weren't expected 27 years ago," he said in an interview before John Paul died. "They understand they are electing a pope for the world and not just for themselves." Another factor that the cardinals may consider this time is the age of the man who will be pope. Many are said to be reluctant to launch another papacy the length of the one just ending. Such thinking, plus a desire among some Catholics to continue John Paul's most rigid teachings, has given rise to a movement promoting Ratzinger as the next pontiff. Ratzinger, who turns 78 next week, is the most powerful person at the Vatican. For 24 years he has been the chief enforcer of church doctrine, and Friday he led the funeral Mass of his dear friend John Paul. He is also directing the daily meetings of cardinals since the pope's death, where all the pressing issues of church leadership are being decided. All of this has led to mounting speculation over his chances of becoming what is called a transitional pope, that is, one who would not be in office for more than a decade or so. Just as the buzz about Ratzinger was getting out of hand last week, the German-born prelate's brother, conveniently, spoke out to dampen expectations. The timing was seen as fortuitous. After all, in the campaign to be pope, one does not want to peak too early. * (BEGIN TEXT OF INFOBOX) Choosing a pope, then and now The conclave to elect the new pope will still be dominated by Europeans, but its Italian segment will be smaller than in the election of John Paul II: 1978 Nations represented in conclave: 48 Cardinal electors in conclave: 111 2005 Nations represented in conclave: 52 Cardinal electors in conclave: 117* * Number eligible; Cardinal Jaime Sin of the Philippines is not expected to attend because of illness -- Where cardinals electors are from EUROPE: 1978: 50% 2005: 50% LATIN AMERICA 1978: 17% 2005: 18% NORTH AMERICA 1978: 11% 2005: 12% AFRICA 1978: 10% 2005: 9% ASIA 1978: 7% 2005: 9% OCEANIA 1978: 4% 2005: 2% -- Largest delegations Italy 1978: 25 2005: 20 United States 1978: 9 2005: 11 France 1978: 7 2005: 5 Brazil 1978: 6 2005: 4 Germany 1978: 5 2005: 6 Spain 1978: 4 2005: 6 Mexico 1978: 1 2005: 4 -- Days of decision No modern conclave has lasted more than five days or 14 ballots: Year Days Ballots Elected 190347 Pius X 1914 3 10Benedict XV 1922 4 14 Pius XI 1939 2 3 Pius XII 1958 4 11 John XXIII 1963 3 6 Paul VI 1978 2 4 John Paul I 1978 3 8 John Paul II -- Strong influence The youngest member of the conclave electing the new pope is 52. The cardinals are almost all appointees of John Paul II. Age of cardinal electors: 70-79: 67% 60-69: 29% 50-59: 4% * John Paul II appointees: 114 Paul VI appointees: 3 -- Sources: United States Conference of Catholic Bishops; catholic-hierarchy.org; "Conclave" by John Allen; Times reporting. Graphics reporting by Tom Reinken ** (BEGIN TEXT OF INFOBOX) Key events April 2: Pope dies April 3: Body lies in state April 4-7: Public viewing of body April 8: Funeral and burial Today: Nine-day period of mourning begins April 18: Conclave to select a pope begins. The voting could take days or weeks. Source: Times reporting

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Jeudi 23 mars 2006
cité LE MONDE | 22.03.06 | 13h42  •  Mis à jour le 22.03.06 | 13h42 Les banlieues secouent la République. Avec les violences urbaines d'octobre et novembre 2005, la France a redécouvert l'existence de ces "marges", de ces "périphéries", de ce qu'on a longtemps refusé d'appeler des "ghettos". Cinq mois après le déclenchement de la "crise des banlieues" - 10 000 véhicules incendiés, des centaines de bâtiments publics dégradés, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre - l'émotion est retombée, rendant possible une réflexion plus apaisée sur les défaillances et les réussites du modèle français. Tel était l'objectif du débat du Monde organisé lundi 20 mars au Théâtre du Rond-Point, dans le 8e arrondissement de Paris. Cette crise n'a pas fini d'interpeller la société, mais l'impact de long terme sur l'opinion publique reste néanmoins difficile à évaluer. L'élément le plus important pourrait être le sentiment de "peur intense" des Français, relève Brice Teinturier, directeur du département politique et opinion de TNS-Sofres. Et donc la tentation du repli : "Nous vivons aujourd'hui dans une société où, incontestablement, le sens du collectif a tendance à se déliter, à régresser. Un slogan comme celui de la "France pour tous" (lancé par Jacques Chirac lors de sa campagne pour la présidentielle de 1995) ferait de moins en moins florès. Aujourd'hui, ce serait plutôt la "France de chacun", avec des groupes sociaux qui se vivent de plus en plus séparés", explique ce spécialiste de l'opinion publique. La société française, plus individualiste que l'américaine, où le patriotisme sert de ciment, se fragmente. L'école ne parvient pas à réduire les inégalités. Les discriminations dans l'accès au logement ou à l'emploi sont considérables. Comment s'étonner alors que les jeunes des banlieues, situés à la marge de la marge, se révoltent ? Et usent de la violence physique contre la violence sociale subie au quotidien ? "C'était une jacquerie, une révolte sociale, estime Claude Dilain, maire (PS) de Clichy-sous-Bois, à propos des émeutes de novembre. Au moins, là, la société française est interpellée et va cesser les tartufferies sur les banlieues." Une société profondément inégalitaire est instable, sous tension. L'ancien patron de Renault, aujourd'hui président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), Louis Schweitzer, rejoint l'élu de terrain sur ce constat. "Tant qu'il y a de l'injustice, il y aura du désordre. Ce n'est pas la seule raison de combattre l'injustice, mais l'ordre passe par la justice. Si ceux qui ont fait l'effort d'avancer voient des portes fermées, je ne vois pas comment il n'y aura pas de révoltes", explique-t-il. Jacques Attali ne craint pas de dire les choses plus crûment encore. "Il faut employer les mots qui conviennent : aujourd'hui, les problèmes portent sur les Noirs et les musulmans, point. Je ne pense pas qu'il soit plus difficile d'être quoi que ce soit d'autre que noir ou musulman." L'ancien conseiller spécial de François Mitterrand affirme que la très faible représentation des Noirs et des musulmans parmi les députés, les ministres, les préfets, les directeurs d'administration centrale paraîtra "effroyable" dans quelques années. Comme l'absence de droit de vote pour les femmes jusqu'en 1945. A contre-courant du pessimisme ambiant, le sociologue Dominique Wolton veut voir une preuve de vitalité dans la crise de l'automne. "Il existe une colère, une révolte, une indignation. C'est important que les gens sachent dire "non"", martèle-t-il. Et dans la "demande d'égalité" de la jeunesse française à travers les violences urbaines et le refus du contrat première embauche (CPE), il voit un encouragement. "On aurait pu avoir une partie de la jeunesse qui joue la rupture avec la société. Cela n'a pas été le cas : ils demandent à être respectés et veulent un minimum de justice", estime M. Wolton. Mais une fois toutes ces carences soulignées, que faire ? Paradoxalement, commencer par mettre en valeur les réussites de la banlieue afin de ne pas l'enfermer dans un statut de victime. "Les habitants des quartiers un peu oubliés nous disaient : "Nous ne comprenons pas pourquoi on ne parle que des échecs"", souligne la philosophe Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration (HCI), créé en 1989 et chargé de donner des avis au gouvernement. Hinde Magada tient un discours similaire. Seule porte-parole directe des "jeunes de banlieue", ayant reçu le prix Talents des cités, décerné par le Sénat, elle démontre, par son itinéraire de "fille d'immigrée", "d'origine marocaine", "musulmane", qu'il est possible de réussir. Titulaire d'un BTS de commerce international, elle a dû faire des ménages, travailler en usine et dans un centre d'appel avant de devenir secrétaire médicale. Elle a alors choisi de créer sa propre entreprise, qui emploie aujourd'hui cinq salariés. "Avec une amie, on a mis nos motivations en commun. Et la motivation, c'est le principal", explique Mme Magada, âgée de 29 ans. M. Attali souligne que la diversité est une ressource pour le pays. "Il y a toujours plus de difficultés d'intégration quand il n'y a pas de croissance, quand il y a une société qui se rabougrit, qui vieillit, qui regarde sur elle-même. A ce moment-là, les places sont rares et donc chacun se défend en s'enfermant, en interdisant aux autres de venir", concède-t-il. Mais il plaide pour une attitude complètement opposée : considérer les minorités comme une richesse essentielle dans un contexte de mondialisation. "Alors, tout devient possible", assure l'économiste, formant le voeu d'un Bill Gates à la française venu de banlieue. "La France mourra, disparaîtra comme nation si on ne sait pas exploiter ce formidable potentiel", ajoute M. Attali. Une attitude "positive", un discours de valorisation des banlieues ne suffiront évidemment pas. Il faut aussi des moyens, une politique de soutien économique, social, éducatif. Mais deux logiques s'opposent. Celle d'une rupture avec l'approche républicaine traditionnelle. Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), dénonce ainsi la tendance à euphémiser la réalité et à s'abriter derrière les "paravents de la République". M. Attali évoque, lui, des "mesures radicales", notamment l'instauration d'une "discrimination positive provisoire", mesure qui marquerait un "échec" mais qu'il juge aujourd'hui indispensable. De l'autre côté, Bariza Khiari, sénatrice (PS) de Paris, et Mme Kriegel défendent les "outils de l'égalité républicaine". La philosophe défend les vertus de l'action engagée par Jacques Chirac, auprès duquel elle est chargée de mission, avec l'installation de la Halde, la création d'un musée de l'immigration, les expérimentations autour du CV anonyme.". "En France, le problème n'est pas la loi, mais la façon dont elle est appliquée", résume-t-elle. Le travail reste immense. "J'ai entendu beaucoup de choses sur l'intégration, sur le sacro-saint débat sur la discrimination positive, mais cela m'apparaît en décalage total avec ce que vivent les habitants des quartiers", conclut, dépité, M. Dilain. L'élu cite un jeune de sa commune : "On veut être des enfants de la République à part entière et pas entièrement à part." Et rappelle que, bien plus que des moyens financiers, les jeunes veulent du respect : "Ils ont soif de reconnaissance." Chenva Tieu, administrateur du Club du XXIe siècle, promoteur de la diversité sociale et ethnique, est plus sévère encore : "Les débats, c'est bien, mais, en attendant, rien ne bouge." Luc Bronner et Mustapha Kessous Article paru dans l'édition du 23.03.06
Par article Le Monde
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Mercredi 13 septembre 2006
Tea’s Got a Brand New Bag Published: September 13, 2006 (Page 2 of 2) Thomas Sullivan, the New York tea merchant who is credited with inventing the tea bag about 100 years ago, used the bags at first to send samples to his customers. The idea caught on, and by the 1920’s the tea bag was commercially established. But companies began compromising quality, and before long the little paper pouches were filled with the lowest grades of tea. Consumers did not object. In fact, they liked the fact that the minute particles in tea bags required but a few seconds in hot water to produce deeply colored, strong flavored liquid. In 1929 Lipton began packing tea in paper tea bags. In 1954 the company introduced its patented double-wall tea bag, which exposed more of the tea to the hot water and took even less time to brew. Brewing tea from fine tea leaves takes longer, as much as five minutes, for the infusion to develop. And the leaves themselves require more space to unfurl, which is why the better teas are put in pyramid-shape bags, or larger pouches, often made of silk, muslin or nylon mesh (and some hand-sewn). You can see the leaves swell as they come in contact with the hot water. Tea’s Got a Brand New Bag By FLORENCE FABRICANT Published: September 13, 2006 THE tea bag, a clever enough idea at first, went terribly awry somewhere along the way, at least in the view of people who love to savor their tea. Now it is in the process of large-scale reinvention, and some of those who currently shun it with almost ostentatious disdain are very likely to be won over. Skip to next paragraph Tony Cenicola/The New York Times Garret Lown for The New York Times CHANGE IS BREWING Harney & Sons’s pyramid-shape pouches hold longer tea leaves. At age 100 or so, the old bag is increasingly being filled with fine whole leaf tea, the kind connoisseurs brew in their teapots, and the bag itself has been redesigned in shapes that are not only elegant but constructed to allow those flavorful leaves to show what they’ve got. With tea sales in the United States now four times what they were a decade ago — about $6.2 billion annually, according to the Tea Association of the USA, a trade group — the American tea drinker seems ready for a change for the better. The change, some say, is overdue. Look closely at a conventional tea bag in your cupboard or in the paper cup from the local deli. Chances are that instead of leaves it is filled with indistinguishable bits, the detritus left after tea leaves are sifted and graded. The tea industry calls it dust, and the beverage it makes is likely to be rusty-looking and often bitterly tannic. But it no longer has to be, nor is it necessary to brew a whole pot of tea to achieve something better tasting. Perhaps the surest sign that the tea world is changing is this: Lipton, the world’s largest tea company and a division of Unilever, will start selling tea bags containing long leaf teas in supermarkets nationwide next month. Instead of paper, the leaves will be enveloped by nylon mesh bags in a delicate pyramid shape. Lipton is following the lead of American businesses like Harney & Sons, Mighty Leaf, Adagio and the Highland Tea Company, which for several years have sold tea bags filled with high-quality full-leaf teas, ones with complex, often floral, herbaceous, spicy or fruity nuances. Smelling a trend, new companies, like Revolution Tea, Numi Tea, Two Leaves and a Bud, and Tea Forté, have formed expressly to sell fine teas in tea bags. Harrisons & Crosfield, from England, and the luxury Parisian tea purveyors Le Palais des Thés and Mariage Frères have also introduced tea bags. “We decided to put some of our teas in tea bags because that’s the way most people drink tea,” said Wanja Michuki, the president of the Highland Tea Company, in Montclair, N.J., which sells fine teas from Kenya, the leading exporter of tea worldwide. James Wong, a Unilever vice president and general manager of Lipton, in Englewood Cliffs, N.J., said the company’s research showed that “every consumer is becoming a gourmand.’’ “They want long leaf tea, but they can be intimidated by buying and brewing it,” he said. “We saw an opportunity to simplify it, making it convenient and accessible, and it’s appealing to new consumers as well as tea lovers.” Lipton’s new line, called Pyramid, took the company two years to develop. It offers six varieties of long leaf tea, all but one flavored with bits of dried fruit or other seasonings. Only Black Pearl, a black tea blend, is unflavored. “Consumers have reacted positively to the flavorings,” said John Cheetham, Lipton’s Royal Estates tea master, who selects and blends teas. “And we have Black Pearl to appeal to the purist.” Even the best tea companies have introduced flavored teas in response to consumer demand, but over the years their reputations have been based on the quality of their oolongs, Darjeelings and senchas. Mr. Cheetham acknowledged that Lipton’s flavored varieties were “entry level” teas. And they are a far cry from Harney & Sons’s Dragon Pearl Jasmine or Mighty Leaf’s Darjeeling Choice Estate, which are sold in bags that cost 30 cents to $2 each and available at tea shops, fancy food shops and online. Lipton’s Pyramid teas, at $3.49 for 20 tea bags, cost less than 20 cents a cup. Ordinary tea bags average 2 to 8 cents a cup. “Lipton’s Pyramid will bring premium tea to the masses,” Mr. Cheetham said. That is the very attitude that drove the company’s founder, Thomas Lipton, an English tea merchant. By buying his own tea estates in the late 1800’s, he made tea, which had been an aristocratic beverage, more affordable and popular. Like coffee lovers who moved up from making instant coffee to grinding their own estate-grown beans fresh for each cup, many American tea drinkers have graduated to whole leaf teas. Though there are myriad gadgets on the market, like little metal infusers, for brewing a single cup from whole tea leaves, they do not eliminate the chore of cleaning up the soggy remains. Recognizing the demand for convenience, Ito En, a Japanese tea company that has a store on Madison Avenue, has introduced fine nylon mesh bags, $1 each, that can be filled with a cup’s worth of tea, brewed and discarded. Somewhat surprisingly, English tea companies appear to be the slowest to catch on to the trend of fine tea in tea bags. The English often drink tea with milk and sugar, so they like it dark and strong, just the way cheap tea bags make it. “The English consumer is less adventurous than the American,” Mr. Cheetham said. Until recently, Americans considered the English to be the standard-bearers for proper tea drinking. But the influence of Japan, which was a bigger supplier of tea to the American market before World War II, has grown in recent years. Many Americans got their first taste of green tea at a sushi bar and have come to appreciate its refined delicacy and earthiness. Since 1998 sales of green tea have increased at a faster rate in America than any other kind of loose or bagged tea. Joseph P. Simrany, the president of the Tea Association of the USA, which is based in Manhattan, said tea sales are projected to grow 10 percent a year for “the foreseeable future,” fueled in part by ready-to-drink bottled iced tea and by an increasing belief that tea, especially green tea, is healthful. Tea bag sales are lumped in with figures for loose teas, so there are no statistics for the growth of the tea bag segment of the market. But, Mr. Simrany said, “the new tea bags are changing consumer attitudes toward tea; the snobbism is gone.” And even though the better tea bags will produce an excellent cup of tea, some of the finer points of tea making have been lost, like the different water temperatures and steeping times required, depending on whether the tea is black, oolong or green. An exception is the tea made by Le Palais des Thés: a suggested temperature and brewing time is printed on the foil packets that contain the muslin tea bags. But how many tea drinkers pay attention to those arcane details anyway? “People like good tea but not the work,” said Michael Harney, a vice president of Harney & Sons, in Millerton, N.Y., a company that his father, John, founded. “We see our customers switching from loose tea to sachets all the time now.”
Par article du New York Times
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Mardi 10 mars 2009

J’ai beaucoup parlé au cours des derniers mois, comme nous tous, de la crise. Je voudrais ce matin dire le sentiment d’inquiétude que je partage avec beaucoup de nos concitoyens quant à la régression de nos libertés publiques. Elle s’accélère avec la crise comme si celle-ci était l’occasion de faire passer des mesures qui n’auraient pas été imaginables dans un pays comme le nôtre, et cela dans une relative indifférence, la stratégie de l’ébouillantement progressif de la grenouille fonctionnant parfaitement. Est-ce la bonne méthode ?


Nous risquons de nous retrouver rapidement dans un système qui n’aura plus de républicain que le nom, la peur servant dans cette période de chômage croissant, de moyen suffisant pour calmer les velléités de réactions.


Après la nomination des présidents des chaînes publiques par le Président et l’étranglement financier de l’audiovisuel public, dont les conséquences vont se produire d’un bout à l’autre de la chaîne pour réduire le pluralisme déjà malade et la liberté de la cjritique, après les nouvelles règles mises en place par le CSA réduisent drastiquement les équilibres. Non seulement la majorité gouvernementale détient deux tiers du temps de parole, le temps du président de la République étant hors quota, ce qui signifie qu’en réalité le pluralisme ne dispose que d’un quart voire un cinquième du temps de parole, mais encore la comptabilité se fait en fonction de l’appartenance de la personne et non des sujets abordés y compris s’ils n’ont rien de politique.

Nous sommes donc mûrs pour la désinformation organisée et la régression qui n’existe dans aucune démocratie d’un contre-pouvoir médiatique.

La mort confirmée des juges d’instruction sans aucun accroissement de l’autonomie des parquets témoigne de la volonté de faire dépendre de la chancellerie, donc de l’Elysée, l’instruction des affaires sensibles et donc leur enterrement ou au contraire leur développement en fonction de critères politiques. Exit le contrepouvoir judiciaire et tout espoir d’une séparation des pouvoirs dont la France est pourtant la conceptrice.

La nomination de M.Pérol, en violation flagrante de la loi puisque la commission de déontologie ne devrait pas statuer sur son cas le 11 (sans doute le risque d’une incompétence inévitable est-il trop grand) démontre la disparition de l’état de droit, celui-ci devant s’effacer devant l’urgence de nommer la bonne personne au bon poste compte tenu de la crise. Ce choix, très lourd de conséquence, illustre le fait qu’il n’y a plus aucune autorité, en France, pour faire prévaloir le droit sur la force.

Le vote de la loi Hadopi, à laquelle l’immense majorité de nos concitoyens ne comprennent rien, ne vise à rien d’autre qu’à restreindre l’immense espace de liberté qu’est internet, en réalité dernier espace qui reste au citoyen, en dehors de la manifestation. En effet, la loi création et internet va conduire à faire évoluer un réseau neutre et universel vers une forme d ‘intranet avec une offre opérateur- producteur, en opposition avec la liberté. La risposte graduée, qui vise à sanctionner les internautes téléchargeant « illégalement », votée en urgence avant que le Parlement européen ne l’interdise, témoigne une fois encore d’une exception française en matière de liberté.

Au niveau des libertés individuelles, l’affaire edvige a été un premier essai sans doute raté, mais qui occulte le fait qu’il existe aujourd’hui 45 fichiers, contre 34 en 2006, sachant qu'une douzaine de fichiers sont, de plus, "en cours de préparation" . Or, près de 7,5 millions de personnes étaient déjà fichées par les fichiers judex et stic aujourd’hui fusionnés auxquels s’ajoutent athena qui reprend des données de edvige, edvirsp.

Or, le rapport Bauer propose en sus un fichage ethnique et dans le même temps les moyens de la CNIL sont considérablement diminués.

Restaient les libertés locales particulièrement nécessaires en ces temps de crise où la proximité et la solidarité de terrain sont indispensables. Or, le rapport Balladur porte de nombreuses propositions, certaines intéressantes comme la nouvelle organisation entre départements et régions, imagine la suppression de la compétence générale pour les régions et les départements, ce qui constitue une atteinte incontestable à la libre administration des collectivités locales.


Ainsi, de quelque côté que l’on se tourne - et d’autres exemples auraient pu être donnés- non seulement aucun progrès n’est enregistré, mais les acquis sont remis en cause, anéantissant progressivement tous les contre-pouvoirs, les restrictions budgétaires achevant le travail en supprimant les moyens des associations.

Alors que la crise devrait être un accélérateur de libertés individuelles pour améliorer la coopération, la solidarité et promouvoir l’imagination notamment dans le domaine économique, alors que la démocratie est, parce que nous sommes en difficulté, le meilleur moteur de mobilisation et cohésion nationale, ce choix , lourd de conséquences en terme politique , risque de se révéler particulièrement contre-productif, excluant notamment toute idée d’union nationale.

Tribune France-Culture du lundi 9 mars 2009

 


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Lundi 28 septembre 2009

Fiscaliser les indemnités journalières des accidents du travail de courtes durées revient à baisser le pouvoir d’achat des victimes déjà touchées par la douleur.


CAP21 condamne l’action concertée des parlementaires UMP et du Gouvernement et s’oppose à l’imposition des indemnités journalières pour accident du travail de courte durée.


CAP21 considère que taxer ainsi les victimes d’accidents professionnels, c’est diminuer leur pouvoir d’achat déjà fragilisé par la conjoncture actuelle.

Selon Benoît PETIT, Délégué national CAP21 « Social et Société », « ….Nous assistons là en direct à un véritable hold-up social prémédité, sensé renflouer les caisses de l’Etat sans ponctionner les plus riches. Le manque flagrant de considération à l’égard des situations personnelles pénibles des victimes est choquant et insupportable. Cette droite dure aura beau dire que les autres revenus de remplacement (maternité, chômage…) sont eux aussi taxés, l’idée d’égaliser les régimes d’indemnités par le moins-disant social – en pleine crise sociale mondiale – est tout simplement une atteinte frontale à l’idéal républicain de Justice sociale ».


CAP21 demande aux parlementaires de la majorité et au Gouvernement de revenir à la raison sociale et d’enterrer définitivement ce projet indigne.


CAP21 propose à Monsieur le ministre du budget, Eric Woerth de chercher les niches fiscales là elles se trouvent, en revenant sur le principe du « paquet fiscal » par exemple et de préserver les plus fragiles au bord du gouffre !


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